QCM : Fondamentaux du droit notarial (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction distingue le notaire d’un rédacteur privé lors de la réception d’un acte ?

Il confère à l’acte son caractère authentique en tant qu’officier public
Il garantit la rentabilité économique de l’opération réalisée
Il représente en justice les parties signataires de l’acte
Il négocie les clauses de l’acte au nom des parties concernées

Il confère à l’acte son caractère authentique en tant qu’officier public

Explication

En tant qu’officier public, le notaire confère à l’acte l’authenticité recherchée par les parties. Un rédacteur privé peut préparer un document, mais il ne lui attribue pas cette qualité authentique.

2. Quelle combinaison d’activités relève du rôle général du notaire ?

La représentation commerciale, le contrôle médical et l’enseignement juridique
La surveillance policière, l’aménagement urbain et la fixation des salaires
La sécurité juridique, la publicité foncière et la collecte des impôts
La médiation familiale, le jugement des litiges et la gestion bancaire

La sécurité juridique, la publicité foncière et la collecte des impôts

Explication

Le notaire contribue à la sécurité juridique, à la publicité foncière et hypothécaire ainsi qu’à la collecte des impôts. Le jugement des litiges et la surveillance policière relèvent d’autres institutions.

3. Dans quelle situation un acte notarié est-il reçu en minute ?

Lorsque le notaire conserve l’original de l’acte
Lorsque le notaire remet l’original aux parties après signature
Lorsque le notaire établit l’acte sans conserver aucune copie
Lorsque les parties signent l’acte devant un rédacteur privé

Lorsque le notaire conserve l’original de l’acte

Explication

Un acte est reçu en minute lorsque son original est conservé par le notaire. À l’inverse, l’acte en brevet implique que le notaire se dessaisisse de l’original et n’en garde qu’une copie.

4. Que deviennent les minutes notariales après leur conservation initiale dans l’étude ?

Elles sont transférées à une banque pour garantir les opérations des parties
Elles sont remises aux signataires pour permettre leur conservation personnelle
Elles sont envoyées aux archives départementales sans limite de durée après 75 ans
Elles sont détruites par l’étude dès l’expiration d’un délai de conservation

Elles sont envoyées aux archives départementales sans limite de durée après 75 ans

Explication

Les actes notariés sont conservés pendant 75 ans dans l’étude, puis les minutes sont transférées aux archives départementales sans limite de durée. Elles ne sont donc ni détruites ni restituées aux signataires.

5. Quelle différence caractérise les émoluments et les honoraires du notaire ?

Les émoluments sont tarifés par les pouvoirs publics, tandis que les honoraires sont convenus avec le client
Les émoluments sont négociés avec le client, tandis que les honoraires sont fixés par les pouvoirs publics
Les émoluments rémunèrent les collaborateurs, tandis que les honoraires financent les archives notariales
Les émoluments couvrent les débours, tandis que les honoraires correspondent aux impôts collectés

Les émoluments sont tarifés par les pouvoirs publics, tandis que les honoraires sont convenus avec le client

Explication

Les émoluments sont des rémunérations fixes ou proportionnelles encadrées par les pouvoirs publics, alors que les honoraires sont convenus avec le client pour certaines prestations. Les débours et les impôts ne constituent pas la distinction principale entre ces deux notions.

6. Comment les émoluments sont-ils répartis en principe entre les notaires intervenant dans un même dossier ?

Le détenteur de la minute reçoit 20 %, et les autres notaires se partagent 80 % selon les intérêts représentés
Le détenteur de la minute reçoit une somme fixe, puis les parties répartissent le solde
Le détenteur de la minute reçoit 80 %, et les autres notaires se partagent 20 % selon les intérêts représentés
Chaque notaire reçoit une part identique, quelle que soit sa participation au dossier

Le détenteur de la minute reçoit 20 %, et les autres notaires se partagent 80 % selon les intérêts représentés

Explication

Le notaire détenteur de la minute reçoit en principe 20 % des émoluments, tandis que les 80 % restants sont répartis entre les autres notaires selon les intérêts représentés. La répartition ne repose donc pas sur une égalité automatique entre professionnels.

7. À quelle obligation le notaire et ses collaborateurs sont-ils soumis dans l’exercice de leurs fonctions ?

À une obligation de publicité des dossiers traités
À une obligation de transmission des informations aux clients concurrents
À une confidentialité limitée aux actes conservés en minute
Au secret professionnel général et absolu

Au secret professionnel général et absolu

Explication

Le notaire doit respecter un secret professionnel général et absolu, qui s’impose également à ses collaborateurs. Cette obligation ne dépend pas du seul mode de conservation de l’acte.

8. Un client demande au notaire d’instrumenter un acte peu rémunérateur : quelle règle s’applique ?

Le notaire peut refuser dès que la rémunération attendue paraît insuffisante
Le notaire doit instrumenter et ne peut refuser pour ce seul motif financier
Le notaire peut transférer le dossier à un confrère sans examiner la demande
Le notaire doit accepter seulement si le client augmente les honoraires proposés

Le notaire doit instrumenter et ne peut refuser pour ce seul motif financier

Explication

Le notaire requis par un client est tenu d’instrumenter et ne peut refuser un dossier au seul motif qu’il n’est pas rémunérateur. La faible rentabilité du dossier ne constitue donc pas, à elle seule, une justification valable de refus.

9. Quelle démarche appartient à l’ouverture d’un dossier notarial ?

Conseiller le client, qualifier l’opération, analyser ses besoins et réunir les pièces nécessaires
Rédiger l’acte définitif avant d’identifier l’opération et les besoins du client
Transmettre le dossier aux archives avant de demander les documents utiles
Calculer les impôts définitifs sans confier le dossier à un collaborateur

Conseiller le client, qualifier l’opération, analyser ses besoins et réunir les pièces nécessaires

Explication

L’ouverture d’un dossier comprend notamment le conseil initial, la détermination de l’opération, l’analyse des besoins, l’attribution à un collaborateur et la réunion des pièces nécessaires. La rédaction définitive intervient après cette phase préparatoire.

10. Quelle vérification foncière le notaire effectue-t-il lors de la préparation d’un acte ?

Il vérifie les propriétaires futurs et consulte principalement les registres fiscaux communaux
Il vérifie les signatures antérieures et consulte les contrats privés détenus par les parties
Il vérifie la chaîne de propriété sur 10 ans et consulte les seuls documents cadastraux
Il vérifie la chaîne de propriété sur 30 ans et consulte les titres ainsi que l’état hypothécaire

Il vérifie la chaîne de propriété sur 30 ans et consulte les titres ainsi que l’état hypothécaire

Explication

Le notaire examine la chaîne de propriété sur une période de 30 ans afin de repérer les maillons manquants, puis consulte les titres de propriété et l’état hypothécaire foncier. Cette vérification ne se limite donc pas au cadastre.

11. Quel est l’objectif principal du droit de préemption urbain ?

Réserver aux propriétaires voisins l’achat des parcelles boisées mises en vente
Accorder au fermier la propriété automatique de la terre qu’il loue
Permettre à une commune d’acquérir prioritairement certains biens pour un projet d’intérêt général
Permettre à la SAFER d’acquérir toute parcelle agricole proposée à la vente

Permettre à une commune d’acquérir prioritairement certains biens pour un projet d’intérêt général

Explication

Le droit de préemption urbain permet à la commune d’acquérir prioritairement certains biens afin de réaliser un projet d’intérêt général. La SAFER exerce, dans certaines opérations rurales, un droit distinct du DPU.

12. Quelle démarche permet de purger le droit de préemption urbain avant une vente ?

Notifier aux propriétaires voisins la description du bien et leur proposer une acquisition prioritaire
Faire enregistrer l’acte chez un notaire avant d’informer la commune du projet de vente
Déposer auprès de la SAFER un dossier indiquant la valeur agricole et la durée du bail
Adresser à la mairie une DIA précisant notamment le bien, le prix, les frais et les servitudes

Adresser à la mairie une DIA précisant notamment le bien, le prix, les frais et les servitudes

Explication

La purge du DPU repose sur l’envoi à la mairie d’une déclaration d’intention d’aliéner contenant notamment le bien, le prix, les frais de négociation et les servitudes. Une démarche auprès de la SAFER concerne certains droits ruraux et ne remplace pas la DIA adressée à la commune.

13. Dans quel délai la commune doit-elle exercer le droit de préemption urbain après réception de la DIA ?

Dans un délai de six mois, le silence de la commune prolongeant l’instruction
Dans un délai de deux mois, le silence de la commune valant refus
Dans un délai de trois mois, le silence de la commune suspendant la vente
Dans un délai d’un mois, le silence de la commune valant acceptation

Dans un délai de deux mois, le silence de la commune valant refus

Explication

La commune dispose de deux mois à compter de la réception de la DIA pour préempter, et son silence vaut refus. Le silence ne constitue donc ni une acceptation ni une prolongation automatique du délai.

14. Quelle répartition des droits est correcte en matière de préemption rurale ?

Le fermier peut préempter toute terre voisine, la SAFER les donations et les propriétaires boisés disposent d’un droit de priorité général
Le fermier peut préempter la terre louée, la SAFER certaines mutations onéreuses et les propriétaires boisés peuvent avoir un droit de préférence
Le fermier exerce un droit de préférence sur les immeubles bâtis, la SAFER agit dans les successions et les voisins préemptent les terres agricoles
Le fermier intervient dans les ventes urbaines, la SAFER préempte les logements et les propriétaires boisés achètent les terres louées

Le fermier peut préempter la terre louée, la SAFER certaines mutations onéreuses et les propriétaires boisés peuvent avoir un droit de préférence

Explication

Le droit rural distingue le droit de préemption du fermier, celui de la SAFER dans certaines mutations à titre onéreux et le droit de préférence des propriétaires de parcelles boisées contiguës. Ces droits ne confèrent pas aux mêmes personnes un pouvoir général sur toutes les ventes.

15. Quelle caractéristique définit l’acte authentique ?

Il est rédigé par un témoin qui certifie ensuite l’accord conclu entre les parties
Il est reçu par un officier public compétent et habilité selon les formalités légales du lieu d’établissement
Il est établi par une partie puis déposé auprès d’une administration pour recevoir sa valeur juridique
Il est signé par les parties sans intervention d’un officier public dans le lieu de leur choix

Il est reçu par un officier public compétent et habilité selon les formalités légales du lieu d’établissement

Explication

L’acte authentique est reçu par un officier public compétent et habilité à instrumenter dans le lieu où il est établi, conformément aux formalités légales. Un acte signé par les seules parties relève de l’acte sous seing privé.

16. Quelle information figure notamment dans un acte notarié ?

La valeur fiscale du patrimoine futur des parties et leurs projets successoraux détaillés
La preuve de toutes les transactions antérieures réalisées par chaque partie dans le département
La liste des témoins présents à toutes les réunions préparatoires et des échanges entre les parties
Le lieu et la date de signature, l’identité et le domicile des parties, ainsi que la lecture de l’acte

Le lieu et la date de signature, l’identité et le domicile des parties, ainsi que la lecture de l’acte

Explication

L’acte notarié mentionne notamment l’étude et le lieu du notaire, le lieu et la date de signature, l’identité et le domicile des parties, les témoins éventuels et la lecture de l’acte. Les projets successoraux ou l’historique complet des transactions ne constituent pas les mentions visées par cette règle.

17. Quelle combinaison caractérise l’acte authentique par rapport à l’acte sous seing privé ?

Une force exécutoire sans date certaine, tandis que l’acte privé bénéficie automatiquement des mêmes effets
Une date certaine, une force probante et une force exécutoire attachées à l’acte authentique
Une valeur probatoire identique, mais une conservation administrative plus étendue pour l’acte privé
Une date incertaine, une force probante limitée et une exécution nécessitant toujours une homologation

Une date certaine, une force probante et une force exécutoire attachées à l’acte authentique

Explication

L’acte authentique bénéficie d’une date certaine, d’une force probante et d’une force exécutoire. L’acte sous seing privé doit notamment être enregistré pour acquérir une date certaine et ne dispose pas, par lui-même, de la même force exécutoire.

18. Quel effet pratique découle de la force exécutoire d’un acte authentique ?

Le créancier peut poursuivre le paiement sans obtenir auparavant un jugement
Le créancier doit faire enregistrer l’acte avant de pouvoir saisir le débiteur
Le créancier doit obtenir une nouvelle signature du débiteur pour engager l’exécution
Le créancier peut modifier unilatéralement la dette dès que l’acte est signé

Le créancier peut poursuivre le paiement sans obtenir auparavant un jugement

Explication

La force exécutoire permet au créancier de poursuivre le paiement sans obtenir au préalable un jugement. Le titulaire d’un acte sous seing privé ne bénéficie pas de cet accès direct à l’exécution forcée.

19. Que permet d’attester la légalisation destinée à produire un acte à l’étranger ?

La traduction officielle du contenu et la validité de toutes les obligations qu’il prévoit
L’exactitude de la signature et, pour un acte public, la qualité de la personne qui l’a reçu ou expédié
La capacité financière du signataire et l’absence de toute contestation concernant l’acte
La conformité matérielle de chaque clause avec les règles du pays où l’acte sera produit

L’exactitude de la signature et, pour un acte public, la qualité de la personne qui l’a reçu ou expédié

Explication

La légalisation atteste l’exactitude de la signature et, pour un acte public, la qualité de la personne qui l’a reçu ou expédié, afin de faciliter sa production à l’étranger. Elle ne vérifie pas la conformité de chaque clause au droit étranger et ne remplace pas une traduction.

20. À quoi sert une copie exécutoire ?

À retracer chronologiquement les actes reçus afin d’en faciliter la conservation au répertoire
À certifier la seule identité du signataire pour présenter l’acte devant une administration étrangère
À remplacer la minute originale par une reproduction dépourvue de toute formule particulière
À permettre l’exécution forcée grâce à une copie authentique revêtue de la formule exécutoire

À permettre l’exécution forcée grâce à une copie authentique revêtue de la formule exécutoire

Explication

La copie exécutoire est une copie authentique revêtue de la formule exécutoire, ce qui permet l’exécution forcée. Le répertoire sert plutôt à retracer succinctement les actes reçus, tandis que la vérification d’une signature relève d’une autre formalité.

21. Quelle distinction caractérise le compromis de vente et la promesse unilatérale de vente ?

Le compromis concerne un bien loué, tandis que la promesse concerne un bien libre.
Le compromis engage les deux parties, tandis que la promesse engage d’abord le seul promettant.
Le compromis engage le seul vendeur, tandis que la promesse engage d’abord les deux parties.
Le compromis laisse une option à l’acquéreur, tandis que la promesse impose l’achat au bénéficiaire.

Le compromis engage les deux parties, tandis que la promesse engage d’abord le seul promettant.

Explication

Le compromis oblige le vendeur à vendre et l’acquéreur à acheter, alors que la promesse unilatérale laisse au bénéficiaire le choix de lever l’option. Confondre les deux actes revient à attribuer à la promesse un engagement immédiat de l’acquéreur qu’elle ne prévoit pas.

22. À partir de quel moment commence le délai de rétractation de 10 jours accordé à l’acquéreur non professionnel ?

À compter du lendemain de la première présentation de la notification ou de la remise en main propre.
À compter du jour de la signature définitive de l’acte authentique chez le notaire.
À compter du lendemain du versement du dépôt de garantie prévu dans l’avant-contrat.
À compter de la réception de l’accord bancaire portant sur le financement du bien.

À compter du lendemain de la première présentation de la notification ou de la remise en main propre.

Explication

Le délai commence le lendemain de la première présentation de la notification de l’avant-contrat ou de sa remise en main propre. Le versement du dépôt de garantie ne constitue pas le point de départ légal de ce délai.

23. Quel est l’effet du refus d’un prêt conforme aux conditions prévues dans la condition suspensive de financement ?

L’acquéreur doit verser une indemnité, car le refus bancaire constitue une faute contractuelle.
La vente devient définitive, mais le prix est révisé selon le montant finalement accordé.
Le vendeur conserve le dépôt, puisque l’absence de financement empêche la signature authentique.
La vente est réputée n’avoir jamais eu lieu et le dépôt est restitué sans retenue.

La vente est réputée n’avoir jamais eu lieu et le dépôt est restitué sans retenue.

Explication

La condition suspensive de prêt protège l’acquéreur lorsque le financement conforme est refusé : la vente est alors censée n’avoir jamais existé et le dépôt est restitué. La conservation du dépôt ne se justifie pas lorsque l’échec résulte de la réalisation de cette condition suspensive.

24. Quelle est la fonction de l’indemnité d’immobilisation dans une promesse de vente ?

Elle garantit le remboursement des frais de publicité foncière engagés avant la vente définitive.
Elle finance les travaux nécessaires pour rendre le bien conforme aux normes d’habitation.
Elle rémunère l’immobilisation du bien et interdit au promettant de renoncer ou de vendre à un tiers.
Elle constitue une pénalité appliquée à l’acquéreur dès qu’il demande un délai supplémentaire.

Elle rémunère l’immobilisation du bien et interdit au promettant de renoncer ou de vendre à un tiers.

Explication

L’indemnité d’immobilisation est la contrepartie de l’engagement du promettant de maintenir le bien disponible pour le bénéficiaire. Elle ne correspond pas aux frais de publicité foncière, qui relèvent d’une autre opération.

25. Dans quelle situation la restitution de la somme versée par l’acquéreur est-elle notamment justifiée lorsque la vente ne se réalise pas ?

Lorsque l’échec résulte d’une rétractation dans le délai légal ou d’une condition suspensive non réalisée sans faute.
Lorsque l’acquéreur ne sollicite aucun financement alors qu’un prêt était prévu dans les conditions contractuelles.
Lorsque l’acquéreur modifie son projet et demande une baisse du prix après la signature de l’avant-contrat.
Lorsque l’acquéreur refuse sans motif de signer après la réalisation de toutes les conditions prévues.

Lorsque l’échec résulte d’une rétractation dans le délai légal ou d’une condition suspensive non réalisée sans faute.

Explication

La restitution peut intervenir lorsque l’acquéreur se rétracte dans le délai de 10 jours ou lorsqu’une condition suspensive échoue sans qu’il en soit responsable. Un refus injustifié ou une abstention fautive de l’acquéreur peut au contraire empêcher cette restitution.

26. Quelle combinaison décrit correctement le dépôt de garantie et la clause pénale dans un avant-contrat ?

Le dépôt est conservé par la banque, tandis que la clause pénale détermine le montant du prêt immobilier.
Le dépôt est remis au notaire, tandis que la clause pénale prévoit une somme forfaitaire en cas de manquement.
Le dépôt rémunère l’agent immobilier, tandis que la clause pénale organise la restitution du bien après la vente.
Le dépôt est versé directement au vendeur, tandis que la clause pénale fixe les taxes dues lors de la publication.

Le dépôt est remis au notaire, tandis que la clause pénale prévoit une somme forfaitaire en cas de manquement.

Explication

Le dépôt de garantie ou l’indemnité d’immobilisation est remis au notaire, et la clause pénale sanctionne un manquement par une indemnité forfaitaire souvent fixée à 10 % du prix. Le dépôt n’a donc pas pour fonction de rémunérer l’agent immobilier.

27. Que produit le dépassement de la date prévue pour la réitération de la vente par acte authentique ?

Il annule automatiquement l’avant-contrat et impose au vendeur de restituer toutes les sommes reçues.
Il ne rend pas l’avant-contrat caduc et permet à une partie de demander l’exécution des engagements.
Il transfère immédiatement la propriété à l’acquéreur sans nouvelle intervention du notaire.
Il transforme l’avant-contrat en promesse unilatérale jusqu’à la signature de l’acte authentique.

Il ne rend pas l’avant-contrat caduc et permet à une partie de demander l’exécution des engagements.

Explication

La date de réitération n’est pas extinctive : son dépassement ne fait pas disparaître l’avant-contrat, mais autorise une partie à demander l’exécution des engagements. Il n’y a donc ni caducité automatique ni transfert immédiat de propriété.

28. Quel est le rôle respectif des parties normalisée et développée dans un acte authentique de vente ?

La partie normalisée décrit les obligations personnelles des parties, tandis que la partie développée calcule les droits et taxes.
La partie normalisée traite des mentions publiées et de la fiscalité, tandis que la partie développée contient les stipulations non publiées.
La partie normalisée fixe les modalités de jouissance, tandis que la partie développée identifie les impôts applicables.
La partie normalisée concerne les travaux du bien, tandis que la partie développée organise la publicité foncière.

La partie normalisée traite des mentions publiées et de la fiscalité, tandis que la partie développée contient les stipulations non publiées.

Explication

La partie normalisée regroupe les éléments nécessaires à la publicité foncière et à la liquidation des droits, taxes et impôts. La partie développée accueille les stipulations qui n’ont pas d’incidence sur ces formalités.

29. Pourquoi la vente d’un immeuble est-elle reçue par acte authentique et publiée au service de la publicité foncière ?

Pour rendre le transfert de propriété opposable aux tiers après sa publication.
Pour dispenser l’acquéreur de prendre possession du bien après le transfert de propriété.
Pour remplacer la condition suspensive de prêt par une garantie apportée par le notaire.
Pour permettre au vendeur de modifier seul le prix après la signature de l’acte.

Pour rendre le transfert de propriété opposable aux tiers après sa publication.

Explication

L’acte authentique permet la publication de la vente au service de la publicité foncière, ce qui rend le transfert de propriété opposable aux tiers. La publication ne donne pas au vendeur un pouvoir de modifier ultérieurement le contrat.

30. Comment l’entrée en jouissance peut-elle se réaliser lorsqu’un immeuble vendu est déjà loué ?

Par la remise des clés au vendeur, même si les loyers restent perçus par l’ancien propriétaire.
Par la perception des loyers par l’acquéreur, qui devient titulaire des prérogatives liées au bien.
Par la libération matérielle du logement par le locataire avant toute signature de l’acte authentique.
Par la signature d’un nouveau bail entre le vendeur et l’acquéreur avant le transfert de propriété.

Par la perception des loyers par l’acquéreur, qui devient titulaire des prérogatives liées au bien.

Explication

Pour un bien loué, l’entrée en jouissance peut résulter de la perception des loyers par l’acquéreur. La libération du logement n’est pas nécessaire, puisque la jouissance peut s’exercer à travers les droits du bailleur.

31. Dans quel cas le vendeur ne peut-il pas s’exonérer de la garantie des vices cachés ?

Lorsqu’il vend un immeuble ancien dont l’acquéreur a visité toutes les pièces avant la signature.
Lorsqu’il prévoit dans l’acte une clause précisant que les réparations seront supportées par l’acquéreur.
Lorsqu’il est professionnel de l’immobilier ou lorsqu’il connaissait de mauvaise foi le vice affectant le bien.
Lorsqu’il remet les clés au moment de l’acte et que l’acquéreur prend possession du bien.

Lorsqu’il est professionnel de l’immobilier ou lorsqu’il connaissait de mauvaise foi le vice affectant le bien.

Explication

L’exonération de garantie des vices cachés connaît une limite lorsque le vendeur est un professionnel de l’immobilier ou agit de mauvaise foi. La simple visite du bien par l’acquéreur ne suffit pas à écarter cette règle.

32. Quelle condition permet de qualifier un terrain de terrain à bâtir ?

Le terrain bénéficie d’un accès direct aux réseaux publics
Le terrain est situé dans une zone destinée aux activités agricoles
Des constructions peuvent y être édifiées selon les règles d’urbanisme applicables
Le terrain dispose déjà d’un permis de construire devenu définitif

Des constructions peuvent y être édifiées selon les règles d’urbanisme applicables

Explication

Un terrain à bâtir est constructible en vertu du plan local d’urbanisme, d’une carte communale ou des articles pertinents du code de l’urbanisme. La détention d’un permis, la vocation agricole ou la desserte par les réseaux ne suffit pas à elle seule à définir cette qualification.

33. Depuis le 10 août 2020, dans quelle situation l’étude géotechnique du sol est-elle obligatoire lors de la vente d’un terrain à bâtir ?

Lorsque le terrain est situé dans une commune couverte par un plan local d’urbanisme
Lorsque le terrain est vendu avec une étude environnementale datant de moins de cinq ans
Lorsque le terrain se trouve dans une zone délimitée par arrêté préfectoral comme exposée aux mouvements de terrain
Lorsque le terrain est destiné à recevoir une construction individuelle autorisée

Lorsque le terrain se trouve dans une zone délimitée par arrêté préfectoral comme exposée aux mouvements de terrain

Explication

L’étude géotechnique est obligatoire pour un terrain situé dans une zone d’exposition aux risques de mouvement de terrain délimitée par arrêté préfectoral, et elle reste valable trente ans. La présence d’un plan local d’urbanisme ou la destination résidentielle du terrain ne déclenche pas, à elle seule, cette obligation.

34. Après l’obtention d’un permis de construire, dans quel délai les travaux doivent-ils commencer pour éviter la caducité de l’autorisation ?

Dans un délai de dix-huit mois
Dans un délai de cinq ans
Dans un délai de six mois
Dans un délai de trois ans

Dans un délai de trois ans

Explication

Les travaux doivent commencer dans les trois ans suivant l’obtention du permis de construire, faute de quoi l’autorisation devient caduque. Le délai d’affichage concerne principalement le recours des tiers et ne remplace pas le délai de commencement des travaux.

35. Quelle condition caractérise la capacité professionnelle requise de l’acquéreur d’un immeuble rural ?

Une expérience générale de cinq ans dans n’importe quel secteur professionnel
Un diplôme agricole ou une expérience professionnelle minimale de cinq ans
Une simple majorité civile accompagnée d’une résidence rurale
Une inscription au registre foncier depuis une durée minimale de trois ans

Un diplôme agricole ou une expérience professionnelle minimale de cinq ans

Explication

La capacité professionnelle peut notamment résulter d’un diplôme de profession agricole ou de cinq ans d’expérience comme exploitant, aide familial ou salarié agricole. La seule capacité civile ne suffit pas, et une expérience professionnelle étrangère au secteur agricole ne répond pas à cette exigence.

36. Dans quelle situation le preneur en place peut-il exercer son droit de préemption sur un immeuble rural ?

Il occupe le terrain sans bail et y réside depuis au moins trois ans
Il exploite une parcelle voisine, sans condition concernant le bien vendu
Il possède un diplôme agricole, même sans exploiter le bien loué
Il dispose d’un bail, exploite le terrain et a la qualité d’exploitant depuis au moins trois ans

Il dispose d’un bail, exploite le terrain et a la qualité d’exploitant depuis au moins trois ans

Explication

Le droit de préemption du preneur suppose un bail, l’exploitation effective du terrain et une qualité d’exploitant détenue depuis au moins trois ans. La simple occupation, la possession d’un diplôme ou l’exploitation d’une parcelle voisine ne remplissent pas ces conditions.

37. Quel ordre correspond à la purge des principaux droits de préemption agricoles lors de la vente d’un immeuble rural ?

Coïndivisaire, droit urbain ou départemental, preneur, puis SAFER
Preneur, coïndivisaire, SAFER, puis droit urbain ou départemental
Droit urbain ou départemental, SAFER, coïndivisaire, puis preneur
SAFER, preneur, droit urbain ou départemental, puis coïndivisaire

Coïndivisaire, droit urbain ou départemental, preneur, puis SAFER

Explication

L’ordre de purge comprend le droit du coïndivisaire, puis le droit de préemption urbain ou départemental, ensuite le droit du preneur et enfin celui de la SAFER. Inverser ces étapes modifie l’ordre juridique applicable à la vente.

38. Quelle affirmation décrit correctement le pacte civil de solidarité ?

C’est un acte faisant du partenaire survivant un héritier légal dès son enregistrement
C’est une convention imposant l’adoption d’un régime matrimonial commun aux partenaires
C’est un contrat organisant la vie commune de deux majeurs sans conférer automatiquement la qualité d’héritier
C’est un contrat réservant la propriété des biens acquis pendant l’union au partenaire le plus âgé

C’est un contrat organisant la vie commune de deux majeurs sans conférer automatiquement la qualité d’héritier

Explication

Le PACS est un contrat sous seing privé ou notarié par lequel deux personnes majeures organisent leur vie commune, mais il ne rend pas automatiquement le partenaire survivant héritier. Un testament peut en revanche instituer le partenaire comme légataire.

39. Quel est le régime légal du PACS depuis le 1er janvier 2007 ?

La communauté universelle des biens présents et futurs des partenaires
La séparation des patrimoines avec attribution automatique des biens au survivant
La séparation des patrimoines, l’indivision étant accessible par choix des partenaires
L’indivision des biens acquis pendant le PACS, la séparation nécessitant une convention

La séparation des patrimoines, l’indivision étant accessible par choix des partenaires

Explication

Depuis le 1er janvier 2007, la séparation des patrimoines constitue le régime légal du PACS, tandis que l’indivision est un régime optionnel. Ce régime légal ne crée pas non plus, par lui-même, une vocation successorale automatique au profit du partenaire survivant.

40. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’un changement de régime matrimonial soit valable ?

L’accord des deux époux et la conformité du changement à l’intérêt de la famille
La demande d’un seul époux et l’autorisation administrative de la commune
La décision du notaire et la preuve d’une séparation effective des époux
L’accord des enfants majeurs et la justification d’une difficulté financière

L’accord des deux époux et la conformité du changement à l’intérêt de la famille

Explication

Le changement de régime matrimonial exige l’accord des deux époux et doit être réalisé dans l’intérêt de la famille. L’intervention d’un seul époux ou l’accord des enfants ne constitue pas la condition centrale prévue pour ce changement.

41. Quand le changement de régime matrimonial produit-il ses effets entre les époux et à l’égard des tiers ?

Entre les époux dès la demande, et envers les tiers après un délai d’un an suivant l’homologation
Entre les époux à la date de l’acte ou de l’homologation, et envers les tiers trois mois après la mention en marge de l’acte de mariage
Entre les époux trois mois après la signature, et envers les tiers dès la décision du notaire
Entre les époux au mariage suivant, et envers les tiers dès la publication dans un journal local

Entre les époux à la date de l’acte ou de l’homologation, et envers les tiers trois mois après la mention en marge de l’acte de mariage

Explication

Le changement prend effet entre les époux à la date de l’acte ou du jugement d’homologation, puis devient opposable aux tiers trois mois après sa mention en marge de l’acte de mariage. La date de la demande ou la seule publication ne fixe donc pas ces deux effets.

42. Quelle caractéristique distingue juridiquement la donation entre vifs du testament ?

La donation produit ses effets du vivant du donateur, tandis que le testament prend effet au décès.
La donation transfère toujours une contrepartie au donateur, tandis que le testament est nécessairement gratuit.
La donation prend effet au décès du donateur, tandis que le testament produit ses effets dès sa rédaction.
La donation peut être révoquée librement, tandis que le testament constitue un acte irrévocable.

La donation produit ses effets du vivant du donateur, tandis que le testament prend effet au décès.

Explication

La donation appauvrit irrévocablement le patrimoine du donateur pendant sa vie, alors que le testament ne produit ses effets qu’à son décès. La confusion vient de l’idée que les deux libéralités seraient différées jusqu’au décès.

43. Un parent souhaite maintenir l’égalité entre ses héritiers en donnant une somme à l’un d’eux avant le partage : quelle qualification correspond à cette intention ?

Une donation hors part successorale, ajoutée à la part de l’héritier donataire.
Une donation en avance de part successorale, imputée sur la part de l’héritier donataire.
Un legs à titre particulier, qui ne prend effet qu’au décès du parent.
Une donation-partage, qui transmet nécessairement un bien à chaque héritier.

Une donation en avance de part successorale, imputée sur la part de l’héritier donataire.

Explication

La donation en avance de part successorale est imputée sur les droits futurs du donataire et tend ainsi à préserver l’égalité entre héritiers. Une donation hors part successorale vise au contraire à favoriser le bénéficiaire en dehors de sa part.

44. Que devient la nue-propriété donnée avec réserve d’usufruit lorsque le donateur décède ?

Le bien est vendu afin de répartir séparément la valeur de l’usufruit et celle de la nue-propriété.
La nue-propriété revient aux héritiers du donateur, qui peuvent ensuite la transmettre au donataire.
Le donataire devient automatiquement plein propriétaire par extinction de l’usufruit.
Le donataire conserve la nue-propriété, tandis que l’usufruit est converti en une créance successorale.

Le donataire devient automatiquement plein propriétaire par extinction de l’usufruit.

Explication

Au décès du donateur, son usufruit s’éteint et le nu-propriétaire devient automatiquement plein propriétaire. Le décès ne provoque donc ni retour du bien aux héritiers ni conversion de l’usufruit en créance.

45. Quelle distinction décrit correctement les trois catégories principales de legs ?

Le legs universel porte sur une quote-part, le legs à titre universel sur des biens déterminés et le legs particulier sur le passif successoral.
Le legs universel porte sur toute la succession, le legs à titre universel sur une quote-part et le legs particulier sur des biens déterminés.
Le legs universel porte sur un bien déterminé, le legs à titre universel sur toute la succession et le legs particulier sur une quote-part.
Le legs universel transmet les dettes, le legs à titre universel exclut les dettes et le legs particulier porte sur toute la succession.

Le legs universel porte sur toute la succession, le legs à titre universel sur une quote-part et le legs particulier sur des biens déterminés.

Explication

Le legs universel concerne l’intégralité de la succession, le legs à titre universel une quote-part avec le passif correspondant, et le legs particulier un ou plusieurs biens déterminés. Le legs particulier ne transmet pas le passif successoral attaché à une quote-part.

46. Laquelle de ces missions relève notamment de l’intervention du notaire lors du règlement d’une succession ?

Garantir la solvabilité personnelle des héritiers et régler leurs dettes étrangères à la succession.
Identifier les ayants droit, reconstituer le patrimoine et procéder au partage successoral.
Décider seul de la répartition familiale et imposer les héritiers à accepter la succession.
Fixer librement les droits des héritiers et modifier les volontés exprimées par le défunt.

Identifier les ayants droit, reconstituer le patrimoine et procéder au partage successoral.

Explication

Le notaire identifie les ayants droit, reconstitue le patrimoine du défunt, les conseille et peut procéder au partage. Il n’a pas le pouvoir de modifier les volontés du défunt ni de décider arbitrairement des droits successoraux.

47. Dans quelle situation le recours à un notaire devient-il obligatoire pour régler une succession ?

Lorsque la succession comprend des meubles, même si sa valeur reste inférieure à 5 000 euros.
Dès qu’un héritier demande une information, même si aucun bien immobilier ni acte de notoriété n’est concerné.
Lorsque le défunt possédait un immeuble ou lorsqu’un acte de notoriété doit être établi, notamment au-delà de 5 000 euros.
Lorsqu’un testament existe, quelle que soit la nature des biens et le montant de la succession.

Lorsque le défunt possédait un immeuble ou lorsqu’un acte de notoriété doit être établi, notamment au-delà de 5 000 euros.

Explication

Le notaire n’est pas requis pour toute succession, mais son intervention devient obligatoire notamment en présence d’un immeuble ou lorsqu’un acte de notoriété est nécessaire, en particulier pour une succession supérieure à 5 000 euros. L’existence d’un testament ou de meubles ne suffit pas à elle seule à établir cette obligation.

48. En l’absence de dispositions de dernières volontés, quel ordre général détermine l’appel des héritiers ?

Les collatéraux ordinaires, puis les ascendants ordinaires, les descendants et enfin les ascendants privilégiés.
Le conjoint survivant, puis les collatéraux ordinaires, les ascendants et enfin les descendants.
Les ascendants ordinaires, puis les descendants, les collatéraux privilégiés et enfin les collatéraux ordinaires.
Les descendants, puis les ascendants et collatéraux privilégiés, les ascendants ordinaires et enfin les collatéraux ordinaires.

Les descendants, puis les ascendants et collatéraux privilégiés, les ascendants ordinaires et enfin les collatéraux ordinaires.

Explication

La dévolution légale appelle d’abord les descendants, puis les ascendants et collatéraux privilégiés, ensuite les ascendants ordinaires et enfin les collatéraux ordinaires. Les collatéraux ordinaires occupent donc le dernier rang de l’ordre indiqué.

49. Quelle affirmation caractérise correctement l’acte de notoriété ?

Il est établi par n’importe quel héritier, prouve la propriété des biens et dispense de vérifier la dévolution successorale.
Il est reçu par un notaire, prouve la qualité héréditaire et doit être requis par au moins un héritier appelé.
Il est rédigé par la mairie, constate les dettes du défunt et doit être signé par tous les créanciers.
Il est établi par le tribunal, fixe le partage des biens et remplace l’acceptation de la succession.

Il est reçu par un notaire, prouve la qualité héréditaire et doit être requis par au moins un héritier appelé.

Explication

L’acte de notoriété ne peut être reçu que par un notaire et sert à établir la qualité héréditaire, à la demande d’au moins un héritier appelé. Il ne réalise pas le partage et ne remplace pas l’acceptation de la succession.

50. Quels éléments le notaire rassemble-t-il notamment pour déterminer l’actif successoral ?

Les dettes fiscales des voisins, les contrats professionnels des tiers et les donations consenties par des étrangers.
Les estimations sentimentales des biens, les préférences familiales et les engagements moraux du défunt.
Les soldes bancaires, les assurances-vie, les rémunérations dues, les retraites échues et les justificatifs des biens.
Les dépenses personnelles des héritiers, leurs revenus futurs et leurs projets d’investissement après le décès.

Les soldes bancaires, les assurances-vie, les rémunérations dues, les retraites échues et les justificatifs des biens.

Explication

La détermination de l’actif successoral repose notamment sur les comptes bancaires, les contrats d’assurance-vie, les sommes dues au défunt et les justificatifs de propriété. Les revenus futurs des héritiers ne constituent pas des éléments de l’actif du défunt.

51. Qu’est-ce que la quotité disponible dans une succession ?

La fraction des dettes successorales que les légataires peuvent transmettre aux héritiers réservataires.
La part minimale légalement garantie aux héritiers réservataires, quelle que soit la volonté du défunt.
La partie du patrimoine dont le défunt peut disposer gratuitement sans porter atteinte à la réserve héréditaire.
La totalité des biens recueillis par les héritiers après paiement des dettes et des frais de succession.

La partie du patrimoine dont le défunt peut disposer gratuitement sans porter atteinte à la réserve héréditaire.

Explication

La quotité disponible est la portion du patrimoine que le défunt peut attribuer librement à titre gratuit, entre vifs ou à cause de mort. Elle se distingue de la réserve héréditaire, qui garantit une part minimale à certains héritiers.

52. Après avoir retrouvé les donations et testaments du défunt, quelle démarche le notaire accomplit-il notamment ?

Il annule les libéralités dépassant la réserve et attribue directement au conjoint la totalité des biens successoraux.
Il remet les donations aux héritiers concernés sans contrôler leur incidence sur la réserve héréditaire.
Il transforme les testaments en donations entre vifs et répartit immédiatement les biens entre tous les créanciers.
Il vérifie leur respect de la réserve héréditaire, puis fait enregistrer la donation entre époux pour permettre l’option du conjoint survivant.

Il vérifie leur respect de la réserve héréditaire, puis fait enregistrer la donation entre époux pour permettre l’option du conjoint survivant.

Explication

Le notaire contrôle les donations et testaments afin de vérifier qu’ils ne portent pas atteinte à la réserve héréditaire, puis fait enregistrer la donation entre époux. Cet enregistrement permet au conjoint survivant d’exercer l’option qui lui est ouverte.

53. Quel professionnel reçoit exclusivement l’acte de notoriété, qui sert à prouver la qualité héréditaire ?

Un généalogiste
Un notaire
Un officier d’état civil
Un avocat

Un notaire

Explication

L’acte de notoriété est reçu par un notaire et constitue un moyen de preuve de la qualité héréditaire. Un généalogiste peut contribuer à établir la dévolution, mais il ne reçoit pas cet acte.

54. Sur quels éléments repose principalement la dévolution successorale établie dans un acte de notoriété ?

Des preuves écrites d’état civil, éventuellement complétées par une recherche généalogique
Des estimations fiscales réalisées pour les biens de la succession
Des déclarations orales recueillies auprès des voisins du défunt
Des contrats d’assurance souscrits par les héritiers présumés

Des preuves écrites d’état civil, éventuellement complétées par une recherche généalogique

Explication

La dévolution successorale s’appuie notamment sur l’état civil du défunt et des héritiers, avec un éventuel rapport de généalogiste. Les estimations fiscales et les contrats d’assurance ne déterminent pas la qualité des héritiers.

55. Quelle option protège l’héritier lorsque le passif successoral risque de dépasser l’actif ?

L’acceptation à concurrence de l’actif net
L’acceptation pure et simple
La vente d’un bien successoral
La renonciation à la succession

L’acceptation à concurrence de l’actif net

Explication

L’acceptation à concurrence de l’actif net protège l’héritier contre un passif supérieur à l’actif. L’acceptation pure et simple ne fournit pas cette protection, tandis que la renonciation exclut l’héritier de la succession.

56. Quel comportement peut caractériser une acceptation tacite de la succession ?

Signer un acte séparé déclarant formellement l’acceptation
Déposer une déclaration de renonciation au tribunal judiciaire
Demander au notaire un inventaire du patrimoine successoral
Vendre un bien successoral en manifestant l’intention d’accepter

Vendre un bien successoral en manifestant l’intention d’accepter

Explication

La vente d’un bien successoral peut révéler, par le comportement de l’héritier, son intention d’accepter tacitement la succession. Une déclaration écrite constitue plutôt une acceptation expresse, tandis que les deux autres démarches ne valent pas acceptation tacite.

57. Comment une personne renonce-t-elle à une succession ?

Par une déclaration auprès de la mairie du domicile de l’héritier
Par la vente d’un bien successoral suivie d’une information des cohéritiers
Par une déclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt, ou par acte notarié
Par une simple lettre adressée aux créanciers de la succession

Par une déclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt, ou par acte notarié

Explication

La renonciation s’effectue par déclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt, sur formulaire, ou par acte notarié. Une lettre aux créanciers ou une démarche en mairie ne constitue pas la formalité prévue.

58. Quelle est la fonction principale de l’attestation immobilière après un décès ?

Constater la transmission des immeubles aux ayants droit et permettre sa publication foncière
Déterminer le montant des droits de succession dus par chaque héritier
Répartir les biens successoraux entre les copartageants après leur transmission
Décrire et évaluer l’ensemble de l’actif et du passif du patrimoine

Constater la transmission des immeubles aux ayants droit et permettre sa publication foncière

Explication

L’attestation immobilière constate la transmission successorale des immeubles et permet sa publication foncière. Le partage intervient ensuite pour répartir les biens entre copartageants.

59. Dans quelle situation un inventaire successoral doit-il notamment être établi ?

Lorsqu’un héritier est soumis à un régime de protection
Lorsque l’immeuble familial doit être publié au fichier immobilier
Lorsque les héritiers souhaitent répartir les biens entre eux
Lorsque la déclaration de succession est déposée après le délai légal

Lorsqu’un héritier est soumis à un régime de protection

Explication

L’inventaire doit notamment être établi lorsqu’un héritier bénéficie d’un régime de protection. La publication immobilière et le partage répondent à d’autres formalités, tandis que le délai de déclaration ne constitue pas le critère indiqué.

60. Quel est le délai de dépôt de la déclaration de succession lorsque le décès est survenu en France ?

Trois mois à compter du décès
Six mois à compter du décès
Dix-huit mois à compter du décès
Douze mois à compter du décès

Six mois à compter du décès

Explication

Lorsque le décès intervient en France, la déclaration de succession doit être déposée dans les six mois. Le délai de douze mois concerne le décès survenu à l’étranger.

61. Quel élément figure notamment dans une déclaration de succession ?

Les donations et dons manuels consentis depuis moins de quinze ans
Les revenus professionnels des héritiers pour l’année suivant le décès
Les projets de partage envisagés avant l’évaluation des biens
Les dépenses personnelles des héritiers engagées après le décès

Les donations et dons manuels consentis depuis moins de quinze ans

Explication

La déclaration de succession comprend notamment les donations et dons manuels consentis depuis moins de quinze ans, ainsi que les biens et dettes du défunt. Les dépenses et revenus personnels postérieurs des héritiers n’en font pas partie au titre de cette règle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Fondamentaux du droit notarial.

Quel est le rôle principal du notaire ?

Il reçoit les actes auxquels on veut ou doit donner un caractère authentique.

Quelles fonctions le notaire remplit-il en matière juridique et fiscale ?

Il contribue à la sécurité juridique, à la publicité foncière et hypothécaire, et à la collecte des impôts.

Quelle différence existe-t-il entre un acte notarié reçu en minute et en brevet ?

En minute, le notaire conserve l'original; en brevet, il ne conserve qu'une copie.

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