QCM : Institutions judiciaires — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception décrit le mieux la justice comme notion philosophique et morale ?

Un système de règles rigides imposées par les institutions
Un idéal d’égalité et d’équité recherché dans les relations
Une procédure destinée à accélérer le règlement des litiges
Une sanction appliquée aux personnes qui enfreignent la loi

Un idéal d’égalité et d’équité recherché dans les relations

Explication

La justice est une valeur d’égalité et d’équité qui vise un équilibre dans les relations humaines. Le droit correspond plutôt à un ensemble de règles formalisées et plus rigides.

2. Quelle distinction caractérise la justice positivement juste et la justice idéalement juste ?

La première concerne les sanctions, la seconde concerne l’organisation des tribunaux
La première renvoie à une prétention légitime, la seconde à un idéal d’équité
La première vise l’égalité mathématique, la seconde répartit les richesses collectives
La première repose sur l’équité individuelle, la seconde sur une règle juridiquement écrite

La première renvoie à une prétention légitime, la seconde à un idéal d’équité

Explication

La justice positivement juste correspond à ce que chacun peut légitimement revendiquer, tandis que la justice idéalement juste se rapporte à un idéal d’équité fondé sur la raison et la sensibilité. Les autres réponses confondent cette distinction avec des fonctions ou des formes particulières de justice.

3. Quelle situation relève principalement de la justice commutative plutôt que de la justice distributive ?

Organiser collectivement la distribution des richesses par l’État
Attribuer une part du budget national à plusieurs administrations
Rétablir l’équilibre entre deux personnes après un échange inégal
Répartir les ressources publiques entre différentes catégories sociales

Rétablir l’équilibre entre deux personnes après un échange inégal

Explication

Selon la distinction attribuée à Aristote, la justice commutative rétablit une égalité mathématique entre des individus. La justice distributive concerne plutôt la répartition collective des richesses entre les individus et l’État.

4. Que risque un juge qui refuse de trancher un litige soumis à son examen ?

Une réduction de sa compétence limitée aux affaires civiles futures
Une qualification de déni de justice pouvant entraîner des sanctions pénales
Une simple réorientation administrative du dossier vers une autre juridiction
Une suspension automatique de la procédure jusqu’à l’accord des parties

Une qualification de déni de justice pouvant entraîner des sanctions pénales

Explication

L’article 4 du Code civil interdit au juge de refuser de statuer, car un tel refus constitue un déni de justice susceptible de sanctions pénales. Le juge ne peut donc pas se soustraire ainsi à sa mission de trancher le litige.

5. Pourquoi la justice est-elle qualifiée de service public placé sous le monopole de l’État ?

Elle permet aux parties de choisir librement l’autorité qui rendra la décision
Elle sert l’intérêt général et est administrée par le ministère de la Justice
Elle confie aux entreprises la décision finale dans les litiges entre citoyens
Elle défend les intérêts particuliers au moyen d’organismes privés spécialisés

Elle sert l’intérêt général et est administrée par le ministère de la Justice

Explication

La justice est un service public destiné à servir l’intérêt général et placé sous le monopole de l’État, avec une administration assurée par le ministère de la Justice. Les acteurs privés peuvent intervenir dans certains domaines, mais ils ne détiennent pas ce monopole.

6. Quelle évolution du budget de la justice correspond aux montants prévus entre 2024 et 2027 ?

9,7 milliards en 2024, 10,1 en 2025, 10,5 en 2026 et 10,7 en 2027
10,5 milliards en 2024, 10,7 en 2025, 11 en 2026 et 11,2 en 2027
10,1 milliards en 2024, 10,7 en 2025, 11 en 2026 et 11,5 en 2027
10,1 milliards en 2024, 10,5 en 2025, 10,7 en 2026 et 11 en 2027

10,1 milliards en 2024, 10,5 en 2025, 10,7 en 2026 et 11 en 2027

Explication

Les montants indiqués progressent de 10,1 milliards d’euros en 2024 à un objectif de 11 milliards en 2027, en passant par 10,5 puis 10,7 milliards. Les autres séries modifient au moins une valeur annuelle.

7. Que révèle la comparaison entre les places de prison et le nombre de personnes incarcérées ?

Environ 63 000 places accueillent près de 90 000 détenus, soit 130 % d’occupation
Environ 90 000 places accueillent près de 63 000 détenus, soit 70 % d’occupation
Environ 63 000 places accueillent près de 80 000 détenus, soit 115 % d’occupation
Environ 75 000 places accueillent près de 90 000 détenus, soit 120 % d’occupation

Environ 63 000 places accueillent près de 90 000 détenus, soit 130 % d’occupation

Explication

Les prisons disposent d’environ 63 000 places pour près de 90 000 personnes incarcérées, ce qui correspond à un taux d’occupation de 130 %. Cette situation s’accompagne d’environ 8 000 matelas au sol.

8. Quelle caractéristique définissait principalement l’organisation judiciaire avant la Révolution française ?

Une compétence concentrée dans quelques tribunaux républicains
Une multiplicité de juridictions royales, seigneuriales et spécialisées
Une répartition uniforme des affaires entre des juridictions identiques
Une organisation unifiée autour d’un code judiciaire national

Une multiplicité de juridictions royales, seigneuriales et spécialisées

Explication

Avant la Révolution, la justice reposait sur une diversité de juridictions liée au caractère coutumier et corporatiste de l’ancien droit. La Révolution a recherché davantage d’unité, ce qui distingue cette période de l’organisation antérieure.

9. Quel événement du 4 août 1789 a marqué une rupture révolutionnaire fondée sur l’égalité devant la justice ?

L’adoption de l’organisation judiciaire actuelle pendant la nuit du 4 août 1789
La suppression des juridictions spécialisées pendant la nuit du 4 août 1789
L’abolition des privilèges pendant la nuit du 4 août 1789
La création du Code de procédure pénale pendant la nuit du 4 août 1789

L’abolition des privilèges pendant la nuit du 4 août 1789

Explication

La nuit du 4 août 1789 a aboli les privilèges et symbolisé une rupture révolutionnaire fondée sur l’égalité devant la justice. Les codes et l’organisation judiciaire actuels sont postérieurs à cet événement.

10. Que désigne le dualisme juridictionnel en France ?

La coexistence des juridictions de première instance et des cours d’appel
La coexistence de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif
La distinction entre les tribunaux nationaux et les tribunaux européens
La séparation entre les juridictions civiles et les juridictions pénales

La coexistence de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif

Explication

Le dualisme juridictionnel correspond à l’existence de deux ordres étatiques de juridictions : judiciaire et administratif. Il ne se limite donc ni à la distinction civile-pénale ni aux degrés de juridiction.

11. Quel ordre est en principe compétent pour un litige opposant deux personnes privées au sujet d’un contrat ?

L’ordre judiciaire
L’ordre administratif
Le Conseil d’État en premier ressort
Le Tribunal des conflits

L’ordre judiciaire

Explication

Les litiges de droit privé relèvent en principe de l’ordre judiciaire. L’ordre administratif connaît principalement des litiges de droit public impliquant les personnes publiques.

12. Quel domaine relève principalement du droit public ?

La responsabilité entre personnes physiques privées
L’organisation de l’État et des collectivités publiques
La protection des intérêts patrimoniaux entre particuliers
La formation des contrats conclus entre consommateurs

L’organisation de l’État et des collectivités publiques

Explication

Le droit public organise l’État et les collectivités publiques et régit les relations impliquant des personnes morales de droit public. Les autres réponses décrivent des relations relevant plutôt du droit privé.

13. Quel principe la loi des 16 et 24 août 1790 a-t-elle posé ?

La suppression des juridictions chargées des affaires publiques
La possibilité pour le juge judiciaire de contrôler l’administration
La création d’un ordre juridictionnel européen commun
La séparation des autorités administratives et judiciaires

La séparation des autorités administratives et judiciaires

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 a établi la séparation des autorités administratives et judiciaires afin d’empêcher l’ingérence du juge judiciaire dans l’administration. Elle n’a donc pas autorisé le contrôle général de l’administration par ce juge.

14. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits ?

Réexaminer les décisions rendues par les cours d’appel
Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction
Contrôler la conformité des lois à la Constitution
Juger les infractions commises par les agents publics

Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction

Explication

Le Tribunal des conflits détermine quel ordre, administratif ou judiciaire, est compétent pour connaître d’un litige. Chaque ordre conserve toutefois la mission de juger normalement les affaires relevant de sa propre compétence.

15. Quelle composition correspond au Tribunal des conflits ?

Dix membres titulaires, nommés par les juridictions administratives
Six membres titulaires, issus à parts égales des deux ordres
Huit membres titulaires, tous issus de la Cour de cassation
Huit membres titulaires, répartis entre le Conseil d’État et la Cour de cassation

Huit membres titulaires, répartis entre le Conseil d’État et la Cour de cassation

Explication

Le Tribunal des conflits comprend huit membres titulaires : quatre conseillers d’État et quatre magistrats du siège de la Cour de cassation, ainsi que deux suppléants. Sa composition associe donc les deux ordres.

16. Dans quelle situation y a-t-il conflit positif ?

Les juridictions des deux ordres refusent de juger le même litige
Le Tribunal des conflits annule une décision administrative
L’administration conteste la compétence d’une juridiction judiciaire
Une juridiction judiciaire conteste une décision du Conseil d’État

L’administration conteste la compétence d’une juridiction judiciaire

Explication

Le conflit positif apparaît lorsque l’administration conteste la compétence d’une juridiction judiciaire. Le conflit négatif correspond, lui, au refus de compétence par les juridictions des deux ordres.

17. Quelle règle s’applique aux décisions du Tribunal des conflits ?

Elles sont rendues sans délai fixe et peuvent être révisées par la Cour de cassation
Elles sont rendues dans les trois mois et s’imposent sans recours
Elles sont rendues dans les six mois et peuvent être contestées en appel
Elles sont rendues dans les trois mois puis soumises au Conseil d’État

Elles sont rendues dans les trois mois et s’imposent sans recours

Explication

Le Tribunal des conflits doit statuer dans un délai de trois mois, et ses décisions s’imposent aux juridictions sans possibilité de recours. Il ne constitue donc pas une juridiction dont les décisions seraient renvoyées à un ordre supérieur.

18. Comment les juridictions françaises sont-elles structurées selon les degrés de juridiction ?

En deux degrés comprenant la première instance et la Cour de cassation
En première instance et en appel, puis avec deux juridictions suprêmes hors troisième degré
En une instance unique contrôlée par les cours d’appel et le Conseil d’État
En trois degrés successifs comprenant la première instance, l’appel et la cassation

En première instance et en appel, puis avec deux juridictions suprêmes hors troisième degré

Explication

Les deux degrés sont la première instance et l’appel. La Cour de cassation et le Conseil d’État se situent au-dessus, mais ne constituent pas un troisième degré car ils ne rejugent pas l’affaire comme une juridiction d’appel.

19. Que permet l’appel contre une décision de première instance ?

Faire contrôler principalement l’application du droit par la Cour de cassation
Faire trancher directement la compétence entre les deux ordres
Demander l’annulation automatique de la décision contestée
Obtenir un réexamen de l’affaire en fait et en droit

Obtenir un réexamen de l’affaire en fait et en droit

Explication

L’appel permet à une juridiction de deuxième instance de réexaminer l’affaire en fait et en droit. Le contrôle principalement juridique de la décision relève du pourvoi en cassation.

20. Quelle règle peut s’appliquer en matière civile à un litige inférieur à 5 000 euros ?

Le jugement doit être réexaminé par une cour d’appel avant son exécution
Le jugement peut être rendu en premier et dernier ressort, sans appel
Le montant impose un examen successif par les deux ordres de juridiction
Le litige relève directement de la Cour de cassation sans jugement initial

Le jugement peut être rendu en premier et dernier ressort, sans appel

Explication

En matière civile, certains litiges inférieurs à 5 000 euros sont jugés en premier et dernier ressort, ce qui exclut l’appel. Cette règle concerne le degré de juridiction et non un transfert vers l’ordre administratif.

21. Dans quel cas une juridiction de droit commun est-elle compétente ?

Lorsqu’une juridiction spécialisée lui délègue une affaire particulière
Lorsqu’une partie choisit librement cette juridiction après le litige
Lorsqu’un texte précis lui attribue expressément une catégorie d’affaires
Lorsqu’aucun texte spécial n’attribue l’affaire à une autre juridiction

Lorsqu’aucun texte spécial n’attribue l’affaire à une autre juridiction

Explication

La juridiction de droit commun possède une compétence générale et intervient lorsqu'aucun texte spécial ne confie l’affaire à une autre juridiction. La compétence fondée sur une attribution précise caractérise plutôt une juridiction d’exception.

22. Qu’est-ce qui caractérise une juridiction d’exception ?

Sa compétence dépend du choix des parties au procès
Sa compétence s’étend à toutes les matières civiles
Sa compétence couvre les litiges non attribués ailleurs
Sa compétence est spécialement fixée par un texte précis

Sa compétence est spécialement fixée par un texte précis

Explication

Une juridiction d’exception ne peut connaître que des affaires entrant dans la compétence spécialement définie par un texte. La compétence générale relève de la juridiction de droit commun.

23. Quelle juridiction constitue la juridiction civile de droit commun en première instance ?

La cour de cassation
Le tribunal judiciaire
Le tribunal correctionnel
La cour d’appel

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun du premier degré. La cour d’appel est la juridiction de droit commun du second degré, et les autres juridictions citées ont une compétence différente.

24. Quelle juridiction pénale juge en principe les délits ?

Le tribunal correctionnel
La cour d’appel
La cour d’assises
Le tribunal de police

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel est compétent pour juger les délits. Le tribunal de police connaît des contraventions, tandis que les crimes relèvent de la cour d’assises ou de la cour criminelle départementale.

25. Que signifie le principe de continuité du service public de la justice ?

Le service doit fonctionner de manière permanente et régulière
Le service doit modifier ses règles selon chaque demande
Le service doit appliquer une procédure identique à chaque affaire
Le service doit rester indépendant des convictions des usagers

Le service doit fonctionner de manière permanente et régulière

Explication

La continuité exige un fonctionnement permanent et régulier du service public de la justice, conformément à l’article L111-4 du Code de l’organisation judiciaire. L’égalité des procédures et la neutralité correspondent à d’autres principes.

26. Sur quels aspects du service public judiciaire s’applique le principe d’égalité devant la justice ?

Sur la composition identique de toutes les juridictions
Sur la suppression de toute différence entre les litiges
Sur l’accès à la justice et son fonctionnement
Sur l’application d’une procédure identique à chaque partie

Sur l’accès à la justice et son fonctionnement

Explication

L’égalité impose que chacun soit jugé équitablement sans discrimination et concerne à la fois l’accès et le fonctionnement de la justice. Elle n’exige pas que toutes les procédures ou tous les litiges soient identiques.

27. À quoi oblige le principe de mutabilité du service public de la justice ?

À adapter le service aux évolutions de la société, du droit et de l’intérêt général
À assurer une présence identique des juridictions dans chaque territoire
À réserver l’évolution du service aux décisions des parties au procès
À maintenir les mêmes règles malgré les changements sociaux et juridiques

À adapter le service aux évolutions de la société, du droit et de l’intérêt général

Explication

La mutabilité signifie que le service public de la justice doit pouvoir s’adapter aux évolutions de la société, de la législation et de l’intérêt général. Le maintien inchangé des règles contredirait précisément cette exigence d’adaptation.

28. Que recouvre la gratuité de la justice ?

Les avocats sont rémunérés directement par le budget des tribunaux
L’ensemble des frais du procès est supprimé pour les parties
Les parties ne supportent jamais de frais liés à leur affaire
L’acte de juger n’est pas facturé directement au justiciable

L’acte de juger n’est pas facturé directement au justiciable

Explication

La gratuité concerne l’acte de juger : le justiciable ne paie pas directement le juge, qui est rémunéré par l’État. Elle n’empêche pas l’existence de frais de procédure, d’avocat ou d’autres dépenses liées au procès.

29. Quelle distinction oppose les dépens aux frais irrépétibles ?

Les dépens sont réservés aux affaires pénales, contrairement aux frais irrépétibles
Les dépens rémunèrent l’avocat, contrairement aux frais irrépétibles
Les dépens sont en principe récupérables, contrairement aux frais irrépétibles
Les dépens sont toujours gratuits, contrairement aux frais irrépétibles

Les dépens sont en principe récupérables, contrairement aux frais irrépétibles

Explication

Les dépens regroupent les frais directement liés à la procédure et sont en principe récupérables auprès de la partie perdante. Les honoraires d’avocat, qui relèvent des frais irrépétibles, ne sont pas automatiquement remboursés.

30. Dans quelle situation une contribution pour la justice économique peut-elle être due depuis le 1er janvier 2025 ?

Lorsqu’une association demande réparation dès que le procès comporte plusieurs parties
Lorsqu’un particulier engage toute action civile dont la valeur dépasse 5 000 euros
Lorsqu’une entreprise publique engage une procédure sans condition liée au montant demandé
Lorsqu’une personne privée ou morale employant au moins 250 salariés présente des demandes dépassant 50 000 euros

Lorsqu’une personne privée ou morale employant au moins 250 salariés présente des demandes dépassant 50 000 euros

Explication

La contribution peut concerner une personne physique ou une personne morale de droit privé employant au moins 250 salariés lorsque le montant total des prétentions dépasse 50 000 euros. Les autres situations proposées ne réunissent pas les conditions prévues.

31. Quel est l’objet de l’aide juridictionnelle ?

Financer les procès sans examiner la situation financière du demandeur
Prendre en charge totalement ou partiellement les frais du procès selon les ressources et le patrimoine
Rembourser automatiquement tous les frais engagés par la partie gagnante
Exonérer chaque justiciable du paiement des honoraires d’avocat

Prendre en charge totalement ou partiellement les frais du procès selon les ressources et le patrimoine

Explication

L’aide juridictionnelle prend en charge tout ou partie des frais d’un procès après examen des ressources et du patrimoine du demandeur par le bureau d’aide juridictionnelle. Elle ne constitue donc ni un remboursement automatique ni un dispositif accordé sans condition financière.

32. Quelle distinction décrit correctement l’indépendance et l’impartialité du juge dans un procès équitable ?

L’indépendance exige l’absence de préjugé, tandis que l’impartialité le protège des pressions extérieures.
L’indépendance organise la publicité des audiences, tandis que l’impartialité garantit le droit de répondre.
L’indépendance le protège des pressions, tandis que l’impartialité lui impose de ne favoriser aucune partie.
L’indépendance permet au juge de choisir les parties entendues, tandis que l’impartialité impose leur accord.

L’indépendance le protège des pressions, tandis que l’impartialité lui impose de ne favoriser aucune partie.

Explication

L’indépendance protège le juge contre les pressions, alors que l’impartialité exige qu’il ne favorise aucune partie. La confusion entre ces deux garanties inverse précisément leurs fonctions respectives.

33. Un juge reçoit les conclusions et les pièces d’une partie sans les communiquer à son adversaire avant de statuer : quel principe est méconnu ?

Le principe du contradictoire, car chaque partie doit pouvoir connaître les arguments et les preuves adverses et y répondre.
Le principe d’inamovibilité, car le juge doit conserver son poste pendant toute la procédure.
Le principe de publicité, car toute pièce doit être consultable par l’ensemble du public avant l’audience.
Le principe d’impartialité, car le juge ne peut examiner aucune pièce produite par une seule partie.

Le principe du contradictoire, car chaque partie doit pouvoir connaître les arguments et les preuves adverses et y répondre.

Explication

Le contradictoire impose que chaque partie puisse prendre connaissance des arguments et preuves de son adversaire et y répondre. La publicité concerne l’accès du public aux audiences, et non la communication procédurale entre les parties.

34. Dans quelle situation le huis clos peut-il être décidé malgré le principe de publicité des débats ?

Lorsqu’un avocat demande que les échanges restent confidentiels pour sa stratégie.
Lorsqu’un juge estime que l’audience comporte des arguments juridiquement complexes.
Lorsqu’une partie souhaite éviter que le public connaisse le montant de sa demande.
Lorsqu’il est nécessaire de protéger notamment la vie privée d’une personne.

Lorsqu’il est nécessaire de protéger notamment la vie privée d’une personne.

Explication

Les audiences sont en principe ouvertes au public, mais le huis clos peut notamment protéger la vie privée. La complexité juridique ou la préférence stratégique d’une partie ne constitue pas, en soi, la justification indiquée.

35. Quel est l’objectif principal des modes alternatifs de règlement des différends, comme la médiation et la conciliation ?

Désengorger les tribunaux et accélérer le règlement des litiges.
Accroître la publicité des audiences afin de favoriser le contrôle du public.
Remplacer les magistrats par des professionnels chargés de rendre des décisions obligatoires.
Réserver les litiges civils aux parties qui renoncent à toute intervention judiciaire.

Désengorger les tribunaux et accélérer le règlement des litiges.

Explication

La médiation et la conciliation visent notamment à réduire l’encombrement des tribunaux et à régler plus rapidement les litiges. Elles ne remplacent pas les magistrats par des décideurs exerçant la fonction de juger.

36. Quelle fonction caractérise les magistrats du parquet par rapport aux magistrats du siège ?

Ils représentent la société, veillent à l’ordre public et requièrent l’application de la loi.
Ils tranchent les litiges et rendent les décisions au nom de la juridiction saisie.
Ils assurent la tenue matérielle des dossiers et l’authentification des actes de procédure.
Ils authentifient les actes juridiques et confèrent une force particulière aux conventions.

Ils représentent la société, veillent à l’ordre public et requièrent l’application de la loi.

Explication

Les magistrats du parquet représentent la société, veillent à l’ordre public et requièrent l’application de la loi. Les magistrats du siège exercent, eux, la fonction de trancher les litiges et de rendre les décisions.

37. Quelle caractéristique définit les officiers ministériels ?

Ils sont des magistrats chargés de représenter la société devant les juridictions pénales.
Ils interviennent comme médiateurs sans bénéficier d’une charge ni d’un monopole professionnel.
Ils détiennent une charge leur accordant un monopole professionnel, comme certains commissaires de justice ou notaires.
Ils sont des fonctionnaires affectés à la rédaction des décisions rendues par les magistrats du siège.

Ils détiennent une charge leur accordant un monopole professionnel, comme certains commissaires de justice ou notaires.

Explication

Les officiers ministériels sont titulaires d’une charge qui leur confère un monopole professionnel ; les commissaires de justice et les notaires en sont notamment des exemples. Ils ne se définissent donc ni par la fonction de juger ni par celle de représenter le parquet.

38. Quelle réforme a créé le tribunal judiciaire à compter du 1er janvier 2020 ?

La loi de programmation du 23 mars 2019 a fusionné le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance.
Une réforme de 2018 a fusionné les cours d’appel et les tribunaux de commerce dans chaque département.
La loi de programmation du 23 mars 2019 a supprimé les tribunaux d’instance sans créer de nouvelle juridiction.
Une loi de 2020 a remplacé les tribunaux judiciaires par des juridictions civiles spécialisées.

La loi de programmation du 23 mars 2019 a fusionné le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance.

Explication

La loi de programmation du 23 mars 2019 a fusionné le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance pour former le tribunal judiciaire à partir du 1er janvier 2020. La réforme n’a pas supprimé ces juridictions sans leur substituer une structure nouvelle.

39. Dans quel domaine le tribunal judiciaire exerce-t-il sa compétence de droit commun en première instance ?

Les affaires commerciales confiées au tribunal de commerce dès qu’elles concernent un professionnel inscrit.
Les infractions pénales réservées aux juridictions répressives, indépendamment de leur qualification.
Les litiges civils et commerciaux qui ne relèvent pas d’une juridiction d’exception, quel que soit leur montant.
Les litiges administratifs attribués aux tribunaux administratifs, lorsque leur montant dépasse un seuil légal.

Les litiges civils et commerciaux qui ne relèvent pas d’une juridiction d’exception, quel que soit leur montant.

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun en première instance et connaît des litiges civils et commerciaux qui ne relèvent pas d’une juridiction d’exception, sans considération du montant. Les matières administratives et pénales relèvent d’autres ordres ou juridictions.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Institutions judiciaires.

Qu'est-ce que la justice selon sa définition philosophique et morale ?

Une valeur d’égalité et d’équité visant l’équilibre des relations.

Qu'est-ce que la justice positivement juste ?

Ce à quoi chacun peut légitimement prétendre.

Qu'est-ce que la justice idéalement juste ?

Ce qui est conforme à l’équité de la raison et de la sensibilité.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Institutions judiciaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM