QCM : Introduction au droit pénal général (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un juriste emploie « crime » pour désigner tout comportement sanctionné par une peine, puis pour distinguer les infractions les plus graves. Quelle distinction fait-il ?

Le sens étroit désigne le genre des infractions ; le sens large, une catégorie particulière parmi elles.
Le sens étroit désigne toute transgression réprouvée par la conscience ; le sens large, les infractions les plus graves.
Le sens large désigne toute atteinte à l’ordre privé ; le sens étroit, toute atteinte aux valeurs sociales.
Le sens large désigne le genre des infractions ; le sens étroit, une catégorie particulière parmi elles.

Le sens large désigne le genre des infractions ; le sens étroit, une catégorie particulière parmi elles.

Explication

Au sens large, le crime désigne le genre des comportements sanctionnés par une peine, tandis qu’au sens étroit il correspond à une catégorie particulière d’infraction, la plus grave. Inverser les deux sens confond le genre et l’espèce ; l’ordre privé et la conscience ne définissent pas cette distinction.

2. Un vol entraîne une poursuite pénale destinée à protéger la propriété et une indemnisation de la victime. Comment interpréter ces deux réponses juridiques ?

Le fait relève de l’ordre social, mais pas de l’ordre juridique privé.
Le fait relève de l’ordre juridique privé, mais pas de l’ordre social.
Le fait relève de l’ordre moral et exclut une atteinte à l’ordre juridique privé.
Le fait porte atteinte à l’ordre social et à l’ordre juridique privé.

Le fait porte atteinte à l’ordre social et à l’ordre juridique privé.

Explication

Un même fait peut porter atteinte à l’ordre social, protégé par la répression, et à l’ordre juridique privé, qui peut ouvrir droit à réparation. Confondre les deux ordres efface leurs fonctions distinctes ; une atteinte sociale n’entraîne pas nécessairement une réparation, et la répression ne se réduit pas à l’indemnisation.

3. Un comportement heurte une valeur collective, mais aucun texte de loi ne précise que cette conduite porte atteinte à cette valeur. Quel principe empêche de déterminer pénalement l’interdit sur cette seule base ?

Le principe de légalité, qui confie à la loi la détermination des valeurs protégées et des comportements qui les atteignent.
Le principe de réparation, qui confie à la victime la détermination des comportements interdits.
Le principe de réprobation, qui confie à la conscience collective la définition de l’interdit pénal.
Le principe d’ordre privé, qui confie aux usages sociaux la détermination des valeurs protégées.

Le principe de légalité, qui confie à la loi la détermination des valeurs protégées et des comportements qui les atteignent.

Explication

Conformément au principe de légalité, la loi détermine les valeurs sociales protégées ainsi que les comportements qui leur portent atteinte. La réprobation de la conscience, la volonté de la victime ou les usages ne remplacent pas cette détermination légale.

4. Une conduite porte atteinte à une valeur sociale, mais aucune peine ne la sanctionne en vertu de la loi. Quelle condition manque pour qu’elle constitue un crime au sens large ?

Qu’elle ouvre droit à une réparation au bénéfice d’une victime.
Qu’elle soit contraire à une règle morale ou religieuse.
Qu’elle soit punie par la loi.
Qu’elle soit réprouvée par une partie de la société.

Qu’elle soit punie par la loi.

Explication

Le crime au sens large suppose à la fois une atteinte aux valeurs sociales et une sanction par la loi. L’atteinte sociale seule ne suffit pas ; la réparation et la réprobation morale ou religieuse ne se substituent pas à la peine prévue par la loi.

5. Une entreprise inflige une sanction disciplinaire à un salarié pour un comportement interdit par son règlement, sans qu’une peine soit prévue par la loi. Quelle qualification correspond à ce cas ?

Une peine pénale, car toute sanction contraignante constitue une peine.
Une infraction pénale, car le règlement intérieur équivaut à une loi pénale.
Une peine pénale, car le comportement est interdit dans l’entreprise.
Une sanction disciplinaire, qui ne suffit pas à caractériser une infraction pénale.

Une sanction disciplinaire, qui ne suffit pas à caractériser une infraction pénale.

Explication

Une infraction pénale est un comportement interdit par la loi au sens large et placé sous la menace d’une peine. Une sanction disciplinaire n’est pas une peine pénale ; le caractère contraignant ou l’interdiction par un règlement interne ne transforme pas à lui seul la sanction en peine.

6. Un texte législatif interdit le vol et le comportement d’une personne enfreint cette interdiction. Quel terme désigne respectivement la démarche législative et le comportement ?

L’incrimination désigne la peine prononcée ; l’infraction désigne le texte qui interdit le comportement.
L’incrimination désigne la démarche et, par extension, le texte ; l’infraction désigne le comportement qui viole l’interdiction.
L’infraction désigne la démarche et le texte ; l’incrimination désigne le comportement qui viole l’interdiction.
La qualification désigne la démarche et le texte ; l’infraction désigne la peine prononcée.

L’incrimination désigne la démarche et, par extension, le texte ; l’infraction désigne le comportement qui viole l’interdiction.

Explication

Incriminer consiste à déclarer un comportement criminel et, par extension, l’incrimination désigne le texte qui en résulte ; l’infraction est le comportement qui viole l’interdiction. Inverser les termes confond le texte et le fait, tandis que la qualification nomme l’infraction et que la peine est une sanction.

7. Dans un cas pratique, une infraction est moins grave qu’un délit et plus grave qu’une contravention. Dans quelle catégorie l’article 111-1 du Code pénal la classe-t-il ?

Dans la catégorie des contraventions.
Hors de la classification pénale en trois catégories.
Dans la catégorie des délits.
Dans la catégorie des crimes.

Dans la catégorie des délits.

Explication

L’article 111-1 classe les infractions selon leur gravité en crimes, délits et contraventions, de la plus grave à la moins grave ; une infraction intermédiaire relève donc des délits. Inverser l’ordre conduit aux contraventions pour les plus graves, tandis que les crimes forment la catégorie la plus grave.

8. Pour analyser une infraction pénale alléguée, une étudiante vérifie la règle préalable, le comportement matériel et son attribution à la personne, mais omet d’examiner sa faute. Quel élément constitutif laisse-t-elle de côté ?

L’imputation à la personne, constituée par la règle préalable.
L’élément psychologique, constitué par la faute pénale.
Le préalable légal, constitué par l’imputation à la personne.
L’élément matériel, constitué par la faute pénale.

L’élément psychologique, constitué par la faute pénale.

Explication

L’infraction implique un préalable légal, un élément matériel, une imputation à la personne et une faute pénale, qui constitue l’élément psychologique. La faute n’est pas l’élément matériel ; l’imputation et le préalable légal sont également des éléments distincts.

9. Une infraction est signalée à la police, mais n’a pas encore été examinée par la justice pénale. À quelle catégorie relève-t-elle dans les statistiques policières ?

À la criminalité légale
Aux enquêtes de victimisation
À la criminalité réelle
À la criminalité apparente

À la criminalité apparente

Explication

La criminalité apparente regroupe les infractions portées à la connaissance de la police et de la gendarmerie. La criminalité légale suppose un traitement par la justice, la criminalité réelle désigne l’ensemble des faits commis et les enquêtes de victimisation recueillent la parole des victimes.

10. Une infraction connue de la police est reçue par le ministère public, puis fait l’objet d’un traitement judiciaire. Quelle catégorie les statistiques judiciaires permettent-elles de mesurer ?

La criminalité légale
La criminalité apparente
La criminalité déclarée par les victimes
La criminalité réelle

La criminalité légale

Explication

La criminalité légale comprend les infractions ayant fait l’objet d’un traitement par la justice pénale, depuis leur réception par le ministère public jusqu’à la condamnation. La criminalité apparente correspond aux faits connus de la police, tandis que la criminalité réelle n’est pas entièrement mesurée par ces statistiques.

11. Pourquoi les statistiques policières et judiciaires ne permettent-elles pas de connaître complètement la criminalité réelle ?

Parce que les infractions non signalées ne sont pas commises
Parce que les victimes déterminent le traitement judiciaire
Parce qu’un chiffre noir échappe à ces statistiques
Parce que les condamnations recensées couvrent tous les faits commis

Parce qu’un chiffre noir échappe à ces statistiques

Explication

Les statistiques policières et judiciaires laissent subsister un chiffre noir, de sorte que la criminalité réelle demeure imparfaitement connue. Assimiler les condamnations à tous les faits commis ignore les infractions qui échappent aux mesures statistiques.

12. Quelle branche du droit étudie la réponse juridique au crime et détermine les normes de conduite ainsi que les sanctions applicables à leur violation ?

Le droit criminel
Le droit pénal
Le droit répressif
Le droit procédural

Le droit pénal

Explication

Le droit pénal étudie la réponse juridique au crime et détermine à la fois des normes de conduite et les sanctions de leur violation. Le droit criminel met l’accent sur la définition des comportements réprimés, tandis que le droit répressif souligne la fonction de répression.

13. Une règle pénale fixe une conduite à respecter et prévoit une peine en cas de violation d’un droit. Quelles fonctions du droit pénal cette règle illustre-t-elle ?

Les fonctions répressive et procédurale
Les fonctions normative et sanctionnatrice
Les fonctions expressive et préventive
Les fonctions criminelle et judiciaire

Les fonctions normative et sanctionnatrice

Explication

Le droit pénal est normatif lorsqu’il fixe des normes de conduite et des sanctions, et sanctionnateur lorsqu’il réunit les peines applicables en cas de violation d’autres droits. L’expression des valeurs sociales correspond à sa fonction expressive, et la répression ne résume pas ces deux fonctions.

14. Une société prévoit une peine pour protéger une valeur sociale dont la violation menace la vie collective. Quel fondement du droit pénal cette mesure met-elle en œuvre ?

Le respect de l’ordre public et la protection des valeurs sociales
La définition des comportements réprimés par le droit criminel
L’affirmation des valeurs essentielles par la norme pénale
La mesure des infractions par les statistiques judiciaires

Le respect de l’ordre public et la protection des valeurs sociales

Explication

Le droit pénal a pour fondement le respect de l’ordre public et protège les valeurs sociales en prévoyant une peine en cas de violation. L’affirmation des valeurs essentielles décrit sa dimension expressive, mais ne remplace pas ce fondement.

15. Pourquoi le droit pénal est-il qualifié de droit mixte ?

Il confond la responsabilité pénale avec la responsabilité civile dans les litiges privés.
Il relève du seul droit privé, puisque les juridictions pénales appartiennent à l’ordre judiciaire.
Il associe l’intervention de l’État, l’ordre judiciaire et des liens avec la responsabilité civile.
Il relève du seul droit public, puisque l’État poursuit les infractions et exécute les peines.

Il associe l’intervention de l’État, l’ordre judiciaire et des liens avec la responsabilité civile.

Explication

Le droit pénal est mixte parce qu’il combine une forte intervention étatique, son rattachement à l’ordre judiciaire et des liens avec la responsabilité civile. Le « seul droit public » néglige les autres aspects, le « seul droit privé » écarte l’intervention de l’État, et la confusion entre responsabilités pénale et civile réduit indûment leur rapport.

16. Une équipe étudie les causes sociales et psychologiques du passage à l’acte criminel ainsi que ses conséquences. À quel domaine appartient principalement cette démarche ?

À la criminalistique, car elle mobilise des sciences exactes autour des preuves.
Au droit pénal, car il étudie principalement les causes sociales du crime.
À la politique criminelle, car elle désigne l’étude des mécanismes du passage à l’acte.
À la criminologie, car elle mobilise des sciences humaines et sociales autour du crime.

À la criminologie, car elle mobilise des sciences humaines et sociales autour du crime.

Explication

La criminologie est un carrefour de sciences humaines et sociales qui étudient le crime, ses mécanismes, ses causes et ses conséquences. La criminalistique concerne les sciences exactes orientées vers la preuve, le droit pénal porte sur les règles juridiques, et la politique criminelle organise les réponses sociales à la criminalité.

17. Dans une affaire, un texte définit le comportement interdit et la peine encourue, tandis que des règles fixent les étapes du procès. Quelle qualification correspond à ces deux ensembles ?

Le premier relève du droit pénal de fond, le second du droit pénal procédural.
Le premier relève du droit pénal spécial, le second du droit pénal général.
Le premier relève du droit pénal procédural, le second du droit pénal spécial.
Le premier relève du droit pénal procédural, le second du droit pénal de fond.

Le premier relève du droit pénal de fond, le second du droit pénal procédural.

Explication

Le droit pénal de fond fixe les comportements et les sanctions, tandis que le droit pénal procédural organise leur mise en œuvre et le procès. Inverser les deux confond normes de fond et procédure; le droit pénal spécial et le droit pénal général distinguent plutôt les infractions particulières des principes communs.

18. Un juriste compare les principes applicables à toutes les infractions avec les règles décrivant chaque infraction et sa punition. Comment classe-t-il ces deux objets ?

Les principes relèvent du droit pénal général et les descriptions du droit pénal spécial.
Les principes relèvent du droit pénal procédural et les descriptions du droit pénal général.
Les principes relèvent du droit pénal général et les descriptions du droit pénal procédural.
Les principes relèvent du droit pénal spécial et les descriptions du droit pénal général.

Les principes relèvent du droit pénal général et les descriptions du droit pénal spécial.

Explication

Le droit pénal général établit les principes applicables à toutes les infractions, tandis que le droit pénal spécial décrit chaque infraction et sa punition. Inverser général et spécial inverse leur portée; la procédure concerne le déroulement du procès, et non la description des infractions.

19. Un juge examine un comportement qu’aucun texte ne définit comme une infraction et envisage de fixer lui-même une peine. Que commande le principe de légalité ?

Écarter la création judiciaire, car l’infraction et la sanction doivent être énoncées par un texte.
Exiger un texte pour la sanction, mais laisser au juge le soin de définir l’infraction.
Autoriser la création judiciaire, car la liberté du juge complète le silence des textes.
Exiger un texte pour la procédure, mais laisser au juge le soin de créer l’infraction.

Écarter la création judiciaire, car l’infraction et la sanction doivent être énoncées par un texte.

Explication

La légalité exige qu’un texte énonce l’infraction, la sanction et les règles de procédure pénale; le juge ne peut donc pas créer l’incrimination ou la peine. La « liberté du juge » ne remplace pas le texte, et l’exigence s’applique aussi bien à l’infraction qu’aux règles procédurales.

20. À quelle période la légalité pénale s’affirme-t-elle, notamment dans les articles 4, 5 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

Lors de l’entrée en vigueur du Code pénal en 1994.
Durant la codification napoléonienne.
Durant la Révolution française.
Lors de la promulgation du Code pénal de 1992.

Durant la Révolution française.

Explication

La légalité pénale s’affirme durant la Révolution française, notamment dans les articles 4, 5 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. La codification napoléonienne, la promulgation de 1992 et l’entrée en vigueur de 1994 renvoient à d’autres étapes historiques.

21. Une étudiante distingue l’année de promulgation des lois instituant le nouveau Code pénal de celle où le code commence à s’appliquer. Quelle date indique son entrée en vigueur ?

Le 29 mars 1993.
Le 16 décembre 1992.
Le 1er mars 1994.
L’année 1992.

Le 1er mars 1994.

Explication

Le Code pénal dit de 1992 est entré en vigueur le 1er mars 1994; 1992 désigne l’année de promulgation des lois, et non leur entrée en application. Le 16 décembre 1992 est la date de la loi d’adaptation, tandis que le 29 mars 1993 est celle du décret réglementaire.

22. Quelle transformation caractérise le Code pénal de 1992 concernant la responsabilité des personnes morales et les troubles psychiques ?

Il crée la responsabilité pénale des personnes morales et traite l’abolition du discernement comme une simple atténuation de la peine.
Il crée la responsabilité pénale des personnes morales et retient l’abolition du discernement ou du contrôle des actes liée à des troubles psychiques ou neuropsychiques.
Il supprime la responsabilité pénale des personnes morales et retient l’abolition du discernement ou du contrôle des actes liée à des troubles psychiques ou neuropsychiques.
Il crée la responsabilité pénale des personnes morales et conserve la démence comme référence aux troubles psychiques ou neuropsychiques.

Il crée la responsabilité pénale des personnes morales et retient l’abolition du discernement ou du contrôle des actes liée à des troubles psychiques ou neuropsychiques.

Explication

Le Code pénal de 1992 crée la responsabilité pénale des personnes morales et remplace la référence à la démence par l’abolition du discernement ou du contrôle des actes due à des troubles psychiques ou neuropsychiques. La suppression de cette responsabilité inverse la réforme, l’atténuation ne correspond pas à l’abolition, et le code abandonne la référence à la démence.

23. Quelle justification de la peine repose sur la compensation du mal causé à la communauté par un crime passé ?

Le positivisme
L’utilitarisme
La rétribution
La prévention spéciale

La rétribution

Explication

La rétribution justifie la peine comme compensation du mal causé à la communauté. L’utilitarisme privilégie l’utilité future, la prévention spéciale vise à éviter la récidive et le positivisme fonde la répression sur l’état dangereux.

24. Quel auteur soutient, dans *Des délits et des peines*, que l’intimidation dépend de la nature et du quantum de la peine ainsi que de la certitude de son application ?

Emmanuel Kant
Cesare Lombroso
Pellegrino Rossi
Cesare Beccaria

Cesare Beccaria

Explication

Cesare Beccaria expose cette conception utilitariste dans *Des délits et des peines* : l’intimidation doit contribuer à la prévention spéciale et générale. Rossi est associé à l’école néoclassique, Kant à la rétribution et Lombroso au positivisme.

25. Un juge cherche à individualiser la peine et à concilier justice morale et utilité sociale, sans dépasser ce qui est juste ou utile. À quelle école cette démarche correspond-elle ?

À l’école néoclassique
À l’école utilitariste
À l’école de la rétribution
À l’école positiviste

À l’école néoclassique

Explication

L’école néoclassique cherche à adoucir la répression par l’individualisation et l’équilibre entre justice morale et utilité sociale. La rétribution insiste sur le mal passé, l’utilitarisme sur la prévention future et le positivisme sur la dangerosité déterminée par des causes étrangères à la volonté.

26. Une communauté invoque la loi du Talion pour limiter la peine à la gravité du mal subi et contenir la vengeance privée. Quel rôle cette règle remplit-elle ?

Un seuil minimal qui impose une peine proportionnée
Un plafond qui limite la peine et la vengeance privée
Une règle d’adaptation de la peine à la personnalité du condamné
Un moyen d’intimider la population pour prévenir les infractions

Un plafond qui limite la peine et la vengeance privée

Explication

La loi du Talion pose un plafond : elle interdit d’exiger plus que le mal subi et limite ainsi la vengeance privée. L’interpréter comme un seuil minimal inverse sa fonction, tandis que l’intimidation et l’individualisation relèvent d’autres approches.

27. Un étudiant compare les principes applicables à toutes les infractions avec les règles qui décrivent chaque infraction particulière. Quelle branche étudie les principes transversaux ?

Le droit des peines
La procédure pénale
Le droit pénal spécial
Le droit pénal général

Le droit pénal général

Explication

Le droit pénal général étudie les principes transversaux applicables à toutes les infractions, notamment la loi pénale, l’infraction, la responsabilité et les sanctions. Le droit pénal spécial décrit chaque infraction particulière, tandis que la procédure pénale porte sur les règles du procès.

28. Quels sont les trois titres du livre consacré au droit pénal général dans le Code pénal de 1992 ?

La loi pénale, la responsabilité pénale et les peines
La responsabilité pénale, les preuves et les voies de recours
L’infraction, les juridictions et les peines
La loi pénale, l’infraction et la procédure pénale

La loi pénale, la responsabilité pénale et les peines

Explication

Le Code pénal de 1992 consacre un livre au droit pénal général structuré autour de la loi pénale, de la responsabilité pénale et des peines. L’infraction et la procédure pénale ne remplacent pas ces trois titres dans cette structure.

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Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Introduction au droit pénal général.

Selon G. CORNU, Vocabulaire juridique, que désigne le crime au sens large ?

Toute transgression grave contraire aux valeurs sociales, réprouvée par la conscience et punie par la loi.

Quelle catégorie le crime au sens étroit désigne-t-il ?

La catégorie la plus grave d’infraction.

Selon B. BOULOC, Droit pénal général, 2023, que protège l’ordre social ?

Les valeurs collectives.

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