QCM : Introduction au droit constitutionnel (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation illustre l’exercice d’un droit subjectif par une personne ?

Le Parlement adopte une loi organisant les contrats
Une personne agit en justice pour défendre ses intérêts
Un tribunal définit les sanctions d’une infraction
L’État édicte des règles applicables à la société

Une personne agit en justice pour défendre ses intérêts

Explication

Le droit subjectif est une faculté reconnue à une personne, comme agir en justice ou gérer son patrimoine. La production de règles générales relève plutôt du droit objectif.

2. Que désigne le droit objectif ?

La faculté individuelle d’exercer une action juridiquement reconnue
Le pouvoir donné à un électeur de participer à un scrutin
L’ensemble des règles étatiques qui régissent les relations sociales
La possibilité pour une personne de gérer librement son patrimoine

L’ensemble des règles étatiques qui régissent les relations sociales

Explication

Le droit objectif regroupe les règles de conduite dictées et sanctionnées par l’État. Les autres réponses décrivent des facultés individuelles relevant du droit subjectif.

3. Quelle proposition correspond au relativisme juridique ?

Le droit applicable repose sur les mêmes institutions dans chaque pays
Les règles juridiques dépendent principalement des décisions des tribunaux
Chaque société peut adapter son droit à ses mœurs et à son contexte
Toutes les sociétés doivent adopter une organisation juridique identique

Chaque société peut adapter son droit à ses mœurs et à son contexte

Explication

Le relativisme juridique reconnaît que les sociétés élaborent des droits adaptés à leurs mœurs, leur géographie et leur contexte. Il ne suppose donc pas l’existence d’un modèle juridique universel unique.

4. Quel élément constitue un fondement de l’État de droit ?

La concentration des pouvoirs entre les mains du gouvernement
La priorité accordée aux décisions administratives individuelles
L’absence de protection juridique des libertés publiques
Le contrôle juridictionnel du respect des normes

Le contrôle juridictionnel du respect des normes

Explication

L’État de droit repose notamment sur la hiérarchie des normes, la garantie des droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs et le contrôle juridictionnel. La concentration des pouvoirs contredit cette organisation.

5. Dans quel domaine le droit privé intervient-il principalement ?

L’exercice des prérogatives liées à l’autorité publique
Les relations contractuelles entre personnes privées
L’organisation des rapports entre administrations publiques
La définition des compétences des institutions de l’État

Les relations contractuelles entre personnes privées

Explication

Le droit privé règle le statut et les relations des personnes privées, notamment dans les contrats, la famille, le commerce et le travail. Les rapports institutionnels et les prérogatives publiques relèvent principalement du droit public.

6. Quel principe caractérise l’acte type du droit privé ?

La décision administrative s’impose par une autorité unilatérale
Le juge détermine les engagements avant toute volonté des parties
L’administration fixe les obligations sans accord du destinataire
Le contrat repose sur le consentement mutuel des parties

Le contrat repose sur le consentement mutuel des parties

Explication

Le droit privé repose sur l’égalité des personnes et l’autonomie de la volonté, dont le contrat est l’expression type. La décision imposée unilatéralement correspond plutôt à l’action administrative.

7. Quel est l’objectif principal du droit public ?

Régler les relations familiales entre personnes privées
Organiser les personnes publiques dans la recherche de l’intérêt général
Déterminer les obligations réciproques de deux particuliers
Garantir la liberté contractuelle des entreprises privées

Organiser les personnes publiques dans la recherche de l’intérêt général

Explication

Le droit public règle les personnes publiques et leurs relations avec les personnes privées en visant la satisfaction de l’intérêt général. Les autres propositions concernent surtout des rapports de droit privé.

8. En France, quelle juridiction connaît en principe d’un litige entre deux personnes privées relatif à un contrat ?

Le Conseil constitutionnel
La juridiction administrative
Une autorité administrative indépendante
La juridiction civile

La juridiction civile

Explication

La dualité de juridiction française confie en principe les litiges de droit privé aux juridictions civiles. Les juridictions administratives connaissent principalement des litiges relevant du droit public.

9. Que règle principalement le droit constitutionnel ?

Les comportements sociaux sans portée institutionnelle
Les pratiques électorales observées dans chaque campagne
Les relations commerciales entre entreprises concurrentes
Le fonctionnement et l’action des pouvoirs publics de l’État

Le fonctionnement et l’action des pouvoirs publics de l’État

Explication

Le droit constitutionnel rassemble les règles relatives au fonctionnement des pouvoirs publics, aux institutions et aux lois qui gouvernent l’État. L’analyse des pratiques électorales et des rapports de force relève davantage de la science politique.

10. Quelle étape de la construction constitutionnelle française précède la première Constitution française de 1791 ?

L’adoption d’une réforme constitutionnelle sous la Ve République
La création des juridictions administratives au XXe siècle
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
La reconnaissance constitutionnelle du Préambule de 1946 en 1971

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 constitue une première étape de la construction constitutionnelle française, avant la Constitution de 1791. La décision de 1971 est postérieure de nombreuses années.

11. Comment définir la Constitution formelle ?

L’ensemble des pratiques politiques organisant concrètement le pouvoir
Les règles relatives aux droits fondamentaux quel que soit leur support
Les rapports de force entre gouvernants et groupes sociaux
L’ensemble des normes contenues dans le texte appelé Constitution

L’ensemble des normes contenues dans le texte appelé Constitution

Explication

La Constitution formelle désigne les normes contenues dans le texte appelé Constitution, indépendamment de leur nature ou de leur contenu. Les pratiques politiques et les rapports de force appartiennent plutôt à l’analyse matérielle ou politique du pouvoir.

12. Quel événement s’est produit le 16 juillet 1971 en droit constitutionnel français ?

Le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1946
Le Parlement a créé la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Le gouvernement a supprimé le contrôle juridictionnel des lois
La France a adopté sa première Constitution après la Déclaration de 1789

Le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1946

Explication

Le 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1946 et aux droits fondamentaux en censurant une loi. La première Constitution française date de 1791, tandis que la Déclaration des droits date de 1789.

13. Comment définir juridiquement l’État ?

Un ensemble d’institutions politiques dépourvu d’existence juridique autonome
Une abstraction juridique produisant des effets réels et regroupant les pouvoirs publics
Un groupe de gouvernants exerçant personnellement l’autorité politique sur une société
Une population partageant nécessairement une même identité nationale et culturelle

Une abstraction juridique produisant des effets réels et regroupant les pouvoirs publics

Explication

L’État est une abstraction juridique dotée d’effets réels qui désigne l’ensemble des pouvoirs publics organisant une société. Il ne se réduit donc ni aux gouvernants, ni aux seules institutions politiques, ni à une communauté nationale homogène.

14. Quels éléments doivent être réunis pour qu’un État existe ?

Une population, un territoire et un gouvernement
Un gouvernement, une population et une identité nationale
Un territoire, une armée et une monnaie
Une nation, une constitution et une capitale

Une population, un territoire et un gouvernement

Explication

L’existence de l’État repose sur la réunion d’une population, d’un territoire et d’un gouvernement. Une nation, une monnaie ou une armée peuvent être associées à certains États, mais elles ne constituent pas les trois éléments nécessaires indiqués ici.

15. Quelle relation entre population étatique et nation est juridiquement exacte ?

La population d’un État forme nécessairement une nation politiquement unifiée
Une nation correspond toujours à un territoire placé sous un gouvernement unique
Un État multinational ne peut pas posséder une population juridiquement constituée
Un État peut être multinational, tandis qu’une nation peut être répartie entre plusieurs États

Un État peut être multinational, tandis qu’une nation peut être répartie entre plusieurs États

Explication

La population d’un État ne constitue pas forcément une nation unique : un État peut être multinational et une nation peut être répartie entre plusieurs États. La nation coréenne illustre cette seconde situation.

16. Quelle distinction décrit correctement les eaux territoriales et la zone économique exclusive ?

Les eaux territoriales s’étendent jusqu’au plateau continental, tandis que la zone économique exclusive concerne l’espace aérien
Les eaux territoriales relèvent de la souveraineté étatique, tandis que la zone économique exclusive confère surtout des droits économiques
Les eaux territoriales et la zone économique exclusive donnent à l’État une compétence identique sur toutes les activités
Les eaux territoriales confèrent des droits économiques limités, tandis que la zone économique exclusive relève de la pleine souveraineté

Les eaux territoriales relèvent de la souveraineté étatique, tandis que la zone économique exclusive confère surtout des droits économiques

Explication

Les eaux territoriales sont soumises à la pleine souveraineté de l’État, alors que la zone économique exclusive lui confère principalement des droits économiques plus limités. Les deux espaces ne produisent donc pas le même degré de compétence étatique.

17. Quel est l’effet principal de la personnalité juridique de l’État ?

Les décisions publiques sont attribuées aux institutions politiques sans engager une personne morale étatique
Les actes administratifs appartiennent aux personnes physiques qui exercent temporairement une fonction publique
Les actes des autorités sont juridiquement attribués à l’État, personne morale distincte de ses représentants
Les actes des autorités sont considérés comme la propriété personnelle des gouvernants qui les accomplissent

Les actes des autorités sont juridiquement attribués à l’État, personne morale distincte de ses représentants

Explication

La personnalité juridique fait de l’État une personne morale distincte des personnes physiques qui le représentent et permet de lui attribuer les actes des autorités. L’attribution personnelle aux gouvernants relève au contraire d’une conception patrimoniale.

18. Pourquoi la personnalité juridique garantit-elle la continuité de l’État ?

Elle transforme les gouvernants successifs en titulaires permanents des droits de l’État
Elle rattache la durée de l’État à la stabilité de ses frontières et de ses institutions politiques
Elle maintient l’existence juridique de l’État malgré les changements de gouvernement, de population ou de territoire
Elle empêche toute modification du gouvernement et protège la composition permanente de la population

Elle maintient l’existence juridique de l’État malgré les changements de gouvernement, de population ou de territoire

Explication

La personnalité juridique assure la permanence et la continuité de l’État malgré les changements touchant son gouvernement, sa population ou son territoire. Elle ne rend donc ni le gouvernement, ni la population, ni les frontières immuables.

19. Que signifie la souveraineté de l’État ?

Une compétence administrative déléguée par l’État aux collectivités territoriales pour gérer leurs affaires locales
Une supériorité politique permettant à un État de placer les autres États sous son autorité juridique
Une capacité économique grâce à laquelle l’État contrôle ses ressources sans disposer d’une indépendance juridique
Un pouvoir de droit originaire et suprême qui rend l’État indépendant et lui permet d’imposer sa volonté sur son territoire

Un pouvoir de droit originaire et suprême qui rend l’État indépendant et lui permet d’imposer sa volonté sur son territoire

Explication

La souveraineté est un pouvoir de droit originaire et suprême qui rend l’État juridiquement indépendant, égal aux autres États et capable d’imposer sa volonté sur son territoire. Les collectivités territoriales ne sont pas souveraines, car leurs compétences tiennent de l’État.

20. Selon la théorie de l’autolimitation, comment l’État peut-il modifier les règles qu’il a posées ?

Il peut les modifier à condition d’obtenir l’accord préalable de tous les autres États souverains
Il peut les modifier en respectant les procédures préétablies, notamment pour réviser la Constitution
Il peut les modifier par une décision politique immédiate sans suivre les formes juridiques existantes
Il peut les modifier lorsque les collectivités territoriales autorisent l’adaptation des règles nationales

Il peut les modifier en respectant les procédures préétablies, notamment pour réviser la Constitution

Explication

La théorie de l’autolimitation admet que l’État puisse modifier ses propres règles, mais exige le respect des procédures préétablies, comme celles de la révision constitutionnelle. Une décision politique immédiate ne suffit donc pas à écarter ces formes juridiques.

21. Quelle caractéristique distingue l’État unitaire de l’État fédéral ?

Le centre exerce une autorité limitée par des collectivités qui possèdent une souveraineté juridiquement indépendante
Le pouvoir normatif est réparti entre le centre et les collectivités fédérées dotées d’une autonomie politique
Les collectivités territoriales disposent d’une compétence normative originaire égale à celle du pouvoir central
Le pouvoir normatif appartient initialement au centre, sans pouvoir normatif concurrent des collectivités territoriales

Le pouvoir normatif appartient initialement au centre, sans pouvoir normatif concurrent des collectivités territoriales

Explication

Dans l’État unitaire, le pouvoir normatif appartient initialement au centre et les collectivités territoriales ne disposent pas d’un pouvoir normatif concurrent. La répartition originaire du pouvoir entre centre et périphérie caractérise plutôt l’État fédéral.

22. Qu’est-ce qui caractérise un État fédéral ?

Le pouvoir normatif est réparti entre le centre et les collectivités fédérées, qui disposent d’une autonomie politique
Les collectivités fédérées exercent des compétences administratives attribuées par le pouvoir central sans autonomie politique
Le pouvoir normatif est concentré dans une autorité nationale chargée d’harmoniser les règles locales
Le pouvoir normatif appartient d’abord au centre, qui organise ensuite les compétences des collectivités territoriales

Le pouvoir normatif est réparti entre le centre et les collectivités fédérées, qui disposent d’une autonomie politique

Explication

L’État fédéral est un modèle pluraliste dans lequel le pouvoir normatif est réparti entre le centre et les collectivités fédérées, dotées d’une autonomie politique. La concentration initiale du pouvoir normatif au centre correspond à l’État unitaire.

23. Quelle caractéristique distingue la souveraineté de l’État des compétences des collectivités territoriales ?

Elle est un pouvoir originaire qui ne dépend pas d’une autorité supérieure
Elle s’exerce dans les limites fixées par les institutions territoriales
Elle résulte d’une délégation accordée par les collectivités territoriales
Elle concerne principalement la gestion administrative des services locaux

Elle est un pouvoir originaire qui ne dépend pas d’une autorité supérieure

Explication

La souveraineté est un pouvoir de droit originaire et suprême qui permet à l’État de déterminer lui-même ses institutions et ses compétences. Les collectivités territoriales disposent au contraire de compétences dépendant de la volonté de l’État.

24. Que signifie l’expression « compétence de ses compétences » appliquée à l’État selon Jelinek ?

L’État confie aux juridictions le soin de définir ses compétences
L’État peut déterminer l’étendue de ses propres compétences
L’État partage ses compétences constitutionnelles avec les collectivités
L’État exerce les compétences que les collectivités lui attribuent

L’État peut déterminer l’étendue de ses propres compétences

Explication

L’expression signifie que l’État possède la capacité de fixer lui-même l’étendue de ses compétences. Cette faculté ne correspond pas à la situation des collectivités territoriales, dont les compétences sont établies par l’État.

25. Dans un État de droit, que doit respecter une modification des règles étatiques, notamment une révision constitutionnelle ?

La décision administrative prise par les autorités territoriales
L’accord informel entre les principales institutions publiques
La pratique politique suivie par les gouvernements précédents
Les procédures préalablement fixées par les règles en vigueur

Les procédures préalablement fixées par les règles en vigueur

Explication

L’autolimitation de l’État implique que la modification des règles étatiques suive les procédures prévues, en particulier pour réviser la Constitution. Une pratique politique ou un accord informel ne remplace pas ces exigences procédurales.

26. Quel élément caractérise l’union personnelle entre plusieurs États ?

Une constitution commune répartissant les compétences entre les États membres
Des administrations communes, tandis que chaque État conserve sa souveraineté interne
Un traité instituant un nouvel État chargé de la défense et de la monnaie
Un chef commun, tandis que chaque État conserve ses lois et institutions

Un chef commun, tandis que chaque État conserve ses lois et institutions

Explication

L’union personnelle repose sur la présence d’un même chef, souvent un roi, sans fusion des lois ni des institutions des États concernés. La présence d’organes et d’administrations communs caractérise plutôt l’union réelle.

27. Quelle différence distingue principalement l’union réelle de l’union personnelle ?

L’union réelle crée un nouvel État souverain doté d’un pouvoir constitutionnel
L’union réelle ajoute des organes et administrations communs au chef unique
L’union réelle remplace le chef commun par une assemblée de représentants
L’union réelle supprime la souveraineté interne de chacun des États membres

L’union réelle ajoute des organes et administrations communs au chef unique

Explication

L’union réelle associe un chef unique à certains organes et administrations communs, alors que l’union personnelle repose principalement sur le partage du chef. Chaque État membre de l’union réelle conserve toutefois sa souveraineté interne.

28. Comment définir une confédération d’États ?

Un groupement fondé sur un traité entre États souverains coopérant dans certains domaines
Un État fédéral répartissant les compétences constitutionnelles entre ses membres
Une union personnelle réunissant des États sous l’autorité d’un même monarque
Une organisation où un centre politique unique dirige des collectivités autonomes

Un groupement fondé sur un traité entre États souverains coopérant dans certains domaines

Explication

La confédération est fondée sur un traité par lequel des États souverains coopèrent notamment pour la défense, l’économie ou la monnaie, sans créer un nouvel État souverain. Elle se distingue donc d’un État fédéral, qui constitue une organisation étatique commune.

29. Quel principe définit l’État unitaire par rapport à l’État fédéral ?

Un seul centre détient le pouvoir politique et le pouvoir normatif originaire
Les collectivités territoriales disposent d’un pouvoir législatif autonome
Plusieurs entités fédérées partagent le pouvoir constitutionnel avec l’État
Les autorités locales exercent une souveraineté propre sur leur territoire

Un seul centre détient le pouvoir politique et le pouvoir normatif originaire

Explication

Dans un État unitaire, un seul centre détient le pouvoir politique et le pouvoir normatif originaire, tandis que les collectivités disposent d’une autonomie administrative. Le partage du pouvoir constitutionnel caractérise plutôt l’État fédéral.

30. Quelle distinction décrit correctement la centralisation et la déconcentration ?

La centralisation transfère les compétences aux élus locaux, la déconcentration crée des collectivités autonomes
La centralisation concentre les décisions au centre, la déconcentration les confie localement à des agents de l’État
La centralisation répartit le pouvoir entre plusieurs centres, la déconcentration transfère la souveraineté locale
La centralisation organise des conseils élus, la déconcentration leur reconnaît un pouvoir législatif

La centralisation concentre les décisions au centre, la déconcentration les confie localement à des agents de l’État

Explication

La centralisation maintient les décisions au centre, tandis que la déconcentration permet à des agents locaux de l’État d’exercer certaines décisions administratives en son nom. Elle ne transfère donc pas le pouvoir à une autre personne juridique, contrairement à la décentralisation.

31. Que réalise la décentralisation dans un État unitaire ?

Elle attribue un pouvoir législatif autonome aux collectivités territoriales
Elle confie des compétences administratives à des agents locaux de l’État
Elle remplace le pouvoir central par plusieurs autorités souveraines locales
Elle transfère des compétences administratives à des autorités locales élues

Elle transfère des compétences administratives à des autorités locales élues

Explication

La décentralisation transfère des compétences administratives du pouvoir central vers des autorités locales dirigées par des conseils élus. Elle ne leur confère pas un pouvoir législatif autonome, qui dépasserait cette autonomie administrative.

32. Dans un État unitaire, quelle conséquence découle du principe d’indivisibilité de la souveraineté législative ?

Le représentant de l’État adopte les normes applicables aux collectivités territoriales
Un seul pouvoir législatif national édicte les règles applicables sur le territoire
Chaque collectivité adopte des lois propres dans les matières qui lui sont attribuées
Les collectivités appliquent des règles nationales sans possibilité d’adaptation locale

Un seul pouvoir législatif national édicte les règles applicables sur le territoire

Explication

L’indivisibilité de la souveraineté implique qu’un pouvoir législatif national fixe les règles, même si leur application peut varier selon les collectivités. Les collectivités territoriales peuvent adapter l’application des règles dans certaines limites, mais elles ne disposent pas pour autant de leur propre pouvoir législatif.

33. Quelle compétence normative les collectivités territoriales exercent-elles dans un État unitaire ?

Un pouvoir réglementaire résiduel pour exercer leurs compétences
Un pouvoir constituant pour organiser leurs institutions propres
Un pouvoir législatif autonome dans les matières locales
Un pouvoir judiciaire pour trancher les litiges territoriaux

Un pouvoir réglementaire résiduel pour exercer leurs compétences

Explication

Les collectivités territoriales disposent d’un pouvoir réglementaire résiduel destiné à l’exercice de leurs compétences. Le pouvoir législatif reste attribué au Parlement, sauf habilitation constitutionnelle particulière.

34. Depuis la loi du 2 mars 1982, comment le préfet conteste-t-il un acte local qu’il estime illégal ?

Il le réforme directement par une décision administrative motivée
Il le remplace par un règlement national applicable à la collectivité
Il le défère au tribunal administratif sans le réformer lui-même
Il le soumet au Conseil constitutionnel avant son entrée en vigueur

Il le défère au tribunal administratif sans le réformer lui-même

Explication

Depuis la loi du 2 mars 1982, le préfet exerce le contrôle de légalité en saisissant le tribunal administratif lorsqu’un acte local lui paraît illégal. Il ne peut plus modifier lui-même cet acte, contrairement à l’ancien mécanisme de tutelle.

35. Quelle conception de la communauté politique le Conseil constitutionnel a-t-il retenue dans sa décision sur le statut de la Corse du 9 mai 1991 ?

La Constitution reconnaît plusieurs peuples territoriaux dotés d’une identité politique propre
La Constitution distingue les citoyens selon leur origine pour organiser les collectivités
La Constitution reconnaît le peuple français composé de tous les citoyens français
La Constitution réserve la souveraineté nationale aux citoyens des territoires historiques

La Constitution reconnaît le peuple français composé de tous les citoyens français

Explication

Dans sa décision du 9 mai 1991, le Conseil constitutionnel affirme que la Constitution ne reconnaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction de race ni d’origine. Cette position s’oppose à la reconnaissance constitutionnelle de peuples territoriaux distincts.

36. Quelle caractéristique définit le mieux un État fédéral ?

Des États souverains réunis par un traité sans Constitution commune contraignante
Des entités fédérées souveraines internationalement et une fédération dépourvue de personnalité propre
Une fédération souveraine au niveau international et des entités dotées de compétences propres
Un État central qui délègue des compétences révocables à des collectivités territoriales

Une fédération souveraine au niveau international et des entités dotées de compétences propres

Explication

Dans un État fédéral, la fédération constitue l’État souverain sur le plan international, tandis que la Constitution garantit des compétences propres aux entités fédérées. Ces entités peuvent disposer d’une autonomie constitutionnelle, mais elles ne sont pas des États souverains dans l’ordre international.

37. Quelle distinction oppose principalement l’État fédéral à la confédération ?

L’État fédéral repose sur un traité entre États souverains, contrairement à la confédération
L’État fédéral est un État constitutionnel doté d’institutions propres, contrairement à la confédération
L’État fédéral laisse la personnalité internationale aux membres, contrairement à la confédération
L’État fédéral ne possède pas de pouvoir juridictionnel commun, contrairement à la confédération

L’État fédéral est un État constitutionnel doté d’institutions propres, contrairement à la confédération

Explication

L’État fédéral forme un véritable État, doté d’une Constitution ainsi que de pouvoirs exécutif, législatif et juridictionnel. La confédération ne crée pas un nouvel État souverain : ses membres conservent leur souveraineté internationale.

38. Que cherche à concilier le fédéralisme, comme l’exprime la devise américaine « E pluribus unum » ?

L’autonomie des communautés fédérées et la solidarité de l’État central
L’uniformité juridique des territoires et l’indépendance politique des collectivités
La souveraineté internationale des entités fédérées et la faiblesse du pouvoir central
La centralisation administrative et la disparition des institutions fédérées

L’autonomie des communautés fédérées et la solidarité de l’État central

Explication

Le fédéralisme vise à associer l’autonomie des communautés fédérées à la solidarité de l’État central, idée résumée par « E pluribus unum ». Il ne cherche donc ni à supprimer l’autonomie fédérée ni à transformer les entités en États souverains indépendants.

39. Quelle différence caractérise le fédéralisme par association et le fédéralisme par dissociation ?

L’association fédéralise un État unitaire, tandis que la dissociation réunit plusieurs États
L’association repose sur une décision judiciaire, tandis que la dissociation procède d’un traité international
L’association crée des collectivités locales, tandis que la dissociation supprime les institutions fédérées
L’association réunit plusieurs États, tandis que la dissociation fédéralise un État unitaire

L’association réunit plusieurs États, tandis que la dissociation fédéralise un État unitaire

Explication

Le fédéralisme par association naît de la réunion de plusieurs États libres ou confédérés autour d’une Constitution commune. Le fédéralisme par dissociation transforme un État unitaire en État fédéral afin notamment de prévenir son éclatement.

40. Pour quelle raison principale la Belgique est-elle devenue un État fédéral après la révision constitutionnelle du 14 juillet 1993 ?

Pour réunir plusieurs États indépendants dans une fédération européenne
Pour remplacer une confédération coloniale par une union constitutionnelle plus étroite
Pour limiter l’antagonisme entre les communautés wallonne et flamande
Pour attribuer aux provinces belges une souveraineté internationale propre

Pour limiter l’antagonisme entre les communautés wallonne et flamande

Explication

La Belgique, auparavant État unitaire depuis 1830, s’est fédéralisée en 1993 afin de limiter l’antagonisme entre Wallons et Flamands. Cette évolution relève d’un fédéralisme par dissociation, et non de la réunion de plusieurs États souverains.

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Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur Introduction au droit constitutionnel.

Qu'est-ce que le droit subjectif permet à un individu ?

D'accomplir certaines actions juridiques.

Qu'est-ce que le droit objectif regroupe ?

L'ensemble des règles de conduite humaine dictées et sanctionnées par l'État.

Que considère le relativisme juridique sur l'organisation du droit ?

Qu'il n'existe pas une seule manière correcte d'organiser le droit.

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