QCM : Fondements du droit constitutionnel (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit objectif dans une société donnée ?

L’ensemble des pratiques sociales suivies volontairement par les citoyens
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions dans les litiges civils
L’ensemble des droits individuels reconnus à chaque personne par la Constitution
L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre les membres de la société

L’ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre les membres de la société

Explication

Le droit objectif comprend les règles de conduite qui organisent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Les droits individuels relèvent plutôt des prérogatives subjectives, et les décisions judiciaires ou pratiques sociales ne constituent pas à elles seules l’ensemble du droit objectif.

2. Quelle caractéristique permet de reconnaître une règle de droit ?

Elle est générale, obligatoire et assortie d’une sanction en cas de non-respect
Elle s’applique à une personne déterminée sans produire d’effet contraignant
Elle repose sur une habitude collective dépourvue de conséquence juridique
Elle exprime une recommandation morale et dépend de l’adhésion personnelle

Elle est générale, obligatoire et assortie d’une sanction en cas de non-respect

Explication

Une règle de droit se caractérise par son caractère général et obligatoire ainsi que par l’existence d’une sanction en cas de violation. Une recommandation morale ou une habitude sociale peut influencer les comportements sans présenter ces caractéristiques juridiques.

3. Pourquoi le droit positif varie-t-il selon les sociétés ?

Parce qu’il dépend principalement des pratiques privées plutôt que de l’autorité publique
Parce qu’il regroupe les règles morales qui s’imposent indépendamment des institutions
Parce qu’il rassemble les règles sanctionnées par l’autorité publique dans un lieu et à un moment donnés
Parce qu’il repose sur des principes de justice identiques dans toutes les sociétés

Parce qu’il rassemble les règles sanctionnées par l’autorité publique dans un lieu et à un moment donnés

Explication

Le droit positif correspond aux règles formellement sanctionnées par l’autorité publique dans un espace et une période déterminés. Il ne désigne donc pas un droit universel fondé sur des principes valables indépendamment du lieu et du moment.

4. Selon le jusnaturalisme, à quel critère le droit doit-il être confronté ?

À l’existence d’un droit naturel supérieur au droit positif et fondé sur la justice
À la conformité de la règle aux usages professionnels d’un secteur donné
À l’efficacité pratique de la règle dans le fonctionnement des institutions
À la compétence formelle de l’autorité ayant édicté la règle juridique

À l’existence d’un droit naturel supérieur au droit positif et fondé sur la justice

Explication

Le jusnaturalisme affirme l’existence d’un droit naturel antérieur et supérieur au droit positif, dont le contenu est la justice. La compétence de l’autorité qui édicte la règle constitue plutôt le critère central du positivisme juridique.

5. Selon le positivisme juridique, quand une règle est-elle valide ?

Lorsqu’elle a été édictée par une autorité juridiquement habilitée
Lorsqu’elle correspond à une conception substantielle de la justice naturelle
Lorsqu’elle produit des effets sociaux jugés favorables par les citoyens
Lorsqu’elle est approuvée par la majorité des personnes concernées

Lorsqu’elle a été édictée par une autorité juridiquement habilitée

Explication

Le positivisme juridique considère objectivement le droit positif et rattache la validité d’une règle à son édiction par une autorité habilitée. Le jusnaturalisme, à l’inverse, évalue la règle selon la justice de son contenu.

6. Quel domaine relève principalement du droit public ?

La réparation des dommages causés dans les relations entre particuliers
La transmission des biens entre membres d’une même famille
L’organisation, le fonctionnement et l’action des pouvoirs publics
La formation et l’exécution des contrats conclus entre personnes privées

L’organisation, le fonctionnement et l’action des pouvoirs publics

Explication

Le droit public regroupe les règles relatives à l’organisation, au fonctionnement et à l’action des pouvoirs publics. Les contrats, successions et réparations entre particuliers relèvent en principe du droit privé.

7. Pourquoi le droit constitutionnel est-il considéré comme une branche du droit public ?

Parce que le droit constitutionnel concerne les litiges commerciaux entre entreprises
Parce que la Constitution rassemble les usages sociaux dépourvus de sanction publique
Parce que la Constitution habilite les autorités et institutions à produire les autres règles de droit
Parce que le droit constitutionnel règle principalement les contrats conclus entre personnes privées

Parce que la Constitution habilite les autorités et institutions à produire les autres règles de droit

Explication

Le droit constitutionnel appartient au droit public parce que la Constitution habilite les autorités et institutions à produire les autres règles juridiques. Les contrats privés et les litiges commerciaux relèvent de domaines du droit privé, tandis que les usages non sanctionnés ne constituent pas le fondement de cette classification.

8. Quelle fonction caractérise principalement une Constitution dans l’organisation de l’État ?

Elle définit les frontières de l’État sans encadrer ses institutions
Elle attribue la nationalité aux personnes vivant sur le territoire
Elle organise et limite le pouvoir politique afin de protéger les libertés
Elle règle les relations économiques entre les collectivités publiques

Elle organise et limite le pouvoir politique afin de protéger les libertés

Explication

La Constitution rassemble les normes juridiques fondamentales qui organisent et limitent le pouvoir politique pour garantir les libertés. La définition des frontières relève plutôt de l’exercice territorial de la souveraineté, et non de la fonction générale de la Constitution.

9. Dans quelle relation le droit constitutionnel place-t-il le pouvoir politique de l’État ?

Il l’encadre juridiquement dans ses rapports avec l’individu et la société
Il le confond avec les pouvoirs sociaux présents dans toute communauté
Il le soumet principalement aux décisions des autorités administratives locales
Il le rattache aux critères culturels qui définissent la nation

Il l’encadre juridiquement dans ses rapports avec l’individu et la société

Explication

Le droit constitutionnel fixe les limites juridiques du pouvoir politique face à l’individu et à la société. Il ne définit donc ni la nation par des critères culturels ni l’ensemble des pouvoirs sociaux d’une communauté.

10. Quelle distinction permet de différencier le pouvoir politique de l’État ?

Le pouvoir politique existe dans toute société humaine, tandis que l’État est une forme historique particulière de son organisation
Le pouvoir politique concerne le territoire, tandis que l’État désigne principalement la population qui y réside
Le pouvoir politique appartient aux nationaux, tandis que l’État regroupe les étrangers présents sur son territoire
Le pouvoir politique apparaît avec l’État moderne, tandis que les sociétés antérieures reposent sur des relations privées

Le pouvoir politique existe dans toute société humaine, tandis que l’État est une forme historique particulière de son organisation

Explication

Toute société humaine connaît un pouvoir politique, alors que l’État constitue une forme historique particulière et plus récente de son organisation. La confusion fréquente consiste à traiter le pouvoir politique et l’État comme deux réalités apparues au même moment.

11. Quel enchaînement décrit la naissance de l’État moderne entre la fin du XIIIe siècle et la fin du XVIe siècle ?

Une centralisation progressive du pouvoir suivie de son institutionnalisation
Une affirmation de la nation suivie d’un abandon de la souveraineté étatique
Une fragmentation durable du pouvoir suivie d’un retour aux liens personnels
Une extension du territoire suivie d’une disparition des autorités politiques

Une centralisation progressive du pouvoir suivie de son institutionnalisation

Explication

L’État moderne se forme par un processus de centralisation du pouvoir, puis d’institutionnalisation, sur cette période historique. La fragmentation et l’abandon de la souveraineté décrivent des évolutions contraires à ce processus.

12. Quel effet produit l’institutionnalisation du pouvoir politique ?

Elle limite l’exercice du pouvoir aux personnes possédant la nationalité de l’État
Elle remplace les institutions étatiques par des autorités sociales concurrentes
Elle sépare le pouvoir de la personne qui l’exerce et garantit la permanence de l’État
Elle rattache le pouvoir à la personnalité du dirigeant et rend ses décisions privées

Elle sépare le pouvoir de la personne qui l’exerce et garantit la permanence de l’État

Explication

L’institutionnalisation distingue l’autorité exercée de l’individu qui la détient, ce qui permet la continuité de l’État et de ses actes. Elle ne personnalise donc pas le pouvoir autour du dirigeant, mais contribue à sa permanence institutionnelle.

13. Quels éléments caractérisent juridiquement l’État ?

Une communauté culturelle réunissant des personnes partageant une langue et une religion
Une personne morale de droit public exerçant un pouvoir souverain sur une population et un territoire
Une administration locale disposant d’un territoire et d’une population sans pouvoir souverain
Un ensemble de nationaux organisé autour d’une identité commune et d’intérêts économiques

Une personne morale de droit public exerçant un pouvoir souverain sur une population et un territoire

Explication

L’État est une personne morale de droit public dont le pouvoir souverain s’exerce sur une population et un territoire. Une communauté culturelle peut former une nation, mais elle ne possède pas nécessairement les éléments juridiques constitutifs de l’État.

14. Quel espace est compris dans le territoire sur lequel l’État exerce sa puissance souveraine ?

Les espaces terrestre, souterrain, atmosphérique et maritime relevant de son autorité
Les régions culturelles où la langue nationale est majoritairement pratiquée
Les espaces administratifs contrôlés par les collectivités sans dimension maritime
Les seules surfaces terrestres habitées par les citoyens et les résidents étrangers

Les espaces terrestre, souterrain, atmosphérique et maritime relevant de son autorité

Explication

Le territoire de l’État comprend les dimensions terrestre, souterraine, atmosphérique et maritime sur lesquelles s’exerce sa puissance souveraine. Il ne se réduit donc ni aux zones habitées ni aux espaces définis par la langue ou la culture.

15. Quelle distinction oppose correctement la population d’un État à ses nationaux ?

La population comprend les personnes soumises à l’autorité étatique, tandis que les nationaux possèdent sa nationalité
La population désigne les personnes vivant hors du territoire, tandis que les nationaux résident sous l’autorité étatique
La population correspond aux autorités publiques, tandis que les nationaux représentent les habitants soumis à leurs décisions
La population regroupe les personnes possédant la nationalité, tandis que les nationaux incluent les étrangers présents

La population comprend les personnes soumises à l’autorité étatique, tandis que les nationaux possèdent sa nationalité

Explication

La population regroupe tous les individus soumis à l’autorité de l’État, notamment les étrangers présents sur son territoire, tandis que les nationaux sont définis par leur nationalité. Réduire la population aux seuls nationaux confond ces deux notions.

16. Quelle définition caractérise le mieux la souveraineté de l’État ?

Un pouvoir de droit originaire et suprême, indépendant de toute autorité juridique supérieure
Une autorité politique limitée aux relations diplomatiques et à la représentation extérieure de l’État
Une compétence juridique déléguée par les organisations internationales auxquelles l’État participe
Une puissance matérielle supérieure, fondée sur la capacité militaire et économique de l’État

Un pouvoir de droit originaire et suprême, indépendant de toute autorité juridique supérieure

Explication

La souveraineté désigne un pouvoir juridique originaire et suprême, qui ne relève d’aucune autorité juridique supérieure. Elle ne doit pas être confondue avec une puissance matérielle supérieure, car un État souverain peut disposer de moyens matériels limités.

17. Quelle distinction oppose correctement la souveraineté interne et la souveraineté externe ?

La souveraineté interne concerne la suprématie de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe exprime son indépendance envers les autres États
La souveraineté interne concerne les relations internationales, tandis que la souveraineté externe organise l’ordre juridique national
La souveraineté interne concerne les décisions administratives, tandis que la souveraineté externe désigne le pouvoir de juger les particuliers
La souveraineté interne appartient aux collectivités territoriales, tandis que la souveraineté externe relève des organisations internationales

La souveraineté interne concerne la suprématie de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe exprime son indépendance envers les autres États

Explication

La souveraineté interne établit la suprématie juridique de l’État dans son ordre territorial, alors que la souveraineté externe traduit son indépendance à l’égard des autres États. La confusion consiste à inverser ces deux dimensions avec l’ordre national et les relations internationales.

18. Comment Jean Bodin définit-il la souveraineté ?

Comme la puissance absolue et perpétuelle d’une république, capable de donner et de casser la loi
Comme la supériorité militaire d’un royaume, fondée sur la conquête de territoires voisins
Comme la liberté des citoyens, exercée par leur participation directe aux décisions publiques
Comme l’autorité temporaire d’un gouvernement, limitée par les décisions des magistrats

Comme la puissance absolue et perpétuelle d’une république, capable de donner et de casser la loi

Explication

Jean Bodin définit la souveraineté comme la puissance absolue et perpétuelle d’une république, notamment le pouvoir de donner et de casser la loi. Cette définition ne renvoie ni à la puissance militaire ni à la participation directe des citoyens.

19. Qu’est-ce qu’un organe de l’État ?

Une personne privée qui agit pour ses intérêts propres sans engager la responsabilité de l’État
Une organisation internationale qui adopte des normes applicables aux autorités nationales
Un service administratif chargé de gérer les ressources financières d’une collectivité locale
Une institution qui exerce au nom de l’État une fonction législative, exécutive ou juridictionnelle

Une institution qui exerce au nom de l’État une fonction législative, exécutive ou juridictionnelle

Explication

Un organe de l’État est une institution exerçant une fonction législative, exécutive ou juridictionnelle au nom de l’État. Ses actes peuvent donc être imputés à l’État, contrairement à ceux d’une personne privée agissant en son nom propre.

20. Quelle mission caractérise principalement l’administration de l’État ?

Exercer une fonction juridictionnelle en tranchant les différends entre les particuliers et les collectivités
Représenter les intérêts privés des citoyens dans les litiges opposant plusieurs administrations publiques
Mettre en œuvre l’action de l’État par les ministères, les préfectures, les rectorats et les services publics
Produire les normes constitutionnelles générales qui déterminent l’organisation complète des pouvoirs publics

Mettre en œuvre l’action de l’État par les ministères, les préfectures, les rectorats et les services publics

Explication

L’administration regroupe les organes qui mettent concrètement en œuvre l’action de l’État, notamment les ministères, préfectures, rectorats et services publics. La production des normes générales relève principalement des organes politiques, ce qui distingue cette activité de l’action administrative.

21. Quel ensemble d’éléments caractérise un État unitaire ?

Un gouvernement central chargé des relations extérieures, tandis que les collectivités disposent d’une souveraineté interne
Plusieurs centres souverains de pouvoir politique, chacun disposant d’un ordre juridique constitutionnel propre
Un centre unique de pouvoir politique, un ordre juridique unique et une Constitution organisant les autres règles de droit
Une association de territoires autonomes dont les compétences reposent sur un traité entre entités politiques distinctes

Un centre unique de pouvoir politique, un ordre juridique unique et une Constitution organisant les autres règles de droit

Explication

L’État unitaire repose sur un seul centre de pouvoir politique et un seul ordre juridique, structuré par une Constitution. La pluralité de centres souverains et d’ordres constitutionnels propres correspond plutôt à une organisation fédérale.

22. Quelle différence distingue la déconcentration de la décentralisation ?

La déconcentration attribue des compétences à des agents de l’État, tandis que la décentralisation les confie à des collectivités dotées d’une personnalité morale propre
La déconcentration transfère des compétences à des collectivités autonomes, tandis que la décentralisation les maintient auprès des agents de l’État
La déconcentration crée une nouvelle personne morale, tandis que la décentralisation organise des services dépourvus d’existence juridique distincte
La déconcentration concerne les relations internationales, tandis que la décentralisation règle la répartition des compétences entre les États

La déconcentration attribue des compétences à des agents de l’État, tandis que la décentralisation les confie à des collectivités dotées d’une personnalité morale propre

Explication

La déconcentration demeure interne à l’État : elle confie des compétences à ses propres agents, qui n’ont pas de personnalité morale distincte. La décentralisation implique au contraire une collectivité juridiquement distincte, dotée d’une personnalité morale propre.

23. Quelles formules la Constitution française de 1958 associe-t-elle à l’organisation de la République ?

La France est une République centralisée et l’organisation de la République exclut toute autonomie locale
La France est une République confédérale et l’organisation de la République dépend d’un accord entre collectivités autonomes
La France est une République fédérale et l’organisation de la République repose sur des États régionaux souverains
La France est une République indivisible et l’organisation de la République est décentralisée depuis la révision du 28 mars 2003

La France est une République indivisible et l’organisation de la République est décentralisée depuis la révision du 28 mars 2003

Explication

La Constitution affirme que la France est une République indivisible et précise, depuis la révision du 28 mars 2003, que son organisation est décentralisée. Ces deux principes combinent l’unité de l’État avec la reconnaissance de la décentralisation.

24. Qu’est-ce qui caractérise un État fédéral par rapport à une confédération ?

Il repose sur un traité international entre États qui conservent leur souveraineté propre.
Il constitue un État distinct doté d’un ordre juridique fédéral superposé à ceux des entités fédérées.
Il dispose d’un pouvoir central unique sans ordre juridique propre aux entités territoriales.
Il confie les décisions communes à des représentants soumis à une règle générale d’unanimité.

Il constitue un État distinct doté d’un ordre juridique fédéral superposé à ceux des entités fédérées.

Explication

L’État fédéral est une personne étatique distincte, composée d’entités disposant chacune d’un ordre juridique propre, superposé à l’ordre fédéral. La confédération, en revanche, associe des États souverains par traité sans créer un nouvel État.

25. Quelle définition correspond à une confédération ?

Une association d’États souverains créée par traité international, où les décisions sont en principe prises à l’unanimité.
Une organisation politique à laquelle des États transfèrent certaines compétences selon des règles constitutionnelles communes.
Un régime doté d’une Constitution unique accordant une autonomie institutionnelle étendue à certaines régions.
Un État composé d’entités fédérées possédant des ordres juridiques organisés sous un ordre fédéral commun.

Une association d’États souverains créée par traité international, où les décisions sont en principe prises à l’unanimité.

Explication

La confédération est fondée sur un traité international entre États qui demeurent souverains, avec une règle de décision généralement unanime. Un État fédéral crée au contraire une personne étatique distincte et un ordre juridique fédéral.

26. Dans un État fédéral, comment le principe de participation permet-il aux entités fédérées d’influencer le pouvoir central ?

Par l’exercice séparé des fonctions législative, exécutive et judiciaire dans chaque entité.
Par la possibilité de conclure librement des traités internationaux avec des États étrangers.
Par leur représentation dans les institutions centrales et leur participation à la révision constitutionnelle.
Par l’administration de leurs territoires sous l’autorité d’un pouvoir central constitutionnel unique.

Par leur représentation dans les institutions centrales et leur participation à la révision constitutionnelle.

Explication

Le principe de participation associe les entités fédérées aux décisions fédérales grâce à leur représentation dans les institutions centrales et à leur intervention dans la révision de la Constitution. L’exercice de fonctions propres relève plutôt du principe d’autonomie.

27. Quelle situation illustre le principe d’autonomie dans un État fédéral ?

Une entité fédérée participe à la révision de la Constitution par des représentants dans les institutions centrales.
Des États souverains coordonnent leurs décisions par un traité international soumis à l’unanimité.
Une région applique une politique administrative définie par un pouvoir central doté d’une Constitution unique.
Une entité fédérée adopte ses propres règles et exerce ses fonctions législative, exécutive et judiciaire.

Une entité fédérée adopte ses propres règles et exerce ses fonctions législative, exécutive et judiciaire.

Explication

L’autonomie permet à chaque entité fédérée d’établir son ordre juridique et d’exercer les fonctions législative, exécutive et judiciaire. La représentation dans les institutions centrales et la révision constitutionnelle relèvent du principe de participation.

28. Comment définir l’Union européenne au regard de sa structure juridique et politique ?

Une organisation administrative régionale chargée d’appliquer les décisions économiques du pouvoir central européen.
Une confédération classique où les États membres coordonnent leurs décisions sans transférer de compétences communes.
Un État fédéral souverain dont les entités membres disposent d’un ordre juridique inférieur au droit fédéral.
Une organisation politique et économique sui generis à laquelle les États ont transféré certaines compétences par traité.

Une organisation politique et économique sui generis à laquelle les États ont transféré certaines compétences par traité.

Explication

L’Union européenne est une organisation politique et économique sui generis, fondée sur le transfert de certaines compétences par les traités. Elle ne correspond donc ni exactement à une confédération classique ni à un État fédéral souverain.

29. Pourquoi l’Union européenne n’est-elle pas considérée comme un État souverain ?

Elle ne possède aucune compétence dans les domaines économique, monétaire ou institutionnel.
Elle exerce ses compétences selon une Constitution étatique qui définit elle-même son domaine d’action.
Elle reçoit ses pouvoirs d’une autorité centrale indépendante des États membres et de leurs traités.
Elle agit dans la limite des compétences attribuées par les traités conclus entre les États membres.

Elle agit dans la limite des compétences attribuées par les traités conclus entre les États membres.

Explication

L’Union européenne ne dispose que des compétences que les États membres lui ont attribuées par les traités, ce qui distingue son statut de celui d’un État souverain. Les États membres conservent ainsi la compétence de la compétence, c’est-à-dire la capacité de déterminer l’étendue des pouvoirs attribués.

30. Quel est le rôle fondamental d’une Constitution moderne ?

Coordonner des États souverains au moyen d’un traité international et de décisions communes.
Instituer, organiser et limiter le pouvoir de l’État par un ensemble de règles.
Transférer certaines compétences étatiques à une organisation politique et économique supranationale.
Accorder aux régions une autonomie législative sous la direction d’un pouvoir central unique.

Instituer, organiser et limiter le pouvoir de l’État par un ensemble de règles.

Explication

La Constitution moderne rassemble les règles qui instituent les pouvoirs de l’État, organisent leur fonctionnement et en fixent les limites. L’autonomie régionale ou le transfert de compétences à une organisation internationale renvoient à d’autres structures institutionnelles.

31. À quelle date la France adopte-t-elle sa première Constitution écrite ?

Le 14 juillet 1789, au début de la Révolution française et avant le serment du Jeu de paume.
Le 4 octobre 1958, lors de l’instauration de la Ve République française.
Le 3 septembre 1791, après le serment du Jeu de paume de 1789.
Le 26 août 1789, au moment de l’adoption de la Déclaration des droits de l’homme.

Le 3 septembre 1791, après le serment du Jeu de paume de 1789.

Explication

La France adopte sa première Constitution écrite le 3 septembre 1791, dans le contexte révolutionnaire ouvert notamment par le serment du Jeu de paume de 1789. Les autres dates renvoient à des événements révolutionnaires ou constitutionnels différents.

32. Quel objectif définit le mieux le constitutionnalisme ?

Organiser la coopération entre États souverains au moyen de décisions prises par accord unanime.
Renforcer l’autorité de l’État en écartant les limites juridiques imposées à son pouvoir.
Concilier la puissance souveraine de l’État avec la liberté individuelle grâce à des règles constitutionnelles.
Accorder aux entités fédérées une compétence judiciaire autonome sous un ordre juridique fédéral.

Concilier la puissance souveraine de l’État avec la liberté individuelle grâce à des règles constitutionnelles.

Explication

Le constitutionnalisme cherche à encadrer la puissance de l’État afin de préserver la liberté individuelle au moyen de règles constitutionnelles. Il ne vise donc pas à accroître le pouvoir étatique en supprimant ses limites, ni à organiser une fédération ou une confédération.

33. Quelle distinction décrit correctement la Constitution matérielle et la Constitution formelle ?

La Constitution matérielle désigne les textes écrits, tandis que la Constitution formelle désigne les pratiques institutionnelles.
La Constitution matérielle concerne la procédure, tandis que la Constitution formelle concerne les droits et libertés protégés.
La Constitution matérielle organise les élections, tandis que la Constitution formelle répartit les compétences juridictionnelles.
La Constitution matérielle concerne le contenu du pouvoir, tandis que la Constitution formelle concerne la procédure d’adoption et de révision.

La Constitution matérielle concerne le contenu du pouvoir, tandis que la Constitution formelle concerne la procédure d’adoption et de révision.

Explication

La Constitution matérielle renvoie aux règles relatives au contenu de l’organisation et de la limitation du pouvoir, alors que la Constitution formelle dépend d’une procédure particulière. Confondre ces notions revient à attribuer la procédure à la Constitution matérielle et le contenu à la Constitution formelle.

34. Par quel mécanisme la Constitution limite-t-elle le pouvoir politique ?

Elle organise les pouvoirs publics afin qu’ils se limitent mutuellement et garantit les droits et libertés.
Elle sépare les institutions sans prévoir de garanties particulières pour les droits individuels.
Elle protège les droits en laissant chaque pouvoir exercer ses compétences sans contrôle réciproque.
Elle confie l’ensemble des compétences publiques à une autorité chargée de protéger les libertés.

Elle organise les pouvoirs publics afin qu’ils se limitent mutuellement et garantit les droits et libertés.

Explication

La limitation constitutionnelle du pouvoir repose sur l’organisation des pouvoirs publics, leur contrôle réciproque et la garantie des droits et libertés. Une simple séparation institutionnelle dépourvue de garanties des droits ne suffit donc pas à caractériser ce mécanisme.

35. Que signifie l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen concernant l’existence d’une Constitution ?

Une société dotée d’un texte écrit possède une Constitution même si les pouvoirs ne sont pas séparés.
Une société qui organise des élections dispose d’une Constitution, quelle que soit la protection des droits.
Une société ayant des institutions stables possède une Constitution même sans garantie juridictionnelle.
Une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution.

Une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution.

Explication

L’article 16 lie l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. La présence d’un texte écrit, d’élections ou d’institutions stables ne suffit pas, à elle seule, à remplir cette exigence.

36. Quels éléments composent notamment la Constitution britannique ?

Des lois électorales, des décisions ministérielles et des conventions internationales.
Un texte constitutionnel unique, des règlements administratifs et des traités européens.
Des textes historiques, des décisions juridictionnelles et des règles coutumières.
Une déclaration des droits récente, un code civil et des usages parlementaires locaux.

Des textes historiques, des décisions juridictionnelles et des règles coutumières.

Explication

La Constitution britannique repose notamment sur la Magna Carta, la Pétition des droits, le Bill of Rights, des décisions juridictionnelles et des règles coutumières. Elle ne se réduit donc pas à un document constitutionnel unique.

37. Quelle différence permet de distinguer la pratique constitutionnelle de la coutume constitutionnelle ?

La pratique désigne une tradition historique, tandis que la coutume correspond à une compétence exercée par une institution.
La pratique impose une obligation juridique, tandis que la coutume correspond à une conduite institutionnelle variable.
La pratique est une règle juridique écrite, tandis que la coutume décrit les décisions prises par les acteurs publics.
La pratique concerne l’usage des compétences par les acteurs, tandis que la coutume est une règle de droit non écrite.

La pratique concerne l’usage des compétences par les acteurs, tandis que la coutume est une règle de droit non écrite.

Explication

La pratique constitutionnelle décrit la manière dont les acteurs exercent leurs compétences, tandis que la coutume constitutionnelle constitue une règle de droit non écrite. Une pratique peut donc exister sans avoir la portée normative d’une coutume.

38. Quelle est la fonction du pouvoir constituant originaire ?

Interpréter les règles constitutionnelles afin d’en préciser la portée juridique.
Exercer les compétences attribuées aux institutions par la Constitution en vigueur.
Réviser une Constitution existante en appliquant la procédure prévue par celle-ci.
Établir une nouvelle Constitution en dehors du cadre fixé par une Constitution antérieure.

Établir une nouvelle Constitution en dehors du cadre fixé par une Constitution antérieure.

Explication

Le pouvoir constituant originaire est celui qui établit une nouvelle Constitution. La révision et l’exercice des compétences institutionnelles relèvent de pouvoirs agissant dans le cadre constitutionnel déjà établi.

39. Par quelles modalités une Constitution peut-elle être établie ?

Elle est nécessairement adoptée par référendum après avoir été préparée par une assemblée constituante.
Elle peut être octroyée, négociée ou élaborée avec la participation des gouvernés par référendum, élection ou consultation populaire.
Elle résulte d’une décision parlementaire, sans intervention possible des gouvernés ou d’acteurs extérieurs.
Elle doit être rédigée par un gouvernement en place avant d’être publiée par l’autorité judiciaire.

Elle peut être octroyée, négociée ou élaborée avec la participation des gouvernés par référendum, élection ou consultation populaire.

Explication

Une Constitution peut être imposée par octroi, négociée ou élaborée avec la participation des gouvernés, notamment par référendum, élection d’une assemblée constituante ou consultation populaire. Le référendum constitue donc une modalité possible parmi plusieurs, et non une condition générale.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de conduite régissant les rapports sociaux.

Quelles sont les caractéristiques d'une règle de droit ?

Elle est générale, obligatoire et sanctionnée en cas de non-respect.

Qu'est-ce que le droit positif ?

L'ensemble des règles sanctionnées par l'autorité publique à un moment et lieu donnés.

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