QCM : Fondamentaux des sources du droit (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de normes encadre l’existence, la structure et le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que les droits fondamentaux des individus ?

Le bloc de constitutionnalité
Le domaine réglementaire de l’exécutif
La jurisprudence des juridictions administratives
Le droit dérivé de l’Union européenne

Le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble les normes constitutionnelles qui organisent les pouvoirs publics et protègent les droits fondamentaux. Le domaine réglementaire concerne les matières relevant de l’exécutif et ne constitue pas cet ensemble de normes constitutionnelles.

2. Laquelle de ces libertés relève principalement des droits politiques protégés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?

Le droit d’exercer une activité professionnelle
Le droit à l’éducation publique
La liberté de pensée et d’expression
Le droit à la protection de la santé

La liberté de pensée et d’expression

Explication

La liberté de pensée et d’expression appartient aux droits politiques protégés par la Déclaration de 1789. L’éducation, la santé et le travail relèvent plutôt des droits économiques et sociaux.

3. Un traité international ratifié par la France prévoit une obligation qui exige une modification préalable de la Constitution : quelle démarche peut permettre son application ?

Publier une circulaire administrative précisant le contenu du traité
Demander à une juridiction nationale de remplacer le texte constitutionnel
Adopter une révision constitutionnelle par le Parlement ou par référendum
Faire adopter une directive européenne reprenant les obligations prévues

Adopter une révision constitutionnelle par le Parlement ou par référendum

Explication

Lorsque l’application d’un traité nécessite une révision constitutionnelle, celle-ci peut être adoptée par le Parlement ou par référendum. Une circulaire ou une décision juridictionnelle ne peut pas modifier la Constitution.

4. Quelle série de traités constitue principalement l’origine du droit primaire européen ?

Paris en 1951, Amsterdam en 1997, Lisbonne en 2009 et Bruxelles en 2012
Rome en 1957, Bruxelles en 1965, Nice en 2001 et Paris en 2005
Paris en 1951, Rome en 1957, Maastricht en 1992 et Lisbonne en 2009
Maastricht en 1992, Amsterdam en 1997, Nice en 2001 et Bruxelles en 2004

Paris en 1951, Rome en 1957, Maastricht en 1992 et Lisbonne en 2009

Explication

Le droit primaire européen provient principalement des traités de Paris, de Rome, de Maastricht et de Lisbonne, qui ont structuré les fondements de l’Union. Les autres séries mélangent des traités ou des dates qui ne correspondent pas à cette présentation du droit primaire.

5. Une institution européenne adopte une norme générale, obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans chaque État membre : de quel acte s’agit-il ?

D’un règlement européen
D’une décision européenne
D’une recommandation européenne
D’une directive européenne

D’un règlement européen

Explication

Le règlement européen possède une portée générale, s’impose dans tous ses éléments et est directement applicable dans les États membres. La directive fixe des objectifs qui doivent être transposés dans le droit national, tandis que la décision vise des destinataires déterminés.

6. Une institution de l’Union européenne impose une obligation à une entreprise précisément désignée : quel type d’acte adopte-t-elle ?

Un règlement européen
Une décision européenne
Un traité constitutif européen
Une directive européenne

Une décision européenne

Explication

La décision européenne est obligatoire pour ses destinataires spécifiquement désignés, comme une entreprise, un individu ou un État membre. Le règlement a une portée générale, alors que la directive fixe des objectifs à transposer.

7. Quel est l’effet principal de l’article 34 de la Constitution de la Ve République sur la répartition des compétences normatives ?

Il réserve aux juridictions le pouvoir de fixer les matières relevant de la loi
Il délimite les matières dans lesquelles le Parlement peut légiférer
Il attribue au Parlement toute compétence normative sans restriction matérielle
Il confie à l’exécutif la détermination des droits civiques et de la nationalité

Il délimite les matières dans lesquelles le Parlement peut légiférer

Explication

L’article 34 définit le domaine de la loi en énumérant notamment les droits civiques, les libertés publiques et la nationalité. Les matières qui ne relèvent pas de ce domaine sont attribuées au pouvoir réglementaire de l’exécutif.

8. Quelle procédure permet au peuple de se prononcer directement sur un projet de texte ?

La promulgation parlementaire
Le référendum
La délégation réglementaire
La consultation juridictionnelle

Le référendum

Explication

Le référendum est une procédure de vote qui consulte directement le peuple sur un projet de texte et constitue un moyen d’expression de la souveraineté nationale. L’adoption parlementaire repose, elle, sur le vote des représentants élus.

9. Une règle impérative peut-elle être écartée par un contrat conclu entre les parties ?

Non, car elle s’impose aux parties et protège l’intérêt général
Oui, lorsque le contrat est établi devant un notaire
Non, car elle ne s’applique qu’en l’absence de stipulation contractuelle
Oui, si les parties manifestent clairement leur volonté contraire

Non, car elle s’impose aux parties et protège l’intérêt général

Explication

La règle impérative s’impose à tous et ne peut pas être écartée par un accord privé, notamment parce qu’elle relève généralement de l’ordre public. La possibilité d’écarter une règle par contrat caractérise plutôt une règle supplétive.

10. Dans quelle situation une loi supplétive trouve-t-elle normalement à s’appliquer ?

Lorsque le contrat contient une clause contraire à une règle impérative
Lorsque la loi protège un intérêt général considéré comme prioritaire
Lorsque le juge souhaite remplacer une clause contractuelle valable
Lorsque les parties n’ont prévu aucune règle différente dans leur contrat

Lorsque les parties n’ont prévu aucune règle différente dans leur contrat

Explication

La loi supplétive fournit une règle par défaut lorsque les parties n’ont pas choisi une autre solution dans leur contrat. Une règle impérative, en revanche, s’impose même si les parties souhaitent y déroger.

11. Quelle distinction permet de différencier un décret d’application d’un décret autonome ?

Le décret d’application exprime une coutume, tandis que le décret autonome rassemble des décisions de justice
Le décret d’application modifie la Constitution, tandis que le décret autonome organise les relations contractuelles
Le décret d’application précise une loi, tandis que le décret autonome intervient dans un domaine ne relevant pas de la loi
Le décret d’application est municipal, tandis que le décret autonome est adopté par un tribunal judiciaire

Le décret d’application précise une loi, tandis que le décret autonome intervient dans un domaine ne relevant pas de la loi

Explication

Un décret d’application précise les modalités d’une loi, alors qu’un décret autonome concerne un domaine qui ne relève pas du domaine de la loi. La distinction ne repose donc ni sur l’autorité municipale ni sur la nature coutumière ou judiciaire du texte.

12. Comment faut-il caractériser la jurisprudence dans l’ordre juridique ?

Elle désigne une pratique sociale tenue pour obligatoire par la population concernée
Elle correspond à un règlement pris par le président de la République ou le Premier ministre
Elle constitue une loi générale adoptée par le Parlement pour encadrer les tribunaux
Elle rassemble des décisions de justice pouvant guider les juges dans des situations similaires

Elle rassemble des décisions de justice pouvant guider les juges dans des situations similaires

Explication

La jurisprudence regroupe les arrêts et jugements rendus par les juridictions et peut orienter la résolution de situations analogues. Elle constitue une autorité en droit, mais n’est pas une source formelle du droit au même titre qu’une loi ou un règlement.

13. Qu’exige le principe de légalité d’une norme située à un niveau inférieur de la hiérarchie des normes ?

Qu’elle soit validée par les parties avant de produire des effets juridiques
Qu’elle puisse écarter une règle supérieure lorsqu’elle est plus récente
Qu’elle soit conforme aux règles supérieures qui lui sont applicables
Qu’elle remplace une règle supérieure dès qu’elle est plus précise

Qu’elle soit conforme aux règles supérieures qui lui sont applicables

Explication

Le principe de légalité impose à chaque norme de respecter les règles en vigueur qui lui sont supérieures ou d’être compatible avec elles. Une norme inférieure ne peut donc pas écarter une norme supérieure en raison de sa seule précision ou de sa date.

14. Quels ensembles la pyramide de Kelsen distingue-t-elle dans la hiérarchie des normes ?

Le bloc européen, le bloc administratif, le bloc commercial et le bloc familial
Le bloc de constitutionnalité, le bloc de conventionnalité, le bloc de légalité et le bloc réglementaire
Le bloc présidentiel, le bloc ministériel, le bloc municipal et le bloc associatif
Le bloc parlementaire, le bloc judiciaire, le bloc contractuel et le bloc coutumier

Le bloc de constitutionnalité, le bloc de conventionnalité, le bloc de légalité et le bloc réglementaire

Explication

La pyramide de Kelsen distingue quatre ensembles : les blocs de constitutionnalité, de conventionnalité, de légalité et réglementaire. Les autres regroupements mélangent des institutions ou des domaines du droit sans reprendre cette classification.

15. Quel droit prévaut lorsqu’une règle de l’Union européenne entre en conflit avec une règle nationale dans un domaine où les États ont transféré leur souveraineté à l’Union ?

Le droit de l’Union européenne
La règle adoptée par l’autorité administrative compétente
Le droit national le plus récent
La règle choisie par les parties au contrat

Le droit de l’Union européenne

Explication

Dans un domaine relevant des compétences transférées à l’Union européenne, le droit de l’Union européenne prévaut sur le droit national en cas de conflit. La date d’adoption ou le choix des parties ne modifie pas cette primauté.

16. Quel est l’objet du contrôle de conventionnalité ?

Vérifier la conformité des actes administratifs aux règles parlementaires
Vérifier la conformité des lois et règlements aux principes constitutionnels
Vérifier la conformité des lois et règlements aux engagements internationaux
Vérifier la conformité des traités aux décisions des juridictions nationales

Vérifier la conformité des lois et règlements aux engagements internationaux

Explication

Le contrôle de conventionnalité confronte les lois et les règlements aux engagements internationaux de la France. Le contrôle de constitutionnalité, qui constitue le distracteur le plus plausible, les compare à la Constitution.

17. Que vérifie le contrôle de constitutionnalité ?

La conformité des lois et des traités à la Constitution
La conformité des décisions judiciaires aux usages professionnels
La conformité des lois et des règlements aux engagements internationaux
La conformité des engagements internationaux aux règlements administratifs

La conformité des lois et des traités à la Constitution

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie si les lois et les traités respectent la Constitution. La comparaison des lois et des règlements avec les engagements internationaux relève du contrôle de conventionnalité.

18. Avant 2010, dans quelles conditions le contrôle de constitutionnalité pouvait-il être exercé ?

Après la publication de la loi, à l’initiative d’une juridiction internationale compétente
Pendant un procès pénal, à la demande d’un accusé devant la cour d’assises
Après l’entrée en vigueur de la loi, à la demande de tout justiciable concerné
Avant la promulgation de la loi, à l’initiative d’autorités politiques habilitées

Avant la promulgation de la loi, à l’initiative d’autorités politiques habilitées

Explication

Avant 2010, le contrôle de constitutionnalité était exercé avant la promulgation de la loi et pouvait être déclenché par des autorités politiques telles que le Premier ministre ou le président de la République. La possibilité pour tout justiciable de contester une disposition au cours d’un litige correspond à la question prioritaire de constitutionnalité, instaurée depuis 2010.

19. Depuis 2010, quelle situation permet à un justiciable de soulever une question prioritaire de constitutionnalité ?

Il demande, devant la cour d’assises, l’examen abstrait d’un règlement contraire à un engagement international
Il saisit directement une autorité politique avant la promulgation d’une loi qui ne concerne pas son affaire
Il conteste devant une juridiction internationale un traité applicable à son litige mais dépourvu de portée constitutionnelle
Il conteste, devant le juge de son litige, une disposition législative applicable qui porte atteinte à des droits constitutionnels

Il conteste, devant le juge de son litige, une disposition législative applicable qui porte atteinte à des droits constitutionnels

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet à tout justiciable de contester devant le juge de son litige une disposition législative applicable à l’affaire qui porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. La cour d’assises constitue une exception prévue par la règle, et la contestation d’un règlement relève d’un autre mécanisme.

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Qu'est-ce que le bloc de constitutionnalité ?

Un ensemble de normes constitutionnelles encadrant pouvoirs publics et droits fondamentaux.

Quels droits protège la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?

Des droits politiques, économiques et sociaux comme la liberté, le travail, l’éducation et la santé.

Qu'est-ce qu'un traité international ?

Un accord entre États souverains fixant des règles obligatoires.

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