QCM : Sources et application du droit (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société, quelle fonction décrit le mieux le droit en tant que phénomène social ?

Sanctionner les infractions sans organiser les relations entre les individus
Établir des règles de conduite et organiser les relations entre les individus
Exprimer les intérêts individuels sans organiser les relations sociales
Reproduire les traditions collectives sans fixer de règles de conduite

Établir des règles de conduite et organiser les relations entre les individus

Explication

Le droit est produit par la vie en société et contribue en retour à l’organiser par des règles de conduite. La réduction aux intérêts individuels néglige sa dimension collective, le reflet des traditions le confond avec les mœurs et la seule sanction en réduit la fonction.

2. Deux voisins sont en conflit au sujet d’une limite de propriété. Quelle contribution du droit correspond à cette situation ?

Fournir des règles permettant de résoudre le conflit apparu
Éviter tout conflit en empêchant les voisins de contester la limite
Remplacer les règles applicables par une entente informelle entre voisins
Prévenir de futurs conflits sans traiter le désaccord actuel

Fournir des règles permettant de résoudre le conflit apparu

Explication

Le droit contribue à prévenir les conflits et fournit aussi des règles pour les résoudre lorsqu’ils apparaissent. Éviter toute contestation confond prévention et résolution, tandis que les deux autres réponses écartent à tort le traitement du conflit présent par des règles.

3. Une règle générale prévoit que toute personne remplissant certaines conditions peut se marier ; un individu qui les remplit exerce cette possibilité. Comment qualifier ces deux aspects ?

La règle relève du droit objectif et la possibilité exercée d’un droit subjectif
La règle et la possibilité relèvent toutes deux du droit subjectif
La règle et la possibilité relèvent toutes deux du droit objectif
La règle relève du droit subjectif et la possibilité exercée du droit objectif

La règle relève du droit objectif et la possibilité exercée d’un droit subjectif

Explication

Le droit objectif désigne les règles générales et abstraites, tandis que le droit subjectif est la prérogative reconnue à une personne par ces règles. Inverser les notions confond la règle avec son exercice, et classer les deux aspects dans une seule catégorie efface leur distinction.

4. Dans un texte juridique, le mot « possession » reçoit un sens spécialisé qui diffère de son usage courant. Quelle caractéristique du langage juridique est illustrée ?

Un mot courant peut recevoir un sens particulier en droit
Le vocabulaire juridique se compose de termes sans équivalent courant
Un mot courant conserve nécessairement son sens ordinaire en droit
Un mot courant devient une règle juridique dès qu’il figure dans un texte

Un mot courant peut recevoir un sens particulier en droit

Explication

Le vocabulaire juridique comprend des termes spécialisés et des mots courants auxquels le droit donne un sens particulier. Le sens ordinaire inchangé néglige cette particularité, l’absence d’équivalent courant n’est qu’une autre possibilité et la présence dans un texte ne transforme pas un mot en règle.

5. Une règle juridique organise un rapport social, mais son contenu ne comporte pas d’évaluation morale. Quelle conclusion convient ?

Le droit partage une finalité normative avec la morale tout en restant autonome
L’autonomie du droit empêche toute convergence avec la morale
Le droit et la morale ont nécessairement un contenu identique
Le droit tire sa validité de son accord avec les jugements moraux

Le droit partage une finalité normative avec la morale tout en restant autonome

Explication

Le droit peut partager avec la morale une finalité normative ou converger avec elle tout en demeurant autonome ; certaines règles juridiques n’ont pas de dimension morale. Un contenu identique et une validité fondée sur la morale confondent convergence et dépendance, tandis que l’autonomie n’exclut pas les rapprochements.

6. Une personne refuse d’exécuter une obligation juridique et l’autorité compétente peut faire intervenir la force publique. Quel caractère distingue ici la règle de droit des règles morales ou religieuses ?

Son caractère coercitif et le recours légitime à la force publique
Sa vocation sociale et son caractère général
Son origine dans les usages collectifs de la société
Son adhésion à une conviction morale ou religieuse

Son caractère coercitif et le recours légitime à la force publique

Explication

La règle de droit se distingue notamment par son caractère coercitif et la possibilité de recourir légitimement à la force publique. La vocation sociale peut être commune aux autres normes, et les convictions ou usages collectifs ne caractérisent pas cette coercition juridique.

7. Un contrat prévoit qu’une règle choisie par les parties s’applique ; en son absence, une règle légale prend le relais. Comment qualifier la règle légale ?

Une règle supplétive, applicable en l’absence d’un choix différent
Une règle impérative, applicable en l’absence d’un choix différent
Une règle impérative, qui s’impose malgré le choix des parties
Une règle contractuelle, choisie par les parties plutôt que prévue par la loi

Une règle supplétive, applicable en l’absence d’un choix différent

Explication

Une règle supplétive s’applique si les personnes concernées n’ont pas choisi une autre règle. La règle impérative s’impose malgré leur choix, tandis que la règle contractuelle désigne le choix des parties plutôt que la règle légale subsidiaire.

8. Un acte ne respecte pas une condition exigée par la loi. Quelle forme de sanction juridique peut viser directement cet acte ?

L’exécution forcée d’un engagement lié à l’acte
La réparation d’un dommage causé par l’acte irrégulier
L’inhibition de l’acte qui ne remplit pas les conditions légales
Une peine de répression infligée à l’auteur de l’acte

L’inhibition de l’acte qui ne remplit pas les conditions légales

Explication

Parmi les sanctions juridiques figure l’inhibition d’un acte qui ne satisfait pas aux conditions légales. La réparation vise un dommage, l’exécution forcée concerne un engagement et la peine de répression est une autre forme de sanction.

9. Une commune conteste une décision prise par l’État, tandis qu’un particulier réclame le remboursement d’une somme à une société. Quel rattachement correspond à ces deux rapports ?

Le premier relève du droit public et le second du droit privé
Les deux relèvent du droit privé parce qu’ils concernent des litiges
Le premier relève du droit privé et le second du droit public
Les deux relèvent du droit public en raison de leur objet

Le premier relève du droit public et le second du droit privé

Explication

Le droit public régit notamment les relations entre l’État et les collectivités publiques, tandis que le droit privé régit les rapports entre personnes privées. Le rattachement inversé confond les deux catégories ; le critère du particulier ou du litige ne suffit pas à classer les deux rapports ; une société privée n’est pas une collectivité publique.

10. Une infraction provoque un désordre social et lèse directement une victime qui saisit le juge pénal pour défendre ses intérêts. Quelle caractéristique du droit pénal cette situation illustre-t-elle ?

Il répare les intérêts privés sans poursuivre le désordre social
Il protège l’intérêt général en écartant les démarches des victimes
Il relève de l’intérêt particulier dès qu’une victime est identifiée
Il vise l’intérêt général, tout en pouvant concerner des intérêts particuliers

Il vise l’intérêt général, tout en pouvant concerner des intérêts particuliers

Explication

Le droit pénal poursuit la répression d’un désordre social relevant de l’intérêt général, même si l’infraction peut aussi porter atteinte aux intérêts particuliers d’une victime. Le rattachement exclusif à l’intérêt privé néglige la dimension sociale ; réduire la victime à l’intérêt général méconnaît sa démarche personnelle ; la réparation privée ne remplace pas l’objectif répressif.

11. Un litige concerne un contrat de vente conclu dans le cadre d’une activité commerciale. Quelle branche correspond à la distinction entre droit commun et droits spéciaux ?

Le droit public, car l’activité commerciale présente un intérêt collectif
Le droit civil, car il constitue le droit commun des rapports privés
Le droit commercial, car le rapport relève d’un domaine spécial
Le droit civil, car tout contrat entre personnes privées en relève

Le droit commercial, car le rapport relève d’un domaine spécial

Explication

Le droit civil est le droit commun des rapports privés qui ne sont pas commerciaux, industriels, sociaux ou ruraux ; le droit commercial régit le domaine commercial particulier. Étendre le droit civil à une vente commerciale néglige cette exception ; le caractère privé du contrat ne supprime pas la spécialité ; l’intérêt collectif ne transforme pas ce rapport privé en droit public.

12. Un litige privé relève d’un domaine soumis à une règle spéciale, mais cette règle ne répond pas à une question soulevée par les parties. Comment le droit civil intervient-il ?

Il remplace la règle spéciale pour l’ensemble du litige
Il transforme le litige en rapport de droit public
Il reste écarté dès qu’une règle spéciale existe
Il complète la règle spéciale sur la question restée sans réponse

Il complète la règle spéciale sur la question restée sans réponse

Explication

Le droit civil sert de référence lorsqu’aucune règle spéciale ne s’applique et complète les règles spéciales lorsqu’elles laissent des questions sans réponse. Le remplacement intégral confond complément et substitution ; écarter le droit civil méconnaît sa fonction supplétive ; le silence d’une règle ne change pas la nature privée du litige.

13. Une règle est contenue dans un engagement que la France a conclu avec un autre État. Quelle est l’origine de cette règle ?

Une origine internationale, puisqu’elle résulte des relations entre États
Une origine coutumière, puisqu’elle découle d’une pratique entre États
Une origine interne, puisqu’elle est formulée dans un texte écrit
Une origine interne, puisqu’elle s’applique dans le système français

Une origine internationale, puisqu’elle résulte des relations entre États

Explication

Une règle issue des relations de la France avec un autre État est d’origine internationale, même si elle s’applique dans le système juridique français. L’application nationale ne détermine pas son origine ; le caractère écrit ne la rend pas interne ; un engagement entre États ne se confond pas avec une coutume.

14. Dans l’étude des éléments susceptibles de contribuer à la matière juridique, que désigne la doctrine ?

Les décisions rendues par les juges lorsqu’ils appliquent les textes
Les comportements répétés qui constituent des usages juridiques
Les textes adoptés par les autorités et regroupés dans les codes
Les écrits des personnes qui enseignent et recherchent sur le droit

Les écrits des personnes qui enseignent et recherchent sur le droit

Explication

La doctrine correspond aux écrits des personnes qui enseignent et recherchent sur le droit. Les décisions judiciaires relèvent de la jurisprudence ; les textes législatifs et réglementaires constituent une autre source ; les pratiques répétées renvoient aux coutumes.

15. Un texte est adopté par le Parlement, tandis qu’un autre est pris par le pouvoir exécutif. Comment faut-il les identifier selon leur mode de production ?

Le premier est un décret et le second une loi.
Les deux sont des décrets, car ils relèvent de pouvoirs publics.
Les deux sont des lois, car ils sont des textes juridiques.
Le premier est une loi et le second un décret.

Le premier est une loi et le second un décret.

Explication

La loi est produite par le Parlement, alors que le décret relève du pouvoir exécutif. Identifier le premier comme un décret confond leurs producteurs, tandis que les deux autres réponses attribuent à tort les deux textes à une seule catégorie.

16. Quel critère permet de classer les textes dans une hiérarchie des normes ?

Leur valeur, appréciée selon l’importance de l’organe qui les produit.
Leur date d’adoption, appréciée selon leur ancienneté.
Leur domaine, apprécié selon les personnes auxquelles ils s’appliquent.
Leur longueur, appréciée selon le nombre de dispositions.

Leur valeur, appréciée selon l’importance de l’organe qui les produit.

Explication

La hiérarchie classe les textes selon leur valeur, appréciée au regard de l’importance de l’organe qui les produit. L’ancienneté, la longueur ou le domaine d’application ne constituent pas le critère indiqué.

17. Dans un schéma juridique, une Constitution, une loi et un règlement doivent être placés par ordre de valeur, du rang le plus élevé au plus bas. Quel ordre convient ?

Constitution, loi, règlement.
Constitution, règlement, loi.
Loi, Constitution, règlement.
Règlement, loi, Constitution.

Constitution, loi, règlement.

Explication

Dans la hiérarchie présentée, la Constitution est au sommet, les lois viennent ensuite et les règlements se situent en dessous. Placer la loi ou le règlement au-dessus de la Constitution inverse les rangs établis.

18. Une loi a été élaborée dans le respect de la procédure requise, mais son contenu contredit la norme supérieure. Quel contrôle porte spécifiquement sur cette incompatibilité de contenu ?

Le contrôle de conformité.
Le contrôle de compétence.
Le contrôle de promulgation.
Le contrôle de validité.

Le contrôle de conformité.

Explication

Le contrôle de conformité vérifie que le contenu de la norme inférieure est compatible avec la norme supérieure. Le contrôle de validité porte sur les conditions d’élaboration, et le respect de la procédure ne garantit pas à lui seul la compatibilité du contenu.

19. Comment l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen présente-t-il la loi ?

Comme l’expression de la volonté des seuls représentants élus.
Comme l’expression de la volonté générale.
Comme l’expression de la volonté du pouvoir exécutif.
Comme l’expression de la volonté d’une juridiction.

Comme l’expression de la volonté générale.

Explication

L’article 6 présente la loi comme l’expression de la volonté générale. L’assimiler à la volonté de l’exécutif, d’une juridiction ou des seuls représentants écarte cette formulation.

20. Quelle transformation majeure le Code civil de 1804 a-t-il apportée au droit français ?

Il a créé la distinction entre pays de coutume au nord et pays de droit écrit au sud.
Il a systématisé et unifié un droit auparavant partagé entre coutumes au nord et droit écrit au sud.
Il a maintenu les droits coutumiers au nord et le droit écrit au sud sans chercher à les rapprocher.
Il a rassemblé des textes sans systématiser ni unifier le droit français.

Il a systématisé et unifié un droit auparavant partagé entre coutumes au nord et droit écrit au sud.

Explication

Le Code civil, promulgué en 1804, a systématisé et unifié le droit français, auparavant partagé entre pays de coutume au nord de la Loire et pays de droit écrit au sud. Le maintien de cette division ou une simple compilation ne rend pas compte de cet apport.

21. Une réforme organise les règles d’une matière autour d’une cohérence conceptuelle. Une autre réunit dans un code des textes déjà existants sans donner au code de concept propre ni d’esprit. Comment qualifier ces deux démarches ?

Codification réelle pour la première, codification à droit constant pour la seconde.
Codification à droit constant pour la première, codification réelle pour la seconde.
Codification à droit constant pour les deux démarches.
Codification réelle pour les deux démarches.

Codification réelle pour la première, codification à droit constant pour la seconde.

Explication

La codification réelle systématise le droit et lui donne une cohérence conceptuelle, tandis que la codification à droit constant rassemble des textes sans créer de concept propre ni d’esprit. Inverser les catégories ou les appliquer aux deux démarches méconnaît cette distinction.

22. Un texte paraît clair, mais son application littérale dans un cas concret contredit le sens recherché par son auteur. Quelle démarche d’interprétation est alors admise ?

Remplacer le texte par une règle nouvelle sans en rechercher le sens.
Écarter le texte parce que toute difficulté d’application l’annule.
S’en tenir au sens littéral parce que le texte paraît clair.
Réinterpréter le texte pour éviter une application littérale contraire au sens recherché.

Réinterpréter le texte pour éviter une application littérale contraire au sens recherché.

Explication

Un texte clair n’a en principe pas besoin d’être interprété, mais une réinterprétation est possible si l’application littérale contredit le sens recherché. S’en tenir mécaniquement à la lettre méconnaît cette exception, tandis que modifier ou écarter le texte n’est pas la démarche décrite.

23. Dans une étude portant sur toutes les décisions rendues en droit commercial pendant une année, quel sens du terme « jurisprudence » est employé ?

Le sens strict, qui vise les décisions fixant durablement l’état du droit
Le sens normatif, qui vise les textes écrits régissant une matière
Le sens institutionnel, qui vise les décisions de la Cour de cassation
Le sens large, qui englobe les décisions rendues dans une matière pendant une période

Le sens large, qui englobe les décisions rendues dans une matière pendant une période

Explication

Au sens large, la jurisprudence rassemble les décisions rendues pendant une période dans une matière ou dans l’ensemble du droit. Le sens strict vise les décisions qui fixent durablement l’état du droit ; la Cour de cassation n’en constitue pas la définition, et les textes écrits relèvent de la loi.

24. Une loi est obscure sur un point déterminant, et le juge est régulièrement saisi d’un litige. Que lui impose l’article 4 du Code civil ?

Suspendre l’affaire jusqu’à ce que le législateur clarifie la loi
Édicter une règle générale qui remplace la loi obscure
Suivre une interprétation imposée par une autorité extérieure
Statuer malgré l’obscurité, sous peine de déni de justice

Statuer malgré l’obscurité, sous peine de déni de justice

Explication

L’article 4 oblige le juge à statuer malgré le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi ; un refus peut constituer un déni de justice. Suspendre l’affaire pour cette seule raison méconnaît cette obligation, tandis que l’article n’impose ni une interprétation extérieure ni l’édiction d’une règle générale.

25. Après l’examen des faits et du droit par les juges du fond, une partie invoque une erreur de droit devant la Cour de cassation. Quel est le rôle de cette cour ?

Vérifier le respect du droit applicable sans rejuger l’affaire au fond
Réexaminer les faits et le droit comme une juridiction du fond
Établir les faits de l’affaire avant d’appliquer le droit pertinent
Contrôler la forme de la procédure sans examiner le droit applicable

Vérifier le respect du droit applicable sans rejuger l’affaire au fond

Explication

La Cour de cassation vérifie que le droit applicable a été respecté, sans rejuger l’affaire au fond ; l’appréciation des faits et du droit revient aux juges du fond. Un nouvel examen factuel confond les fonctions, et limiter le contrôle à la procédure en écarte à tort la conformité juridique.

26. Une loi fixe les règles applicables aux commerçants, et un usage commercial en précise la mise en œuvre dans le même sens. Comment qualifier cet usage ?

Une coutume praeter legem
Une coutume contra legem
Une disposition législative complémentaire
Une coutume secundum legem

Une coutume secundum legem

Explication

La coutume secundum legem complète la loi dans le même sens, comme les usages du commerce. La coutume praeter legem intervient dans un vide législatif, tandis que la coutume contra legem s’oppose à la loi ; une disposition législative n’est pas un usage coutumier.

27. Avant qu’une loi ne règle l’attribution du nom de famille, une pratique attribue habituellement le nom du père. Quel rapport cette coutume entretient-elle avec la loi ?

Elle constitue une disposition législative écrite sur le nom de famille
Elle relève de la coutume secundum legem, qui complète une loi concordante
Elle relève de la coutume contra legem, qui s’oppose à une loi existante
Elle relève de la coutume praeter legem, qui comble un vide de la loi

Elle relève de la coutume praeter legem, qui comble un vide de la loi

Explication

La coutume praeter legem comble un vide laissé par la loi, comme l’usage relatif au nom du père avant une règle législative sur la question. La coutume secundum legem complète une loi dans le même sens, et la coutume contra legem s’y oppose ; une pratique n’est pas pour autant une disposition écrite.

28. Une pratique du don manuel déroge à l’exigence légale d’un acte notarié pour les donations. Quelle catégorie de coutume décrit cette situation ?

La coutume secundum legem
La coutume contra legem
La coutume praeter legem
La règle législative issue de l’usage

La coutume contra legem

Explication

La coutume contra legem s’oppose à la loi, comme le don manuel face à l’exigence d’un acte notarié pour les donations. Une coutume praeter legem comble un vide, une coutume secundum legem complète la loi dans le même sens, et l’exigence notariale est une règle légale, non un usage.

29. Comment définir la doctrine en droit ?

L’opinion des personnes qui enseignent ou écrivent sur le droit, et leurs raisonnements juridiques
L’ensemble des textes adoptés par les autorités qui créent des normes
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions dans les litiges
Les pratiques sociales habituelles perçues comme des règles de droit

L’opinion des personnes qui enseignent ou écrivent sur le droit, et leurs raisonnements juridiques

Explication

La doctrine désigne l’opinion communément professée par ceux qui enseignent le droit ou écrivent à son sujet, ainsi que les raisonnements et opinions produits dans l’ordre juridique. Les décisions relèvent de la jurisprudence, les textes des sources normatives et les pratiques juridiques de la coutume.

30. À quelle date la Cour de cassation a-t-elle admis, dans l’arrêt Jacques Vabre, le contrôle de conformité d’une loi postérieure à un traité ?

Le 15 janvier 1975
Le 24 mai 1975
Le 4 octobre 1958
Le 25 mars 1957

Le 24 mai 1975

Explication

Le 24 mai 1975, la Cour de cassation a admis dans l’arrêt Jacques Vabre le contrôle de conformité d’une loi postérieure à un traité. Le 4 octobre 1958 renvoie à la Constitution, le 15 janvier 1975 à la loi IVG mentionnée dans le cours, et le 25 mars 1957 au traité de Rome.

31. Une règle est adoptée par une institution de l’Union européenne, tandis qu’un traité modifie les fondements de l’Union. Comment classer ces deux normes ?

Les deux relèvent du droit dérivé puisqu’ils concernent l’Union
La règle est du droit dérivé et le traité du droit primaire
La règle est du droit primaire et le traité du droit dérivé
Les deux relèvent du droit primaire puisqu’ils ont une portée européenne

La règle est du droit dérivé et le traité du droit primaire

Explication

Le droit primaire comprend les traités qui fondent ou révisent l’Union, alors que le droit dérivé rassemble les règles produites par ses institutions. Classer la règle institutionnelle comme primaire ou le traité révisant comme dérivé inverse cette distinction; la portée européenne ne suffit pas à classer une norme.

32. Un État membre doit mettre en œuvre une mesure européenne qui fixe un objectif, tout en gardant le choix des moyens. De quel acte s’agit-il ?

D’un règlement directement applicable dans l’État
D’une directive à transposer par l’État
D’une décision judiciaire à transposer par l’État
D’un traité primaire à ratifier par l’État

D’une directive à transposer par l’État

Explication

Une directive fixe des objectifs que les États doivent atteindre et qu’ils transposent en choisissant les moyens. Le règlement est directement applicable sans transposition, tandis qu’un traité primaire relève des fondements de l’Union et non de ce mécanisme.

33. Après avoir épuisé les recours internes, une personne estime que son propre État a violé ses droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. Qui peut-elle saisir ?

La Commission européenne
La Cour de justice de l’Union européenne
Le Conseil européen
La Cour européenne des droits de l’homme

La Cour européenne des droits de l’homme

Explication

Un individu peut saisir la Cour européenne des droits de l’homme contre son propre État après épuisement des voies de recours internes. La Cour de justice de l’Union européenne est une juridiction distincte, l’épuisement des recours est requis, et la saisine n’est pas réservée aux États.

34. Une loi a été votée et publiée officiellement, mais le président ne l’a pas encore promulguée. Quelle distinction décrit correctement ces deux étapes ?

La promulgation rend le texte obligatoire dès son vote ; la publication constate ensuite la régularité de son élaboration.
La promulgation porte le texte à la connaissance du public ; la publication constate la régularité de son élaboration et lui donne force exécutoire.
La publication porte le texte à la connaissance du public ; la promulgation constate la régularité de son élaboration et lui donne force exécutoire.
La publication fixe nécessairement l’entrée en vigueur ; la promulgation détermine la date à laquelle le texte devient obligatoire.

La publication porte le texte à la connaissance du public ; la promulgation constate la régularité de son élaboration et lui donne force exécutoire.

Explication

La publication officielle porte le texte à la connaissance du public, tandis que la promulgation des lois constate la régularité de leur procédure d’élaboration et leur donne force exécutoire. Confondre promulgation et publication inverse leurs fonctions ; attribuer à la publication la vérification de la procédure lui prête le rôle de la promulgation ; faire commencer l’obligation dès le vote confond adoption et entrée en vigueur.

35. Une loi publiée au Journal officiel le 12 juin ne fixe aucune date d’entrée en vigueur et ne relève d’aucune urgence. À quelle date entre-t-elle en vigueur ?

Le 14 juin, après un jour entier d’attente.
Le 12 juin, jour de sa publication.
Le 12 juin, dès lors que toute loi publiée est urgente.
Le 13 juin, lendemain de sa publication.

Le 13 juin, lendemain de sa publication.

Explication

À défaut de date fixée par la loi, l’article 1er du Code civil prévoit son entrée en vigueur le lendemain de sa publication, soit le 13 juin. Le 12 juin confond publication et entrée en vigueur ; le 14 juin ajoute un délai non prévu ; l’entrée en vigueur le jour même correspond à une urgence justifiée, absente ici.

36. Une loi nouvelle entre en vigueur le 1er septembre et modifie les conséquences juridiques d’actes accomplis en juillet. Quel principe de l’article 2 du Code civil s’applique ?

La loi valide les actes de juillet, mais seulement si leurs effets sont encore en cours.
La loi nouvelle remplace rétroactivement l’ancienne dès sa publication officielle.
La loi régit les actes de juillet dès lors que leurs effets se poursuivent après septembre.
La loi vaut pour l’avenir et ne régit pas rétroactivement les actes de juillet.

La loi vaut pour l’avenir et ne régit pas rétroactivement les actes de juillet.

Explication

L’article 2 du Code civil dispose que la loi ne vaut que pour l’avenir et n’est pas rétroactive : la loi entrée en vigueur le 1er septembre ne régit donc pas rétroactivement les actes de juillet. L’application aux effets futurs confond effet immédiat et rétroactivité ; le remplacement dès la publication ignore la règle temporelle ; la validation du passé n’est pas prévue par ce principe.

37. Après l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle, les effets futurs d’une situation légale continuent de se produire, tandis qu’un contrat antérieur doit encore être exécuté. Quel régime transitoire s’applique en principe ?

La loi nouvelle régit les effets futurs des deux situations, légale et contractuelle.
La loi ancienne régit les effets futurs de la situation légale ; le contrat relève de la loi nouvelle.
La loi ancienne régit les deux situations, légale et contractuelle, jusqu’à leur disparition.
La loi nouvelle régit les effets futurs de la situation légale ; le contrat reste soumis à la loi ancienne.

La loi nouvelle régit les effets futurs de la situation légale ; le contrat reste soumis à la loi ancienne.

Explication

En principe, la loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets futurs des situations légales, alors que les situations contractuelles restent soumises à la loi ancienne. Inverser les régimes attribue à la loi ancienne la situation légale et à la loi nouvelle le contrat ; étendre l’effet immédiat au contrat méconnaît son régime de principe ; soumettre les deux situations à l’ancienne loi néglige l’effet immédiat.

38. Un juge interprète une disposition ancienne pour trancher aujourd’hui un litige portant sur des faits passés. Pourquoi cette interprétation est-elle naturellement rétroactive ?

Parce que le juge crée une règle nouvelle applicable aux faits antérieurs.
Parce que tout jugement produit ses effets à la date des faits litigieux.
Parce que le sens donné au texte est indissociable du texte interprété.
Parce que l’interprétation rend rétroactive toute loi entrée en vigueur après les faits.

Parce que le sens donné au texte est indissociable du texte interprété.

Explication

L’interprétation est naturellement rétroactive parce que le sens donné au texte ne peut être détaché du texte lui-même. L’idée de création d’une règle nouvelle confond interprétation et création ; la date du jugement n’explique pas cet effet ; la rétroactivité de l’interprétation ne rend pas rétroactive toute loi postérieure aux faits.

39. Un justiciable soutient qu’une jurisprudence ancienne doit rester inchangée parce qu’il s’y était fié. Quel principe encadre la réponse du juge ?

La jurisprudence ancienne s’impose au juge tant qu’une loi nouvelle ne l’a pas expressément remplacée.
Le juge peut faire évoluer la jurisprudence, mais cette évolution échappe à sa mission d’application du droit.
La sécurité juridique ne garantit pas un droit acquis à une jurisprudence figée, et son évolution relève de l’office du juge.
La sécurité juridique garantit le maintien des solutions jurisprudentielles sur lesquelles les justiciables se sont fondés.

La sécurité juridique ne garantit pas un droit acquis à une jurisprudence figée, et son évolution relève de l’office du juge.

Explication

La sécurité juridique ne confère pas de droit acquis à une jurisprudence figée ; son évolution relève de l’office du juge dans l’application du droit. Garantir le maintien des solutions transforme la sécurité juridique en droit acquis ; retirer cette évolution de la mission du juge contredit son office ; subordonner tout changement à une loi nouvelle confond jurisprudence et législation.

40. La Cour de cassation opère un revirement qui, appliqué rétroactivement dans une affaire, priverait une partie d’un accès effectif au juge. Quelle solution peut-elle retenir ?

Annuler le revirement, car la sécurité juridique interdit de modifier une jurisprudence établie.
Écarter toute application du revirement dans les affaires qui concernent des faits passés.
Appliquer rétroactivement le revirement, car toute évolution jurisprudentielle s’impose aux faits passés.
Écarter exceptionnellement la rétroactivité du revirement pour préserver le procès équitable.

Écarter exceptionnellement la rétroactivité du revirement pour préserver le procès équitable.

Explication

Le revirement s’applique par principe rétroactivement, mais la Cour de cassation peut exceptionnellement écarter cet effet si le procès équitable, notamment l’accès au juge, est compromis. Appliquer mécaniquement la rétroactivité oublie cette exception ; interdire les revirements méconnaît l’office du juge ; écarter toute rétroactivité dans les affaires passées transforme l’exception en règle générale.

41. Quelle valeur propre à la personne humaine la distingue des biens ?

Le droit de propriété
La dignité humaine
La personnalité juridique
La capacité juridique

La dignité humaine

Explication

La dignité est une valeur propre à la personne humaine qui la distingue des biens. La personnalité juridique désigne l’aptitude à avoir des droits, la capacité concerne leur exercice, et la propriété est un droit portant sur un bien.

42. Un artiste consent à participer à un spectacle que les autorités estiment attentatoire à la dignité humaine. Quel principe peut justifier l’interdiction du spectacle ?

Le consentement rend licite toute atteinte à la dignité
La dignité protège ici la vie privée de l’artiste
L’interdiction concerne la dégradation d’un bien matériel
Le consentement n’empêche pas d’interdire une atteinte à la dignité

Le consentement n’empêche pas d’interdire une atteinte à la dignité

Explication

La dignité humaine n’est pas à la libre disposition de la personne : une atteinte peut donc être interdite même avec son consentement, comme dans l’affaire du lancer de nain. L’idée que le consentement rendrait l’atteinte licite méconnaît cette règle; la vie privée et la dégradation d’un bien relèvent d’autres notions.

43. Un enfant naît sans vie après une grossesse menée à terme. Quel statut possède-t-il au regard de la personnalité juridique ?

Il acquiert la personnalité juridique s’il a été viable avant le décès
Il n’acquiert pas la personnalité juridique
Il acquiert la personnalité juridique dès le commencement de la grossesse
Il acquiert la personnalité juridique du fait du terme atteint

Il n’acquiert pas la personnalité juridique

Explication

La personnalité juridique commence à la naissance à condition que l’enfant naisse vivant et viable; un enfant mort-né ne l’acquiert donc pas. La protection de l’être humain dès le commencement de la vie ne signifie pas que l’embryon ou le fœtus possède déjà cette personnalité.

44. Après un examen médical établissant la mort cérébrale d’une personne, quelle conséquence cela entraîne-t-il pour sa personnalité juridique ?

Sa personnalité juridique prend fin à l’arrêt du cœur seulement
Sa personnalité juridique prend fin
Sa personnalité juridique prend fin après un jugement d’absence
Sa personnalité juridique prend fin après une disparition du domicile

Sa personnalité juridique prend fin

Explication

La personnalité juridique de la personne physique prend fin à la mort, constatée juridiquement selon le critère de la mort cérébrale. L’arrêt du cœur correspond à un ancien critère; l’absence et la disparition désignent des situations distinctes d’incertitude.

45. Une personne cesse de paraître à son domicile, sans indice laissant penser que sa vie est en danger. Quelle situation juridique correspond à ce cas ?

Le changement de domicile
L’absence
Le décès
La disparition

L’absence

Explication

L’absence correspond à la disparition d’une personne de ses lieux de vie sans circonstances établissant un danger de mort. La disparition suppose au contraire des circonstances susceptibles de mettre sa vie en danger; le décès est juridiquement constaté selon un autre critère.

46. Une personne vit de façon stable et habituelle dans une ville, tandis que son domicile juridique se trouve dans une autre. Quel terme désigne le lieu où elle demeure habituellement ?

Le domicile
Le nom
L’état civil
La résidence

La résidence

Explication

La résidence désigne le lieu où une personne demeure de manière stable et habituelle; le domicile la situe juridiquement et est en principe unique. Le lieu d’exercice des droits électoraux est associé au domicile, tandis que le nom et l’état civil servent à l’identification.

47. Deux structures dégagent des excédents : la première peut partager ses bénéfices entre ses membres, tandis que la seconde poursuit un but désintéressé. Quelle classification correspond à leurs buts ?

Les deux sont des associations dès qu’elles réunissent des membres
Les deux sont des sociétés dès qu’elles dégagent un excédent
La première est une société et la seconde une association
La première est une association et la seconde une société

La première est une société et la seconde une association

Explication

Une société poursuit un but lucratif et peut partager ses bénéfices, alors qu’une association poursuit un but désintéressé. Attribuer le partage des bénéfices à l’association inverse cette distinction; le but désintéressé ne signifie pas l’absence de personnalité juridique.

48. Une personne subit une atteinte à son intégrité physique et obtient une indemnité. Quelle affirmation distingue correctement son droit de la réparation accordée ?

Le droit devient évaluable en argent par lui-même dès qu’une atteinte est commise.
Le droit et la réparation sont tous deux dépourvus d’évaluation pécuniaire.
Le droit n’est pas évalué en argent par lui-même, mais la réparation de l’atteinte peut l’être.
Le droit est évalué en argent par lui-même, tandis que seule l’atteinte reste hors du patrimoine.

Le droit n’est pas évalué en argent par lui-même, mais la réparation de l’atteinte peut l’être.

Explication

Un droit extrapatrimonial n’a pas de valeur pécuniaire par lui-même, mais l’indemnisation de l’atteinte peut être chiffrée. Confondre le droit et sa réparation, ou nier toute réparation pécuniaire, méconnaît cette distinction.

49. À quelles deux catégories les droits extrapatrimoniaux se répartissent-ils ?

Aux libertés politiques et aux droits de la personnalité.
Aux droits de la personnalité et aux actions en réparation.
Aux libertés civiles et aux droits de la personnalité.
Aux libertés civiles et aux droits patrimoniaux.

Aux libertés civiles et aux droits de la personnalité.

Explication

Les droits extrapatrimoniaux comprennent les libertés civiles et les droits de la personnalité. Les droits patrimoniaux ne constituent pas une catégorie de droits extrapatrimoniaux, et les actions en réparation ne sont pas l’une de leurs deux composantes.

50. Une personne souhaite exercer une liberté civile dans une situation que la loi n’interdit pas. Quelle portée cette liberté lui ouvre-t-elle ?

Un accès sans limite aux situations relevant de cette liberté, sous réserve des interdictions légales.
Un accès limité aux situations que la loi autorise expressément.
Un accès sans limite, même lorsque la loi interdit la conduite envisagée.
Un accès soumis à l’approbation préalable d’une autorité publique.

Un accès sans limite aux situations relevant de cette liberté, sous réserve des interdictions légales.

Explication

La liberté civile permet de faire ce que la loi n’interdit pas et ouvre un accès sans limite aux situations relevant de cette liberté. La limiter aux actes expressément autorisés confond absence d’interdiction et autorisation préalable.

51. Un journal publie des détails sur la vie privée d’une personne sans justification liée au contexte. Quel principe permet à cette personne de demander réparation ?

Le droit à l’image entraîne réparation dès que des détails privés sont rapportés.
L’article 1240 prévoit automatiquement une réparation dès qu’une information est publiée.
L’article 9 interdit toute publication concernant une personne, quel qu’en soit le contexte.
L’article 9 reconnaît le droit au respect de la vie privée et permet une réparation lorsque le contexte ne justifie pas l’atteinte.

L’article 9 reconnaît le droit au respect de la vie privée et permet une réparation lorsque le contexte ne justifie pas l’atteinte.

Explication

L’article 9 du Code civil protège le respect de la vie privée ; une atteinte ouvre droit à réparation si le contexte ne la justifie pas. La responsabilité générale de l’article 1240 ne remplace pas ce principe, et le contexte doit être pris en compte.

52. Deux personnes possèdent des patrimoines de contenus différents. Quelle affirmation caractérise leurs droits patrimoniaux ?

Ils sont évaluables en argent seulement après une atteinte et rattachés au patrimoine.
Ils sont évaluables en argent par eux-mêmes et rattachés à des patrimoines de contenu identique.
Ils sont évaluables en argent par eux-mêmes et rattachés à un patrimoine dont le contenu varie selon les personnes.
Ils ne sont pas évaluables en argent par eux-mêmes et rattachés au passif de la personne.

Ils sont évaluables en argent par eux-mêmes et rattachés à un patrimoine dont le contenu varie selon les personnes.

Explication

Les droits patrimoniaux ont une valeur monétaire propre et sont attachés au patrimoine, dont le contenu varie d’une personne à l’autre. L’existence de cette valeur n’implique pas que les patrimoines aient un contenu identique.

53. Une personne acquiert un droit patrimonial à la suite d’un événement qui produit des effets juridiques. Quelles sont les deux sources possibles de ce droit ?

Un fait juridique ou une décision de réparation.
Un acte juridique ou un fait juridique.
Un contrat ou une preuve juridique.
Un patrimoine ou un acte juridique.

Un acte juridique ou un fait juridique.

Explication

Chaque droit patrimonial prend sa source soit dans un acte juridique, soit dans un fait juridique. Le contrat est une forme d’acte juridique, tandis que la preuve concerne l’établissement du droit et non sa source.

54. Une personne manifeste sa volonté dans le but de créer des conséquences juridiques, et cette manifestation produit cet effet. Comment la qualifier ?

Un fait juridique.
Un acte juridique.
Un contrat nécessairement conclu entre plusieurs personnes.
Une preuve juridique.

Un acte juridique.

Explication

Un acte juridique est une manifestation de volonté ayant pour objet et pour effet de créer des conséquences juridiques. Un fait juridique produit des effets de droit sans être réalisé dans ce but, tandis qu’un contrat suppose un accord entre au moins deux personnes.

55. Un événement entraîne des effets de droit alors que la personne qui l’a provoqué n’avait pas pour but de les créer. Quelle qualification convient, même si l’événement était volontaire ?

Une obligation patrimoniale.
Un acte juridique.
Un fait juridique.
Un contrat.

Un fait juridique.

Explication

Un fait juridique produit des effets de droit sans avoir été réalisé dans le but de les créer, même s’il résulte d’un comportement volontaire. L’acte juridique, à l’inverse, vise à produire ces effets.

56. Au cours d’un procès pénal, une personne mise en cause conteste avoir commis l’infraction. Qui doit établir les éléments matériels et intellectuels de celle-ci ?

Le ministère public pour les seuls éléments matériels
La partie civile
La personne mise en cause
Le ministère public

Le ministère public

Explication

La présomption d’innocence dispense la personne mise en cause de prouver son innocence : le ministère public doit établir la constitution matérielle et intellectuelle de l’infraction. Faire porter la preuve sur la personne mise en cause inverse cette règle, la partie civile n’est pas désignée ici comme responsable de cette preuve, et limiter celle du ministère public aux seuls éléments matériels omet l’élément intellectuel.

57. Une société réclame le paiement d’une dette, puis son débiteur affirme être libéré parce qu’il a payé. Que doivent respectivement prouver la société et le débiteur ?

La société prouve l’obligation et le débiteur affirme le paiement
La société prouve l’obligation et le débiteur justifie le paiement
La société prouve l’obligation et l’absence de paiement
Le débiteur prouve l’obligation et la société justifie le paiement

La société prouve l’obligation et le débiteur justifie le paiement

Explication

Selon l’article 1353 du Code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation la prouve, tandis que celui qui se prétend libéré justifie le paiement ou un autre fait extinctif. Inverser ces rôles attribue la preuve à la mauvaise partie, une simple affirmation ne justifie pas le paiement, et la règle n’impose pas au créancier d’établir l’absence de paiement.

58. Dans un litige, un juge rassemble plusieurs indices graves, précis et concordants pour tenir un fait juridique pour établi, sans pouvoir en garantir la vérité certaine. De quel mécanisme s’agit-il ?

Une preuve certaine du fait
Une présomption judiciaire
Une présomption légale
Un aveu judiciaire

Une présomption judiciaire

Explication

La présomption judiciaire permet au juge de déduire un fait juridique d’indices graves, précis et concordants, sans garantir que le fait est certainement vrai. La présomption légale relève d’un aménagement prévu par la loi, les indices ne produisent pas une certitude, et un aveu suppose une déclaration de la partie.

59. Une loi établit une présomption et permet de la combattre par tout moyen de preuve contraire. Quelle est sa catégorie ?

Une présomption légale simple
Une présomption légale irréfragable
Une présomption judiciaire
Une présomption légale mixte

Une présomption légale simple

Explication

La présomption légale simple peut être renversée par une preuve contraire rapportée par tous moyens. Une présomption irréfragable n’admet pas de preuve contraire, une présomption mixte ne l’admet que par des moyens déterminés, et une présomption judiciaire repose sur des indices appréciés par le juge.

60. Dans un procès, les témoignages et les écrits sont tous recevables, et le juge ne leur attribue pas de hiérarchie générale. Quel système de preuve est appliqué ?

Le système de preuve légale
La primauté générale de l’écrit
L’exclusion du témoignage
Le système de liberté de la preuve

Le système de liberté de la preuve

Explication

Dans un système de liberté de la preuve, tous les modes de preuve sont recevables et le juge ne les hiérarchise pas. La preuve légale fait déterminer par la loi les modes recevables, la liberté ne donne pas une primauté générale à l’écrit, et elle n’écarte pas les témoignages.

61. Dans un litige civil, une partie doit prouver un fait juridique, tandis qu’une autre doit établir un acte juridique dont la valeur peut influer sur le régime applicable. Quelle règle probatoire faut-il retenir ?

Preuve légale pour le fait juridique et pour l’acte
Liberté de preuve pour le fait juridique et pour l’acte
Liberté pour le fait juridique, régime mixte pour l’acte
Régime mixte pour le fait juridique, liberté pour l’acte

Liberté pour le fait juridique, régime mixte pour l’acte

Explication

En droit civil, les faits juridiques relèvent de la liberté probatoire, tandis que les actes juridiques suivent un régime mixte, légal ou libre selon leur valeur. Inverser ces régimes attribue à chaque catégorie le traitement de l’autre, et appliquer un régime unique aux deux efface cette distinction.

62. Un message numérique contient une suite intelligible de chiffres et de symboles. Son support électronique empêche-t-il de le qualifier d’écrit au sens de l’article 1365 du Code civil ?

Oui, car un écrit doit être présenté sur papier
Oui, car un écrit doit porter la signature de son auteur
Non, car un écrit peut être intelligible quel que soit son support
Oui, car un écrit doit être composé de lettres

Non, car un écrit peut être intelligible quel que soit son support

Explication

L’article 1365 définit l’écrit comme une suite intelligible de lettres, caractères, chiffres ou autres signes ou symboles, quel que soit son support. La règle ne le limite pas au papier ni aux seules lettres, et la signature n’est pas une condition de cette définition générale.

63. Quel traité a été le premier de la construction européenne et institué la CECA ?

Le traité de Rome instituant Euratom
Le traité de Rome du 25 mars 1957
Le traité de Paris du 18 avril 1951
Le traité de Maastricht du 7 février 1992

Le traité de Paris du 18 avril 1951

Explication

Le traité de Paris du 18 avril 1951, qui institue la CECA, est le premier traité de la construction européenne. Les traités de Rome de 1957 instituent la CEE et Euratom, tandis que Maastricht est un traité ultérieur.

64. Une collectivité d’outre-mer applique principalement la spécialité législative. Laquelle correspond à ce régime ?

La Nouvelle-Calédonie
La Réunion
La Polynésie française
Saint-Pierre-et-Miquelon

La Polynésie française

Explication

La Polynésie française relève principalement de la spécialité législative, contrairement à Saint-Pierre-et-Miquelon, qui relève principalement de l’identité législative, et à La Réunion, qui relève de l’identité législative. La Nouvelle-Calédonie possède un statut constitutionnel particulier et une autonomie législative dans certaines matières.

65. Un acte authentique rapporte qu’un officier public a personnellement constaté un fait. Une partie conteste ce constat : quelle règle probatoire s’applique à ce point précis ?

Il peut être écarté par une simple contestation
Il fait foi jusqu’à inscription de faux
Il fait foi jusqu’à preuve contraire
Il fait foi jusqu’à une condamnation pénale pour faux

Il fait foi jusqu’à inscription de faux

Explication

L’acte authentique fait foi, jusqu’à inscription de faux, de ce que l’officier public a personnellement accompli ou constaté. La preuve contraire correspond à l’acte sous signature privée, la simple contestation minimise la force probante du constat, et la condamnation pénale confond contestation probatoire et procédure pénale.

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Quelles fonctions le droit remplit-il dans la vie en société ?

Il établit des règles de conduite et organise les relations entre individus.

Comment le droit contribue-t-il à prévenir et résoudre les conflits ?

Il prévient les conflits et fournit des règles pour les résoudre.

Que désignent les droits subjectifs ?

Les prérogatives reconnues aux individus par les règles de droit objectif.

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