QCM : Introduction au droit commercial et propriété industrielle — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère permet de qualifier un acte de commerce par nature ?

Sa forme juridique, même accomplie par un non-commerçant
Son inscription au registre du commerce
Son objet commercial, indépendamment de la personne qui l’accomplit
Son lien avec une activité commerciale principale

Son objet commercial, indépendamment de la personne qui l’accomplit

Explication

L’acte de commerce par nature est commercial en raison de son objet, sans tenir compte de la qualité de celui qui l’accomplit. La forme juridique relève au contraire des actes de commerce par la forme.

2. Quel effet principal entraîne la qualification d’un acte de commerce ?

L’application du droit commercial et de ses règles propres
La nullité automatique de l’acte
La transformation de l’auteur en artisan
L’obligation de passer par un notaire

L’application du droit commercial et de ses règles propres

Explication

La qualification d’acte de commerce fait entrer l’opération dans le champ du droit commercial, avec ses règles spécifiques. Elle ne rend pas l’acte nul et ne suppose pas nécessairement un notaire.

3. Quel acte est toujours commercial en raison de sa forme ?

Un acte civil accessoire
Un acte de commerce par la forme
Un acte de consommation
Un acte patrimonial personnel

Un acte de commerce par la forme

Explication

Les actes de commerce par la forme sont commercialement qualifiés par leur structure juridique, même s’ils sont réalisés par un non-commerçant. Un acte accessoire, lui, devient commercial par son rattachement à une activité commerciale.

4. Dans quel cas un acte civil par nature devient-il commercial ?

Lorsqu’il concerne un bien immobilier
Lorsqu’il est lié à une activité commerciale principale ou à la qualité de commerçant
Lorsqu’il est signé devant un officier public
Lorsqu’il est conclu entre deux particuliers

Lorsqu’il est lié à une activité commerciale principale ou à la qualité de commerçant

Explication

Un acte civil par nature peut devenir commercial par accessoire s’il se rattache objectivement à l’exploitation commerciale ou subjectivement à la qualité de commerçant. La signature devant un officier public ne suffit pas.

5. Que désigne la clientèle dans un fonds de commerce ?

Les créanciers du commerçant
Les personnes attachées au commerçant et à son établissement
Les passants attirés uniquement par l’emplacement
Les salariés de l’entreprise

Les personnes attachées au commerçant et à son établissement

Explication

La clientèle correspond aux personnes fidèles ou attachées au commerçant et à son établissement. Les personnes attirées par l’emplacement relèvent plutôt de l’achalandage.

6. Quel est le rôle du pas-de-porte lors de l’acquisition d’un fonds de commerce ?

Garantir le remboursement des loyers futurs
Remplacer l’immatriculation du commerçant
Transférer automatiquement le bail au profit de l’acheteur
Compenser la valeur de la clientèle et l’avantage commercial de l’emplacement

Compenser la valeur de la clientèle et l’avantage commercial de l’emplacement

Explication

Le pas-de-porte est une somme versée en plus du prix pour compenser la valeur économique attachée à la clientèle et à l’emplacement. Il ne remplace ni l’immatriculation ni le mécanisme de transfert du bail.

7. Quelle est la fonction principale de l’enseigne ?

Identifier le local où s’exerce l’entreprise
Garantir le renouvellement du bail
Désigner l’ensemble des biens du fonds
Remplacer le nom patronymique du commerçant

Identifier le local où s’exerce l’entreprise

Explication

L’enseigne sert à identifier le local ou le point de vente où l’activité est exercée. Le nom commercial, lui, identifie l’activité du commerçant auprès du public.

8. Pourquoi une homonymie entre deux établissements n’entraîne-t-elle pas toujours une concurrence déloyale ?

Parce que l’activité exercée et la distance entre les établissements peuvent éviter le risque de confusion
Parce que seule la couleur de l’enseigne compte
Parce qu’un nom commercial n’est jamais protégé
Parce que l’homonymie est toujours licite en toute circonstance

Parce que l’activité exercée et la distance entre les établissements peuvent éviter le risque de confusion

Explication

L’homonymie n’est fautive que si elle crée un risque de confusion, notamment selon l’activité exercée et l’éloignement géographique. Le simple fait de porter le même nom ne suffit donc pas toujours.

9. À quoi correspond le droit au bail commercial ?

À une simple autorisation administrative d’exploitation
Au droit d’occuper un immeuble comme locataire et d’obtenir le renouvellement du bail
Au droit de devenir propriétaire des murs
À la propriété du fonds de commerce

Au droit d’occuper un immeuble comme locataire et d’obtenir le renouvellement du bail

Explication

Le droit au bail commercial est le droit d’occuper le local loué et de bénéficier, en principe, du renouvellement du bail. Il ne transfère pas la propriété de l’immeuble.

10. Quelle différence caractérise le bail à l’américaine ?

Il impose une durée maximale de trois ans
Il écarte le pas-de-porte et le droit au bail, avec un loyer initial plus élevé
Il interdit toute révision du loyer
Il donne automatiquement un droit de propriété sur le local

Il écarte le pas-de-porte et le droit au bail, avec un loyer initial plus élevé

Explication

Le bail à l’américaine est présenté comme un bail sans pas-de-porte ni droit au bail, compensé par un loyer de départ plus important. Il ne confère pas de propriété sur les locaux.

11. Quelle est la durée minimale d’un bail commercial ?

Neuf ans
Douze ans
Cinq ans
Trois ans

Neuf ans

Explication

Le bail commercial est encadré par une durée minimale de neuf ans. Le bail dérogatoire, lui, est au plus de trois ans.

12. Quel indice est utilisé pour les activités commerciales ou artisanales lors de la révision du loyer ?

L’indice du coût de la construction uniquement
L’ILC
L’indice des prix à la consommation
L’ILAT

L’ILC

Explication

Pour les activités commerciales ou artisanales, la référence donnée est l’ILC. L’ILAT concerne les activités tertiaires et les professions libérales.

13. Quel est l’effet principal d’un refus de renouvellement sans motif grave et légitime ?

Le locataire devient automatiquement propriétaire du local
Le loyer est supprimé définitivement
Le bailleur doit en principe verser une indemnité d’éviction
Le bail est annulé rétroactivement

Le bailleur doit en principe verser une indemnité d’éviction

Explication

En cas de refus de renouvellement non justifié par un motif grave et légitime, le bailleur doit indemniser le locataire par une indemnité d’éviction. Le refus n’entraîne ni propriété du local ni annulation automatique du bail.

14. Dans quel délai le bailleur doit-il notifier le refus de renouvellement ?

Dans les trois mois après la fin du bail, par simple lettre
Dans l’année qui suit la demande, par téléphone
Dans les six mois avant le terme, par acte de commissaire de justice
Avant toute exploitation, par acte notarié

Dans les six mois avant le terme, par acte de commissaire de justice

Explication

Le refus de renouvellement doit être notifié par acte de commissaire de justice avec un préavis de six mois. Il doit aussi indiquer le motif allégué.

15. Quelle est la durée du monopole d’exploitation conféré par le brevet ?

Dix ans
La durée de vie de l’inventeur
Trente ans
Vingt ans

Vingt ans

Explication

Le brevet confère un monopole d’exploitation pendant vingt ans. Ce droit est territorialement limité aux États concernés.

16. Quelle sanction peut résulter du non-paiement des annuités fiscales du brevet ?

La déchéance rétroactive du brevet
Le renouvellement automatique du brevet
L’extension du monopole à 30 ans
La transformation du brevet en marque

La déchéance rétroactive du brevet

Explication

Le non-paiement des annuités fiscales entraîne la déchéance du brevet avec effet rétroactif à la date où l’annuité aurait dû être payée. Il ne prolonge pas la protection.

17. Quelle est la durée initiale de protection d’un dessin ou modèle ?

Dix ans
Vingt ans
Cinq ans
Une durée illimitée

Cinq ans

Explication

La protection initiale des dessins et modèles est de cinq ans et ouvre un droit exclusif. Elle peut ensuite être renouvelée.

18. Jusqu’à quelle durée maximale la protection d’un dessin ou modèle peut-elle être prolongée ?

Vingt-cinq ans
Cinquante ans
Trente ans
Dix ans

Vingt-cinq ans

Explication

Le renouvellement des dessins et modèles est possible dans la limite maximale de vingt-cinq ans. Au-delà, la protection peut éventuellement relever du droit d’auteur.

19. Quelles sont les deux conditions cumulatives de protection par le droit d’auteur ?

Une nouveauté absolue et un brevet
Une exploitation commerciale et une marque déposée
Une forme concrète et l’originalité
Un dépôt obligatoire et une publication

Une forme concrète et l’originalité

Explication

Le droit d’auteur protège une création seulement si elle est matérialisée dans une forme et si elle est originale. Un dépôt n’est pas nécessaire pour acquérir cette protection.

20. Que ne protège pas le droit d’auteur en lui-même ?

Les logiciels
Les œuvres audiovisuelles
La forme d’expression de l’œuvre
Les idées ou les informations prises isolément

Les idées ou les informations prises isolément

Explication

Le droit d’auteur ne protège pas l’idée seule, mais la forme ou le mode d’expression de l’œuvre. Une reprise de l’idée sans reprise de la forme n’est donc pas forcément contrefaisante.

21. Quel droit permet à l’auteur de décider quand et sous quelle forme l’œuvre sera communiquée au public ?

Le droit de suite
Le droit au respect du nom
Le droit de divulgation
Le droit de reproduction

Le droit de divulgation

Explication

Le droit de divulgation donne à l’auteur le pouvoir de choisir le moment et les modalités de communication de l’œuvre au public. C’est une prérogative essentielle du droit moral.

22. À qui profite le droit de suite ?

À tous les auteurs pour chaque exploitation de leur œuvre
Aux artistes graphiques et plastiques lors des ventes successives du support matériel
Aux éditeurs lors de la première publication
Aux acquéreurs du support matériel

Aux artistes graphiques et plastiques lors des ventes successives du support matériel

Explication

Le droit de suite est un droit spécial réservé aux artistes graphiques et plastiques, qui les associe aux reventes successives du support matériel de l’œuvre. Il ne concerne pas tous les auteurs de la même manière.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Introduction au droit commercial et propriété industrielle.

Actes de commerce — définition ?

Actes relevant du droit commercial, par nature, forme ou accessoire.

Qualité de commerçant — rôle ?

Statut juridique soumis au droit commercial, basé sur la qualification des actes.

Actes de commerce par nature — critère ?

Réputés commerciaux en raison de leur objet, indépendamment de la personne.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au droit commercial et propriété industrielle.

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