QCM : Gouvernement et fonction parlementaire — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon la théorie démocratique apparue après 1789, à qui la souveraineté est-elle attribuée ?

À la collectivité, à la nation ou au peuple
À Dieu, considéré comme la source du pouvoir
À l’armée, chargée de préserver l’ordre public
Au monarque, détenteur héréditaire de l’autorité

À la collectivité, à la nation ou au peuple

Explication

Après 1789, la théorie démocratique attribue la souveraineté à la collectivité, à la nation ou au peuple. La théorie théocratique, associée à la période antérieure, la rattachait à Dieu.

2. Pourquoi le nombre de régimes politiques français dépasse-t-il celui des constitutions écrites ?

Parce que les régimes politiques français ont été comptés sans tenir compte des constitutions
Parce que chaque constitution écrite a produit plusieurs États juridiquement indépendants
Parce que certaines constitutions n’ont pas été appliquées et que certaines révisions ont transformé le régime
Parce que les constitutions françaises ont été rédigées par plusieurs assemblées concurrentes

Parce que certaines constitutions n’ont pas été appliquées et que certaines révisions ont transformé le régime

Explication

La France a connu environ une vingtaine de régimes pour treize constitutions écrites, car certaines constitutions sont restées inappliquées et certaines révisions ont profondément modifié le régime. Une constitution écrite ne correspond donc pas forcément à un régime effectivement appliqué.

3. Quelle caractéristique décrit le mieux l’instabilité constitutionnelle française depuis 1789 ?

Une alternance régulière entre deux formes républicaines comparables
Une continuité monarchique interrompue par quelques changements administratifs
Une succession de monarchies, de républiques et d’empires
Une évolution progressive vers un régime présidentiel demeuré stable

Une succession de monarchies, de républiques et d’empires

Explication

L’instabilité constitutionnelle française se traduit par la succession de monarchies, de républiques et d’empires. La Ve République, instaurée en 1958, constitue toutefois la cinquième République française et perdure depuis cette date.

4. Quel événement provoque généralement le passage d’une Constitution française à une autre ?

Une alternance électorale sans modification institutionnelle
Une révolution, une crise ou une guerre
Une décision administrative prise par le gouvernement en place
Une réforme économique adoptée par les assemblées

Une révolution, une crise ou une guerre

Explication

Le changement de Constitution intervient généralement après une révolution, une crise ou une guerre, lorsque l’ordre politique existant est profondément remis en cause. Une simple alternance électorale ne suffit pas nécessairement à provoquer une rupture constitutionnelle.

5. Comment M. Hauriou organise-t-il l’histoire constitutionnelle française ?

En deux phases, limitées à la Révolution et à la période contemporaine
En deux cycles, de 1789 à 1848 puis de 1848 à 1929
En une progression continue allant de 1789 à la Ve République
En trois périodes, correspondant aux monarchies, aux empires et aux républiques

En deux cycles, de 1789 à 1848 puis de 1848 à 1929

Explication

M. Hauriou distingue deux cycles constitutionnels : le premier va de 1789 à 1848 et le second de 1848 à 1929, certains auteurs prolongeant ce dernier jusqu’en 1958. Cette approche cyclique se distingue de la lecture linéaire de Vedel.

6. Dans quel ordre les pouvoirs évoluent-ils au cours d’un cycle constitutionnel selon M. Hauriou ?

Primauté des assemblées, primauté de l’exécutif, puis collaboration des pouvoirs
Collaboration des pouvoirs, primauté des assemblées, puis primauté militaire
Primauté de l’exécutif, primauté du juge, puis domination des assemblées
Primauté du peuple, primauté du monarque, puis séparation des pouvoirs

Primauté des assemblées, primauté de l’exécutif, puis collaboration des pouvoirs

Explication

Selon M. Hauriou, un cycle passe de la primauté des assemblées à celle de l’exécutif, puis à une collaboration ou un équilibre entre les deux pouvoirs. La collaboration ne correspond donc pas à une domination exclusive d’un seul pouvoir.

7. Que signifie la théorie des vagues démocratiques successives ?

Chaque Constitution peut laisser un apport durable à la démocratie après sa disparition
Les changements constitutionnels résultent principalement de l’alternance des partis
Chaque Constitution est remplacée par une autre sans conserver d’influence politique
Les démocraties apparaissent selon un calendrier identique dans tous les États

Chaque Constitution peut laisser un apport durable à la démocratie après sa disparition

Explication

La théorie des vagues démocratiques successives considère que chaque Constitution contribue durablement à la démocratie, même lorsqu’elle disparaît. Elle ne décrit donc pas une succession dépourvue de continuité institutionnelle.

8. Quelle combinaison correspond aux traditions constitutionnelles françaises conservées depuis 1789 ?

Régime présidentiel depuis 1791, suffrage universel depuis 1789 et droits de 1958
Monarchie représentative depuis 1791, suffrage censitaire depuis 1852 et droits de 1848
Démocratie représentative depuis 1791, suffrage universel masculin depuis 1852 et droits de 1789
Démocratie directe depuis 1791, suffrage féminin depuis 1852 et droits de 1875

Démocratie représentative depuis 1791, suffrage universel masculin depuis 1852 et droits de 1789

Explication

La France conserve la démocratie représentative depuis 1791, la généralisation progressive du suffrage universel masculin depuis 1852 et les droits proclamés en 1789. Les autres combinaisons attribuent à tort ces traditions à d’autres régimes ou à d’autres dates.

9. Quelle conséquence la défaite de Sedan du 2 septembre 1870 entraîne-t-elle ?

L’élection d’une Assemblée monarchiste chargée d’adopter la Constitution de 1875
La capitulation de Napoléon III, la chute du Second Empire et la proclamation de la IIIe République
La nomination de Mac Mahon comme président pour un mandat de sept ans
La dissolution de la IIIe République et l’instauration immédiate de la IVe République

La capitulation de Napoléon III, la chute du Second Empire et la proclamation de la IIIe République

Explication

La défaite de Sedan entraîne la capitulation de Napoléon III, la chute du Second Empire et la proclamation de la IIIe République. La IVe République apparaît bien plus tard, après la Seconde Guerre mondiale.

10. Quel résultat caractérise l’élection du 8 février 1871 à l’Assemblée nationale ?

Les socialistes obtiennent la majorité pour instaurer un régime parlementaire nouveau
Les monarchistes favorables à la paix l’emportent sur les républicains favorables à la poursuite de la guerre
Les bonapartistes obtiennent la majorité pour restaurer l’Empire après la défaite
Les républicains favorables à la paix l’emportent sur les monarchistes voulant reprendre la guerre

Les monarchistes favorables à la paix l’emportent sur les républicains favorables à la poursuite de la guerre

Explication

L’élection du 8 février 1871 donne la victoire aux monarchistes favorables à la paix, tandis que les républicains souhaitent poursuivre la guerre. Elle se déroule au suffrage universel masculin et désigne les députés de l’Assemblée nationale.

11. Quelle innovation institutionnelle la loi Rivet du 31 août 1871 introduit-elle ?

Elle crée le Sénat et répartit les compétences entre les deux chambres parlementaires
Elle proclame la IIIe République et remplace les ministres par des représentants monarchistes
Elle attribue au chef du pouvoir exécutif le titre de président de la République et établit sa responsabilité devant l’Assemblée
Elle instaure le suffrage universel masculin et fixe directement la durée du mandat présidentiel

Elle attribue au chef du pouvoir exécutif le titre de président de la République et établit sa responsabilité devant l’Assemblée

Explication

La loi Rivet donne au chef du pouvoir exécutif le titre de président de la République et rend le président ainsi que les ministres responsables devant l’Assemblée nationale. Elle ne crée pas le Sénat et ne proclame pas à elle seule la IIIe République.

12. De quels textes la Constitution de 1875 est-elle composée ?

De la loi du septennat, du texte de Sedan et d’un règlement parlementaire
De la Déclaration de 1789, de la loi Rivet et d’une ordonnance présidentielle
Des lois du 24 février, du 25 février et du 16 juillet 1875
Des lois du 2 septembre 1870, du 8 février et du 31 août 1871

Des lois du 24 février, du 25 février et du 16 juillet 1875

Explication

La Constitution de 1875 réunit la loi du 24 février sur le Sénat, celle du 25 février sur l’organisation des pouvoirs publics et les lois du 16 juillet sur les rapports entre les pouvoirs publics. Les autres textes correspondent à des événements ou à des étapes antérieures de l’installation républicaine.

13. Quel élément caractérise le bicamérisme de la IIIe République ?

La Chambre des députés domine le Sénat et fixe seule le contenu définitif des lois
Les deux chambres disposent de compétences comparables et doivent s’accorder sur un texte identique
Le Sénat exerce une fonction consultative tandis que la Chambre vote seule les lois
Les deux chambres se partagent des domaines législatifs distincts sans devoir harmoniser leurs textes

Les deux chambres disposent de compétences comparables et doivent s’accorder sur un texte identique

Explication

Le Parlement de la IIIe République repose sur deux chambres aux compétences comparables, qui doivent parvenir à un texte identique. Le Sénat n’est donc pas réduit à un rôle consultatif face à la Chambre des députés.

14. Comment la Chambre des députés est-elle élue sous la IIIe République, et quel moyen possède-t-elle pour contrôler le gouvernement ?

Au suffrage universel direct masculin pour six ans, avec notamment la dissolution
Au suffrage universel indirect pour quatre ans, avec notamment la nomination des ministres
Au suffrage universel indirect pour neuf ans, avec notamment la motion référendaire
Au suffrage universel direct masculin pour quatre ans, avec notamment l’interpellation

Au suffrage universel direct masculin pour quatre ans, avec notamment l’interpellation

Explication

La Chambre des députés est élue directement par les hommes pour quatre ans et peut contrôler le gouvernement par l’interpellation. Le suffrage indirect et le mandat de neuf ans caractérisent plutôt l’élection des sénateurs.

15. Quelle combinaison décrit correctement l’élection et le renouvellement du Sénat sous la IIIe République ?

Élection au suffrage universel direct et renouvellement intégral tous les quatre ans
Élection au suffrage universel direct et renouvellement par moitié tous les trois ans
Élection au suffrage universel indirect et renouvellement par tiers tous les trois ans
Élection au suffrage universel indirect et renouvellement intégral tous les six ans

Élection au suffrage universel indirect et renouvellement par tiers tous les trois ans

Explication

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect pour neuf ans, avec un renouvellement du Sénat par tiers tous les trois ans. Ils ne sont donc pas élus directement par l’ensemble des citoyens.

16. Comment le président de la République est-il élu sous la IIIe République ?

Pour sept ans par les deux chambres réunies en Assemblée nationale à Versailles
Pour neuf ans par le Sénat réuni en Assemblée nationale à Versailles
Pour sept ans par le suffrage universel direct des citoyens français
Pour cinq ans par la seule Chambre des députés réunie à Paris

Pour sept ans par les deux chambres réunies en Assemblée nationale à Versailles

Explication

Le président est élu pour sept ans par la Chambre des députés et le Sénat réunis en Assemblée nationale à Versailles. Il n’est donc pas choisi directement par les électeurs ni par une seule chambre.

17. Que révèle la crise du 16 mai 1877 concernant les rapports entre le gouvernement et le chef de l’État ?

La démission de Mac Mahon établit immédiatement la responsabilité gouvernementale devant les deux chambres
La lettre de Jules Grévy à Mac Mahon supprime le contrôle parlementaire sur le gouvernement
La lettre de Mac Mahon à Jules Simon remet en cause la responsabilité gouvernementale devant le chef de l’État
La nomination de Jules Simon confirme que le président ne peut intervenir dans les affaires politiques

La lettre de Mac Mahon à Jules Simon remet en cause la responsabilité gouvernementale devant le chef de l’État

Explication

Le 16 mai 1877, Mac Mahon désapprouve Jules Simon, dont la démission manifeste la volonté du chef de l’État d’engager sa responsabilité politique. Cette crise oppose ainsi une conception dualiste du parlementarisme à l’évolution moniste du régime.

18. Quelle conséquence politique la démission de Mac Mahon le 30 janvier 1879 entraîne-t-elle ?

L’accession de Jules Grévy, qui renonce à lutter contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels
La nomination d’un président du Conseil chargé de représenter directement le suffrage universel
L’élection de Mac Mahon pour un second mandat, accompagnée d’un renforcement de l’exécutif
Le retour de Jules Simon, qui reçoit le pouvoir de dissoudre librement les chambres parlementaires

L’accession de Jules Grévy, qui renonce à lutter contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels

Explication

Après la démission de Mac Mahon, Jules Grévy devient président et annonce qu’il ne s’opposera pas à la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels. Cette orientation contribue à l’effacement politique de la présidence.

19. Quel changement institutionnel suit la crise du 16 mai 1877 ?

Le gouvernement devient responsable devant le président, ce qui renforce le parlementarisme dualiste
Le gouvernement devient responsable devant le suffrage direct, qui remplace les institutions parlementaires
Le gouvernement devient responsable devant les chambres, ce qui consacre le parlementarisme moniste
Le gouvernement cesse d’être responsable devant les chambres, qui perdent leur pouvoir de contrôle

Le gouvernement devient responsable devant les chambres, ce qui consacre le parlementarisme moniste

Explication

Après la crise, la responsabilité du gouvernement devant les chambres s’impose, tandis que le président perd sa capacité d’intervention politique. C’est le principe du parlementarisme moniste, et non celui d’une double responsabilité.

20. Pourquoi la IIIe République connaît-elle 104 gouvernements entre 1871 et 1940 ?

Le bicamérisme égalitaire empêche toute coalition durable entre les groupes parlementaires
Le scrutin présidentiel annuel provoque des changements réguliers de chef du gouvernement
La responsabilité ministérielle devant le président entraîne des alternances imposées par l’exécutif
Le multipartisme favorise des coalitions instables qui se forment puis se défont

Le multipartisme favorise des coalitions instables qui se forment puis se défont

Explication

La multiplicité des partis et l’instabilité des coalitions expliquent la succession de 104 gouvernements sous la IIIe République. Le phénomène ne résulte pas d’un scrutin présidentiel annuel ni d’une responsabilité ministérielle principalement contrôlée par le président.

21. Que décide le référendum du 21 octobre 1945 concernant l’organisation institutionnelle de la France ?

Il rend l’Assemblée élue constituante et prévoit une organisation provisoire par la loi constitutionnelle du 2 novembre 1945
Il approuve directement la Constitution de la IVe République et fixe définitivement ses institutions
Il rétablit les institutions de la IIIe République en reportant l’élection d’une nouvelle assemblée
Il crée un Sénat provisoire chargé d’exercer le pouvoir constituant jusqu’à la fin de la guerre

Il rend l’Assemblée élue constituante et prévoit une organisation provisoire par la loi constitutionnelle du 2 novembre 1945

Explication

Le référendum du 21 octobre 1945 décide que l’Assemblée élue aura un rôle constituant et que les pouvoirs publics seront organisés provisoirement par la loi du 2 novembre. Il ne constitue donc pas encore une approbation définitive de la Constitution de la IVe République.

22. Quelle organisation prévoit le projet constitutionnel du 19 avril 1946 ?

Une assemblée unique, un président disposant du pouvoir exécutif et un gouvernement responsable devant lui
Une assemblée unique, un président honorifique et un président du Conseil responsable devant l’Assemblée nationale
Deux chambres aux pouvoirs égaux, un président élu au suffrage direct et un président du Conseil indépendant
Deux chambres de compétences comparables, un président arbitre et un gouvernement responsable devant le Sénat

Une assemblée unique, un président honorifique et un président du Conseil responsable devant l’Assemblée nationale

Explication

Le projet du 19 avril 1946 est monocaméral et attribue au président de la République un rôle honorifique, tandis que le président du Conseil est responsable devant l’Assemblée nationale. Il ne prévoit donc pas un bicamérisme équilibré ni un exécutif présidentiel.

23. Quelle évolution caractérise le projet constitutionnel adopté le 20 septembre 1946 par rapport au projet précédent ?

Il maintient l’assemblée unique et réduit les pouvoirs du président du Conseil au profit du président
Il établit un bicamérisme égalitaire et rend le gouvernement responsable devant les deux chambres
Il supprime l’Assemblée nationale et confie la fonction législative au seul Conseil de la République
Il instaure un bicamérisme limité et renforce les fonctions présidentielle et gouvernementale tout en rationalisant le parlementarisme

Il instaure un bicamérisme limité et renforce les fonctions présidentielle et gouvernementale tout en rationalisant le parlementarisme

Explication

Le projet du 20 septembre 1946 crée un Conseil de la République aux côtés de l’Assemblée nationale et cherche à renforcer l’exécutif ainsi qu’à rationaliser le parlementarisme. Il ne revient donc ni à l’assemblée unique ni au bicamérisme égalitaire.

24. Quel événement institutionnel se produit le 13 octobre 1946 ?

Le Conseil de la République est supprimé afin de rétablir l’assemblée unique du projet précédent
Le référendum désigne une assemblée constituante chargée de préparer le projet constitutionnel suivant
Le gouvernement provisoire adopte la loi constitutionnelle organisant les pouvoirs publics jusqu’en 1958
Le projet de Constitution est approuvé par référendum et devient la Constitution de la IVe République

Le projet de Constitution est approuvé par référendum et devient la Constitution de la IVe République

Explication

Le référendum du 13 octobre 1946 approuve le projet constitutionnel, qui devient alors la Constitution de la IVe République. Cette étape se distingue du référendum de 1945, consacré à la procédure constituante.

25. À quelle date le référendum constituant approuvant le projet de Constitution de la Ve République a-t-il eu lieu ?

Le 27 avril 1959
Le 4 octobre 1958
Le 28 septembre 1958
Le 21 décembre 1958

Le 28 septembre 1958

Explication

Le référendum constituant s’est tenu le 28 septembre 1958 et a largement approuvé le projet. Le 4 octobre correspond à la promulgation de la Constitution, non au référendum.

26. Quelle date correspond à la promulgation de la Constitution de la Ve République ?

Le 21 décembre 1958
Le 9 novembre 1958
Le 4 octobre 1958
Le 28 septembre 1958

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution de la Ve République a été promulguée le 4 octobre 1958. Le 28 septembre désigne le référendum constituant qui l’avait approuvée.

27. Qu’est-ce qui distingue la démocratie semi-directe de la démocratie représentative ?

Elle réserve la souveraineté nationale au pouvoir exécutif
Elle confie les décisions nationales à un collège électoral
Elle remplace les assemblées élues par des consultations populaires
Elle associe les représentants du peuple au recours au référendum

Elle associe les représentants du peuple au recours au référendum

Explication

La démocratie semi-directe permet au peuple d’exercer sa souveraineté par ses représentants et par le référendum. La démocratie représentative repose sur l’intervention des représentants sans cet ajout référendaire.

28. Quelle combinaison caractérise le régime parlementaire rationalisé de la Ve République ?

Un exécutif bicéphale, un Gouvernement responsable et des mécanismes de stabilité
Un Gouvernement indépendant, une justice politique et un référendum obligatoire
Un exécutif collégial, un Parlement souverain et une fusion des pouvoirs
Un président dominant, un Gouvernement irresponsable et une séparation stricte

Un exécutif bicéphale, un Gouvernement responsable et des mécanismes de stabilité

Explication

Le régime parlementaire rationalisé associe un exécutif bicéphale, la responsabilité politique du Gouvernement devant l’Assemblée nationale et des procédés favorisant la stabilité. L’irresponsabilité du Gouvernement renverrait plutôt à une logique présidentielle.

29. Quelle évolution institutionnelle la Constitution de 1958 a-t-elle introduite concernant l’exécutif ?

Elle a reconnu au Gouvernement un domaine propre et la possibilité de prendre des ordonnances
Elle a subordonné chaque décision gouvernementale à une autorisation préalable du président
Elle a confié la fonction gouvernementale au Parlement et supprimé les compétences réglementaires
Elle a transféré la direction de l’exécutif aux collectivités territoriales

Elle a reconnu au Gouvernement un domaine propre et la possibilité de prendre des ordonnances

Explication

La Constitution de 1958 restaure l’exécutif en reconnaissant au Gouvernement un domaine d’intervention propre et la possibilité de prendre des ordonnances. Le Gouvernement n’est donc pas privé d’un domaine autonome d’action.

30. Que désigne le fait majoritaire à l’Assemblée nationale ?

Une majorité stable capable de soutenir le Gouvernement durant la législature
Une majorité judiciaire chargée de contrôler les lois adoptées
Une majorité changeante formée pour chaque vote important
Une majorité présidentielle élue directement par l’ensemble des citoyens

Une majorité stable capable de soutenir le Gouvernement durant la législature

Explication

Le fait majoritaire correspond à la présence d’une majorité stable à l’Assemblée nationale, capable de soutenir le Gouvernement pendant toute la législature. Une majorité constituée ponctuellement ne présente pas cette stabilité.

31. Quelle transformation du mode d’élection présidentiel a eu lieu en 1962 ?

Le remplacement du scrutin présidentiel par une nomination du Premier ministre
Le passage d’une élection indirecte par collège électoral à une élection au suffrage universel direct
Le passage d’une élection directe à une désignation par le Parlement réuni en Congrès
Le passage d’un vote populaire à une sélection par les conseils municipaux

Le passage d’une élection indirecte par collège électoral à une élection au suffrage universel direct

Explication

Depuis 1962, le président est élu au suffrage universel direct, alors qu’il était auparavant choisi par un collège électoral. Le vote indirect par des électeurs désignés appartient donc au système initial.

32. Quelle condition concerne la présentation d’une candidature à l’élection présidentielle ?

Être soutenu par les deux candidats arrivés en tête lors du scrutin précédent
Réunir la majorité absolue des suffrages exprimés dès le dépôt de candidature
Obtenir 500 parrainages d’élus provenant d’au moins 30 départements ou territoires
Recevoir l’accord de la majorité des membres de l’Assemblée nationale

Obtenir 500 parrainages d’élus provenant d’au moins 30 départements ou territoires

Explication

La candidature nécessite notamment 500 parrainages d’élus issus d’au moins 30 départements ou territoires, avec une limitation de la concentration géographique. La majorité absolue concerne le résultat du premier tour, et non la présentation d’une candidature.

33. Comment se déroule l’élection du président de la République ?

Au scrutin majoritaire à trois tours, avec maintien de quatre candidats au dernier tour
Au scrutin proportionnel à un tour, avec répartition des sièges entre les candidats
Au scrutin indirect à deux tours, avec désignation par un collège électoral
Au scrutin majoritaire à deux tours, avec un second tour entre les deux candidats les mieux placés

Au scrutin majoritaire à deux tours, avec un second tour entre les deux candidats les mieux placés

Explication

L’élection présidentielle repose sur un scrutin majoritaire à deux tours : la majorité absolue est recherchée au premier, puis les deux candidats les mieux placés s’affrontent au second. Les parrainages servent à être candidat, mais ne déterminent pas le vainqueur.

34. Quelle règle s’applique à la durée et au renouvellement du mandat présidentiel ?

Le mandat dure cinq ans et peut être renouvelé deux fois consécutivement au maximum
Le mandat dure sept ans et peut être renouvelé sans limitation prévue
Le mandat dure six ans et peut être renouvelé une seule fois consécutivement
Le mandat dure cinq ans et ne peut faire l’objet d’aucun renouvellement

Le mandat dure cinq ans et peut être renouvelé deux fois consécutivement au maximum

Explication

Le mandat présidentiel est fixé à cinq ans et ne peut être renouvelé plus de deux fois consécutivement. La règle ne correspond donc ni à un mandat de sept ans ni à une interdiction de tout renouvellement.

35. Quelle distinction caractérise les pouvoirs partagés et les pouvoirs propres du président de la République ?

Les pouvoirs partagés exigent un contreseing, contrairement aux pouvoirs propres
Les pouvoirs partagés sont dispensés de contreseing, contrairement aux pouvoirs propres
Les deux catégories exigent le contreseing du président du Sénat
Les deux catégories sont exercées après autorisation du Conseil constitutionnel

Les pouvoirs partagés exigent un contreseing, contrairement aux pouvoirs propres

Explication

Les pouvoirs partagés nécessitent le contreseing du Premier ministre et des ministres responsables, tandis que les pouvoirs propres en sont dispensés. L’avis du Conseil constitutionnel n’est pas une condition générale d’exercice de ces deux catégories de pouvoirs.

36. Dans quelle situation l’article 16 permet-il au président de la République de concentrer les pouvoirs exécutif et législatif ?

Lorsque le Premier ministre demande une concentration temporaire des compétences pour conduire la politique nationale
Lorsque le Gouvernement souhaite accélérer l’adoption d’un programme législatif après une alternance politique
Lorsque les institutions ou la nation sont gravement et immédiatement menacées et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu
Lorsque le Parlement refuse d’approuver le budget et que le président veut éviter une dissolution

Lorsque les institutions ou la nation sont gravement et immédiatement menacées et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu

Explication

L’article 16 répond à une menace grave et immédiate pesant sur les institutions ou la nation, accompagnée d’une interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Le fonctionnement ordinaire repose au contraire sur la séparation des pouvoirs.

37. Après avoir recueilli les avis requis, quelle limite temporelle s’applique au droit de dissolution exercé par le président de la République ?

Une nouvelle dissolution ne peut être prononcée avant l’expiration d’un délai d’un an
Une nouvelle dissolution est possible après la réunion constitutive de la nouvelle Assemblée
Une nouvelle dissolution peut être prononcée dès que le Premier ministre renouvelle son avis
Une nouvelle dissolution dépend de l’autorisation préalable du Conseil constitutionnel

Une nouvelle dissolution ne peut être prononcée avant l’expiration d’un délai d’un an

Explication

Le président peut dissoudre l’Assemblée nationale après consultation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées, mais une nouvelle dissolution est interdite pendant un an. Ces avis sont consultatifs et le Conseil constitutionnel n’autorise pas la dissolution.

38. Comment s’exerce la nomination du Premier ministre par le président de la République, notamment en période de cohabitation ?

Le président le nomme sans contreseing, mais la majorité de l’Assemblée nationale limite sa liberté de choix
Le président le nomme avec le contreseing du ministre de l’Intérieur, même lorsque la majorité lui est opposée
Le président choisit librement un candidat extérieur à la majorité, car la cohabitation renforce son pouvoir
Le président doit faire élire le Premier ministre par l’Assemblée nationale avant de procéder à sa nomination

Le président le nomme sans contreseing, mais la majorité de l’Assemblée nationale limite sa liberté de choix

Explication

La nomination du Premier ministre ne requiert pas de contreseing, mais elle est encadrée en pratique par la majorité de l’Assemblée nationale. En période de cohabitation, cette contrainte politique est particulièrement forte.

39. Dans quel ordre le Gouvernement est-il formé ?

Le président nomme d’abord le Premier ministre, puis les autres membres sur proposition de celui-ci
Le Parlement désigne d’abord les ministres, puis le président nomme le Premier ministre parmi eux
Le président nomme simultanément tous les membres du Gouvernement après consultation du Conseil constitutionnel
Le Premier ministre nomme d’abord les ministres, puis le président choisit celui qui dirigera le Gouvernement

Le président nomme d’abord le Premier ministre, puis les autres membres sur proposition de celui-ci

Explication

La formation du Gouvernement commence par la nomination du Premier ministre par le président de la République. Les autres membres sont ensuite nommés par le président sur proposition du Premier ministre.

40. Quelle activité est compatible avec la fonction de membre du Gouvernement ?

Un mandat de député exercé parallèlement aux fonctions ministérielles
Un autre emploi public ne relevant pas de l’enseignement supérieur
Une activité professionnelle privée conservée pendant le mandat ministériel
Un emploi de professeur de l’enseignement supérieur

Un emploi de professeur de l’enseignement supérieur

Explication

La fonction gouvernementale est incompatible avec tout emploi public, toute activité professionnelle privée et tout mandat parlementaire. Le professorat dans l’enseignement supérieur constitue l’exception prévue.

41. Quelle juridiction est compétente pour un acte commis par un ministre dans l’exercice de ses fonctions ?

Le Conseil constitutionnel statuant en matière pénale
La Cour de justice de la République
Le tribunal correctionnel de droit commun
La Cour de cassation saisie directement par le Parlement

La Cour de justice de la République

Explication

Les actes commis par un ministre dans l’exercice de ses fonctions relèvent de la Cour de justice de la République. Les actes étrangers à ses fonctions relèvent, eux, des tribunaux de droit commun.

42. Quelle conséquence entraîne l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le Gouvernement ?

Le président de la République doit automatiquement dissoudre l’Assemblée nationale dans la semaine
Les ministres concernés restent en fonction jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi de finances
Le Conseil constitutionnel doit nommer un nouveau Premier ministre avant tout vote parlementaire
Le Premier ministre doit remettre la démission du Gouvernement au président de la République

Le Premier ministre doit remettre la démission du Gouvernement au président de la République

Explication

Une motion de censure adoptée oblige le Premier ministre à remettre au président de la République la démission du Gouvernement. La dissolution de l’Assemblée n’est pas une conséquence automatique de cette situation.

43. Quelle mission l’article 20 attribue-t-il au Gouvernement ?

Nommer les parlementaires et exercer directement la fonction juridictionnelle de l’État
Déterminer et conduire la politique de la nation en disposant de l’administration et de la force armée
Présider le Conseil constitutionnel et contrôler la conformité des lois avant leur promulgation
Garantir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire en arbitrant les travaux parlementaires

Déterminer et conduire la politique de la nation en disposant de l’administration et de la force armée

Explication

L’article 20 confie au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la nation, ainsi que la disposition de l’administration et de la force armée. La garantie de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire relève notamment du rôle présidentiel.

44. Que signifie la solidarité gouvernementale pour un membre du Gouvernement ?

Il peut désavouer publiquement une décision collective tout en conservant nécessairement ses fonctions ministérielles
Il doit obtenir l’accord individuel de chaque ministre avant de prendre une décision relevant de son propre portefeuille
Il assume les actes de ses collègues et soutient les décisions communes, sous peine de révocation ou de démission
Il engage sa responsabilité pour les actes présidentiels mais demeure indépendant des décisions prises en Conseil des ministres

Il assume les actes de ses collègues et soutient les décisions communes, sous peine de révocation ou de démission

Explication

La solidarité gouvernementale impose à chaque ministre d’assumer les actes des autres membres et de soutenir les décisions communes. Un désaccord durable peut donc conduire à une révocation ou à une démission.

45. Que permet au Gouvernement l’article 38 de la Constitution ?

Dissoudre l’Assemblée nationale lorsque le Parlement refuse d’habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnance
Modifier durablement la Constitution par décret après consultation du Conseil des ministres et du Conseil constitutionnel
Adopter des mesures législatives sans autorisation parlementaire dès lors qu’elles concernent l’administration
Demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures relevant normalement de la loi

Demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures relevant normalement de la loi

Explication

L’article 38 permet au Gouvernement de solliciter une habilitation parlementaire pour prendre, pendant une période déterminée, des mesures relevant normalement de la loi. Cette procédure ne dispense donc pas d’une autorisation du Parlement.

46. Quelle règle traduit le mieux la solidarité gouvernementale ?

Les décisions sont prises au nom du président et les ministres peuvent désavouer leurs collègues
Les décisions sont prises au nom du gouvernement et les ministres assument collectivement leurs actes
Les décisions sont prises au nom de chaque ministère et les désaccords suspendent leur application
Les décisions sont prises au nom du Premier ministre et les ministres répondent séparément de leurs actes

Les décisions sont prises au nom du gouvernement et les ministres assument collectivement leurs actes

Explication

La solidarité gouvernementale signifie que les décisions engagent l’ensemble du gouvernement et que ses membres se soutiennent malgré leurs désaccords. Elle ne permet donc pas à un ministre de se désolidariser des actes de ses collègues.

47. Quelle fonction relève du Conseil de défense ?

Définir les orientations de la programmation militaire et préparer les réponses aux crises majeures
Transférer aux autorités militaires les pouvoirs de police en cas d’insurrection armée
Examiner une question particulière avec les ministres concernés sous la présidence du président
Réunir tous les ministres pour coordonner les affaires courantes sous la présidence du Premier ministre

Définir les orientations de la programmation militaire et préparer les réponses aux crises majeures

Explication

Le Conseil de défense définit les orientations militaires, planifie les réponses aux crises majeures et participe à la programmation de la sécurité intérieure. La réunion de tous les ministres correspond au Conseil de cabinet, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres dispositifs.

48. Par quel moyen le Gouvernement intervient-il dans la procédure législative ?

En fixant les résultats des scrutins et en remplaçant les débats par des règlements
En nommant les rapporteurs des assemblées et en annulant les propositions parlementaires
En participant à l’ordre du jour, en soulevant l’irrecevabilité et en présentant des amendements
En adoptant les lois sans vote parlementaire et en contrôlant directement les commissions

En participant à l’ordre du jour, en soulevant l’irrecevabilité et en présentant des amendements

Explication

Le Gouvernement peut participer à la fixation de l’ordre du jour, invoquer l’irrecevabilité d’une proposition et exercer le droit d’amendement. Il ne peut toutefois pas adopter seul les lois ni imposer les résultats des votes parlementaires.

49. Que permet l’article 38 au Gouvernement ?

Remplacer les assemblées parlementaires par des autorités administratives temporaires
Confier au président de la République le vote des lois dans un délai déterminé
Demander au Parlement l’autorisation de prendre des ordonnances pendant une durée limitée
Modifier directement la Constitution par décret pendant une période de crise politique

Demander au Parlement l’autorisation de prendre des ordonnances pendant une durée limitée

Explication

L’article 38 autorise le Gouvernement à demander au Parlement une habilitation pour prendre, pendant un délai limité, des mesures relevant normalement de la loi. Cette procédure ne constitue ni une modification constitutionnelle ni une dissolution du Parlement.

50. Quel enchaînement décrit correctement la législation déléguée ?

Une loi de ratification autorise les ordonnances, qui restent suspendues, puis deviennent applicables après publication
Une ordonnance autorise le Parlement à légiférer, puis une loi d’habilitation valide ses dispositions
Une décision parlementaire adopte les ordonnances, qui sont ensuite soumises à une habilitation gouvernementale
Une loi d’habilitation autorise les ordonnances, qui entrent en vigueur, puis sont soumises à ratification

Une loi d’habilitation autorise les ordonnances, qui entrent en vigueur, puis sont soumises à ratification

Explication

La procédure commence par une loi d’habilitation, suivie de l’édiction et de l’entrée en vigueur directe des ordonnances, puis de leur ratification parlementaire dans le délai prévu. Une loi de ratification n’est donc pas l’acte qui habilite initialement le Gouvernement.

51. Que devient une ordonnance lorsque le projet de loi de ratification est rejeté ?

Elle est automatiquement transformée en décret autonome
Elle devient caduque
Elle conserve une valeur réglementaire
Elle acquiert rétroactivement une valeur législative

Elle devient caduque

Explication

Le rejet du projet de loi de ratification rend l’ordonnance caduque. L’absence de discussion ou de vote produit une conséquence différente, puisque l’ordonnance conserve alors une valeur réglementaire.

52. Quel rôle le Premier ministre joue-t-il dans la nomination des autres membres du Gouvernement ?

Il désigne les ministres après consultation obligatoire du Conseil constitutionnel
Il prononce lui-même leur nomination et leur cessation de fonctions par décret autonome
Il propose leur nomination et la cessation de leurs fonctions au président de la République
Il soumet leur nomination au Parlement, qui décide ensuite de leur entrée en fonctions

Il propose leur nomination et la cessation de leurs fonctions au président de la République

Explication

Le Premier ministre formule les propositions concernant la nomination et la cessation des fonctions des autres ministres. Le président de la République conserve le pouvoir de les prononcer formellement.

53. Quelle attribution correspond au pouvoir réglementaire du Premier ministre selon l’article 21 ?

Prendre les règlements d’exécution des lois et les règlements autonomes, sous certaines réserves présidentielles
Adopter les lois financières et les règlements parlementaires en dehors de toute habilitation
Signer les ordonnances et tous les décrets sans intervention constitutionnelle du président
Fixer les objectifs de la politique nationale et arbitrer les relations entre les pouvoirs publics

Prendre les règlements d’exécution des lois et les règlements autonomes, sous certaines réserves présidentielles

Explication

L’article 21 confie au Premier ministre le pouvoir réglementaire, notamment pour les règlements d’exécution et les règlements autonomes. Cette compétence demeure encadrée par le pouvoir du président de signer les ordonnances et certains décrets.

54. Quelle différence caractérise le rôle du Premier ministre entre concordance des majorités et cohabitation ?

En concordance, il exerce une fonction parlementaire ; en cohabitation, il perd toute direction gouvernementale
En concordance, il devient arbitre des institutions ; en cohabitation, il applique directement les objectifs présidentiels
En concordance, il met en œuvre le programme présidentiel ; en cohabitation, il conduit sa propre politique gouvernementale
En concordance, il partage la conduite militaire ; en cohabitation, il transfère ses pouvoirs aux ministres

En concordance, il met en œuvre le programme présidentiel ; en cohabitation, il conduit sa propre politique gouvernementale

Explication

Lorsque les majorités concordent, le président détermine les objectifs nationaux et le Premier ministre met en œuvre son programme. En cohabitation, le Premier ministre conduit sa propre politique gouvernementale tandis que le président joue principalement un rôle d’arbitre.

55. Quel effet le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral produisent-ils sur les institutions ?

Ils rendent plus fréquente la cohabitation en éloignant les deux scrutins dans le temps
Ils réduisent l’influence présidentielle en donnant la priorité aux majorités issues des législatives
Ils renforcent la prééminence présidentielle en favorisant la confirmation législative du choix présidentiel
Ils renforcent l’autonomie parlementaire en dissociant les élections législatives de l’élection présidentielle

Ils renforcent la prééminence présidentielle en favorisant la confirmation législative du choix présidentiel

Explication

Le quinquennat et l’inversion du calendrier tendent à faire suivre les élections législatives l’élection présidentielle, ce qui favorise une majorité parlementaire conforme au choix présidentiel. Ils ne rendent donc pas structurellement la cohabitation plus fréquente.

56. Quelle relation institutionnelle caractérise l’organisation entre l’Assemblée nationale et le Sénat ?

Un monocamérisme associant deux formations d’une même assemblée
Un bicamérisme égalitaire donnant les mêmes pouvoirs aux deux chambres
Un bicamérisme inversé donnant la prééminence au Sénat
Un bicamérisme inégalitaire donnant la prééminence à l’Assemblée nationale

Un bicamérisme inégalitaire donnant la prééminence à l’Assemblée nationale

Explication

La France connaît un bicamérisme inégalitaire, car l’Assemblée nationale dispose d’une prééminence sur le Sénat dans plusieurs mécanismes institutionnels. Le bicamérisme égalitaire correspondrait à une répartition identique des pouvoirs entre les deux chambres.

57. Quelle est la durée normale du mandat des députés et quel événement peut y mettre fin avant son terme ?

Six ans, avec une fin anticipée possible en cas de contrôle constitutionnel
Cinq ans, avec une fin anticipée possible en cas de session extraordinaire
Six ans, avec une fin anticipée possible en cas de renouvellement sénatorial
Cinq ans, avec une fin anticipée possible en cas de dissolution

Cinq ans, avec une fin anticipée possible en cas de dissolution

Explication

Le mandat des députés dure normalement cinq ans, mais une dissolution de l’Assemblée nationale peut provoquer son terme anticipé. Le mandat de six ans concerne les sénateurs et leur renouvellement par moitié.

58. Quelle condition fait partie des exigences pour être éligible à l’Assemblée nationale ?

Avoir au moins 25 ans et être titulaire d’un diplôme universitaire
Avoir au moins 30 ans et avoir accompli un service militaire
Avoir au moins 21 ans et avoir exercé un mandat municipal
Avoir au moins 18 ans et avoir participé à la journée défense et citoyenneté

Avoir au moins 18 ans et avoir participé à la journée défense et citoyenneté

Explication

L’éligibilité exige notamment la nationalité française, l’âge minimal de 18 ans, la jouissance des droits électoraux et la participation à la journée défense et citoyenneté. Un mandat municipal, un diplôme ou un âge supérieur ne constituent pas les conditions indiquées.

59. Comment les sénateurs sont-ils élus dans un département disposant de deux sièges ?

Au suffrage universel direct selon un scrutin proportionnel
Au suffrage universel indirect selon un scrutin proportionnel
Au suffrage universel indirect selon un scrutin majoritaire
Au suffrage universel direct selon un scrutin majoritaire

Au suffrage universel indirect selon un scrutin majoritaire

Explication

Les sénateurs sont élus indirectement par un collège départemental de grands électeurs, et le scrutin est majoritaire dans les départements disposant d’un ou de deux sièges. Le scrutin proportionnel s’applique aux départements disposant de plus de trois sièges.

60. Que règle principalement le règlement de chaque assemblée parlementaire ?

La composition du collège électoral chargé d’élire les sénateurs
La définition des matières réservées au domaine réglementaire
Le fonctionnement et la discipline internes de l’assemblée
La répartition constitutionnelle des compétences entre les pouvoirs publics

Le fonctionnement et la discipline internes de l’assemblée

Explication

Le règlement organise le fonctionnement et la discipline internes de chaque assemblée parlementaire. Les règles supérieures du fonctionnement parlementaire relèvent de la Constitution, tandis que les domaines législatif et réglementaire sont définis par ses articles 34 et 37.

61. Quel organe dirige la vie intérieure et les travaux d’une assemblée parlementaire ?

La commission mixte paritaire, composée à parts égales de députés et de sénateurs
Le bureau, composé notamment du président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires
Le Conseil constitutionnel, chargé de superviser les travaux des chambres
La conférence des présidents, composée exclusivement des présidents de groupe

Le bureau, composé notamment du président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires

Explication

Le bureau dirige la vie intérieure et les travaux de l’assemblée et comprend plusieurs catégories de membres, dont les questeurs chargés de l’administration. La conférence des présidents organise principalement l’ordre du jour et les débats, sans exercer cette direction générale.

62. Quelle est la mission principale de la conférence des présidents ?

Élaborer les règlements d’application nécessaires à l’exécution des lois
Contrôler la constitutionnalité des lois avant leur promulgation
Fixer l’ordre du jour et organiser les débats lors de réunions hebdomadaires
Administrer les services internes et gérer les moyens matériels de l’assemblée

Fixer l’ordre du jour et organiser les débats lors de réunions hebdomadaires

Explication

La conférence des présidents est un organe collégial qui se réunit chaque semaine pour fixer l’ordre du jour et organiser les débats. L’administration interne relève notamment des questeurs, tandis que le contrôle constitutionnel et les règlements d’application relèvent d’autres autorités.

63. Quelle règle s’applique à la répartition de l’ordre du jour après la révision constitutionnelle de 2008 ?

Les commissions fixent l’ordre du jour sans intervention du Gouvernement ni des groupes parlementaires
Le Gouvernement maîtrise en principe deux semaines sur quatre, tandis qu’une semaine est consacrée au contrôle
Le Gouvernement dispose d’une semaine sur quatre et les groupes minoritaires de deux semaines
Chaque assemblée abandonne la fixation de son ordre du jour au Gouvernement pendant quatre semaines

Le Gouvernement maîtrise en principe deux semaines sur quatre, tandis qu’une semaine est consacrée au contrôle

Explication

Depuis 2008, chaque assemblée fixe son ordre du jour, mais le Gouvernement en maîtrise en principe deux semaines sur quatre ; une semaine est consacrée au contrôle et un jour mensuel aux groupes d’opposition et minoritaires. Les autres propositions inversent ou suppriment cette répartition constitutionnelle.

64. Quelle distinction oppose les articles 34 et 37 de la Constitution ?

L’article 34 contrôle les lois organiques, tandis que l’article 37 contrôle les traités internationaux
L’article 34 organise la procédure parlementaire, tandis que l’article 37 fixe les règles électorales
L’article 34 définit le domaine réglementaire, tandis que l’article 37 énumère les matières législatives
L’article 34 définit le domaine de la loi, tandis que l’article 37 réserve au règlement les autres matières

L’article 34 définit le domaine de la loi, tandis que l’article 37 réserve au règlement les autres matières

Explication

L’article 34 énumère les matières dans lesquelles la loi fixe les règles ou les principes fondamentaux, alors que l’article 37 réserve au règlement les matières qui n’appartiennent pas au domaine de la loi. La proposition inverse les fonctions respectives de ces deux articles.

65. Dans quelle situation un règlement d’application intervient-il ?

Lorsqu’il remplace une loi avant son examen par le Parlement
Lorsqu’il détermine la composition d’une commission parlementaire
Lorsqu’il intervient dans une matière étrangère au domaine de la loi
Lorsqu’il complète une loi afin d’en permettre la mise en œuvre

Lorsqu’il complète une loi afin d’en permettre la mise en œuvre

Explication

Le règlement d’application complète l’action législative et précise les conditions de mise en œuvre d’une loi. Le règlement autonome intervient, quant à lui, dans les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi.

66. Que peut-il se produire lorsqu’une disposition proposée ne relève pas du domaine de la loi ?

Le Gouvernement ou l’assemblée saisie peut soulever son irrecevabilité, puis le Conseil constitutionnel statue sous huit jours en cas de désaccord
Le président de la République peut la promulguer directement sans intervention du Conseil constitutionnel
La commission mixte paritaire doit la transformer en règlement avant la poursuite de la procédure
Le Sénat doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes avant toute discussion en commission

Le Gouvernement ou l’assemblée saisie peut soulever son irrecevabilité, puis le Conseil constitutionnel statue sous huit jours en cas de désaccord

Explication

L’article 41 permet au Gouvernement ou à l’assemblée saisie d’opposer l’irrecevabilité, et le Conseil constitutionnel tranche le désaccord dans un délai de huit jours. La commission mixte paritaire intervient dans la recherche d’un compromis entre les chambres, non dans ce contrôle de recevabilité.

67. Que peut décider le Gouvernement en cas d’échec d’une commission mixte paritaire réunie après un désaccord persistant entre les chambres ?

Abandonner la procédure et retirer définitivement le projet de loi
Demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement
Soumettre automatiquement le texte à un référendum national
Demander au Sénat de statuer définitivement sur le texte commun

Demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement

Explication

La commission mixte paritaire comprend sept députés et sept sénateurs et cherche un compromis ; en cas d’échec, le Gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement. Le Sénat ne dispose donc pas de cette prééminence dans l’issue prévue par cette procédure.

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Qu'impose la théorie théocratique avant 1789 sur la souveraineté ?

La souveraineté est attribuée à Dieu.

À qui la souveraineté est-elle attribuée après 1789 selon la théorie démocratique ?

À la collectivité, la nation ou le peuple.

Combien de constitutions écrites la France aurait-elle connues ?

Treize constitutions écrites.

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