QCM : Fondements du droit public (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le contenu de l’intérêt général ne peut-il pas être défini de manière matérielle et stable ?

Il est fixé par les parlementaires dans une définition formelle.
Il varie selon les sociétés, les époques et les circonstances.
Il dépend des règles constitutionnelles communes à toutes les sociétés.
Il correspond à un contenu déterminé par les autorités judiciaires.

Il varie selon les sociétés, les époques et les circonstances.

Explication

Le contenu matériel de l’intérêt général évolue avec les sociétés, les époques et les circonstances. L’idée d’une définition formelle parlementaire confond les formes possibles de définition avec la variabilité du contenu.

2. Une règle impose un avantage dont tous les sujets du roi doivent bénéficier. Quel terme désigne cet avantage ?

Le commun profit.
Le bien commun.
L’intérêt général.
Le droit public.

Le commun profit.

Explication

Le commun profit désigne ce qui bénéficie obligatoirement à tous les sujets du roi. Le bien commun renvoie ici à une notion distincte, tandis que l’intérêt général varie selon les circonstances et que le droit public organise la société politique.

3. Une administration compare deux mesures en estimant le bonheur collectif produit par chacune et retient celle qui maximise la satisfaction des individus. Quelle conception de l’intérêt général applique-t-elle ?

La conception du commun profit des sujets du roi.
La conception de Rousseau fondée sur la volonté générale.
La conception utilitariste associée à Bentham.
La conception volontariste ou républicaine.

La conception utilitariste associée à Bentham.

Explication

La conception utilitariste associée à Jeremy Bentham définit l’intérêt général par le bonheur collectif obtenu en maximisant la satisfaction des individus. La conception volontariste fait primer la volonté de l’État, tandis que l’égalité liée à Rousseau et le commun profit relèvent d’autres notions.

4. Un gouvernement juge qu’une mesure relève de l’intérêt général parce qu’elle exprime la volonté fixée par l’État, même si elle ne satisfait pas les intérêts individuels. Quelle conception adopte-t-il ?

La méthode utilitariste de comparaison du bonheur collectif.
La conception volontariste, aussi dite républicaine.
La conception rousseauiste de la volonté générale égalitaire.
La conception utilitariste associée à Bentham.

La conception volontariste, aussi dite républicaine.

Explication

La conception volontariste, également appelée républicaine, fait dépendre l’intérêt général de la volonté fixée par l’État plutôt que de la satisfaction des intérêts particuliers. L’utilitarisme agrège les intérêts individuels et compare le bonheur collectif, tandis que l’égalité caractérise la volonté générale chez Rousseau.

5. Que désigne l’exorbitance du droit public ?

La répartition des compétences entre les juridictions civiles et les juridictions pénales
L’obligation faite aux particuliers de consentir avant toute décision d’une administration publique
L’écart aux règles ordinaires du droit privé, lié notamment aux prérogatives particulières de l’État
La soumission des administrations aux mêmes règles que les particuliers dans leurs relations juridiques

L’écart aux règles ordinaires du droit privé, lié notamment aux prérogatives particulières de l’État

Explication

L’exorbitance désigne l’écart aux règles ordinaires du droit privé, notamment parce que l’État dispose de droits particuliers que les particuliers n’ont pas. La soumission des administrations aux mêmes règles que les particuliers décrit au contraire une absence de prérogatives spécifiques.

6. Quel domaine du droit public régit les relations entre les États et les organisations internationales ?

Le droit constitutionnel
Le droit international public
Le droit des finances publiques
Le droit administratif

Le droit international public

Explication

Le droit international public régit les relations entre États ainsi qu’entre organisations internationales. Le droit administratif concerne plutôt les rapports entre l’État, les administrations publiques et les usagers ou citoyens.

7. Quelle fonction remplit l’institutionnalisation du pouvoir dans la formation de l’État moderne ?

Concentrer l’autorité royale dans la personne du souverain régnant
Détacher l’autorité des caractéristiques personnelles de celui qui l’exerce
Subordonner le pouvoir temporel aux décisions du pouvoir spirituel
Répartir durablement l’autorité entre les seigneurs et leurs vassaux

Détacher l’autorité des caractéristiques personnelles de celui qui l’exerce

Explication

L’institutionnalisation dissocie l’autorité de la personne qui en est titulaire et s’oppose ainsi à la personnalisation du pouvoir. La concentration entre seigneurs et vassaux décrit plutôt la fragmentation féodale que l’effet recherché par cette institutionnalisation.

8. À quel siècle l’État moderne apparaît-il comme une forme d’organisation politique ?

Au XVIIe siècle, avec la séparation des pouvoirs religieux
Au XVIe siècle, avec l’émergence de l’État moderne
Au XVIIIe siècle, avec la création des institutions royales
Au XVe siècle, avec l’organisation de la société féodale

Au XVIe siècle, avec l’émergence de l’État moderne

Explication

L’État moderne apparaît au XVIe siècle, après la concentration progressive du pouvoir politique dans l’État. Le XVe siècle correspond plutôt à une étape antérieure où le roi acquiert des capacités fiscales et judiciaires.

9. En quoi la personnalité morale de l’État diffère-t-elle de celle de ses représentants ?

Elle réserve la personnalité juridique aux représentants, tandis que l’État demeure dépourvu de droits et d’obligations.
Elle distingue l’institution de ses représentants, qui agissent en son nom sans se confondre avec elle.
Elle attribue à chaque représentant un patrimoine public distinct de celui de l’institution étatique.
Elle permet aux représentants d’incarner personnellement l’État et d’exercer ses droits en leur nom propre.

Elle distingue l’institution de ses représentants, qui agissent en son nom sans se confondre avec elle.

Explication

La personnalité morale permet à l’État d’être titulaire de droits et débiteur d’obligations tout en restant distinct des personnes qui le représentent. L’idée que les représentants incarnent personnellement l’État confond l’institution avec ses agents.

10. À quel penseur attribue-t-on la définition sociologique de la souveraineté comme monopole de la violence légitime ?

Jean Bodin
Max Weber
Thomas Hobbes
Hans Kelsen

Max Weber

Explication

Max Weber caractérise sociologiquement la souveraineté par le monopole de la violence légitime. Jean Bodin, autre auteur associé à la souveraineté, la définit plutôt comme une puissance absolue et perpétuelle.

11. Pourquoi un État unitaire peut-il confier des compétences propres à des collectivités territoriales sans remettre en cause son unité politique et juridique ?

Parce que les collectivités disposent de compétences locales, tandis que la souveraineté demeure exercée par un seul organisme étatique.
Parce que les agents locaux remplacent le législateur national et adoptent des lois communes à tout le territoire.
Parce que les collectivités deviennent des États souverains qui partagent leurs compétences avec l’État central.
Parce que les collectivités légifèrent dans toutes les matières, chacune selon sa propre Constitution.

Parce que les collectivités disposent de compétences locales, tandis que la souveraineté demeure exercée par un seul organisme étatique.

Explication

La décentralisation attribue des compétences propres aux collectivités territoriales, mais l’État unitaire conserve un seul organisme politique et juridique exerçant la souveraineté. À la différence d’États fédérés, ces collectivités ne deviennent pas des États souverains dotés de leur propre Constitution.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Fondements du droit public.

Selon la conception utilitariste associée à Jérémy benta, comment se définit l’intérêt général ?

Le bonheur collectif obtenu en maximisant la satisfaction des individus.

Quel droit étudie les notions fondamentales et accompagne l’organisation politique des sociétés ?

Le droit public.

Quel auteur associe le bien commun à la détermination des sociétés humaines ?

Thomas D´aquin.

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