QCM : Droit constitutionnel et État (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise le champ du droit constitutionnel et son rapport à l’État ?

L’étude des acteurs politiques, qui encadre leurs activités indépendamment du fonctionnement de l’État
L’étude des grandes théories et des grands concepts, qui encadre le fonctionnement de l’État quel que soit le pays
L’étude des ressources de l’État, qui encadre le fonctionnement de ses administrations financières
L’étude du texte constitutionnel d’un pays, qui encadre le financement des institutions publiques

L’étude des grandes théories et des grands concepts, qui encadre le fonctionnement de l’État quel que soit le pays

Explication

Le droit constitutionnel étudie les grandes théories et les grands concepts de la matière sans se limiter à un pays, et encadre le fonctionnement de l’État. La réduction au texte d’un seul pays restreint son champ, le financement confond une question particulière avec sa fonction, et les acteurs politiques ne résument pas la discipline.

2. Quel est l’objet premier du droit constitutionnel, en particulier dans sa dimension politique ?

L’État, notamment son territoire et sa population
Le pouvoir, notamment le pouvoir politique
L’organisation administrative, notamment la gestion des services publics
Les droits fondamentaux, notamment leur reconnaissance internationale

Le pouvoir, notamment le pouvoir politique

Explication

L’objet premier du droit constitutionnel est le pouvoir, notamment le pouvoir politique. L’organisation administrative, l’État considéré comme entité et les droits fondamentaux sont des notions liées au domaine, mais ne désignent pas cet objet premier.

3. Une personne soutient que certains droits appartiennent à tout être humain avant même la création d’un État. Quelle conception juridique défend-elle ?

Le droit administratif, qui fait découler les droits des décisions des administrations
Le droit positif, qui fait découler les droits des normes en vigueur
Le droit naturel, qui fait découler des droits de l’humanité elle-même
Le droit constitutionnel, qui fait découler les droits de la constitution étatique

Le droit naturel, qui fait découler des droits de l’humanité elle-même

Explication

Le droit naturel considère que les êtres humains possèdent des droits fondamentaux du seul fait de leur humanité et que le droit préexiste à l’État. Le droit positif, lui, dépend des normes mises en vigueur par l’État; la constitution et les décisions administratives ne correspondent pas à cette conception.

4. Pour déterminer le droit applicable dans un État à une date donnée, un juriste recense les normes juridiques alors en vigueur. De quelle notion s’agit-il ?

Le droit naturel, ensemble des normes idéales recherchées pour l’humanité
Le droit préétatique, ensemble des règles antérieures à la formation de l’État
Le droit positif, ensemble des normes juridiques en vigueur dans l’État à ce moment
Le droit constitutionnel, ensemble des seules normes inscrites dans la constitution

Le droit positif, ensemble des normes juridiques en vigueur dans l’État à ce moment

Explication

Le droit positif désigne l’ensemble des normes juridiques mises en vigueur dans un État à un moment donné. Le droit idéal relève de la recherche du droit naturel, les règles antérieures à l’État renvoient à cette approche préétatique, et le droit en vigueur ne se limite pas aux seules normes constitutionnelles.

5. Quelle définition Pierre Pactet donne-t-il du pouvoir politique exercé par les gouvernants ?

Le pouvoir de prévision, d’impulsion et de décision permettant de déterminer et conduire la politique de la société
Le pouvoir d’exécution et de contrôle permettant d’appliquer les décisions administratives de la société
Le pouvoir de gestion et de sanction permettant de régler les activités quotidiennes de la société
Le pouvoir d’obéissance et de soumission permettant de respecter les décisions des gouvernants

Le pouvoir de prévision, d’impulsion et de décision permettant de déterminer et conduire la politique de la société

Explication

Pour Pierre Pactet, les gouvernants prévoient, impulsent et décident afin de déterminer et conduire la politique de leur société de référence. Réduire ce pouvoir à l’exécution administrative, à l’obéissance ou à la gestion quotidienne confond des fonctions distinctes.

6. Dans un État, un gouvernement adopte une orientation politique et un service administratif la met en œuvre concrètement sous son autorité hiérarchique. Quel rôle le service remplit-il ?

Il détermine l’orientation politique à laquelle le gouvernement doit se conformer
Il applique concrètement le choix politique des autorités auxquelles il est soumis
Il exerce le pouvoir politique au même titre que les autorités gouvernementales
Il commande hiérarchiquement aux autorités politiques chargées de fixer les orientations

Il applique concrètement le choix politique des autorités auxquelles il est soumis

Explication

Les autorités administratives sont hiérarchiquement soumises aux autorités politiques et servent à appliquer concrètement leurs choix. Décider l’orientation relève des autorités politiques, et la relation hiérarchique n’est pas inversée.

7. Qu’est-ce qui caractérise une norme sociale ?

La règle écrite adoptée par une autorité publique compétente
La description d’une conduite fréquemment observée dans un groupe
La signification d’une proposition formulée sur un mode impératif
La sanction imposée à une personne qui enfreint une règle collective

La signification d’une proposition formulée sur un mode impératif

Explication

Une norme sociale est la signification d’une proposition formulée de manière impérative, c’est-à-dire qui prescrit une conduite. La règle juridique écrite n’est qu’un cas particulier, tandis qu’une description ou une sanction ne définit pas la norme.

8. Une étudiante affirme que toute norme est une loi et que la loi correspond à l’ensemble du droit. Quelle correction distingue correctement ces notions ?

La norme est une catégorie plus large; la loi en est une forme morale plutôt que juridique
La norme est une catégorie plus large; la loi est une norme juridique particulière qui ne résume pas tout le droit
La loi est une catégorie plus large; la norme est une forme particulière qui résume tout le droit
La loi et la norme sont équivalentes; le droit comprend toutes les lois réunies

La norme est une catégorie plus large; la loi est une norme juridique particulière qui ne résume pas tout le droit

Explication

La norme est une catégorie plus large que la loi, laquelle constitue une norme juridique particulière et ne se confond pas avec l’ensemble du droit. Dire que la loi englobe les normes inverse l’inclusion, et réduire le droit aux lois confond une partie avec le tout.

9. Un conducteur franchit un feu rouge sans être repéré et ne reçoit aucune amende. Quel principe s’applique à l’interdiction qu’il a enfreinte ?

L’interdiction cesse de s’imposer faute d’amende.
L’interdiction demeure obligatoire pour ses destinataires.
L’interdiction ne s’impose qu’après une sanction.
L’interdiction constitue une recommandation morale.

L’interdiction demeure obligatoire pour ses destinataires.

Explication

Le caractère obligatoire signifie que les destinataires doivent respecter la norme, même si aucune sanction n’est appliquée dans un cas donné. L’absence d’amende confond absence de sanction et absence d’obligation ; la recommandation morale relève d’une autre catégorie ; l’idée qu’une sanction crée la règle inverse le principe.

10. Une règle juridique est enfreinte, mais l’autorité compétente ne prononce aucune sanction. Quelle conclusion faut-il en tirer sur le rôle de la sanction ?

Elle rend l’obligation valable dès qu’elle est effectivement prononcée.
Elle définit la norme et doit suivre chaque infraction constatée.
Elle annule l’obligation lorsque l’autorité ne la prononce pas.
Elle vérifie l’obligation, sans définir la norme ni s’appliquer à coup sûr.

Elle vérifie l’obligation, sans définir la norme ni s’appliquer à coup sûr.

Explication

La sanction permet de vérifier le caractère obligatoire de la norme, mais elle n’en est pas un élément de définition et son application est aléatoire. La définir comme constitutive confond sanction et obligation ; la faire suivre automatiquement chaque infraction nie son caractère aléatoire ; conclure qu’elle annule la règle confond absence de sanction et absence d’obligation.

11. Dans un État, une autorité reçoit compétence pour adopter des actes réglementaires tandis qu’une autre est chargée d’adopter les lois. Quel principe explique cette répartition ?

La catégorie de norme dépend principalement de ses destinataires.
Chaque autorité de l’État adopte certaines catégories de normes.
Le Parlement adopte les normes de toutes les autorités de l’État.
Toutes les autorités de l’État adoptent les mêmes catégories de normes.

Chaque autorité de l’État adopte certaines catégories de normes.

Explication

Les autorités de l’État ont chacune compétence pour adopter certaines catégories de normes juridiques. Attribuer les mêmes catégories à toutes les autorités efface cette répartition ; faire dépendre la catégorie des destinataires confond contenu et compétence ; confier toutes les normes au Parlement néglige les autres autorités.

12. Un juriste doit classer trois textes : une Constitution, une loi et un décret. Quelle attribution des pouvoirs est correcte ?

Constitution : pouvoir constituant ; loi : pouvoir législatif ; décret : pouvoir exécutif.
Constitution : pouvoir constituant ; loi : pouvoir exécutif ; décret : pouvoir législatif.
Constitution : pouvoir législatif ; loi : pouvoir constituant ; décret : pouvoir exécutif.
Constitution : pouvoir exécutif ; loi : pouvoir législatif ; décret : pouvoir constituant.

Constitution : pouvoir constituant ; loi : pouvoir législatif ; décret : pouvoir exécutif.

Explication

La Constitution relève du pouvoir constituant, la loi du pouvoir législatif, principalement exercé par le Parlement, et les décrets du pouvoir exécutif. Les autres classements intervertissent respectivement la Constitution et la loi, la loi et le décret, ou la Constitution et le décret.

13. Une étude porte sur la manière dont un État choisit ses dirigeants, organise l’exercice de leur autorité et encadre leurs décisions. Quelle discipline correspond à cet objet ?

La théorie générale des normes
Le droit administratif
Le droit constitutionnel
Le droit privé

Le droit constitutionnel

Explication

Le droit constitutionnel étudie la direction des sociétés étatiques, l’établissement et l’exercice du pouvoir, ses formes et ses limites. Le droit privé concerne principalement les relations entre personnes privées, la théorie générale des normes ne vise pas spécifiquement le pouvoir étatique, et le droit administratif porte sur l’action administrative.

14. Quelle fonction générale le droit remplit-il dans la vie collective ?

Régir les échanges économiques entre individus sans concerner les personnes morales
Fixer les pouvoirs de l’État sans organiser la vie collective
Organiser les autorités publiques sans régir les relations entre personnes
Organiser la vie en société et régir les relations entre individus et personnes morales

Organiser la vie en société et régir les relations entre individus et personnes morales

Explication

Le droit organise la vie en société et régit les relations entre individus ainsi qu’entre personnes morales, y compris celles de droit public constituant l’État. Les réponses qui le limitent aux autorités publiques, aux échanges économiques ou aux seuls pouvoirs étatiques réduisent cette fonction générale.

15. Un litige oppose deux sociétés commerciales privées au sujet d’un contrat. Quelle branche du droit régit principalement cette relation ?

Le droit constitutionnel
Le droit public
Le droit administratif
Le droit privé

Le droit privé

Explication

Le droit privé régit principalement les relations entre personnes privées, qu’elles soient physiques ou morales. Le droit public vise principalement les personnes morales de droit public et leurs relations, tandis que le droit constitutionnel et le droit administratif concernent des aspects de l’organisation ou de l’action publiques.

16. Pourquoi le droit constitutionnel relève-t-il principalement du droit public ?

Parce qu’il concerne principalement les relations entre entreprises et administrations locales
Parce qu’il s’applique aux autorités de l’État, personnes morales de droit public poursuivant l’intérêt général
Parce qu’il régit principalement les contrats entre personnes privées poursuivant des intérêts particuliers
Parce qu’il s’applique aux personnes physiques qui exercent une activité économique privée

Parce qu’il s’applique aux autorités de l’État, personnes morales de droit public poursuivant l’intérêt général

Explication

Le droit constitutionnel relève principalement du droit public car il s’applique aux autorités de l’État, personnes morales de droit public poursuivant une finalité d’intérêt général. Le rattacher aux contrats privés ou aux personnes physiques confond les catégories de personnes et leur rôle.

17. Quelle place la Constitution occupe-t-elle dans le droit constitutionnel et quelle fonction exerce-t-elle à l’égard du pouvoir politique ?

Elle est une norme ordinaire qui applique les décisions des autorités politiques.
Elle organise les juridictions sans encadrer l’exercice du pouvoir politique.
Elle en est la source essentielle et encadre l’exercice du pouvoir politique.
Elle limite le pouvoir politique sans en déterminer le schéma d’exercice.

Elle en est la source essentielle et encadre l’exercice du pouvoir politique.

Explication

La Constitution est la source essentielle du droit constitutionnel et détermine le schéma d’exercice du pouvoir politique dans l’État. La norme ordinaire relève de la production juridique, l’organisation des juridictions ne résume pas son rôle et l’encadrement constitutionnel va au-delà d’une simple limitation.

18. Dans un État nouvellement organisé, le texte constitutionnel institue plusieurs autorités, précise leurs attributions et partage le pouvoir entre elles. Quel rôle constitutionnel ce dispositif illustre-t-il ?

La Constitution établit la hiérarchie des normes sans répartir le pouvoir entre autorités.
La Constitution crée les institutions, définit leurs compétences et répartit le pouvoir entre elles.
La Constitution confie aux institutions la seule adoption des lois ordinaires.
La Constitution définit les compétences des autorités sans créer les institutions de l’État.

La Constitution crée les institutions, définit leurs compétences et répartit le pouvoir entre elles.

Explication

La Constitution institue les autorités de l’État, détermine leurs compétences et répartit le pouvoir entre elles. L’adoption des lois et la hiérarchie des normes sont d’autres aspects du cadre constitutionnel, tandis que la définition des compétences ne se substitue pas à la création des institutions.

19. Le Parlement prépare et adopte une loi en suivant la procédure prévue par la Constitution. Quel principe ce cas met-il en œuvre ?

La Constitution répartit la production des normes et fixe la procédure législative applicable.
Le Parlement détermine lui-même les procédures constitutionnelles de production des normes.
La Constitution confie au Parlement la compétence réglementaire et sa procédure d’adoption.
La Constitution fixe les procédures d’adoption sans répartir la production des normes.

La Constitution répartit la production des normes et fixe la procédure législative applicable.

Explication

La Constitution répartit la production des normes entre autorités et détermine les procédures de leur adoption, dont celle que suit le Parlement pour élaborer et adopter la loi. La compétence réglementaire ne désigne pas la procédure législative, et le Parlement n’établit pas lui-même le cadre constitutionnel.

20. Pourquoi la Constitution est-elle qualifiée de « droit du droit » ?

Parce qu’elle établit le rang des normes sans organiser leur production.
Parce qu’elle fixe les règles de production des normes et crée les organes qui les adoptent.
Parce qu’elle crée les juridictions chargées de trancher les différends.
Parce qu’elle définit le contenu de chaque norme adoptée par les autorités publiques.

Parce qu’elle fixe les règles de production des normes et crée les organes qui les adoptent.

Explication

La Constitution est le « droit du droit » car elle fixe les règles fondamentales de production des autres normes et crée les organes qui les produisent selon ses procédures. Définir le contenu de chaque norme, établir leur rang ou trancher les litiges ne restitue pas cette fonction.

21. Deux entreprises s’opposent sur l’application d’une règle juridique. Un organe extérieur au différend examine cette règle et tranche le litige. Comment qualifier cet organe ?

Un médiateur, chargé de rapprocher les parties sans trancher le différend.
Une partie au litige, chargée de défendre ses intérêts en appliquant le droit.
Une autorité normative, chargée d’adopter la règle qui gouverne le litige.
Une juridiction, tierce au litige et chargée de trancher en appliquant le droit.

Une juridiction, tierce au litige et chargée de trancher en appliquant le droit.

Explication

Une juridiction est un organe tiers au litige qui tranche le différend en appliquant une règle de droit. Une partie défend ses intérêts, une autorité normative produit des règles et un médiateur favorise un accord sans rendre de décision juridictionnelle.

22. Après un jugement, quelle caractéristique juridique s’attache à la décision à l’égard des personnes concernées par le litige ?

Elle est revêtue de l’autorité de la chose jugée et a une portée obligatoire dans les conditions prévues par le droit.
Elle établit une règle générale qui s’impose à toute personne, même étrangère au litige.
Elle entraîne une exécution automatique, indépendamment des conditions prévues par le droit.
Elle exprime un avis juridictionnel sans portée obligatoire pour les personnes concernées.

Elle est revêtue de l’autorité de la chose jugée et a une portée obligatoire dans les conditions prévues par le droit.

Explication

Les décisions de justice sont revêtues de l’autorité de la chose jugée et ont une portée obligatoire dans les conditions prévues par le droit, notamment envers les personnes concernées. Une portée générale pour tous excède cet effet, tandis qu’un simple avis ou une exécution automatique méconnaît les conditions juridiques applicables.

23. Une réforme constitutionnelle précise les compétences des organes de l’État et celles des collectivités locales. Quel aspect de l’État contribue-t-elle ainsi à définir ?

Son organisation juridictionnelle et ses recours
Son autonomie locale et ses normes propres
Son régime des libertés et leur protection
Son organisation territoriale et sa forme

Son organisation territoriale et sa forme

Explication

La répartition constitutionnelle des compétences entre organes étatiques et collectivités locales contribue à définir l’organisation territoriale et la forme de l’État. L’organisation juridictionnelle concerne les tribunaux, les libertés renvoient aux droits fondamentaux, et l’autonomie locale seule ne décrit pas l’ensemble de cette répartition.

24. Dans un pays, les collectivités territoriales disposent d’une autonomie, mais il existe un seul ordre juridique étatique et un pouvoir politique étatique unique. Quelle forme d’État correspond à cette organisation ?

Une confédération d’États
Un État unitaire
Un État régional
Un État fédéral

Un État unitaire

Explication

Un État unitaire conserve un ordre juridique étatique et un pouvoir politique étatique uniques, même lorsque ses collectivités ont une autonomie. L’autonomie fédérée caractérise l’État fédéral, tandis que l’autonomie politique avec normes législatives dans certains domaines distingue l’État régional.

25. Les entités d’un pays disposent d’une autonomie politique et administrative importante, parfois constitutionnelle, tout en appartenant à un ensemble commun. De quelle forme d’État s’agit-il ?

Un État fédéral
Un État centralisé
Un État régional
Un État unitaire décentralisé

Un État fédéral

Explication

L’État fédéral associe une autonomie importante des entités fédérées à leur intégration dans un ensemble fédéral. L’État unitaire peut accorder une autonomie locale sans créer d’entités fédérées, et l’État régional se caractérise notamment par des compétences législatives territoriales circonscrites.

26. Dans un pays, les territoires disposent d’une véritable autonomie politique et peuvent adopter des normes de niveau législatif dans certaines matières. Quelle forme d’État décrit cette situation ?

Un État centralisé
Un État régional
Un État unitaire décentralisé
Un État fédéral

Un État régional

Explication

L’État régional est une forme intermédiaire où les territoires ont une véritable autonomie politique et peuvent adopter des normes législatives dans certaines matières. La décentralisation unitaire n’implique pas cette compétence législative, tandis que l’État fédéral repose sur des entités fédérées dotées d’une autonomie plus large.

27. Pourquoi les constitutions ont-elles progressivement inscrit des droits et libertés fondamentaux dans leurs textes ?

Parce que les règles légales empêchaient toute intervention des pouvoirs publics
Parce que l’organisation des pouvoirs ne pouvait plus figurer dans les constitutions
Parce que la légalité de l’adoption des règles ne suffisait pas à protéger les droits
Parce que l’autonomie des territoires exigeait la suppression des droits individuels

Parce que la légalité de l’adoption des règles ne suffisait pas à protéger les droits

Explication

L’existence de règles adoptées selon une procédure légale ne garantissait pas, à elle seule, la protection des droits et libertés, d’où leur inscription progressive dans les constitutions. La légalité procédurale n’empêche pas toute atteinte, et les droits n’ont ni supprimé l’organisation des pouvoirs ni remplacé les autres objets constitutionnels.

28. Une réforme constitutionnelle vise à mieux encadrer l’action des gouvernants et à protéger les personnes contre les abus de pouvoir. Quelle orientation du constitutionnalisme moderne illustre-t-elle ?

Une limitation accrue du pouvoir et une protection renforcée des individus
Une organisation des autorités politiques sans garantie des individus
Une concentration accrue du pouvoir et une protection des institutions
Une autonomie accrue des territoires et une réduction des droits individuels

Une limitation accrue du pouvoir et une protection renforcée des individus

Explication

Le constitutionnalisme moderne accorde une place accrue à la limitation du pouvoir et à la protection des individus. L’extension des prérogatives gouvernementales va dans le sens opposé, tandis que l’organisation des autorités ou l’autonomie territoriale ne résument pas cette orientation.

29. Une loi susceptible de porter atteinte à une liberté est examinée par une juridiction constitutionnelle. Quel est l’objectif de ce contrôle ?

Garantir le respect des droits et libertés par les pouvoirs publics
Garantir l’application des lois par les juridictions ordinaires
Déterminer la forme territoriale de l’État
Répartir les compétences entre l’État et les collectivités locales

Garantir le respect des droits et libertés par les pouvoirs publics

Explication

Le contrôle de constitutionnalité et la justice constitutionnelle visent à garantir que les pouvoirs publics respectent les droits et libertés. L’application ordinaire des lois relève d’une autre fonction juridictionnelle, et la répartition des compétences ou la forme territoriale répondent à d’autres enjeux constitutionnels.

30. Pour établir les droits et libertés constitutionnellement garantis en France, une juriste examine les textes auxquels renvoie le Préambule de 1958. Quel ensemble doit-elle notamment prendre en compte ?

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1958 et une convention européenne
Les articles de 1958, le Préambule de 1946 et une loi ordinaire sur l’environnement
Le Préambule de 1946, une convention européenne et la Charte de l’environnement de 2004
La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Les garanties constitutionnelles françaises comprennent notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004, auxquels renvoie le Préambule de 1958. Le Préambule de 1958 n’est pas celui de 1946, et l’ensemble ne se réduit ni aux articles de 1958 ni à une convention européenne.

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Qu’étudie le droit constitutionnel, quel que soit le pays ?

Les grandes théories et les grands concepts de la matière.

Qu’encadre le droit constitutionnel ?

Le fonctionnement de l’État.

Quel est l’objet premier du droit constitutionnel ?

Le pouvoir, notamment le pouvoir politique.

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