QCM : La filiation en droit français (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que la filiation en droit ?

Un lien juridique entre un parent et son enfant
Une qualité générale attachée à toute personne
Un lien familial établi par la seule nationalité
Un lien biologique produisant immédiatement tous ses effets

Un lien juridique entre un parent et son enfant

Explication

La filiation désigne le lien juridique qui unit un parent à son enfant et participe à l’état de la personne. La parenté biologique constitue un fait qui ne produit pas nécessairement, dès son existence, les mêmes effets juridiques.

2. Quel effet l’établissement de la filiation produit-il notamment ?

Il fixe les droits politiques attachés à la nationalité
Il détermine directement le domicile légal de chaque parent
Il permet de déterminer les titulaires de l’autorité parentale
Il confère automatiquement la personnalité juridique à toute personne

Il permet de déterminer les titulaires de l’autorité parentale

Explication

L’établissement de la filiation permet notamment d’identifier les titulaires de l’autorité parentale, les héritiers et les personnes tenues à l’obligation alimentaire. La personnalité juridique est une qualité plus générale qui ne constitue pas un effet spécifique de la filiation.

3. Que signifie le principe d’égalité des filiations consacré par l’article 310 du Code civil ?

Les conditions d’établissement sont identiques pour chaque filiation
Après son établissement, chaque enfant bénéficie des mêmes droits
Tous les enfants doivent voir leur filiation établie par la même procédure
Chaque enfant doit avoir deux liens de filiation de même nature

Après son établissement, chaque enfant bénéficie des mêmes droits

Explication

L’article 310 garantit l’égalité des droits de chaque enfant une fois la filiation établie. Ce principe concerne les effets de la filiation et non l’uniformité des modes permettant de l’établir.

4. Par quels moyens la filiation peut-elle être établie selon l’article 310-1 du Code civil ?

Par un acte de naissance, un contrat familial, un testament ou une expertise
Par la nationalité, le domicile, le mariage ou l’autorité parentale
Par la loi, une reconnaissance, la possession d’état ou un jugement
Par une reconnaissance, une adoption, une succession ou une décision administrative

Par la loi, une reconnaissance, la possession d’état ou un jugement

Explication

L’article 310-1 énumère l’effet de la loi, la reconnaissance volontaire, la possession d’état et le jugement comme modes d’établissement de la filiation. La reconnaissance est un acte volontaire, tandis que la possession d’état repose sur un comportement prolongé révélant une relation familiale.

5. Quelle condition concernant la naissance est requise pour qu’une filiation puisse être établie ?

L’enfant doit être né vivant et viable
L’enfant doit être reconnu par ses deux parents déclarés
L’enfant doit être conçu dans les trois cents jours précédant la naissance
L’enfant doit être né dans le mariage de ses parents

L’enfant doit être né vivant et viable

Explication

La naissance vivante et viable permet à l’enfant d’être titulaire de la personnalité juridique et rend possible l’établissement de sa filiation. La période légale de conception concerne une présomption de filiation, tandis que le mariage ou une double reconnaissance ne constitue pas la condition énoncée ici.

6. Quel document constitue une preuve extrajudiciaire de la filiation ?

Une décision judiciaire ordonnant une mesure d’instruction
Un jugement rendu après une expertise biologique
Un acte de reconnaissance établi volontairement
Un rapport d’expertise biologique produit devant le juge

Un acte de reconnaissance établi volontairement

Explication

L’acte de reconnaissance fait partie des preuves extrajudiciaires de la filiation, avec l’acte de naissance et l’acte de notoriété. L’expertise biologique relève de la preuve judiciaire lorsqu’elle intervient dans une procédure devant le juge.

7. Dans quelle situation la preuve judiciaire de la filiation peut-elle résulter d’une expertise biologique ?

Lorsqu’un acte de notoriété constate une possession d’état
Lorsqu’un parent établit volontairement un acte de reconnaissance
Lorsqu’un jugement est rendu à l’issue de cette expertise
Lorsqu’un officier d’état civil dresse l’acte de naissance

Lorsqu’un jugement est rendu à l’issue de cette expertise

Explication

La preuve judiciaire peut être constituée par un jugement rendu à la suite d’une expertise biologique. La reconnaissance, l’acte de naissance et l’acte de notoriété sont des procédés extrajudiciaires lorsqu’ils établissent la filiation sans cette décision judiciaire.

8. Quelle période l’article 311 du Code civil retient-il pour présumer la conception de l’enfant ?

Entre le deux-centième et le centième jour inclus avant la naissance
Entre le trois-centième et le centième jour précédant la reconnaissance
Entre le deux-cent-vingtième et le cent-quatre-vingtième jour après la naissance
Entre le trois-centième et le cent-quatre-vingtième jour inclus avant la naissance

Entre le trois-centième et le cent-quatre-vingtième jour inclus avant la naissance

Explication

L’article 311 situe la période présumée de conception entre le trois-centième et le cent-quatre-vingtième jour inclus avant la naissance. Les autres périodes modifient les limites ou le point de départ prévus par cette règle.

9. Quel fait suffit à établir la filiation maternelle, sous réserve de l’accord de la mère ?

La preuve d’une possession d’état durable depuis la naissance
La conclusion d’un consentement notarié avant la conception
La déclaration du père auprès d’un officier d’état civil
L’inscription du nom de la mère dans l’acte de naissance

L’inscription du nom de la mère dans l’acte de naissance

Explication

L’inscription du nom de la mère dans l’acte de naissance établit la filiation maternelle si celle-ci y consent. L’accouchement sous X permet précisément à la mère de refuser cette inscription.

10. Que peut-il advenir d’un enfant si aucun de ses parents ne se manifeste dans les deux mois suivant sa naissance ?

Il doit attendre la majorité avant qu’une procédure d’adoption commence
Il est réputé avoir une filiation paternelle établie par présomption
Il devient automatiquement l’enfant adoptif d’un membre de sa famille
Il peut être placé en adoption comme pupille de l’État

Il peut être placé en adoption comme pupille de l’État

Explication

L’absence de manifestation du père et de la mère pendant les deux mois suivant la naissance permet le placement de l’enfant en adoption comme pupille de l’État. Une manifestation après ce délai n’empêche pas nécessairement l’adoption.

11. Dans quelle situation la présomption de paternité de l’article 312 du Code civil s’applique-t-elle ?

Lorsque l’homme a entretenu une relation avec la mère durant la période de conception
Lorsque l’enfant est conçu ou né pendant le mariage d’un homme et d’une femme
Lorsque l’homme reconnaît l’enfant devant un notaire après sa naissance
Lorsque l’enfant vit durablement avec l’homme qui se comporte comme son père

Lorsque l’enfant est conçu ou né pendant le mariage d’un homme et d’une femme

Explication

La présomption de paternité bénéficie au mari dans un couple hétérosexuel lorsque l’enfant est conçu ou né pendant le mariage. Les autres situations relèvent notamment de la reconnaissance, de la possession d’état ou d’une action judiciaire.

12. Quelle caractéristique décrit la reconnaissance établissant un lien de filiation ?

C’est un accord familial établi par écrit entre les parents et l’enfant majeur
C’est un comportement durable constaté par plusieurs proches de la famille
C’est un acte unilatéral, personnel et authentique reçu par un officier d’état civil ou un notaire
C’est une décision judiciaire contradictoire rendue après une expertise biologique

C’est un acte unilatéral, personnel et authentique reçu par un officier d’état civil ou un notaire

Explication

La reconnaissance est un acte unilatéral, personnel et authentique reçu par un officier d’état civil ou un notaire. Un comportement durable correspond plutôt à la possession d’état, tandis qu’une expertise relève d’une procédure judiciaire.

13. Que permet de démontrer l’action en recherche de maternité lorsqu’un enfant ne possède ni titre ni possession d’état ?

Que l’homme désigné a entretenu une relation avec la mère
Que l’homme désigné est le père biologique de l’enfant
Que la femme désignée a accouché de l’enfant
Que la femme désignée n’a pas accouché de l’enfant

Que la femme désignée a accouché de l’enfant

Explication

L’action en recherche de maternité vise à établir que la femme concernée a accouché de l’enfant. La démonstration inverse relève de la contestation de maternité, et la recherche de paternité concerne le lien paternel.

14. Quelle affirmation décrit correctement l’action en recherche de paternité ?

Elle appartient à la mère, se prescrit par cinq ans et repose sur une déclaration notariée du père présumé
Elle est ouverte à tout proche, se prescrit par dix ans et exclut les examens biologiques judiciaires
Elle permet à l’homme désigné de nier sa paternité, sans délai et sans intervention du tribunal
Elle est réservée à l’enfant, se prescrit par dix ans et peut s’appuyer sur une expertise biologique ordonnée par le tribunal

Elle est réservée à l’enfant, se prescrit par dix ans et peut s’appuyer sur une expertise biologique ordonnée par le tribunal

Explication

L’enfant dispose de l’action en recherche de paternité, soumise à un délai de prescription de dix ans, et le tribunal peut ordonner une expertise biologique. La contestation de paternité poursuit un objectif différent, puisqu’elle vise à remettre en cause un lien établi.

15. Sur quels éléments peut porter une action en contestation de filiation ?

Sur la maternité ou la paternité, avec une prescription de principe de dix ans
Sur la résidence de l’enfant ou son nom, avec une prescription de principe de cinq ans
Sur le consentement à la PMA ou l’adoption, avec une prescription de deux ans
Sur les aliments ou l’autorité parentale, sans délai de prescription déterminé

Sur la maternité ou la paternité, avec une prescription de principe de dix ans

Explication

La contestation de filiation peut viser aussi bien la maternité que la paternité et se prescrit en principe par dix ans. Elle ne se limite donc pas aux questions d’autorité parentale, de résidence ou de nom.

16. Quel est l’effet juridique de l’action à fins de subsides ?

Elle établit la paternité de l’homme ayant eu des relations avec la mère pendant la conception
Elle oblige le tribunal à ordonner une adoption lorsque la paternité reste incertaine
Elle permet à la mère d’obtenir une pension personnelle sans que l’enfant soit demandeur
Elle permet à l’enfant sans filiation paternelle établie d’obtenir une pension sans créer de lien de filiation

Elle permet à l’enfant sans filiation paternelle établie d’obtenir une pension sans créer de lien de filiation

Explication

L’action à fins de subsides permet à l’enfant de réclamer une pension à l’homme concerné sans établir de lien de filiation. Elle se distingue donc de la recherche de paternité, qui vise précisément à créer ce lien.

17. Quelle évolution juridique résulte de la loi bioéthique du 2 août 2021 et du texte du 1er mars 2022 ?

L’assistance médicale à la procréation a été réservée aux couples mariés de sexe différent
La reconnaissance conjointe a été supprimée pour les couples de femmes ayant recours à la PMA
L’assistance médicale à la procréation a été ouverte aux couples de femmes et aux femmes non mariées
La filiation maternelle a été subordonnée à une expertise biologique après toute PMA

L’assistance médicale à la procréation a été ouverte aux couples de femmes et aux femmes non mariées

Explication

Ces textes ont ouvert l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes et aux femmes non mariées. Cette réforme n’a pas supprimé la reconnaissance conjointe, qui reste nécessaire pour établir la filiation de la seconde femme dans un couple de femmes.

18. Quelle formalité est requise pour un couple ayant recours à l’assistance médicale à la procréation ?

Les deux membres doivent obtenir une décision judiciaire avant tout consentement médical
Les deux membres doivent consentir à la PMA et leur consentement est établi devant notaire avant l’insémination
Le couple doit faire constater sa filiation par un officier d’état civil avant le prélèvement des gamètes
Seule la femme qui porte l’enfant doit consentir et son accord est recueilli après l’insémination

Les deux membres doivent consentir à la PMA et leur consentement est établi devant notaire avant l’insémination

Explication

Les membres du couple doivent consentir à la PMA, et l’acte de consentement est établi devant notaire avant l’insémination. Cette formalité intervient avant l’acte médical et ne constitue pas une décision judiciaire de filiation.

19. Comment la filiation est-elle établie pour les deux femmes d’un couple ayant recours à la PMA ?

La femme qui accouche est mère par la naissance, tandis que l’autre établit sa filiation par une reconnaissance conjointe
Les deux femmes deviennent mères automatiquement dès la naissance, sans formalité supplémentaire
La femme qui accouche doit faire une reconnaissance conjointe, tandis que l’autre est mère par l’accouchement
La femme qui n’accouche pas devient mère par présomption de paternité appliquée à la PMA

La femme qui accouche est mère par la naissance, tandis que l’autre établit sa filiation par une reconnaissance conjointe

Explication

La naissance établit directement la maternité de la femme qui accouche, tandis que la seconde doit recourir à la reconnaissance conjointe prévue par l’article 342-11 du Code civil. La présomption de paternité ne s’applique pas à la seconde femme.

20. Selon l’article 311-19 du Code civil, quelle conséquence découle du don de gamètes concernant la filiation et la responsabilité du donneur ?

Aucun lien de filiation n’est établi avec l’enfant et la responsabilité du donneur ne peut être engagée
La filiation dépend d’une reconnaissance volontaire accomplie par le donneur après la naissance
Le donneur devient responsable lorsque les parents d’intention ne peuvent plus élever l’enfant
Un lien de filiation est établi si l’enfant demande l’identité du donneur à sa majorité

Aucun lien de filiation n’est établi avec l’enfant et la responsabilité du donneur ne peut être engagée

Explication

Le don de gamètes ne crée aucun lien de filiation entre le donneur et l’enfant, et la responsabilité du donneur ne peut pas être engagée. La demande d’accès à l’identité du donneur ne transforme pas cette situation en lien de filiation.

21. Quelle règle s’applique en France à la gestation pour autrui et à la filiation d’un enfant né à l’étranger dans ce cadre ?

La GPA reste interdite et aucun élément de filiation établi à l’étranger ne peut être reconnu en France
La GPA reste interdite, mais l’acte de naissance peut être transcrit pour le parent biologique, tandis que l’autre établit sa filiation par une autre voie
La GPA est admise pour les couples infertiles, avec une transcription intégrale de l’acte de naissance étranger
La GPA est autorisée en France dès lors que l’acte de naissance étranger désigne deux parents d’intention

La GPA reste interdite, mais l’acte de naissance peut être transcrit pour le parent biologique, tandis que l’autre établit sa filiation par une autre voie

Explication

La gestation pour autrui demeure interdite en France, mais la filiation de l’enfant né à l’étranger peut être reconnue partiellement pour le parent biologique. Le second parent doit ensuite établir sa filiation par une autre voie, ce qui exclut une transcription intégrale automatique.

22. Comment peut-on définir juridiquement l’adoption ?

Une relation affective entre un adulte et un enfant qui produit ses effets sans décision judiciaire
Un lien de filiation non biologique créé par un jugement afin de donner à l’enfant un ou deux parents
Un lien de filiation biologique établi lorsque les parents renoncent à exercer leur autorité parentale
Une mesure de protection temporaire qui confie l’enfant à une famille sans créer de filiation

Un lien de filiation non biologique créé par un jugement afin de donner à l’enfant un ou deux parents

Explication

L’adoption crée par jugement une filiation juridique qui ne repose pas sur un lien biologique et attribue à l’enfant un ou deux parents. Une simple relation affective ou une mesure de protection ne suffit donc pas à produire ce lien de filiation.

23. Quelles sont les deux formes d’adoption reconnues par le droit français ?

L’adoption plénière et l’adoption simple
L’adoption familiale et l’adoption institutionnelle
L’adoption provisoire et l’adoption définitive
L’adoption nationale et l’adoption internationale

L’adoption plénière et l’adoption simple

Explication

Le droit français distingue l’adoption plénière et l’adoption simple. La différence essentielle tient notamment à leurs effets sur la filiation d’origine, et non à la nationalité de l’enfant ou au caractère temporaire de la mesure.

24. Quel élément constitue le critère primordial de l’adoption et quelles étapes doivent en principe lui succéder ?

Le projet patrimonial des adoptants, puis une déclaration administrative et une enquête sociale
La durée de vie commune, puis une décision familiale et une inscription à l’état civil
L’intérêt de l’enfant, puis un consentement à adoption et un jugement
La nationalité de l’enfant, puis l’accord d’un proche et une homologation notariale

L’intérêt de l’enfant, puis un consentement à adoption et un jugement

Explication

L’intérêt de l’enfant guide prioritairement la décision, laquelle suppose ensuite un consentement à adoption et un jugement. La durée de vie commune ou la nationalité ne remplacent pas ces exigences juridiques.

25. Quel effet distingue principalement l’adoption plénière de l’adoption simple sur la filiation de l’enfant ?

Elle substitue une nouvelle filiation à la filiation d’origine
Elle transfère l’exercice de l’autorité parentale sans modifier la filiation
Elle suspend la filiation d’origine jusqu’à la majorité de l’enfant
Elle ajoute une filiation nouvelle tout en conservant la filiation d’origine

Elle substitue une nouvelle filiation à la filiation d’origine

Explication

L’adoption plénière remplace la filiation d’origine par une nouvelle filiation adoptive. Le maintien de la filiation d’origine caractérise plutôt l’adoption simple, tandis qu’un simple transfert d’autorité parentale ne constitue pas une adoption plénière.

26. Quelle différence d’âge minimale est en principe exigée entre l’adoptant et l’adopté dans une adoption plénière ?

Dix-huit ans, avec une réduction à quinze ans pour l’enfant du conjoint
Quinze ans, avec une réduction à dix ans pour l’enfant du conjoint
Vingt ans, avec une réduction à quinze ans pour l’enfant du conjoint
Dix ans, avec une réduction à cinq ans pour l’enfant du conjoint

Quinze ans, avec une réduction à dix ans pour l’enfant du conjoint

Explication

La règle générale impose une différence d’âge minimale de quinze ans, ramenée à dix ans lorsque l’enfant est celui du conjoint. Les autres seuils ne correspondent pas aux conditions indiquées pour l’adoption plénière.

27. Quelles conditions d’âge et de recueil s’appliquent en principe à l’enfant candidat à l’adoption plénière ?

Il doit avoir moins de dix-huit ans et vivre chez les adoptants depuis au moins trois mois
Il doit avoir moins de quinze ans et être accueilli chez les adoptants depuis au moins deux ans
Il doit avoir moins de quinze ans et avoir été recueilli au foyer des adoptants depuis au moins six mois
Il doit avoir moins de douze ans et être placé auprès des adoptants depuis au moins un an

Il doit avoir moins de quinze ans et avoir été recueilli au foyer des adoptants depuis au moins six mois

Explication

L’enfant doit en principe avoir moins de quinze ans et avoir été recueilli au foyer des adoptants pendant au moins six mois. La limite d’âge peut connaître des exceptions, mais la durée de six mois correspond à l’étape de recueil prévue avant le jugement.

28. Dans quel ordre se déroule en principe la procédure d’adoption plénière ?

Jugement préalable, consentement des adoptants, puis placement de l’enfant pendant six mois
Consentement, jugement administratif, puis inscription de l’enfant au foyer des adoptants
Consentement, placement de l’enfant pendant au moins six mois, puis jugement du tribunal judiciaire
Placement immédiat, enquête successorale, puis consentement devant le tribunal judiciaire

Consentement, placement de l’enfant pendant au moins six mois, puis jugement du tribunal judiciaire

Explication

La procédure comprend d’abord le consentement, puis le placement de l’enfant pendant au moins six mois, avant le jugement d’adoption rendu par le tribunal judiciaire. Le jugement intervient donc après la période de placement et non avant celle-ci.

29. Quel effet l’adoption simple produit-elle sur la filiation de l’adopté ?

Elle remplace la filiation d’origine par une filiation adoptive
Elle crée une filiation adoptive sans lien juridique avec l’adoptant
Elle maintient la filiation d’origine et ajoute une filiation adoptive
Elle suspend la filiation d’origine pendant la minorité de l’adopté

Elle maintient la filiation d’origine et ajoute une filiation adoptive

Explication

L’adoption simple conserve la filiation de l’adopté dans sa famille d’origine tout en créant un second lien avec la famille adoptive. Elle se distingue ainsi de l’adoption plénière, qui remplace la filiation d’origine.

30. Dans quelle situation l’adoption simple peut-elle être prononcée ?

Elle concerne un majeur et prend fin automatiquement à son décès
Elle concerne un mineur ou un majeur et devient révocable par simple accord familial
Elle peut concerner un mineur ou un majeur et reste en principe irrévocable
Elle concerne un mineur et peut être révoquée à la demande de l’adoptant

Elle peut concerner un mineur ou un majeur et reste en principe irrévocable

Explication

L’adoption simple peut porter sur un mineur comme sur un majeur et elle est en principe irrévocable, sauf motif grave. La possibilité d’adopter une personne majeure constitue une différence avec l’adoption plénière, principalement destinée aux mineurs.

31. Quels droits successoraux l’adopté simple possède-t-il après l’adoption ?

Il conserve ses droits dans sa famille d’origine et en acquiert dans sa famille adoptive
Il conserve ses droits dans sa famille d’origine mais n’en acquiert pas dans la famille adoptive
Il acquiert des droits dans la famille adoptive et perd ceux détenus dans sa famille d’origine
Il bénéficie de droits successoraux dans la famille adoptive uniquement si celle-ci le désigne par testament

Il conserve ses droits dans sa famille d’origine et en acquiert dans sa famille adoptive

Explication

L’adoption simple permet à l’adopté de conserver ses droits successoraux dans sa famille d’origine et d’en obtenir dans sa famille adoptive. Elle ajoute donc des droits successoraux sans supprimer ceux liés à la filiation d’origine.

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Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur La filiation en droit français.

Qu'est-ce que la filiation en droit ?

Un lien juridique unissant un parent à son enfant.

Que permet l'établissement de la filiation ?

De désigner les titulaires de l'autorité parentale, les héritiers, les obligés alimentaires et le nom de famille.

Que consacre l’article 310 du Code civil concernant la filiation ?

L’égalité des filiations avec les mêmes droits pour chaque enfant.

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