QCM : Droit commercial : commerçant et patrimoine — 53 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition et l'évolution historique du droit commercial :

Le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791 proclame la liberté du commerce et de l'industrie.
La lettre de change permet de payer un créancier avec une créance détenue sur un tiers.
Le code Savary de 1673 concerne le commerce terrestre.
L'ordonnance de 1681 concerne le commerce maritime.
Le droit commercial régit les commerçants et les actes de commerce.

Le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791 proclame la liberté du commerce et de l'industrie. · La lettre de change permet de payer un créancier avec une créance détenue sur un tiers. · Le code Savary de 1673 concerne le commerce terrestre. · L'ordonnance de 1681 concerne le commerce maritime. · Le droit commercial régit les commerçants et les actes de commerce.

Explication

Le droit commercial concerne les commerçants et les actes de commerce, tout en excluant en principe les artisans, professions libérales et agriculteurs. La lettre de change permet de payer un créancier grâce à une créance détenue sur un tiers. Le code Savary concerne le commerce terrestre, l'ordonnance de 1681 le commerce maritime, et le décret d'Allarde proclame la liberté du commerce et de l'industrie. Le code de commerce est adopté en 1807 sous Napoléon Ier.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la lettre de change, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle désigne un contrat destiné à transférer la propriété d'un immeuble.
Elle repose sur une créance détenue par le créancier sur le débiteur lui-même.
Elle permet de payer un créancier au moyen d'une créance détenue sur une autre personne.
Elle constitue principalement un instrument de paiement dans les échanges.
Elle correspond à un acte administratif organisant le commerce maritime.

Elle permet de payer un créancier au moyen d'une créance détenue sur une autre personne. · Elle constitue principalement un instrument de paiement dans les échanges.

Explication

La lettre de change est un instrument de paiement fondé sur une créance détenue sur une autre personne. Elle ne constitue donc pas un contrat de transport, un titre immobilier ou un simple acte administratif.

3. Le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791 se caractérise par :

La proclamation de la liberté du commerce et de l'industrie.
La réglementation du commerce terrestre au XVIIe siècle.
L'organisation juridique du commerce maritime français.
L'adoption du code de commerce sous Napoléon Ier.
La création d'un régime général des procédures collectives.

La proclamation de la liberté du commerce et de l'industrie.

Explication

Le décret d'Allarde des 2 et 17 mars 1791 proclame la liberté du commerce et de l'industrie. Cette proclamation ne relève ni du code de commerce de 1807 ni de l'ordonnance maritime de 1681.

4. Concernant l'adoption et l'évolution du code de commerce français, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La décodification désigne la disparition complète du droit commercial.
Le code de commerce français est adopté en 1807 sous Napoléon Ier.
L'ordonnance de 1681 constitue le code général du commerce français.
Le développement du droit commercial hors du code est appelé décodification.
Le code de commerce français est adopté en 1673 sous Louis XIV.

Le code de commerce français est adopté en 1807 sous Napoléon Ier. · Le développement du droit commercial hors du code est appelé décodification.

Explication

Le code de commerce français est adopté en 1807 sous Napoléon Ier. Le développement ultérieur du droit commercial en dehors du code est qualifié de décodification, et non de codification intégrale.

5. Concernant les articles 34 et 38 de la Constitution en droit commercial :

L'article 34 encadre directement le recours aux ordonnances gouvernementales.
L'article 38 détermine le domaine général réservé à la loi.
L'article 34 donne aux traités ratifiés une autorité supérieure au droit interne.
L'article 38 permet de légiférer par ordonnance sous certaines conditions.
L'article 34 réserve à la loi les principes fondamentaux des obligations commerciales.

L'article 38 permet de légiférer par ordonnance sous certaines conditions. · L'article 34 réserve à la loi les principes fondamentaux des obligations commerciales.

Explication

L'article 34 détermine le domaine de la loi, notamment les principes fondamentaux des obligations commerciales. L'article 38 encadre le recours aux ordonnances lorsque ses conditions sont réunies ; les autres attributions proposées sont donc erronées.

6. Concernant l'article 55 de la Constitution, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Un traité non ratifié bénéficie de la primauté prévue pour les traités ratifiés.
Un traité international ratifié prime une règle de droit interne.
L'article 55 encadre principalement l'habilitation à légiférer par ordonnance.
L'article 55 concerne la détermination des principes fondamentaux des obligations commerciales.
Une règle de droit interne ordinaire prime un traité international ratifié.

Un traité international ratifié prime une règle de droit interne.

Explication

L'article 55 prévoit la primauté d'un traité international ratifié sur une règle de droit interne. Cette primauté ne découle pas de l'article 34 et ne signifie pas qu'une règle interne ordinaire prime le traité.

7. Les caractéristiques des usages commerciaux comprennent :

Une répétition et une acceptation par les acteurs de la vie des affaires.
Une pratique communément adoptée dans un milieu professionnel donné.
Une application réservée aux relations entre particuliers non professionnels.
Une volonté supposée des parties pour les usages de droit contraignants.
Une force contraignante équivalente à celle d'une loi pour les usages de droit.

Une répétition et une acceptation par les acteurs de la vie des affaires. · Une pratique communément adoptée dans un milieu professionnel donné. · Une force contraignante équivalente à celle d'une loi pour les usages de droit.

Explication

Un usage commercial est une pratique commune dans un milieu professionnel, fondée sur la répétition et l'acceptation des acteurs des affaires. Les usages conventionnels sont supplétifs, tandis que les usages de droit ont une force contraignante équivalente à celle de la loi.

8. À propos des catégories d'usages de droit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les usages secundum legem secondent les dispositions légales.
Les usages contra legem dérogent à une loi impérative.
Les usages praeter legem sont autonomes par rapport à la loi.
Les usages secundum legem reposent sur une volonté supposée des parties.
Les usages praeter legem correspondent à des pratiques contraires à une loi impérative.

Les usages secundum legem secondent les dispositions légales. · Les usages contra legem dérogent à une loi impérative. · Les usages praeter legem sont autonomes par rapport à la loi.

Explication

Les usages secundum legem secondent la loi, les usages praeter legem sont autonomes par rapport à elle et les usages contra legem dérogent à une loi impérative. Un parère atteste l'existence d'un usage conventionnel, mais n'est pas une catégorie d'usage de droit.

9. Concernant les particularités essentielles du droit commercial :

La lenteur constitue une caractéristique essentielle du droit commercial.
La confiance facilite la circulation du crédit dans les échanges commerciaux.
La méfiance favorise la circulation du crédit entre les opérateurs.
La rapidité figure parmi les caractéristiques essentielles du droit commercial.
La sévérité sanctionne les comportements nuisibles à l'efficacité du système.

La confiance facilite la circulation du crédit dans les échanges commerciaux. · La rapidité figure parmi les caractéristiques essentielles du droit commercial. · La sévérité sanctionne les comportements nuisibles à l'efficacité du système.

Explication

Les caractéristiques essentielles du droit commercial sont la rapidité, la simplicité, l'efficacité, la confiance et la sévérité. La confiance facilite la circulation du crédit, tandis que la sévérité sanctionne les comportements nuisibles à l'efficacité du système.

10. Depuis la réforme de 2008, quelles propositions concernant les prescriptions sont exactes ?

La prescription civile demeure distincte de la prescription commerciale.
La prescription civile est alignée sur la prescription commerciale.
L'alignement des prescriptions date de la réforme des procédures collectives de 1967.
La durée de prescription civile et commerciale est fixée à cinq ans.
La réforme de 2008 a fixé la prescription commerciale à dix ans.

La prescription civile est alignée sur la prescription commerciale. · La durée de prescription civile et commerciale est fixée à cinq ans.

Explication

Depuis la réforme de 2008, la prescription civile est alignée sur la prescription commerciale et fixée à cinq ans. L'accès aux procédures collectives a été étendu à différentes catégories selon un calendrier distinct, et non en 2008.

11. Concernant la distinction entre actes objectivement et subjectivement commerciaux :

Un acte objectif dépend de la nature de l’opération accomplie.
Un acte subjectif dépend de l’entreprise dans laquelle il est accompli.
Un acte subjectif dépend du contexte professionnel de son auteur.
Un acte objectif repose sur la forme ou la nature de l’opération.
Un acte objectif devient commercial en raison de la qualité du commerçant.

Un acte objectif dépend de la nature de l’opération accomplie. · Un acte subjectif dépend de l’entreprise dans laquelle il est accompli. · Un acte subjectif dépend du contexte professionnel de son auteur. · Un acte objectif repose sur la forme ou la nature de l’opération.

Explication

Un acte objectif dépend de l’opération elle-même, tandis qu’un acte subjectif dépend du contexte professionnel et de la qualité de son auteur. La distinction repose donc sur la nature de l’opération pour le premier et sur l’entreprise pour le second.

12. Une personne achète un immeuble dans l’intention de le revendre avec bénéfice. Quelles propositions sont exactes ?

L’achat constitue un acte de commerce en raison de la destination de revente.
La qualification commerciale dépend de la revente effectivement réalisée.
Le but de profit participe à la qualification commerciale de l’achat.
L’opération perd son caractère commercial si elle demeure isolée.
L’achat d’un bien immeuble peut relever des actes de commerce.

L’achat constitue un acte de commerce en raison de la destination de revente. · Le but de profit participe à la qualification commerciale de l’achat. · L’achat d’un bien immeuble peut relever des actes de commerce.

Explication

L’achat d’un bien meuble ou immeuble destiné à la revente avec un but lucratif constitue un acte de commerce. Le caractère isolé de l’opération ne retire pas cette qualification.

13. Le courtage se caractérise par les éléments suivants :

Le courtier devient partie au contrat conclu entre les intéressés.
Le courtage suppose l’intervention d’un intermédiaire entre plusieurs personnes.
Le courtier rapproche deux personnes souhaitant conclure un contrat.
Le courtier intervient pour faciliter la rencontre des volontés contractuelles.
Le courtier participe directement à la conclusion du contrat principal.

Le courtage suppose l’intervention d’un intermédiaire entre plusieurs personnes. · Le courtier rapproche deux personnes souhaitant conclure un contrat. · Le courtier intervient pour faciliter la rencontre des volontés contractuelles.

Explication

Le courtier met en relation les personnes qui souhaitent conclure un contrat. Il ne participe pas lui-même à la conclusion de ce contrat, contrairement à l’intermédiaire qui intervient comme partie.

14. À propos de certaines opérations et formes commerciales, cochez les propositions exactes :

Les services bancaires de paiement ne relèvent pas des opérations de banque.
La réception de fonds remboursables du public relève des opérations bancaires.
L’objet de la lettre de change détermine sa qualification commerciale.
Les opérations de crédit font partie des opérations de banque.
Une lettre de change est commerciale en raison de sa forme.

La réception de fonds remboursables du public relève des opérations bancaires. · Les opérations de crédit font partie des opérations de banque. · Une lettre de change est commerciale en raison de sa forme.

Explication

Les opérations de banque comprennent la réception de fonds remboursables du public, les opérations de crédit et les services bancaires de paiement. La lettre de change est commerciale par sa forme, quel que soit son objet ou la qualité de son endosseur.

15. Concernant la compétence juridictionnelle et la preuve des actes commerciaux :

L’article L110-3 du Code de commerce autorise la liberté de preuve commerciale.
Une disposition légale contraire peut limiter la preuve par tous moyens.
Le tribunal de commerce connaît de tout contentieux accessoire sans exception.
Entre commerçants, les actes de commerce peuvent se prouver par tous moyens.
Les contestations relatives aux actes de commerce relèvent en principe du tribunal de commerce.

L’article L110-3 du Code de commerce autorise la liberté de preuve commerciale. · Une disposition légale contraire peut limiter la preuve par tous moyens. · Entre commerçants, les actes de commerce peuvent se prouver par tous moyens. · Les contestations relatives aux actes de commerce relèvent en principe du tribunal de commerce.

Explication

Les contestations relatives aux actes de commerce relèvent en principe du tribunal de commerce. La preuve entre commerçants peut être rapportée par tous moyens, sauf disposition légale contraire.

16. Parmi les propositions suivantes concernant la preuve et la solidarité commerciales, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

La solidarité passive autorise une demande du montant total à un codébiteur.
La liberté de preuve commerciale écarte toute disposition légale contraire.
Le paiement intégral par un codébiteur laisse subsister la dette des autres.
La solidarité passive permet au paiement d’un débiteur de libérer les autres.
La preuve commerciale entre commerçants peut être rapportée par tous moyens.

La solidarité passive autorise une demande du montant total à un codébiteur. · La solidarité passive permet au paiement d’un débiteur de libérer les autres. · La preuve commerciale entre commerçants peut être rapportée par tous moyens.

Explication

L’article L110-3 permet, à l’égard des commerçants, une preuve des actes de commerce par tous moyens, sauf disposition légale contraire. La solidarité passive autorise le créancier à réclamer la totalité à un codébiteur, le paiement libérant les autres.

17. Les formes contractuelles et la solidarité passive se distinguent de la manière suivante :

La forme ad validitatem conditionne la validité même de l’acte.
La solidarité passive permet de demander toute la dette à un codébiteur.
La forme ad probationem est destinée à faciliter la preuve de l’acte.
Le paiement par un codébiteur solidaire libère les autres codébiteurs.
La forme ad probationem entraîne par nature la nullité de l’acte.

La forme ad validitatem conditionne la validité même de l’acte. · La solidarité passive permet de demander toute la dette à un codébiteur. · La forme ad probationem est destinée à faciliter la preuve de l’acte. · Le paiement par un codébiteur solidaire libère les autres codébiteurs.

Explication

La forme ad probationem facilite la preuve de l’acte, alors que la forme ad validitatem conditionne sa validité. La solidarité passive permet de réclamer la totalité à l’un quelconque des codébiteurs.

18. Concernant la solidarité passive en matière commerciale, cochez les propositions exactes :

Le créancier peut réclamer la totalité de la dette à un codébiteur.
Le paiement par un codébiteur laisse les autres tenus envers le créancier.
La présomption concerne les actes accomplis par des commerçants uniquement.
La solidarité passive peut s’appliquer à des non-commerçants accomplissant un acte commercial.
La solidarité passive entre codébiteurs commerciaux est présumée.

Le créancier peut réclamer la totalité de la dette à un codébiteur. · La solidarité passive peut s’appliquer à des non-commerçants accomplissant un acte commercial. · La solidarité passive entre codébiteurs commerciaux est présumée.

Explication

La solidarité passive permet au créancier de demander le paiement total à l’un quelconque des codébiteurs. En matière commerciale, cette solidarité entre codébiteurs est présumée, y compris pour des actes accomplis par des non-commerçants.

19. Concernant les exigences formelles applicables à certains contrats commerciaux :

Les contrats de transport terrestre de marchandises peuvent être concernés.
L’écrit ad probationem conditionne nécessairement la validité du contrat.
Un écrit ad probationem facilite la preuve du contrat concerné.
L’absence d’une forme ad probationem entraîne par nature la nullité.
La forme ad validitatem peut imposer des mentions particulières.

Les contrats de transport terrestre de marchandises peuvent être concernés. · Un écrit ad probationem facilite la preuve du contrat concerné. · La forme ad validitatem peut imposer des mentions particulières.

Explication

Les formes ad probationem imposent un écrit destiné à faciliter la preuve, notamment pour certains contrats de transport terrestre de marchandises. Les formes ad validitatem concernent, elles, la validité de l’acte.

20. Concernant les présomptions et exceptions en matière de solidarité commerciale :

La solidarité active doit être expressément prévue.
Le délai de prescription de droit commun civil et commercial est de cinq ans depuis 2008.
La solidarité passive commerciale est présumée entre débiteurs.
La solidarité active est présumée dès que plusieurs créanciers existent.
Le contrat peut écarter la présomption de solidarité passive commerciale.

La solidarité active doit être expressément prévue. · Le délai de prescription de droit commun civil et commercial est de cinq ans depuis 2008. · La solidarité passive commerciale est présumée entre débiteurs. · Le contrat peut écarter la présomption de solidarité passive commerciale.

Explication

La solidarité passive commerciale est présumée, mais cette présomption peut être écartée par le contrat. La solidarité active, qui concerne plusieurs créanciers, doit être expressément prévue.

21. Un litige porte sur un acte mixte : quelles règles de compétence juridictionnelle s’appliquent ?

Un défendeur commerçant impose la saisine d’une juridiction commerciale.
La juridiction civile reste accessible lorsque le défendeur est commerçant.
La qualité commerciale du demandeur suffit à imposer la juridiction commerciale.
Un défendeur non-commerçant impose la saisine d’une juridiction civile.
Le demandeur choisit entre juridiction civile et commerciale lorsque le défendeur est commerçant.

La juridiction civile reste accessible lorsque le défendeur est commerçant. · Un défendeur non-commerçant impose la saisine d’une juridiction civile. · Le demandeur choisit entre juridiction civile et commerciale lorsque le défendeur est commerçant.

Explication

Lorsque le défendeur est non-commerçant, seule la juridiction civile doit être saisie. Lorsque le défendeur est commerçant, le demandeur peut choisir entre les juridictions civile et commerciale; cette option n’existe donc pas dans la première situation.

22. Les règles de preuve et de compétence matérielle dans un acte mixte comprennent :

Un écrit est exigé en matière civile lorsque l’obligation dépasse 1 500 euros.
Une clause matérielle est toujours opposable à la partie non commerçante.
La preuve est libre contre un commerçant en matière commerciale.
L’article 1359 du Code civil dispense d’écrit les obligations civiles supérieures à 1 500 euros.
L’article L110-3 du Code de commerce fonde la liberté de la preuve.

Un écrit est exigé en matière civile lorsque l’obligation dépasse 1 500 euros. · La preuve est libre contre un commerçant en matière commerciale. · L’article L110-3 du Code de commerce fonde la liberté de la preuve.

Explication

La preuve est libre contre un commerçant en application de l’article L110-3 du Code de commerce. En matière civile, l’article 1359 du Code civil exige un écrit lorsque l’obligation dépasse 1 500 euros; une clause matérielle peut par ailleurs rester valable tout en étant inopposable au non-commerçant.

23. Concernant l’identification du commerçant, quelles propositions sont exactes ?

Une opération commerciale isolée suffit à établir la qualité de commerçant.
Le commerçant exerce nécessairement son activité sans objectif professionnel.
L’activité commerciale doit être exercée de manière indépendante.
Le commerçant exerce des actes de commerce habituellement.
L’activité commerciale doit être exercée dans un but lucratif.

L’activité commerciale doit être exercée de manière indépendante. · Le commerçant exerce des actes de commerce habituellement. · L’activité commerciale doit être exercée dans un but lucratif.

Explication

Le commerçant exerce des actes de commerce à titre de profession habituelle. Cette activité doit être professionnelle, lucrative et indépendante; une opération isolée ne suffit donc pas à caractériser cette qualité.

24. Un professionnel exerce une activité commerciale avec une certaine autonomie, mais sous contrat de travail : quelles propositions sont exactes ?

L’indépendance juridique suppose une exploitation aux risques du professionnel.
Le statut de salarié est compatible avec la qualité de commerçant indépendant.
L’activité commerciale doit être exercée à titre professionnel et lucratif.
La qualité de commerçant exclut notamment l’exercice sous statut salarié.
L’autonomie du VRP suffit à établir son indépendance juridique.

L’indépendance juridique suppose une exploitation aux risques du professionnel. · L’activité commerciale doit être exercée à titre professionnel et lucratif. · La qualité de commerçant exclut notamment l’exercice sous statut salarié.

Explication

L’indépendance du commerçant est juridique : il exploite son activité à ses risques et périls. Le salarié et le VRP ne remplissent pas cette condition, même si le VRP dispose d’une certaine autonomie dans son activité.

25. Les distinctions entre commerçant de droit et commerçant de fait comprennent :

Le commerçant de fait supporte les obligations du commerçant de droit.
Le commerçant de fait ne remplit aucune condition d’activité commerciale.
Le commerçant de droit est immatriculé au RCS.
Le commerçant de fait exerce habituellement des actes de commerce sans immatriculation.
Le commerçant de fait peut invoquer les avantages attachés au statut commercial.

Le commerçant de fait supporte les obligations du commerçant de droit. · Le commerçant de droit est immatriculé au RCS. · Le commerçant de fait exerce habituellement des actes de commerce sans immatriculation.

Explication

Le commerçant de droit remplit les conditions légales et est immatriculé au RCS. Le commerçant de fait remplit les mêmes conditions d’activité, mais n’est pas immatriculé; il supporte les obligations du commerçant sans pouvoir invoquer les avantages du statut.

26. Un entrepreneur individuel possède un véhicule utile à son activité et un bien sans utilité professionnelle : quelles propositions sont exactes ?

Les créanciers professionnels poursuivent en principe le patrimoine professionnel.
La qualification des biens dépend exclusivement de leur valeur économique.
Les créanciers personnels poursuivent en principe le patrimoine personnel.
Le véhicule utile à l’activité relève du patrimoine professionnel.
Le bien sans utilité professionnelle relève du patrimoine professionnel.

Les créanciers professionnels poursuivent en principe le patrimoine professionnel. · Les créanciers personnels poursuivent en principe le patrimoine personnel. · Le véhicule utile à l’activité relève du patrimoine professionnel.

Explication

Le patrimoine professionnel comprend les biens utiles à l’activité, tandis que les biens sans utilité professionnelle relèvent du patrimoine personnel. Les créanciers professionnels et personnels poursuivent en principe le patrimoine correspondant à leur créance.

27. Les effets de la séparation des patrimoines de l’entrepreneur individuel comprennent :

Les créanciers personnels poursuivent en principe le patrimoine professionnel.
Les créanciers professionnels poursuivent en principe le patrimoine professionnel.
La cessation de toute activité indépendante peut réunir les deux patrimoines.
Les biens utiles à l’activité sont rattachés au patrimoine professionnel.
Le décès de l’entrepreneur individuel maintient nécessairement les patrimoines séparés.

Les créanciers professionnels poursuivent en principe le patrimoine professionnel. · La cessation de toute activité indépendante peut réunir les deux patrimoines. · Les biens utiles à l’activité sont rattachés au patrimoine professionnel.

Explication

Les biens utiles à l’activité composent le patrimoine professionnel, alors que les autres biens relèvent du patrimoine personnel. Cette séparation détermine en principe le gage respectif des créanciers professionnels et personnels; elle peut toutefois être réunie en cas de cessation d’activité ou de décès, sous les réserves légales.

28. Concernant la société commerciale :

Elle ne peut contracter de dettes propres envers ses créanciers.
Ses créanciers se confondent avec ceux de ses associés.
Elle dispose d’un patrimoine distinct de celui de ses associés.
Ses associés sont commerçants dans toutes les formes sociales.
Elle exerce une activité commerciale et possède une personnalité morale.

Elle dispose d’un patrimoine distinct de celui de ses associés.

Explication

Une société commerciale possède une personnalité morale et un patrimoine distincts de ceux de ses associés. La qualité de commerçant des associés concerne les sociétés en nom collectif, et non toutes les sociétés commerciales.

29. Concernant la responsabilité des associés selon le type de société, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Dans une société à risque limité, les dettes sociales deviennent celles des associés.
Dans une société à risque illimité, la responsabilité des associés reste plafonnée aux apports.
Dans une société à risque limité, les associés garantissent les dettes sur leur patrimoine personnel.
Dans une société à risque illimité, les associés sont tenus indéfiniment des dettes sociales.
Dans une société à risque limité, les associés répondent à hauteur de leurs apports.

Dans une société à risque illimité, les associés sont tenus indéfiniment des dettes sociales. · Dans une société à risque limité, les associés répondent à hauteur de leurs apports.

Explication

Dans une société à risque limité, la responsabilité des associés est plafonnée à leurs apports. Dans une société à risque illimité, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales.

30. Une personne souhaite créer une activité commerciale ; quelles propositions décrivent correctement la liberté d’entreprendre ?

La liberté d’entreprendre exclut toute restriction fondée sur l’intérêt général.
Une convention peut encadrer l’exercice de la liberté d’entreprendre.
Elle peut choisir l’activité commerciale ou industrielle qu’elle souhaite.
La liberté d’entreprendre peut être limitée par une disposition légale.
L’intérêt général peut justifier une limitation de la liberté d’entreprendre.

Une convention peut encadrer l’exercice de la liberté d’entreprendre. · Elle peut choisir l’activité commerciale ou industrielle qu’elle souhaite. · La liberté d’entreprendre peut être limitée par une disposition légale. · L’intérêt général peut justifier une limitation de la liberté d’entreprendre.

Explication

La liberté d’entreprendre autorise le choix d’une activité commerciale ou industrielle, mais elle peut être encadrée. Les limites peuvent résulter de la loi, de l’intérêt général ou d’une convention.

31. À propos de l’exercice du commerce par un mineur :

L’autorisation peut être accordée par le président du tribunal judiciaire.
Un mineur non émancipé ne peut pas être commerçant.
Un mineur émancipé peut devenir commerçant avec une autorisation judiciaire.
L’émancipation suffit à elle seule pour exercer le commerce.
L’autorisation relève du maire de la commune de résidence.

L’autorisation peut être accordée par le président du tribunal judiciaire. · Un mineur non émancipé ne peut pas être commerçant. · Un mineur émancipé peut devenir commerçant avec une autorisation judiciaire.

Explication

Le mineur non émancipé ne peut pas exercer la qualité de commerçant. Le mineur émancipé peut le devenir après autorisation du juge des tutelles ou du président du tribunal judiciaire.

32. Concernant les conditions de validité d’une clause de non-concurrence :

Une activité générale peut être interdite sans délimitation particulière.
La clause doit comporter une limitation dans l’espace.
L’activité interdite doit être précisément définie.
La clause doit comporter une limitation dans le temps.
La restriction doit rester proportionnée à l’objectif recherché.

La clause doit comporter une limitation dans l’espace. · L’activité interdite doit être précisément définie. · La clause doit comporter une limitation dans le temps. · La restriction doit rester proportionnée à l’objectif recherché.

Explication

Une clause de non-concurrence doit viser une activité précisément définie et être limitée dans le temps et l’espace. Elle doit également rester proportionnée à l’objectif recherché.

33. Une entreprise prévoit de commencer son activité à une date déterminée ; quelles règles concernent la demande d’immatriculation au RCS ?

La demande peut être déposée au plus tard quinze jours après le début de l’activité.
La demande peut être déposée plusieurs mois avant le commencement prévu.
L’immatriculation d’une société participe à l’acquisition de sa personnalité morale.
La demande peut être effectuée au plus tôt un mois avant le début de l’activité.
Le délai maximal est fixé à quinze jours avant le début de l’activité.

La demande peut être déposée au plus tard quinze jours après le début de l’activité. · L’immatriculation d’une société participe à l’acquisition de sa personnalité morale. · La demande peut être effectuée au plus tôt un mois avant le début de l’activité.

Explication

La demande d’immatriculation au RCS peut être effectuée au plus tôt un mois avant le début de l’activité et au plus tard quinze jours après. Pour une société, l’immatriculation produit en outre un effet sur la personnalité morale.

34. Quelles propositions distinguent les effets de l’immatriculation au RCS selon la personne concernée ?

L’immatriculation d’une personne morale intervient après le début de sa personnalité juridique.
L’immatriculation d’une personne morale crée une présomption de commercialité.
L’immatriculation d’une personne physique déclenche sa personnalité morale.
L’immatriculation d’une personne morale marque le début de sa personnalité juridique.
L’immatriculation d’une personne physique fait présumer sa qualité de commerçant.

L’immatriculation d’une personne morale marque le début de sa personnalité juridique. · L’immatriculation d’une personne physique fait présumer sa qualité de commerçant.

Explication

L’immatriculation d’une personne physique au RCS fait présumer sa qualité de commerçant. Pour une personne morale, elle marque le début de la personnalité juridique sans créer cette présomption.

35. Concernant la compétence respective du juge judiciaire et du tribunal de commerce :

La compétence du tribunal de commerce repose sur une attribution légale.
Le tribunal de commerce peut être saisi de plein droit dans tout litige privé.
Le juge judiciaire constitue le juge de droit commun du contentieux privé.
Le tribunal de commerce intervient lorsqu’un texte lui attribue compétence.
Le juge judiciaire ne peut connaître des litiges commerciaux.

La compétence du tribunal de commerce repose sur une attribution légale. · Le juge judiciaire constitue le juge de droit commun du contentieux privé. · Le tribunal de commerce intervient lorsqu’un texte lui attribue compétence.

Explication

Le juge judiciaire est le juge de droit commun du contentieux privé. Le tribunal de commerce n’intervient que lorsqu’un texte lui attribue compétence, et non de plein droit.

36. Concernant les clauses attributives de compétence territoriale entre commerçants :

Elles doivent être approuvées par le tribunal avant la conclusion du contrat.
Elles doivent être très apparentes dans l’engagement concerné.
Elles produisent effet entre commerçants sans figurer dans leur engagement.
Elles sont valables même lorsqu’elles sont difficilement visibles.
Elles peuvent être valables entre commerçants.

Elles doivent être très apparentes dans l’engagement concerné. · Elles peuvent être valables entre commerçants.

Explication

Une clause attributive de compétence territoriale est valable entre commerçants si elle est très apparente dans l’engagement de la partie à laquelle elle est opposée. Une clause discrète ne satisfait pas cette condition.

37. À propos de l’aménagement conventionnel de la compétence matérielle commerciale :

Une clause d’un acte mixte est inopposable au défendeur non commerçant.
Une clause contractuelle peut toujours modifier la compétence matérielle.
La compétence matérielle commerciale dépend exclusivement de l’accord des parties.
La compétence matérielle ne peut en principe pas être aménagée par convention.
Une clause d’un acte mixte s’impose au défendeur non commerçant.

Une clause d’un acte mixte est inopposable au défendeur non commerçant. · La compétence matérielle ne peut en principe pas être aménagée par convention.

Explication

La compétence matérielle commerciale ne peut en principe pas être modifiée par convention. Une clause insérée dans un acte mixte est inopposable au défendeur non commerçant.

38. Concernant l’arbitrage et le règlement privé :

L’arbitrage confie le règlement du litige à une personne privée extérieure aux juridictions étatiques.
La clause compromissoire vise des litiges susceptibles de naître d’un contrat.
Le compromis est conclu avant la naissance du litige prévu par le contrat.
Une sentence arbitrale peut être suivie d’un recours en annulation avant son exécution forcée.
Le compromis soumet à l’arbitrage un litige déjà né entre les parties.

L’arbitrage confie le règlement du litige à une personne privée extérieure aux juridictions étatiques. · La clause compromissoire vise des litiges susceptibles de naître d’un contrat. · Une sentence arbitrale peut être suivie d’un recours en annulation avant son exécution forcée. · Le compromis soumet à l’arbitrage un litige déjà né entre les parties.

Explication

L’arbitrage confie le règlement du litige à une personne privée, en dehors des juridictions étatiques. La clause compromissoire vise un litige éventuel, tandis que le compromis concerne un litige déjà né ; la sentence peut ensuite être annulée puis recevoir l’exequatur.

39. Parmi les propositions suivantes concernant la distinction entre clause compromissoire et compromis, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La clause compromissoire anticipe les litiges pouvant naître d’un contrat.
Le compromis concerne une contestation qui pourrait apparaître ultérieurement.
L’arbitre appartient à une juridiction publique chargée de rendre la décision.
Le compromis intervient après la naissance du litige entre les parties.
La clause compromissoire saisit une juridiction étatique pour les litiges futurs.

La clause compromissoire anticipe les litiges pouvant naître d’un contrat. · Le compromis intervient après la naissance du litige entre les parties.

Explication

La clause compromissoire est prévue pour les litiges futurs, alors que le compromis intervient après la naissance du litige. La personne chargée de trancher est un arbitre privé, et non un juge appartenant à une juridiction publique.

40. À propos de la composition et de la nature du fonds de commerce :

Le fonds de commerce constitue un bien meuble incorporel.
Un immeuble constitue nécessairement un élément compris dans le fonds de commerce.
Le fonds de commerce peut comprendre des biens meubles corporels et incorporels.
Le brevet protège l’exploitation d’une invention nouvelle pendant vingt ans sans renouvellement.
La clientèle réelle et certaine est indispensable à l’existence du fonds.

Le fonds de commerce constitue un bien meuble incorporel. · Le fonds de commerce peut comprendre des biens meubles corporels et incorporels. · Le brevet protège l’exploitation d’une invention nouvelle pendant vingt ans sans renouvellement. · La clientèle réelle et certaine est indispensable à l’existence du fonds.

Explication

Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel composé d’éléments corporels et incorporels, sans immeuble. La clientèle réelle et certaine est indispensable à son existence, et le brevet protège l’exploitation d’une invention nouvelle pendant vingt ans sans renouvellement.

41. Quelles sont les réponses exactes au sujet des éléments incorporels du fonds de commerce ?

Le brevet bénéficie d’une protection de dix ans renouvelable indéfiniment.
L’achalandage désigne traditionnellement les clients de passage attirés par le lieu.
La clientèle correspond principalement aux achats occasionnels des clients de passage.
La clientèle correspond à une relation commerciale relativement stable avec le commerçant.
La marque est protégée pendant dix ans avec un renouvellement indéfini.

L’achalandage désigne traditionnellement les clients de passage attirés par le lieu. · La clientèle correspond à une relation commerciale relativement stable avec le commerçant. · La marque est protégée pendant dix ans avec un renouvellement indéfini.

Explication

La clientèle repose sur une relation commerciale relativement stable, tandis que l’achalandage correspond traditionnellement aux clients de passage attirés par le lieu. Le brevet dure vingt ans sans renouvellement, alors que la marque est protégée dix ans avec renouvellement indéfini.

42. Concernant la location-gérance du fonds de commerce :

Le contrat doit être publié dans un registre d’annonces légales sous quinze jours.
Le locataire-gérant exploite le fonds à ses risques et périls.
Le locataire-gérant agit comme un salarié rémunéré du propriétaire du fonds.
Le propriétaire peut concéder totalement ou partiellement l’exploitation du fonds.
Le loueur demeure solidairement responsable des dettes d’exploitation jusqu’à la publication.

Le contrat doit être publié dans un registre d’annonces légales sous quinze jours. · Le locataire-gérant exploite le fonds à ses risques et périls. · Le propriétaire peut concéder totalement ou partiellement l’exploitation du fonds. · Le loueur demeure solidairement responsable des dettes d’exploitation jusqu’à la publication.

Explication

La location-gérance permet au propriétaire de confier l’exploitation totale ou partielle du fonds à un gérant qui agit à ses risques et périls. Le contrat doit être publié dans les quinze jours, et le loueur reste solidairement responsable des dettes d’exploitation jusqu’à cette publication.

43. Concernant les droits des créanciers du propriétaire lors d’une location-gérance :

La mise en location-gérance doit mettre en péril le recouvrement des créances.
La demande peut être formée dans les trois mois suivant la publication.
La demande relève du tribunal de commerce.
Le délai de demande commence trois mois avant la publication de la mise en location-gérance.
Les créanciers peuvent demander l’exigibilité immédiate de leurs créances.

La mise en location-gérance doit mettre en péril le recouvrement des créances. · La demande peut être formée dans les trois mois suivant la publication. · La demande relève du tribunal de commerce. · Les créanciers peuvent demander l’exigibilité immédiate de leurs créances.

Explication

Lorsque la mise en location-gérance compromet le recouvrement, les créanciers du propriétaire peuvent demander l’exigibilité immédiate de leurs créances dans les trois mois suivant la publication. Cette demande relève du tribunal de commerce.

44. Concernant les effets de la location-gérance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le bailleur garantit la jouissance paisible du fonds et s’abstient de le concurrencer.
Le bailleur répond des dettes personnelles contractées par le locataire-gérant.
Les créanciers disposent de trois mois après la publication pour saisir le tribunal de commerce.
Le locataire-gérant peut sous-louer le fonds avec une autorisation contractuelle.
La garantie d’éviction couvre la concurrence exercée par les tiers.

Le bailleur garantit la jouissance paisible du fonds et s’abstient de le concurrencer. · Les créanciers disposent de trois mois après la publication pour saisir le tribunal de commerce. · Le locataire-gérant peut sous-louer le fonds avec une autorisation contractuelle.

Explication

Les créanciers peuvent demander l’exigibilité immédiate dans les trois mois suivant la publication, mais celle-ci dépend d’une décision du tribunal. Le bailleur répond des dettes nécessaires à l’exploitation avant la publication, et la garantie d’éviction couvre la jouissance paisible ainsi que l’absence de concurrence personnelle, sans couvrir la concurrence des tiers. La sous-location exige une autorisation contractuelle.

45. Parmi les propositions suivantes concernant la location-gérance, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’exigibilité immédiate résulte automatiquement de la mise en péril du recouvrement.
La solidarité du bailleur couvre les dettes étrangères à l’exploitation du fonds.
Le tribunal de commerce peut déclarer immédiatement exigibles les créances menacées.
La demande des créanciers doit intervenir dans les trois mois suivant la publication.
La solidarité du bailleur cesse avant la publication du contrat.

Le tribunal de commerce peut déclarer immédiatement exigibles les créances menacées. · La demande des créanciers doit intervenir dans les trois mois suivant la publication.

Explication

Avant la publication, la solidarité du bailleur porte sur les dettes nécessaires à l’exploitation du fonds. L’exigibilité immédiate des créances menacées suppose une déclaration par le tribunal de commerce, et elle n’est donc pas automatique.

46. Les règles applicables à la fin et à l’exploitation d’une location-gérance comprennent :

Le locataire-gérant doit exploiter le fonds conformément à sa destination.
Les dettes du locataire-gérant deviennent exigibles lors de la publication du contrat.
Les dettes du locataire-gérant deviennent immédiatement exigibles à la fin du contrat.
Le propriétaire doit reprendre les marchandises détenues par le locataire-gérant.
Le locataire-gérant peut négliger la mise en valeur du fonds pendant le contrat.

Le locataire-gérant doit exploiter le fonds conformément à sa destination. · Les dettes du locataire-gérant deviennent immédiatement exigibles à la fin du contrat.

Explication

À la fin de la location-gérance, les dettes du locataire-gérant deviennent immédiatement exigibles, mais le propriétaire n’a pas à reprendre ses marchandises. Le locataire-gérant doit respecter la destination du fonds et le faire fructifier.

47. Au sujet des obligations liées à la location-gérance, quelles sont les réponses exactes ?

Le locataire-gérant doit respecter la destination prévue pour le fonds.
La garantie d’éviction protège contre la concurrence exercée par les tiers.
Le locataire-gérant doit faire fructifier le fonds pendant l’exploitation.
Le locataire-gérant et le propriétaire répondent solidairement des impôts directs.
Le locataire-gérant peut sous-louer le fonds sans accord contractuel.

Le locataire-gérant doit respecter la destination prévue pour le fonds. · Le locataire-gérant doit faire fructifier le fonds pendant l’exploitation. · Le locataire-gérant et le propriétaire répondent solidairement des impôts directs.

Explication

Pendant toute la durée du contrat, le locataire-gérant et le propriétaire sont solidairement tenus des impôts directs. Le locataire-gérant doit exploiter le fonds conformément à sa destination et ne peut le sous-louer sans autorisation contractuelle. Le bailleur ne garantit pas le locataire contre la concurrence des tiers.

48. Concernant la cession du fonds de commerce, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le prix de cession doit être déterminé ou déterminable et non dérisoire.
Un fonds commun peut être cédé par un époux sans consentement conjugal.
La cession constitue un acte de commerce pour le cédant et le cessionnaire.
La cession transfère la propriété du fonds à titre onéreux.
La location-gérance transfère la propriété du fonds à l’exploitant.

Le prix de cession doit être déterminé ou déterminable et non dérisoire. · La cession constitue un acte de commerce pour le cédant et le cessionnaire. · La cession transfère la propriété du fonds à titre onéreux.

Explication

La cession transfère la propriété du fonds à titre onéreux, contrairement à la location-gérance qui ne transfère que la jouissance. Elle constitue un acte de commerce pour les deux parties, et le prix doit être déterminé ou déterminable sans être dérisoire. Le conjoint doit consentir à la cession d’un bien commun.

49. Les garanties dues par le cédant d’un fonds de commerce comprennent :

La garantie des vices cachés bénéficie au cessionnaire du fonds.
Le cédant peut concurrencer librement le cessionnaire après la vente.
Le taux de mutation applicable au-delà de 200 000 euros est de 2,6 %.
Le cédant doit garantir la possession paisible du fonds cédé.
L’action fondée sur un vice caché se prescrit dans les deux ans suivant sa découverte.

La garantie des vices cachés bénéficie au cessionnaire du fonds. · Le taux de mutation applicable au-delà de 200 000 euros est de 2,6 %. · Le cédant doit garantir la possession paisible du fonds cédé. · L’action fondée sur un vice caché se prescrit dans les deux ans suivant sa découverte.

Explication

Le cédant garantit les vices cachés et doit agir dans les deux ans suivant leur découverte. Il garantit aussi la possession paisible et doit s’abstenir de concurrencer le cessionnaire. Le taux de 2,6 % concerne les valeurs supérieures à 200 000 euros, non la tranche intermédiaire.

50. Concernant les conditions du bail commercial, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le bailleur majeur sous tutelle peut conclure seul un bail avec renouvellement.
Le bail dérogatoire peut durer au maximum trois ans.
Le statut protège le locataire exploitant un fonds de commerce.
Le bail commercial porte sur un local fixe destiné à une activité commerciale.
Le bail commercial associe la jouissance des lieux au paiement d’un loyer.

Le bail dérogatoire peut durer au maximum trois ans. · Le statut protège le locataire exploitant un fonds de commerce. · Le bail commercial porte sur un local fixe destiné à une activité commerciale. · Le bail commercial associe la jouissance des lieux au paiement d’un loyer.

Explication

Le bail commercial procure au locataire exploitant d’un fonds la jouissance des lieux en contrepartie d’un loyer. Le bailleur mineur non émancipé ou majeur sous tutelle doit obtenir l’autorisation prévue. Le statut concerne un local fixe destiné à une activité commerciale, tandis que le bail dérogatoire est limité à trois ans.

51. Parmi les propositions suivantes concernant la conclusion d’un bail commercial, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le consentement du conseil de famille peut autoriser la conclusion du bail.
Une autorisation du juge des tutelles peut être nécessaire au bailleur protégé.
Le preneur doit en principe être commerçant immatriculé au RCS.
Un mineur non émancipé peut conclure seul un bail commercial renouvelable.
Le propriétaire ayant donné son fonds en location-gérance doit être immatriculé.

Le consentement du conseil de famille peut autoriser la conclusion du bail. · Une autorisation du juge des tutelles peut être nécessaire au bailleur protégé. · Le preneur doit en principe être commerçant immatriculé au RCS.

Explication

Le bailleur mineur non émancipé ou majeur sous tutelle ne peut conclure seul un bail commercial avec droit au renouvellement. Une autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille est nécessaire. Le preneur doit en principe être commerçant immatriculé au RCS.

52. Au sujet des personnes et des locaux concernés par le bail commercial, quelles sont les réponses exactes ?

Un local fixe peut capter la clientèle et relever du statut commercial.
Une convention d’occupation précaire repose sur une cause objective de précarité.
Le preneur doit en principe être immatriculé au registre du commerce.
Une construction démontable est admise avec l’accord du propriétaire du terrain.
Le propriétaire bailleur d’un fonds loué en gérance doit être immatriculé.

Un local fixe peut capter la clientèle et relever du statut commercial. · Le preneur doit en principe être immatriculé au registre du commerce. · Une construction démontable est admise avec l’accord du propriétaire du terrain.

Explication

Le preneur doit en principe être immatriculé au RCS, mais le propriétaire ayant donné son fonds en location-gérance bénéficie du statut sans cette immatriculation. Les constructions mobiles ou démontables sont exclues, sauf construction édifiée avec l’accord du propriétaire du terrain.

53. Les caractéristiques de la durée des conventions commerciales comprennent :

Le preneur peut résilier le bail commercial à chaque période triennale.
Le bail dérogatoire peut dépasser trois ans avec l’accord des parties.
La convention d’occupation précaire repose sur une cause objective de précarité.
La précarité conventionnelle dépend de la seule volonté des parties.
Le bail commercial doit en principe durer au moins neuf ans.

Le preneur peut résilier le bail commercial à chaque période triennale. · La convention d’occupation précaire repose sur une cause objective de précarité. · Le bail commercial doit en principe durer au moins neuf ans.

Explication

La durée de principe du bail commercial est d’au moins neuf ans, avec une faculté de résiliation du preneur à chaque période triennale. La convention d’occupation précaire repose sur une cause objective de précarité, indépendante de la seule volonté des parties. Le bail dérogatoire ne dépasse pas trois ans.

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Qu'impose le droit commercial selon sa définition ?

Il régit les commerçants et les actes de commerce.

Qu'exclut le droit commercial de son champ d'application ?

Les artisans, professions libérales et agriculteurs.

Où trouve-t-on les premières traces de pratiques commerciales ?

En Mésopotamie, notamment aux tablettes de Warka.

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