QCM : Le bail d’habitation — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels contrats figurent parmi les principaux types de baux ?

Le bail d’habitation, le bail rural et le bail commercial
La vente, la donation et la transaction
Le mandat, le dépôt et le prêt à usage
La copropriété, le bornage et l’hypothèque

Le bail d’habitation, le bail rural et le bail commercial

Explication

Les principaux baux comprennent notamment le bail d’habitation, le bail rural et le bail commercial, ainsi que plusieurs autres catégories. Les autres réponses désignent des contrats ou mécanismes juridiques qui ne constituent pas des types principaux de baux.

2. Quelle distinction caractérise le bail à loyer du Code civil par rapport au bail d’habitation ?

Il relève de la loi Mermaz et concerne la résidence principale
Il relève du louage de choses et suit un régime distinct
Il concerne les logements meublés soumis au régime saisonnier
Il s’applique aux locaux commerciaux exploités par une société

Il relève du louage de choses et suit un régime distinct

Explication

Le bail à loyer du Code civil correspond au louage de choses et relève d’un régime différent du bail d’habitation. Le bail d’habitation est, quant à lui, soumis à un régime spécial lorsqu’il entre dans le champ de la loi de 1989.

3. Quelles sont les principales exigences formelles du bail d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989 ?

Il doit être établi par acte notarié avec transcription foncière
Il doit être signé devant témoins et enregistré en mairie
Il doit être écrit, sous seing privé ou par acte authentique
Il peut rester verbal, avec confirmation par simple reçu

Il doit être écrit, sous seing privé ou par acte authentique

Explication

Le bail d’habitation doit être établi par écrit et peut prendre la forme d’un acte sous seing privé ou d’un acte authentique. Un accord verbal ne satisfait donc pas l’exigence formelle prévue pour ce contrat.

4. Dans quelle situation la loi du 6 juillet 1989 s’applique-t-elle impérativement ?

À une location vide destinée à la résidence principale du locataire
À une chambre située dans un foyer accueillant des résidents
À un logement de fonction attribué en raison d’un emploi
À une location meublée occupée pendant quelques semaines de vacances

À une location vide destinée à la résidence principale du locataire

Explication

La loi de 1989 vise notamment les locaux vides à usage d’habitation ou mixte professionnel lorsque le logement constitue la résidence principale du locataire. Les locations meublées, saisonnières, les foyers et les logements de fonction sont exclus du régime ordinaire.

5. Quelle location est exclue du régime ordinaire de la loi du 6 juillet 1989 ?

Une location saisonnière destinée à un séjour temporaire
Une location vide comportant un local accessoire au logement
Une location vide à usage mixte professionnel et d’habitation
Une location vide constituant la résidence principale du locataire

Une location saisonnière destinée à un séjour temporaire

Explication

Les locations saisonnières ne relèvent pas du régime ordinaire de la loi de 1989. Les autres situations décrivent des locations vides pouvant entrer dans son champ d’application lorsque le logement constitue la résidence principale.

6. Quelle condition doit notamment remplir le logement loué pour respecter les exigences de décence ?

Être équipé d’un mobilier complet et bénéficier d’un accès surveillé
Être situé dans un immeuble récent et disposer d’un garage privatif
Être soumis à une autorisation municipale et disposer d’un jardin clos
Présenter une performance énergétique minimale et ne pas menacer la santé

Présenter une performance énergétique minimale et ne pas menacer la santé

Explication

Un logement décent doit notamment préserver la sécurité et la santé, être exempt d’infestation, respecter une performance énergétique minimale et comporter les équipements nécessaires à l’habitation. L’ancienneté de l’immeuble, le garage ou le jardin ne constituent pas les critères généraux énoncés.

7. Quelles étapes composent l’analyse préalable et la préparation d’un bail ?

Vérifier les parties, le bien et les diagnostics, puis rédiger le bail et établir l’état des lieux
Choisir une caution, publier l’annonce et transmettre le dossier à la copropriété
Fixer le loyer, remettre les clés et attendre une éventuelle contestation du locataire
Signer l’acte, calculer les charges et demander ensuite les autorisations nécessaires

Vérifier les parties, le bien et les diagnostics, puis rédiger le bail et établir l’état des lieux

Explication

La préparation consiste à contrôler les parties, le bien, les autorisations et les diagnostics requis, avant de rédiger le bail et d’établir l’état des lieux d’entrée. Les autres réponses inversent certaines étapes ou omettent les vérifications préalables essentielles.

8. Qui peut signer un bail concernant un bien en indivision ?

Le locataire, dès lors qu’il obtient l’accord écrit d’un indivisaire
Les indivisaires représentant au moins deux tiers des droits, après information des autres
Les indivisaires détenant au moins la moitié des droits, sans formalité complémentaire
Un seul indivisaire, quelle que soit la proportion de ses droits dans le bien

Les indivisaires représentant au moins deux tiers des droits, après information des autres

Explication

Les indivisaires représentant au moins deux tiers des droits indivis peuvent signer le bail, à condition d’en informer les autres indivisaires. La détention d’une fraction moindre ou l’accord du locataire ne remplace pas cette règle.

9. Quelles vérifications le bailleur doit-il effectuer lorsqu’une caution personnelle est demandée ?

Contrôler uniquement l’identité de la caution et son adresse
Vérifier la solvabilité de la caution comme celle du preneur
Demander à la caution de garantir le bail sans recueillir d’informations financières
Examiner les revenus du preneur sans analyser la situation de la caution

Vérifier la solvabilité de la caution comme celle du preneur

Explication

Le bailleur doit apprécier la solvabilité du preneur et procéder à des vérifications comparables concernant la caution lorsqu’une garantie personnelle est demandée. Se limiter à l’identité ou ignorer la situation financière de la caution ne permet pas d’évaluer correctement la garantie.

10. Quels documents peuvent être annexés à un bail d’habitation ?

Le bilan comptable du bailleur, les procès-verbaux familiaux et les titres de transport
Le DPE, l’état des risques, les diagnostics requis, la notice d’information et l’état des lieux
Le permis de conduire, les factures personnelles et le règlement intérieur de l’employeur
Le registre des délibérations municipales, le contrat de travail et les relevés bancaires du locataire

Le DPE, l’état des risques, les diagnostics requis, la notice d’information et l’état des lieux

Explication

Les annexes peuvent notamment comprendre le DPE, l’état des risques, les diagnostics relatifs au plomb, au gaz, à l’électricité et à l’amiante, ainsi que la notice d’information et l’état des lieux. Les autres documents proposés ne correspondent pas aux annexes réglementaires mentionnées.

11. Quelle caractéristique définit une zone tendue ?

Une agglomération rurale où la demande de logements diminue régulièrement
Une urbanisation continue de plus de 50 000 habitants avec un accès difficile au logement
Une commune touristique de moins de 50 000 habitants avec des loyers saisonniers élevés
Un secteur résidentiel où les logements sociaux représentent une part importante

Une urbanisation continue de plus de 50 000 habitants avec un accès difficile au logement

Explication

Une zone tendue correspond à une urbanisation continue de plus de 50 000 habitants marquée par un déséquilibre entre l’offre et la demande. Une commune touristique ne relève pas automatiquement de cette définition juridique.

12. Comment le loyer est-il en principe fixé lors d’une nouvelle location hors zone tendue ?

Le montant est limité à 15 % du coût des travaux réalisés
Le montant est déterminé par une commission administrative locale
Le montant reprend le dernier loyer avec une hausse plafonnée par l’IRL
Le montant est fixé librement par le bailleur et le locataire

Le montant est fixé librement par le bailleur et le locataire

Explication

Hors zone tendue, la fixation du loyer est libre, sous réserve des règles générales applicables. Le plafonnement par rapport au précédent loyer concerne en principe les nouvelles locations situées en zone tendue.

13. Un bailleur réalise en zone tendue des travaux éligibles dont le coût réel TTC atteint 12 000 euros et remplit la condition de montant requise : quelle hausse annuelle maximale peut-il appliquer au titre de ces travaux ?

1 800 euros, correspondant à 15 % du coût réel TTC
15 % du montant total du nouveau loyer fixé après travaux
Une somme calculée à partir de l’ancien indice IRL
12 000 euros, correspondant à la totalité du coût réel TTC

1 800 euros, correspondant à 15 % du coût réel TTC

Explication

La hausse annuelle maximale correspond à 15 % du coût réel TTC des travaux, soit 0,15×12000=18000{,}15 \times 12\,000 = 1\,800 euros. Le plafond porte sur le coût des travaux et non sur le montant total du nouveau loyer.

14. Dans quelle situation la fixation du loyer peut-elle être libre lors d’une nouvelle mise en location ?

Lorsque le logement se situe dans une zone tendue depuis plusieurs années
Lorsque le logement est vacant depuis quelques semaines entre deux locataires
Lorsque le bailleur souhaite augmenter le loyer sans réaliser de travaux
Lorsque le logement est resté inoccupé pendant plus de 18 mois

Lorsque le logement est resté inoccupé pendant plus de 18 mois

Explication

Une vacance de plus de 18 mois constitue une hypothèse de fixation libre du loyer. Une vacance de quelques semaines ne suffit pas à produire cet effet juridique.

15. À partir de quel événement court le préavis donné par le locataire ?

À compter de la prochaine échéance annuelle du bail
À compter de la fin de la période triennale en cours
À compter de la date de rédaction de la lettre par le locataire
À compter de la réception du congé par le bailleur

À compter de la réception du congé par le bailleur

Explication

Le préavis du locataire commence lorsque le bailleur reçoit la lettre recommandée ou lorsque le congé lui est signifié par commissaire de justice. La période triennale concerne le calendrier du congé donné par le bailleur.

16. Dans laquelle de ces situations le préavis du locataire peut-il être réduit à un mois ?

Une mutation professionnelle justifiée du locataire
Une simple préférence pour changer de quartier
Une absence temporaire du locataire pendant plusieurs semaines
Une hausse du loyer décidée lors du renouvellement

Une mutation professionnelle justifiée du locataire

Explication

La mutation professionnelle fait partie des hypothèses légales permettant de bénéficier d’un préavis réduit à un mois. Une préférence personnelle ou une absence temporaire ne constitue pas, en elle-même, un motif légal.

17. Pour quel motif le bailleur peut-il donner congé au locataire ?

Pour modifier librement la durée du bail en cours
Pour faire visiter le logement à de futurs candidats locataires
Pour augmenter le loyer sans respecter les règles applicables
Pour reprendre le logement afin d’y habiter

Pour reprendre le logement afin d’y habiter

Explication

Le bailleur peut donner congé pour reprise afin d’habiter, pour vendre ou pour un motif légitime et sérieux. Une volonté d’augmenter le loyer ne constitue pas à elle seule un motif légal de congé.

18. Quel délai minimal doit respecter le bailleur pour délivrer son congé à l’échéance du bail ?

Au moins trois mois après le début de la période suivante
Au moins un mois avant la date prévue du départ
Au moins deux mois avant chaque échéance mensuelle
Au moins six mois avant la fin de la période en cours

Au moins six mois avant la fin de la période en cours

Explication

Le congé du bailleur doit être délivré au moins six mois avant la fin de la période triennale ou sexennale en cours. Le délai de trois mois correspond en principe au préavis ordinaire du locataire.

19. Quelle conséquence peut entraîner un congé pour vendre qui ne mentionne pas le prix et les conditions de la vente ?

Il réduit le délai d’acceptation du locataire à un mois
Il transforme automatiquement le bail en contrat de vente
Il peut être annulé pour irrégularité de son contenu
Il reste valable comme simple information commerciale

Il peut être annulé pour irrégularité de son contenu

Explication

Le congé pour vendre doit préciser notamment son motif, le prix et les conditions de la vente, faute de quoi il peut être nul. Une simple information commerciale ne produit pas les effets juridiques d’un congé régulier.

20. Quel délai le locataire dispose-t-il en principe pour accepter l’offre de vente contenue dans un congé pour vendre ?

Un mois, ou trois mois lorsqu’il recourt à un prêt
Trois mois, quelle que soit la méthode de financement
Six mois, avec un délai identique en cas de recours à un prêt
Deux mois, ou quatre mois lorsqu’il recourt à un prêt

Deux mois, ou quatre mois lorsqu’il recourt à un prêt

Explication

Le locataire dispose de deux mois pour accepter l’offre et signer l’acte authentique, délai porté à quatre mois lorsqu’il recourt à un prêt. Le recours au financement bancaire allonge donc le délai prévu.

21. Que devient le bail lorsqu’un logement loué est vendu sans congé donné au locataire ?

Il est remplacé par un nouveau bail conclu avec l’ancien propriétaire
Il est transmis à l’acquéreur, avec remise du dépôt et prorata des sommes dues
Il est suspendu jusqu’à la restitution du dépôt de garantie
Il prend fin automatiquement le jour de la signature de la vente

Il est transmis à l’acquéreur, avec remise du dépôt et prorata des sommes dues

Explication

La vente sans congé maintient le bail et le transmet à l’acquéreur, auquel le dépôt de garantie est remis. Les loyers et charges sont répartis entre les parties selon un prorata.

22. Après l’achat d’un logement loué, quand le nouveau propriétaire peut-il donner congé pour vendre ?

Dès la signature de l’acte authentique de vente
Après deux ans dans tous les cas, quelle que soit l’échéance du bail
Au terme du premier renouvellement du bail
À la prochaine échéance mensuelle du paiement du loyer

Au terme du premier renouvellement du bail

Explication

Le nouveau propriétaire ne peut donner congé pour vendre qu’au terme du premier renouvellement du bail. Cette règle se distingue du congé pour reprise, soumis à des délais spécifiques liés au terme du bail et à une éventuelle période de deux ans.

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Quels sont les principaux types de baux en droit français ?

Le bail à loyer du Code civil, bail d’habitation, location meublée, bail de 1948, bail social, bail mobilité, bail professionnel, bail rural et bail commercial.

Quel type de bail correspond au louage de choses selon le Code civil ?

Le bail à loyer du Code civil.

Quels articles du Code civil régissent le bail à loyer du Code civil ?

Les articles 1708 à 1712 et 1752 à 1762.

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