QCM : Institutions et principes de l’Union européenne (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un empereur cherche à stabiliser un vaste territoire en unifiant son administration politique et juridique afin de protéger ses habitants et les peuples conquis. Quel modèle antique correspond à cette démarche ?

L’équilibre européen consacré au congrès de Vienne
Le partage de l’Empire par le traité de Verdun
La conscience commune des cités grecques
La Pax Romana instaurée sous Auguste

La Pax Romana instaurée sous Auguste

Explication

Sous Auguste, la Pax Romana unifie juridiquement et politiquement l’Empire romain pendant plus de deux siècles dans un objectif de protection. La conscience grecque relève d’une identité partagée, tandis que Verdun et Vienne concernent des réalités politiques ultérieures.

2. Après une guerre de Trente Ans, des accords reconnaissent la pluralité religieuse et politique en Europe et renforcent la souveraineté des États. À quel règlement cela correspond-il ?

Aux unifications nationales de 1861 et 1870
Au congrès de Vienne de 1815
Au traité de Verdun de 843
Aux traités de Westphalie de 1648

Aux traités de Westphalie de 1648

Explication

Les traités de Westphalie de 1648 mettent fin à la guerre de Trente Ans et consacrent la pluralité religieuse et politique ainsi que le renforcement de la souveraineté étatique. Verdun partage l’Empire carolingien, tandis que Vienne poursuit la légitimité monarchique et l’équilibre des puissances.

3. En 1815, des dirigeants européens veulent restaurer la légitimité des monarchies et préserver un équilibre entre les grandes puissances. Quelle rencontre répond à cet objectif ?

Les traités de Westphalie
Le traité de Verdun
Les unifications de l’Italie et de l’Allemagne
Le congrès de Vienne

Le congrès de Vienne

Explication

Le congrès de Vienne de 1815 vise à rétablir la légitimité des monarchies et l’équilibre entre les grandes puissances européennes. Westphalie renforce la souveraineté des États, Verdun partage l’Empire carolingien et les unifications nationales ont lieu au XIXe siècle.

4. Plusieurs États souverains s’associent pour atteindre un objectif commun, mais chaque décision doit être approuvée par tous. De quel modèle s’agit-il ?

La fédération
L’intégration supranationale
La méthode fonctionnaliste
La confédération

La confédération

Explication

La confédération réunit des États qui restent souverains et exige l’unanimité pour les décisions. L’intégration supranationale recourt à la majorité, la fédération implique un État commun et le fonctionnalisme construit l’unité par des réalisations sectorielles.

5. Des responsables choisissent de rapprocher des pays par des projets économiques concrets, secteur après secteur, afin de créer des solidarités susceptibles de mener à une union politique. Quelle méthode appliquent-ils ?

La confédération
La méthode fonctionnaliste
Le modèle fédéral
La coopération intergouvernementale

La méthode fonctionnaliste

Explication

La méthode fonctionnaliste construit l’Europe par secteurs économiques et réalisations concrètes, en créant des solidarités de fait qui doivent conduire à une union politique. La fédération instituerait un État composé, tandis que la coopération et la confédération reposent sur la coordination d’États souverains.

6. Quel responsable politique affirme en mai 1950 que l’Europe se construira par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait, plutôt que d’un seul coup ?

Jean Monnet
David Mitrany
Robert Schuman
Konrad Adenauer

Robert Schuman

Explication

Robert Schuman formule cette idée dans son discours de mai 1950 : la construction européenne doit commencer par des réalisations concrètes créant une solidarité de fait. David Mitrany est associé à l’idée de système fonctionnel, mais n’est pas l’auteur de ce discours.

7. Dans un domaine donné, un dispositif européen transfère des compétences à des instances supranationales et permet des décisions à la majorité. Quel mode de construction décrit-il ?

L’intégration
La coopération
La fédération
La confédération

L’intégration

Explication

L’intégration transfère des compétences à des instances supranationales et recourt à la majorité. La coopération coordonne les actions des États sans transfert de souveraineté et repose généralement sur l’unanimité; confédération et fédération désignent des modèles institutionnels distincts.

8. Quelle dynamique le projet européen entend-il instaurer entre les États membres ?

Une alliance militaire limitée à la défense commune
Une union de plus en plus étroite, construite progressivement
Une coopération ponctuelle sans approfondissement institutionnel
Une fusion immédiate des États en un seul pays

Une union de plus en plus étroite, construite progressivement

Explication

Le projet européen repose sur une intégration progressive visant une union toujours plus étroite entre les États. L’alliance militaire confond intégration et défense, la coopération ponctuelle écarte la dynamique d’approfondissement et la fusion immédiate contredit le caractère progressif du projet.

9. Quel traité a créé la première institution supranationale européenne, la CECA, et selon quel principe économique ?

Le traité de Maastricht de 1992, par la création d’une union politique
Le traité de Rome de 1957, par la création d’un marché économique général
Le traité de Paris de 1951, par le maintien des productions sous contrôle national
Le traité de Paris de 1951, par la mise en commun de productions liées à la guerre

Le traité de Paris de 1951, par la mise en commun de productions liées à la guerre

Explication

La CECA est créée par le traité de Paris de 1951 et met en commun des productions liées à la guerre dans un cadre supranational. Le traité de Rome institue la CEE, Maastricht fonde l’Union européenne et le contrôle national ne correspond pas à la mise en commun.

10. Quel traité, signé en 1957 et entré en vigueur en 1958, institue la Communauté économique européenne ?

Le traité de Maastricht
L’Acte unique européen
Le traité de Paris
Le traité de Rome

Le traité de Rome

Explication

Le traité de Rome, signé en 1957 et entré en vigueur en 1958, institue la Communauté économique européenne. Le traité de Paris crée la CECA, tandis que l’Acte unique et Maastricht correspondent à des étapes ultérieures de l’intégration.

11. Un historien doit identifier le traité de 1992 qui a institué l’Union européenne, affirmé une union politique et créé la citoyenneté de l’Union. Lequel doit-il retenir ?

Le traité de Maastricht
Le traité d’Amsterdam
Le traité de Rome
L’Acte unique européen

Le traité de Maastricht

Explication

Le traité de Maastricht, conclu en 1992, institue l’Union européenne, affirme une union politique et crée la citoyenneté de l’Union. L’Acte unique vise notamment le marché unique, Amsterdam approfondit des politiques et coopérations, et Rome institue la CEE.

12. Quels trois États adhèrent à l’Union en 1995, après la fin de la guerre froide malgré leurs traditions de neutralité ?

Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark
Des pays d’Europe centrale et orientale
L’Autriche, la Finlande et la Norvège
L’Autriche, la Finlande et la Suède

L’Autriche, la Finlande et la Suède

Explication

L’Autriche, la Finlande et la Suède adhèrent en 1995, après la fin de la guerre froide, malgré leurs traditions de neutralité. Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark entrent en 1972; les pays d’Europe centrale et orientale adhèrent en 2004 et 2007; la Norvège a rejeté l’adhésion.

13. Un État européen respecte les valeurs de l’article 2 du TUE et s’engage à les promouvoir. Que lui permet l’article 49 ?

Devenir membre sans procédure d’adhésion
Demander son adhésion à l’Union
Bloquer la candidature d’un autre État européen
Conserver le statut de candidat sans déposer de demande

Demander son adhésion à l’Union

Explication

L’article 49 du TUE permet à un État européen qui respecte les valeurs de l’article 2 et s’engage à les promouvoir de demander son adhésion. Cette possibilité n’équivaut pas à une adhésion automatique; elle ne requiert pas non plus que l’État soit déjà membre et ne lui confère pas un droit de veto sur d’autres candidatures.

14. Un pays candidat possède des institutions démocratiques stables et une économie de marché viable, mais ne peut pas assumer l’acquis de l’Union. Quelle conclusion correspond aux critères de Copenhague ?

Les critères sont remplis, car la capacité à résister à la concurrence équivaut à l’acquis
Les critères ne sont pas remplis, car l’économie de marché manque
Les critères sont remplis, car des institutions démocratiques suffisent
Les critères ne sont pas tous remplis, car la capacité d’assumer l’acquis manque

Les critères ne sont pas tous remplis, car la capacité d’assumer l’acquis manque

Explication

Les critères de Copenhague associent notamment des institutions stables, une économie de marché viable et la capacité d’assumer l’acquis de l’Union; l’absence de cette dernière signifie que l’ensemble des critères n’est pas satisfait. Les institutions démocratiques et une économie viable sont importantes, mais aucune ne remplace l’acquis.

15. Un État membre décide de quitter l’Union conformément à ses règles constitutionnelles. Quel article du TUE lui permet de notifier cette décision au Conseil européen ?

L’article 50
L’article 49
L’article 13, paragraphe 2
L’article 17

L’article 50

Explication

L’article 50 du TUE encadre la décision d’un État membre de se retirer et sa notification au Conseil européen. L’article 49 concerne l’adhésion, l’article 17 définit des missions de la Commission et l’article 13, paragraphe 2, encadre l’exercice des compétences institutionnelles.

16. Quel résultat le référendum britannique de 2016 a-t-il donné sur la proposition de maintien dans l’Union européenne ?

Le maintien a été rejeté par 48 % des voix
Le maintien a été approuvé par 52 % des voix
Le maintien a été rejeté par 52 % des voix
Le maintien a été approuvé par 48 % des voix

Le maintien a été rejeté par 52 % des voix

Explication

Le référendum britannique de 2016 a rejeté la proposition de maintien dans l’Union par 52 % des voix. Les réponses évoquant une approbation inversent le résultat, tandis que 48 % ne correspond pas à la part ayant rejeté le maintien.

17. Une équipe doit identifier les trois institutions qui composent le triangle décisionnel de l’Union européenne. Quelle combinaison doit-elle retenir ?

La Commission, le Conseil de l’Europe et le Parlement européen
La Commission, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen
La Commission, le Conseil européen et le Parlement européen
La Commission, le Conseil de l’Union européenne et la Cour de justice

La Commission, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen

Explication

Le triangle décisionnel réunit la Commission, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. Le Conseil européen et le Conseil de l’Europe ne remplacent pas le Conseil de l’Union européenne dans ce triangle, et la Cour de justice n’en est pas un membre.

18. Quelle légitimité la Commission porte-t-elle lorsqu’elle agit au nom de l’intérêt général de l’Union ?

La légitimité intergouvernementale
La légitimité intégrative
La légitimité démocratique
La légitimité juridictionnelle

La légitimité intégrative

Explication

La Commission porte la légitimité intégrative parce qu’elle représente l’intérêt général de l’Union. La légitimité intergouvernementale renvoie aux gouvernements réunis au Conseil, tandis que la légitimité démocratique est portée par le Parlement élu.

19. Une institution de l’Union veut élargir elle-même ses attributions au-delà de celles prévues par les traités. Quel principe s’oppose à cette démarche ?

La séparation stricte des pouvoirs entre les institutions de l’Union
L’obligation d’agir dans les limites des compétences et procédures attribuées par les traités
La codécision entre le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen
La légitimité intergouvernementale fondée sur la participation des gouvernements nationaux

L’obligation d’agir dans les limites des compétences et procédures attribuées par les traités

Explication

L’article 13, paragraphe 2, du TUE impose à chaque institution d’agir dans les limites des compétences, procédures, conditions et objectifs fixés par les traités. La légitimité intergouvernementale et la codécision décrivent d’autres aspects institutionnels, tandis que le système repose sur l’équilibre et non sur une séparation stricte des pouvoirs.

20. Lorsqu’une mesure de l’Union est préparée, quel effet le choix de sa base juridique détermine-t-il ?

L’institution compétente, sans effet sur la majorité ni sur l’étendue du pouvoir
La composition des gouvernements nationaux participant aux travaux du Conseil
L’institution compétente, la majorité requise et l’intensité de son pouvoir
L’objectif politique de la mesure et l’intérêt général qu’elle poursuit

L’institution compétente, la majorité requise et l’intensité de son pouvoir

Explication

Le choix de la base juridique détermine l’institution compétente, la majorité de décision et l’intensité de son pouvoir. Le réduire à un objectif politique ou à la seule désignation de l’institution omet les autres effets, et il ne fixe pas la composition des gouvernements nationaux.

21. Un acte législatif de l’Union habilite la Commission à préciser un aspect non essentiel de ses règles. Quel type d’acte la Commission peut-elle adopter sur cette habilitation ?

Un acte législatif révisant le texte adopté par le législateur
Un acte d’exécution mettant en œuvre les modalités de la loi
Un acte délégué modifiant un élément essentiel de la loi
Un acte délégué complétant ou modifiant un élément non essentiel

Un acte délégué complétant ou modifiant un élément non essentiel

Explication

L’article 290 TFUE autorise la Commission à compléter ou modifier les éléments non essentiels d’un acte législatif. L’acte d’exécution concerne la mise en œuvre de la loi, l’élément essentiel dépasse l’habilitation et la révision législative relève du législateur.

22. Une loi européenne est adoptée et la Commission doit en préciser les modalités pratiques d’application, sans compléter ni modifier ses éléments non essentiels. Quel acte correspond à cette tâche ?

Un recours en annulation contrôlant l’application de la loi
Un acte délégué complétant les éléments non essentiels
Un acte législatif modifiant les éléments essentiels
Un acte d’exécution concrétisant la loi adoptée

Un acte d’exécution concrétisant la loi adoptée

Explication

L’article 291 TFUE permet à la Commission d’adopter des actes d’exécution afin de concrétiser la loi adoptée par le législateur européen. L’acte délégué peut compléter ou modifier des éléments non essentiels, tandis qu’une modification législative ou un recours en annulation a une autre fonction.

23. Une institution de l’Union adopte une mesure qui empiète sur les pouvoirs attribués à une autre institution. Quel mécanisme peut permettre de faire contrôler cette atteinte à l’équilibre institutionnel ?

Un recours en annulation devant la Cour de justice
Une procédure législative menée par le Conseil
Une habilitation de la Commission à adopter un acte délégué
Une motion de censure du Parlement contre la Cour

Un recours en annulation devant la Cour de justice

Explication

La Cour de justice contrôle le respect des pouvoirs institutionnels, notamment par le recours en annulation, et peut censurer une institution qui méconnaît l’équilibre institutionnel. La motion de censure vise la Commission, tandis qu’une procédure législative ou une délégation ne constitue pas ce contrôle juridictionnel.

24. Quelle fonction traduit le rôle de la Commission européenne au titre de l’article 17 TUE ?

Représenter les citoyens au Parlement et exercer le pouvoir juridictionnel de l’Union
Représenter les gouvernements nationaux et négocier leurs positions au Conseil
Porter l’intérêt général de l’Union, avec des fonctions d’initiative, de gardienne des traités et d’exécution
Adopter les lois de l’Union comme législateur et contrôler leur constitutionnalité

Porter l’intérêt général de l’Union, avec des fonctions d’initiative, de gardienne des traités et d’exécution

Explication

La Commission porte l’intérêt général de l’Union et dispose notamment de l’initiative législative, de la fonction de gardienne des traités et de fonctions exécutives. La représentation des gouvernements appartient au Conseil, tandis que le Parlement représente les citoyens et la Cour exerce la fonction juridictionnelle.

25. Une commissaire est ressortissante d’un État membre. Quelle conséquence juridique faut-il en tirer quant à son rôle au sein de la Commission ?

Elle représente juridiquement son gouvernement au sein de la Commission
Elle exerce ses fonctions de manière indépendante et ne représente pas son État
Elle agit comme déléguée des électeurs de son État au Parlement
Elle doit suivre les instructions du Conseil européen sur son portefeuille

Elle exerce ses fonctions de manière indépendante et ne représente pas son État

Explication

La présence d’un ressortissant de chaque État membre ne transforme pas les commissaires en représentants nationaux : ils sont juridiquement indépendants. Représenter un gouvernement, suivre ses instructions ou représenter des électeurs confondrait cette fonction avec celle d’autres acteurs.

26. Après une discussion au sein de la Commission, le commissaire chargé d’un portefeuille annonce seul la décision définitive. Quel principe de fonctionnement cette situation méconnaît-elle ?

La collégialité, car les décisions sont celles de la Commission
Le contrôle parlementaire, car le Parlement adopte les décisions de la Commission
La représentation nationale, car les États doivent approuver chaque décision
L’indépendance, car toute décision revient au commissaire concerné

La collégialité, car les décisions sont celles de la Commission

Explication

Selon le principe de collégialité, les décisions sont celles de la Commission et non celles du commissaire responsable d’un portefeuille. L’indépendance concerne le rapport des commissaires aux États, tandis que les États ou le Parlement ne prennent pas individuellement les décisions de la Commission.

27. Après des élections européennes, le Conseil européen propose un candidat à la présidence de la Commission. Quelle étape doit ensuite permettre à ce candidat d’accéder à la présidence ?

Être élu par le Parlement européen à la majorité de ses membres
Être confirmé par la Commission à la majorité des commissaires
Être élu par le Conseil européen à la majorité des suffrages exprimés
Être nommé par les gouvernements à l’unanimité

Être élu par le Parlement européen à la majorité de ses membres

Explication

Le Conseil européen propose le candidat à la majorité qualifiée en tenant compte des élections européennes, puis le Parlement européen l’élit à la majorité de ses membres. La proposition et l’élection sont donc des étapes distinctes, et la majorité requise au Parlement n’est pas celle des suffrages exprimés.

28. Dans un dossier européen, des chefs de gouvernement définissent les grandes orientations politiques, tandis que des ministres nationaux participent à l’adoption d’un acte législatif. Quelle institution exerce cette fonction législative ?

Le Conseil de l’Union européenne
La Commission européenne
Le Conseil européen
Le Parlement européen

Le Conseil de l’Union européenne

Explication

Le Conseil de l’Union réunit des représentants des États au niveau ministériel et exerce une fonction législative. Le Conseil européen fixe les orientations générales, la Commission porte l’intérêt général et le Parlement est l’autre co-législateur.

29. Lors de la procédure législative ordinaire, le Parlement et le Conseil cherchent un compromis sur un projet de loi avant la fin des lectures. Quel rôle jouent-ils dans cette procédure ?

La Commission légifère et les deux institutions valident son texte.
Ils sont co-législateurs et peuvent négocier en trilogue.
Le Conseil légifère et le Parlement donne un avis consultatif.
Le Parlement légifère et le Conseil fixe les orientations générales.

Ils sont co-législateurs et peuvent négocier en trilogue.

Explication

Dans la procédure législative ordinaire, le Conseil et le Parlement sont co-législateurs et peuvent négocier des compromis, notamment en trilogue. Le rôle consultatif du Parlement, la législation par la Commission seule et la confusion entre le Conseil et le Conseil européen ne correspondent pas à cette procédure.

30. Au Conseil, une décision rassemble 16 États sur 27, représentant 66 % de la population de l’Union. Laquelle décrit correctement le respect de la majorité qualifiée ordinaire ?

Le seuil n’est pas atteint, car il faut 65 % des États membres.
Les seuils sont atteints : au moins 55 % des membres, 15 États et 65 % de la population.
Le seuil n’est pas atteint, car il faut représenter 35 % de la population.
Le seuil n’est pas atteint, car il faut 55 États membres.

Les seuils sont atteints : au moins 55 % des membres, 15 États et 65 % de la population.

Explication

La majorité qualifiée ordinaire exige au moins 55 % des membres, dont au moins 15 États, et au moins 65 % de la population : les chiffres du cas satisfont ces conditions. Se fonder sur la seule population omet les autres seuils, tandis que 65 % des États et 35 % de la population ne sont pas les seuils de cette règle.

31. Dans un vote au Conseil, trois États s’opposent à une mesure et représentent 40 % de la population de l’Union. Quelle conclusion s’applique à la minorité de blocage ?

La minorité de blocage est constituée, car trois membres suffisent.
La minorité de blocage n’est pas constituée, car elle compte moins de quatre membres.
La minorité de blocage est constituée, car elle dépasse 35 % de la population.
La minorité de blocage n’est pas constituée, car elle devrait représenter 65 % de la population.

La minorité de blocage n’est pas constituée, car elle compte moins de quatre membres.

Explication

Une minorité de blocage doit réunir au moins quatre membres et représenter plus de 35 % de la population ; ici, le seuil démographique est atteint, mais pas celui des membres. Se fonder sur la population seule ou retenir trois membres oublie la condition numérique, tandis que 65 % concerne la majorité qualifiée.

32. Quelle évolution institutionnelle caractérise le Parlement européen ?

D’assemblée consultative, il est devenu progressivement l’institution qui fixe les orientations générales.
D’assemblée consultative, il est devenu progressivement co-législateur à égalité avec le Conseil européen.
D’assemblée consultative, il est devenu progressivement co-législateur à égalité avec le Conseil.
De co-législateur, il est devenu progressivement une assemblée consultative.

D’assemblée consultative, il est devenu progressivement co-législateur à égalité avec le Conseil.

Explication

Le Parlement européen, initialement consultatif, est progressivement devenu co-législateur à égalité avec le Conseil de l’Union. Il n’est pas resté consultatif, ne fixe pas les orientations générales et partage la fonction législative avec le Conseil de l’Union, non avec le Conseil européen.

33. Un député européen français rejoint un groupe composé d’élus partageant ses orientations politiques, dont des députés allemands et espagnols. Quel principe d’organisation ce choix illustre-t-il ?

Les députés se regroupent selon leurs affinités politiques transnationales.
Les députés se regroupent selon leur appartenance au gouvernement national.
Les députés se regroupent selon la nationalité de leurs électeurs.
Les députés se regroupent selon leur nationalité et leur délégation nationale.

Les députés se regroupent selon leurs affinités politiques transnationales.

Explication

Les députés européens se regroupent selon leurs affinités politiques transnationales, et non selon leur nationalité. Les délégations nationales, l’appartenance à un gouvernement et la nationalité des électeurs ne définissent pas les groupes politiques du Parlement.

34. Pour un budget de l’Union, la Commission prépare le projet et en assure ensuite l’exécution. Quel rôle revient au Parlement européen avec le Conseil ?

Exécuter le budget, puis le Parlement en contrôle son adoption.
Voter le budget, puis la Commission en contrôle l’exécution.
Voter le budget, puis le Parlement en contrôle l’exécution.
Préparer le budget, puis le Parlement en contrôle l’exécution.

Voter le budget, puis le Parlement en contrôle l’exécution.

Explication

La Commission prépare et exécute le budget ; le Parlement et le Conseil le votent, et le Parlement contrôle son exécution. Attribuer la préparation au Parlement, l’exécution au Parlement ou le contrôle à la Commission confond ces fonctions distinctes.

35. Dans une négociation institutionnelle, la Commission défend l’intérêt général, le Conseil les gouvernements et le Parlement les citoyens. Quelle conclusion caractérise le triangle institutionnel ?

Les institutions représentent des légitimités distinctes et aucune ne gouverne seule.
Les institutions représentent des légitimités distinctes et la Commission représente les gouvernements.
Les institutions représentent des légitimités distinctes et le Conseil représente les citoyens.
Les institutions représentent des légitimités distinctes et le Parlement peut gouverner seul.

Les institutions représentent des légitimités distinctes et aucune ne gouverne seule.

Explication

Le triangle institutionnel équilibre trois rôles : la Commission porte l’intérêt général et l’intégration, le Conseil représente les gouvernements et le Parlement les citoyens ; aucune institution ne peut gouverner seule. Attribuer les citoyens au Conseil ou les gouvernements à la Commission inverse leurs rôles, tandis que l’autonomie gouvernementale du Parlement contredit cet équilibre.

36. Une compétence est attribuée à l’Union, mais plusieurs institutions pourraient intervenir. Quel rôle joue alors la base juridique ?

Elle détermine quelles compétences les États transfèrent à l’Union.
Elle permet à l’institution concernée de choisir sa propre procédure.
Elle détermine quelle institution peut exercer la compétence attribuée.
Elle impose à chaque institution de respecter les pouvoirs des autres.

Elle détermine quelle institution peut exercer la compétence attribuée.

Explication

La compétence d’attribution limite les pouvoirs aux compétences conférées par le droit de l’Union, tandis que la base juridique précise quelle institution peut exercer une compétence attribuée. Déterminer les compétences transférées confond les dimensions verticale et horizontale; le choix libre de la procédure méconnaît la base juridique; le respect réciproque des pouvoirs relève de l’équilibre institutionnel.

37. Le Parlement et le Conseil coopèrent sur un dossier européen. Quel principe exige que chacun exerce ses pouvoirs en respectant ceux de l’autre ?

La séparation stricte des institutions.
La coopération loyale.
L’équilibre institutionnel.
La compétence d’attribution.

L’équilibre institutionnel.

Explication

L’équilibre institutionnel impose à chaque institution de respecter les pouvoirs des autres, conformément à l’article 13, paragraphe 2, TUE. Une séparation stricte ne décrit pas ce principe; la compétence d’attribution porte sur les pouvoirs conférés et leurs limites; la coopération loyale concerne la coopération entre acteurs de l’Union.

38. Un traité prévoit la consultation du Parlement avant une décision du Conseil. Le Conseil estime que cette étape est superflue et envisage de l’omettre : que doit-il faire ?

Consulter le Parlement, car cette étape est une formalité substantielle.
Demander l’approbation du Parlement plutôt que de le consulter.
Omettre la consultation, car elle constitue une étape facultative.
Remplacer la consultation par un accord politique entre institutions.

Consulter le Parlement, car cette étape est une formalité substantielle.

Explication

Lorsque le traité impose la consultation du Parlement, celle-ci est une formalité substantielle que le Conseil ne peut omettre. La considérer comme décorative ou la remplacer par un accord politique méconnaît cette exigence; l’approbation est une procédure distincte de la consultation.

39. Une règle nationale rend très difficile, en pratique, l’exercice d’un droit tiré du droit de l’Union. Quel principe cette règle risque-t-elle de violer ?

Le principe d’effectivité.
Le droit à une bonne administration.
Le principe d’équivalence.
L’autonomie institutionnelle et procédurale.

Le principe d’effectivité.

Explication

Le principe d’effectivité interdit aux règles nationales de rendre l’exercice des droits issus du droit de l’Union impossible en pratique ou excessivement difficile. Le traitement moins favorable qu’une action nationale comparable relève de l’équivalence; l’autonomie procédurale concerne le choix des modalités nationales; l’impartialité administrative relève de la bonne administration.

40. Une citoyenne demande à consulter des documents détenus par une institution de l’Union. Quel principe encadre notamment cet accès ?

La démocratie participative.
Le principe de transparence.
Le droit à la bonne administration.
La bonne gouvernance.

Le principe de transparence.

Explication

La transparence porte notamment sur l’accès aux documents et repose, entre autres, sur l’article 15 TFUE, l’article 42 de la Charte et le règlement 1049/2001. Le traitement impartial concerne la bonne administration; les standards d’action administrative relèvent de la bonne gouvernance; la participation citoyenne s’inscrit dans l’architecture démocratique.

41. Une administration évalue la participation du public, la responsabilité, l’efficacité et la cohérence de ses décisions. À quelle notion ces standards se rattachent-ils ?

La transparence.
La démocratie représentative.
La bonne gouvernance.
La bonne administration.

La bonne gouvernance.

Explication

La bonne gouvernance désigne des standards d’action administrative, notamment la participation du public, la responsabilité, l’efficacité et la cohérence. Les garanties individuelles de l’article 41 relèvent de la bonne administration; l’accès aux documents renvoie à la transparence; la représentation concerne l’architecture démocratique.

42. Une personne demande que son affaire soit traitée de manière impartiale et équitable, dans un délai raisonnable. Quel droit invoque-t-elle ?

Le principe de bonne gouvernance.
Le droit à la participation démocratique.
Le droit à la bonne administration.
Le principe de transparence.

Le droit à la bonne administration.

Explication

L’article 41 de la Charte consacre le droit à ce que les affaires d’une personne soient traitées de manière impartiale et équitable et dans un délai raisonnable. Les standards généraux relèvent de la bonne gouvernance; l’accès aux documents relève de la transparence; la participation citoyenne appartient à l’architecture démocratique.

43. Une institution de l’Union traite le dossier individuel d’une personne, tandis qu’un État membre met en œuvre le droit de l’Union. Quelle distinction s’applique aux garanties procédurales dans ces deux situations ?

L’article 41 établit un droit subjectif à l’égard des institutions de l’Union; les États sont soumis à des garanties lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union.
L’article 41 s’applique directement aux institutions nationales; les institutions de l’Union suivent des standards de gouvernance.
L’article 41 établit un droit subjectif à l’égard des États; les institutions de l’Union sont soumises à des garanties de mise en œuvre.
L’article 41 concerne les documents des institutions de l’Union; les États garantissent principalement l’accès aux dossiers.

L’article 41 établit un droit subjectif à l’égard des institutions de l’Union; les États sont soumis à des garanties lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union.

Explication

L’article 41 consacre un droit subjectif à la bonne administration à l’égard des institutions, organes et organismes de l’Union, tandis que des garanties procédurales s’imposent aux États lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union. Attribuer ce droit aux États inverse la distinction; étendre directement l’article 41 aux institutions nationales confond les deux régimes; l’accès aux documents relève de la transparence, non de cette distinction.

44. Quelle fonction distingue le Conseil européen du Conseil de l’Union européenne dans le fonctionnement de l’Union ?

Il contrôle la régularité des recettes et des dépenses de l’Union.
Il définit les orientations et les priorités politiques générales de l’Union.
Il adopte les actes législatifs de l’Union au nom des États membres.
Il modifie directement les traités afin de fixer les politiques communes.

Il définit les orientations et les priorités politiques générales de l’Union.

Explication

Le Conseil européen donne des impulsions à l’Union et fixe ses orientations politiques générales. L’adoption des actes législatifs relève du Conseil de l’Union, le contrôle des finances appartient à la Cour des comptes et la modification des traités ne relève pas directement du Conseil européen.

45. Un projet de législation européenne concerne les employeurs, les travailleurs et des associations de la société civile organisée. Quel rôle le Comité économique et social européen peut-il exercer ?

Rendre un avis consultatif qui n’a pas de caractère contraignant.
Représenter les collectivités territoriales par des élus locaux.
Fixer les priorités politiques générales pour le Conseil européen.
Adopter une décision législative qui s’impose aux États membres.

Rendre un avis consultatif qui n’a pas de caractère contraignant.

Explication

Le Comité économique et social européen représente les employeurs, les travailleurs et la société civile organisée, et rend des avis consultatifs non contraignants. Des décisions législatives ne sont pas des avis, la représentation territoriale revient au Comité européen des régions, et les priorités générales relèvent du Conseil européen.

46. Une personne est proposée comme membre du Comité européen des régions pour représenter une collectivité territoriale, mais elle ne détient aucun mandat électoral local. Quelle condition lui manque-t-il ?

Exercer la fonction de chef de gouvernement.
Être désignée par les employeurs de son territoire.
Détenir un mandat électoral local.
Détenir un mandat de représentation syndicale.

Détenir un mandat électoral local.

Explication

Les membres du Comité européen des régions représentent les collectivités territoriales et doivent détenir un mandat électoral local. Un mandat syndical concerne la représentation des travailleurs, les employeurs relèvent du Comité économique et social européen, et les chefs de gouvernement siègent au Conseil européen.

47. Quelle institution, établie à Francfort et dotée de la personnalité juridique, est le centre de décision monétaire de l’Union ?

La Cour des comptes.
Le Système européen de banques centrales.
Le Comité économique et social européen.
La Banque centrale européenne.

La Banque centrale européenne.

Explication

La Banque centrale européenne, établie à Francfort et dotée de la personnalité juridique, est le centre de décision monétaire de l’Union. Le Système européen de banques centrales désigne un ensemble plus large, tandis que la Cour des comptes contrôle les finances et que le Comité économique et social rend des avis.

48. Un État membre de l’Union n’a pas adopté l’euro. Quelle affirmation décrit correctement la participation de sa banque centrale aux deux dispositifs européens ?

Elle appartient au Système européen de banques centrales, mais pas à l’Eurosystème.
Elle appartient à l’Eurosystème, mais pas au Système européen de banques centrales.
Elle appartient aux deux dispositifs, car tous les États membres utilisent l’euro.
Elle n’appartient à aucun des deux dispositifs tant que l’euro n’est pas adopté.

Elle appartient au Système européen de banques centrales, mais pas à l’Eurosystème.

Explication

Le Système européen de banques centrales comprend la BCE et les banques centrales de tous les États membres, alors que l’Eurosystème comprend celles des États ayant adopté l’euro. Dire que la banque centrale appartient à l’Eurosystème inverse les périmètres; l’euro n’est pas requis pour participer au système plus large.

49. Un gouvernement demande à la BCE de modifier une décision monétaire pour répondre à une instruction nationale. Quelle règle s’applique à cette demande ?

La BCE est indépendante des traités, mais soumise aux instructions des institutions de l’Union.
La BCE est indépendante des États et des institutions de l’Union, tout en restant soumise aux traités.
La BCE doit suivre les décisions des gouvernements, sauf lorsqu’elles concernent les traités.
La BCE doit suivre les instructions des États, tout en respectant les institutions de l’Union.

La BCE est indépendante des États et des institutions de l’Union, tout en restant soumise aux traités.

Explication

L’article 130 TFUE garantit l’indépendance de la BCE à l’égard des États et des institutions de l’Union, sans la soustraire aux traités. L’indépendance ne signifie pas une absence de cadre juridique, et ni les gouvernements ni les institutions de l’Union ne peuvent lui imposer leurs instructions.

50. Lors d’un audit d’un programme de l’Union, quels aspects la Cour des comptes doit-elle examiner pour apprécier sa gestion financière ?

La régularité des opérations et leur efficacité, en prononçant un jugement sur les responsables.
La fiabilité des comptes et la légalité des opérations, sans examiner leur régularité ni leur gestion.
La fiabilité des comptes, la légalité et la régularité des opérations, ainsi que l’économie, l’efficience et l’efficacité.
La légalité des dépenses et leur économie, sans contrôler les comptes ni les recettes.

La fiabilité des comptes, la légalité et la régularité des opérations, ainsi que l’économie, l’efficience et l’efficacité.

Explication

La Cour des comptes contrôle la fiabilité des comptes, la légalité et la régularité des opérations, ainsi que la bonne gestion financière selon l’économie, l’efficience et l’efficacité. Limiter l’examen aux comptes ou à la légalité omet des dimensions du contrôle, et la Cour ne prononce pas de jugements.

51. Quelle répartition territoriale le traité de Verdun de 843 établit-il en morcelant l’Empire carolingien ?

L’Italie, l’Allemagne et la Francie médiane
La Francie occidentale et la Francie orientale
La Francie occidentale, la Francie orientale et la Francie médiane
La Francie occidentale, la Germanie et l’Empire romain d’Occident

La Francie occidentale, la Francie orientale et la Francie médiane

Explication

Le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre trois ensembles : la Francie occidentale, la Francie orientale et la Francie médiane. La Germanie et l’Empire romain d’Occident ne remplacent pas ces trois parties, tandis qu’un partage limité à deux royaumes est incomplet.

52. Quel lien caractérise l’évolution politique européenne au XIXe siècle, notamment en Italie en 1861 et en Allemagne en 1871 ?

La coopération religieuse accompagne la formation d’un empire européen
L’équilibre diplomatique entraîne le morcellement des États nationaux
La création d’institutions européennes précède les unifications nationales
La montée des nationalismes accompagne les unifications nationales

La montée des nationalismes accompagne les unifications nationales

Explication

Au XIXe siècle, la montée des nationalismes accompagne les unifications de l’Italie et de l’Allemagne. L’équilibre diplomatique ne constitue pas le lien indiqué, et ces unifications ne correspondent pas à la création d’un empire européen ou d’institutions communes.

53. Lors du premier élargissement de la Communauté en 1973, quel bilan faut-il retenir pour ses membres et les pays concernés ?

Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark entrent, portant le total de six à huit membres; la Norvège rejette l’adhésion
Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark entrent, portant le total de six à neuf membres; la Norvège rejette l’adhésion
Le Royaume-Uni, l’Irlande et la Grèce entrent, portant le total de six à neuf membres; le Danemark rejette l’adhésion
L’Irlande, le Danemark et la Norvège entrent, portant le total de six à neuf membres; le Royaume-Uni rejette l’adhésion

Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark entrent, portant le total de six à neuf membres; la Norvège rejette l’adhésion

Explication

En 1973, l’entrée du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark fait passer la Communauté de six à neuf membres, tandis que la Norvège rejette l’adhésion par référendum. Inclure la Norvège, remplacer un entrant par la Grèce ou compter huit membres contredit ce bilan.

54. Lorsqu’une procédure législative de l’Union prévoit l’unanimité, quelle condition permet d’activer la clause passerelle de l’article 48, paragraphe 7, TUE afin de passer à la majorité qualifiée sans réviser les traités ?

Un vote à la majorité qualifiée du Conseil européen
L’accord unanime du Conseil européen
L’accord unanime du Parlement européen
Une révision préalable des traités

L’accord unanime du Conseil européen

Explication

La clause permet de remplacer l’unanimité par la majorité qualifiée dans une procédure législative sans réviser les traités, mais son activation exige l’accord unanime du Conseil européen. Un vote à la majorité qualifiée ou l’accord du Parlement ne satisfait pas cette condition, et une révision des traités n’est pas nécessaire.

55. Un nouvel État membre n’a pas encore adopté l’euro. Quel organe de la BCE contribue à coordonner les politiques monétaires entre cet État et ceux de la zone euro ?

Le Conseil général
Le Conseil des gouverneurs
La Cour des comptes
Le directoire

Le Conseil général

Explication

Le Conseil général contribue à coordonner les politiques monétaires entre les États de la zone euro et ceux qui n’ont pas encore adopté l’euro. Le Conseil des gouverneurs décide de la politique monétaire, le directoire la met en œuvre, et la Cour des comptes n’est pas l’organe de coordination monétaire.

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Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Institutions et principes de l’Union européenne.

Pendant combien de temps la Pax Romana unifie-t-elle l’Empire romain ?

Plus de deux siècles.

Quel principe politique les traités de Westphalie renforcent-ils en 1648 ?

La souveraineté des États.

Comment se prennent les décisions dans une confédération ?

À l’unanimité.

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