QCM : Fiscalité des revenus immobiliers — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel avantage l’assurance-vie et le contrat de capitalisation offrent-ils en matière de revenus ?

Ils rendent les produits financiers exonérés quelle que soit la forme du retrait
Ils garantissent une rente immédiate sans dépendre du capital constitué
Ils remplacent un investissement immobilier par un revenu automatiquement indexé
Ils permettent de constituer des revenus actuels ou futurs dans un cadre fiscal intéressant

Ils permettent de constituer des revenus actuels ou futurs dans un cadre fiscal intéressant

Explication

Ces deux contrats peuvent servir à constituer un flux de revenus actuels ou futurs tout en bénéficiant d’un cadre fiscal intéressant. Ils ne garantissent toutefois ni une rente immédiate ni une exonération générale lors des retraits.

2. Pourquoi l’assurance-vie peut-elle être plus liquide qu’un bien immobilier détenu physiquement ?

Elle autorise la vente instantanée des actifs immobiliers détenus indirectement
Elle procure une valeur garantie supérieure à celle de tout bien immobilier
Elle verse périodiquement des revenus sans réduire l’épargne investie
Elle permet de mobiliser rapidement des fonds grâce au rachat ou à l’avance

Elle permet de mobiliser rapidement des fonds grâce au rachat ou à l’avance

Explication

Le rachat et l’avance permettent de mobiliser rapidement des liquidités sur une assurance-vie. Un bien immobilier détenu physiquement ne permet généralement pas une mobilisation aussi immédiate, même s’il peut produire des revenus.

3. Que se passe-t-il fiscalement pendant la phase de constitution de l’épargne, lorsqu’aucun revenu n’est distribué ?

Les produits sont imposés chaque année selon le montant du capital détenu
Les produits ne sont pas taxés tant qu’aucune distribution de revenus n’a lieu
Les primes versées sont immédiatement soumises au prélèvement forfaitaire
Les gains sont taxés dès leur inscription au contrat, même sans retrait

Les produits ne sont pas taxés tant qu’aucune distribution de revenus n’a lieu

Explication

Pendant la constitution de l’épargne, les produits ne sont pas taxés en l’absence de distribution de revenus. La taxation intervient notamment lorsque des produits sont encaissés lors d’un retrait ou d’une autre opération imposable.

4. Lors d’un rachat partiel d’assurance-vie, quelle fraction est soumise à l’impôt ?

La totalité du capital retiré, y compris les primes initialement versées
La totalité des produits accumulés depuis l’ouverture du contrat
La part correspondant aux primes versées, hors gains réalisés
La part correspondant aux produits attachés aux primes remboursées

La part correspondant aux produits attachés aux primes remboursées

Explication

Lors d’un rachat partiel, l’imposition porte sur la fraction de produits attachée aux primes remboursées. Le retrait ne rend donc pas tout le capital imposable, contrairement à la confusion fréquente entre capital retiré et produits taxables.

5. Quel abattement annuel s’applique après huit ans de détention d’une assurance-vie ?

4 600 € ou 9 200 €, selon la situation familiale du souscripteur
3 000 € ou 6 000 €, selon le montant total des versements effectués
5 000 € ou 10 000 €, selon la durée exacte du contrat
2 300 € ou 4 600 €, selon la nature des supports détenus

4 600 € ou 9 200 €, selon la situation familiale du souscripteur

Explication

Après huit ans, l’abattement annuel s’élève à 4 600 € ou 9 200 € selon la situation familiale. Ces montants dépendent de la situation du souscripteur, et non du type de support choisi.

6. Comment fonctionne le prélèvement forfaitaire non libératoire applicable aux primes versées après le 27 septembre 2017 ?

Il constitue immédiatement l’impôt définitif, sans régularisation dans la déclaration des revenus
Il remplace le taux de 7,5 % dans tous les cas, quelle que soit la durée du contrat
Il est prélevé à l’encaissement comme acompte, puis l’impôt définitif est établi lors de la déclaration
Il s’applique aux primes versées, tandis que les produits restent hors de toute imposition

Il est prélevé à l’encaissement comme acompte, puis l’impôt définitif est établi lors de la déclaration

Explication

Le prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 %, ou de 7,5 % sous certaines conditions, est un acompte prélevé lors de l’encaissement. L’imposition définitive est ensuite déterminée lors de la déclaration des revenus, ce qui distingue ce prélèvement d’un impôt libératoire immédiat.

7. À 60 ans, quelle différence caractérise l’espérance de vie totale et l’espérance de vie en bonne santé en France ?

L’espérance de vie restante est d’environ trente ans, tandis que la durée en bonne santé est bien plus courte
L’espérance de vie restante est inférieure à dix ans, alors que la durée en bonne santé est similaire
La durée en bonne santé dépasse généralement l’espérance de vie restante d’environ trente ans
L’espérance de vie restante et la durée en bonne santé sont toutes deux proches de trente ans

L’espérance de vie restante est d’environ trente ans, tandis que la durée en bonne santé est bien plus courte

Explication

À 60 ans, une personne dispose en moyenne d’environ trente années d’espérance de vie restante, mais son espérance de vie en bonne santé est beaucoup plus courte. Confondre ces deux indicateurs conduit à surestimer la durée pendant laquelle elle pourra vivre sans problèmes importants de santé.

8. Dans quelle situation une sortie en rente viagère peut-elle devenir plus intéressante que des rachats partiels ?

Lorsque le souscripteur anticipe une durée de vie courte et veut préserver sa liquidité
Lorsque le souscripteur prévoit de vivre longtemps et bénéficie d’une revalorisation attractive
Lorsque le souscripteur souhaite mobiliser rapidement tout le capital disponible
Lorsque le contrat ne contient aucun produit attaché aux primes remboursées

Lorsque le souscripteur prévoit de vivre longtemps et bénéficie d’une revalorisation attractive

Explication

La rente peut devenir pertinente en cas de longévité élevée, surtout si les conditions de revalorisation sont attractives. À l’inverse, les rachats partiels offrent généralement davantage d’intérêt financier lorsque la durée de vie anticipée est plus courte ou que la liquidité est prioritaire.

9. Quelle fraction d’une rente viagère est imposable pour une personne âgée de 65 ans au moment de la mise en place de la rente ?

50 %
70 %
30 %
40 %

40 %

Explication

Entre 60 et 69 ans, la fraction imposable d’une rente viagère est de 40 %. Le taux de 30 % concerne les personnes de plus de 69 ans, tandis que les taux de 50 % et 70 % s’appliquent à des tranches d’âge plus jeunes.

10. Quelle distinction caractérise le PEA par rapport au portefeuille-titres ordinaire ?

Le PEA offre une gamme de titres plus large sans avantage fiscal particulier
Le PEA offre un avantage fiscal avec une gamme de titres plus encadrée
Le portefeuille-titres offre un avantage fiscal avec une gamme de titres plus encadrée
Le portefeuille-titres et le PEA offrent une fiscalité et une gamme de titres comparables

Le PEA offre un avantage fiscal avec une gamme de titres plus encadrée

Explication

Le PEA combine une fiscalité avantageuse et un choix de titres limité, tandis que le portefeuille-titres ordinaire permet davantage de choix sans régime fiscal de faveur. Confondre ces caractéristiques conduit à attribuer au compte-titres l’avantage fiscal propre au PEA.

11. Quels sont les plafonds respectifs du PEA classique et du PEA PME-ETI depuis le 1er janvier 2014 ?

225 000 € pour chacun des deux dispositifs
150 000 € pour le PEA classique et 225 000 € pour le PEA PME-ETI
150 000 € pour chacun des deux dispositifs
225 000 € pour le PEA classique et 150 000 € pour le PEA PME-ETI

150 000 € pour le PEA classique et 225 000 € pour le PEA PME-ETI

Explication

Depuis le 1er janvier 2014, le plafond du PEA classique est fixé à 150 000 €, tandis que celui du PEA PME-ETI atteint 225 000 €. L’erreur fréquente consiste à inverser ces deux plafonds.

12. Qui peut ouvrir un PEA classique et un PEA PME-ETI ?

Chaque personne physique majeure résidant fiscalement en France
Toute personne physique non-résidente possédant un compte bancaire en France
Toute personne mineure rattachée au foyer fiscal de ses parents
Toute personne morale ayant son siège social dans l’Union européenne

Chaque personne physique majeure résidant fiscalement en France

Explication

Une personne physique majeure qui réside fiscalement en France peut ouvrir un PEA classique et un PEA PME-ETI. La détention d’un compte bancaire français ou la qualité de personne morale ne suffit pas à remplir ces conditions.

13. Quelles sont, en principe, les conséquences d’un retrait du PEA avant cinq ans ?

Le plan est en principe clôturé et les gains sont imposés à 12,8 % et 17,20 %
Le plan reste ouvert et les gains sont imposés à 17,20 % au titre de l’impôt sur le revenu
Le plan reste ouvert et les gains sont imposés à 12,8 % au titre des prélèvements sociaux
Le plan est en principe clôturé et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu

Le plan est en principe clôturé et les gains sont imposés à 12,8 % et 17,20 %

Explication

Un retrait effectué avant cinq ans entraîne en principe la clôture du PEA, avec une imposition des gains à 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et à 17,20 % au titre des prélèvements sociaux. L’exonération liée au maintien du plan ne s’applique donc pas dans cette situation.

14. Quels éléments déterminent notamment la rentabilité d’un investissement immobilier locatif ?

Le montant de l’emprunt, la durée du bail et la fiscalité sans considération du bien
Le niveau de loyer, le régime fiscal choisi et la durée de détention sans autre facteur
La qualité du bien, son prix, sa localisation, le loyer attendu et la fiscalité
La surface du logement, le statut du locataire et le taux d’imposition du propriétaire

La qualité du bien, son prix, sa localisation, le loyer attendu et la fiscalité

Explication

La rentabilité dépend notamment de la qualité du bien, de son prix d’acquisition, de sa localisation, du loyer attendu et de la fiscalité anticipée. Une analyse limitée au financement ou au régime fiscal néglige des facteurs essentiels liés au bien et au marché locatif.

15. Dans quelles catégories fiscales les revenus immobiliers peuvent-ils notamment être imposés ?

Bénéfices non commerciaux, revenus de capitaux mobiliers, salaires, droits d’enregistrement ou IS
Revenus fonciers, traitements et salaires, plus-values mobilières, bénéfices agricoles ou IS
Revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux, bénéfices agricoles ou IS
Bénéfices industriels et commerciaux, dividendes, pensions, revenus fonciers ou taxe foncière

Revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux, bénéfices agricoles ou IS

Explication

Les revenus immobiliers peuvent relever des revenus fonciers, des BIC, des BNC, des bénéfices agricoles ou de l’impôt sur les sociétés. Les traitements et salaires ou les dividendes appartiennent à d’autres catégories fiscales et ne constituent pas les catégories énumérées ici.

16. De quoi dépend notamment la qualification fiscale d’un loyer ?

De la destination déclarée par les parties, de la durée du bail et du statut du locataire
Du type de contrat signé, de la date d’acquisition et du mode de financement du bien
De la qualification civile du bail, de la durée de location et du montant du dépôt de garantie
De la nature du bien, des prestations de services et de la qualité fiscale du contribuable

De la nature du bien, des prestations de services et de la qualité fiscale du contribuable

Explication

La qualification fiscale tient notamment à la nature du bien loué, à l’existence de prestations de services et à la qualité fiscale du contribuable. Elle ne découle pas directement de la qualification civile donnée au bail par les parties.

17. Quelle démarche permet de déterminer le régime fiscal applicable aux loyers ?

Déterminer d’abord le régime d’imposition souhaité, puis adapter la qualification des revenus
Identifier d’abord la nature fiscale du contribuable, puis celle des revenus perçus
Identifier d’abord la durée du bail, puis le montant des charges supportées par le locataire
Examiner d’abord la valeur du bien, puis la situation bancaire du propriétaire

Identifier d’abord la nature fiscale du contribuable, puis celle des revenus perçus

Explication

La détermination du régime fiscal commence par l’identification de la nature fiscale du contribuable, puis par celle des revenus qu’il perçoit. Le choix du régime ne peut pas être établi à partir de préférences personnelles ou de critères financiers étrangers à cette qualification.

18. Que désignent les revenus fonciers en droit fiscal ?

Les loyers perçus par une personne physique, y compris lorsqu’ils proviennent d’une activité commerciale
Les loyers d’immeubles bâtis destinés à l’habitation, à l’exclusion des terrains non bâtis
Les loyers de tout immeuble inscrit à l’actif d’une entreprise, quelle que soit son activité
Les loyers de propriétés bâties ou non bâties hors activités professionnelles relevant d’une autre catégorie

Les loyers de propriétés bâties ou non bâties hors activités professionnelles relevant d’une autre catégorie

Explication

Les revenus fonciers correspondent aux revenus tirés de propriétés bâties ou non bâties lorsqu’ils ne relèvent pas d’une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou non commerciale. Un immeuble inscrit à l’actif d’une entreprise relève en principe de l’activité de cette entreprise plutôt que des revenus fonciers.

19. Quel est le régime fiscal d’un logement dont le propriétaire se réserve la jouissance ?

Ses revenus sont exonérés et ses charges correspondantes sont déductibles
Ses revenus sont imposables et ses charges correspondantes sont déductibles
Ses revenus sont exonérés et ses charges correspondantes ne sont pas déductibles
Ses revenus sont imposables et ses charges correspondantes ne sont pas déductibles

Ses revenus sont exonérés et ses charges correspondantes ne sont pas déductibles

Explication

Un logement occupé par son propriétaire ne produit pas de revenus imposables, et les charges qui s’y rapportent ne peuvent pas être déduites. Cette règle distingue la jouissance personnelle d’un bien effectivement donné en location, dont les charges peuvent relever des revenus fonciers.

20. Comment est qualifiée la mise à disposition gratuite d’un logement à un tiers sans contrat de location ?

Comme une location nue générant un revenu foncier
Comme une location meublée relevant des BIC
Comme une vacance temporaire permettant la déduction des charges
Comme une jouissance conservée par le propriétaire

Comme une jouissance conservée par le propriétaire

Explication

Sans véritable contrat de location, la mise à disposition gratuite est assimilée à une jouissance conservée par le propriétaire. Elle ne constitue donc pas, par elle-même, une location productrice de revenus fonciers.

21. Quel élément peut révéler la fictivité d’un bail à titre gratuit ?

La souscription d’une assurance couvrant les risques locatifs
La remise des clés à l’occupant après la signature du bail
L’absence de paiement des fluides ou de la taxe d’habitation par l’occupant
La déclaration du bail auprès de l’administration compétente

L’absence de paiement des fluides ou de la taxe d’habitation par l’occupant

Explication

L’absence de paiement des fluides ou de la taxe d’habitation peut montrer que le bail n’est pas effectivement exécuté. À l’inverse, la signature, la déclaration ou l’assurance ne suffisent pas à établir à elles seules la réalité d’une location.

22. Quelle décision le Conseil d’État a-t-il rendue le 6 janvier 1993 concernant l’appartement mis à la disposition du gendre du propriétaire ?

Le propriétaire en conservait la jouissance faute de preuve d’un loyer et du paiement des charges
Le propriétaire devait imposer un revenu foncier correspondant à la valeur locative du logement
Le gendre était réputé locataire dès lors qu’un bail avait été déclaré
L’assurance souscrite suffisait à établir la réalité d’une location à titre onéreux

Le propriétaire en conservait la jouissance faute de preuve d’un loyer et du paiement des charges

Explication

Le Conseil d’État a retenu la conservation de la jouissance par le propriétaire, car ni la perception d’un loyer ni le paiement des charges par le gendre n’étaient démontrés. La déclaration du bail et la souscription d’une assurance n’ont pas suffi à prouver une location réelle.

23. Quels revenus relèvent notamment des bénéfices industriels et commerciaux au titre des locations immobilières ?

Les revenus de locations nues destinées à l’habitation, avec ou sans travaux
Les revenus de locations de biens meublés ou équipés, avec ou sans prestations de services
Les revenus de terrains non bâtis exploités directement par leur propriétaire
Les revenus de logements occupés par leur propriétaire sans perception de loyer

Les revenus de locations de biens meublés ou équipés, avec ou sans prestations de services

Explication

Les BIC comprennent notamment les revenus tirés de la location de biens immobiliers meublés ou équipés, ainsi que les locations accompagnées de prestations de services. Une location nue relève en principe des revenus fonciers et non des BIC.

24. Depuis quelle année les revenus de locations meublées perçus par une personne physique relèvent-ils de la catégorie des BIC ?

Depuis les revenus imposés au titre de l’année 2020
Depuis les revenus imposés au titre de l’année 2018
Depuis les revenus imposés au titre de l’année 2017
Depuis les revenus imposés au titre de l’année 2015

Depuis les revenus imposés au titre de l’année 2017

Explication

À compter des revenus imposés au titre de 2017, l’ensemble des revenus de locations meublées perçus par une personne physique relève des BIC. Les locations nues restent en principe rattachées aux revenus fonciers.

25. Selon quelle règle les recettes et les charges sont-elles rattachées en revenus fonciers ?

Les recettes sont rattachées à la livraison du bien et les charges à leur amortissement
Les recettes sont rattachées à leur encaissement et les charges à leur paiement
Les recettes sont rattachées à la naissance de la créance et les charges à leur engagement
Les recettes sont rattachées à la signature du bail et les charges à leur facturation

Les recettes sont rattachées à leur encaissement et les charges à leur paiement

Explication

Les revenus fonciers suivent une comptabilité de caisse : les recettes sont prises en compte lors de leur encaissement et les charges lors de leur paiement. Le rattachement à la naissance certaine d’une créance ou d’une dette correspond plutôt à la logique des BIC.

26. Quelle condition doit notamment remplir une charge foncière pour être déductible ?

Elle doit être payée par le contribuable, justifiée et liée à un immeuble productif de revenus fonciers
Elle doit concerner un immeuble personnel, dès lors qu’elle est documentée par une facture
Elle doit être engagée pour un immeuble vacant, même sans projet réel de mise en location
Elle doit être prévue au bail, même si elle n’est pas encore payée par le contribuable

Elle doit être payée par le contribuable, justifiée et liée à un immeuble productif de revenus fonciers

Explication

La déduction suppose notamment une charge payée par le contribuable, justifiée, acquittée pendant l’année concernée et liée à un immeuble productif de revenus fonciers. Une facture ou une stipulation contractuelle ne suffit pas si les autres conditions, notamment le paiement et le lien avec le revenu, ne sont pas remplies.

27. Quelle distinction s’applique aux travaux réalisés sur un immeuble générant des revenus fonciers ?

Les travaux d’amélioration sont déductibles, tandis que l’agrandissement et la reconstruction ne le sont pas
Les travaux de reconstruction sont déductibles, tandis que l’amélioration et l’agrandissement ne le sont pas
Tous les travaux sont déductibles dès lors qu’ils sont payés et justifiés
Les travaux d’agrandissement sont déductibles, tandis que l’amélioration et la reconstruction ne le sont pas

Les travaux d’amélioration sont déductibles, tandis que l’agrandissement et la reconstruction ne le sont pas

Explication

Les travaux d’amélioration peuvent être déduits des revenus fonciers, contrairement aux travaux d’agrandissement et de reconstruction. Lorsque ces catégories de travaux sont réalisées simultanément, la déduction des travaux d’amélioration est également écartée.

28. En droit civil, qui perçoit les loyers d’un bien démembré et qui supporte en principe les grosses réparations ?

L’usufruitier perçoit les loyers et partage les grosses réparations avec le nu-propriétaire
L’usufruitier perçoit les loyers et le nu-propriétaire supporte les grosses réparations
Le nu-propriétaire perçoit les loyers et l’usufruitier supporte les grosses réparations
Le nu-propriétaire perçoit les loyers et partage les grosses réparations avec l’usufruitier

L’usufruitier perçoit les loyers et le nu-propriétaire supporte les grosses réparations

Explication

L’usufruitier a droit aux fruits du bien, notamment aux loyers, tandis que le nu-propriétaire assume en principe les grosses réparations selon l’article 605 du Code civil. Cette répartition civile ne signifie pas que l’usufruitier supporte habituellement les grosses réparations.

29. Pour un bien démembré produisant des revenus fonciers, lequel des critères détermine en principe la personne pouvant déduire une dépense ?

La qualification civile de la réparation prévue par l’article 605 du Code civil
Le paiement effectif de la dépense par l’usufruitier ou le nu-propriétaire
La propriété du bien détenue avant la constitution du démembrement
La qualité de celui qui perçoit les loyers au début de l’année fiscale

Le paiement effectif de la dépense par l’usufruitier ou le nu-propriétaire

Explication

La déduction fiscale revient en principe à l’usufruitier ou au nu-propriétaire qui a effectivement supporté la dépense, sous réserve des conditions générales. La répartition civile des réparations ne suffit donc pas à déterminer la déduction fiscale.

30. À quel moment une recette ou une charge est-elle rattachée à un exercice en comptabilité d’engagement applicable aux BIC ?

Lorsque la recette est encaissée ou que la charge est effectivement payée
Lorsque le bien loué est livré, indépendamment de toute créance ou dette
Lorsque la créance ou la dette certaine est née, même sans encaissement ou paiement
Lorsque le contrat est signé, même si la créance reste incertaine

Lorsque la créance ou la dette certaine est née, même sans encaissement ou paiement

Explication

En comptabilité d’engagement, le rattachement dépend de la naissance d’une créance ou d’une dette certaine dans son principe et déterminée dans son montant. Le simple encaissement ou paiement correspond plutôt à la logique des revenus fonciers.

31. Quel traitement caractérise le régime micro-BIC d’une location meublée classique ?

La déduction des charges réelles et des amortissements avec possibilité de constater un déficit
La déduction des seuls intérêts d’emprunt avec report des amortissements
Un abattement forfaitaire de 71 % avec imputation immédiate des déficits
Un abattement forfaitaire de 50 % sans possibilité de constater un déficit

Un abattement forfaitaire de 50 % sans possibilité de constater un déficit

Explication

Pour une location meublée classique, le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % et ne permet pas de constater un déficit. La déduction détaillée des charges réelles et des amortissements relève du régime réel.

32. Pour les revenus de 2023, quel plafond annuel de recettes permettait d’accéder au régime micro-BIC des locations meublées ?

90 000 € de recettes annuelles
77 700 € de recettes annuelles
250 000 € de recettes annuelles
23 000 € de recettes annuelles

77 700 € de recettes annuelles

Explication

Pour les revenus de 2023, le régime micro-BIC des locations meublées était accessible lorsque les recettes annuelles ne dépassaient pas 77 700 €. Les seuils de 23 000 €, 90 000 € et 250 000 € concernent d’autres règles fiscales.

33. Dans quelle limite l’amortissement d’un bien loué par une personne physique est-il déductible ?

Dans la limite de la valeur totale du bien diminuée des intérêts d’emprunt
Dans la limite des encaissements annuels avant déduction des autres charges
Dans la limite du montant des charges réelles augmenté des loyers impayés
Dans la limite du loyer acquis diminué des autres charges afférentes

Dans la limite du loyer acquis diminué des autres charges afférentes

Explication

L’amortissement est déductible dans la limite du loyer acquis diminué des autres charges afférentes, sans pouvoir créer de déficit. La fraction non déduite peut toutefois être reportée sans limitation de durée sur les revenus de même nature.

34. Quelles conditions cumulatives caractérisent une activité de location meublée professionnelle ?

Les recettes dépassent 23 000 € et excèdent les autres revenus d’activité du foyer
Les recettes dépassent 90 000 € et correspondent à une activité exercée à plein temps
Les recettes dépassent 23 000 € ou excèdent les autres revenus d’activité du foyer
Les recettes dépassent 77 700 € et proviennent d’un bien détenu depuis cinq ans

Les recettes dépassent 23 000 € et excèdent les autres revenus d’activité du foyer

Explication

Le statut professionnel exige simultanément des recettes annuelles supérieures à 23 000 € et supérieures aux autres revenus d’activité soumis à l’impôt sur le revenu. Le dépassement du seul seuil de 23 000 € ne suffit donc pas.

35. Comment se distingue le traitement des déficits d’une location meublée professionnelle et d’une location meublée non professionnelle ?

Le déficit LMP est perdu après l’exercice, tandis que le déficit LMNP est imputable sans durée
Le déficit LMP concerne les revenus de même nature, tandis que le déficit LMNP s’impute sur le revenu global
Le déficit LMP s’impute sur les plus-values, tandis que le déficit LMNP réduit les recettes brutes
Le déficit LMP s’impute sur le revenu global, tandis que le déficit LMNP concerne les revenus de même nature

Le déficit LMP s’impute sur le revenu global, tandis que le déficit LMNP concerne les revenus de même nature

Explication

Le déficit d’une location meublée professionnelle peut s’imputer sur le revenu global puis être reporté pendant six ans. Celui d’une location meublée non professionnelle est reportable pendant dix ans sur les revenus de même nature et ne s’impute pas sur le revenu global.

36. Quel régime de plus-values s’applique en principe lors de la cession d’un bien par un loueur professionnel, par comparaison avec celle d’un loueur non professionnel ?

Le loueur professionnel relève des plus-values professionnelles, tandis que le non-professionnel relève des plus-values immobilières des particuliers
Les deux loueurs relèvent des plus-values mobilières, quelle que soit leur qualification fiscale
Les deux loueurs relèvent des plus-values professionnelles en raison de l’activité de location meublée
Le loueur professionnel relève des plus-values immobilières des particuliers, tandis que le non-professionnel relève des plus-values professionnelles

Le loueur professionnel relève des plus-values professionnelles, tandis que le non-professionnel relève des plus-values immobilières des particuliers

Explication

La cession réalisée par un loueur professionnel relève des plus-values professionnelles, alors que celle réalisée par un loueur non professionnel relève en principe du régime des plus-values immobilières des particuliers. La qualification du loueur détermine donc le régime applicable.

37. Quelle forme de détention caractérise l’investissement en SCPI par rapport à l’investissement immobilier direct ?

L’épargnant achète un contrat financier indexé sur les loyers immobiliers
L’épargnant devient copropriétaire direct d’un immeuble précisément identifié
L’épargnant prête des fonds à une banque qui acquiert les immeubles
L’épargnant détient des parts d’une société qui possède plusieurs immeubles

L’épargnant détient des parts d’une société qui possède plusieurs immeubles

Explication

Une SCPI permet d’acquérir des parts d’une société détenant et louant plusieurs biens immobiliers. L’investissement direct correspond, lui, à la détention personnelle d’un immeuble, et non à la possession de parts sociales.

38. Comment une SCPI réduit-elle la concentration du risque locatif pour l’épargnant ?

Elle répartit les capitaux investis sur plusieurs biens immobiliers
Elle transforme les revenus immobiliers en placements sans risque
Elle garantit le paiement des loyers par un mécanisme public
Elle permet à chaque épargnant de sélectionner les locataires des immeubles

Elle répartit les capitaux investis sur plusieurs biens immobiliers

Explication

La SCPI mutualise le risque locatif en investissant dans plusieurs immeubles, tels que des bureaux, entrepôts ou commerces. Cette diversification ne constitue pas une garantie publique des loyers et ne supprime pas les risques liés à l’immobilier.

39. Un contribuable possède des parts de SCPI, mais aucun immeuble détenu directement, et perçoit moins de 15 000 € de revenus fonciers annuels : quel régime s’applique à ces revenus ?

Les revenus sont imposés selon le régime des bénéfices industriels et commerciaux
Les revenus de SCPI ne sont pas éligibles au régime du micro-foncier
Le contribuable bénéficie automatiquement du régime du micro-foncier
Le contribuable peut choisir librement entre le micro-foncier et le régime réel

Les revenus de SCPI ne sont pas éligibles au régime du micro-foncier

Explication

Les revenus de parts de SCPI ne relèvent pas du micro-foncier lorsque le contribuable ne possède aucun revenu foncier provenant d’un immeuble détenu directement. Le seuil annuel de 15 000 € ne suffit donc pas, dans cette situation, à ouvrir ce régime.

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Que permettent l’assurance-vie et le contrat de capitalisation ?

De constituer un flux actuel ou futur de revenus dans un cadre fiscal intéressant.

Pourquoi l’assurance-vie est-elle plus liquide qu’un bien immobilier ?

Grâce au rachat et à l’avance, elle offre plus de liquidité.

Que permet le rachat dans un contrat d’assurance-vie ?

De disposer immédiatement du montant nécessaire sans limite aux seuls fruits du placement.

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