QCM : Histoire et structures des relations internationales — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période les cités-États de Lagash et d’Umma se sont-elles opposées avant qu’un accord règle leur conflit territorial ?

Entre 900 et 700 av. J.-C.
Entre 1800 et 1600 av. J.-C.
Entre 2500 et 2300 av. J.-C.
Entre 1400 et 1200 av. J.-C.

Entre 2500 et 2300 av. J.-C.

Explication

Lagash et Umma se sont affrontées entre 2500 et 2300 av. J.-C., pendant près de deux siècles. Les autres périodes sont postérieures à la période indiquée pour ce conflit sumérien.

2. Quelle distinction décrit correctement les deux moyens juridiques de régler un conflit militaire ?

Une frontière impose des sanctions, tandis qu’un traité règle les échanges commerciaux entre cités.
Une frontière établit une alliance, tandis qu’un traité détermine la limite entre les territoires.
Une frontière fixe un territoire, tandis qu’un traité organise les obligations entre les parties.
Une frontière protège les sujets, tandis qu’un traité transfère la souveraineté d’un territoire.

Une frontière fixe un territoire, tandis qu’un traité organise les obligations entre les parties.

Explication

La délimitation d’une frontière détermine l’étendue territoriale, alors qu’un traité peut organiser plus largement les obligations réciproques. Une frontière ne constitue donc pas en elle-même une alliance ni un régime général de sanctions.

3. Quels dirigeants ont conclu le traité de Qadesh vers 1259 av. J.-C. ?

Nabonide et Cyrus II
Alexandre et Darius III
Sargon d’Akkad et Hammurabi
Ramsès II et Hattusili III

Ramsès II et Hattusili III

Explication

Le traité de Qadesh a été conclu vers 1259 av. J.-C. entre Ramsès II, pharaon d’Égypte, et Hattusili III, roi hittite. Les autres couples appartiennent à d’autres périodes et ne sont pas les signataires de cet accord.

4. Pourquoi le traité de Qadesh occupe-t-il une place particulière dans l’histoire des relations internationales ?

Il inaugure la première organisation permanente réunissant toutes les cités du Proche-Orient.
Il établit la première frontière maritime reconnue entre des royaumes méditerranéens.
Il crée une juridiction commune chargée de juger les souverains en conflit.
Il est présenté comme le plus ancien accord connu de paix et d’alliance entre deux empires.

Il est présenté comme le plus ancien accord connu de paix et d’alliance entre deux empires.

Explication

Le traité de Qadesh est présenté comme le plus ancien accord international connu combinant paix et alliance entre les empires égyptien et hittite. Il ne crée ni organisation générale, ni juridiction commune, ni frontière maritime.

5. Quelle mesure relève spécifiquement de l’alliance défensive prévue par le traité de Qadesh ?

S’abstenir de lancer une attaque contre l’autre partie signataire.
Organiser la transmission héréditaire du pouvoir entre les deux royaumes.
Intervenir contre les rébellions internes affectant le royaume allié.
Fournir une aide en cas d’attaque extérieure contre l’autre partie.

Fournir une aide en cas d’attaque extérieure contre l’autre partie.

Explication

L’alliance défensive impose une assistance lorsqu’une partie subit une attaque extérieure. La non-agression concerne l’interdiction d’attaquer, tandis que la succession et les rébellions internes relèvent d’autres clauses du traité.

6. Quel événement les traités de Westphalie ont-ils marqué en 1648 ?

La conclusion des croisades et la création d’un empire chrétien unifié.
La fin de la guerre de Trente Ans et une nouvelle structuration de la société internationale européenne.
La dissolution des royaumes hittites et la réorganisation du Proche-Orient ancien.
La fin des guerres puniques et l’unification politique des cités grecques.

La fin de la guerre de Trente Ans et une nouvelle structuration de la société internationale européenne.

Explication

Les traités de Westphalie conclus en 1648 ont mis fin à la guerre de Trente Ans et contribué à structurer une nouvelle société internationale européenne. Les autres événements appartiennent à des contextes historiques très différents.

7. Quels accords composent les traités de Westphalie ?

Le traité de Qadesh et le traité d’Ebla.
Le traité de Rome et le traité de Vienne.
Le traité d’Osnabrück et le traité de Münster.
Le traité de Versailles et le traité de Tordesillas.

Le traité d’Osnabrück et le traité de Münster.

Explication

La paix de Westphalie comprend le traité d’Osnabrück et le traité de Münster, conclus entre différentes parties européennes et l’empereur germanique. Les autres couples associent des accords qui ne font pas partie de la paix de Westphalie.

8. Que signifie l’égalité juridique des États en droit international ?

Les États de même taille possèdent des droits communs, tandis que les grands États ont des obligations accrues.
Les États les plus puissants disposent de droits supérieurs pour garantir l’ordre international.
Les États ont en principe les mêmes droits et obligations, indépendamment de leur taille ou de leur puissance.
Les États sont juridiquement égaux lorsqu’ils possèdent une population et une armée comparables.

Les États ont en principe les mêmes droits et obligations, indépendamment de leur taille ou de leur puissance.

Explication

L’égalité juridique signifie que la taille et la puissance ne modifient pas, en principe, les droits et obligations des États en droit international. Elle ne repose donc ni sur la puissance effective ni sur la comparaison des populations ou des armées.

9. Quelle évolution politique est associée aux traités de Westphalie ?

La Suisse et les Provinces-Unies perdent leur souveraineté, tandis que l’Empire germanique s’étend.
L’autorité impériale et papale se renforce, tandis que la souveraineté des États européens diminue.
Les États européens abandonnent leur souveraineté, tandis qu’une autorité religieuse commune est instaurée.
La souveraineté et l’égalité des États se renforcent, tandis que l’autorité impériale et papale recule.

La souveraineté et l’égalité des États se renforcent, tandis que l’autorité impériale et papale recule.

Explication

Les traités de Westphalie ont renforcé la souveraineté et l’égalité des États, reconnu celles de la Suisse et des Provinces-Unies, et affaibli l’Empire germanique ainsi que le pape. Les autres propositions inversent ou déforment cette évolution.

10. À quelle date Christophe Colomb a-t-il atteint l’Amérique, événement qui a favorisé l’expansion du modèle européen des relations internationales ?

Le 25 décembre 1492
Le 12 octobre 1493
Le 12 octobre 1492
Le 12 septembre 1491

Le 12 octobre 1492

Explication

Christophe Colomb a atteint l’Amérique le 12 octobre 1492, ce qui a ensuite favorisé l’extension du modèle européen des relations internationales. Les autres dates ne correspondent pas à cet événement historique.

11. Quelle répartition caractérise la colonisation ibérique de l’Amérique du Sud ?

L’Espagne et le Portugal se sont partagé le Brésil selon des zones équivalentes.
Le Portugal a colonisé le Brésil et l’Espagne l’ensemble des territoires sud-américains.
L’Espagne a colonisé le Brésil et le Portugal la plupart des autres territoires sud-américains.
Le Portugal a colonisé le Brésil et l’Espagne la plupart des autres territoires sud-américains.

Le Portugal a colonisé le Brésil et l’Espagne la plupart des autres territoires sud-américains.

Explication

Le Brésil a été colonisé par le Portugal, tandis que l’Espagne a colonisé la majorité des autres territoires d’Amérique du Sud. L’erreur principale consiste à attribuer le Brésil à l’Espagne ou à présenter une répartition différente de celle-ci.

12. Que désigne l’institutionnalisation d’une pratique dans une société ?

La suppression progressive d’une règle par les autorités de la société.
La réunion temporaire d’acteurs autour d’un objectif commun.
L’apparition ponctuelle d’une pratique sans reconnaissance collective durable.
La transformation durable d’une pratique en institution stable et reconnue.

La transformation durable d’une pratique en institution stable et reconnue.

Explication

L’institutionnalisation correspond à la stabilisation durable d’une pratique, d’une règle, d’un rôle ou d’une idée dans une institution reconnue. Une pratique isolée ou temporaire ne possède pas encore ce caractère institutionnel.

13. Quel événement s’est produit en 1919 lors de la conclusion du traité de Versailles ?

La création de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil de sécurité.
L’adoption du pacte Briand-Kellogg renonçant à la guerre.
La dissolution de la Société des Nations après un accord international.
La création de la Société des Nations et de l’Organisation internationale du Travail.

La création de la Société des Nations et de l’Organisation internationale du Travail.

Explication

Le traité de Versailles, conclu en 1919, a créé la Société des Nations et l’Organisation internationale du Travail. L’Organisation des Nations Unies et le pacte Briand-Kellogg appartiennent à une période ultérieure.

14. Quelle caractéristique distingue une organisation internationale d’une réunion temporaire d’États ?

Elle dépend d’un seul État qui impose ses décisions aux autres participants.
Elle rassemble des individus autour d’intérêts communs sans participation institutionnelle des États.
Elle est créée par traité et possède une personnalité juridique distincte de celle de ses membres.
Elle repose sur une rencontre diplomatique sans organes permanents ni statut juridique propre.

Elle est créée par traité et possède une personnalité juridique distincte de celle de ses membres.

Explication

Une organisation internationale est établie par traité, dispose d’organes permanents et possède une personnalité juridique distincte de celle de ses États membres. Une réunion temporaire ne présente pas cette structure juridique et institutionnelle durable.

15. Quelle était la position du pacte de la Société des Nations à l’égard du recours à la guerre en 1919 ?

Il interdisait toute guerre et imposait une intervention militaire immédiate contre l’agresseur.
Il prévoyait des pressions et des moyens pacifiques sans interdire totalement la guerre.
Il supprimait les mécanismes diplomatiques au profit de sanctions militaires automatiques.
Il autorisait la guerre entre États dès lors qu’elle servait un objectif collectif.

Il prévoyait des pressions et des moyens pacifiques sans interdire totalement la guerre.

Explication

Le pacte prévoyait des pressions et des moyens pacifiques pour ramener un État à la raison, mais il n’interdisait pas totalement le recours à la guerre. Il ne mettait donc pas en place une interdiction générale ni une réponse militaire automatique.

16. Quel principe général la Charte des Nations Unies établit-elle concernant l’emploi de la force ?

Elle autorise en principe la force lorsqu’un État invoque sa sécurité nationale.
Elle remplace le règlement juridique des différends par des décisions militaires.
Elle interdit en principe le recours à la force dans les relations internationales.
Elle réserve l’emploi de la force aux alliances militaires régionales reconnues.

Elle interdit en principe le recours à la force dans les relations internationales.

Explication

La Charte interdit en principe le recours à la force et met le droit au service de la paix. Les exceptions prévues par la Charte sont limitées et ne transforment pas la force en moyen général de régler les différends.

17. Dans quelle situation le Conseil de sécurité peut-il décider ou autoriser le recours à la force armée ?

Lorsqu’un différend commercial persiste malgré plusieurs négociations bilatérales.
Lorsqu’un gouvernement demande une intervention pour modifier ses frontières.
Lorsqu’une menace contre la paix, une rupture de la paix ou une agression est constatée.
Lorsqu’un État souhaite accroître son influence économique dans une région voisine.

Lorsqu’une menace contre la paix, une rupture de la paix ou une agression est constatée.

Explication

Le Conseil de sécurité peut décider ou autoriser le recours à la force en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d’acte d’agression. Un différend économique ou une demande politique nationale ne suffit pas, à lui seul, à constituer ce fondement.

18. Pourquoi la société internationale contemporaine est-elle qualifiée d’universelle ?

Parce qu’elle reconnaît une autorité supérieure chargée d’administrer directement les populations mondiales
Parce qu’elle impose un gouvernement commun aux États et harmonise leurs institutions politiques
Parce qu’elle rassemble les États de la planète et affirme leur égalité juridique ainsi que celle des sexes
Parce qu’elle regroupe les États d’une même région autour de règles économiques et militaires communes

Parce qu’elle rassemble les États de la planète et affirme leur égalité juridique ainsi que celle des sexes

Explication

La société internationale est universelle en raison de sa vocation planétaire et de l’égalité juridique des États, associée à l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle ne repose pas sur un gouvernement mondial administrant directement les populations.

19. Quelle caractéristique explique que la société internationale soit décentralisée ?

Elle ne possède pas de centre unique ni d’autorité exclusive pour produire les normes internationales
Elle soumet les États à un pouvoir central chargé d’appliquer uniformément toutes les règles
Elle confie la production des normes à un Parlement mondial doté d’une compétence générale
Elle organise les relations internationales autour d’une juridiction disposant d’une compétence obligatoire générale

Elle ne possède pas de centre unique ni d’autorité exclusive pour produire les normes internationales

Explication

La décentralisation signifie qu’aucun centre unique ne détient une compétence exclusive pour produire et appliquer les normes internationales. À l’inverse, l’État interne dispose d’un pouvoir central de production et d’application des lois.

20. Dans quelle situation un traité international engage-t-il un État ?

Lorsque l’État est membre d’une organisation internationale qui a participé à la négociation du traité
Lorsque la juridiction internationale compétente a déclaré le traité applicable à tous les États
Lorsque l’État a exprimé son consentement par les procédures applicables, notamment la signature et la ratification
Lorsque le traité a été adopté par une majorité d’États, même sans participation de l’État concerné

Lorsque l’État a exprimé son consentement par les procédures applicables, notamment la signature et la ratification

Explication

Un traité engage l’État qui y a consenti selon les procédures applicables, notamment par négociation, signature et ratification. La participation d’autres États ou d’une organisation internationale ne suffit pas à créer ce consentement.

21. Quels éléments sont nécessaires à la formation d’une coutume internationale ?

Une série de traités bilatéraux portant sur une même question sans conviction d’obligation juridique
Une décision judiciaire internationale suivie d’une approbation formelle par l’ensemble des gouvernements
Une résolution adoptée par une organisation internationale et transposée dans les législations nationales
Une pratique générale des États accompagnée de la conviction qu’elle constitue une obligation juridique

Une pratique générale des États accompagnée de la conviction qu’elle constitue une obligation juridique

Explication

La coutume internationale combine une pratique générale des États et l’opinio juris, c’est-à-dire la conviction que cette pratique est juridiquement obligatoire. Une répétition de comportements dépourvue de cette conviction ne suffit pas.

22. Comment faut-il comprendre l’égalité souveraine des États ?

Les États les plus puissants bénéficient d’une supériorité juridique correspondant à leur influence internationale
Chaque État dispose en fait des mêmes ressources économiques, militaires et diplomatiques que ses partenaires
Les États renoncent à leur indépendance politique lorsqu’ils participent aux institutions internationales communes
Chaque État possède en droit les mêmes droits et devoirs, malgré des écarts réels de puissance

Chaque État possède en droit les mêmes droits et devoirs, malgré des écarts réels de puissance

Explication

L’égalité souveraine renvoie à une égalité juridique comprenant notamment la dignité, l’indépendance et l’immunité de juridiction. Elle n’efface pas les inégalités matérielles de puissance entre les États.

23. Que garantit le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Le droit pour une organisation internationale de fixer le gouvernement d’un peuple en période de crise
La possibilité pour un peuple de déterminer librement son statut politique
La capacité pour une puissance régionale d’organiser les relations politiques de peuples voisins
La faculté pour un État de protéger son territoire contre toute compétence juridictionnelle étrangère

La possibilité pour un peuple de déterminer librement son statut politique

Explication

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes concerne la liberté de déterminer le statut politique d’un peuple. Il ne se confond pas avec la souveraineté, qui désigne l’indépendance juridique de l’État.

24. Quelle situation illustre le mieux la puissance d’un État dans l’ordre international ?

Son droit de choisir librement son statut politique sans tenir compte des préférences de sa population
Son aptitude à posséder les mêmes droits juridiques que les autres États indépendamment de ses ressources
Sa participation à une organisation internationale qui coordonne les relations entre plusieurs gouvernements
Sa capacité à influencer ou contraindre le comportement d’autres acteurs et à façonner les règles internationales

Sa capacité à influencer ou contraindre le comportement d’autres acteurs et à façonner les règles internationales

Explication

La puissance désigne la capacité d’un État à influencer, contraindre ou façonner le comportement d’autres acteurs ou les règles du système international. L’égalité juridique relève de l’égalité souveraine, et non de la puissance.

25. Quelle composition caractérise le Conseil de sécurité de l’ONU ?

Il compte 20 membres, dont 5 permanents dotés d’un veto et 15 membres élus par l’Assemblée générale
Il compte 10 membres, dont 5 permanents sans veto et 5 membres non permanents élus par rotation
Il compte 15 membres, dont 10 permanents dotés d’un veto et 5 membres élus par l’Assemblée générale
Il compte 15 membres, dont 5 permanents dotés d’un veto et 10 membres non permanents élus par rotation

Il compte 15 membres, dont 5 permanents dotés d’un veto et 10 membres non permanents élus par rotation

Explication

Le Conseil de sécurité comprend 15 membres : 5 permanents disposent du droit de veto et 10 autres sont élus par rotation par l’Assemblée générale. Les membres non permanents ne disposent pas du même statut que les permanents.

26. Quel est l’objectif central de la coopération interétatique ?

Transférer une part importante des compétences étatiques à une autorité supranationale commune
Organiser des relations entre États sans établir de mécanismes communs de régulation
Remplacer les gouvernements nationaux par une administration internationale chargée des politiques publiques
Coordonner les États pour réguler leurs relations et relever ensemble des défis communs

Coordonner les États pour réguler leurs relations et relever ensemble des défis communs

Explication

La coopération interétatique consiste à coordonner l’action des États afin de réguler leurs relations et de répondre à des défis communs. Elle se distingue de l’intégration, qui implique un transfert plus important de compétences.

27. Qu’est-ce qui distingue le multilatéralisme d’une relation strictement bilatérale ?

Il repose sur une négociation menée entre deux États autour d’un intérêt commun
Il privilégie une action collective et concertée réunissant plusieurs États
Il confie la décision internationale à une seule puissance disposant de moyens supérieurs
Il limite la coopération aux États appartenant à une même organisation régionale

Il privilégie une action collective et concertée réunissant plusieurs États

Explication

Le multilatéralisme organise les relations internationales autour de l’action collective et concertée de plusieurs États. Une relation bilatérale met en présence deux États, ce qui ne correspond pas à cette logique multilatérale.

28. Que signifie la personnalité juridique internationale d’une entité ?

Elle dispose nécessairement d’un territoire national et d’une population placée sous son autorité
Elle possède automatiquement le pouvoir de créer toutes les normes applicables aux États
Elle peut exercer les mêmes compétences politiques qu’un État dans chaque domaine international
Elle peut être titulaire de droits et tenue d’obligations selon le droit international

Elle peut être titulaire de droits et tenue d’obligations selon le droit international

Explication

La personnalité juridique internationale est l’aptitude à être titulaire de droits et tenue d’obligations en droit international. Elle ne confère pas automatiquement un territoire, une population ou l’ensemble des compétences d’un État.

29. Quelle distinction oppose les organisations de coopération aux organisations d’intégration ?

Les premières transfèrent les compétences nationales, tandis que les secondes coordonnent les États sans modifier leur souveraineté
Les premières préservent l’essentiel des compétences étatiques, tandis que les secondes impliquent un transfert plus important
Les premières réunissent plusieurs États, tandis que les secondes ne peuvent associer que deux gouvernements
Les premières possèdent une personnalité juridique, tandis que les secondes ne peuvent recevoir aucun pouvoir juridique

Les premières préservent l’essentiel des compétences étatiques, tandis que les secondes impliquent un transfert plus important

Explication

Les organisations de coopération laissent l’essentiel des compétences aux États, alors que les organisations d’intégration reposent sur un transfert plus important de compétences et de souveraineté. L’opposition ne porte donc pas sur le nombre d’États membres ni sur l’existence d’une personnalité juridique.

30. Quelle capacité l’avis consultatif rendu le 11 avril 1949 dans l’affaire Réparation des dommages subis au service des Nations Unies a-t-il reconnue à l’ONU ?

Saisir toute juridiction nationale sans condition
Présenter une réclamation internationale en son propre nom
Modifier un traité sans l’accord des États parties
Imposer directement une sanction pénale à un État

Présenter une réclamation internationale en son propre nom

Explication

L’avis de 1949 a reconnu à l’ONU la capacité juridique de présenter une réclamation internationale. Il ne lui a pas attribué un pouvoir général de sanction pénale ou de modification unilatérale des traités.

31. Quelle caractéristique définit une juridiction internationale ?

Un organe créé par convention, statuant dans les limites de sa compétence
Une institution privée réglant les différends sans fondement conventionnel
Une administration nationale appliquant le droit interne aux étrangers
Une assemblée politique chargée d’adopter des recommandations générales

Un organe créé par convention, statuant dans les limites de sa compétence

Explication

Une juridiction internationale est créée par une convention et ne peut rendre des décisions que dans les limites de la compétence qui lui a été attribuée. Une assemblée politique ou une institution privée ne répond pas à cette définition juridictionnelle.

32. Dans quelles conditions un particulier peut-il saisir une juridiction internationale créée par convention ?

Lorsqu’il invoque une règle coutumière devant toute instance internationale
Dès qu’il estime qu’une autorité publique a méconnu ses droits
Après une autorisation générale accordée par une juridiction nationale
Lorsque la convention applicable lui ouvre un recours individuel

Lorsque la convention applicable lui ouvre un recours individuel

Explication

Le recours individuel dépend d’une convention qui attribue cette compétence à la juridiction concernée. La saisine n’est donc pas automatiquement ouverte comme devant une juridiction nationale et ne découle pas de la seule invocation d’une règle coutumière.

33. Quelle disposition conventionnelle reconnaît juridiquement la notion de communauté internationale en droit des traités ?

L’article 53 de la Convention de Vienne de 1969
L’article 103 de la Charte des Nations Unies
L’article 2 de la Charte des Nations Unies
L’article 38 du Statut de la Cour internationale de justice

L’article 53 de la Convention de Vienne de 1969

Explication

L’article 53 de la Convention de Vienne de 1969 reconnaît juridiquement la notion de communauté internationale. Les autres dispositions proposées concernent d’autres aspects du droit international et ne constituent pas la base indiquée pour cette reconnaissance.

34. Quel effet produit la violation d’une norme impérative du droit international général par un traité ?

Elle entraîne la nullité du traité qui lui est contraire
Elle transforme le traité en règle coutumière entre ses parties
Elle suspend l’application du traité pendant une période déterminée
Elle permet à chaque partie de modifier le traité sans accord

Elle entraîne la nullité du traité qui lui est contraire

Explication

Une norme impérative est une norme supérieure dont la violation entraîne la nullité du traité incompatible avec elle. Cette incompatibilité ne se limite donc pas à une suspension temporaire et ne transforme pas automatiquement le traité en règle coutumière.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Histoire et structures des relations internationales.

Comment un conflit militaire peut-il être réglé juridiquement ?

Par la délimitation d’une frontière ou la conclusion d’un traité.

Entre quelles années les cités de Lagash et Umma se sont-elles opposées ?

Entre 2500 et 2300 av. J.-C.

Quelle durée a duré le conflit entre Lagash et Umma ?

Près de deux siècles.

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