QCM : Propriété intellectuelle et brevets (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise achète une sculpture et détient également un droit de propriété intellectuelle sur sa création. Comment caractériser ce droit de propriété intellectuelle ?

Un droit de même nature que l’objet qu’il protège
Un droit de propriété portant sur le support physique
Un droit matériel, incorporé à la sculpture
Un droit immatériel, distinct de la sculpture matérielle

Un droit immatériel, distinct de la sculpture matérielle

Explication

Le droit de propriété intellectuelle est immatériel, même lorsqu’il se rattache à un objet matériel comme une sculpture. Le confondre avec l’objet ou avec la propriété du support revient à confondre deux éléments distincts.

2. Une créatrice présente le concept général d’une application de livraison et souhaite empêcher ses concurrents de reprendre cette idée, sans qu’elle soit concrétisée par une création ou une solution protégée. Que peut-elle attendre des droits de propriété intellectuelle ?

Ils protègent le concept dès qu’il est présenté à des tiers
Ils ne protègent pas le concept en tant que tel
Ils protègent le concept dès qu’il est associé à une activité commerciale
Ils protègent le concept s’il est décrit dans un document

Ils ne protègent pas le concept en tant que tel

Explication

Les droits de propriété intellectuelle ne protègent pas un concept en tant que tel : la protection porte sur des objets ou réalisations qui répondent aux conditions propres à chaque droit. Présenter, décrire ou exploiter commercialement l’idée ne suffit pas à protéger le concept abstrait.

3. Une société utilise un logo pour distinguer ses produits, fabriqués dans plusieurs régions. Quelle origine ce logo permet-il au consommateur d’identifier ?

La région géographique de fabrication des produits
Le pays où les produits sont assemblés
Le lieu où le logo a été conçu
L’origine commerciale des produits

L’origine commerciale des produits

Explication

La marque permet d’identifier l’origine commerciale des produits, et non leur origine géographique. La région de fabrication ou le lieu de conception du logo ne correspond pas à la fonction distinctive considérée ici.

4. Une entreprise choisit le mot « croustillant » comme marque pour des biscuits, car il désigne une caractéristique essentielle de ces produits. Comment qualifier ce signe ?

Une indication d’origine géographique
Une marque désignant une caractéristique quelconque
Une marque désignant l’origine commerciale
Une marque descriptive

Une marque descriptive

Explication

Une marque est descriptive lorsqu’elle désigne une caractéristique essentielle du produit, comme le caractère croustillant de biscuits. Une caractéristique simplement quelconque ou une indication géographique ne correspond pas à cette définition.

5. Une commerçante utilise depuis plusieurs mois un signe pour ses vêtements, mais ne l’a ni déposé ni fait enregistrer. Sur quelle base acquiert-elle le droit sur cette marque ?

Elle acquiert le droit après avoir utilisé le signe pendant plusieurs mois
Elle acquiert le droit dès que les clients reconnaissent le signe
Elle doit déposer le signe et le faire enregistrer
Elle acquiert le droit par le seul usage commercial du signe

Elle doit déposer le signe et le faire enregistrer

Explication

Le droit sur une marque s’acquiert par son dépôt et son enregistrement, et non par le seul usage commercial. La durée d’utilisation ou la reconnaissance par les clients ne remplace pas ces formalités.

6. Pour protéger en principe un logiciel créé par une personne, quel droit de propriété intellectuelle s’applique ?

Le droit du producteur de base de données
Aucun droit de propriété intellectuelle
Le droit d’auteur
Le brevet

Le droit d’auteur

Explication

Le droit d’auteur est la protection de principe des créations informatiques. Le brevet vise plutôt les inventions mises en œuvre par ordinateur, tandis que le droit du producteur concerne les bases de données.

7. Une image est générée exclusivement par une intelligence artificielle, sans contribution créative humaine : peut-elle être protégée au titre du droit d’auteur ?

Oui, elle relève du droit du producteur de base de données
Oui, elle relève du brevet d’invention
Oui, elle est protégée comme une œuvre humaine
Non, elle n’est pas protégeable à ce titre

Non, elle n’est pas protégeable à ce titre

Explication

Une œuvre réalisée exclusivement par une intelligence artificielle n’est pas protégeable au titre du droit d’auteur. L’assimiler à une œuvre humaine méconnaît cette règle, et les régimes du brevet et des bases de données répondent à d’autres objets.

8. Une entreprise met au point un dispositif technique dont le fonctionnement repose sur un programme informatique : quelle protection correspond à l’invention mise en œuvre par ordinateur ?

La protection par droit d’auteur
La protection du producteur de base de données
La protection par brevet
L’absence de protection par brevet

La protection par brevet

Explication

Une invention mise en œuvre par ordinateur relève de la protection par brevet. Le droit d’auteur protège en principe les créations informatiques, mais cette règle générale ne remplace pas le régime de l’invention technique.

9. Une créatrice conçoit une sculpture décorative sans apporter de solution à un problème technique : cette création constitue-t-elle une invention brevetable ?

Non, car toute création esthétique est dépourvue de protection juridique
Oui, car une création nouvelle est une invention
Non, une création esthétique n’est pas une invention
Oui, car une création destinée à être fabriquée est une invention

Non, une création esthétique n’est pas une invention

Explication

Une création esthétique n’est pas une invention : celle-ci doit apporter une solution technique. La nouveauté créative ou la possibilité de fabrication ne suffit pas à transformer une création esthétique en invention.

10. Quel élément caractérise une invention au sens de la brevetabilité ?

Une solution technique à un problème technique, fondée sur des moyens physiques produisant un effet technique
Une idée nouvelle, même sans solution à un problème technique
Une création esthétique répondant à un besoin de présentation
Un résultat inventif, même sans moyens physiques ni effet technique

Une solution technique à un problème technique, fondée sur des moyens physiques produisant un effet technique

Explication

Une invention est une solution technique à un problème technique, constituée d’une combinaison de moyens physiques présentant un effet technique. Un simple résultat inventif ou une idée nouvelle ne répond pas à cette définition.

11. Une demande concerne un procédé industriel nouveau qui implique une activité inventive : quel autre critère de brevetabilité doit encore être satisfait ?

L’application industrielle
L’originalité
La disponibilité des connaissances après la délivrance
La seule existence d’un effet esthétique

L’application industrielle

Explication

La brevetabilité exige l’application industrielle, la nouveauté et l’activité inventive. L’originalité n’est pas l’un de ces trois critères; les effets esthétiques et les connaissances postérieures à la délivrance ne remplacent pas l’application industrielle.

12. Une entreprise détient un brevet français et souhaite empêcher la fabrication de son invention dans un autre pays signataire d’une convention internationale avec la France. Quelle conclusion s’applique ?

Le brevet français protège l’invention dans les pays où réside l’inventeur.
Le brevet français protège automatiquement l’invention dans cet autre pays.
Le brevet français protège l’invention à l’étranger dès sa délivrance.
Le brevet français ne protège pas automatiquement l’invention dans cet autre pays.

Le brevet français ne protège pas automatiquement l’invention dans cet autre pays.

Explication

La protection par brevet est territoriale : un brevet français ne produit pas automatiquement une protection mondiale. L’idée d’une protection mondiale automatique confond convention internationale et étendue territoriale, le critère du pays de résidence est sans fondement ici, et la délivrance en France ne crée pas à elle seule de protection étrangère.

13. Après avoir déposé une demande de brevet en France, une inventrice veut demander une protection à l’étranger en invoquant la priorité. Dans quel délai doit-elle effectuer le dépôt étranger ?

Dans l’année qui suit la délivrance du brevet français.
Dans l’année qui suit le dépôt de la demande française.
Dans les six mois qui suivent le dépôt de la demande française.
À tout moment, sans délai après le dépôt français.

Dans l’année qui suit le dépôt de la demande française.

Explication

La priorité permet de demander une protection à l’étranger à partir d’une demande déposée dans son propre pays, si le dépôt étranger intervient dans l’année. Le délai de six mois réduit à tort cette période, la délivrance n’en constitue pas le point de départ et la priorité comporte bien une limite temporelle.

14. Une inventrice a conçu une invention, mais une autre personne ou entité pourrait être titulaire du droit au brevet. Quelle affirmation exprime correctement cette possibilité ?

Le droit au brevet revient nécessairement à l’employeur de l’inventrice.
Le droit au brevet ne revient pas nécessairement à l’inventrice seule.
Le droit au brevet revient nécessairement à l’inventrice seule.
Le droit au brevet revient nécessairement à la personne qui dépose la demande.

Le droit au brevet ne revient pas nécessairement à l’inventrice seule.

Explication

La qualité d’inventeur ne signifie pas que le droit au brevet appartient nécessairement à cette personne seule. L’inventeur n’est donc pas automatiquement l’unique titulaire, et ni le dépôt ni la qualité d’employeur ne déterminent la titularité dans tous les cas.

15. Une entreprise envoie une offre de licence à un partenaire, qui l’accepte. Quel événement permet de former leur contrat ?

La rencontre de l’offre et de l’acceptation.
Le début de l’exploitation des droits par le partenaire.
Le silence prolongé du partenaire après réception de l’offre.
L’envoi de l’offre par l’entreprise au partenaire.

La rencontre de l’offre et de l’acceptation.

Explication

Un contrat se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation. Le silence prolongé ne constitue pas cette rencontre, l’offre seule ne suffit pas et l’exécution des droits n’est pas le mécanisme de formation du contrat.

16. Un titulaire autorise une société à exploiter un droit de propriété intellectuelle sans lui transférer ce droit. Comment qualifier cet accord ?

Une licence, assimilable à une location du droit.
Une offre, qui ne permet pas encore l’exploitation.
Une cession, qui transfère le droit à la société.
Une vente, qui rend la société titulaire du droit.

Une licence, assimilable à une location du droit.

Explication

La licence autorise l’exploitation du droit sans en transférer la titularité, ce qui la rapproche d’une location. La cession et la vente évoquent un transfert du droit, tandis qu’une offre seule n’accorde pas encore l’autorisation d’exploitation.

17. Une entreprise préfère régler un différend de contrefaçon sans saisir un tribunal. Quelle voie choisit-elle ?

Le règlement amiable du litige
L’action en justice
La saisie-contrefaçon
La demande de remboursement des frais

Le règlement amiable du litige

Explication

Le règlement amiable est une alternative à l’action en justice et permet d’éviter une procédure judiciaire. L’action en justice relève de la voie judiciaire, la saisie-contrefaçon sert à prouver la contrefaçon et le remboursement concerne les frais de justice.

18. Quel moyen constitue le moyen le plus sûr pour prouver une contrefaçon ?

La saisie-contrefaçon
Le remboursement des frais de justice
Le constat d’achat
Le règlement amiable

La saisie-contrefaçon

Explication

La saisie-contrefaçon constitue le moyen le plus sûr pour prouver une contrefaçon. Un constat d’achat est une autre forme de preuve, tandis que le règlement amiable et le remboursement des frais concernent respectivement la résolution du litige et les conséquences des frais judiciaires.

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Quelle est la nature d’un droit de propriété intellectuelle ?

Un droit immatériel.

Que ne protègent pas les droits de propriété intellectuelle en tant que tel ?

Un concept.

Qu’est-ce qu’une marque garantit pour un produit ?

Son origine commerciale.

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