QCM : Fondements du droit constitutionnel — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale du droit constitutionnel dans l’État ?

Régler principalement les litiges relevant de la juridiction administrative
Fixer les règles de gestion quotidienne des entreprises privées
Déterminer les sanctions applicables aux infractions pénales
Organiser le fonctionnement politique de l’État et des institutions

Organiser le fonctionnement politique de l’État et des institutions

Explication

Le droit constitutionnel établit les règles qui permettent aux institutions et à l’État de fonctionner politiquement, en lien avec la société et la participation citoyenne. La juridiction administrative relève notamment du droit administratif, ce qui constitue une confusion entre les deux branches.

2. Comment peut-on définir une institution dans le cadre de l’organisation politique et sociale ?

Un territoire délimité sans organisme chargé d’en assurer la coordination
Une juridiction chargée de contrôler toutes les décisions administratives
Une association privée créée pour défendre les intérêts d’un groupe professionnel
Un pouvoir ou un organisme établi pour permettre la coexistence d’un territoire et d’une société

Un pouvoir ou un organisme établi pour permettre la coexistence d’un territoire et d’une société

Explication

Une institution est un pouvoir ou un organisme institué afin de rendre possible la cohabitation d’une société et d’un territoire. Une association privée peut participer à la vie sociale, mais elle ne correspond pas nécessairement à cette définition institutionnelle.

3. Quelle exigence doit guider le fonctionnement de l’État en droit constitutionnel ?

Assurer le fonctionnement de l’État tout en protégeant les droits fondamentaux et les libertés
Garantir l’autorité de l’État en donnant priorité aux décisions administratives
Préserver les libertés publiques en laissant les institutions fonctionner sans règles communes
Permettre aux institutions d’agir efficacement en écartant les droits individuels

Assurer le fonctionnement de l’État tout en protégeant les droits fondamentaux et les libertés

Explication

Le droit constitutionnel cherche un équilibre entre l’efficacité du fonctionnement étatique et la préservation des droits fondamentaux et des libertés. Écarter ces droits ou laisser les institutions agir sans règles communes contredirait cette exigence.

4. Dans quelle situation une loi exprime-t-elle la volonté générale ?

Lorsque chacun peut participer à sa formation et qu’elle ne sert pas un intérêt particulier
Lorsqu’elle résulte d’une décision imposée par le groupe social le plus influent
Lorsqu’elle est décidée par une autorité compétente sans participation des citoyens
Lorsqu’elle protège principalement les intérêts d’un groupe disposant du pouvoir économique

Lorsque chacun peut participer à sa formation et qu’elle ne sert pas un intérêt particulier

Explication

La loi exprime la volonté générale lorsque chacun a le droit de concourir à sa formation et qu’elle ne traduit pas un intérêt particulier. Une décision imposée au profit d’un groupe ne représente pas cette volonté générale.

5. Comment le pouvoir politique se définit-il dans son rapport avec la société ?

Comme un centre de décision créé par la société pour agir au service de celle-ci
Comme une autorité extérieure qui impose ses décisions sans origine sociale
Comme un organisme administratif chargé de gérer les relations entre particuliers
Comme la domination spontanée du plus fort sur les autres membres de la société

Comme un centre de décision créé par la société pour agir au service de celle-ci

Explication

Le pouvoir politique est un centre de décision institué par la société et destiné à agir pour elle. La domination du plus fort relève de la force imposée sans règle commune, et ne correspond pas à cette conception du pouvoir politique.

6. Selon Rousseau, que produit le pacte social pour la liberté humaine ?

Il transforme la liberté individuelle en obéissance à la volonté d’un dirigeant particulier
Il conserve la liberté naturelle en soustrayant chaque individu aux règles collectives
Il supprime toute liberté personnelle au profit d’une autorité politique permanente
Il remplace la liberté naturelle par une liberté contractuelle dirigée par l’intérêt général

Il remplace la liberté naturelle par une liberté contractuelle dirigée par l’intérêt général

Explication

Pour Rousseau, le pacte social fait abandonner la liberté naturelle au profit d’une liberté contractuelle placée sous la direction suprême de l’intérêt général. Il ne s’agit donc ni d’une soumission à un dirigeant particulier ni d’une suppression complète de la liberté.

7. Quelle distinction Rousseau établit-il entre l’homme comme individu et l’homme comme citoyen ?

L’individu représente le membre du corps social, tandis que le citoyen reste extérieur aux engagements collectifs
L’individu désigne l’être personnel, tandis que le citoyen appartient au corps social soumis au pacte
L’individu obéit à l’intérêt général, tandis que le citoyen suit principalement ses intérêts personnels
L’individu et le citoyen désignent deux fonctions identiques exercées dans l’ordre politique

L’individu désigne l’être personnel, tandis que le citoyen appartient au corps social soumis au pacte

Explication

Rousseau distingue l’homme considéré comme individu de l’homme considéré comme citoyen, ce dernier étant membre du corps social et soumis au pacte social. Confondre ces deux notions efface précisément la distinction entre l’existence personnelle et l’appartenance politique.

8. Quelle conception de l’État Marx défend-il dans son analyse de la lutte des classes ?

L’État constitue une institution neutre dont le pouvoir demeure indépendant des rapports entre les classes
L’État protège les intérêts de la classe dominée et renforce son autorité au terme du conflit social
L’État sert d’instrument d’oppression à la classe dominante et doit disparaître après la lutte des classes
L’État garantit l’équilibre entre les classes et conserve son pouvoir politique après leur réconciliation

L’État sert d’instrument d’oppression à la classe dominante et doit disparaître après la lutte des classes

Explication

Selon Marx, l’État fonctionne comme un instrument d’oppression de la classe dominante et disparaîtrait comme pouvoir politique après la fin de la lutte des classes. Cette analyse s’oppose à l’idée d’un État neutre ou durablement indépendant des rapports de classe.

9. Quelle limitation du pouvoir royal la Magna Carta établit-elle en 1215 ?

Elle garantit aux colonies américaines le droit de déclarer leur indépendance politique
Elle reconnaît au roi un pouvoir absolu permettant d’emprisonner sans contrôle judiciaire
Elle interdit d’emprisonner ou de déposséder un homme libre sans jugement légal par ses pairs
Elle transfère au Parlement anglais la totalité des fonctions exercées par le souverain

Elle interdit d’emprisonner ou de déposséder un homme libre sans jugement légal par ses pairs

Explication

En 1215, la Magna Carta impose au roi d’Angleterre des garanties contre l’emprisonnement ou la dépossession d’un homme libre sans jugement légal par ses pairs. Elle limite donc le pouvoir royal, contrairement à la logique du pouvoir absolu.

10. Que garantit le principe de l’habeas corpus ?

Il interdit les arrestations arbitraires et soumet l’emprisonnement à la décision d’un juge
Il autorise le souverain à détenir une personne sans présenter de justification judiciaire
Il protège les biens privés contre toute expropriation décidée par une autorité administrative
Il permet au Parlement de remplacer tout jugement individuel par une décision politique

Il interdit les arrestations arbitraires et soumet l’emprisonnement à la décision d’un juge

Explication

L’habeas corpus protège contre les arrestations arbitraires en exigeant qu’un juge décide de l’emprisonnement. Il ne confère pas au souverain un pouvoir de détention sans justification et ne concerne pas principalement l’expropriation des biens.

11. Quel principe politique est mis en avant par la déclaration d’indépendance américaine du 4 juillet 1776 ?

Le pouvoir politique découle de la supériorité militaire d’un groupe chargé de gouverner les autres
Le pouvoir politique appartient au Parlement anglais, qui conserve l’autorité sur les colonies
Le pouvoir politique repose sur le droit divin du monarque et protège la hiérarchie des ordres
Le pouvoir politique repose sur le consentement des gouvernés et défend l’égalité, la liberté et le bonheur

Le pouvoir politique repose sur le consentement des gouvernés et défend l’égalité, la liberté et le bonheur

Explication

La déclaration du 4 juillet 1776 affirme notamment le bonheur, l’égalité, la liberté et le consentement des gouvernés comme fondements politiques. Elle rompt ainsi avec la monarchie de droit divin, qui fonde l’autorité sur Dieu plutôt que sur le consentement populaire.

12. Quelle caractéristique distingue l’État de ses représentants ?

L’État dépend de l’identité de ses dirigeants, tandis que ses représentants incarnent une autorité indépendante.
L’État désigne la population d’un territoire, tandis que ses représentants forment une communauté culturelle.
L’État est une personne physique durable, tandis que ses représentants sont des institutions permanentes.
L’État est une personne morale permanente, tandis que ses représentants sont des personnes physiques temporaires.

L’État est une personne morale permanente, tandis que ses représentants sont des personnes physiques temporaires.

Explication

L’État possède une personnalité morale qui se maintient malgré le changement de ses dirigeants, lesquels sont des personnes physiques temporaires. La conception selon laquelle l’État dépend de l’identité de ses dirigeants confond l’institution avec les personnes qui l’exercent momentanément.

13. Quels éléments sont nécessaires à l’existence juridique d’un État ?

Un gouvernement, une économie autonome et une armée permanente.
Une population, une langue commune et une religion majoritaire.
Un territoire, une population et l’usage exclusif de la force publique.
Un territoire, une culture commune et la participation régulière aux élections.

Un territoire, une population et l’usage exclusif de la force publique.

Explication

L’existence juridique d’un État suppose un territoire, une population et l’usage exclusif de la force publique. Une langue, une religion ou une armée permanente peuvent caractériser certains États, mais ne constituent pas les trois exigences énoncées.

14. Qu’est-ce qui caractérise principalement une nation par rapport à une population ?

La nation correspond aux personnes présentes sur un territoire donné.
La nation se définit par l’exercice légal de la contrainte publique.
La nation désigne l’institution qui organise les pouvoirs publics.
La nation repose sur un sentiment d’unité et un projet commun.

La nation repose sur un sentiment d’unité et un projet commun.

Explication

La nation désigne un sentiment partagé d’appartenance et la volonté de construire un avenir commun. La population correspond plutôt aux personnes vivant sur un territoire, sans impliquer nécessairement ce sentiment d’unité.

15. Dans quelles conditions l’État peut-il exercer légitimement la contrainte publique ?

Lorsqu’il l’exerce dans les formes prévues par la loi et les institutions.
Lorsqu’un dirigeant l’ordonne en raison de son autorité personnelle.
Lorsqu’une entreprise privée l’utilise pour maintenir l’ordre dans ses locaux.
Lorsqu’un groupe social l’exerce pour défendre ses intérêts collectifs.

Lorsqu’il l’exerce dans les formes prévues par la loi et les institutions.

Explication

L’État dispose du monopole de la contrainte publique légitime, mais son exercice doit respecter la loi et les institutions. L’autorité personnelle d’un dirigeant ou l’action d’un groupe privé ne suffit pas à rendre cette contrainte publique légitime.

16. Comment l’État organise-t-il principalement la protection de la sécurité extérieure et intérieure ?

Il confie la sécurité extérieure aux entreprises, puis la sécurité intérieure aux forces militaires.
Il mobilise la diplomatie et l’armée à l’extérieur, puis la police et la justice à l’intérieur.
Il mobilise la police et la justice à l’extérieur, puis l’armée et la diplomatie à l’intérieur.
Il confie la sécurité extérieure à la justice, puis la sécurité intérieure aux relations diplomatiques.

Il mobilise la diplomatie et l’armée à l’extérieur, puis la police et la justice à l’intérieur.

Explication

La diplomatie et l’armée protègent principalement le territoire face aux enjeux extérieurs, tandis que la police et la justice assurent la sécurité intérieure. Attribuer les missions de sécurité extérieure à la police et à la justice inverse cette distinction.

17. Quelle condition permet à la justice d’être effective dans un État de droit ?

Le juge doit privilégier les intérêts sociaux majoritaires lorsqu’il interprète les règles.
Le juge doit recevoir ses instructions des acteurs économiques qui financent les institutions.
Le juge doit suivre les orientations du gouvernement afin d’assurer une politique cohérente.
Le juge doit être indépendant des pouvoirs politique et économique et ne dépendre que de la loi.

Le juge doit être indépendant des pouvoirs politique et économique et ne dépendre que de la loi.

Explication

La justice est effective lorsque le juge est indépendant des pouvoirs politique et économique et qu’il se soumet à la loi. Une dépendance envers le gouvernement ou les acteurs économiques compromet cette indépendance et l’impartialité de la justice.

18. Quels sont les deux fondements essentiels d’un système démocratique ?

Le choix des gouvernants et le respect des libertés.
La délégation des décisions économiques et la protection des frontières.
La concentration du pouvoir exécutif et la priorité donnée à l’ordre public.
La désignation héréditaire des dirigeants et l’obéissance aux autorités.

Le choix des gouvernants et le respect des libertés.

Explication

La démocratie repose sur la possibilité de choisir les gouvernants et sur la garantie des libertés. La désignation héréditaire des dirigeants ne correspond pas au principe du choix démocratique.

19. Sur quoi repose le pouvoir politique dans une démocratie ?

Sur la compétence administrative d’organes indépendants de la population.
Sur la volonté de la Nation et du peuple, qui participent à l’élaboration de la loi.
Sur l’héritage d’un pouvoir détenu par une famille dirigeante.
Sur une autorité divine qui confère directement le pouvoir aux gouvernants.

Sur la volonté de la Nation et du peuple, qui participent à l’élaboration de la loi.

Explication

Dans une démocratie, le pouvoir politique trouve son fondement dans la volonté de la Nation et du peuple, qui participent à l’élaboration de la loi. L’attribution du pouvoir à une autorité divine relève du droit divin, et non de la souveraineté populaire.

20. Comment Benjamin Constant définit-il la liberté des modernes ?

Elle exige que chaque citoyen participe directement à toutes les décisions de la vie collective.
Elle subordonne les droits individuels aux intérêts du groupe et à la cohésion sociale.
Elle réserve l’exercice de la liberté aux représentants élus par l’ensemble des citoyens.
Elle protège les droits propres de l’individu tout en lui permettant de participer à l’élaboration de la loi.

Elle protège les droits propres de l’individu tout en lui permettant de participer à l’élaboration de la loi.

Explication

Pour Benjamin Constant, la liberté des modernes reconnaît à chaque individu des volontés et des droits propres, tout en maintenant sa participation à l’élaboration de la loi. La participation directe à toute la vie collective correspond davantage à l’accent mis par la liberté des anciens.

21. Que proclame la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen au sujet de la liberté, de l’égalité et de la loi ?

Les hommes acquièrent des droits selon leur naissance, et la loi exprime la volonté du gouvernement.
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, et la loi exprime la volonté générale.
Les hommes sont égaux devant la loi, mais leurs libertés dépendent de leur appartenance sociale.
Les hommes naissent libres, tandis que l’égalité juridique dépend des décisions de l’autorité publique.

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, et la loi exprime la volonté générale.

Explication

La Déclaration affirme l’égalité et la liberté originelles des hommes ainsi que le caractère général de la loi, expression de la volonté générale. Les formulations qui subordonnent les droits à la naissance ou à l’appartenance sociale contredisent ces principes.

22. Quelle distinction oppose la liberté résistante à la liberté créance ?

La première concerne les collectivités, tandis que la seconde concerne les institutions européennes
La première exige des prestations publiques, tandis que la seconde protège contre les abus du pouvoir
La première organise les élections, tandis que la seconde garantit l’indépendance des tribunaux
La première protège contre les abus du pouvoir, tandis que la seconde exige des prestations publiques

La première protège contre les abus du pouvoir, tandis que la seconde exige des prestations publiques

Explication

La liberté résistante vise à protéger l’individu contre les abus du pouvoir, alors que la liberté créance suppose une intervention de l’État pour fournir des prestations. Confondre ces notions revient à attribuer à la liberté résistante des obligations positives qui caractérisent la liberté créance.

23. En quelle année la Charte de l’environnement a-t-elle été introduite dans le droit constitutionnel français ?

En 2008
En 1992
En 2010
En 2005

En 2005

Explication

La Charte de l’environnement a été introduite dans le droit constitutionnel français en 2005. Les autres dates renvoient à des périodes constitutionnelles ou environnementales différentes, mais ne correspondent pas à cette introduction.

24. Quelle combinaison traduit les principaux apports de la Charte de l’environnement ?

Un droit à la libre entreprise, la compensation fiscale et le principe de concurrence
Un droit à la propriété publique, la réparation des contrats et le principe de précaution budgétaire
Un droit à un environnement sain, la réparation des atteintes et le principe de prévention
Un droit à l’information politique, la réparation pénale et le principe d’égalité électorale

Un droit à un environnement sain, la réparation des atteintes et le principe de prévention

Explication

La Charte reconnaît le droit de vivre dans un environnement respectueux de la santé, impose de réparer les atteintes environnementales et consacre la prévention. Les autres combinaisons associent à tort la Charte à des règles économiques, contractuelles ou électorales.

25. Quelle caractéristique définit un État unitaire ?

La souveraineté appartient à la Nation et les collectivités exercent les compétences fixées par la loi
La souveraineté repose sur un traité entre plusieurs États qui peuvent se retirer de l’association
La souveraineté appartient aux collectivités qui déterminent elles-mêmes l’étendue de leurs compétences
La souveraineté est répartie entre plusieurs États fédérés qui disposent chacun d’une Constitution

La souveraineté appartient à la Nation et les collectivités exercent les compétences fixées par la loi

Explication

Dans un État unitaire, la souveraineté réside exclusivement dans la Nation et les collectivités territoriales exercent les compétences définies par le législateur. Les autres réponses décrivent respectivement une logique fédérale, une autonomie poussée ou une confédération.

26. Quel mécanisme confie des pouvoirs de décision à des agents locaux appartenant à l’État, comme les préfets ?

La déconcentration
La décentralisation
La fédéralisation
La contractualisation

La déconcentration

Explication

La déconcentration consiste pour l’État à confier des pouvoirs de décision à ses propres agents locaux, notamment les préfets. La décentralisation transfère au contraire des compétences à des collectivités autonomes dirigées par des élus.

27. Que caractérise la décentralisation dans un État unitaire ?

Le transfert de compétences à des collectivités autonomes dirigées par des élus
La conclusion d’un traité permettant à plusieurs États de conserver leur souveraineté
La nomination d’agents locaux chargés d’appliquer les décisions des ministères
La création d’États fédérés disposant d’une souveraineté constitutionnelle propre

Le transfert de compétences à des collectivités autonomes dirigées par des élus

Explication

La décentralisation transfère des compétences de l’État à des collectivités locales autonomes dirigées par des élus, dans le respect de la loi. La nomination d’agents locaux relève de la déconcentration, tandis que les deux autres réponses renvoient à des structures fédérales ou confédérales.

28. Que peut faire le préfet lorsqu’une collectivité territoriale adopte une décision illégale ?

Transférer l’affaire au Parlement pour obtenir une validation politique
Saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation de la décision
Remplacer directement l’assemblée locale et adopter une nouvelle décision
Modifier la Constitution afin de régulariser automatiquement l’acte local

Saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation de la décision

Explication

Au titre du contrôle de légalité, le préfet peut saisir le tribunal administratif afin qu’il demande l’annulation d’une décision illégale. Il ne se substitue pas à l’assemblée locale et ne peut pas régulariser lui-même l’acte par une intervention constitutionnelle.

29. Quelle caractéristique distingue principalement une confédération d’un État fédéral ?

La confédération possède des institutions supérieures autonomes, tandis que l’État fédéral laisse toute décision aux États membres
La confédération associe des États souverains liés par traité, tandis que l’État fédéral constitue une nouvelle entité étatique
La confédération crée une souveraineté fédérale, tandis que l’État fédéral repose sur un simple accord entre gouvernements
La confédération impose une Constitution commune, tandis que l’État fédéral permet à chaque membre de se retirer librement

La confédération associe des États souverains liés par traité, tandis que l’État fédéral constitue une nouvelle entité étatique

Explication

Une confédération repose sur l’association d’États souverains et égaux par un traité, alors qu’un État fédéral forme une entité étatique distincte. La possibilité de retrait et la conservation de la souveraineté caractérisent la confédération, non l’État fédéral.

30. Que renoncent à faire les États fédérés au profit de l’État fédéral ?

Ils renoncent à une partie de leur souveraineté
Ils renoncent à leur capacité d’adopter des lois locales
Ils renoncent à leur territoire au profit des institutions communes
Ils renoncent à toute forme de gouvernement propre

Ils renoncent à une partie de leur souveraineté

Explication

Dans un État fédéral, les États fédérés abandonnent une partie de leur souveraineté au profit de l’État fédéral. Ils conservent toutefois un gouvernement et des compétences propres, ce qui exclut les réponses décrivant une disparition complète de leur autonomie.

31. Comment s’organisent les compétences dans un État fédéral ?

Un ordre juridique unique concentre toutes les compétences auprès du gouvernement fédéral
Les membres appliquent un traité et peuvent se retirer dès qu’une décision commune leur déplaît
Deux ordres juridiques coexistent, avec des fonctions réparties entre l’État fédéral et les États fédérés
Les États fédérés exercent les fonctions régaliennes communes sans institutions fédérales autonomes

Deux ordres juridiques coexistent, avec des fonctions réparties entre l’État fédéral et les États fédérés

Explication

Un État fédéral comporte deux ordres juridiques : l’État fédéral assume les fonctions régaliennes globales et les États fédérés disposent notamment de leurs lois, gouvernements et tribunaux. La dernière réponse décrit plutôt une logique confédérale fondée sur un traité et le retrait possible.

32. Comment situer l’Union européenne par rapport à une confédération et à une fédération ?

Elle est moins intégrée qu’une confédération, mais plus qu’une fédération grâce à l’absence de contrôle étatique
Elle équivaut à une confédération classique, car elle ne possède pas d’institutions autonomes propres
Elle équivaut à une fédération, car les États membres ont transféré toute leur souveraineté aux institutions communes
Elle est plus intégrée qu’une confédération, mais moins qu’une fédération puisque les États restent maîtres des traités

Elle est plus intégrée qu’une confédération, mais moins qu’une fédération puisque les États restent maîtres des traités

Explication

L’Union européenne dépasse le degré d’intégration d’une confédération grâce à ses institutions autonomes, mais reste moins intégrée qu’une fédération puisque les États demeurent maîtres des traités et peuvent quitter l’Union. Elle ne correspond donc ni à une confédération classique ni à une fédération pleinement constituée.

33. Quel principe décrit la coexistence des ordres juridiques de l’État fédéral et des États fédérés au sein d’un même système politique ?

La décentralisation des administrations locales
La centralisation des pouvoirs publics
L’autonomie des compétences fédérées
La superposition des ordres juridiques

La superposition des ordres juridiques

Explication

La superposition désigne la coexistence de plusieurs ordres juridiques, celui de l’État fédéral et ceux des États fédérés. L’autonomie renvoie plutôt aux compétences propres exercées par les États fédérés.

34. Aux États-Unis, quelle répartition des fonctions représentatives correspond au bicamérisme du Congrès fédéral ?

La Chambre des représentants représente la population et le Sénat représente les États à égalité
Les deux chambres représentent la population selon une répartition fondée sur le nombre d’habitants
Les deux chambres représentent les États fédérés selon une représentation identique pour chacun
La Chambre des représentants représente les États et le Sénat représente la population selon leur nombre d’habitants

La Chambre des représentants représente la population et le Sénat représente les États à égalité

Explication

La Chambre des représentants exprime la représentation de la population, tandis que le Sénat assure une représentation égale des États fédérés. L’égalité entre les États caractérise donc le Sénat, et non les deux chambres.

35. Lorsqu’un État fédéré adopte une règle relevant de ses compétences propres, quel principe justifie cette intervention et quel organe peut trancher un conflit avec l’État fédéral ?

La superposition juridique, contrôlée en cas de conflit par le gouvernement fédéral
La décentralisation administrative, contrôlée en cas de conflit par le parlement fédéré
L’autonomie fédérée, contrôlée en cas de conflit par un juge fédéral
La centralisation fédérale, contrôlée en cas de conflit par le Congrès

L’autonomie fédérée, contrôlée en cas de conflit par un juge fédéral

Explication

L’autonomie fédérée permet à chaque État fédéré d’exercer des compétences propres, tandis qu’un juge fédéral règle les conflits de compétence. La superposition décrit la coexistence des ordres juridiques, mais ne désigne pas l’attribution des compétences propres.

36. Quelle évolution explique la convergence pratique entre les États unitaires et les États fédéraux ?

Les États unitaires concentrent les compétences tandis que les États fédéraux transfèrent davantage de pouvoirs aux États fédérés
Les États unitaires renforcent leurs collectivités tandis que les États fédéraux suppriment leurs ordres juridiques distincts
Les États unitaires se décentralisent tandis que les États fédéraux font remonter certaines compétences vers l’État fédéral
Les États unitaires fédéralisent leurs institutions tandis que les États fédéraux adoptent une administration entièrement centralisée

Les États unitaires se décentralisent tandis que les États fédéraux font remonter certaines compétences vers l’État fédéral

Explication

La décentralisation des États unitaires et la remontée de certaines compétences dans les États fédéraux rapprochent concrètement les deux modèles. Cette convergence ne signifie pas que les ordres juridiques fédérés disparaissent dans les États fédéraux.

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Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Fondements du droit constitutionnel.

Qu'est-ce que le droit constitutionnel ?

L'ensemble des règles organisant le fonctionnement politique de l'État et des institutions.

Qu'est-ce qu'une institution ?

Un pouvoir ou organisme institué pour permettre la cohabitation d'un territoire et d'une société.

Que doit permettre le droit constitutionnel ?

Le fonctionnement de l'État tout en préservant les droits fondamentaux et libertés.

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