QCM : Histoire et principes du droit fiscal — 60 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la Magna Charta de 1215 :

Elle affirme l’absence de taxation sans représentation.
Elle impose un gouvernement soumis à la loi.
Elle instaure les Townshend Duties sur le thé et le verre.
Elle marque la naissance de la fiscalité américaine.
Elle contribue à garantir certaines libertés face au pouvoir royal.

Elle affirme l’absence de taxation sans représentation. · Elle impose un gouvernement soumis à la loi. · Elle contribue à garantir certaines libertés face au pouvoir royal.

Explication

La Magna Charta de 1215 soumet le gouvernement à la loi, affirme le consentement à l’impôt et protège certaines libertés. Elle ne fonde pas la fiscalité américaine et ne crée pas les Townshend Duties, apparues au XVIIIe siècle.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les nouvelles taxes britanniques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Stamp Act est adopté en 1765.
Les Townshend Duties apparaissent en 1766.
Le Sugar Act est instauré après la Boston Tea Party.
Le Sugar Act est adopté en 1764.
Le Stamp Act concerne principalement le thé et le verre.

Le Stamp Act est adopté en 1765. · Le Sugar Act est adopté en 1764.

Explication

Le Sugar Act date de 1764 et le Stamp Act de 1765. Les Townshend Duties datent de 1767, le Stamp Act ne vise pas principalement le thé et le verre, et le Sugar Act précède la Boston Tea Party de 1773.

3. Lors de la Boston Tea Party, quelles sont les réponses exactes ?

Les cargaisons sont détruites pour soutenir le monopole commercial.
Le monopole de la Compagnie anglaise des Indes orientales est contesté.
L’événement se déroule en 1773.
La protestation vise notamment une taxe sur le thé.
Des colons britanniques déversent 40 tonnes de sucre dans le port.

Le monopole de la Compagnie anglaise des Indes orientales est contesté. · L’événement se déroule en 1773. · La protestation vise notamment une taxe sur le thé.

Explication

La Boston Tea Party a lieu en 1773 et implique le rejet de 40 tonnes de thé. Les colons protestent contre la taxe et le monopole accordé à la Compagnie anglaise des Indes orientales; il ne s’agit ni de sucre ni d’un soutien au monopole.

4. Les caractéristiques juridiques et financières de l’impôt comprennent :

Un prélèvement pécuniaire obligatoire fondé sur la puissance publique.
Une rémunération correspondant à l’utilisation individualisée d’un service public.
Un prélèvement limité au financement des services des collectivités territoriales.
Une perception définitive destinée au financement des charges publiques.
Une absence de contrepartie directe déterminée pour le contribuable.

Un prélèvement pécuniaire obligatoire fondé sur la puissance publique. · Une perception définitive destinée au financement des charges publiques. · Une absence de contrepartie directe déterminée pour le contribuable.

Explication

L’impôt est un prélèvement pécuniaire obligatoire, effectué par la puissance publique, à titre définitif et sans contrepartie directe déterminée. Il finance les charges publiques de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics administratifs; la rémunération d’un service relève de la redevance.

5. Concernant la distinction entre impôt et redevance, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’impôt est obligatoire et sans contrepartie directe déterminée.
La redevance possède la même nature juridique que l’impôt.
L’impôt correspond à une prestation précisément fournie à chaque contribuable.
La redevance rémunère l’utilisation directe d’un service public.
La redevance est exigée sans lien avec un service public individualisé.

L’impôt est obligatoire et sans contrepartie directe déterminée. · La redevance rémunère l’utilisation directe d’un service public.

Explication

L’impôt est obligatoire et ne correspond pas à une contrepartie directe déterminée. La redevance, au contraire, est liée à l’utilisation directe d’un service public; elle ne se confond donc pas avec l’impôt.

6. À propos des conditions applicables à une redevance :

Son montant doit rester inférieur ou égal au coût du service.
Elle doit dépasser le coût du service pour équilibrer le budget public.
Son montant doit être lié directement au service rendu.
Elle peut financer une mission relevant par nature de l’État.
Elle peut être fixée sans rapport avec le service fourni.

Son montant doit rester inférieur ou égal au coût du service. · Son montant doit être lié directement au service rendu.

Explication

Une redevance doit être directement liée au service rendu et son montant ne peut excéder le coût de ce service. Elle ne peut pas financer une mission relevant par nature de l’État, ni être fixée sans rapport avec le service.

7. Concernant l’égalité devant l’impôt, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’égalité devant l’impôt ignore les capacités fiscales individuelles.
L’article 13 applique un traitement identique aux situations différentes.
Le principe participe à la personnalisation de l’impôt.
L’article 13 de la Déclaration de 1789 fonde la répartition de la contribution commune.
Cette répartition doit tenir compte des facultés contributives des citoyens.

Le principe participe à la personnalisation de l’impôt. · L’article 13 de la Déclaration de 1789 fonde la répartition de la contribution commune. · Cette répartition doit tenir compte des facultés contributives des citoyens.

Explication

L’article 13 impose une contribution commune répartie selon les facultés contributives des citoyens. Il fonde ainsi l’égalité devant l’impôt et la personnalisation de l’impôt. Le principe tient compte des capacités fiscales individuelles, et des situations différentes peuvent recevoir un traitement différent lorsqu’une différence objective ou l’intérêt général le justifie.

8. Le contrôle de proportionnalité d’une imposition vérifie que :

L’imposition ne présente pas un caractère confiscatoire.
Le contrôle examine principalement le lien entre critères fiscaux et intérêt général.
Le contrôle porte sur la seule régularité formelle de la loi fiscale.
La charge fiscale reste compatible avec les capacités contributives.
Une charge excessive est admise lorsqu’elle concerne certains contribuables.

L’imposition ne présente pas un caractère confiscatoire. · La charge fiscale reste compatible avec les capacités contributives.

Explication

Le contrôle de proportionnalité vérifie qu’une imposition ne fait pas peser une charge excessive au regard des capacités contributives et qu’elle n’est pas confiscatoire. Le rapport entre les critères fiscaux et l’objectif d’intérêt général relève du contrôle de cohérence, non de la seule régularité formelle.

9. Selon l’article 14 de la Déclaration de 1789, les citoyens peuvent :

Suivre l’emploi de la contribution publique.
Constater la nécessité de la contribution publique.
Consentir à la contribution publique.
Déléguer à une autorité administrative la fixation de toutes les impositions.
Déterminer son assiette et sa durée.

Suivre l’emploi de la contribution publique. · Constater la nécessité de la contribution publique. · Consentir à la contribution publique. · Déterminer son assiette et sa durée.

Explication

L’article 14 reconnaît le droit de constater la nécessité de la contribution, de la consentir, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. Il ne confie pas à une autorité administrative la fixation de toutes les impositions, qui relève du cadre fixé par la loi.

10. Concernant les conventions fiscales internationales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles ont principalement pour objet de réduire les distorsions de concurrence européennes.
Elles poursuivent des objectifs distincts d’une harmonisation générale des fiscalités.
Elles visent notamment à éviter les doubles impositions entre États.
Elles organisent l’échange d’informations entre administrations fiscales.
Elles cherchent à prévenir la non-imposition et l’évasion fiscale.

Elles poursuivent des objectifs distincts d’une harmonisation générale des fiscalités. · Elles visent notamment à éviter les doubles impositions entre États. · Elles organisent l’échange d’informations entre administrations fiscales. · Elles cherchent à prévenir la non-imposition et l’évasion fiscale.

Explication

Les conventions fiscales visent les doubles impositions, la non-imposition et l’évasion fiscale, tout en organisant l’échange d’informations. La réduction générale des distorsions de concurrence relève plus largement de l’harmonisation européenne.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’article 113 du TFUE, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’article 113 autorise le Conseil à harmoniser les impôts directs nationaux.
L’harmonisation peut concerner les taxes sur le chiffre d’affaires.
Le Conseil statue à l’unanimité pour harmoniser certaines impositions indirectes.
Les droits d’accises figurent parmi les impositions susceptibles d’être harmonisées.
La mesure doit être nécessaire au fonctionnement du marché intérieur.

L’harmonisation peut concerner les taxes sur le chiffre d’affaires. · Le Conseil statue à l’unanimité pour harmoniser certaines impositions indirectes. · Les droits d’accises figurent parmi les impositions susceptibles d’être harmonisées. · La mesure doit être nécessaire au fonctionnement du marché intérieur.

Explication

L’article 113 prévoit une harmonisation à l’unanimité des taxes sur le chiffre d’affaires, des droits d’accises et d’autres impôts indirects, lorsqu’elle est nécessaire au marché intérieur. Il ne vise pas l’harmonisation des impôts directs.

12. La loi fiscale doit répondre aux exigences suivantes :

Elle doit être intelligible afin de favoriser le consentement libre à l’impôt.
La loi fiscale doit présenter une simplicité absolue dans toutes les situations.
La clarté de la loi fiscale se rattache au consentement du citoyen à l’impôt.
Une complexité législative peut être admise pour un motif d’intérêt général.
Elle doit être suffisamment claire pour permettre au citoyen de comprendre l’impôt.

Elle doit être intelligible afin de favoriser le consentement libre à l’impôt. · La clarté de la loi fiscale se rattache au consentement du citoyen à l’impôt. · Une complexité législative peut être admise pour un motif d’intérêt général. · Elle doit être suffisamment claire pour permettre au citoyen de comprendre l’impôt.

Explication

La loi fiscale doit être claire et intelligible afin de permettre un consentement libre à l’impôt. Une complexité peut toutefois être justifiée par l’intérêt général; la simplicité absolue n’est donc pas exigée dans toutes les situations.

13. Concernant la détermination de l’assiette fiscale, quelles sont les réponses exactes au sujet de l’assiette fiscale ?

Elle regroupe les règles définissant la richesse soumise à l’impôt.
Elle fixe directement le taux appliqué à la richesse imposable.
Elle permet à l’administration d’identifier l’élément de richesse imposable.
Elle concerne la détermination de la base sur laquelle l’impôt est établi.
Elle correspond au montant final d’impôt réclamé au contribuable.

Elle regroupe les règles définissant la richesse soumise à l’impôt. · Elle permet à l’administration d’identifier l’élément de richesse imposable. · Elle concerne la détermination de la base sur laquelle l’impôt est établi.

Explication

L’assiette fiscale regroupe les règles permettant de définir la richesse imposable et la base d’établissement de l’impôt. Elle ne fixe pas le taux et ne se confond pas avec le montant final dû.

14. Concernant le critère économique de l’impôt, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le capital est associé à la sortie de la richesse du patrimoine.
Le capital correspond à une richesse produite se consolidant dans le patrimoine.
Le revenu désigne une richesse consolidée dans le patrimoine.
La dépense apparaît lorsque la richesse se consolide dans le patrimoine.
Le revenu correspond à une richesse entrant dans le patrimoine.

Le revenu correspond à une richesse entrant dans le patrimoine.

Explication

Selon le critère économique, le revenu est frappé lorsque la richesse entre dans le patrimoine. Le capital correspond à une richesse consolidée dans le patrimoine, et non à une richesse produite se consolidant dans celui-ci. La dépense intervient lorsque la richesse sort du patrimoine ; elle ne correspond donc ni à une richesse consolidée ni à l’entrée d’une richesse dans le patrimoine.

15. Un étudiant perçoit périodiquement des revenus variables issus d’une activité rémunérée. Concernant la notion de revenu, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le revenu doit être régulier pour être considéré comme périodique.
Le revenu constitue une richesse produite par une activité ou une source économique.
Le revenu est convertible en argent selon sa définition fiscale générale.
Une perception peut être périodique sans présenter une régularité parfaite.
Une richesse consolidée dans le patrimoine relève de la définition du revenu.

Le revenu constitue une richesse produite par une activité ou une source économique. · Le revenu est convertible en argent selon sa définition fiscale générale. · Une perception peut être périodique sans présenter une régularité parfaite.

Explication

Le revenu est une richesse produite, convertible en argent et généralement périodique. Sa périodicité n’exige pas une régularité parfaite, et la richesse consolidée correspond plutôt au capital.

16. Concernant la distinction entre impôt réel et impôt personnel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’impôt personnel prend en compte la situation du contribuable.
La distinction repose sur la prise en considération de la situation individuelle.
L’impôt réel porte sur une chose ou sur des signes extérieurs de richesse.
L’impôt personnel porte sur les signes extérieurs sans examiner la situation individuelle.
L’impôt réel tient principalement compte des charges personnelles du contribuable.

L’impôt personnel prend en compte la situation du contribuable. · La distinction repose sur la prise en considération de la situation individuelle. · L’impôt réel porte sur une chose ou sur des signes extérieurs de richesse.

Explication

L’impôt réel porte sur une chose ou des signes extérieurs de richesse, tandis que l’impôt personnel tient compte de la situation du contribuable. La prise en compte des charges personnelles caractérise donc l’impôt personnel, non l’impôt réel.

17. À propos de la création et de l’objectif de la TVA :

La TVA de 1954 conserve l’effet cumulatif des taxes successives.
La TVA française est instaurée par une loi du 10 avril 1920.
La TVA est créée en France par la loi du 10 avril 1954.
La TVA vise à taxer une seule transaction du circuit économique.
La taxe cumulative de 1920 permettait la récupération de la taxe.

La TVA est créée en France par la loi du 10 avril 1954.

Explication

La TVA est créée en France par la loi du 10 avril 1954 pour taxer la valeur ajoutée à chaque étape et éviter l’effet cumulatif. La taxe cumulative de 1920 concernait les transactions successives, tandis que la TVA permet la récupération de la taxe.

18. Concernant le mécanisme économique de la TVA, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le consommateur final ne supporte qu’une fraction de la taxe totale.
Chaque entreprise reverse au fisc la totalité du prix encaissé.
La taxe est calculée sur la valeur ajoutée du consommateur final professionnel.
Chaque maillon calcule la taxe correspondant à sa propre valeur ajoutée.
Les maillons successifs supportent définitivement la taxe qu’ils déclarent.

Chaque maillon calcule la taxe correspondant à sa propre valeur ajoutée.

Explication

Chaque maillon calcule la taxe sur sa propre valeur ajoutée et la reverse au fisc, tandis que le consommateur final supporte la totalité de la taxe. Les entreprises intermédiaires ne supportent donc pas définitivement les montants déclarés.

19. Une personne exerce une activité économique indépendante et facture des prestations à titre onéreux. Concernant l’application de la TVA, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La qualité d’assujetti concerne une personne agissant dans une activité privée salariée.
La TVA vise les livraisons gratuites réalisées par un assujetti indépendant.
Une activité salariée constitue une activité indépendante soumise à la TVA.
L’exercice indépendant exclut l’application de la TVA aux prestations de services.
Les prestations indépendantes effectuées à titre onéreux peuvent relever de la TVA.

Les prestations indépendantes effectuées à titre onéreux peuvent relever de la TVA.

Explication

La TVA s’applique aux livraisons de biens et prestations de services à titre onéreux réalisées par un assujetti indépendant agissant en tant que tel. L’activité salariée ne répond pas à cette condition d’indépendance, et la gratuité ne correspond pas au champ décrit.

20. Concernant l’instauration de l’impôt sur le revenu, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’impôt sur le revenu est instauré par les lois de 1920 et 1925.
Une loi du 31 juillet 1917 participe à l’instauration de cet impôt.
L’impôt sur le revenu est instauré par une loi du 16 juillet 1914.
Le système initial comprenait un impôt cédulaire et un impôt général.
Le système initial reposait sur un impôt unique sans composante cédulaire.

Une loi du 31 juillet 1917 participe à l’instauration de cet impôt. · L’impôt sur le revenu est instauré par une loi du 16 juillet 1914. · Le système initial comprenait un impôt cédulaire et un impôt général.

Explication

L’impôt sur le revenu est instauré par les lois des 16 juillet 1914 et 31 juillet 1917. Le système initial associait un impôt cédulaire et un impôt général; les autres dates et la présentation d’un impôt unique sont incorrectes.

21. Concernant les bénéfices non commerciaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ils concernent principalement les professions libérales.
Ils peuvent inclure les consultations accessoires d’un professeur de droit.
Ils peuvent concerner certains revenus accessoires de salariés.
Ils désignent principalement les revenus issus d’activités commerciales.
Ils concernent principalement les revenus issus d’activités salariées.

Ils concernent principalement les professions libérales. · Ils peuvent inclure les consultations accessoires d’un professeur de droit. · Ils peuvent concerner certains revenus accessoires de salariés.

Explication

Les bénéfices non commerciaux concernent principalement les professions libérales et peuvent inclure des revenus accessoires, comme les consultations d’un professeur de droit. Ils peuvent également concerner certains revenus accessoires de salariés, mais ne désignent pas principalement les revenus issus d’activités salariées. Les activités commerciales relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, tandis que les revenus de placements financiers appartiennent à une autre catégorie.

22. Parmi les propositions suivantes concernant le prélèvement forfaitaire unique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il s’applique aux revenus de capitaux mobiliers depuis le 1er janvier 2018.
Le taux du prélèvement forfaitaire unique est de 30 %.
Son taux est fixé à 17,2 % pour les revenus de capitaux mobiliers.
Le LDDS est soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.
Le Livret A bénéficie d’une exonération malgré ce régime.

Il s’applique aux revenus de capitaux mobiliers depuis le 1er janvier 2018. · Le taux du prélèvement forfaitaire unique est de 30 %. · Le Livret A bénéficie d’une exonération malgré ce régime.

Explication

Depuis le 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique s’applique aux revenus de capitaux mobiliers au taux de 30 %. Le Livret A, le LDDS et le LEP restent exonérés de ce prélèvement. Le taux de 17,2 % correspond aux prélèvements sociaux de la plus-value immobilière.

23. La plus-value immobilière imposable se détermine notamment à partir des éléments suivants :

Le prix d’achat est pris en compte dans la détermination.
Le prix de cession constitue un élément du calcul.
Les prélèvements sociaux sont ajoutés aux dépenses de rénovation.
Les revenus locatifs annuels sont soustraits du prix de cession.
Les frais d’acquisition peuvent être intégrés au calcul.

Le prix d’achat est pris en compte dans la détermination. · Le prix de cession constitue un élément du calcul. · Les frais d’acquisition peuvent être intégrés au calcul.

Explication

La plus-value immobilière est calculée en retranchant du prix de cession le prix d’achat, les frais d’acquisition et les dépenses de rénovation. Les revenus locatifs et les prélèvements sociaux ne constituent pas les éléments de cette formule.

24. Concernant le champ d’application de l’impôt sur les sociétés, quelles sont les propositions exactes ?

Il repose sur l’exercice d’une activité ou la réalisation d’opérations à caractère lucratif.
Il vise directement toutes les entreprises individuelles exerçant une activité commerciale.
Il peut s’appliquer à des personnes morales publiques réalisant des opérations lucratives.
Il concerne en principe certaines personnes morales privées à activité lucrative.
Il concerne les personnes physiques dès qu’elles perçoivent un bénéfice professionnel.

Il repose sur l’exercice d’une activité ou la réalisation d’opérations à caractère lucratif. · Il peut s’appliquer à des personnes morales publiques réalisant des opérations lucratives. · Il concerne en principe certaines personnes morales privées à activité lucrative.

Explication

L’impôt sur les sociétés s’applique en principe aux personnes morales privées ou publiques exerçant une activité ou réalisant des opérations lucratives. Les entreprises individuelles et les personnes physiques relèvent généralement de l’impôt sur le revenu, selon leur situation.

25. À propos de la distinction entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés :

L’impôt sur le revenu applique un taux unique à tous les contribuables.
L’impôt sur le revenu est progressif et comporte plusieurs tranches.
L’impôt sur les sociétés est progressif selon plusieurs tranches d’imposition.
L’impôt sur les sociétés varie avec chaque tranche de revenu du contribuable.
Les deux impôts reposent sur une structure progressive identique.

L’impôt sur le revenu est progressif et comporte plusieurs tranches.

Explication

L’impôt sur le revenu est progressif et comporte plusieurs tranches. L’impôt sur les sociétés est présenté comme proportionnel, avec un même taux applicable aux entreprises concernées, contrairement aux affirmations décrivant une progressivité identique.

26. Une société mère envisage une intégration fiscale avec plusieurs filiales françaises. Quelles conditions ou conséquences sont exactes ?

Les déficits d’une société intégrée ne peuvent pas compenser les bénéfices d’une autre.
La société mère doit détenir au moins 95 % des filiales intégrées.
Les filiales peuvent être installées dans plusieurs pays sans condition particulière.
L’intégration fiscale exige une détention minimale de 50 % des filiales.
Le dispositif concerne les sociétés installées hors de France selon la règle générale.

La société mère doit détenir au moins 95 % des filiales intégrées.

Explication

L’intégration fiscale suppose notamment une détention d’au moins 95 % des filiales et l’installation de toutes les sociétés en France. Elle permet alors que les déficits d’une société compensent les bénéfices des autres ; les autres propositions modifient ces conditions ou cette conséquence.

27. Concernant le périmètre territorial de l’impôt sur les sociétés, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il porte en principe sur les bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en France.
Le dispositif territorial s’apprécie sous réserve des conventions internationales.
L’article 209-I du CGI encadre ce principe territorial.
Les conventions internationales peuvent modifier l’application de ce principe.
Une entreprise exploitée en France peut être concernée pour ses bénéfices réalisés dans ce cadre.

Il porte en principe sur les bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en France. · Le dispositif territorial s’apprécie sous réserve des conventions internationales. · L’article 209-I du CGI encadre ce principe territorial. · Les conventions internationales peuvent modifier l’application de ce principe. · Une entreprise exploitée en France peut être concernée pour ses bénéfices réalisés dans ce cadre.

Explication

L’article 209-I du CGI prévoit en principe l’imposition des bénéfices réalisés par les entreprises exploitées en France. Cette règle territoriale s’applique sous réserve des conventions internationales, qui peuvent aménager la répartition du pouvoir d’imposer.

28. Selon l’article 38 du CGI, le bénéfice net correspond :

À une variation de la valeur de l’actif net entre le début et la fin de période.
À l’écart entre les capitaux propres fiscaux et les dettes financières.
À la valeur de l’actif brut constatée à la clôture de l’exercice.
À la différence entre l’actif net à la clôture et l’actif net à l’ouverture.
À la différence entre les produits encaissés et les charges payées.

À une variation de la valeur de l’actif net entre le début et la fin de période. · À la différence entre l’actif net à la clôture et l’actif net à l’ouverture.

Explication

Le bénéfice net correspond à la différence entre la valeur de l’actif net à la clôture et celle constatée à l’ouverture de la période. Les autres formulations remplacent cette comparaison par des notions de trésorerie, d’actif brut ou de capitaux propres.

29. Parmi les charges susceptibles d’être déduites du bénéfice imposable, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Toute rémunération versée est déductible sans considération de son montant.
Les frais généraux peuvent constituer des charges déductibles.
Une rémunération dépourvue de travail effectif peut être déduite du résultat.
Le loyer des immeubles loués figure parmi les charges déductibles.
Les dépenses de personnel peuvent être déduites sous certaines conditions.

Les frais généraux peuvent constituer des charges déductibles. · Le loyer des immeubles loués figure parmi les charges déductibles. · Les dépenses de personnel peuvent être déduites sous certaines conditions.

Explication

Les frais généraux, les dépenses de personnel et les loyers d’immeubles loués peuvent être déductibles. Les rémunérations doivent correspondre à un travail effectif et ne pas être excessives ; elles ne sont donc pas automatiquement déductibles.

30. Concernant le passage du résultat comptable au résultat fiscal, quelles propositions sont exactes ?

Le droit comptable détermine directement toutes les règles fiscales applicables.
Le résultat comptable est calculé après les corrections du droit fiscal.
Le résultat fiscal est établi à partir du résultat comptable.
Le résultat fiscal tient compte des différences entre droit comptable et droit fiscal.
Le résultat fiscal est établi à partir du résultat fiscal sans ajustement.

Le résultat fiscal est établi à partir du résultat comptable. · Le résultat fiscal tient compte des différences entre droit comptable et droit fiscal.

Explication

Le droit comptable ne détermine pas directement toutes les règles fiscales applicables, et le résultat comptable n’est pas calculé après les corrections du droit fiscal. Le résultat fiscal est établi à partir du résultat comptable et tient compte des différences entre le droit comptable et le droit fiscal. Il ne peut donc pas être établi à partir du résultat fiscal lui-même ni reprendre le résultat comptable sans ajustement.

31. Concernant l’impôt sur la fortune immobilière, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’IFI porte sur l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier du contribuable.
L’IFI porte sur le patrimoine immobilier net taxable situé en France ou à l’étranger.
L’ancien ISF concernait un patrimoine plus large que le seul patrimoine immobilier.
L’assiette de l’IFI comprend notamment les parts détenues dans une société civile immobilière.
L’IFI s’applique lorsque la valeur du patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros.

L’IFI porte sur le patrimoine immobilier net taxable situé en France ou à l’étranger. · L’ancien ISF concernait un patrimoine plus large que le seul patrimoine immobilier. · L’assiette de l’IFI comprend notamment les parts détenues dans une société civile immobilière. · L’IFI s’applique lorsque la valeur du patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros.

Explication

L’IFI concerne le patrimoine immobilier net taxable, situé en France ou à l’étranger, et inclut notamment les parts de SCI. Il s’applique au-delà de 1,3 million d’euros. L’ancien ISF avait une assiette patrimoniale plus large, tandis que l’IFI ne porte pas sur l’ensemble du patrimoine mobilier.

32. Parmi les propositions suivantes concernant le barème de l’IFI, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le seuil d’imposition de l’IFI est fixé à 800 000 euros de patrimoine net taxable.
Le barème de l’IFI commence par un taux de 0 % jusqu’à 800 000 euros.
Le taux maximal de l’IFI atteint 1,5 % au-delà de 10 000 000 euros.
Le seuil d’imposition de l’IFI est fixé à 1 500 000 euros de patrimoine net taxable.
Le barème de l’IFI débute par un taux de 0,5 % entre 0 et 800 000 euros.

Le barème de l’IFI commence par un taux de 0 % jusqu’à 800 000 euros. · Le taux maximal de l’IFI atteint 1,5 % au-delà de 10 000 000 euros.

Explication

Le barème prévoit un taux de 0 % entre 0 et 800 000 euros et atteint 1,5 % au-delà de 10 millions d’euros. Le seuil d’imposition est fixé à 1,3 million d’euros de patrimoine net taxable, et non à 1,5 million. Les taux de 1 % et de 0,5 % ne correspondent pas aux valeurs du barème.

33. La déclaration successorale comprend :

La déclaration des biens du défunt lorsque l’actif successoral reste inférieur à 50 000 euros.
La déclaration des biens meubles appartenant au défunt.
La déclaration de l’ensemble des biens lorsque l’actif successoral atteint 50 000 euros.
La déclaration successorale limitée aux seuls biens immeubles du défunt.
La déclaration des biens immeubles appartenant au défunt.

La déclaration des biens meubles appartenant au défunt. · La déclaration de l’ensemble des biens lorsque l’actif successoral atteint 50 000 euros. · La déclaration des biens immeubles appartenant au défunt.

Explication

La succession impose de déclarer les biens meubles et immeubles du défunt lorsque l’actif successoral atteint ou dépasse 50 000 euros. L’actif inférieur à ce montant constitue une exception. La déclaration ne se limite donc pas aux immeubles et ne s’applique pas dans l’exception indiquée.

34. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la liquidation des droits de succession ?

Elle applique les barèmes correspondant aux droits de succession.
Elle détermine la part nette taxable de la succession.
Elle comprend le paiement des droits de succession.
Elle détermine la part nette revenant à chaque ayant droit.
Elle fixe la valeur locative cadastrale des biens transmis.

Elle applique les barèmes correspondant aux droits de succession. · Elle détermine la part nette taxable de la succession. · Elle comprend le paiement des droits de succession. · Elle détermine la part nette revenant à chaque ayant droit.

Explication

La liquidation comprend la détermination de la part nette de chaque ayant droit, puis de la part nette taxable. Elle comporte également l’application des barèmes et le paiement des droits. La valeur locative cadastrale relève de la fiscalité foncière, non de la liquidation successorale.

35. À propos de la taxe d’habitation sur la résidence principale :

Depuis 2023, les foyers restent soumis à cette taxe sur leur résidence principale.
Les foyers ne sont plus redevables de cette taxe depuis l’année 2023.
Depuis 2023, aucun foyer ne paie cette taxe sur sa résidence principale.
La suppression de 2023 concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties.
La suppression concerne la taxe d’habitation applicable à la résidence principale.

Les foyers ne sont plus redevables de cette taxe depuis l’année 2023. · Depuis 2023, aucun foyer ne paie cette taxe sur sa résidence principale. · La suppression concerne la taxe d’habitation applicable à la résidence principale.

Explication

Depuis 2023, aucun foyer ne paie de taxe d’habitation sur sa résidence principale. La mesure concerne donc cette taxe et non la taxe foncière. Les propositions maintenant cette imposition sur la résidence principale sont incompatibles avec la règle donnée.

36. Concernant la base d’imposition de la taxe foncière sur une propriété bâtie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La taxe foncière concerne une propriété bâtie dans le calcul décrit.
Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale annuelle du bien.
La base imposable représente 50 % de la valeur locative cadastrale.
Elle correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale annuelle.
La base d’imposition correspond à la totalité de la valeur locative cadastrale annuelle.

La taxe foncière concerne une propriété bâtie dans le calcul décrit. · Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale annuelle du bien. · La base imposable représente 50 % de la valeur locative cadastrale. · Elle correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale annuelle.

Explication

La base d’imposition d’une propriété bâtie correspond à la moitié, soit 50 %, de sa valeur locative cadastrale annuelle. Le calcul concerne bien la taxe foncière. La totalité de la valeur locative ne constitue pas la base retenue.

37. Parmi les propositions suivantes concernant la contribution économique territoriale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La contribution économique territoriale est composée de la taxe d’habitation et de la taxe foncière.
La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises repose sur la valeur locative des biens.
La cotisation foncière des entreprises repose sur la valeur ajoutée produite.
Elle comprend également la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
La contribution économique territoriale comprend la cotisation foncière des entreprises.

Elle comprend également la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. · La contribution économique territoriale comprend la cotisation foncière des entreprises.

Explication

La contribution économique territoriale est composée de la CFE et de la CVAE. La taxe d’habitation et la taxe foncière n’en constituent pas les composantes. La CFE repose sur la valeur locative des biens, tandis que la CVAE repose sur la valeur ajoutée produite, contrairement aux deux affirmations inversées.

38. La distinction entre la REOM et la TEOM repose sur les éléments suivants :

La REOM est payée par l’usager selon son utilisation du service.
La TEOM est financée par l’impôt et ne dépend pas de l’utilisation du service.
La REOM varie en fonction de l’utilisation du service concerné.
La TEOM est indépendante de l’usage individuel du service.
La REOM est financée par l’impôt sans lien avec l’utilisation du service.

La REOM est payée par l’usager selon son utilisation du service. · La TEOM est financée par l’impôt et ne dépend pas de l’utilisation du service. · La REOM varie en fonction de l’utilisation du service concerné. · La TEOM est indépendante de l’usage individuel du service.

Explication

La REOM est payée par l’usager selon l’utilisation du service. La TEOM est financée par l’impôt et demeure indépendante de cette utilisation. La dernière affirmation attribue à la REOM les caractéristiques propres à la TEOM.

39. Concernant la création de la Direction générale des finances publiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La DGFIP a été créée par décret le 3 avril 2008.
La DGFIP a été créée par la fusion de deux directions en 2012.
Elle résulte de la fusion de la Direction générale du Trésor et de la Cour des comptes.
Elle résulte de la fusion de la Direction générale des Impôts et de la Direction générale de la Comptabilité publique.
La DGFIP a conservé la Direction générale des Impôts comme structure administrative distincte après sa création.

La DGFIP a été créée par décret le 3 avril 2008. · Elle résulte de la fusion de la Direction générale des Impôts et de la Direction générale de la Comptabilité publique.

Explication

La DGFIP a été créée par décret le 3 avril 2008. Elle résulte de la fusion de la Direction générale des Impôts et de la Direction générale de la Comptabilité publique, ces deux anciennes directions ne subsistant plus comme structures administratives distinctes. La fusion proposée avec la Direction générale du Trésor et la Cour des comptes est donc inexacte, tout comme la date de 2012.

40. Parmi les propositions suivantes concernant le contrôle sur pièces, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le contrôle sur pièces constitue un examen critique et exhaustif des documents disponibles.
Le contrôle sur pièces examine les documents détenus par l’administration.
Il peut porter sur l’évolution du patrimoine du contribuable.
Le contrôle sur pièces vise principalement les erreurs matérielles d’identification.
Il peut prendre en compte le train de vie du contribuable.

Le contrôle sur pièces constitue un examen critique et exhaustif des documents disponibles. · Le contrôle sur pièces examine les documents détenus par l’administration. · Il peut porter sur l’évolution du patrimoine du contribuable. · Il peut prendre en compte le train de vie du contribuable.

Explication

Le contrôle sur pièces est un examen critique et exhaustif des documents dont dispose l’administration. Il peut notamment concerner l’évolution du patrimoine et le train de vie du contribuable. La recherche principale d’erreurs matérielles ou d’identification relève plutôt du contrôle formel.

41. Quelles sont les réponses exactes au sujet des missions de la DGFIP ?

Elle établit l’assiette sans participer au contrôle des impositions.
La DGFIP intervient dans le recouvrement des seules taxes locales.
Elle contrôle les impôts, droits, cotisations et taxes.
La DGFIP veille à l’établissement de l’assiette des impositions.
Elle assure le contrôle des impôts sans contribuer à leur recouvrement.

Elle contrôle les impôts, droits, cotisations et taxes. · La DGFIP veille à l’établissement de l’assiette des impositions.

Explication

La DGFIP veille à l’établissement de l’assiette et au contrôle des impôts, droits, cotisations et taxes. Elle participe également à leur recouvrement, qui ne se limite pas aux taxes locales. Les propositions retirant le contrôle ou le recouvrement dénaturent ses missions.

42. Concernant les missions de la Direction générale des finances publiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Direction générale des finances publiques participe au contrôle et au recouvrement des prélèvements fiscaux.
La Direction générale des finances publiques veille à l’établissement de l’assiette des impôts, droits, cotisations et taxes.
La Direction générale des finances publiques assure le recouvrement de certaines recettes privées.
La Direction générale des finances publiques est chargée principalement de la gestion des juridictions financières.
La Direction générale des finances publiques assure la fixation des taux d’imposition par les collectivités territoriales.

La Direction générale des finances publiques participe au contrôle et au recouvrement des prélèvements fiscaux. · La Direction générale des finances publiques veille à l’établissement de l’assiette des impôts, droits, cotisations et taxes.

Explication

La DGFiP participe au contrôle et au recouvrement des prélèvements fiscaux et veille à l’établissement de leur assiette. Elle assure aussi le recouvrement des autres recettes publiques, mais ne contrôle pas les seules entreprises implantées en France. La gestion des juridictions financières et la fixation des taux d’imposition des collectivités territoriales ne relèvent pas de ses missions.

43. Les directions nationales de la DGFiP comprennent :

La Direction interrégionale de contrôle fiscal constitue une sixième direction nationale.
La Direction régionale des finances publiques figure parmi les cinq directions nationales.
La Direction nationale du recouvrement local complète la liste des directions nationales.
La Direction nationale des enquêtes fiscales appartient aux directions nationales de la DGFiP.
La Direction des vérifications nationales et internationales fait partie des directions nationales.

La Direction nationale des enquêtes fiscales appartient aux directions nationales de la DGFiP. · La Direction des vérifications nationales et internationales fait partie des directions nationales.

Explication

Les cinq directions nationales comprennent notamment la DVNI et la DNEF. Les directions régionales, les DIRCOFI et une prétendue direction nationale du recouvrement local ne figurent pas dans cette liste.

44. Concernant les compétences des directions locales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le seuil applicable aux prestations de services est inférieur à 0,50,5 million d’euros.
Les directions locales contrôlent notamment les petites entreprises relevant de leur ressort.
Les entreprises de taille moyenne relèvent principalement des directions locales.
Les directions locales contrôlent les grandes entreprises sur l’ensemble du territoire national.
Le seuil de chiffre d’affaires des ventes concernées est inférieur à 0,50,5 million d’euros.

Le seuil applicable aux prestations de services est inférieur à $$0,5$$ million d’euros. · Les directions locales contrôlent notamment les petites entreprises relevant de leur ressort.

Explication

Les directions locales contrôlent notamment les petites entreprises, avec un seuil de 1,51,5 million d’euros pour les ventes et de 0,50,5 million pour les services. Les entreprises de taille moyenne relèvent des DIRCOFI, tandis que les grandes entreprises relèvent notamment de la DVNI.

45. Le droit de communication et la vérification se distinguent de la manière suivante :

La vérification permet à l’administration de recueillir des documents auprès de tiers sans autre opération.
La vérification confronte les déclarations souscrites aux écritures comptables.
Le droit de communication consiste principalement à comparer les déclarations avec la comptabilité.
Le droit de communication permet d’obtenir unilatéralement des pièces détenues par des personnes concernées.
Le droit de communication suppose un échange contradictoire portant sur les rehaussements envisagés.

La vérification confronte les déclarations souscrites aux écritures comptables. · Le droit de communication permet d’obtenir unilatéralement des pièces détenues par des personnes concernées.

Explication

Le droit de communication permet à l’administration d’obtenir des pièces et renseignements. La vérification compare les déclarations aux écritures comptables ; elle ne se confond donc pas avec la collecte unilatérale de documents.

46. Parmi les personnes ou organismes susceptibles de détenir des informations communicables, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les administrations publiques ne font pas partie des détenteurs d’informations communicables.
Les personnes seulement sollicitées doivent répondre dans les mêmes conditions que les personnes soumises.
Les banques et les assurances peuvent détenir des renseignements communicables.
Les employeurs peuvent être sollicités par l’administration fiscale.
Les commerçants peuvent détenir des documents soumis au droit de communication.

Les banques et les assurances peuvent détenir des renseignements communicables. · Les employeurs peuvent être sollicités par l’administration fiscale. · Les commerçants peuvent détenir des documents soumis au droit de communication.

Explication

Le droit de communication peut porter sur des documents détenus par les commerçants, employeurs, banques, assurances et administrations publiques. Les personnes seulement sollicitées ne sont pas soumises aux mêmes obligations que celles légalement tenues de répondre.

47. En cas de réponse absente ou insuffisante à une demande d’éclaircissements ou de justifications :

La mise en demeure peut accorder un délai de réponse de trente jours.
Le contribuable peut faire l’objet d’une taxation d’office.
Une mise en demeure préalable est toujours exigée avant toute taxation d’office.
La taxation d’office peut intervenir après une mise en demeure restée infructueuse.
Une réponse insuffisante entraîne nécessairement une vérification de comptabilité.

La mise en demeure peut accorder un délai de réponse de trente jours. · Le contribuable peut faire l’objet d’une taxation d’office. · La taxation d’office peut intervenir après une mise en demeure restée infructueuse.

Explication

L’absence de réponse ou une réponse insuffisante peut conduire à la taxation d’office. Une mise en demeure peut être nécessaire et laisse alors trente jours pour répondre, mais elle n’est pas présentée comme systématiquement préalable dans tous les cas ; aucune vérification de comptabilité n’est automatiquement imposée.

48. L’examen de la situation fiscale personnelle porte notamment sur la cohérence entre :

La situation patrimoniale et la trésorerie des membres du foyer fiscal.
La trésorerie et le train de vie des membres du foyer fiscal.
Les écritures comptables de l’entreprise et les stocks détenus par ses fournisseurs.
Les contrats commerciaux de l’entreprise et les décisions des juridictions financières.
Les revenus déclarés et la situation patrimoniale du foyer fiscal.

La situation patrimoniale et la trésorerie des membres du foyer fiscal. · La trésorerie et le train de vie des membres du foyer fiscal. · Les revenus déclarés et la situation patrimoniale du foyer fiscal.

Explication

L’examen de la situation fiscale personnelle vérifie la cohérence entre revenus déclarés, patrimoine, trésorerie et train de vie du foyer fiscal. Les écritures d’entreprise, les stocks de fournisseurs et les contrats commerciaux relèvent d’autres investigations.

49. Concernant la rectification contradictoire et l’imposition d’office, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’imposition d’office repose sur une discussion préalable équivalente avec le contribuable.
La rectification contradictoire permet un échange avec le contribuable.
L’imposition d’office s’applique principalement aux contribuables ayant satisfait leurs obligations déclaratives.
La taxation d’office vise notamment les manquements aux obligations déclaratives.
La rectification contradictoire concerne les contribuables ayant respecté leurs obligations déclaratives et comptables.

La rectification contradictoire permet un échange avec le contribuable. · La taxation d’office vise notamment les manquements aux obligations déclaratives. · La rectification contradictoire concerne les contribuables ayant respecté leurs obligations déclaratives et comptables.

Explication

La rectification contradictoire concerne les contribuables ayant respecté leurs obligations et implique un débat avec eux. L’imposition ou taxation d’office vise notamment les manquements déclaratifs et ne repose pas sur un échange contradictoire équivalent.

50. La proposition de rectification adressée au contribuable doit :

Être transmise uniquement à un tiers mandaté par le contribuable.
Accorder un délai de réponse limité à quinze jours.
Exposer les motifs du rehaussement envisagé.
Prévoir une prolongation automatique de soixante jours.
Être adressée personnellement au contribuable concerné.

Exposer les motifs du rehaussement envisagé. · Être adressée personnellement au contribuable concerné.

Explication

La proposition de rectification doit être adressée personnellement au contribuable et exposer les motifs du rehaussement. Le délai de réponse est de trente jours, avec une prolongation possible de trente jours ; il n’est donc ni limité à quinze jours ni automatiquement prolongé de soixante jours.

51. Concernant les majorations applicables en cas de manquement fiscal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La majoration est de 40 %40\,\% en cas de manquement délibéré.
La majoration applicable au manquement délibéré est fixée à 20 %20\,\%.
La majoration atteint 80 %80\,\% en cas de simple erreur matérielle.
La majoration pour manœuvre frauduleuse s’élève à 40 %40\,\%.
La majoration pour manœuvre frauduleuse est inférieure à celle du manquement délibéré.

La majoration est de $$40\,\%$$ en cas de manquement délibéré.

Explication

Le manquement délibéré entraîne une majoration de 40 %40\,\%, tandis que la manœuvre frauduleuse entraîne une majoration de 80 %80\,\%. Les autres taux ou comparaisons proposés ne correspondent pas à ces règles.

52. Concernant l’évolution de l’organisation antifraude, quelles sont les propositions exactes ?

L’ONAF comprend douze unités territoriales réparties sur le territoire.
L’ONAF conserve une organisation comprenant dix unités territoriales.
Le SEJF a été remplacé par l’ONAF le 1er juillet 2019.
L’ONAF succède directement au SEJF dans l’organisation antifraude.
L’ONAF a remplacé le SEJF par décret du 18 mars 2024.

L’ONAF conserve une organisation comprenant dix unités territoriales. · L’ONAF succède directement au SEJF dans l’organisation antifraude. · L’ONAF a remplacé le SEJF par décret du 18 mars 2024.

Explication

L’ONAF a remplacé le SEJF par décret du 18 mars 2024 et conserve dix unités territoriales. La date du 1er juillet 2019 concerne la création du SEJF, tandis que l’ONAF ne comprend pas douze unités.

53. À propos des officiers fiscaux judiciaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ils interviennent principalement dans le contrôle fiscal ordinaire des contribuables.
Les fraudes recourant aux paradis fiscaux peuvent relever de leurs recherches.
Les officiers fiscaux judiciaires recherchent les fraudes fiscales complexes.
Le faux et la falsification figurent parmi les procédés concernés.
Les domiciliations fiscales fictives relèvent du contentieux administratif ordinaire.

Les fraudes recourant aux paradis fiscaux peuvent relever de leurs recherches. · Les officiers fiscaux judiciaires recherchent les fraudes fiscales complexes. · Le faux et la falsification figurent parmi les procédés concernés.

Explication

Les officiers fiscaux judiciaires recherchent et constatent les fraudes fiscales complexes, notamment celles utilisant des paradis fiscaux, le faux, la falsification ou des domiciliations fictives. Le contrôle fiscal ordinaire ne relève pas nécessairement de la police judiciaire, et les domiciliations fictives peuvent justement caractériser une fraude complexe.

54. La loi du 23 octobre 2018 concernant la transmission des dossiers au parquet :

Elle organise une transmission automatique au parquet dans certains cas.
Elle repose sur la réunion de critères de gravité légalement définis.
Elle ne rend pas les poursuites pénales automatiquement engagées.
Elle concerne des dossiers pouvant présenter une fraude fiscale importante.
Elle a instauré une transmission automatique pour certains dossiers graves.

Elle organise une transmission automatique au parquet dans certains cas. · Elle repose sur la réunion de critères de gravité légalement définis. · Elle ne rend pas les poursuites pénales automatiquement engagées. · Elle concerne des dossiers pouvant présenter une fraude fiscale importante. · Elle a instauré une transmission automatique pour certains dossiers graves.

Explication

La loi du 23 octobre 2018 prévoit une transmission automatique au parquet lorsque certains critères de gravité sont réunis. Cette transmission ne signifie toutefois pas que les poursuites pénales deviennent automatiques.

55. Concernant la dénonciation obligatoire au parquet, quelles sont les propositions exactes ?

Le seuil peut être fixé à 50 000 euros pour les personnes soumises à la HATVP.
Elle peut concerner un redressement supérieur à 100 000 euros.
Le mécanisme concerne les redressements inférieurs à 50 000 euros sans condition.
Les pénalités de 20 % suffisent dans les cas ordinaires prévus.
Des pénalités de 100 %, 80 % ou 40 % peuvent accompagner le redressement.

Le seuil peut être fixé à 50 000 euros pour les personnes soumises à la HATVP. · Elle peut concerner un redressement supérieur à 100 000 euros. · Des pénalités de 100 %, 80 % ou 40 % peuvent accompagner le redressement.

Explication

La dénonciation obligatoire peut concerner les redressements supérieurs à 100 000 euros, ou à 50 000 euros pour les personnes soumises à la HATVP. Elle suppose aussi les pénalités prévues par la loi, notamment de 100 %, 80 % ou 40 % ; des pénalités de 20 % ou un faible montant sans condition ne suffisent pas.

56. Les juridictions spécialisées en matière de criminalité financière comprennent :

Les JIRS, la JUNALCO et le PNF appartiennent à cet ensemble spécialisé.
Des juridictions spécialisées intervenant en matière de criminalité financière.
Les juridictions interrégionales spécialisées, ou JIRS.
La juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée, ou JUNALCO.
Le parquet national financier, ou PNF.

Les JIRS, la JUNALCO et le PNF appartiennent à cet ensemble spécialisé. · Des juridictions spécialisées intervenant en matière de criminalité financière. · Les juridictions interrégionales spécialisées, ou JIRS. · La juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée, ou JUNALCO. · Le parquet national financier, ou PNF.

Explication

Les JIRS, la JUNALCO et le PNF font partie des structures spécialisées mentionnées pour la criminalité financière. Elles constituent donc l’ensemble juridictionnel spécialisé décrit dans le cours.

57. Parmi les propositions suivantes concernant le PNF, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le PNF traite la fraude fiscale sophistiquée des personnes physiques.
Il peut connaître de dissimulations d’actifs à l’étranger.
La JUNALCO traite principalement cette fraude fiscale sophistiquée.
Le PNF traite la fraude fiscale ordinaire.
Les fraudes de grande ampleur des personnes morales peuvent relever du PNF.

Le PNF traite la fraude fiscale sophistiquée des personnes physiques. · Il peut connaître de dissimulations d’actifs à l’étranger. · Les fraudes de grande ampleur des personnes morales peuvent relever du PNF.

Explication

Le PNF traite la fraude fiscale sophistiquée des personnes physiques, comme la dissimulation d’actifs à l’étranger. Il peut aussi connaître des fraudes de haute technicité et de grande ampleur commises par des personnes morales. La JUNALCO vise la criminalité organisée très complexe ou mafieuse, et non principalement cette fraude fiscale.

58. À propos des fondements du contentieux fiscal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La répartition contentieuse dépend aussi des choix opérés par le législateur.
La volonté du législateur participe à la répartition du contentieux fiscal.
La distinction entre autorités administratives et judiciaires structure ce contentieux.
Le contentieux fiscal repose sur la séparation des autorités administratives et judiciaires.
Le contentieux fiscal repose sur une compétence juridictionnelle entièrement unifiée.

La répartition contentieuse dépend aussi des choix opérés par le législateur. · La volonté du législateur participe à la répartition du contentieux fiscal. · La distinction entre autorités administratives et judiciaires structure ce contentieux. · Le contentieux fiscal repose sur la séparation des autorités administratives et judiciaires.

Explication

Le contentieux fiscal repose sur la séparation des autorités administratives et judiciaires ainsi que sur la volonté du législateur. Il n’est donc pas organisé autour d’une compétence juridictionnelle entièrement unifiée.

59. Le schéma fiscal comprend successivement :

Le recouvrement, la liquidation et la détermination de l’assiette.
La détermination de l’assiette, la liquidation et le recouvrement.
La liquidation, le recouvrement puis la détermination de l’assiette.
La détermination de l’assiette, le recouvrement puis la liquidation.
La liquidation, la détermination de l’assiette et le recouvrement.

La détermination de l’assiette, la liquidation et le recouvrement.

Explication

Les opérations fiscales se succèdent selon l’ordre suivant : détermination de l’assiette, liquidation, puis recouvrement. Les autres propositions inversent l’ordre de ces étapes.

60. Concernant le contentieux de l’assiette, la(les)quelle(s) des propositions suivante(s) est(sont) exacte(s) ?

Il peut être introduit devant le juge sans réclamation administrative préalable.
Il porte sur la répartition des compétences entre juridictions.
Il porte sur le bien-fondé de l’impôt et exige une réclamation préalable.
Il concerne principalement les opérations matérielles de recouvrement.
Il porte principalement sur le paiement effectif de l’impôt contesté.

Il porte sur le bien-fondé de l’impôt et exige une réclamation préalable.

Explication

Le contentieux de l’assiette porte sur le bien-fondé de l’impôt et impose une réclamation préalable avant la saisine juridictionnelle. Le paiement effectif relève du recouvrement, tandis que les autres propositions décrivent d’autres questions que l’assiette.

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Qu'impose la Magna Charta de 1215 en Grande-Bretagne ?

Le gouvernement par la loi, l'absence de taxation sans représentation et la garantie des libertés.

Quelle conséquence financière a eu la fin de la guerre de Sept Ans en 1763 pour l'Angleterre ?

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