QCM : Institutions judiciaires françaises facile (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise les deux sens du terme « justice » ?

La Justice désigne une juridiction, tandis que la justice désigne une règle morale individuelle
La Justice désigne une procédure judiciaire, tandis que la justice désigne une décision rendue par un tribunal
La Justice désigne un idéal social, tandis que la justice désigne une institution judiciaire organisée
La Justice désigne un service public, tandis que la justice désigne exclusivement le principe de vengeance

La Justice désigne un idéal social, tandis que la justice désigne une institution judiciaire organisée

Explication

Avec une majuscule, la Justice renvoie à l’idéal de justice sociale ; avec une minuscule, la justice renvoie à l’institution judiciaire organisée. Confondre ces deux notions revient à traiter un idéal social comme s’il s’agissait directement d’un organe juridictionnel.

2. Quels facteurs peuvent contribuer à expliquer de nombreux classements sans suite ?

La médiation entre les parties et l’accord conclu avant toute audience
La décision du demandeur de saisir une juridiction civile plutôt que pénale
Le manque de moyens de la justice et l’insuffisance des preuves disponibles
La publicité de l’audience et la présence obligatoire d’un avocat

Le manque de moyens de la justice et l’insuffisance des preuves disponibles

Explication

Les classements sans suite peuvent notamment s’expliquer par des moyens insuffisants et par l’absence de preuves suffisantes. La médiation concerne une résolution amiable et n’explique pas directement ces décisions de classement.

3. Que permet l’action en justice ?

Se substituer au juge pour déterminer soi-même le bien-fondé de sa demande
Saisir légalement un organe juridictionnel pour qu’il examine une prétention
Contraindre la partie adverse à accepter un accord avant l’examen de l’affaire
Obtenir immédiatement une décision qui tranche définitivement la contestation

Saisir légalement un organe juridictionnel pour qu’il examine une prétention

Explication

L’action en justice est le pouvoir légal de saisir un organe juridictionnel afin qu’il examine une prétention. Elle ne tranche pas elle-même le litige : cette fonction appartient au jugement rendu ensuite.

4. Quelle conséquence découle de la prohibition de la justice privée ?

Toute personne doit régler son différend par une médiation avant de saisir le juge
Toute personne doit saisir une juridiction au lieu de se venger elle-même
Toute personne doit renoncer à agir lorsqu’aucun accord amiable n’est envisageable
Toute personne peut imposer une réparation lorsqu’elle estime avoir subi un préjudice

Toute personne doit saisir une juridiction au lieu de se venger elle-même

Explication

La prohibition de la justice privée interdit à chacun de se faire justice ou de se venger lui-même, ce qui impose de recourir à une juridiction. La médiation peut constituer une alternative, mais elle n’est pas la conséquence générale de cette prohibition.

5. Comment les parties se distinguent-elles dans un procès civil et dans un procès pénal ?

Le procès civil oppose la victime au ministère public, tandis que le procès pénal oppose le demandeur au défendeur
Le procès civil oppose le ministère public au défendeur, tandis que le procès pénal oppose deux demandeurs privés
Le procès civil oppose le juge à la personne poursuivie, tandis que le procès pénal oppose deux parties privées
Le procès civil oppose le demandeur au défendeur, tandis que le procès pénal met notamment en cause la victime, la personne poursuivie et le ministère public

Le procès civil oppose le demandeur au défendeur, tandis que le procès pénal met notamment en cause la victime, la personne poursuivie et le ministère public

Explication

Dans un procès civil, le demandeur et le défendeur sont les parties principales ; en matière pénale, l’affaire met notamment en présence la victime, la personne mise en cause et le ministère public. Le ministère public n’est donc pas la partie caractéristique d’un procès civil.

6. Quels sont les principaux modes de résolution amiable des différends ?

L’appel, le pourvoi, l’opposition et la cassation
L’arbitrage, la conciliation, la transaction et la médiation
La plainte, l’instruction, le jugement et l’exécution
La citation, l’audience, le délibéré et le prononcé

L’arbitrage, la conciliation, la transaction et la médiation

Explication

Les principaux modes de résolution amiable comprennent l’arbitrage, la conciliation, la transaction et la médiation. Les autres ensembles correspondent à des étapes ou à des voies de la procédure judiciaire, et non à des modes amiables.

7. Quelle évolution la loi du 23 mars 2019 a-t-elle introduite en matière de règlement des litiges ?

Elle a supprimé la possibilité de saisir directement un juge pour les litiges civils de faible montant
Elle a renforcé le renvoi possible devant un médiateur et le règlement en ligne de certains petits litiges civils
Elle a remplacé la conciliation et la transaction par une procédure judiciaire numérique
Elle a réservé la médiation aux litiges pénaux examinés par le ministère public

Elle a renforcé le renvoi possible devant un médiateur et le règlement en ligne de certains petits litiges civils

Explication

La loi du 23 mars 2019 a généralisé le pouvoir du juge de renvoyer les parties devant un médiateur et a favorisé le règlement en ligne de certains petits litiges civils. Elle encourage donc le préalable amiable sans supprimer la saisine directe du juge ni remplacer tous les autres mécanismes.

8. Que désigne la justice prédictive dans le domaine judiciaire ?

La capacité pour un juge de déléguer sa décision finale à un logiciel spécialisé
La faculté pour une partie de modifier l’issue d’un procès grâce à un outil numérique
La possibilité pour une machine d’estimer la décision future d’un juge à partir de probabilités
L’obligation pour les tribunaux d’appliquer une décision calculée par une intelligence artificielle

La possibilité pour une machine d’estimer la décision future d’un juge à partir de probabilités

Explication

La justice prédictive consiste à utiliser une machine pour prévoir la décision qu’un juge pourrait prendre, notamment grâce à un calcul de probabilités. Cette prévision n’attribue pas officiellement à la machine la fonction de juger, qui demeure exercée par le juge humain.

9. Quel risque social peut résulter de la dématérialisation de la justice par le projet Portalis ?

Un accès moins égal aux démarches judiciaires pour les personnes dépourvues d’un accès suffisant à internet
Une suppression des procédures destinées à réparer les préjudices entre personnes privées
Une impossibilité pour les magistrats de consulter les dossiers judiciaires sur support numérique
Une diminution de la compétence des tribunaux administratifs dans les litiges de droit public

Un accès moins égal aux démarches judiciaires pour les personnes dépourvues d’un accès suffisant à internet

Explication

Portalis vise la dématérialisation de la justice, mais cette évolution peut accentuer les inégalités pour les personnes âgées ou en situation de précarité qui disposent d’un accès limité à internet. Les autres réponses confondent ce risque numérique avec des règles de compétence ou avec la justice civile.

10. À quelle date le règlement européen « AI Act » encadrant notamment l’usage de l’intelligence artificielle dans les institutions judiciaires doit-il être applicable ?

À partir de février 2028
À partir de décembre 2025
À partir de décembre 2027
À partir de juillet 2023

À partir de décembre 2027

Explication

Le règlement européen « AI Act » a été adopté le 13 juillet 2023 et doit être applicable à partir de décembre 2027. La date de juillet 2023 correspond à son adoption, et non au début prévu de son application.

11. Quelle répartition des compétences caractérise le dualisme juridictionnel français ?

L’ordre administratif connaît principalement du droit public et l’ordre judiciaire principalement du droit privé
L’ordre administratif règle les infractions et l’ordre judiciaire contrôle les actes des administrations
Les deux ordres jugent indistinctement les litiges de droit public et ceux de droit privé
L’ordre judiciaire connaît principalement du droit public et l’ordre administratif principalement du droit privé

L’ordre administratif connaît principalement du droit public et l’ordre judiciaire principalement du droit privé

Explication

Le dualisme juridictionnel sépare l’ordre administratif, compétent pour les litiges de droit public, et l’ordre judiciaire, compétent principalement pour les litiges de droit privé. Cette distinction ne signifie pas que les deux ordres exercent les mêmes compétences ni qu’ils se répartissent les infractions et les actes administratifs de cette manière.

12. Quel est le rôle du Tribunal des conflits dans l’organisation juridictionnelle française ?

Contrôler la conformité des lois aux règles générales du droit administratif
Trancher au fond les litiges civils ou administratifs soumis aux juridictions ordinaires
Déterminer quel ordre de juridiction doit connaître d’un litige entre les deux ordres
Prononcer les peines applicables aux auteurs d’infractions relevant de l’ordre judiciaire

Déterminer quel ordre de juridiction doit connaître d’un litige entre les deux ordres

Explication

Créé en 1848, le Tribunal des conflits règle les conflits de compétence entre l’ordre administratif et l’ordre judiciaire, et il n’en existe qu’un pour toute la France. Il désigne donc l’ordre compétent sans trancher lui-même le fond du litige.

13. Quelle portée l’arrêt Blanco du 8 février 1873 a-t-il eue pour le droit administratif ?

Il a consacré des règles propres au droit administratif et son autonomie par rapport au droit privé
Il a établi que les règles du droit privé s’appliquent directement à toutes les activités administratives
Il a confié aux juridictions judiciaires le règlement de l’ensemble des litiges impliquant l’administration
Il a supprimé la distinction entre les juridictions administratives et les juridictions judiciaires

Il a consacré des règles propres au droit administratif et son autonomie par rapport au droit privé

Explication

L’arrêt Blanco du 8 février 1873 a reconnu l’existence de règles spécifiques au droit administratif et l’autonomie de celui-ci par rapport au droit privé. Il n’a donc ni supprimé le dualisme juridictionnel ni soumis toute l’action administrative au droit privé.

14. Quelle distinction oppose correctement la justice pénale et la justice civile ?

La justice pénale détermine les compétences juridictionnelles, tandis que la justice civile contrôle l’autonomie du droit administratif
La justice pénale sanctionne les infractions, tandis que la justice civile règle les litiges privés et recherche principalement la réparation
La justice pénale répare les préjudices privés, tandis que la justice civile prononce les peines prévues pour les infractions
La justice pénale règle les contrats entre particuliers, tandis que la justice civile protège l’ordre social par des sanctions

La justice pénale sanctionne les infractions, tandis que la justice civile règle les litiges privés et recherche principalement la réparation

Explication

La justice pénale a pour fonction de sanctionner les infractions, alors que la justice civile tranche les litiges entre personnes privées et vise principalement la réparation d’un préjudice. La punition au nom de la société relève de l’action publique, tandis que la réparation d’un intérêt privé relève de l’action civile.

15. Qui exerce l’action publique et quel est son objectif principal ?

Le juge civil, au nom des parties, afin de régler principalement un litige contractuel
Le ministère public, au nom de la victime, afin d’obtenir principalement la réparation de son préjudice
Le ministère public, au nom de la société, afin de demander principalement une peine contre l’auteur d’une infraction
La victime, au nom de la société, afin d’obtenir principalement une peine contre l’auteur d’une infraction

Le ministère public, au nom de la société, afin de demander principalement une peine contre l’auteur d’une infraction

Explication

L’action publique est exercée par le ministère public au nom de la société et tend principalement à l’application d’une peine à l’auteur d’une infraction. La victime défend son intérêt privé lorsqu’elle se constitue partie civile, ce qui correspond à l’action civile plutôt qu’à l’action publique.

16. Quel critère la compétence d’attribution utilise-t-elle pour déterminer la juridiction compétente ?

Le lieu de conclusion du contrat
La matière du litige
La nationalité des parties
Le domicile du défendeur

La matière du litige

Explication

La compétence d’attribution repose sur la nature ou la matière du litige afin d’identifier le type de juridiction compétent. Le domicile du défendeur relève de la compétence territoriale, et non de la compétence d’attribution.

17. Dans une affaire civile ordinaire, quelle juridiction est en principe territorialement compétente ?

Celle du lieu de naissance du défendeur
Celle du domicile du défendeur
Celle du domicile du demandeur
Celle du siège de la cour d’appel

Celle du domicile du défendeur

Explication

La compétence territoriale désigne la juridiction compétente en fonction de sa localisation, généralement celle du domicile du défendeur. Le domicile du demandeur ne constitue pas la règle générale applicable.

18. Quelle distinction caractérise les juridictions de droit commun et les juridictions d’exception ?

Les premières statuent en appel, les secondes rendent les décisions du premier degré dans toutes les matières
Les premières jugent les affaires pénales, les secondes examinent les litiges civils selon le lieu concerné
Les premières ont une compétence de principe, les secondes interviennent dans les matières prévues par des textes spécifiques
Les premières appliquent des règles générales, les secondes disposent d’une compétence générale pour les litiges spécialisés

Les premières ont une compétence de principe, les secondes interviennent dans les matières prévues par des textes spécifiques

Explication

Les juridictions de droit commun peuvent connaître des affaires en vertu d’une compétence générale de principe, tandis que les juridictions d’exception tiennent leur compétence de textes particuliers. Une juridiction d’exception n’a donc pas une compétence générale dans son domaine.

19. Que permet le double degré de juridiction à la partie qui interjette appel ?

Obtenir automatiquement l’annulation du jugement rendu en première instance
Faire transférer l’affaire devant une juridiction spécialisée selon le lieu du procès
Faire contrôler la conformité de la décision aux règles de droit sans revoir les faits
Faire réexaminer les faits et le droit par une juridiction supérieure

Faire réexaminer les faits et le droit par une juridiction supérieure

Explication

L’appel permet à une juridiction supérieure de rejuger l’affaire sur les faits et sur le droit, dans les limites de l’appel. Le contrôle limité aux règles de droit correspond au pourvoi en cassation, et non à l’appel.

20. Une cour d’appel qui maintient la décision rendue en première instance prononce quel type d’arrêt ?

Un arrêt de cassation
Un arrêt de renvoi
Un arrêt infirmatif
Un arrêt confirmatif

Un arrêt confirmatif

Explication

L’arrêt confirmatif conserve la décision du premier juge, tandis que l’arrêt infirmatif la modifie totalement ou partiellement. Le fait de maintenir le jugement exclut donc une infirmation.

21. Quelle est la compétence de principe du tribunal judiciaire ?

Connaître des affaires civiles et commerciales non attribuées à une autre juridiction
Examiner les recours dirigés contre les décisions administratives
Trancher les contestations entre commerçants et les actes de commerce
Juger les litiges individuels opposant salariés et employeurs

Connaître des affaires civiles et commerciales non attribuées à une autre juridiction

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun du premier degré et connaît des affaires civiles et commerciales qui ne relèvent pas d’une juridiction spécialisée. Les litiges du travail et les contestations commerciales précises relèvent respectivement d’autres juridictions.

22. Quel litige relève en principe du conseil de prud’hommes ?

Un conflit individuel entre un salarié et son employeur au sujet du contrat de travail
Un litige collectif concernant une grève dans une entreprise
Une contestation entre deux sociétés portant sur une vente commerciale
Une demande relative à la liquidation judiciaire d’une entreprise

Un conflit individuel entre un salarié et son employeur au sujet du contrat de travail

Explication

Le conseil de prud’hommes juge les litiges individuels du travail opposant salariés et employeurs. Les litiges collectifs, comme ceux liés aux grèves, relèvent du tribunal judiciaire, tandis que les litiges commerciaux et les procédures concernant les entreprises en difficulté relèvent du tribunal de commerce.

23. Quelle affaire relève de la compétence du tribunal de commerce ?

Une contestation entre deux commerçants au sujet d’un acte de commerce
Un conflit individuel entre un salarié et son employeur
Un litige collectif relatif à une grève dans une entreprise
Une demande en responsabilité civile entre deux particuliers

Une contestation entre deux commerçants au sujet d’un acte de commerce

Explication

Le tribunal de commerce connaît notamment des contestations entre commerçants et des actes de commerce, ainsi que, en principe, des procédures concernant les entreprises en difficulté. Les litiges individuels du travail relèvent du conseil de prud’hommes, tandis que les autres situations peuvent relever du tribunal judiciaire.

24. Quelle juridiction pénale est compétente pour juger un délit ?

Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
Le tribunal de police
La cour criminelle

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel juge les délits, tandis que le tribunal de police connaît des contraventions et les juridictions criminelles des crimes. La cour d’assises n’est donc pas compétente pour un délit.

25. Quelle peine principale caractérise une contravention relevant du tribunal de police ?

Une peine d’emprisonnement pouvant atteindre dix ans
Une peine de réclusion pouvant aller jusqu’à la perpétuité
Une réclusion criminelle d’au moins dix ans
Une amende pouvant atteindre 1 500 euros

Une amende pouvant atteindre 1 500 euros

Explication

Le tribunal de police juge les contraventions des cinq classes, dont l’amende peut atteindre 1 500 euros, ou 3 000 euros en cas de récidive. L’emprisonnement relève des sanctions prévues pour les délits ou les crimes.

26. Quelle composition correspond à la cour d’assises en première instance ?

Un magistrat professionnel et trois juges consulaires
Trois magistrats professionnels et six jurés citoyens
Cinq magistrats professionnels sans participation de jurés
Deux magistrats professionnels et neuf jurés citoyens

Trois magistrats professionnels et six jurés citoyens

Explication

En première instance, la cour d’assises comprend trois magistrats professionnels et six jurés citoyens. Les autres compositions proposées ne correspondent pas à cette juridiction criminelle.

27. Depuis quelle date la cour criminelle juge-t-elle certains crimes commis par des majeurs non récidivistes ?

Depuis le 1er janvier 2023
Depuis le 1er septembre 2024
Depuis le 30 décembre 1977
Depuis le 1er janvier 2020

Depuis le 1er janvier 2023

Explication

La cour criminelle exerce cette compétence depuis le 1er janvier 2023 pour certains crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion commis par des majeurs non récidivistes. La loi de 1977 concerne la gratuité de la justice, non la création de cette compétence.

28. Quelle est la mission principale de la Cour de cassation ?

Juger en première instance les infractions les plus graves
Organiser les audiences des tribunaux de l’ordre judiciaire
Contrôler l’application des règles de droit sans rejuger les faits
Réexaminer les faits et les preuves comme une juridiction d’appel

Contrôler l’application des règles de droit sans rejuger les faits

Explication

La Cour de cassation vérifie la conformité des décisions judiciaires aux règles de droit sans apprécier à nouveau les faits. Le réexamen des faits et du droit appartient aux juridictions saisies d’un appel.

29. Quel est l’objet du pourvoi en cassation ?

Faire examiner une affaire pour la première fois par une juridiction
Faire censurer une décision rendue en dernier ressort pour violation du droit
Suspendre automatiquement toute décision jusqu’à un nouvel appel
Obtenir un nouveau procès permettant de discuter tous les faits

Faire censurer une décision rendue en dernier ressort pour violation du droit

Explication

Le pourvoi en cassation est un recours extraordinaire contre une décision rendue en dernier ressort et porte sur sa conformité aux règles de droit. Il ne constitue pas un nouveau procès portant sur l’appréciation des faits.

30. Quelles décisions la Cour de cassation peut-elle rendre sur un pourvoi ?

Une confirmation, une relaxe ou une condamnation pénale nouvelle
Une annulation administrative, une grâce ou une amnistie
Un rejet, une cassation totale ou une cassation partielle
Une médiation, une transaction ou un classement sans suite

Un rejet, une cassation totale ou une cassation partielle

Explication

La Cour de cassation peut rejeter le pourvoi ou casser totalement ou partiellement la décision attaquée. Elle ne remplace pas la juridiction de jugement pour prononcer une nouvelle condamnation sur les faits.

31. Quelle distinction oppose correctement l’indépendance et l’impartialité du juge ?

L’indépendance concerne les preuves produites, tandis que l’impartialité fixe la durée des procédures
L’indépendance garantit la publicité des débats, tandis que l’impartialité protège contre les recours juridictionnels
L’indépendance protège contre les pressions extérieures, tandis que l’impartialité exclut un favoritisme dans le litige
L’indépendance impose l’égalité des parties, tandis que l’impartialité organise l’accès du public aux audiences

L’indépendance protège contre les pressions extérieures, tandis que l’impartialité exclut un favoritisme dans le litige

Explication

L’indépendance concerne les relations du juge avec les autres pouvoirs, alors que l’impartialité exige une position neutre à l’égard des parties. La publicité et l’égalité sont des principes distincts du service public de la justice.

32. Comment le principe d’égalité s’applique-t-il aux justiciables ?

Les différences de traitement sont interdites même lorsqu’elles reposent sur des situations différentes
Les personnes dans une situation identique doivent être jugées de manière identique
Toutes les personnes doivent recevoir exactement la même décision quelle que soit leur situation
Les juridictions peuvent traiter différemment des situations identiques selon leur appréciation

Les personnes dans une situation identique doivent être jugées de manière identique

Explication

L’égalité exige un traitement identique pour les justiciables placés dans une situation identique, tout en admettant des différences justifiées entre situations différentes. Elle ne commande donc pas une uniformité indépendante des circonstances.

33. Que garantit principalement la publicité des audiences ?

La possibilité pour les parties de choisir librement les personnes présentes à l’audience
Le droit pour les médias de filmer et diffuser chaque débat judiciaire
La suppression des exceptions permettant de tenir certaines audiences sans public
L’accès du public aux audiences afin de renforcer la confiance et l’impartialité de la justice

L’accès du public aux audiences afin de renforcer la confiance et l’impartialité de la justice

Explication

La publicité permet aux citoyens d’assister aux audiences et contribue ainsi à la confiance dans la justice et à son impartialité. Elle n’accorde pas aux médias un droit général de filmer ou de diffuser les débats.

34. Quelle fonction distingue principalement les magistrats du parquet des magistrats du siège ?

Le parquet poursuit au nom de la société, tandis que le siège tranche les affaires
Le parquet conseille les parties, tandis que le siège prépare les transactions
Le parquet tranche les litiges, tandis que le siège dirige les poursuites
Le parquet représente les prévenus, tandis que le siège rédige les réquisitions

Le parquet poursuit au nom de la société, tandis que le siège tranche les affaires

Explication

Les magistrats du parquet représentent la société, apprécient l’opportunité des poursuites et prennent des réquisitions, alors que les magistrats du siège jugent et tranchent. Confondre ces fonctions revient à attribuer au parquet le pouvoir juridictionnel propre au siège.

35. Quelle protection statutaire caractérise les magistrats du siège ?

Ils sont nommés par les parties au litige
Ils changent de juridiction après chaque affaire
Ils peuvent être mutés sur décision du parquet
Ils ne peuvent être mutés sans leur accord

Ils ne peuvent être mutés sans leur accord

Explication

Les magistrats du siège bénéficient d’une protection statutaire qui s’oppose à leur mutation sans consentement. Les magistrats du parquet ne disposent pas de cette même garantie, ce qui rend l’intervention du parquet étrangère à cette protection.

36. Devant quelles juridictions l’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation intervient-il ?

Devant les juridictions administratives et les tribunaux judiciaires
Devant le Conseil d’État et la Cour de cassation
Devant les tribunaux judiciaires et les cours d’appel
Devant les juridictions de fond et les cours d’appel

Devant le Conseil d’État et la Cour de cassation

Explication

L’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation est spécialisé dans l’intervention devant ces deux juridictions suprêmes. L’avocat à la cour, lui, intervient devant les juridictions de fond et d’appel, ce qui correspond à un autre domaine de compétence.

37. Laquelle décrit le plus exactement les fonctions de l’avocat ?

Il plaide devant le juge et ne participe pas aux accords amiables
Il conseille et représente son client, prépare des accords et peut plaider
Il tranche les litiges et prononce les décisions judiciaires
Il représente la société et décide de l’opportunité des poursuites

Il conseille et représente son client, prépare des accords et peut plaider

Explication

L’avocat exerce plusieurs fonctions : conseil, représentation, préparation d’accords ou de transactions et, dans certains cas, plaidoirie. Réduire son activité à la seule prise de parole à l’audience ne tient pas compte de ses missions de conseil et de représentation.

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Que désigne la justice avec un « J » ?

La justice sociale, principe reconnaissant ce qui est juste.

Qu'explique de nombreux classements sans suite ?

Le manque de moyens et de preuves de la justice.

Qu'est-ce que l'action en justice ?

Le pouvoir légal de saisir un organe juridictionnel pour faire examiner une prétention.

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