QCM : Histoire du droit public (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition et la méthode de l’histoire du droit :

L’histoire du droit explique les règles sans distinguer ruptures et continuités.
L’histoire du droit étudie les règles juridiques sans comparaison historique.
L’histoire du droit compare les règles juridiques à travers le temps.
L’histoire du droit porte principalement sur les décisions judiciaires contemporaines.
L’histoire du droit décrit les institutions sans rechercher leurs transformations.

L’histoire du droit compare les règles juridiques à travers le temps.

Explication

L’histoire du droit est un droit comparé dans le temps, qui permet d’étudier les ruptures, les continuités et l’évolution des règles. Les autres formulations écartent la dimension comparative ou l’analyse de l’évolution juridique.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la critique des sources juridiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La critique interne établit la date et l’origine matérielle du document.
La critique interne porte sur l’état matériel de la tablette étudiée.
La critique externe mesure la crédibilité des intentions de l’auteur.
La critique externe vérifie l’authenticité et la provenance du document.
La critique externe évalue principalement les idées défendues dans le document.

La critique externe vérifie l’authenticité et la provenance du document.

Explication

La critique externe vérifie l’authenticité et la provenance du document. L’analyse des idées, des valeurs, des intentions de l’auteur et de sa crédibilité relève de la critique interne, tandis que les autres associations inversent ces fonctions.

3. À propos du droit positif :

Le droit positif correspond aux règles effectivement applicables dans leur contexte.
Le respect du droit positif peut être imposé par une sanction.
Le droit positif est posé et en vigueur dans un lieu déterminé.
Le droit positif s’applique à un moment juridique déterminé.
Le droit positif se distingue d’un droit simplement historique ou étranger.

Le droit positif correspond aux règles effectivement applicables dans leur contexte. · Le respect du droit positif peut être imposé par une sanction. · Le droit positif est posé et en vigueur dans un lieu déterminé. · Le droit positif s’applique à un moment juridique déterminé. · Le droit positif se distingue d’un droit simplement historique ou étranger.

Explication

Le droit positif désigne le droit posé et en vigueur à un moment et dans un lieu déterminés. Son respect est imposé sous peine de sanction, ce qui le distingue notamment d’un droit historique ou étranger non applicable dans ce contexte.

4. Concernant la distinction entre droit privé et droit public, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit public encadre l’action des autorités publiques.
Le droit public organise l’État et ses institutions.
Le droit privé régit les relations entre personnes privées.
Le droit privé règle principalement l’action des autorités publiques.
Le droit public concerne les échanges entre particuliers.

Le droit public encadre l’action des autorités publiques. · Le droit public organise l’État et ses institutions. · Le droit privé régit les relations entre personnes privées.

Explication

Le droit privé régit les relations entre personnes privées. Le droit public organise l’État, ses institutions et l’action des autorités publiques ; les relations entre particuliers relèvent du droit privé.

5. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant le début de l’histoire du droit ?

L’histoire du droit débute avec la naissance des États modernes.
L’histoire du droit commence avec les premiers tribunaux médiévaux.
L’histoire du droit commence avec la codification romaine.
L’histoire du droit apparaît après l’invention de l’imprimerie.
L’histoire du droit commence avec l’apparition de l’écriture en Mésopotamie.

L’histoire du droit commence avec l’apparition de l’écriture en Mésopotamie.

Explication

L’histoire du droit commence avec l’apparition de l’écriture en Mésopotamie, vers le IVe millénaire avant notre ère. Les autres propositions situent à tort son commencement au Moyen Âge, à l’époque moderne ou dans l’Antiquité romaine.

6. Concernant les droits cunéiformes mésopotamiens :

Les droits cunéiformes sont inscrits principalement sur des papyrus.
L’écriture cunéiforme présente des signes en forme de coins.
Ils correspondent aux droits de Mésopotamie rédigés en écriture cunéiforme.
Les textes cunéiformes sont gravés sur des tablettes d’argile.
Cette écriture apparaît vers 3500 avant notre ère.

L’écriture cunéiforme présente des signes en forme de coins. · Ils correspondent aux droits de Mésopotamie rédigés en écriture cunéiforme. · Les textes cunéiformes sont gravés sur des tablettes d’argile. · Cette écriture apparaît vers 3500 avant notre ère.

Explication

Les droits cunéiformes sont les droits mésopotamiens rédigés dans une écriture en forme de coins, gravée sur des tablettes d’argile. Cette écriture apparaît vers 3500 avant notre ère ; le papyrus ne correspond pas au support décrit.

7. Parmi les propositions suivantes concernant l’organisation politique de la Mésopotamie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Mésopotamie forme un État unifié autour d’une capitale commune.
La Mésopotamie regroupe des cités-États indépendantes.
Une autorité centrale administre durablement l’ensemble mésopotamien.
Les cités mésopotamiennes possèdent souvent une petite monarchie.
Chaque cité dispose généralement de ses propres institutions.

La Mésopotamie regroupe des cités-États indépendantes. · Les cités mésopotamiennes possèdent souvent une petite monarchie. · Chaque cité dispose généralement de ses propres institutions.

Explication

La Mésopotamie est un ensemble de cités-États indépendantes, dotées généralement de leurs propres institutions et d’une petite monarchie. Elle ne forme pas un État unifié avec une capitale ou une autorité centrale commune.

8. Les tablettes mésopotamiennes renseignent principalement sur :

Les institutions publiques décrites par une doctrine juridique complète.
Les contrats et les activités commerciales du droit privé.
Les décisions judiciaires d’une administration centrale commune.
Les principes théoriques d’un véritable droit public écrit.
Les règles constitutionnelles d’un État mésopotamien unifié.

Les contrats et les activités commerciales du droit privé.

Explication

Les tablettes renseignent surtout sur le droit privé, notamment les contrats et le commerce. Elles ne témoignent pas encore d’une doctrine ni d’un véritable droit public écrit ; ce dernier reste connu indirectement.

9. Concernant le Code de Hammurabi, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il expose principalement une doctrine générale du droit public.
Il abandonne les peines fixes au profit d’une justice sans barème.
Il est rédigé au XVIIIe siècle de notre ère.
Le Code de Hammurabi est établi par le roi de Babylone.
Il associe souvent des faits à des peines fixes fondées sur la loi du Talion.

Le Code de Hammurabi est établi par le roi de Babylone. · Il associe souvent des faits à des peines fixes fondées sur la loi du Talion.

Explication

Le Code de Hammurabi est établi par le roi de Babylone au XVIIIe siècle avant notre ère. Il procède par casuistique pénale et commerciale et associe souvent les faits à des peines fixes fondées sur la loi du Talion, plutôt qu’à une doctrine de droit public ou à une justice sans barème.

10. Concernant les magistratures athéniennes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les stratèges sont principalement désignés par tirage au sort.
Les stratèges chargés de la guerre sont choisis par élection.
Les archontes sont principalement désignés par tirage au sort.
Les archontes exercent principalement le commandement militaire.
Les magistrats athéniens exercent tous leurs fonctions pendant un mandat annuel.

Les stratèges chargés de la guerre sont choisis par élection. · Les archontes sont principalement désignés par tirage au sort.

Explication

Les stratèges chargés de la guerre sont choisis par élection, tandis que les archontes sont principalement désignés par tirage au sort. Les archontes sont des magistrats compétents dans des domaines spécifiques et ne se consacrent pas principalement au commandement militaire. La durée annuelle de leur mandat n’est pas établie comme une règle commune à toutes les magistratures athéniennes.

11. Parmi les propositions suivantes concernant les institutions athéniennes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’ecclesia réunit les citoyens et vote notamment les lois.
L’héliée juge des affaires introduites par l’action populaire.
L’aréopage est une assemblée composée de citoyens tirés au sort.
La boulè juge les affaires soumises par l’action populaire.
La boulè prépare l’ordre du jour des travaux de l’assemblée.

L’ecclesia réunit les citoyens et vote notamment les lois. · L’héliée juge des affaires introduites par l’action populaire. · La boulè prépare l’ordre du jour des travaux de l’assemblée.

Explication

L’ecclesia réunit les citoyens et vote notamment les lois, tandis que la boulè prépare l’ordre du jour. L’héliée juge les affaires soumises par l’action populaire; l’aréopage est un conseil aristocratique d’anciens, non une assemblée tirée au sort.

12. À propos de l’action populaire créée par Solon :

Solon associe cette action à la défense de l’intérêt de la cité.
L’action populaire intervient en l’absence de ministère public spécialisé.
Tout citoyen peut engager des poursuites pour une infraction concernant la cité.
L’action populaire concerne les litiges privés sans portée civique.
La procédure est réservée aux magistrats responsables de la justice.

Solon associe cette action à la défense de l’intérêt de la cité. · L’action populaire intervient en l’absence de ministère public spécialisé. · Tout citoyen peut engager des poursuites pour une infraction concernant la cité.

Explication

Solon crée une action permettant à tout citoyen de poursuivre une infraction concernant la cité, dans un système sans ministère public spécialisé. Elle n’est donc pas réservée aux magistrats et ne vise pas les seuls litiges privés; la défense de la cité en constitue l’objet.

13. Concernant l’instauration de la République romaine, quelles sont les réponses exactes au sujet de la date et des pouvoirs ?

La noblesse romaine participe au renversement de la royauté.
Les magistrats reçoivent l’imperium pour un an.
La royauté romaine est renversée en 509 avant notre ère.
L’imperium est confié à des magistrats élus.
La transition républicaine intervient en 287 avant notre ère.

La noblesse romaine participe au renversement de la royauté. · Les magistrats reçoivent l’imperium pour un an. · La royauté romaine est renversée en 509 avant notre ère. · L’imperium est confié à des magistrats élus.

Explication

En 509 avant notre ère, la noblesse romaine renverse la royauté et confie l’imperium à des magistrats élus pour un an. La date de 287 avant notre ère correspond à la loi Hortensia, non à l’instauration de la République.

14. Les principales fonctions des magistrats de la République romaine comprennent :

Les préteurs exercent principalement des fonctions judiciaires.
Les consuls détiennent l’imperium pendant un an.
Les préteurs administrent principalement les finances publiques.
Les édiles gèrent les affaires municipales.
Les questeurs assurent principalement le commandement militaire.

Les préteurs exercent principalement des fonctions judiciaires. · Les consuls détiennent l’imperium pendant un an. · Les édiles gèrent les affaires municipales.

Explication

Les consuls détiennent l’imperium pendant un an, les préteurs exercent surtout la justice et les édiles gèrent les affaires municipales. Les finances et la fiscalité relèvent des questeurs, non des préteurs ni principalement d’un commandement militaire.

15. Concernant la loi Hortensia de -287, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle rend les plébiscites obligatoires pour tous les Romains.
Elle supprime l’inégalité entre les plébiscites et les lois.
Elle est adoptée en 509 avant notre ère.
Elle maintient une différence juridique entre plébiscites et lois.
Elle inclut les patriciens dans l’obligation de respecter les plébiscites.

Elle rend les plébiscites obligatoires pour tous les Romains. · Elle supprime l’inégalité entre les plébiscites et les lois. · Elle inclut les patriciens dans l’obligation de respecter les plébiscites.

Explication

La loi Hortensia de -287 rend les plébiscites obligatoires pour tous les Romains, patriciens compris, et supprime leur inégalité avec les lois. Elle ne maintient donc pas cette différence et n’est pas adoptée en 509 avant notre ère.

16. À propos de l’accession d’Octave au pouvoir impérial :

L’accession d’Auguste met immédiatement fin à toute institution républicaine.
Auguste concentre progressivement le pouvoir impérial.
Octave devient Auguste en 27 avant notre ère.
Octave reçoit le titre d’Auguste en 313 de notre ère.
Le Sénat apporte son appui à l’accession d’Auguste.

Auguste concentre progressivement le pouvoir impérial. · Octave devient Auguste en 27 avant notre ère. · Le Sénat apporte son appui à l’accession d’Auguste.

Explication

En 27 avant notre ère, Octave devient Auguste avec l’appui du Sénat et concentre progressivement le pouvoir impérial. L’année 313 concerne l’édit de Milan, et la concentration progressive du pouvoir ne signifie pas la disparition immédiate de toute institution républicaine.

17. Concernant la distinction entre principat et dominat, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le principat présente l’empereur comme le princeps de la respublica.
Le dominat présente l’empereur comme un dominus, maître absolu.
Le dominat conserve davantage les apparences républicaines que le principat.
Le dominat fait de la volonté impériale la loi.
Le principat assume ouvertement l’absolutisme impérial.

Le principat présente l’empereur comme le princeps de la respublica. · Le dominat présente l’empereur comme un dominus, maître absolu. · Le dominat fait de la volonté impériale la loi.

Explication

Le principat présente l’empereur comme princeps et gardien de la respublica. Le dominat assume l’absolutisme, qualifie l’empereur de dominus et fait de sa volonté la loi; les apparences républicaines caractérisent plutôt le principat.

18. Les évolutions religieuses liées aux édits de Milan et de Thessalonique comprennent :

L’édit de Thessalonique intervient entre 380 et 392.
L’édit de Milan établit la tolérance du christianisme.
L’édit de Milan est pris par Constantin et Licinius.
L’édit de Thessalonique est promulgué en 313.
L’édit de Thessalonique fait du christianisme la religion officielle de l’État.

L’édit de Thessalonique intervient entre 380 et 392. · L’édit de Milan établit la tolérance du christianisme. · L’édit de Milan est pris par Constantin et Licinius. · L’édit de Thessalonique fait du christianisme la religion officielle de l’État.

Explication

L’édit de Milan, pris par Constantin et Licinius en 313, établit la tolérance du christianisme. L’édit de Thessalonique intervient entre 380 et 392 et en fait la religion officielle de l’État; il ne date donc pas de 313.

19. Concernant la coutume en droit romain :

La coutume acquiert une portée normative par sa répétition générationnelle.
La coutume repose sur une règle non écrite, répétée et tenue pour obligatoire.
La coutume correspond à une décision impériale régulièrement publiée.
La coutume désigne une compilation officielle élaborée par Justinien.
La coutume est respectée parce que la pratique répétée est considérée comme obligatoire.

La coutume acquiert une portée normative par sa répétition générationnelle. · La coutume repose sur une règle non écrite, répétée et tenue pour obligatoire. · La coutume est respectée parce que la pratique répétée est considérée comme obligatoire.

Explication

La coutume est une règle non écrite issue d’une pratique répétée et considérée comme obligatoire. Elle ne correspond ni à une constitution impériale ni à une compilation de Justinien.

20. Parmi les propositions suivantes concernant les éléments de la coutume, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’élément matériel de la coutume consiste en la répétition constante d’un comportement.
L’opinio juris exprime le sentiment qu’une pratique doit être respectée comme obligatoire.
La répétition constante constitue l’aspect matériel de la règle coutumière.
L’élément psychologique de la coutume repose sur une simple habitude dépourvue de conviction juridique.
La coutume associe un comportement répété à la conviction de son caractère obligatoire.

L’élément matériel de la coutume consiste en la répétition constante d’un comportement. · L’opinio juris exprime le sentiment qu’une pratique doit être respectée comme obligatoire. · La répétition constante constitue l’aspect matériel de la règle coutumière. · La coutume associe un comportement répété à la conviction de son caractère obligatoire.

Explication

La coutume comporte un élément matériel, constitué par la répétition constante, et un élément psychologique, l’opinio juris. Une simple habitude sans sentiment d’obligation ne suffit donc pas.

21. Les constitutions impériales romaines comprennent :

Les rescrits complètent les formes classiques des constitutions impériales romaines.
Les constitutions impériales prennent la forme de lois, plébiscites, sénatus-consultes et édits.
Les édits font partie des quatre formes de constitutions impériales romaines.
Les mandats appartiennent aux formes reconnues des constitutions impériales romaines.
Les décrets figurent parmi les formes de constitutions impériales romaines.

Les rescrits complètent les formes classiques des constitutions impériales romaines. · Les édits font partie des quatre formes de constitutions impériales romaines. · Les mandats appartiennent aux formes reconnues des constitutions impériales romaines. · Les décrets figurent parmi les formes de constitutions impériales romaines.

Explication

Les quatre formes sont les édits, les décrets, les mandats et les rescrits. Les lois, plébiscites et sénatus-consultes ne constituent pas la liste donnée des constitutions impériales.

22. Concernant la compilation du droit romain sous Justinien, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les Institutes figurent parmi les recueils réunis sous Justinien.
Le Digeste appartient à la compilation juridique ordonnée par Justinien.
Le Code de Justinien est rédigé au IIe siècle sous Hadrien.
Justinien fait rassembler le droit romain au VIe siècle.
Les Novelles remplacent l’ensemble des autres recueils de la compilation.

Les Institutes figurent parmi les recueils réunis sous Justinien. · Le Digeste appartient à la compilation juridique ordonnée par Justinien. · Justinien fait rassembler le droit romain au VIe siècle.

Explication

Au VIe siècle, Justinien fait réunir le droit romain dans le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles. Cette compilation n’est ni liée au règne d’Hadrien ni conçue comme un remplacement des autres recueils.

23. À propos du règne de Clovis :

Clovis règne de 481 à 511 et agrandit le royaume franc.
Clovis règne de 496 à 511 et unifie progressivement la communauté romaine.
La conversion de Clovis au christianisme intervient en 496.
Clovis unifie la communauté franque durant son règne.
Clovis se convertit au christianisme en 496, après avoir régné jusqu’en 526.

Clovis règne de 481 à 511 et agrandit le royaume franc. · La conversion de Clovis au christianisme intervient en 496. · Clovis unifie la communauté franque durant son règne.

Explication

Clovis règne de 481 à 511, unifie la communauté franque, agrandit son royaume et se convertit au christianisme en 496. Les dates 526 et 496 comme début du règne sont donc erronées, tout comme la référence à la communauté romaine.

24. Concernant la condition juridique des libres et des esclaves chez les Mérovingiens, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les hommes libres disposent de la capacité juridique.
Les esclaves ne peuvent pas agir en justice.
Les esclaves ne peuvent pas détenir un patrimoine propre.
Les esclaves détiennent le mundium, pouvoir de protection.
Les esclaves peuvent être achetés ou vendus.

Les hommes libres disposent de la capacité juridique. · Les esclaves ne peuvent pas agir en justice. · Les esclaves ne peuvent pas détenir un patrimoine propre. · Les esclaves peuvent être achetés ou vendus.

Explication

Les hommes libres disposent de la capacité juridique, contrairement aux esclaves. Ceux-ci ne peuvent ni agir en justice ni détenir un patrimoine propre, mais peuvent être achetés ou vendus. Ils ne détiennent pas le mundium, qui appartient au roi mérovingien.

25. Les pouvoirs et la légitimité du roi mérovingien se caractérisent par :

Le roi mérovingien exerce un pouvoir absolu.
Le roi détient le bannum ainsi que le mundium.
La légitimité royale repose sur l’hérédité et l’approbation de l’aristocratie.
Le mundium correspond au pouvoir royal de commandement.
Le bannum désigne principalement le pouvoir royal de protection.

Le roi mérovingien exerce un pouvoir absolu. · Le roi détient le bannum ainsi que le mundium. · La légitimité royale repose sur l’hérédité et l’approbation de l’aristocratie.

Explication

Le roi mérovingien tire sa légitimité de l’hérédité et de l’approbation aristocratique, exerce un pouvoir absolu et détient le bannum et le mundium. Le bannum est le pouvoir de commandement, tandis que le mundium est le pouvoir de protection.

26. Au sujet du palais mérovingien, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le palais mérovingien est une structure itinérante.
Le palais mérovingien exerce localement le bannum du roi.
Le palais mérovingien correspond à un centre administratif fixe.
Le palais regroupe les résidences accompagnant les déplacements royaux.
Des officiers réunis autour du roi appartiennent au palais mérovingien.

Le palais mérovingien est une structure itinérante. · Le palais regroupe les résidences accompagnant les déplacements royaux. · Des officiers réunis autour du roi appartiennent au palais mérovingien.

Explication

Le palais mérovingien est une structure itinérante qui regroupe les résidences et les officiers accompagnant le roi. Il ne correspond pas à un centre administratif fixe ni à une résidence permanente du souverain. Le bannum exercé localement relève du comte, et non du palais mérovingien.

27. Concernant les fonctions du comte mérovingien, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le comte exerce son autorité sans présider de tribunal ni lever d’impôt.
Le comte conseille religieusement le roi et assiste les plus vulnérables.
Le comte exerce localement le bannum et le mundium au nom du roi.
Le comte administre le royaume depuis une structure palatiale itinérante.
Le comte dirige principalement des opérations militaires temporaires.

Le comte exerce localement le bannum et le mundium au nom du roi.

Explication

Le comte exerce au nom du roi le bannum et le mundium, maintient l’ordre, préside le tribunal comtal, lève l’impôt et rassemble les troupes. Les opérations militaires temporaires relèvent principalement du duc, tandis que les autres fonctions décrites appartiennent à d’autres institutions ou contredisent les attributions comtales.

28. Concernant l’avènement de Pépin le Bref, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

En 751, Pépin le Bref devient roi après la mort naturelle du dernier Mérovingien.
En 751, Pépin le Bref reçoit le pouvoir royal sans intervention de l’aristocratie franque.
En 751, Pépin le Bref dépose le dernier roi mérovingien avec des soutiens politiques.
En 800, le pape couronne Pépin le Bref empereur à Rome.
En 843, Pépin le Bref fonde la dynastie carolingienne après le partage impérial.

En 751, Pépin le Bref dépose le dernier roi mérovingien avec des soutiens politiques.

Explication

En 751, Pépin le Bref dépose le dernier roi mérovingien avec le soutien du pape et de l’aristocratie franque. Il ne devient pas roi à la suite d’une mort naturelle : il écarte le dernier Mérovingien. Son accession bénéficie de l’intervention de l’aristocratie franque. En revanche, en 800, c’est Charlemagne, et non Pépin le Bref, que le pape couronne empereur à Rome. Enfin, le partage de l’empire par le traité de Verdun a lieu en 843 et ne correspond pas à la fondation de la dynastie carolingienne par Pépin.

29. Parmi les propositions suivantes concernant l’Empire carolingien, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

En 800, le pape couronne Charlemagne empereur à Rome devant les autorités chrétiennes.
Le traité de Verdun est conclu en 843 après le règne de Charlemagne.
Le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne.
Le couronnement impérial de Charlemagne précède le partage territorial organisé à Verdun.
En 843, le pape couronne Charlemagne empereur dans la ville de Rome.

En 800, le pape couronne Charlemagne empereur à Rome devant les autorités chrétiennes. · Le traité de Verdun est conclu en 843 après le règne de Charlemagne. · Le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne. · Le couronnement impérial de Charlemagne précède le partage territorial organisé à Verdun.

Explication

Charlemagne est couronné empereur par le pape à Rome en 800. En 843, le traité de Verdun partage ensuite l’empire entre ses petits-fils. La dernière proposition inverse les deux événements et attribue le couronnement à 843.

30. Concernant la vassalité, quelles sont les réponses exactes au sujet de ses fondements ?

La commendatio mérovingienne correspond à une institution féodale plus structurée.
Le bénéfice accordé au vassal consiste généralement en une terre.
Le vassal reçoit principalement une protection abstraite sans contrepartie matérielle.
La vassalité repose sur un serment de fidélité prêté au seigneur.
Le service vassalique est principalement militaire dans la relation féodale.

Le bénéfice accordé au vassal consiste généralement en une terre. · La vassalité repose sur un serment de fidélité prêté au seigneur. · Le service vassalique est principalement militaire dans la relation féodale.

Explication

La vassalité associe un serment de fidélité, un service principalement militaire et l’octroi d’un bénéfice, généralement une terre. La protection abstraite et l’institution féodale structurée renvoient mal aux caractéristiques établies, notamment par contraste avec la commendatio mérovingienne.

31. Concernant les procédures accusatoire et inquisitoire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La procédure accusatoire suppose une initiative des parties au procès.
La procédure inquisitoire dépend d’une initiative privée des parties concernées.
La procédure accusatoire permet à l’État d’agir d’office pour les crimes graves.
La procédure inquisitoire est pénale, secrète, écrite et non contradictoire.
La procédure accusatoire est civile, orale, publique et contradictoire.

La procédure accusatoire suppose une initiative des parties au procès. · La procédure inquisitoire est pénale, secrète, écrite et non contradictoire. · La procédure accusatoire est civile, orale, publique et contradictoire.

Explication

La procédure accusatoire est civile, orale, publique et contradictoire, avec une initiative des parties. La procédure inquisitoire est pénale, secrète, écrite et non contradictoire, et peut permettre à l’État d’agir d’office. Les deux dernières propositions inversent les caractéristiques des procédures.

32. La personnalité des lois signifie que :

L’installation dans un nouveau royaume impose la loi territoriale locale.
La loi applicable accompagne une personne lorsqu’elle se déplace dans un autre royaume.
Chaque personne relève de la loi de son peuple d’origine.
L’origine collective détermine la loi applicable davantage que le lieu de résidence.
La personnalité des lois soumet chaque individu au droit du souverain rencontré.

La loi applicable accompagne une personne lorsqu’elle se déplace dans un autre royaume. · Chaque personne relève de la loi de son peuple d’origine. · L’origine collective détermine la loi applicable davantage que le lieu de résidence.

Explication

La personnalité des lois rattache chaque personne à la loi de son peuple d’origine, y compris lors d’un déplacement dans un autre royaume. Elle ne repose donc ni sur la loi territoriale locale ni sur le droit du souverain du lieu de résidence.

33. Au sujet de la loi salique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’État perçoit un tiers du wergeld prévu par la loi salique.
La loi salique fixe un wergeld destiné à remplacer la faida.
Le montant du wergeld revient intégralement à la victime du préjudice.
La victime reçoit deux tiers du montant fixé pour le préjudice.
La loi salique maintient la faida comme mode principal de règlement.

L’État perçoit un tiers du wergeld prévu par la loi salique. · La loi salique fixe un wergeld destiné à remplacer la faida. · La victime reçoit deux tiers du montant fixé pour le préjudice.

Explication

La loi salique remplace la faida par un wergeld fixé pour chaque préjudice. Ce montant est réparti entre la victime, qui reçoit deux tiers, et l’État, qui reçoit un tiers. Il n’est donc ni attribué intégralement à la victime ni destiné à maintenir la faida.

34. Concernant l’organisation du pouvoir à l’époque féodale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le seigneur exerce une fonction de justice sur son territoire seigneurial.
Un seigneur dépend lui-même d’un supérieur dans la hiérarchie féodale.
Le pouvoir seigneurial se fragmente dans différentes seigneuries.
Le pouvoir féodal se concentre dans une autorité royale dirigeant uniformément le royaume.
Chaque seigneur peut imposer sa loi à l’intérieur de sa seigneurie.

Le seigneur exerce une fonction de justice sur son territoire seigneurial. · Un seigneur dépend lui-même d’un supérieur dans la hiérarchie féodale. · Le pouvoir seigneurial se fragmente dans différentes seigneuries. · Chaque seigneur peut imposer sa loi à l’intérieur de sa seigneurie.

Explication

À l’époque féodale, le pouvoir seigneurial est fragmenté entre les seigneuries. Chaque seigneur y impose sa loi, rend la justice et reste lié à un supérieur féodal. La concentration uniforme du pouvoir relève plutôt de la prétention du pouvoir royal centralisé.

35. Les trois ordres de la société féodale comprennent :

Les oratores regroupent ceux qui prient dans la société féodale.
Les bellatores désignent ceux qui combattent dans l’ordre social féodal.
Les laboratores correspondent aux seigneurs chargés de rendre la justice.
Les laboratores regroupent ceux qui travaillent dans la société féodale.
Cette division sociale est notamment formulée par Adalbéron de Laon.

Les oratores regroupent ceux qui prient dans la société féodale. · Les bellatores désignent ceux qui combattent dans l’ordre social féodal. · Les laboratores regroupent ceux qui travaillent dans la société féodale. · Cette division sociale est notamment formulée par Adalbéron de Laon.

Explication

La société féodale distingue les oratores, qui prient, les bellatores, qui combattent, et les laboratores, qui travaillent. Cette représentation est notamment associée à Adalbéron de Laon. Les seigneurs ne correspondent donc pas à la catégorie des laboratores.

36. À propos de la suzeraineté, quelles sont les réponses exactes ?

La suzeraineté est un lien personnel entre le roi et ses vassaux.
La suzeraineté repose principalement sur la transmission héréditaire des terres.
La suzeraineté désigne une autorité territoriale exercée sur toute la population.
La suzeraineté relie chaque seigneur local à l’ensemble des habitants du royaume.
La suzeraineté affirme une autorité administrative uniforme sur tout le territoire.

La suzeraineté est un lien personnel entre le roi et ses vassaux.

Explication

La suzeraineté est un lien personnel entre le roi, suzerain suprême, et ses vassaux, fondé sur un serment de fidélité. Les autres propositions décrivent une autorité territoriale ou administrative générale, qui correspond à la souveraineté plutôt qu’à la suzeraineté.

37. Concernant l’avènement capétien, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

En 987, les grands du royaume élisent Hugues Capet comme roi.
La dynastie inaugurée par Hugues Capet gouverne la France jusqu’à l’Empire.
En 987, Hugues Capet devient roi par une succession mérovingienne directe.
En 843, les grands du royaume élisent Hugues Capet après le traité de Verdun.
L’élection de Hugues Capet inaugure la dynastie capétienne.

En 987, les grands du royaume élisent Hugues Capet comme roi. · L’élection de Hugues Capet inaugure la dynastie capétienne.

Explication

En 987, les grands du royaume élisent Hugues Capet, ce qui inaugure la dynastie capétienne. Cette dynastie gouverne la France jusqu’à la Révolution, et non jusqu’à l’Empire. Les autres propositions déplacent la date ou attribuent à tort une succession mérovingienne directe.

38. Concernant la souveraineté royale selon Jean Bodin :

La souveraineté royale est présentée comme temporaire et divisible.
Jean Bodin théorise une souveraineté royale absolue, perpétuelle et indivisible.
Les Six Livres de la République sont publiés sous la Révolution française.
La souveraineté est distinguée d’une répartition administrative des pouvoirs.
Les Six Livres de la République paraissent en 1576.

Jean Bodin théorise une souveraineté royale absolue, perpétuelle et indivisible. · La souveraineté est distinguée d’une répartition administrative des pouvoirs. · Les Six Livres de la République paraissent en 1576.

Explication

Jean Bodin définit la souveraineté comme absolue, perpétuelle et indivisible dans une œuvre publiée en 1576. Il distingue cette indivisibilité de la possibilité de répartir les pouvoirs administratifs, tandis que l’ouvrage n’appartient pas à la période révolutionnaire.

39. Les lois fondamentales du royaume comprennent :

La catholicité et la masculinité complètent ces règles successorales.
La primogéniture privilégie l’aîné dans la succession.
La masculinité permet aux femmes d’accéder à la succession royale.
L’hérédité constitue une règle de succession royale.
La primogéniture écarte le principe de priorité de l’aîné.

La catholicité et la masculinité complètent ces règles successorales. · La primogéniture privilégie l’aîné dans la succession. · L’hérédité constitue une règle de succession royale.

Explication

Les quatre règles sont l’hérédité, la primogéniture, la catholicité et la masculinité. La masculinité exclut les femmes, tandis que la primogéniture accorde la priorité à l’aîné.

40. Un roi souhaite transmettre librement le domaine de la Couronne : quelles propositions sont exactes ?

Le roi peut déshériter un successeur légitime par décision personnelle.
Le roi ne peut pas renoncer par anticipation à ses droits.
Le domaine de la Couronne peut être cédé librement par le souverain.
L’édit de Moulins de 1566 déclare le domaine de la Couronne inaliénable.
Le roi ne peut pas abdiquer selon les règles de la Couronne.

Le roi ne peut pas renoncer par anticipation à ses droits. · L’édit de Moulins de 1566 déclare le domaine de la Couronne inaliénable. · Le roi ne peut pas abdiquer selon les règles de la Couronne.

Explication

Le roi ne peut ni abdiquer, ni renoncer par anticipation à ses droits, ni déshériter un successeur légitime. L’édit de Moulins de 1566 consacre l’inaliénabilité du domaine de la Couronne, ce qui exclut sa libre cession.

41. À propos du pluralisme de l’Ancien Droit :

La Révolution maintient les droits particuliers propres aux corps professionnels.
Les différences entre territoires ne concernent pas les règles de l’Ancien Droit.
Les coutumes locales disparaissent dans un système juridique uniforme.
Les règles de l’Ancien Droit varient selon les personnes et les territoires.
L’Ancien Droit impose une loi commune identique à tous les ordres.

Les règles de l’Ancien Droit varient selon les personnes et les territoires.

Explication

L’Ancien Droit est pluraliste : les règles varient selon les personnes, les ordres, les territoires, les coutumes et les corps professionnels. L’égalité devant une loi commune est associée à la Révolution, non au maintien des droits particuliers.

42. Concernant les droits savants, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les coutumes locales constituent l’unique composante des droits savants.
Le droit canonique appartient aux droits savants de l’Ancien Droit.
Le droit civil romain appartient également aux droits savants.
Le principe de subsidiarité exclut la coexistence des droits savants.
Les droits savants remplacent les coutumes locales dans chaque territoire.

Le droit canonique appartient aux droits savants de l’Ancien Droit. · Le droit civil romain appartient également aux droits savants.

Explication

Le droit canonique et le droit civil romain forment les droits savants. Ils coexistent avec les coutumes locales selon un principe de subsidiarité, sans les remplacer ni se réduire à elles.

43. Quelle mesure caractérise l’ordonnance de Montils-lès-Tours de 1454 ?

Elle date de 1454 sous l’autorité royale.
Elle exige la mise par écrit des coutumes.
Elle établit la Constitution d’une monarchie représentative.
Elle supprime immédiatement toutes les coutumes locales.
Elle contribue à l’unification progressive du droit.

Elle date de 1454 sous l’autorité royale. · Elle exige la mise par écrit des coutumes. · Elle contribue à l’unification progressive du droit.

Explication

L’ordonnance de Montils-lès-Tours date de 1454 et impose la rédaction des coutumes. Cette mise par écrit contribue à l’unification du droit sous l’autorité royale, sans supprimer immédiatement les coutumes ni organiser une monarchie constitutionnelle.

44. À la veille de la Révolution, les facteurs de contestation comprennent :

Les privilèges et une justice critiquée participent aux tensions.
Les inégalités fiscales alimentent la contestation de l’Ancien Régime.
La vénalité des offices nourrit les critiques politiques et sociales.
Les Parlements soutiennent sans réserve toutes les réformes royales.
Le pouvoir royal abandonne ses réformes face aux remontrances parlementaires.

Les privilèges et une justice critiquée participent aux tensions. · Les inégalités fiscales alimentent la contestation de l’Ancien Régime. · La vénalité des offices nourrit les critiques politiques et sociales.

Explication

Les inégalités fiscales, la vénalité des offices, les privilèges et la critique de la justice alimentent la contestation. Les Parlements résistent aux réformes, tandis que le pouvoir royal cherche à les imposer ; ils ne les soutiennent donc pas sans réserve.

45. Parmi les affirmations relatives à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, lesquelles sont exactes ?

Elle présente la loi comme l’expression de la volonté générale.
La Déclaration affirme la liberté et l’égalité des citoyens.
Elle organise directement les institutions et les pouvoirs constitutionnels.
Elle confie au juge une fonction créatrice centrale dans le régime.
Elle reconnaît des droits naturels et inaliénables.

Elle présente la loi comme l’expression de la volonté générale. · La Déclaration affirme la liberté et l’égalité des citoyens. · Elle reconnaît des droits naturels et inaliénables.

Explication

La Déclaration affirme la liberté, l’égalité, les droits naturels et la loi comme expression de la volonté générale. Elle protège aussi plusieurs libertés, mais elle ne constitue pas une Constitution organisant les institutions et les pouvoirs.

46. En septembre 1791, la Constitution établit :

Une République proclamée après la chute de la monarchie.
Une monarchie constitutionnelle fondée sur une Constitution écrite.
Une souveraineté royale indépendante de toute règle législative.
Un pouvoir royal autorisé à dissoudre seul l’Assemblée.
Un régime où le roi ne règne que par la loi.

Une monarchie constitutionnelle fondée sur une Constitution écrite. · Un régime où le roi ne règne que par la loi.

Explication

La Constitution de septembre 1791 établit une monarchie constitutionnelle et soumet le règne du roi à la loi. Le roi ne peut pas dissoudre seul l’Assemblée, et la République n’est proclamée qu’en septembre 1792.

47. Le légicentrisme se caractérise par :

Le juge dispose d’une fonction créatrice dominante dans le régime.
Le légicentrisme repose sur une interprétation judiciaire autonome des textes.
La loi est considérée comme secondaire face aux coutumes locales.
La loi est placée au centre du régime politique.
La jurisprudence devient la norme suprême appliquée par le juge.

La loi est placée au centre du régime politique.

Explication

Le légicentrisme place la loi, expression de la volonté générale, au centre du régime et la considère comme la norme suprême. Le juge est alors réduit à une application mécanique de la loi, contrairement à une fonction jurisprudentielle créatrice ou interprétative importante.

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