QCM : Gestion des crises et prévention des abus — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment se définit l’abus de pouvoir dans l’accompagnement ?

La prise d’initiative pour protéger la personne accompagnée
Le fait de demander l’avis de la hiérarchie avant toute décision
L’application stricte d’un règlement sans explication préalable
L’usage d’un pouvoir sur autrui qui provoque des dommages chez la personne ciblée

L’usage d’un pouvoir sur autrui qui provoque des dommages chez la personne ciblée

Explication

L’abus de pouvoir correspond à l’usage, conscient ou non, d’un pouvoir sur autrui qui cause des dommages. Le simple fait de suivre un règlement ou de consulter la hiérarchie ne constitue pas en soi un abus.

2. Quel exemple relève d’un abus psychologique ?

L’absence d’assistance en situation d’urgence
Le fait d’expliquer ses choix à la personne accompagnée
L’imposition d’une activité sexuelle sans consentement
Le harcèlement ou le rabaissement

Le harcèlement ou le rabaissement

Explication

Les abus psychologiques incluent notamment le harcèlement, le rabaissement, l’exclusion et la manipulation. L’absence d’assistance relève plutôt de l’abus physique, et l’imposition sexuelle de l’abus sexuel.

3. Quel est l’objectif de la professionnalisation du personnel accompagnant ?

Remplacer la décision de la personne par celle du professionnel
Renforcer la dépendance pour garantir la sécurité
Construire un positionnement réfléchi et une distance favorisant l’autonomisation des personnes accompagnées
Éviter toute implication relationnelle dans l’accompagnement

Construire un positionnement réfléchi et une distance favorisant l’autonomisation des personnes accompagnées

Explication

La professionnalisation vise à former un positionnement réfléchi et une juste distance qui soutiennent l’autonomisation. Elle ne consiste pas à se substituer à la personne ni à accroître sa dépendance.

4. Quelle logique remplace la prise en charge dans l’évolution du concept d’accompagnement ?

Faire à la place de la personne
Faire avec, à côté
Laisser la personne sans soutien
Imposer des décisions standardisées

Faire avec, à côté

Explication

Le cours indique que l’accompagnement évolue vers une logique de « faire avec, à côté », plus favorable à l’autodétermination. Cela s’oppose à une logique de substitution.

5. Quelle attitude correspond le mieux à une posture d’accompagnement orientée vers l’autodétermination ?

Réduire la relation à une simple exécution d’ordres
Soutenir la personne sans se substituer à ses décisions
Appliquer une prise en charge uniforme
Décider à la place de la personne pour aller plus vite

Soutenir la personne sans se substituer à ses décisions

Explication

La posture d’accompagnement vise à orienter la relation vers l’autodétermination, donc à soutenir sans remplacer la décision de la personne. La prise en charge, au contraire, se substitue davantage à elle.

6. À quoi servent les curseurs de proximité ou de distance ?

À augmenter la dépendance de la personne accompagnée
À imposer une distance identique dans toutes les situations
À ajuster la relation selon les besoins et la situation pour soutenir l’autonomie
À supprimer toute forme d’écoute active

À ajuster la relation selon les besoins et la situation pour soutenir l’autonomie

Explication

Les curseurs de proximité ou de distance permettent d’adapter la relation selon les besoins et la situation afin de soutenir l’autonomie. Ils ne visent ni à rigidifier la relation ni à rendre la personne dépendante.

7. Quelle réaction est attendue d’un témoin face à un abus ?

S’opposer au comportement inacceptable sans l’encourager
Minimiser l’événement pour éviter un conflit
Attendre la fin de la situation avant toute réaction
Rester neutre pour ne pas influencer la situation

S’opposer au comportement inacceptable sans l’encourager

Explication

La méthode de défense attendue consiste à s’opposer au comportement inacceptable sans l’encourager. L’inaction ou la minimisation ne correspond pas à cette conduite.

8. Que faut-il faire en cas d’abus grave pour la personne concernée ?

Limiter l’action à une explication verbale
N’intervenir qu’après avoir obtenu l’accord de l’auteur
Faire cesser l’abus, mettre en sécurité, signaler et soutenir la victime
Observer la situation et attendre un retour au calme spontané

Faire cesser l’abus, mettre en sécurité, signaler et soutenir la victime

Explication

En cas d’abus grave, l’intervention repose sur quatre axes : faire cesser, sécuriser, signaler et soutenir la victime. L’action ne se limite pas à une explication verbale.

9. Comment se définit un comportement défi ?

Un simple refus ponctuel sans conséquence
Une conduite inadaptée au contexte dont l’intensité ou la durée met en danger ou empêche l’accès aux services
Une réaction agressive toujours dirigée contre autrui
Une difficulté motrice sans lien avec la situation

Une conduite inadaptée au contexte dont l’intensité ou la durée met en danger ou empêche l’accès aux services

Explication

Les comportements défi sont des conduites inadaptées au contexte, dont l’intensité ou la durée peut mettre en danger ou bloquer l’accès aux services. Ils ne se réduisent pas à une agressivité dirigée vers les autres.

10. Quelle distinction correspond à une agression dirigée vers une autre personne, du matériel ou des objets ?

Défi contextuel
Atypique développemental
Hétéro-agressif
Auto-agressif

Hétéro-agressif

Explication

Le terme hétéro-agressif désigne une agression tournée vers une autre personne, du matériel ou des objets. L’auto-agressif concerne au contraire une agression dirigée contre soi-même.

11. Quel est l’objectif éducatif face à l’énergie vitale brute ?

La laisser s’exprimer sans cadre
La canaliser pour la rendre utile
La supprimer pour éviter toute agressivité
La remplacer par des sanctions systématiques

La canaliser pour la rendre utile

Explication

Le cours précise que l’éducation ne vise pas à supprimer l ენერგie vitale brute, mais à la canaliser. L’idée est donc de rendre cette énergie utile, et non de l’éliminer.

12. Qu’est-ce qui caractérise des conduites agressives atypiques ?

Un comportement socialement admis
Une agressivité contrôlée utile à l’affirmation de soi
Une fréquence et une gravité qui diffèrent et nuisent au développement
Une simple tension passagère sans impact

Une fréquence et une gravité qui diffèrent et nuisent au développement

Explication

Les conduites agressives atypiques se distinguent par leur fréquence et leur gravité, avec un impact négatif sur le développement. Elles ne correspondent pas à une agressivité contrôlée ni à une conduite socialement admise.

13. Pourquoi l’environnement est-il essentiel dans l’analyse de l’agression ?

Parce qu’il n’intervient qu’après la crise
Parce qu’il est indissociable de l’agression et contient le déclencheur immédiat
Parce qu’il remplace totalement le rôle du cadre de référence
Parce qu’il explique l’agression sans tenir compte de la personne

Parce qu’il est indissociable de l’agression et contient le déclencheur immédiat

Explication

Le cours présente l’environnement comme indissociable de l’agression, car il contient le déclencheur immédiat. L’analyse ne peut donc pas faire abstraction du contexte.

14. Que permet la suppression du déclencheur immédiat ?

De supprimer tout risque futur
De faire baisser la tension sur le moment
De remplacer l’analyse du contexte
D’expliquer définitivement le comportement

De faire baisser la tension sur le moment

Explication

La suppression du déclencheur immédiat est décrite comme un moyen de faire baisser la tension pendant l’agression. Elle ne remplace pas l’analyse du contexte ni ne garantit l’absence de tout risque futur.

15. Quelle est la priorité immédiate face à une agression ?

L’attente que la situation se règle seule
Le recadrage verbal sévère
La désescalade pour stopper l’escalade et faire redescendre la tension
L’isolement sans autre intervention

La désescalade pour stopper l’escalade et faire redescendre la tension

Explication

La désescalade est présentée comme la priorité immédiate, car elle vise à stopper l’escalade et à faire redescendre la tension. Le recadrage sévère est au contraire un comportement aggravant à éviter.

16. Quel comportement doit être évité pendant une situation d’agression ?

Proposer de quitter le lieu
Expliquer les conséquences de l’acte
Adapter les mesures au cas par cas
Se moquer, imiter ou tourner le dos à la personne

Se moquer, imiter ou tourner le dos à la personne

Explication

Le cours recommande d’éviter les attitudes qui aggravent la tension, comme se moquer, imiter ou tourner le dos. À l’inverse, proposer de quitter le lieu ou expliquer les conséquences peut aider à la désescalade.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Gestion des crises et prévention des abus.

Abus de pouvoir — définition ?

Usage conscient ou non d’un pouvoir provoquant des dommages.

Approche centrée sur la personne — rôle ?

S’appuyer sur la personne et ses besoins.

Abus physique — exemples ?

Violences actives et absence d’assistance.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion des crises et prévention des abus.

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