QCM : Identité des institutions administratives (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que fait le préfet lorsqu’un juge judiciaire rejette son déclinatoire de compétence lors d’un conflit positif ?

Il prend un arrêté de conflit qui saisit le Tribunal des conflits.
Il saisit directement la Cour de cassation pour faire annuler le jugement.
Il demande au juge judiciaire de poursuivre l’instance devant le Conseil d’État.
Il transfère l’affaire au tribunal administratif sans autre formalité.

Il prend un arrêté de conflit qui saisit le Tribunal des conflits.

Explication

Après le rejet du déclinatoire, le préfet peut prendre un arrêté de conflit, qui saisit le Tribunal des conflits et impose au juge judiciaire de surseoir à statuer. La procédure ne consiste pas à transférer directement le dossier au tribunal administratif.

2. Laquelle décrit correctement le rôle des autorités exécutives locales ?

Elles exercent leurs compétences sous l’autorité directe des chambres régionales des comptes.
Elles contrôlent la légalité des actes locaux et remplacent le préfet dans cette mission.
Elles votent le budget et créent les services publics sans intervention de l’assemblée délibérante.
Elles préparent et exécutent les décisions de l’assemblée, tout en exerçant certaines compétences propres.

Elles préparent et exécutent les décisions de l’assemblée, tout en exerçant certaines compétences propres.

Explication

Les autorités exécutives préparent et exécutent les décisions des assemblées, exercent les compétences qui leur sont déléguées et disposent aussi d’attributions propres, notamment en matière de police ou de fonction publique locale. Le vote du budget et la création des services publics relèvent de l’assemblée délibérante.

3. Dans quelle configuration le Conseil d’État peut-il intervenir ?

Il exerce une compétence d’appel générale sur toutes les décisions administratives.
Il juge les affaires administratives en première instance avant tout recours devant les tribunaux.
Il peut juger en premier ressort, en appel dans certains cas et en cassation.
Il intervient comme juge de cassation dans les litiges administratifs et judiciaires.

Il peut juger en premier ressort, en appel dans certains cas et en cassation.

Explication

Le Conseil d’État possède des compétences variées : premier et dernier ressort, appel dans de rares hypothèses et cassation des arrêts des cours administratives d’appel. Il ne se limite donc pas à la cassation et ne dispose pas d’un appel général.

4. Quelle est la fonction du budget local ?

Organiser l’élection des conseillers et déterminer la durée de leurs mandats.
Fixer les compétences respectives du maire, du préfet et du conseil municipal.
Contrôler la légalité des décisions prises par les autorités locales.
Prévoir et autoriser les recettes et les dépenses annuelles de la collectivité.

Prévoir et autoriser les recettes et les dépenses annuelles de la collectivité.

Explication

Le budget local est l’acte qui prévoit et autorise les recettes et les dépenses annuelles de la collectivité. Il ne définit ni les compétences institutionnelles ni les modalités électorales et ne constitue pas l’instrument principal du contrôle de légalité.

5. Quelle différence distingue principalement les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ?

L’article 73 concerne les communes, tandis que l’article 74 concerne les départements métropolitains.
L’article 73 exclut les textes métropolitains, tandis que l’article 74 les applique sans adaptation.
L’article 73 repose sur l’assimilation, tandis que l’article 74 dépend du statut applicable.
L’article 73 repose sur la spécialité législative, tandis que l’article 74 impose l’assimilation.

L’article 73 repose sur l’assimilation, tandis que l’article 74 dépend du statut applicable.

Explication

Les collectivités relevant de l’article 73 appliquent en principe les textes métropolitains selon l’assimilation. Celles relevant de l’article 74 peuvent être soumises à la spécialité législative ou à l’identité législative selon leur statut.

6. Quelle organisation institutionnelle caractérise Paris ?

Paris forme deux collectivités distinctes, administrées par le conseil de Paris.
Paris relève d’une collectivité unique dont la police dépend du conseil de Paris.
Paris forme une seule collectivité, administrée par deux conseils séparés.
Paris forme trois collectivités, chacune dirigée par un conseil municipal.

Paris forme deux collectivités distinctes, administrées par le conseil de Paris.

Explication

Paris réunit une commune et un département distincts, dont les affaires sont délibérées par le conseil de Paris. Les pouvoirs de police du maire sont exercés par le préfet de police, ce qui écarte l’idée d’une compétence policière détenue par le conseil.

7. Que peut faire un préfet lorsqu’il estime qu’un acte local est illégal ?

Le suspendre définitivement sans intervention d’une juridiction
Le remplacer par un acte préfectoral de portée équivalente
Le déférer au juge administratif par un déféré préfectoral
L’annuler directement par une décision administrative motivée

Le déférer au juge administratif par un déféré préfectoral

Explication

Le préfet ne peut plus annuler lui-même un acte local qu’il juge illégal, mais il peut saisir le juge administratif par un déféré préfectoral spontané ou provoqué. L’annulation relève donc du contrôle juridictionnel.

8. Quel régime juridique caractérise les autorités administratives et publiques indépendantes ?

Elles sont placées sous l’autorité directe d’un ministre compétent
Elles ne relèvent ni d’une tutelle ni d’une hiérarchie administrative centrale
Elles disposent d’une compétence législative propre dans leur domaine
Elles échappent aux règles fixées par le législateur dans leur secteur

Elles ne relèvent ni d’une tutelle ni d’une hiérarchie administrative centrale

Explication

Ces autorités ne sont soumises ni à la tutelle ni à la subordination hiérarchique des administrations centrales, et leur création relève du législateur. Leur indépendance ne les dispense donc pas du respect des règles législatives.

9. Quel changement la loi du 16 janvier 2015 a-t-elle produit à compter du 1er janvier 2016 ?

Elle a réduit de 22 à 13 le nombre de régions métropolitaines.
Elle a réduit de 101 à 13 le nombre de départements français.
Elle a transformé les départements en circonscriptions spécialisées.
Elle a augmenté de 13 à 22 le nombre de régions métropolitaines.

Elle a réduit de 22 à 13 le nombre de régions métropolitaines.

Explication

La loi du 16 janvier 2015 a ramené le nombre de régions métropolitaines de 22 à 13 à compter du 1er janvier 2016. Cette réforme concernait les régions et non le nombre de départements.

10. Quelle limite l’indivisibilité de la République impose-t-elle au pouvoir normatif des collectivités territoriales ?

Elles disposent d’un pouvoir législatif autonome pour régler les matières relevant de leur territoire
Elles tiennent leurs compétences d’un pouvoir constitutionnel distinct de celui de l’État
Elles exercent un pouvoir normatif secondaire fondé sur la loi et adoptent normalement des normes administratives
Elles peuvent modifier les règles nationales dès lors que leur assemblée délibérante l’approuve

Elles exercent un pouvoir normatif secondaire fondé sur la loi et adoptent normalement des normes administratives

Explication

Les collectivités territoriales tiennent leurs compétences de la loi et disposent d’un pouvoir normatif secondaire, principalement administratif. Elles ne possèdent donc pas un pouvoir législatif autonome comparable à celui de l’État.

11. Dans un État unitaire décentralisé, comment les compétences des collectivités territoriales sont-elles principalement garanties ?

Elles sont fixées par les autorités locales, tandis que celles des États fédérés résultent d’un acte administratif.
Elles résultent d’accords entre les collectivités, tandis que celles des États fédérés dépendent du gouvernement central.
Elles sont garanties par la Constitution, tandis que celles des États fédérés sont fixées par une loi ordinaire.
Elles sont déterminées par la loi, contrairement à celles des États fédérés garanties par la Constitution fédérale.

Elles sont déterminées par la loi, contrairement à celles des États fédérés garanties par la Constitution fédérale.

Explication

Dans un État unitaire décentralisé, la loi détermine les compétences des collectivités territoriales. Dans un État fédéral, les compétences des États fédérés bénéficient d’une garantie constitutionnelle.

12. Quelle distinction caractérise le pouvoir hiérarchique et le contrôle de tutelle ?

Le pouvoir hiérarchique concerne les collectivités territoriales, tandis que la tutelle concerne les services déconcentrés.
Le pouvoir hiérarchique dépend d’un texte, tandis que la tutelle découle de l’organisation interne de l’administration.
Le pouvoir hiérarchique relie plusieurs personnes morales, tandis que la tutelle s’exerce dans une seule personne morale.
Le pouvoir hiérarchique s’exerce dans une même personne morale, tandis que la tutelle concerne des personnes morales distinctes.

Le pouvoir hiérarchique s’exerce dans une même personne morale, tandis que la tutelle concerne des personnes morales distinctes.

Explication

Le pouvoir hiérarchique organise les relations internes à une même personne morale, alors que la tutelle met en relation des personnes morales différentes. Confondre ces deux notions revient à inverser leur cadre institutionnel.

13. Quelle différence distingue l’avis obligatoire de l’avis conforme ?

L’avis obligatoire est facultatif, tandis que l’avis conforme peut être ignoré
L’avis obligatoire est rendu par un juge, tandis que l’avis conforme vient d’une administration
L’avis obligatoire doit être demandé, tandis que l’avis conforme doit aussi être respecté
L’avis obligatoire doit être suivi, tandis que l’avis conforme peut être simplement demandé

L’avis obligatoire doit être demandé, tandis que l’avis conforme doit aussi être respecté

Explication

L’avis obligatoire impose de consulter l’organisme compétent, sans contraindre le décideur à suivre son contenu. L’avis conforme exige à la fois la consultation et le respect de l’avis pour pouvoir prendre la décision.

14. Une assemblée locale compte 20 conseillers, dont 9 votent pour, 7 contre et 4 s’abstiennent : quelle règle permet d’adopter la délibération ?

La majorité des suffrages exprimés est atteinte, car les abstentions ne sont pas comptées dans ce calcul.
Le quorum suffit à adopter la délibération, même sans majorité parmi les suffrages exprimés.
La voix du président devient prépondérante dès qu’une partie des conseillers s’abstient.
La majorité de tous les conseillers est atteinte, car les abstentions s’ajoutent aux votes favorables.

La majorité des suffrages exprimés est atteinte, car les abstentions ne sont pas comptées dans ce calcul.

Explication

Les suffrages exprimés sont ici les 9 votes favorables et les 7 votes défavorables : les 9 voix favorables constituent la majorité de ces 16 suffrages. Cette règle ne se confond pas avec la majorité de l’ensemble des 20 conseillers.

15. Dans quelle situation un agent doit-il désobéir à un ordre reçu ?

Lorsque l’ordre est impopulaire et suscite une opposition parmi les usagers
Lorsque l’ordre est manifestement illégal et compromet gravement un intérêt public
Lorsque l’ordre paraît discutable et risque de modifier l’organisation du service
Lorsque l’ordre est donné par un supérieur dont la décision semble inopportune

Lorsque l’ordre est manifestement illégal et compromet gravement un intérêt public

Explication

La désobéissance est requise lorsque deux conditions cumulatives sont réunies : l’ordre doit être manifestement illégal et compromettre gravement un intérêt public. Une simple contestation de son opportunité ou de sa popularité ne suffit pas.

16. Quelle relation hiérarchique existe entre le Premier ministre et les autres membres du gouvernement ?

Le Premier ministre exerce sur eux une tutelle comparable à celle d’un préfet sur une collectivité territoriale.
Le Premier ministre ne peut leur donner aucune instruction, car chaque ministre dispose d’une autonomie complète.
Le Premier ministre n’est pas leur supérieur hiérarchique, mais il peut leur adresser des instructions par circulaire.
Le Premier ministre est leur supérieur hiérarchique et peut modifier directement tous leurs actes individuels.

Le Premier ministre n’est pas leur supérieur hiérarchique, mais il peut leur adresser des instructions par circulaire.

Explication

Le Premier ministre ne possède pas de lien hiérarchique sur les autres ministres, mais il peut leur adresser des instructions par voie de circulaire. Cette possibilité ne transforme pas sa position en autorité hiérarchique générale.

17. Comment définir un ministre délégué ?

Un membre placé auprès du Premier ministre ou d’un ministre, chargé d’un secteur précis sans diriger un ministère.
Un haut fonctionnaire chargé d’une mission territoriale et placé auprès d’un préfet de région.
Un membre du gouvernement chargé de contrôler les collectivités territoriales au nom du président.
Un ministre responsable d’un département ministériel complet et placé sous l’autorité directe du Parlement.

Un membre placé auprès du Premier ministre ou d’un ministre, chargé d’un secteur précis sans diriger un ministère.

Explication

Le ministre délégué est placé auprès du Premier ministre ou d’un ministre et reçoit la charge d’un secteur précis de l’action gouvernementale. Il ne dirige pas un département ministériel autonome.

18. Quels éléments sont compris dans l’indivisibilité de la République ?

L’indivisibilité du territoire, de la souveraineté de l’État et du peuple français
L’unité du gouvernement, l’autonomie des régions et la diversité des peuples locaux
La séparation des pouvoirs, l’indépendance des communes et la pluralité des souverainetés
La continuité des services publics, la libre administration et l’égalité devant l’impôt

L’indivisibilité du territoire, de la souveraineté de l’État et du peuple français

Explication

L’indivisibilité de la République concerne le territoire, la souveraineté de l’État et le peuple français. Les autres propositions évoquent des principes administratifs ou institutionnels qui ne définissent pas cette notion.

19. À quels emplois publics le Premier ministre peut-il procéder aux nominations ?

Aux emplois que le président de la République a déjà pourvus dans les matières relevant de l’article 13.
Aux emplois territoriaux dont la nomination relève normalement des collectivités décentralisées.
À tous les emplois publics dès lors qu’ils relèvent d’une administration placée sous son autorité.
Aux emplois qui ne sont pas pourvus par le président de la République au titre de l’article 13.

Aux emplois qui ne sont pas pourvus par le président de la République au titre de l’article 13.

Explication

Le Premier ministre nomme aux emplois publics qui ne relèvent pas de la compétence présidentielle prévue par l’article 13. Il exerce donc une compétence résiduelle, et non une compétence concurrente sur tous les emplois publics.

20. Quelle mission constitutionnelle est confiée au préfet de département en tant que représentant de l’État ?

Représenter les collectivités territoriales et défendre leurs intérêts devant le Parlement
Veiller aux intérêts nationaux, au contrôle administratif et au respect des lois
Déterminer les politiques locales et contrôler l’opportunité des décisions municipales
Adopter les lois applicables dans le département et régler les litiges administratifs

Veiller aux intérêts nationaux, au contrôle administratif et au respect des lois

Explication

Le préfet représente l’État et veille aux intérêts nationaux, au contrôle administratif ainsi qu’au respect des lois. Il ne détermine pas les politiques locales à la place des collectivités et n’exerce pas le pouvoir législatif.

21. Quelle répartition des compétences réglementaires entre le président de la République et le Premier ministre est correcte ?

Le président détient le pouvoir réglementaire national de principe, tandis que le Premier ministre signe les ordonnances constitutionnelles.
Le président et le Premier ministre disposent d’un pouvoir réglementaire général exercé dans les mêmes conditions.
Le Premier ministre signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le président exerce les compétences prévues par l’article 21.
Le président signe certains décrets et ordonnances, tandis que le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire national de principe.

Le président signe certains décrets et ordonnances, tandis que le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire national de principe.

Explication

Le président signe les décrets délibérés en Conseil des ministres et les ordonnances de l’article 38, tandis que le Premier ministre est le titulaire de principe du pouvoir réglementaire national en vertu de l’article 21. La signature présidentielle de certains actes ne signifie donc pas que le président détient le pouvoir réglementaire de principe.

22. Quel événement explique le passage du nombre de départements français de 100 à 101 en 2011 ?

La transformation de Mayotte en département.
La réorganisation des circonscriptions militaires.
La fusion de plusieurs régions métropolitaines.
La création d’une nouvelle collectivité territoriale en Corse.

La transformation de Mayotte en département.

Explication

Les départements ont été créés par la loi des 16 février et 4 mars 1790, puis leur nombre est passé à 101 lorsque Mayotte est devenue un département en 2011. La réforme régionale de 2015 n’a pas modifié le nombre de départements.

23. Quels pouvoirs composent le pouvoir hiérarchique ?

Le pouvoir de nomination, la médiation juridictionnelle et la révision constitutionnelle
Le pouvoir de tutelle, l’arbitrage contractuel et la dissolution parlementaire
Le pouvoir de contrôle budgétaire, la sanction pénale et la cassation judiciaire
Le pouvoir d’instruction, l’annulation rétroactive et la réformation non rétroactive

Le pouvoir d’instruction, l’annulation rétroactive et la réformation non rétroactive

Explication

Le pouvoir hiérarchique comprend l’instruction, l’annulation rétroactive et la réformation non rétroactive des décisions du subordonné. La tutelle et les pouvoirs juridictionnels relèvent de mécanismes distincts.

24. Que désigne le dualisme juridictionnel en droit français ?

La coexistence de l’ordre administratif et de l’ordre judiciaire.
La séparation entre les juridictions civiles et les juridictions pénales.
La répartition des affaires entre les tribunaux et les cours d’appel.
La coexistence des juridictions nationales et des juridictions européennes.

La coexistence de l’ordre administratif et de l’ordre judiciaire.

Explication

Le dualisme juridictionnel correspond à l’existence de deux ordres distincts, administratif et judiciaire. Il découle de la séparation des autorités administratives et judiciaires, et non de la seule distinction entre matières civiles et pénales.

25. Que désignent les institutions administratives ?

Des constructions humaines et juridiques organisant l’action administrative
Des juridictions chargées de trancher les litiges administratifs
Des institutions politiques dirigeant les collectivités territoriales
Des phénomènes naturels déterminant l’organisation des services publics

Des constructions humaines et juridiques organisant l’action administrative

Explication

Les institutions administratives sont des constructions humaines et juridiques qui structurent l’action administrative. Elles se distinguent donc des phénomènes naturels et des institutions politiques ou juridictionnelles.

26. Dans quel cas un ministre peut-il légalement exercer un pouvoir réglementaire ?

Lorsqu’une décision administrative lui permet de remplacer le Premier ministre.
Parce que sa fonction ministérielle lui confère un pouvoir réglementaire général.
Lorsqu’il obtient l’accord du préfet de région pour régler une question nationale.
Lorsqu’il reçoit une délégation du Premier ministre, lorsqu’un texte le prévoit ou comme chef de service.

Lorsqu’il reçoit une délégation du Premier ministre, lorsqu’un texte le prévoit ou comme chef de service.

Explication

Les ministres ne disposent pas en principe d’un pouvoir réglementaire général, mais ils peuvent intervenir dans les hypothèses prévues, notamment par délégation, par attribution expresse d’un texte ou comme chefs de service selon la jurisprudence Jamart de 1936. Leur qualité de ministre ne suffit donc pas à elle seule.

27. Quelle évolution s’est produite en 1953 dans l’organisation de la juridiction administrative ?

Les cours administratives d’appel ont été créées pour juger les litiges en première instance.
Les tribunaux administratifs ont été créés pour juger les litiges en première instance.
Les tribunaux judiciaires ont reçu compétence pour connaître des litiges administratifs.
Le Conseil d’État a été supprimé au profit des tribunaux administratifs.

Les tribunaux administratifs ont été créés pour juger les litiges en première instance.

Explication

En 1953, les tribunaux administratifs ont été institués comme juges administratifs de première instance. Le Conseil d’État a alors cessé d’intervenir principalement comme juge d’appel, sans être supprimé.

28. Quelle collectivité intervient principalement dans le développement économique, l’aménagement du territoire, la formation professionnelle et les lycées ?

La région
L’intercommunalité
La commune
Le département

La région

Explication

La région exerce principalement des compétences liées au développement et à l’aménagement, ainsi qu’à la formation professionnelle et aux lycées. Le département est plutôt chargé de la solidarité, de l’action sociale, de la voirie et des collèges.

29. Que signifie la subordination administrative ?

L’Administration organise librement ses compétences sans contrôle externe ni hiérarchique
L’Administration agit dans un cadre fixé par une autorité supérieure, y compris dans ses rapports internes
L’Administration dispose d’une indépendance générale à l’égard du pouvoir politique et du juge
L’Administration exerce une autorité juridictionnelle sur les personnes morales privées

L’Administration agit dans un cadre fixé par une autorité supérieure, y compris dans ses rapports internes

Explication

La subordination administrative signifie que l’action administrative est encadrée par une autorité supérieure, dans les rapports avec le pouvoir politique, le juge et les services internes. L’indépendance concerne certaines autorités administratives indépendantes, et non l’Administration dans son ensemble.

30. Quelle consultation est exigée pour les projets de loi et les ordonnances ?

Un avis du Conseil d’État doit être recueilli pour les projets de loi et les ordonnances
Un avis des organismes d’inspection doit être demandé avant toute réforme législative
Un avis du Parlement doit être recueilli avant chaque projet de loi et chaque ordonnance
Un avis du Conseil constitutionnel doit être obtenu avant toute délibération gouvernementale

Un avis du Conseil d’État doit être recueilli pour les projets de loi et les ordonnances

Explication

L’article 39 de la Constitution prévoit que les projets de loi sont délibérés après avis du Conseil d’État, et les ordonnances sont également soumises obligatoirement à cet avis. Cette consultation n’est pas remplacée par un avis parlementaire ou juridictionnel.

31. Dans quelle situation le maire agit-il comme agent de l’État ?

Lorsqu’il conclut un contrat local pour gérer un équipement communal
Lorsqu’il délivre un titre administratif ou exerce ses fonctions d’état civil
Lorsqu’il aménage les espaces publics selon les besoins de la commune
Lorsqu’il fixe les priorités budgétaires et organise les services municipaux

Lorsqu’il délivre un titre administratif ou exerce ses fonctions d’état civil

Explication

Le maire agit comme agent de l’État lorsqu’il publie et exécute les lois, délivre des titres ou exerce les fonctions d’officier de police judiciaire et d’état civil. Les autres activités relèvent de ses compétences comme agent de la commune.

32. Une administration centrale installe un service dans une autre ville sans lui attribuer de nouvelles compétences : comment qualifier cette opération ?

Une déconcentration, car une autorité locale exerce une compétence au nom de l’État.
Une délocalisation, car le service est déplacé sans transfert de compétences.
Une décentralisation, car le service intervient désormais dans un ressort territorial différent.
Une délégation, car le déplacement géographique crée une autorité administrative locale.

Une délocalisation, car le service est déplacé sans transfert de compétences.

Explication

La délocalisation correspond au déplacement géographique d’une administration centrale sans transfert de compétences. La déconcentration suppose, elle, que l’exercice d’une compétence soit confié à une autorité locale de la même personne morale.

33. Comment appelle-t-on la situation dans laquelle une même autorité agit au nom de plusieurs personnes morales ?

Une personnalité juridique distincte
Une déconcentration juridictionnelle
Une tutelle administrative
Un dédoublement fonctionnel

Un dédoublement fonctionnel

Explication

Il y a dédoublement fonctionnel lorsqu’une même autorité agit juridiquement pour plusieurs personnes morales, comme un maire agissant pour la commune ou pour l’État. Cette situation ne crée pas une nouvelle personne morale.

34. Dans quelle situation une personne privée peut-elle relever de l’Administration ?

Lorsqu’elle est chargée d’une mission de service public et prend des actes administratifs pour l’exécuter
Lorsqu’elle possède un patrimoine privé et conclut des contrats avec des particuliers
Lorsqu’elle exerce une activité commerciale soumise aux règles de la concurrence
Lorsqu’elle est représentée par un avocat devant une juridiction administrative

Lorsqu’elle est chargée d’une mission de service public et prend des actes administratifs pour l’exécuter

Explication

Une personne privée peut relever de l’Administration lorsqu’elle exerce une mission de service public et adopte, pour cette mission, des actes administratifs. La seule existence d’un patrimoine privé ou d’une activité commerciale ne suffit pas.

35. Quelles circonscriptions sont communes à la déconcentration et à la décentralisation territoriale ?

Le canton, la commune et l’arrondissement.
L’arrondissement, le canton et la commune.
Le département, l’arrondissement et la région.
Le département, la commune et la région.

Le département, la commune et la région.

Explication

Le département, la commune et la région sont les trois circonscriptions communes aux deux organisations territoriales. L’arrondissement et le canton relèvent spécifiquement de la déconcentration.

36. Quelle distinction oppose le pouvoir hiérarchique à la tutelle ?

Le pouvoir hiérarchique concerne des personnes morales distinctes, tandis que la tutelle s’exerce dans une même personne morale
Le pouvoir hiérarchique porte principalement sur la légalité, tandis que la tutelle permet toujours un contrôle d’opportunité
Le pouvoir hiérarchique doit être prévu par un texte, tandis que la tutelle existe de plein droit dans toute administration
Le pouvoir hiérarchique s’exerce au sein d’une même personne morale, tandis que la tutelle concerne des personnes morales distinctes

Le pouvoir hiérarchique s’exerce au sein d’une même personne morale, tandis que la tutelle concerne des personnes morales distinctes

Explication

Le pouvoir hiérarchique s’exerce de plein droit à l’intérieur d’une même personne morale, alors que la tutelle vise des personnes morales distinctes et doit être prévue par un texte. La tutelle porte principalement sur la légalité, ce qui la distingue aussi du contrôle hiérarchique plus large.

37. Depuis la loi NOTRe du 7 août 2015, quelle collectivité conserve la clause générale de compétence ?

La commune
Le département
La chambre régionale des comptes
La région

La commune

Explication

Depuis la loi NOTRe, la clause générale de compétence permet encore à la commune d’intervenir dans les questions d’intérêt public local au-delà des compétences attribuées par les textes. Les régions et les départements ne bénéficient plus de cette clause générale.

38. Selon quelle règle se calcule la prescription quadriennale applicable aux dettes de personnes publiques soumises à la comptabilité publique ?

Le délai dure cinq ans, à compter de la première demande adressée à l’administration.
Le délai dure quatre ans, du 1er janvier suivant la créance au 31 décembre de la quatrième année.
Le délai dure quatre ans, à compter de la date de la dernière relance du créancier.
Le délai dure trois ans, à compter du jour où la créance devient exigible.

Le délai dure quatre ans, du 1er janvier suivant la créance au 31 décembre de la quatrième année.

Explication

La prescription quadriennale court pendant quatre ans, du 1er janvier de l’année suivant la naissance de la créance jusqu’au 31 décembre de la quatrième année, sous réserve de l’inaction complète du créancier. Elle ne se calcule donc pas à partir de la dernière relance ni selon le délai des créances privées.

39. Quelle différence distingue une autorité administrative indépendante d’une autorité publique indépendante ?

La première est placée sous l’autorité directe d’un ministre, tandis que la seconde exerce des compétences attribuées au préfet.
La première possède un patrimoine propre, tandis que la seconde agit au nom de l’État sans personnalité juridique distincte.
La première agit au nom de l’État sans personnalité juridique distincte, tandis que la seconde possède la personnalité juridique et son propre patrimoine.
La première constitue une collectivité territoriale, tandis que la seconde constitue un service déconcentré de l’État.

La première agit au nom de l’État sans personnalité juridique distincte, tandis que la seconde possède la personnalité juridique et son propre patrimoine.

Explication

Une autorité administrative indépendante agit au nom de l’État sans disposer d’une personnalité juridique distincte, alors qu’une autorité publique indépendante possède cette personnalité et répond sur son propre patrimoine. La différence repose donc principalement sur leur autonomie juridique et patrimoniale.

40. Quelle distinction permet d’opposer les deux sens principaux du terme « administration » ?

Le sens fonctionnel renvoie aux organes, tandis que le sens organique renvoie aux activités
Le sens fonctionnel renvoie aux juridictions, tandis que le sens organique renvoie aux autorités politiques
Le sens fonctionnel renvoie aux activités, tandis que le sens organique renvoie aux organes et services
Le sens fonctionnel renvoie aux personnes privées, tandis que le sens organique renvoie aux personnes publiques

Le sens fonctionnel renvoie aux activités, tandis que le sens organique renvoie aux organes et services

Explication

Le sens fonctionnel désigne les missions et activités administratives, alors que le sens organique désigne les organes et services qui les accomplissent. La confusion consiste à inverser ces deux perspectives.

41. Quelle évolution juridique a consacré la déconcentration comme principe d’action de l’État ?

La loi municipale du 14 décembre 1789 et la loi du 6 février 1992 ont consacré ce principe.
La loi du 2 mars 1982 et la loi du 5 juillet 1972 ont consacré ce principe.
La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992 ont consacré ce principe.
La loi des 16 février et 4 mars 1790 et le décret du 1er juillet 1992 ont consacré ce principe.

La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992 ont consacré ce principe.

Explication

La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992 ont fait de la déconcentration le principe d’action de l’État. La loi du 2 mars 1982 concerne principalement une étape majeure de la décentralisation.

42. Comment le maire est-il désigné dans une commune ?

Il est nommé par le préfet après l’élection des conseillers municipaux.
Il est choisi par le conseil départemental parmi les élus de la commune.
Il est élu à bulletin secret par le conseil municipal parmi ses membres.
Il est élu directement par les électeurs lors du scrutin municipal.

Il est élu à bulletin secret par le conseil municipal parmi ses membres.

Explication

Le maire est élu par le conseil municipal parmi ses membres, au bulletin secret, pour un mandat de six ans. Cette procédure se distingue de l’élection des conseillers municipaux, qui sont élus au suffrage universel direct.

43. Qu’est-ce qu’une circonscription administrative ?

Une personne morale publique qui exerce ses compétences dans un territoire doté d’une autonomie propre.
Un cadre géographique qui détermine la zone de compétence d’une administration ou d’une collectivité.
Un service central installé dans une autre ville pour rapprocher l’administration des usagers.
Une subdivision électorale destinée à organiser l’élection des représentants territoriaux.

Un cadre géographique qui détermine la zone de compétence d’une administration ou d’une collectivité.

Explication

Une circonscription administrative est un cadre géographique délimitant la zone d’intervention d’une administration déconcentrée ou d’une collectivité territoriale. Elle ne constitue pas, par elle-même, une personne morale publique.

44. Quelle répartition décrit correctement les contrôles exercés sur les collectivités territoriales ?

Le préfet exerce le contrôle administratif, tandis que les chambres régionales des comptes assurent les contrôles budgétaire et de gestion.
Le préfet assure les contrôles budgétaire et de gestion, tandis que les chambres régionales des comptes exercent le contrôle administratif.
Le conseil municipal exerce le contrôle administratif, tandis que le préfet vérifie la gestion financière des collectivités.
Les chambres régionales des comptes contrôlent les actes administratifs, tandis que le conseil départemental contrôle les budgets.

Le préfet exerce le contrôle administratif, tandis que les chambres régionales des comptes assurent les contrôles budgétaire et de gestion.

Explication

Le préfet exerce le contrôle administratif, alors que les chambres régionales des comptes interviennent dans les domaines budgétaire et de gestion. Confondre ces rôles revient à attribuer au préfet les contrôles financiers qui relèvent des chambres régionales des comptes.

45. Quelle caractéristique définit la déconcentration administrative ?

Elle déplace géographiquement un service central sans modifier l’exercice de ses compétences.
Elle crée une nouvelle personne morale chargée d’administrer un territoire déterminé.
Elle transfère des attributions à une collectivité dotée d’une personnalité morale distincte et autonome.
Elle confie certaines compétences à des autorités locales de la même personne morale, qui agissent en son nom.

Elle confie certaines compétences à des autorités locales de la même personne morale, qui agissent en son nom.

Explication

La déconcentration maintient la même personne morale de droit public tout en confiant l’exercice de certaines compétences à des autorités locales. La décentralisation, contrairement à cette situation, implique une personne morale distincte.

46. Quelle règle concerne la réunion des assemblées délibérantes territoriales ?

Elles se réunissent chaque mois à huis clos après une convocation établie par le préfet.
Elles se réunissent à intervalles variables sans convocation formalisée ni ordre du jour.
Elles se réunissent à la demande des électeurs sans périodicité minimale prévue.
Elles se réunissent au moins une fois par trimestre sur convocation comportant un ordre du jour.

Elles se réunissent au moins une fois par trimestre sur convocation comportant un ordre du jour.

Explication

Les assemblées délibérantes se réunissent périodiquement, au moins une fois par trimestre, sur convocation accompagnée d’un ordre du jour. Leurs séances sont normalement publiques, ce qui écarte l’idée d’un huis clos systématique.

47. Qui détient en principe le pouvoir réglementaire national ?

Le président de la République, sous réserve des compétences ministérielles prévues par les lois ordinaires.
Le Premier ministre, sous réserve des compétences présidentielles fondées sur l’article 13 de la Constitution.
Chaque ministre, sous réserve des compétences réglementaires attribuées aux préfets dans son domaine.
Le Parlement, sous réserve des compétences réglementaires que le gouvernement exerce par délégation.

Le Premier ministre, sous réserve des compétences présidentielles fondées sur l’article 13 de la Constitution.

Explication

Le Premier ministre est le titulaire de principe du pouvoir réglementaire national. Le président de la République intervient toutefois dans les matières relevant des compétences fondées sur l’article 13 de la Constitution.

48. Quelle transformation les régions ont-elles connue avant de devenir des collectivités territoriales ?

Elles ont d’abord été des cantons, puis des arrondissements avant de recevoir une personnalité morale.
Elles ont d’abord été des circonscriptions de l’État, puis des établissements publics territoriaux à partir de 1972.
Elles ont d’abord été des communes, puis des départements avant de devenir des collectivités territoriales.
Elles ont d’abord été des collectivités autonomes, puis des services centraux avant la réforme de 1982.

Elles ont d’abord été des circonscriptions de l’État, puis des établissements publics territoriaux à partir de 1972.

Explication

Les régions ont d’abord servi de circonscriptions de l’administration d’État, puis sont devenues des établissements publics territoriaux à partir de la loi du 5 juillet 1972. La loi du 2 mars 1982 les a ensuite érigées en collectivités territoriales.

49. Quelle attribution relève de l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale ?

Préparer et exécuter les décisions adoptées par l’assemblée délibérante.
Représenter l’État dans la collectivité et contrôler la légalité des actes.
Voter le budget et décider de la création ou de l’organisation des services publics.
Exercer la police administrative et gérer directement la fonction publique locale.

Voter le budget et décider de la création ou de l’organisation des services publics.

Explication

L’assemblée délibérante traite les affaires relevant de la compétence de la collectivité, notamment le vote du budget et l’organisation des services publics. La préparation et l’exécution des décisions relèvent de l’autorité exécutive, tandis que la représentation de l’État appartient au préfet.

50. Quels textes ont fait de la déconcentration le principe d’action de l’État ?

La loi du 16 janvier 2015 et le décret du 7 mai 2015.
La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992.
La loi des 16 février et 4 mars 1790 et le décret du 1er juillet 1992.
La loi du 6 février 1992 et le décret du 7 mai 2015.

La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992.

Explication

La loi du 6 février 1992 et le décret du 1er juillet 1992 ont consacré la déconcentration comme principe d’action de l’État. Le décret du 7 mai 2015 a renforcé les compétences territoriales des préfets, mais il ne constitue pas l’un des deux textes initiaux.

51. Que signifie le principe de libre administration des collectivités territoriales ?

Elles fixent librement leurs règles sans intervention d’une assemblée élue.
Elles s’administrent librement par des conseils élus, dans le respect de la Constitution.
Elles sont administrées par des représentants nommés directement par le préfet.
Elles peuvent exercer toutes les compétences sans contrôle ni encadrement de l’État.

Elles s’administrent librement par des conseils élus, dans le respect de la Constitution.

Explication

La libre administration repose sur la gestion des collectivités par des conseils élus, conformément à l’article 72, alinéa 3, de la Constitution. Elle ne supprime pas le contrôle de l’État ni l’encadrement juridique applicable aux collectivités.

52. Selon quelle règle générale les assemblées délibérantes locales adoptent-elles leurs délibérations ?

À l’unanimité des membres présents, lors de réunions organisées chaque mois.
À la majorité de tous les conseillers, lors de séances toujours tenues à huis clos.
À la majorité des électeurs inscrits, après une consultation communale obligatoire.
À la majorité des suffrages exprimés, lors de séances normalement publiques.

À la majorité des suffrages exprimés, lors de séances normalement publiques.

Explication

Les délibérations sont généralement adoptées à la majorité des suffrages exprimés, et les séances sont normalement publiques. La majorité de tous les conseillers et l’unanimité ne constituent pas la règle générale applicable aux assemblées locales.

53. Quel organe exerce la fonction exécutive au sein de la collectivité de Corse ?

Le Conseil exécutif de Corse exerce la fonction exécutive.
Le préfet de Corse exerce la fonction exécutive de la collectivité.
L’Assemblée de Corse exerce la fonction exécutive et délibérante.
Le Conseil économique exerce la fonction exécutive et budgétaire.

Le Conseil exécutif de Corse exerce la fonction exécutive.

Explication

Le Conseil exécutif est l’organe chargé de l’exécutif de la collectivité de Corse. L’Assemblée de Corse est l’organe délibérant et peut renverser le Conseil exécutif, mais elle ne se confond pas avec lui.

54. Quel enchaînement correspond au déroulement habituel d’une inspection administrative ?

Solliciter un avis conforme, adopter une décision, puis saisir directement le juge administratif
Contrôler sur pièces et sur place, rédiger un rapport, puis transmettre les propositions
Élaborer une loi, contrôler son application, puis remplacer le service inspecté
Recevoir une plainte, prononcer une sanction, puis transmettre le dossier au Parlement

Contrôler sur pièces et sur place, rédiger un rapport, puis transmettre les propositions

Explication

Les organismes d’inspection contrôlent généralement les services sur pièces et sur place, rédigent ensuite un rapport, puis transmettent leurs constats et propositions à l’autorité compétente. Ils n’adoptent pas eux-mêmes nécessairement la décision finale.

55. Quels éléments le juge combine-t-il pour qualifier un organisme lorsque la loi ne le définit pas ?

Son origine, son but, ses rapports avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique.
Son statut fiscal, ses contrats, ses usagers et la nature de ses équipements.
Son mode de recrutement, ses sanctions, ses locaux et son niveau de financement.
Son budget, son effectif, son implantation territoriale et la durée de son existence.

Son origine, son but, ses rapports avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique.

Explication

Le juge applique un faisceau de quatre indices portant sur l’origine de l’organisme, le but de son activité, ses relations avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique. Les autres éléments peuvent être contextuels, mais ils ne constituent pas le faisceau indiqué.

56. Pourquoi le Conseil d’État est-il décrit comme une institution à dualisme fonctionnel ?

Parce qu’il inspecte les ministères et tranche les litiges entre personnes privées
Parce qu’il représente le Parlement et dirige les services administratifs déconcentrés
Parce qu’il contrôle les collectivités et adopte les règlements applicables aux administrations
Parce qu’il conseille le gouvernement et exerce la fonction de juridiction administrative suprême

Parce qu’il conseille le gouvernement et exerce la fonction de juridiction administrative suprême

Explication

Le Conseil d’État exerce une fonction consultative auprès du gouvernement et une fonction juridictionnelle en tant que plus haute juridiction administrative. Il ne se limite donc pas à une activité de conseil administratif.

57. Quelle caractéristique définit une personne morale ?

Une personne physique chargée de représenter une autorité dans ses décisions
Une entité abstraite dotée de droits, d’obligations et de la capacité juridique
Un organe public habilité à exercer une compétence juridictionnelle
Un service administratif dépourvu de patrimoine et de personnalité juridique

Une entité abstraite dotée de droits, d’obligations et de la capacité juridique

Explication

Une personne morale est une entité abstraite qui possède la personnalité et la capacité juridiques, ainsi que des droits et obligations. Un organe ou une personne physique peut agir en son nom sans se confondre avec elle.

58. Laquelle de ces catégories appartient aux principales personnes publiques ?

Les juridictions judiciaires chargées de juger les litiges civils
Les associations privées dépourvues de mission de service public
Les établissements publics spécialisés dans une mission déterminée
Les sociétés commerciales exerçant une activité concurrentielle générale

Les établissements publics spécialisés dans une mission déterminée

Explication

Les établissements publics spécialisés figurent parmi les principales personnes publiques, avec l’État et les collectivités territoriales. Une association privée ou une société commerciale n’acquiert pas cette qualité du seul fait de son activité.

59. Dans quelle situation l’autorité de tutelle peut-elle intervenir sur la décision d’une personne morale contrôlée ?

Lorsqu’un supérieur administratif lui transmet une instruction générale de contrôle.
En vertu d’un pouvoir général lui permettant de réformer toute décision locale.
Dès qu’elle estime que la décision est inopportune pour l’intérêt général.
Lorsqu’un texte lui attribue expressément le pouvoir d’intervenir sur cette décision.

Lorsqu’un texte lui attribue expressément le pouvoir d’intervenir sur cette décision.

Explication

L’autorité de tutelle ne dispose que des compétences que lui attribue un texte, contrairement au pouvoir hiérarchique qui existe de plein droit. L’appréciation personnelle de l’opportunité ne suffit donc pas à fonder son intervention.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Identité des institutions administratives.

Que désignent les institutions administratives ?

Des constructions humaines et juridiques organisant l’action administrative.

Quel sens fonctionnel donne-t-on à l’administration ?

Les missions et activités administratives.

Quel sens organique donne-t-on à l’administration ?

L’ensemble des organes et services administratifs.

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