QCM : Police scientifique et criminalistique — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle respectif jouent la spectrométrie et la chromatographie en toxicologie ?

La spectrométrie identifie les composés, tandis que la chromatographie les sépare
La spectrométrie sépare les composés, tandis que la chromatographie les identifie
La spectrométrie dose les composés, tandis que la chromatographie établit leur statut légal
La spectrométrie recherche les impuretés, tandis que la chromatographie mesure la toxicité

La spectrométrie identifie les composés, tandis que la chromatographie les sépare

Explication

La spectrométrie fournit l’identification des composés, alors que la chromatographie permet leur séparation. Confondre ces fonctions revient à attribuer à chaque technique le rôle de l’autre.

2. Quelle forme et quel mode de consommation correspondent au cannabis ?

De l’herbe, des sommités ou de la résine, fumées ou ingérées
Une poudre blanche extraite de la cocaïer, principalement injectée
Un liquide sédatif, généralement avalé à dose anesthésiante
Un opioïde synthétique, pris comme analgésique ou mélangé à l’héroïne

De l’herbe, des sommités ou de la résine, fumées ou ingérées

Explication

Le cannabis se présente notamment sous forme d’herbe, de sommités ou de résine et peut être fumé ou ingéré. La poudre extraite de la feuille de cocaïer décrit la cocaïne, qui est un stimulant différent.

3. Quelle méthode d’identification repose sur l’analyse biométrique de onze mesures osseuses complétée par des photographies judiciaires normalisées ?

La génétique judiciaire
La dactyloscopie
La criminalistique numérique
Le bertillonnage

Le bertillonnage

Explication

Le bertillonnage associe l’anthropométrie de onze mesures osseuses à des photographies judiciaires standardisées. La dactyloscopie, en revanche, identifie les personnes grâce aux empreintes digitales.

4. Que désigne le polymorphisme génétique dans les régions analysées pour établir un profil ADN ?

Des variations naturelles de séquence entre individus, notamment des répétitions variables de motifs courts
Des mutations pathologiques identiques observées dans toutes les cellules d’un même individu
Une modification volontaire de l’ADN produite pendant l’extraction des échantillons biologiques
Une différence entre les nombres de chromosomes présents dans les cellules de deux individus

Des variations naturelles de séquence entre individus, notamment des répétitions variables de motifs courts

Explication

Le polymorphisme génétique correspond aux variations naturelles de séquence entre individus, notamment aux répétitions variables de motifs courts appelées STR. Il ne résulte pas d’une modification introduite pendant l’analyse.

5. Quel effet caractérise principalement un canon rayé par rapport à un canon lisse ?

Il disperse plusieurs projectiles afin d’élargir la zone atteinte à courte distance
Il imprime une rotation gyroscopique au projectile et améliore sa précision à longue distance
Il produit les gaz propulsifs grâce à des rayures placées dans l’étui
Il empêche l’utilisation d’une balle unique et impose une charge de grenaille

Il imprime une rotation gyroscopique au projectile et améliore sa précision à longue distance

Explication

Les rayures du canon impriment une rotation gyroscopique au projectile, ce qui améliore sa stabilité et sa précision à longue distance. La dispersion de grenaille est associée à l’usage possible d’un canon lisse, non à l’effet des rayures.

6. Pourquoi l’ADN mitochondrial peut-il être analysé lorsque l’ADN nucléaire est très dégradé ?

Parce qu’il contient davantage de chromosomes complets que le noyau d’une cellule humaine
Parce qu’il permet de reconstruire directement un profil individuel à partir d’une seule copie conservée
Parce qu’il existe en plusieurs milliers de copies par cellule, contre deux copies pour l’ADN nucléaire
Parce qu’il est formé de protéines plus résistantes que celles qui composent l’ADN nucléaire

Parce qu’il existe en plusieurs milliers de copies par cellule, contre deux copies pour l’ADN nucléaire

Explication

L’ADN mitochondrial est présent en plusieurs milliers de copies par cellule, ce qui augmente la probabilité d’en retrouver des fragments exploitables. L’ADN nucléaire ne possède que deux copies par cellule, ce qui le rend plus difficile à analyser lorsqu’il est très dégradé.

7. Quelle évolution des fiches judiciaires concerne les empreintes digitales entre 1893 et 1904 ?

Elles passent des dix doigts à une photographie anthropométrique unique
Elles remplacent les mesures osseuses par des profils génétiques
Elles sont transférées d’un laboratoire lyonnais à un service parisien
Elles passent d’un ajout initial à la main droite aux empreintes des dix doigts

Elles passent d’un ajout initial à la main droite aux empreintes des dix doigts

Explication

Le Service de l’Identité judiciaire ajoute les empreintes aux fiches en 1893, d’abord celles de la main droite en 1894, puis celles des dix doigts en 1904. Cette évolution ne concerne ni l’ADN ni le remplacement des photographies anthropométriques.

8. Quelle information l’analyse des cheveux permet-elle principalement d’obtenir ?

Une estimation d’une période de consommation sur plusieurs semaines ou mois
Une datation précise de l’heure à laquelle une substance a été prise
Une concentration immédiatement comparable à celle mesurée dans le sang
Une mesure directe des effets provoqués par la substance au prélèvement

Une estimation d’une période de consommation sur plusieurs semaines ou mois

Explication

Comme les cheveux poussent d’environ 1 cm par mois, ils peuvent renseigner sur une période de consommation étendue. Ils ne permettent cependant pas de dater précisément une prise ni d’évaluer directement ses effets au moment du prélèvement.

9. Quelle différence oppose principalement un incendie à une explosion ?

L’incendie se propage sur une durée plus longue, tandis que l’explosion est quasi instantanée
L’incendie résulte d’une pression sans combustion, tandis que l’explosion résulte d’une combustion sans chaleur
L’incendie produit un souffle instantané, tandis que l’explosion progresse lentement sur plusieurs mètres
L’incendie concerne les solides, tandis que l’explosion concerne les liquides et les gaz

L’incendie se propage sur une durée plus longue, tandis que l’explosion est quasi instantanée

Explication

Un incendie est une combustion vive qui se propage à une vitesse de quelques mètres par seconde, alors qu’une explosion est une combustion quasi instantanée associée au souffle, aux flammes et à la chaleur. La nature physique du combustible ne suffit pas à distinguer ces deux phénomènes.

10. Quelle description correspond à la structure moléculaire de l’ADN ?

Une chaîne simple formée de nucléotides associés selon des paires identiques
Une double hélice composée de protéines reliées par des bases azotées
Une succession de chromosomes indépendants réunis par des liaisons protéiques
Une double hélice formée de deux brins complémentaires associant A-T et C-G

Une double hélice formée de deux brins complémentaires associant A-T et C-G

Explication

L’ADN possède deux brins complémentaires organisés en double hélice, avec les appariements A-T et C-G entre nucléotides. Une chaîne simple ou une structure fondée sur des protéines ne correspond pas à cette organisation moléculaire.

11. Comment le profilage de la cocaïne permet-il de comparer des lots ?

En déterminant uniquement la masse totale de cocaïne dans chaque échantillon
En mesurant la dose de GHB présente dans les échantillons de cocaïne
En analysant par GC/MS les solvants résiduels et les impuretés naturelles
En comparant la couleur et la forme des produits avant leur dissolution

En analysant par GC/MS les solvants résiduels et les impuretés naturelles

Explication

Le profilage repose sur la comparaison des solvants résiduels et des impuretés naturelles analysés par GC/MS, afin de rapprocher ou de différencier les lots. La masse totale ne fournit pas le profil chimique nécessaire à cette comparaison.

12. Que permet d’établir l’analyse de l’ADN du chromosome Y ?

D’identifier directement une personne grâce à un profil différent pour chaque homme de la même famille
De déterminer certaines caractéristiques physiques apparentes à partir des marqueurs du chromosome sexuel
De suivre une lignée paternelle et de rapprocher ou d’exclure une lignée sans individualiser une personne
De suivre une lignée maternelle à partir de plusieurs milliers de copies présentes dans chaque cellule

De suivre une lignée paternelle et de rapprocher ou d’exclure une lignée sans individualiser une personne

Explication

L’ADN du chromosome Y est transmis le long des lignées paternelles et permet de rapprocher ou d’exclure une lignée. Comme les hommes d’une même lignée peuvent partager ce profil, il ne suffit pas à individualiser une personne.

13. Quelle distinction décrit correctement les notions de stupéfiant et de psychotrope ?

Tout stupéfiant est psychotrope, mais certains psychotropes ne sont pas des stupéfiants
Les stupéfiants et les psychotropes désignent deux catégories sans recouvrement
L’alcool et la nicotine sont des stupéfiants en raison de leurs effets psychotropes
Tout psychotrope est stupéfiant, mais certains stupéfiants ne sont pas psychotropes

Tout stupéfiant est psychotrope, mais certains psychotropes ne sont pas des stupéfiants

Explication

Un stupéfiant appartient à l’ensemble des psychotropes, tandis que l’alcool et la nicotine illustrent des psychotropes qui ne sont pas classés comme stupéfiants. L’idée que les deux catégories seraient sans recouvrement inverse cette relation d’inclusion.

14. Quelle distinction oppose correctement pharmacocinétique et pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique décrit le devenir de la substance, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets
La pharmacocinétique mesure la toxicité, tandis que la pharmacodynamie détermine la dose prélevée
La pharmacocinétique décrit les effets de la substance, tandis que la pharmacodynamie décrit son élimination
La pharmacocinétique identifie les scellés, tandis que la pharmacodynamie organise les analyses

La pharmacocinétique décrit le devenir de la substance, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets

Explication

La pharmacocinétique étudie le devenir d’une substance dans l’organisme à travers l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination. L’étude de ses effets correspond à la pharmacodynamie, et non à la pharmacocinétique.

15. Quelle découverte Alec Jeffreys réalise-t-il en 1984 ?

Il établit que les reliefs papillaires changent selon les membres d’une famille
Il met au point onze mesures osseuses pour classer les récidivistes
Il fonde un laboratoire lyonnais consacré aux documents et aux poussières
Il montre que les variations de l’ADN peuvent servir à identifier une personne

Il montre que les variations de l’ADN peuvent servir à identifier une personne

Explication

En 1984, Alec Jeffreys découvre que l’ADN varie entre les membres d’une même famille et que ces variations peuvent être utilisées pour l’identification. Les reliefs papillaires relèvent de l’empreinte digitale, tandis que les autres propositions renvoient au bertillonnage ou à Locard.

16. Quels éléments sont réunis dans une cartouche pour produire la propulsion du projectile ?

Un étui, une amorce sensible au choc et une poudre produisant des gaz par combustion rapide
Une amorce, un projectile et de l’air comprimé libéré par l’ouverture du canon
Un canon, une détente et une hausse produisant une pression par mouvement mécanique
Une balle, une douille vide et un lubrifiant assurant la rotation du projectile

Un étui, une amorce sensible au choc et une poudre produisant des gaz par combustion rapide

Explication

La cartouche comprend un étui, une amorce sensible au choc et une poudre dont la combustion rapide produit les gaz propulsifs. Le canon et les éléments de visée appartiennent à l’arme et ne constituent pas les composants propulsifs de la cartouche.

17. Pourquoi la redistribution post-mortem peut-elle fausser l’interprétation du sang cardiaque ?

Les cavités cardiaques peuvent produire de nouvelles substances après le décès
Des organes réservoirs peuvent relarguer des substances vers les cavités cardiaques
Les urines peuvent transférer directement leurs toxiques vers le sang cardiaque
Les cheveux peuvent libérer leur contenu toxique dans les vaisseaux cardiaques

Des organes réservoirs peuvent relarguer des substances vers les cavités cardiaques

Explication

Après la mort, des organes réservoirs peuvent libérer des substances vers les cavités cardiaques et augmenter artificiellement les concentrations mesurées. Cette hausse ne traduit donc pas nécessairement la concentration présente dans le sang avant le décès.

18. Quelle situation correspond à une soumission chimique ?

Une personne absorbe un médicament prescrit et présente ensuite un effet indésirable
Une substance psychoactive est administrée à l’insu de la victime ou sous la menace à des fins criminelles
Une victime consomme volontairement une substance puis devient plus fragile face à une agression
Une personne inhale accidentellement un produit toxique dans son environnement professionnel

Une substance psychoactive est administrée à l’insu de la victime ou sous la menace à des fins criminelles

Explication

La soumission chimique implique qu’une substance psychoactive soit administrée à l’insu de la victime ou sous la menace dans un but criminel ou délictuel. La consommation volontaire suivie d’une fragilisation relève plutôt de la vulnérabilité chimique.

19. Pourquoi Alphonse Bertillon rejoint-il la Préfecture de police de Paris en 1879 ?

Pour créer à Lyon un laboratoire consacré aux traces criminelles
Pour établir une base nationale de profils génétiques
Pour rédiger et classer des fiches de signalements sans classification cohérente
Pour intégrer les empreintes digitales aux fiches judiciaires

Pour rédiger et classer des fiches de signalements sans classification cohérente

Explication

Bertillon est recruté en 1879 afin de rédiger et classer les fiches de signalements, dans un contexte où six millions de fiches existent sans classement cohérent. Les empreintes digitales et l’ADN correspondent à des développements ultérieurs.

20. Quel est l’objet de la balistique forensique dans le cadre judiciaire ?

L’examen des blessures sans recherche d’arme
L’étude des armes à feu et de leurs munitions
L’évaluation juridique des peines liées aux armes
L’analyse des particules déposées lors d’un tir

L’étude des armes à feu et de leurs munitions

Explication

La balistique forensique étudie les armes à feu et leurs munitions afin de contribuer à la justice. L’analyse des particules déposées lors du tir relève plutôt de l’étude des résidus de tir.

21. Quelle répartition des dossiers figure dans le fichier S.T.U.P.S. ?

La cocaïne représente 36 % des dossiers et le cannabis 39 %
Le cannabis représente 39 % des dossiers et la cocaïne 36 %
Le cannabis représente 45 % des dossiers et la cocaïne 39 %
La cocaïne représente 39 % des dossiers et le cannabis 36 %

La cocaïne représente 39 % des dossiers et le cannabis 36 %

Explication

Le fichier S.T.U.P.S. contient environ 38 000 fiches, avec 39 % de dossiers concernant la cocaïne et 36 % concernant le cannabis. La proportion de 45 % correspond à une autre statistique portant sur les produits analysés par la section Stupéfiants.

22. Comment l’identification balistique permet-elle d’attribuer un tir à une arme ?

Elle détermine le calibre en observant uniquement la forme générale de la plaie
Elle compare la couleur des douilles avec celle des munitions saisies sur une scène
Elle compare au microscope des stigmates avec ceux obtenus lors de tirs d’essai
Elle mesure la distance parcourue par le projectile à partir de sa vitesse initiale

Elle compare au microscope des stigmates avec ceux obtenus lors de tirs d’essai

Explication

L’identification balistique confronte au microscope les stigmates des éléments incriminés à ceux produits par des tirs d’essai, et des microtraces superposables peuvent établir une identification positive. La vitesse, la couleur ou la seule observation d’une plaie ne suffisent pas à attribuer une arme.

23. Quelle distinction décrit correctement les armes de poing et les armes d’épaule ?

Les armes de poing prennent appui sur l’épaule, tandis que les armes d’épaule se tirent d’une main
Les armes de poing se tirent d’une main, tandis que les armes d’épaule prennent appui sur l’épaule
Les armes de poing sont soumises à déclaration, tandis que les armes d’épaule sont soumises à autorisation
Les armes de poing utilisent un canon lisse, tandis que les armes d’épaule utilisent un canon rayé

Les armes de poing se tirent d’une main, tandis que les armes d’épaule prennent appui sur l’épaule

Explication

Une arme de poing est portative et conçue pour être tirée d’une seule main, alors qu’une arme d’épaule est une arme longue appuyée contre l’épaule. Le type de canon et le régime juridique ne définissent pas cette distinction.

24. Comment les chromosomes humains sont-ils organisés dans le noyau d’une cellule ?

23 chromosomes répartis en 22 paires sexuelles et une paire autosomale
46 chromosomes répartis en 22 paires autosomales et une paire sexuelle
44 chromosomes répartis en 21 paires autosomales et trois chromosomes sexuels
46 chromosomes répartis en 23 paires autosomales sans paire sexuelle

46 chromosomes répartis en 22 paires autosomales et une paire sexuelle

Explication

Le noyau humain contient 46 chromosomes, organisés en 23 paires : 22 paires autosomales et une paire sexuelle XX ou XY. Les chromosomes autosomaux ne constituent donc pas les 23 paires.

25. Dans quelle succession générale l’analyse d’un profil ADN est-elle réalisée ?

Extraction et purification, quantification, amplification par PCR, puis révélation par électrophorèse capillaire
Amplification par PCR, extraction, quantification, puis séparation des chromosomes par microscopie
Révélation par électrophorèse, extraction, amplification par PCR, puis quantification de l’échantillon
Quantification, révélation par électrophorèse, purification, puis amplification des marqueurs par PCR

Extraction et purification, quantification, amplification par PCR, puis révélation par électrophorèse capillaire

Explication

L’analyse suit une chaîne comprenant l’extraction et la purification, la quantification, l’amplification simultanée des marqueurs par PCR, puis leur révélation par électrophorèse capillaire. La PCR amplifie l’ADN, tandis que l’électrophorèse sépare les fragments afin de révéler le profil.

26. Pourquoi les laboratoires doivent-ils sectoriser les espaces et génotyper leur personnel lors d’analyses PCR ?

Parce que la PCR amplifie aussi les contaminations présentes dans l’échantillon
Parce que la sectorisation augmente le nombre de copies produites par les marqueurs recherchés
Parce que le génotypage du personnel remplace les contrôles internes de l’analyse
Parce que la PCR détruit les marqueurs génétiques lorsque plusieurs personnes travaillent ensemble

Parce que la PCR amplifie aussi les contaminations présentes dans l’échantillon

Explication

La PCR amplifie indistinctement l’ADN recherché et les contaminations éventuelles, ce qui peut fausser le profil obtenu. La sectorisation, le génotypage et les contrôles permettent de prévenir ou d’identifier ces contaminations.

27. Selon le principe de Locard, que produit une action criminelle ?

Un échantillon génétique identifiable chez chaque témoin
Une fiche anthropométrique complète avant toute enquête
Des marques multiples du passage du malfaiteur sur les lieux ou sur lui
Une empreinte digitale exploitable dans chaque situation criminelle

Des marques multiples du passage du malfaiteur sur les lieux ou sur lui

Explication

Le principe de Locard établit qu’une action criminelle laisse des marques multiples sur les lieux, le corps ou les vêtements du malfaiteur. Il ne garantit pas la présence d’une empreinte digitale ni d’un profil génétique dans chaque affaire.

28. Quelle distinction décrit correctement une trace papillaire et une empreinte digitale ?

La trace papillaire est une image moulée, tandis que l’empreinte digitale est une image nécessairement latente
La trace papillaire est une preuve judiciaire, tandis que l’empreinte digitale est un indice d’enquête
La trace papillaire est un relevé contrôlé, tandis que l’empreinte digitale est un dépôt involontaire
La trace papillaire est un dépôt involontaire, tandis que l’empreinte digitale résulte d’un relevé contrôlé

La trace papillaire est un dépôt involontaire, tandis que l’empreinte digitale résulte d’un relevé contrôlé

Explication

Une trace papillaire correspond à un dépôt involontaire laissé par les crêtes, alors que l’empreinte digitale provient d’un relevé intentionnel. Confondre ces notions revient à inverser leur mode de formation.

29. Quelle sanction est prévue pour le refus d’un prélèvement destiné au FNAEG ?

Deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour toute infraction concernée
Une amende de 15 000 euros sans peine d’emprisonnement, même en cas de crime
Six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, avec une réduction en cas de crime
Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, avec un doublement en cas de crime

Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, avec un doublement en cas de crime

Explication

Le refus de prélèvement constitue un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, avec une peine doublée lorsqu’il concerne un crime. La sanction ne se limite donc pas à une amende.

30. Quelle conclusion est valide concernant la datation d’une empreinte papillaire ?

Une datation précise est fournie par le réactif utilisé, car chaque traitement correspond à une ancienneté déterminée
Une datation précise est déduite de la classe morphologique, notamment lorsqu’il s’agit d’une boucle ou d’un tourbillon
Une datation précise est obtenue en comptant les particularités des crêtes et en comparant leur répartition
Une datation précise est impossible, mais une estimation indirecte peut s’appuyer sur le support ou les circonstances

Une datation précise est impossible, mais une estimation indirecte peut s’appuyer sur le support ou les circonstances

Explication

L’âge exact d’une empreinte ne peut pas être déterminé directement. Une datation indirecte reste possible en examinant le support et les circonstances du dépôt, contrairement aux caractéristiques morphologiques ou au réactif.

31. Quels éléments doivent être réunis pour qu’une combustion puisse se produire selon le triangle du feu ?

Une flamme, une onde de pression et des particules métalliques
Un liquide inflammable, une fumée dense et une source de refroidissement
Un projectile, un étui métallique et une amorce sensible au choc
Un combustible, du dioxygène comme comburant et une énergie d’activation

Un combustible, du dioxygène comme comburant et une énergie d’activation

Explication

Le triangle du feu associe un combustible, un comburant constitué de dioxygène et une énergie d’activation. Une cartouche ou des produits de tir ne sont pas les trois conditions générales nécessaires à la combustion.

32. Quelle loi a créé le FNAEG en France ?

La loi du 17 juin 2005, adoptée pour organiser les échanges de données entre États européens
La loi du 17 juin 1998, adoptée après l’affaire du tueur de l’Est parisien
La loi du 15 novembre 2001, adoptée lors de l’extension européenne des fichiers judiciaires
La loi du 18 mars 2003, adoptée pour généraliser les rapprochements entre fichiers nationaux

La loi du 17 juin 1998, adoptée après l’affaire du tueur de l’Est parisien

Explication

Le FNAEG a été créé par la loi du 17 juin 1998, dans le contexte de l’affaire du tueur de l’Est parisien. Les lois de 2001 et de 2003 ont ensuite étendu son champ d’application.

33. Quelle est la fonction principale d’un portrait-robot génétique en enquête ?

Retrouver un proche fiché en comparant environ la moitié de l’ADN partagé par deux membres d’une famille
Orienter l’enquête en estimant certaines caractéristiques physiques apparentes sans identifier directement l’auteur
Identifier directement l’auteur d’une trace grâce à une correspondance complète entre plusieurs marqueurs génétiques
Déterminer la lignée maternelle d’un suspect à partir des copies d’ADN présentes dans ses mitochondries

Orienter l’enquête en estimant certaines caractéristiques physiques apparentes sans identifier directement l’auteur

Explication

Le portrait-robot génétique estime certaines caractéristiques physiques apparentes afin d’orienter les investigations. Il ne constitue pas une identification directe de l’auteur de la trace, contrairement à une comparaison de profils individualisante.

34. Quel effet caractérise le mieux une surdose d’héroïne ?

Une dépression respiratoire pouvant entraîner la mort
Une euphorie prolongée suivie d’une dépendance principalement psychique
Une anesthésie brève sans risque respiratoire notable
Une stimulation cardiovasculaire accompagnée d’une forte agitation

Une dépression respiratoire pouvant entraîner la mort

Explication

Une surdose d’héroïne peut provoquer une dépression respiratoire mortelle, ce qui constitue son danger aigu majeur. La dépendance à l’héroïne est en outre à la fois physique et psychique, contrairement à la description principalement psychique associée à la cocaïne.

35. Une analyse révèle les substances présentes dans un échantillon ainsi que leurs proportions : quelles opérations ont été réalisées ?

Une classification légale et une identification qualitative
Une analyse des impuretés et une classification administrative
Une identification quantitative et une recherche toxicologique
Une identification qualitative et une identification quantitative

Une identification qualitative et une identification quantitative

Explication

L’identification qualitative détermine les constituants présents, alors que l’identification quantitative mesure leurs proportions ou leurs concentrations. Une classification légale ne mesure pas la composition de l’échantillon.

36. Quel enchaînement décrit correctement les prélèvements réalisés sur une scène de crime ?

Sceller les lieux, identifier les témoins, effectuer les analyses, puis matérialiser les traces
Modéliser la scène, classer les suspects, analyser les témoignages, puis détruire les indices
Prélever rapidement, déplacer les objets, photographier les scellés, puis comparer les profils
Préserver la scène, matérialiser les indices, prélever, modéliser, sceller et assister aux reconstitutions

Préserver la scène, matérialiser les indices, prélever, modéliser, sceller et assister aux reconstitutions

Explication

Le processus comprend la préservation de la scène, la matérialisation des indices, les prélèvements, la modélisation en 360° ou en 3D, la constitution des scellés et l’assistance aux reconstitutions. Les autres séquences déplacent ou omettent des étapes essentielles de conservation et de documentation.

37. Sur quels éléments repose principalement l’identification d’une empreinte ?

La distribution, la nature et la position relative des particularités des crêtes
La date supposée du dépôt et la dimension globale de l’empreinte
La forme du support et la méthode chimique utilisée pour révéler la trace
La classe générale du dessin et la couleur observée sur le support

La distribution, la nature et la position relative des particularités des crêtes

Explication

L’identification compare la distribution, la nature et la position relative de particularités telles que les bifurcations et les terminaisons. La classe morphologique sert surtout à orienter les recherches et ne suffit pas à identifier une empreinte.

38. Sur quel principe repose la recherche par parentèle dans le FNAEG ?

Elle utilise les mutations du chromosome Y pour identifier directement tous les membres d’une famille
Elle recherche des correspondances entre une trace inconnue et des empreintes digitales de parents déclarés
Elle exploite le partage d’environ 50 % de l’ADN entre proches parents pour rechercher des correspondances
Elle compare des caractéristiques physiques prédites avec les profils de personnes présentes dans une base commerciale

Elle exploite le partage d’environ 50 % de l’ADN entre proches parents pour rechercher des correspondances

Explication

La recherche par parentèle s’appuie sur le partage d’environ 50 % de l’ADN entre un parent et son enfant ou entre frères et sœurs. Elle vise ainsi à repérer des proches dans le FNAEG, et non à exploiter principalement des bases commerciales.

39. Quelle proposition distingue correctement une trace, un indice et une preuve en criminalistique ?

La trace signale une présence, l’indice est exploité dans l’enquête et la preuve relève de l’intime conviction du magistrat
La trace constitue une décision judiciaire, l’indice signale une présence et la preuve sert à orienter les recherches
La trace est une donnée exploitée, l’indice relève de l’intime conviction et la preuve correspond à une présence apparente
La trace identifie l’auteur, l’indice est un dépôt matériel et la preuve désigne toute observation effectuée sur place

La trace signale une présence, l’indice est exploité dans l’enquête et la preuve relève de l’intime conviction du magistrat

Explication

Une trace est un signe apparent, un indice est une trace utilisée dans l’enquête et la preuve dépend de l’intime conviction du magistrat selon l’article 427 du CPP. Assimiler une trace à une preuve lui attribue une portée juridique qu’elle ne possède pas automatiquement.

40. Quelle définition correspond aux nouveaux produits de synthèse ?

Des produits naturels dont la composition varie selon les conditions de culture
Des drogues conçues pour contourner les lois et vendues comme substituts légaux
Des substances classiques dont la concentration est réduite pour limiter la toxicité
Des médicaments réglementés dont les effets thérapeutiques sont mieux contrôlés

Des drogues conçues pour contourner les lois et vendues comme substituts légaux

Explication

Les nouveaux produits de synthèse sont créés pour contourner les lois et imiter des médicaments ou des drogues existants, avec des effets souvent imprévisibles. Les médicaments réglementés ne correspondent pas à cette logique de substitution légale et d’incertitude toxicologique.

41. Que fournit principalement une analyse GC/MS d’un produit stupéfiant ?

La séparation et l’identification de chaque constituant, y compris les coupages et les impuretés
Le dosage de composés déjà identifiés grâce à un étalonnage interne
La mesure de la toxicité globale sans distinction entre les constituants
La classification juridique du produit à partir de sa seule apparence

La séparation et l’identification de chaque constituant, y compris les coupages et les impuretés

Explication

La GC/MS sépare et identifie chaque constituant d’un produit, notamment le principe actif, les produits de coupage et les impuretés. Le dosage par étalonnage interne relève de la CPG-FID lorsque les composés sont déjà identifiés.

42. Quelle distinction entre les trois températures caractéristiques d’un produit inflammable est exacte ?

Le point éclair entretient la combustion, le point d’inflammation provoque l’inflammation spontanée et l’auto-inflammation reste momentanée
Le point éclair provoque l’inflammation spontanée, le point d’inflammation reste momentanée et l’auto-inflammation entretient la combustion
Le point éclair permet une inflammation momentanée, le point d’inflammation entretient la combustion et l’auto-inflammation se produit sans énergie extérieure
Le point éclair et le point d’inflammation provoquent une inflammation spontanée, tandis que l’auto-inflammation exige une flamme

Le point éclair permet une inflammation momentanée, le point d’inflammation entretient la combustion et l’auto-inflammation se produit sans énergie extérieure

Explication

Le point éclair correspond à une inflammation momentanée, le point d’inflammation à une combustion entretenue et le point d’auto-inflammation à une inflammation spontanée sans énergie extérieure. Confondre le point éclair avec une combustion durable constitue l’erreur principale dans cette distinction.

43. Quel principe d’Edmond Locard fonde une grande partie de la criminalistique ?

Toute trace prouve directement l’identité d’une personne
Tout contact laisse une trace
Toute empreinte doit être relevée sur un support poreux
Toute scène d’infraction conserve une empreinte visible

Tout contact laisse une trace

Explication

Le principe d’échange de Locard affirme que tout contact laisse une trace et constitue un fondement de la criminalistique. Il ne signifie pas que chaque trace visible établit directement une identité.

44. Quelle étape ouvre normalement la révélation d’une trace papillaire ?

Un prélèvement immédiat, avant toute observation de la surface concernée
Un examen visuel sous plusieurs éclairages, avant le choix d’une séquence adaptée au support
Un décollement de la trace, avant sa matérialisation par un traitement adapté
Une application chimique standardisée, indépendante de la nature du support

Un examen visuel sous plusieurs éclairages, avant le choix d’une séquence adaptée au support

Explication

La procédure commence par un examen visuel sous lumière blanche, rasante et ultraviolette, puis la séquence est choisie selon le support. Le prélèvement intervient après la matérialisation de la trace, et non avant.

45. Quels sont les trois niveaux du maillage territorial du SNPS ?

Des commissariats centraux, des tribunaux judiciaires, puis des laboratoires universitaires
Des unités numériques, des brigades criminelles, puis des services pénitentiaires
Des services de proximité, des plateaux spécialisés, puis des laboratoires de police scientifique
Des équipes mobiles, des services préfectoraux, puis des centres hospitaliers

Des services de proximité, des plateaux spécialisés, puis des laboratoires de police scientifique

Explication

Le maillage du SNPS comprend 627 services de proximité, des plateaux de révélation de traces papillaires et de criminalistique numérique, puis cinq laboratoires de police scientifique et un laboratoire central de criminalistique numérique. Les autres organisations ne correspondent pas aux niveaux décrits pour le SNPS.

46. Quelle différence oppose la méthode quantitative à la méthode holistique d’identification ?

La méthode quantitative classe les dessins, tandis que la méthode holistique révèle les traces par traitement physico-chimique
La méthode quantitative date le dépôt, tandis que la méthode holistique détermine la nature du support
La méthode quantitative exige un seuil de concordances, tandis que la méthode holistique apprécie globalement la provenance et la morphologie
La méthode quantitative apprécie globalement la morphologie, tandis que la méthode holistique exige un seuil de concordances

La méthode quantitative exige un seuil de concordances, tandis que la méthode holistique apprécie globalement la provenance et la morphologie

Explication

La méthode quantitative impose un nombre minimal de points concordants, alors que la méthode holistique évalue qualitativement l’ensemble des caractéristiques sans seuil numérique. La classe morphologique et la révélation correspondent à d’autres étapes de l’analyse.

47. Pourquoi les empreintes digitales permettent-elles de distinguer deux vrais jumeaux ?

Leurs dessins papillaires sont constants parce que leur patrimoine génétique est strictement identique
Leurs dessins papillaires sont uniques et diffèrent malgré la proximité de leur patrimoine génétique
Leurs dessins papillaires sont communs, mais leurs empreintes deviennent différentes après les premières années de vie
Leurs dessins papillaires sont variables et reproduisent les différences observables de leur apparence physique

Leurs dessins papillaires sont uniques et diffèrent malgré la proximité de leur patrimoine génétique

Explication

Les dessins papillaires sont inaltérables, uniques et constants, y compris chez les vrais jumeaux. Leur forte ressemblance génétique n’entraîne donc pas l’identité de leurs empreintes.

48. Quelle caractéristique différencie une trace visible, une trace moulée et une trace latente ?

La trace visible correspond à une preuve judiciaire, la trace moulée à un indice exploité et la trace latente à un signe de présence
La trace visible se forme dans un matériau malléable, la trace moulée est invisible et la trace latente reste apparente avant examen
La trace visible implique un dépôt ou un enlèvement de matière, la trace moulée est en relief et la trace latente nécessite un traitement
La trace visible nécessite un traitement physico-chimique, la trace moulée est plane et la trace latente résulte d’un dépôt matériel

La trace visible implique un dépôt ou un enlèvement de matière, la trace moulée est en relief et la trace latente nécessite un traitement

Explication

Une trace visible résulte d’un dépôt ou d’un enlèvement de matière, une trace moulée présente une forme tridimensionnelle et une trace latente est invisible avant traitement. Les trois catégories décrivent l’état matériel de la trace, non sa valeur juridique.

49. Comment le cannabis est-il juridiquement considéré en France et aux Pays-Bas ?

Il est classé comme stupéfiant dans les deux pays depuis 1990
Il est toléré en France et classé comme stupéfiant aux Pays-Bas
Il est toléré dans les deux pays selon des réglementations comparables
Il est classé comme stupéfiant en France et toléré aux Pays-Bas

Il est classé comme stupéfiant en France et toléré aux Pays-Bas

Explication

En France, le cannabis est classé comme stupéfiant depuis l’arrêté du 22 février 1990, tandis qu’il est toléré aux Pays-Bas. Les deux pays n’appliquent donc pas le même statut juridique.

50. Quel événement marque la création du premier laboratoire de police scientifique par Edmond Locard ?

Son ouverture à Paris en 1879
Sa création à Lyon en 1910
Son rattachement à la Préfecture en 1883
Son extension aux analyses génétiques en 1984

Sa création à Lyon en 1910

Explication

Edmond Locard crée à Lyon le premier laboratoire de police scientifique en 1910. L’année 1879 correspond à l’entrée de Bertillon à la Préfecture de police, et non à la création de ce laboratoire.

51. Quelle définition correspond à la toxicologie médico-légale ?

Un contrôle routier destiné à repérer les conducteurs ayant consommé de l’alcool
Une expertise anatomique destinée à identifier les lésions visibles après un décès
Une analyse chimique destinée à rechercher et doser des xénobiotiques utiles à la justice
Une étude clinique destinée à mesurer les effets thérapeutiques des médicaments

Une analyse chimique destinée à rechercher et doser des xénobiotiques utiles à la justice

Explication

La toxicologie médico-légale recherche et dose des xénobiotiques pouvant modifier le comportement, provoquer des effets toxiques ou entraîner un décès, dans un objectif judiciaire. Le contrôle des conducteurs et l’étude des accidents relèvent plutôt de la toxicologie de sécurité routière.

52. Quel prélèvement permet principalement de relier une concentration aux effets d’une substance ?

Les urines, car elles relient directement la présence aux effets observés
La salive, car elle permet d’estimer la période de consommation sur plusieurs mois
Le sang, car son dosage peut être interprété en fonction de la concentration
Les cheveux, car leur analyse mesure la concentration active au moment des faits

Le sang, car son dosage peut être interprété en fonction de la concentration

Explication

Le sang permet un dosage dont l’interprétation peut être mise en relation avec les effets de la substance. Les urines servent surtout à dépister une présence, sans dosage interprétable des effets dans ce contexte.

53. Quelle association entre le mode de propagation et le phénomène est correcte ?

La déflagration se propage dans l’air, tandis que la détonation produit une onde de choc dans la matière
La déflagration et la détonation se propagent dans la matière sans produire d’onde de pression
La déflagration produit une onde de choc dans la matière, tandis que la détonation se propage dans l’air
La déflagration et la détonation se propagent dans l’air à des vitesses comparables

La déflagration se propage dans l’air, tandis que la détonation produit une onde de choc dans la matière

Explication

La déflagration produit une onde de pression dans l’air pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres par seconde, tandis que la détonation produit une onde de choc dans la matière à très grande vitesse. Les deux phénomènes ne se distinguent donc pas par une propagation identique dans le même milieu.

54. Quelle qualification associe correctement les situations aux articles du Code pénal concernés ?

Les deux situations relèvent de l’article 222-30-1, car elles concernent une atteinte au discernement
L’atteinte à l’intégrité par une substance nuisible relève de l’article 222-30-1, tandis que l’administration à l’insu en vue d’une agression sexuelle relève de l’article 222-15
Les deux situations relèvent de l’article 222-15, car elles impliquent une substance psychoactive
L’atteinte à l’intégrité par une substance nuisible relève de l’article 222-15, tandis que l’administration à l’insu en vue d’une agression sexuelle relève de l’article 222-30-1

L’atteinte à l’intégrité par une substance nuisible relève de l’article 222-15, tandis que l’administration à l’insu en vue d’une agression sexuelle relève de l’article 222-30-1

Explication

L’article 222-15 concerne l’administration d’une substance nuisible portant atteinte à l’intégrité physique ou psychique. L’article 222-30-1 vise l’administration à l’insu d’une substance altérant le discernement en vue d’un viol ou d’une agression sexuelle.

55. Quelle succession décrit correctement le traitement d’un dossier toxicologique ?

Analyses, réception des scellés, stratégie analytique, recueil du contexte, rapport final
Recueil du contexte, rédaction du rapport, réception des scellés, analyses, validation scientifique
Stratégie analytique, validation scientifique, réception des scellés, analyses, contexte judiciaire
Réception des scellés, recueil du contexte, stratégie analytique, analyses, validation, rapport

Réception des scellés, recueil du contexte, stratégie analytique, analyses, validation, rapport

Explication

Le dossier suit une progression allant de la réception et de l’enregistrement des scellés jusqu’au rapport, en passant par le contexte, la stratégie analytique, les analyses et la validation scientifique. Rédiger le rapport avant les analyses ou la réception des scellés ne respecte pas ce déroulement.

56. Quelle distinction entre le FAED et le FNAEG est correcte ?

Le FAED concerne les empreintes digitales, tandis que le FNAEG concerne les empreintes génétiques
Le FAED concerne les profils génétiques, tandis que le FNAEG concerne les traces numériques
Le FAED regroupe les scènes de crime, tandis que le FNAEG regroupe les objets scellés
Le FAED conserve les photographies judiciaires, tandis que le FNAEG conserve les mesures osseuses

Le FAED concerne les empreintes digitales, tandis que le FNAEG concerne les empreintes génétiques

Explication

Le FAED est la base consacrée aux empreintes digitales, alors que le FNAEG concerne les empreintes génétiques. Les autres propositions attribuent à ces fichiers des contenus qui relèvent d’autres outils de la police scientifique.

57. Quelle situation illustre la vulnérabilité chimique ?

La victime est menacée pour avaler une substance utilisée lors d’une infraction
La victime reçoit à son insu une substance destinée à modifier son comportement
La victime est exposée involontairement à un produit toxique dans son logement
La victime consomme volontairement des substances et se trouve fragilisée face à une agression

La victime consomme volontairement des substances et se trouve fragilisée face à une agression

Explication

La vulnérabilité chimique repose sur une consommation volontaire qui rend la victime plus fragile face à une agression. Une administration à l’insu de la victime ou sous la menace caractérise plutôt la soumission chimique.

58. Après environ combien de temps l’élimination sanguine totale d’une substance est-elle généralement atteinte, en fonction de sa demi-vie ?

Environ 2×t1/22 \times t_{1/2}
Environ 5×t1/25 \times t_{1/2}
Environ 0,5×t1/20{,}5 \times t_{1/2}
Environ 10×t1/210 \times t_{1/2}

Environ $$5 \times t_{1/2}$$

Explication

La concentration plasmatique est divisée par deux à chaque demi-vie, et l’élimination sanguine totale prend approximativement 5×t1/25 \times t_{1/2}. Deux demi-vies correspondent encore à une quantité résiduelle notable.

59. Quelle affirmation décrit correctement le fentanyl dans le contexte des drogues émergentes ?

C’est un cannabinoïde de synthèse vendu sous forme d’herbe de cannabis
C’est un opioïde synthétique parfois ajouté à des drogues ou à de faux médicaments à l’insu des usagers
C’est un stimulant végétal principalement extrait des feuilles du cocaïer
C’est un anesthésiant sédatif dont la surdose commence autour de 5 grammes

C’est un opioïde synthétique parfois ajouté à des drogues ou à de faux médicaments à l’insu des usagers

Explication

Le fentanyl est un opioïde synthétique analgésique qui peut être mélangé à l’héroïne, à la cocaïne ou à de faux médicaments sans que les usagers le sachent. L’anesthésiant sédatif associé à des doses exprimées en grammes est le GHB.

60. Sur un support non poreux, quelle association entre réactif et résultat est correcte ?

L’Indanédione absorbe les sécrétions dans les fibres et la Ninhydrine décolle les adhésifs
L’Indanédione produit une coloration violacée et la Ninhydrine provoque une fluorescence
L’Indanédione forme un relief tridimensionnel et la Ninhydrine dissout les sécrétions
L’Indanédione provoque une fluorescence et la Ninhydrine produit le violet de Ruhemann

L’Indanédione provoque une fluorescence et la Ninhydrine produit le violet de Ruhemann

Explication

Sur un support non poreux, l’Indanédione est associée à une fluorescence, tandis que la Ninhydrine donne une coloration violacée appelée violet de Ruhemann. Les autres associations attribuent à ces réactifs des effets correspondant à d’autres techniques ou à d’autres supports.

61. Quelles sont les trois classes générales de dessins papillaires utilisées pour orienter les recherches ?

Les dépôts, les moulages et les traces latentes
Les points, les embranchements et les particularités centrales
Les arches, les boucles et les tourbillons
Les bifurcations, les terminaisons et les îles

Les arches, les boucles et les tourbillons

Explication

Les arches, les boucles et les tourbillons constituent les trois grandes classes morphologiques. Les bifurcations, les terminaisons et les îles sont des particularités utiles à l’identification, mais ne forment pas ces classes générales.

62. Quelle affirmation caractérise l’apport de Francis Galton à l’étude des empreintes digitales ?

Il ajoute en 1893 les empreintes digitales aux fiches judiciaires
Il démontre en 1984 que l’ADN varie entre les membres d’une même famille
Il crée en 1910 le premier laboratoire de police scientifique à Lyon
Il estime en 1892 à une sur 64 milliards la probabilité de deux empreintes identiques

Il estime en 1892 à une sur 64 milliards la probabilité de deux empreintes identiques

Explication

Dans Fingerprints, publié en 1892, Galton estime à une sur 64 milliards la probabilité que deux empreintes digitales soient identiques. La découverte sur les variations de l’ADN revient à Alec Jeffreys, tandis que les deux autres faits concernent des institutions ou des procédures différentes.

63. Quelle distinction caractérise l’ADN codant et l’ADN non codant utilisés en criminalistique ?

L’ADN codant décrit les caractères physiques, tandis que l’ADN non codant détermine les comportements
L’ADN codant sert au profilage, tandis que l’ADN non codant produit les protéines cellulaires
L’ADN codant participe à la synthèse des protéines, tandis que l’ADN non codant sert au profilage
Les deux types d’ADN produisent des protéines, mais leurs marqueurs sont analysés différemment

L’ADN codant participe à la synthèse des protéines, tandis que l’ADN non codant sert au profilage

Explication

L’ADN codant contient des gènes impliqués dans la synthèse des protéines, alors que le profilage policier utilise des régions non codantes. Ces régions ne fournissent pas directement d’informations médicales, physiques ou comportementales.

64. Lors d’une autopsie balistique, quelles informations l’expert peut-il notamment fournir aux enquêteurs ?

La reconstitution complète de la scène à partir de la seule position du corps
La caractérisation des plaies et des indications sur le nombre de tirs, d’armes et les calibres
La mesure de la portée maximale sans prélèvement des éléments balistiques
La détermination de la catégorie juridique de l’arme et de son propriétaire enregistré

La caractérisation des plaies et des indications sur le nombre de tirs, d’armes et les calibres

Explication

L’assistance à autopsie balistique comprend la caractérisation des plaies et le prélèvement des éléments balistiques dans le corps, afin d’orienter l’enquête sur les tirs, les armes et les calibres. Elle ne détermine pas à elle seule la propriété juridique ni toute la reconstitution de la scène.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Police scientifique et criminalistique.

Que faisait Alphonse Bertillon en 1879 à la Préfecture de police de Paris ?

Il rédigeait et classait des fiches de signalements.

Quelle méthode d’identification utilise 11 mesures osseuses et des portraits parlés ?

Le bertillonnage.

Que permettait le bertillonnage dès 1883 ?

D’identifier 49 récidivistes la première année.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Police scientifique et criminalistique.

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