QCM : Fondements des finances publiques (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les finances publiques ?

Les bénéfices et investissements réalisés par les entreprises privées
Les échanges commerciaux organisés entre les administrations publiques
Les dépenses et recettes finançant les actions des collectivités publiques
Les revenus personnels perçus par les agents des collectivités publiques

Les dépenses et recettes finançant les actions des collectivités publiques

Explication

Les finances publiques regroupent les dépenses et les recettes servant à financer l’action des collectivités publiques. Elles ne correspondent pas aux bénéfices des entreprises ni aux revenus personnels des agents publics.

2. Quelle distinction caractérise principalement les finances publiques et les finances privées ?

Les premières visent l’intérêt général, tandis que les secondes recherchent principalement le bénéfice
Les premières reposent sur l’investissement, tandis que les secondes reposent sur la consommation
Les premières concernent les entreprises, tandis que les secondes relèvent des collectivités publiques
Les premières recherchent le bénéfice, tandis que les secondes financent principalement l’intérêt général

Les premières visent l’intérêt général, tandis que les secondes recherchent principalement le bénéfice

Explication

Les finances publiques ont pour objectif l’intérêt général, alors que les entreprises privées recherchent principalement le bénéfice. La confusion consiste à attribuer l’objectif de bénéfice aux finances publiques.

3. Quel instrument illustre une prérogative de puissance publique mobilisée pour financer l’intérêt général ?

Le don volontaire effectué par un particulier
L’impôt prélevé par les pouvoirs publics
Le prix fixé par une entreprise sur un marché
Le dividende versé aux actionnaires d’une entreprise

L’impôt prélevé par les pouvoirs publics

Explication

L’impôt est une prérogative de puissance publique utilisée pour financer des actions d’intérêt général. Un dividende, un prix commercial ou un don volontaire ne procède pas de cette prérogative.

4. Quelle est la fonction du budget d’une collectivité publique ?

Fixer les bénéfices attendus par les entreprises publiques
Prévoir et autoriser ses dépenses et ses recettes annuelles
Exécuter directement toutes ses dépenses pendant l’exercice
Constater après l’exercice les recettes effectivement encaissées

Prévoir et autoriser ses dépenses et ses recettes annuelles

Explication

Le budget est l’acte qui prévoit et autorise les dépenses et les recettes annuelles d’une collectivité publique. L’exécution intervient ensuite, pendant l’exercice budgétaire, et ne définit pas le budget lui-même.

5. Quelle différence existe-t-il entre les deux fonctions du budget ?

La prévision perçoit l’impôt, tandis que l’autorisation répartit les bénéfices publics
La prévision exécute les dépenses, tandis que l’autorisation évalue les recettes futures
La prévision estime les montants, tandis que l’autorisation permet juridiquement leur exécution
La prévision contrôle les comptes, tandis que l’autorisation constate les opérations réalisées

La prévision estime les montants, tandis que l’autorisation permet juridiquement leur exécution

Explication

La prévision consiste à estimer les recettes et les dépenses, tandis que l’autorisation leur donne un fondement juridique. L’exécution et le contrôle des comptes interviennent à d’autres étapes de la gestion budgétaire.

6. Quelle pratique respecte le principe de sincérité des prévisions budgétaires ?

Reporter les dépenses incertaines pour éviter leur inscription au budget
Augmenter les recettes attendues afin de financer davantage de projets
Réduire les dépenses prévues pour présenter un équilibre plus favorable
Évaluer les recettes et les dépenses de façon cohérente avec les informations disponibles

Évaluer les recettes et les dépenses de façon cohérente avec les informations disponibles

Explication

La sincérité exige des prévisions cohérentes avec les informations disponibles, sans sous-estimer les dépenses ni surestimer les recettes. Réduire artificiellement les dépenses ou gonfler les recettes fausse la présentation budgétaire.

7. Que permet le vote du budget par le Parlement ?

Il dispense l’exécutif de respecter les crédits prévus pendant l’exercice
Il transfère au Parlement l’exécution quotidienne des dépenses publiques
Il autorise l’exécutif à percevoir l’impôt et à effectuer les dépenses publiques
Il permet aux entreprises de fixer librement le montant des prélèvements obligatoires

Il autorise l’exécutif à percevoir l’impôt et à effectuer les dépenses publiques

Explication

Le vote parlementaire autorise l’exécutif à percevoir l’impôt et à réaliser les dépenses publiques, conformément au consentement à l’impôt. Il ne confie pas au Parlement l’exécution quotidienne et ne libère pas l’exécutif du cadre budgétaire.

8. Que décrit l’effet ciseaux dans les finances publiques ?

Un rapprochement entre les recettes fiscales et les dépenses d’investissement
Un écart croissant entre des dépenses qui augmentent et des recettes qui progressent moins rapidement
Une différence croissante entre le déficit public et le montant de la dette
Une baisse simultanée des dépenses et des recettes au cours d’un exercice

Un écart croissant entre des dépenses qui augmentent et des recettes qui progressent moins rapidement

Explication

L’effet ciseaux correspond au décalage croissant entre la progression des dépenses publiques et celle, plus lente, des recettes. Il ne désigne pas l’écart entre le déficit et la dette.

9. Quelle situation illustre une cause structurelle de la hausse des dépenses publiques ?

Une opération militaire limitée à une période de quelques semaines
Une erreur ponctuelle dans la préparation d’un budget annuel
Le vieillissement de la population et les progrès technologiques
Une crise imprévue provoquant des dépenses exceptionnelles

Le vieillissement de la population et les progrès technologiques

Explication

Le vieillissement et les progrès technologiques constituent des facteurs structurels susceptibles d’accroître durablement les dépenses publiques. Une crise imprévue relève plutôt d’un facteur conjoncturel et exceptionnel.

10. Quelle évolution des dépenses publiques entre 2019 et 2025 est correcte ?

Elles passent de 1 070 milliards d’euros, soit 44 % du PIB, à 1 305 milliards, soit 43,6 %
Elles passent de 1 714 milliards d’euros, soit 57,2 % du PIB, à 1 348 milliards, soit 55,4 %
Elles passent de 1 348 milliards d’euros, soit 55,4 % du PIB, à 1 714 milliards, soit 57,2 %
Elles passent de 1 305 milliards d’euros, soit 43,6 % du PIB, à 1 070 milliards, soit 44 %

Elles passent de 1 348 milliards d’euros, soit 55,4 % du PIB, à 1 714 milliards, soit 57,2 %

Explication

Les dépenses publiques s’élèvent à 1 348 milliards d’euros, soit 55,4 % du PIB, en 2019, puis à 1 714 milliards, soit 57,2 %, en 2025. Les autres propositions reprennent les montants des prélèvements obligatoires ou inversent l’évolution.

11. Pourquoi le droit des finances publiques est-il qualifié de matière pluridisciplinaire ?

Parce qu’il concerne surtout les règles de gestion des entreprises publiques
Parce qu’il se situe au croisement de plusieurs branches du droit
Parce qu’il relève principalement du droit fiscal et comptable
Parce qu’il régit exclusivement les relations entre l’État et les contribuables

Parce qu’il se situe au croisement de plusieurs branches du droit

Explication

Le droit des finances publiques articule notamment le droit constitutionnel, administratif, international, européen, civil, social et pénal. Le réduire au droit fiscal et comptable ne rend pas compte de cette diversité.

12. Quelle situation illustre le mieux la dimension pluridisciplinaire du droit des finances publiques ?

Une règle budgétaire concerne uniquement la fixation des taux d’imposition
Une règle budgétaire mobilise à la fois des principes constitutionnels et des règles administratives
Une règle budgétaire relève exclusivement des relations contractuelles privées
Une règle budgétaire dépend principalement des usages comptables des entreprises

Une règle budgétaire mobilise à la fois des principes constitutionnels et des règles administratives

Explication

La matière est pluridisciplinaire parce qu’elle combine plusieurs branches juridiques, notamment les droits constitutionnel et administratif. Une approche limitée à la fiscalité, aux contrats privés ou à la comptabilité d’entreprise serait trop étroite.

13. Quel article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen fonde le consentement à l’impôt ?

L’article 15
L’article 47
L’article 13
L’article 14

L’article 14

Explication

L’article 14 de la DDHC reconnaît le droit des citoyens de consentir à l’impôt, directement ou par leurs représentants. L’article 15 concerne le contrôle des agents publics, tandis que les autres articles cités appartiennent à des ensembles normatifs différents.

14. Quelle réforme a renforcé le contrôle parlementaire et introduit une gestion orientée vers la performance ?

La loi de finances rectificative de 1789
Le traité signé à Bruxelles en 2012
La LOLF du 1er août 2001
L’ordonnance organique du 2 janvier 1959

La LOLF du 1er août 2001

Explication

La loi organique relative aux lois de finances, adoptée le 1er août 2001, a renforcé le contrôle parlementaire et développé une logique de performance. L’ordonnance de 1959 et le traité de 2012 poursuivent des objectifs différents.

15. Comment la LOLF structure-t-elle les crédits budgétaires ?

Elle les répartit entre des missions, des programmes, des objectifs et des indicateurs
Elle les répartit entre des ministères, des contrats, des taxes et des juridictions
Elle les organise autour de collectivités, de tribunaux, de règlements et de contrôles
Elle les regroupe selon des impôts, des emprunts, des dépenses et des recettes

Elle les répartit entre des missions, des programmes, des objectifs et des indicateurs

Explication

La LOLF organise les crédits selon des missions correspondant à des politiques publiques, puis introduit des programmes, des objectifs et des indicateurs de performance. Les autres regroupements ne décrivent pas la structure budgétaire instaurée par cette loi organique.

16. Laquelle de ces catégories appartient aux sources législatives du droit financier public ?

Les contrats conclus entre personnes privées
Les circulaires internes des administrations
Les décisions individuelles des gestionnaires
Les lois de règlement

Les lois de règlement

Explication

Les lois de règlement font partie des sources législatives du droit financier public, avec notamment les lois de finances et les lois de financement de la sécurité sociale. Les autres catégories proposées ne constituent pas des lois financières de cette nature.

17. Quelle avancée budgétaire est associée à la Magna Carta de 1215 ?

La limitation des amendements parlementaires en matière financière
La création d’une autorité indépendante de contrôle budgétaire
La présentation annuelle du budget devant le Parlement
Le consentement des barons à la levée d’un nouvel impôt

Le consentement des barons à la levée d’un nouvel impôt

Explication

La Magna Carta impose au roi d’obtenir le consentement des barons pour lever un nouvel impôt et préfigure un grand conseil. La présentation annuelle du budget est notamment associée au Bill of Rights de 1689.

18. Quelle obligation budgétaire le Bill of Rights de 1689 impose-t-il au souverain ?

Soumettre les dépenses de personnel à une fongibilité asymétrique
Obtenir l’accord des barons pour créer un grand conseil
Présenter chaque année le budget au Parlement
Faire contrôler les comptes par une autorité créée à Bruxelles

Présenter chaque année le budget au Parlement

Explication

Le Bill of Rights de 1689 rappelle le consentement à l’impôt et impose la présentation annuelle du budget au Parlement. La Magna Carta renvoie plutôt au consentement des barons pour la levée d’un nouvel impôt.

19. Quel droit l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 reconnaît-il aux citoyens ?

Le droit de contrôler directement tous les agents publics de l’administration
Le droit de consentir librement à l’impôt par eux-mêmes ou leurs représentants
Le droit d’approuver chaque année les comptes des collectivités territoriales
Le droit de modifier les crédits budgétaires sans restriction constitutionnelle

Le droit de consentir librement à l’impôt par eux-mêmes ou leurs représentants

Explication

L’article 14 reconnaît aux citoyens le droit de consentir librement à l’impôt, directement ou par l’intermédiaire de leurs représentants. Le contrôle des agents publics relève de l’article 15, et les autres propositions ajoutent des prérogatives qui ne sont pas établies par cet article.

20. Quel effet le parlementarisme rationalisé produit-il sur le pouvoir budgétaire du Parlement sous la Ve République ?

Il l’encadre au profit du Gouvernement par des délais et des restrictions d’amendement
Il supprime toute intervention du Gouvernement dans la préparation budgétaire
Il transfère l’ensemble du pouvoir budgétaire aux collectivités territoriales
Il permet au Parlement de modifier librement toutes les dépenses publiques

Il l’encadre au profit du Gouvernement par des délais et des restrictions d’amendement

Explication

Sous la Ve République, le parlementarisme rationalisé limite le pouvoir budgétaire du Parlement notamment par des délais de vote et des restrictions au droit d’amendement. Il ne supprime pas le rôle du Parlement, mais encadre son intervention au bénéfice du Gouvernement.

21. Quelle catégorie de dépenses finance une opération durable, comme la construction d’un équipement public ?

Les dépenses d’investissement
Les dépenses d’intervention
Les dépenses de régulation monétaire
Les dépenses de fonctionnement

Les dépenses d’investissement

Explication

Les dépenses d’investissement financent des opérations durables, telles que la construction ou l’acquisition d’équipements. Les dépenses de fonctionnement concernent plutôt l’activité courante de l’administration.

22. Quel choix budgétaire peut révéler l’orientation politique d’un gouvernement ?

La date de transmission des documents budgétaires au Parlement
La méthode de classement des dépenses dans les comptes
La procédure administrative de publication du budget
Le niveau des aides versées aux entreprises ou aux ménages

Le niveau des aides versées aux entreprises ou aux ménages

Explication

Les aides aux entreprises ou aux ménages peuvent traduire les priorités politiques d’un gouvernement. La méthode comptable, la transmission et la publication relèvent plutôt de la procédure budgétaire.

23. Quelle est la portée juridique de la loi qui adopte le budget de l’État ?

Elle autorise le Gouvernement à percevoir les recettes et à effectuer les dépenses
Elle charge la juridiction administrative de gérer les crédits votés
Elle confie au préfet la fixation des impôts et des crédits nationaux
Elle permet au Parlement d’exécuter directement les dépenses autorisées

Elle autorise le Gouvernement à percevoir les recettes et à effectuer les dépenses

Explication

La loi de finances autorise le Gouvernement à percevoir les recettes et à effectuer les dépenses de l’État. Le Parlement adopte cette loi, mais son exécution relève du Gouvernement.

24. Quelle distinction décrit correctement les articles 38 et 47 de la Constitution en matière budgétaire ?

L’article 38 repose sur une habilitation volontaire, tandis que l’article 47 intervient en cas de dépassement des délais
L’article 38 suspend l’autorisation fiscale, tandis que l’article 47 transfère la compétence budgétaire aux chambres régionales
L’article 38 intervient en cas de dépassement des délais, tandis que l’article 47 repose sur une habilitation volontaire
L’article 38 permet au juge administratif d’écarter le budget, tandis que l’article 47 autorise les collectivités à le modifier

L’article 38 repose sur une habilitation volontaire, tandis que l’article 47 intervient en cas de dépassement des délais

Explication

L’article 38 correspond à une habilitation volontaire du Parlement, alors que l’article 47 peut le dessaisir automatiquement lorsque les délais budgétaires sont dépassés. Les deux autres articles n’ont pas les fonctions décrites dans les autres réponses.

25. Dans quel ordre un budget local devient-il exécutoire ?

Publication, transmission au contrôle de légalité, puis exécution par la collectivité
Publication, exécution par la collectivité, puis transmission au contrôle de légalité
Exécution par la collectivité, publication, puis transmission au contrôle de légalité
Transmission au contrôle de légalité, exécution, puis publication

Publication, transmission au contrôle de légalité, puis exécution par la collectivité

Explication

Le budget local doit d’abord être publié, puis transmis au contrôle de légalité de la préfecture, avant d’être exécuté par la collectivité. L’exécution ne précède donc pas ces formalités.

26. Que doit faire le préfet lorsqu’un budget local est illégal ?

Demander à la chambre régionale des comptes de prononcer elle-même l’annulation
Transmettre le budget au Parlement afin qu’il adopte une mesure corrective
Saisir le juge administratif, car il ne peut pas annuler lui-même le budget
Annuler directement le budget et imposer immédiatement un nouvel équilibre

Saisir le juge administratif, car il ne peut pas annuler lui-même le budget

Explication

Depuis la loi de 1982, le préfet doit saisir le juge administratif lorsqu’un budget local est illégal. La chambre régionale des comptes peut accompagner la collectivité et recommander un rééquilibrage, mais elle n’annule pas elle-même le budget.

27. Quelle différence caractérise les ressources et les dépenses budgétaires ?

Les ressources sont limitatives, tandis que les dépenses ont un caractère évaluatif
Les ressources sont évaluatives, tandis que les dépenses ont un caractère limitatif
Les ressources et les dépenses ont toutes deux un caractère limitatif
Les ressources et les dépenses ont toutes deux un caractère évaluatif

Les ressources sont évaluatives, tandis que les dépenses ont un caractère limitatif

Explication

Les recettes budgétaires sont évaluées, car leur montant peut varier, tandis que les crédits de dépense autorisés présentent un caractère limitatif. La confusion consiste à inverser ces deux propriétés.

28. Dans un impôt de répartition, quelle opération intervient en premier ?

La sélection des contribuables ensuite exemptés selon leur situation patrimoniale
La fixation de taux appliqués ensuite aux différentes assiettes imposables
La détermination des dépenses publiques ensuite financées par les contribuables
La fixation d’un montant global ensuite réparti entre les contribuables

La fixation d’un montant global ensuite réparti entre les contribuables

Explication

L’impôt de répartition commence par la fixation d’un montant global, qui est ensuite réparti entre les contribuables. Dans l’impôt de quotité, ce sont d’abord les taux qui sont fixés en fonction des assiettes imposables.

29. Pourquoi les ressources budgétaires sont-elles qualifiées d’évaluatives ?

Parce que les recettes sont réparties entre les ministères selon leurs objectifs
Parce que le montant des recettes est fixé définitivement avant l’exécution budgétaire
Parce que le montant exact des recettes à encaisser reste difficile à déterminer avec rigueur
Parce que les recettes peuvent être engagées au-delà des prévisions adoptées

Parce que le montant exact des recettes à encaisser reste difficile à déterminer avec rigueur

Explication

Les ressources sont évaluatives parce que leur montant effectivement encaissé ne peut pas être prévu avec une précision rigoureuse. La confusion vient de l’idée selon laquelle les recettes seraient limitatives comme les dépenses, alors que cette caractéristique concerne principalement les crédits de dépenses.

30. Quelle distinction caractérise un impôt de répartition par rapport à un impôt de quotité ?

Les contribuables connaissent les taux, puis calculent eux-mêmes un montant global pour l’État
Le Parlement fixe les assiettes, puis les collectivités déterminent librement les taux applicables
L’administration détermine les taux après encaissement, puis répartit les recettes entre contribuables
L’État fixe un montant global à répartir, puis le répartit selon les assiettes des contribuables

L’État fixe un montant global à répartir, puis le répartit selon les assiettes des contribuables

Explication

Dans l’impôt de répartition, un montant global attendu est fixé avant d’être réparti entre les contribuables selon leur assiette. Dans l’impôt de quotité, ce sont les taux qui sont votés en fonction des assiettes, ce qui permet d’estimer l’imposition individuelle.

31. Quelle est la fonction principale de la LOLF dans le droit budgétaire français ?

Remplacer les critères européens de déficit et de dette publique
Déterminer les règles financières établies par la Constitution de 1958
Moderniser la présentation, l’adoption et l’exécution des lois de finances
Organiser la répartition des contribuables selon leur capacité fiscale

Moderniser la présentation, l’adoption et l’exécution des lois de finances

Explication

La LOLF est une loi organique conçue pour moderniser la présentation, l’adoption et l’exécution des lois de finances. L’ordonnance organique de 1959 avait une autre fonction, puisqu’elle précisait les règles financières dans le cadre constitutionnel de 1958.

32. Quel changement de logique la LOLF introduit-elle dans la gestion budgétaire ?

Elle privilégie les résultats obtenus et la performance plutôt que le seul volume des crédits dépensés
Elle privilégie le volume des crédits dépensés plutôt que les effets produits par les politiques publiques
Elle concentre la gestion budgétaire sur le respect des taux d’imposition votés
Elle remplace les objectifs de performance par une évaluation fondée sur les recettes encaissées

Elle privilégie les résultats obtenus et la performance plutôt que le seul volume des crédits dépensés

Explication

La LOLF substitue à une logique centrée sur le volume des crédits une logique de résultat, orientée vers la performance et l’efficacité de la dépense publique. Se focaliser sur le montant dépensé correspond précisément à la logique de volume que la réforme cherche à dépasser.

33. Quels plafonds les critères européens fixent-ils pour les finances publiques ?

Un déficit public maximal de 5 % du PIB et une dette publique maximale de 90 % du PIB
Un déficit public maximal de 2 % du PIB et une dette publique maximale de 50 % du PIB
Un déficit public maximal de 3 % du PIB et une dette publique maximale de 60 % du PIB
Un déficit public maximal de 60 % du PIB et une dette publique maximale de 3 % du PIB

Un déficit public maximal de 3 % du PIB et une dette publique maximale de 60 % du PIB

Explication

Les critères européens retiennent un plafond de 3 % du PIB pour le déficit public et de 60 % du PIB pour la dette publique. Les autres couples de valeurs inversent ou modifient ces seuils de référence.

34. Que signifie la règle budgétaire du « zéro volume » ?

La dépense publique doit diminuer au rythme fixé par les recettes fiscales
La dépense publique doit augmenter selon le même rythme que la croissance économique
La dépense publique doit rester identique en valeur malgré l’évolution des prix
La dépense publique ne doit pas progresser plus vite que l’inflation

La dépense publique ne doit pas progresser plus vite que l’inflation

Explication

La règle du « zéro volume » autorise une progression nominale de la dépense correspondant à l’inflation, sans hausse en volume réel. Elle ne signifie donc pas que la dépense reste inchangée en valeur.

35. Qu’est-ce qu’une mission dans la nomenclature budgétaire ?

Un document annexé au budget qui présente les objectifs et les indicateurs d’un programme
Une subdivision ministérielle associée à un seul indicateur de résultat et à une enveloppe spécialisée
Un regroupement de crédits consacré à une politique publique et pouvant relever de plusieurs ministères
Une enveloppe de personnel dont la répartition ne peut pas être modifiée pendant l’exécution

Un regroupement de crédits consacré à une politique publique et pouvant relever de plusieurs ministères

Explication

Une mission regroupe les crédits destinés à une politique publique et peut être gérée par plusieurs ministères. Le document présentant les objectifs et indicateurs d’un programme est le projet annuel de performance, et non la mission.

36. Comment un programme se situe-t-il par rapport à une mission ?

Il regroupe plusieurs missions correspondant à des politiques publiques distinctes et sans objectifs communs
Il constitue une déclinaison de la mission à laquelle sont associés des objectifs et des indicateurs de performance
Il rassemble les crédits de plusieurs ministères sans objectifs ni indicateurs de performance
Il décrit les résultats obtenus par une mission sans lui être associé par la nomenclature budgétaire

Il constitue une déclinaison de la mission à laquelle sont associés des objectifs et des indicateurs de performance

Explication

Un programme décline une mission et comporte des objectifs ainsi que des indicateurs de performance. La mission représente un niveau plus large, puisqu’elle regroupe les crédits consacrés à une politique publique.

37. Quelle association entre les notions de performance budgétaire est correcte ?

L’efficacité compare les moyens aux résultats, la qualité mesure les objectifs et l’efficience évalue la satisfaction de l’usager
L’efficacité mesure l’atteinte des objectifs, la qualité la satisfaction de l’usager et l’efficience le rapport entre moyens et résultats
L’efficacité mesure les crédits engagés, la qualité compare les résultats et l’efficience apprécie l’atteinte des objectifs
L’efficacité mesure la satisfaction de l’usager, la qualité l’atteinte des objectifs et l’efficience le montant des crédits consommés

L’efficacité mesure l’atteinte des objectifs, la qualité la satisfaction de l’usager et l’efficience le rapport entre moyens et résultats

Explication

L’efficacité porte sur l’atteinte des objectifs, la qualité sur la satisfaction de l’usager et l’efficience sur la comparaison entre les moyens mobilisés et les résultats obtenus. Confondre efficacité et qualité revient à mélanger les objectifs atteints avec l’expérience des usagers.

38. Quelle règle décrit la fongibilité asymétrique des crédits ?

Les crédits de fonctionnement peuvent financer le personnel, tandis que les crédits de personnel financent les investissements
Les crédits de chaque catégorie peuvent être transférés entre elles lorsque les objectifs du programme évoluent
Les crédits de personnel peuvent financer d’autres dépenses, tandis que les autres crédits ne peuvent pas financer le personnel
Les crédits d’investissement peuvent être transférés vers le personnel, tandis que les crédits de personnel restent inchangés

Les crédits de personnel peuvent financer d’autres dépenses, tandis que les autres crédits ne peuvent pas financer le personnel

Explication

La fongibilité est dite asymétrique parce que les crédits de personnel peuvent être diminués au profit d’autres dépenses, mais le mouvement inverse n’est pas autorisé. La possibilité générale de transférer librement les crédits entre catégories correspondrait à une fongibilité symétrique.

39. Quel objectif la LOLF poursuit-elle en matière d’équilibre des pouvoirs budgétaires sous la Ve République ?

Rétablir la prééminence du Parlement sur l’exécutif
Transférer la préparation budgétaire aux commissions parlementaires
Renforcer le Parlement sans supprimer la prééminence de l’exécutif
Réduire le contrôle parlementaire sur les dépenses publiques

Renforcer le Parlement sans supprimer la prééminence de l’exécutif

Explication

La LOLF cherche à donner davantage de poids au Parlement tout en maintenant la place dominante de l’exécutif sous la Ve République. Elle ne constitue donc pas un retour à un régime où le Parlement primerait sur le gouvernement.

40. Quelle double mission budgétaire le Parlement exerce-t-il ?

Voter les budgets et contrôler leur exécution gouvernementale
Préparer les budgets et diriger leur exécution administrative
Auditionner les ministres et rédiger les comptes de l’État
Fixer les impôts et gérer directement les dépenses publiques

Voter les budgets et contrôler leur exécution gouvernementale

Explication

Le Parlement autorise les dépenses par le vote du budget et vérifie ensuite la manière dont le gouvernement l’exécute. La préparation et la gestion quotidienne des crédits relèvent toutefois principalement de l’exécutif.

41. Que signifie le principe d’annualité budgétaire ?

Le budget est voté après l’exercice afin de régulariser les dépenses
Le budget est voté avant l’exercice puis exécuté pendant l’année
Le budget est programmé pour plusieurs années puis révisé chaque mois
Le budget est exécuté sur plusieurs années selon une programmation pluriannuelle

Le budget est voté avant l’exercice puis exécuté pendant l’année

Explication

L’annualité impose un vote annuel préalable et une exécution au cours de l’année civile concernée. Une programmation sur plusieurs années relève d’une logique distincte de celle de l’autorisation budgétaire annuelle.

42. Laquelle des propositions décrit correctement les trois dimensions de l’annualité budgétaire ?

Vote annuel, vote préalable et exécution pendant l’exercice
Programmation pluriannuelle, vote tardif et exécution sans période déterminée
Vote pluriannuel, contrôle préalable et exécution différée
Vote annuel, exécution préalable et contrôle après plusieurs exercices

Vote annuel, vote préalable et exécution pendant l’exercice

Explication

Le principe combine la périodicité annuelle du vote, son antériorité par rapport à l’exercice et l’exécution pendant l’année concernée. L’exécution préalable confond notamment l’autorisation budgétaire avec la réalisation des dépenses.

43. Dans quel cadre une collectivité territoriale peut-elle adopter son budget ?

Elle vote un budget déficitaire jusqu’au 31 décembre
Elle adopte un budget en équilibre jusqu’au 30 juin
Elle vote un budget excédentaire avant le 1er janvier
Elle vote un budget en équilibre jusqu’au 15 avril

Elle vote un budget en équilibre jusqu’au 15 avril

Explication

Les collectivités territoriales doivent présenter un budget en équilibre et disposent, pour l’adopter, d’un délai pouvant aller jusqu’au 15 avril. La règle ne leur permet donc pas de retenir librement un budget déficitaire.

44. Quelle distinction oppose l’autorisation d’engagement au crédit de paiement ?

L’une fixe les crédits déjà payés, l’autre détermine les autorisations futures
L’une couvre le montant total d’une opération, l’autre la somme utilisable durant l’année
L’une concerne les recettes annuelles, l’autre les dépenses engagées sur plusieurs années
L’une s’applique aux collectivités, l’autre concerne exclusivement les administrations centrales

L’une couvre le montant total d’une opération, l’autre la somme utilisable durant l’année

Explication

L’autorisation d’engagement encadre le montant total qu’une opération pluriannuelle peut engager, tandis que le crédit de paiement détermine les paiements utilisables pendant une année. Ces instruments distinguent donc l’engagement global du financement annuel.

45. Que commande le principe de spécialité des crédits budgétaires ?

Autoriser les ministères à déplacer librement les crédits entre programmes
Limiter le budget à une seule catégorie de dépenses publiques
Détailler leur montant et leur nature pour préciser leur destination
Présenter toutes les recettes et dépenses dans une masse globale

Détailler leur montant et leur nature pour préciser leur destination

Explication

La spécialité rend lisibles le montant, la nature et la destination des crédits afin d’encadrer leur emploi. Une présentation globale des recettes et des dépenses renvoie plutôt au principe d’universalité.

46. Quels éléments forment la nomenclature budgétaire de l’État permettant d’identifier la destination des crédits ?

Les recettes, les dépenses et les soldes budgétaires
Les ministères, les impôts et les comptes spéciaux
Les autorisations, les paiements et les reports de crédits
Les missions, les programmes et les actions

Les missions, les programmes et les actions

Explication

Les missions, programmes et actions structurent la nomenclature budgétaire de l’État et permettent au Parlement de connaître l’affectation des crédits. La fongibilité peut modifier certaines répartitions en cours d’exécution, mais elle ne constitue pas cette nomenclature.

47. À quoi servent principalement les principes budgétaires dans le fonctionnement parlementaire ?

Ils habilitent le gouvernement à fixer les dépenses publiques sans débat parlementaire préalable.
Ils déterminent les modalités techniques de recouvrement des impôts auprès des contribuables.
Ils organisent la répartition des compétences fiscales entre les collectivités territoriales.
Ils permettent au Parlement d’examiner les budgets et d’en contrôler la sincérité ainsi que l’équilibre.

Ils permettent au Parlement d’examiner les budgets et d’en contrôler la sincérité ainsi que l’équilibre.

Explication

Les principes budgétaires donnent au Parlement les moyens de voter les budgets en connaissance de cause et d’en contrôler la sincérité et l’équilibre. Leur fonction n’est donc pas de transférer au gouvernement la décision budgétaire ni de régler directement le recouvrement fiscal.

48. Quelle évolution caractérise les principes budgétaires depuis leur apparition à la Révolution française ?

Ils ont été recentrés sur la fiscalité locale pour répondre aux réformes territoriales.
Ils sont restés inchangés depuis la Révolution malgré les transformations administratives.
Ils ont été remplacés par la LOLF, qui a supprimé leur dimension historique.
Ils ont été modernisés par la LOLF afin d’intégrer un objectif de performance.

Ils ont été modernisés par la LOLF afin d’intégrer un objectif de performance.

Explication

Nés à la Révolution, les principes budgétaires ont été modernisés par la LOLF pour intégrer les exigences contemporaines de performance. La LOLF les adapte donc sans les supprimer, contrairement à l’idée qu’elle les aurait entièrement remplacés.

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Que désignent les finances publiques ?

Les dépenses et recettes finançant les actions des collectivités publiques.

Par quoi les finances publiques se distinguent-elles des finances privées ?

Par leur objectif d’intérêt général.

Quel objectif poursuivent principalement les entreprises contrairement aux finances publiques ?

Le bénéfice.

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