QCM : Introduction au droit constitutionnel — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le terme « droit » dans son sens le plus complet ?

Une collection de règles morales et la science qui les critique
Une organisation de tribunaux et la pratique du jugement
Un ensemble de règles juridiques et la science qui les étudie
Un ensemble de coutumes sociales et la gestion des conflits

Un ensemble de règles juridiques et la science qui les étudie

Explication

Le droit désigne à la fois les règles juridiques et la discipline qui analyse ces règles. Le confondre avec les seules règles morales ou sociales néglige sa dimension scientifique.

2. Quelle caractéristique permet de définir une règle juridique ?

Elle repose sur une conviction morale personnelle
Elle est reconnue et sanctionnée par l’État
Elle est approuvée par une communauté religieuse
Elle résulte d’une habitude sociale partagée

Elle est reconnue et sanctionnée par l’État

Explication

Une règle juridique se caractérise par sa reconnaissance et sa sanction par l’État. Une règle morale, religieuse ou sociale peut être suivie sans bénéficier de cette reconnaissance étatique.

3. Quel domaine le droit privé étudie-t-il principalement ?

Les relations institutionnelles entre l’État et les collectivités publiques
Les rapports entre une administration et les citoyens administrés
L’organisation des pouvoirs publics et leurs compétences respectives
Les règles juridiques entre personnes privées, physiques ou morales

Les règles juridiques entre personnes privées, physiques ou morales

Explication

Le droit privé étudie les règles applicables aux relations entre personnes privées, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales. Les rapports impliquant des personnes publiques relèvent principalement du droit public.

4. Quel mécanisme caractérise principalement les relations relevant du droit privé ?

La hiérarchie administrative, organisée par des ordres obligatoires
La prérogative de puissance publique, imposée à une partie privée
La décision unilatérale, fondée sur l’autorité d’une personne publique
Le contrat, fondé sur l’égalité des personnes devant la loi

Le contrat, fondé sur l’égalité des personnes devant la loi

Explication

Le droit privé repose principalement sur l’égalité des personnes et sur le contrat comme instrument de leurs relations juridiques. La décision unilatérale et les prérogatives supérieures caractérisent plutôt le droit public.

5. Que désigne le droit public ?

La discipline qui étudie les relations entre personnes privées et personnes publiques
La discipline qui décrit les échanges économiques entre entreprises privées
La discipline qui analyse les règles morales applicables aux agents publics
La discipline qui étudie les contrats conclus entre personnes privées

La discipline qui étudie les relations entre personnes privées et personnes publiques

Explication

Le droit public étudie les relations entre les personnes privées et les personnes publiques. Les contrats entre personnes privées appartiennent au domaine du droit privé, même s’ils peuvent être soumis à des règles juridiques précises.

6. Pourquoi une règle unilatérale distingue-t-elle le droit public du droit privé ?

Parce qu’elle dépend d’une coutume sociale acceptée par les intéressés
Parce qu’elle résulte d’un accord équilibré entre deux personnes privées
Parce qu’elle s’impose sans être négociée comme un contrat
Parce qu’elle exprime une obligation morale choisie par chaque citoyen

Parce qu’elle s’impose sans être négociée comme un contrat

Explication

Le droit public repose notamment sur la règle unilatérale, qui s’impose grâce aux prérogatives supérieures des personnes publiques et ne se négocie pas comme un contrat. L’accord entre parties correspond davantage au fonctionnement contractuel du droit privé.

7. Quel est l’objet principal du droit constitutionnel ?

Analyser principalement les comportements politiques observés dans la société
Régler les contrats conclus entre les administrations et les entreprises privées
Étudier les règles juridiques relatives à la structure de l’État et à l’exercice du pouvoir politique
Décrire les pratiques sociales qui influencent les décisions des gouvernants

Étudier les règles juridiques relatives à la structure de l’État et à l’exercice du pouvoir politique

Explication

Le droit constitutionnel étudie les règles juridiques concernant la structure des États et l’exercice du pouvoir politique. L’analyse des faits et des comportements politiques relève principalement de la science politique.

8. Quelle place la Constitution occupe-t-elle dans l’ordre juridique d’un État ?

Elle rassemble principalement les contrats conclus entre les citoyens et les administrations
Elle présente les pratiques politiques courantes sans établir de règles juridiques
Elle constitue un règlement administratif inférieur aux décisions des pouvoirs publics
Elle constitue le texte juridique le plus important et fixe les règles de structure de l’État

Elle constitue le texte juridique le plus important et fixe les règles de structure de l’État

Explication

La Constitution est le texte juridique le plus important d’un État et contient les règles relatives à sa structure. La réduire à un recueil de pratiques politiques ou à un règlement administratif méconnaît sa place juridique.

9. Quelle évolution caractérise l’enseignement du droit constitutionnel depuis 1970 ?

Il se concentre sur les relations entre partis politiques
Il revient à l’étude technique des institutions
Il intègre l’étude de la jurisprudence constitutionnelle
Il abandonne l’analyse du fonctionnement institutionnel

Il intègre l’étude de la jurisprudence constitutionnelle

Explication

Depuis 1970, l’enseignement du droit constitutionnel inclut l’étude de la jurisprudence constitutionnelle en plus des institutions. La période 1870-1945 était, quant à elle, centrée sur l’étude technique du fonctionnement institutionnel.

10. Quel rôle les décisions du Conseil constitutionnel peuvent-elles jouer depuis 1970 ?

Elles appliquent les lois sans produire d’interprétation constitutionnelle
Elles remplacent les dispositions constitutionnelles par des règles administratives
Elles définissent les traités internationaux avant leur adoption
Elles interprètent la Constitution et élaborent des règles jurisprudentielles

Elles interprètent la Constitution et élaborent des règles jurisprudentielles

Explication

Depuis 1970, les décisions du Conseil constitutionnel peuvent interpréter la Constitution et ajouter des règles jurisprudentielles aux règles écrites. Ces règles jurisprudentielles complètent la Constitution sans se confondre avec son texte.

11. Quel critère permet de distinguer la Constitution formelle de la Constitution matérielle ?

La Constitution formelle se définit par sa procédure d’adoption et sa force supérieure
La Constitution formelle se définit par le contenu politique des règles concernées
La Constitution formelle rassemble les règles adoptées par les autorités administratives
La Constitution formelle regroupe les pratiques relatives à la structure de l’État

La Constitution formelle se définit par sa procédure d’adoption et sa force supérieure

Explication

La Constitution formelle est adoptée par le constituant selon une procédure spécifique et possède une force supérieure aux autres règles de l’État. La Constitution matérielle se distingue par le contenu des règles relatives à la structure de l’État et du pouvoir.

12. Que désigne la Constitution matérielle ?

Les décisions juridictionnelles interprétant les dispositions constitutionnelles
L’ensemble des règles relatives à la structure de l’État et du pouvoir
Le texte placé au sommet de la hiérarchie des normes juridiques
Une règle adoptée par le constituant selon une procédure renforcée

L’ensemble des règles relatives à la structure de l’État et du pouvoir

Explication

La Constitution matérielle comprend les règles portant sur la structure de l’État et du pouvoir, quelle que soit leur forme. Une procédure spécifique d’adoption et une force supérieure caractérisent plutôt la Constitution formelle.

13. Quelle autorité peut exercer le pouvoir constituant ?

Un parti politique, une entreprise ou une organisation internationale
Le peuple, une assemblée constituante ou un monarque
Une juridiction administrative, un ministre ou un préfet
Un gouvernement, une commune ou une juridiction judiciaire

Le peuple, une assemblée constituante ou un monarque

Explication

Le pouvoir constituant appartient à l’autorité qui crée la Constitution, notamment le peuple, une assemblée constituante ou une personne seule comme un monarque. Le pouvoir constitué exerce pour sa part les compétences prévues par la Constitution.

14. Dans la hiérarchie des normes, quelle position la Constitution occupe-t-elle par rapport aux traités internationaux ?

Elle se situe au-dessus des traités internationaux
Elle intervient après les actes administratifs et les contrats
Elle se situe au même niveau que les traités internationaux
Elle se situe en dessous des traités internationaux

Elle se situe au-dessus des traités internationaux

Explication

La pyramide des normes place la Constitution au sommet, au-dessus des traités internationaux, des lois, des actes administratifs et des contrats. L’idée que les traités internationaux lui seraient supérieurs inverse donc cette hiérarchie.

15. Quelle distinction décrit correctement les deux fonctions principales généralement présentes dans une Constitution ?

Les règles institutionnelles organisent l’État, tandis que les droits fondamentaux protègent les citoyens.
Les règles institutionnelles présentent les libertés publiques, tandis que les droits fondamentaux déterminent les organes de l’État.
Les règles institutionnelles définissent les élections, tandis que les droits fondamentaux fixent les frontières de l’État.
Les règles institutionnelles protègent les citoyens, tandis que les droits fondamentaux organisent les pouvoirs publics.

Les règles institutionnelles organisent l’État, tandis que les droits fondamentaux protègent les citoyens.

Explication

Les règles institutionnelles organisent le fonctionnement de l’État, alors que les droits fondamentaux garantissent une protection aux citoyens. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux fonctions, comme le fait l’option évoquant la protection des citoyens par les règles institutionnelles.

16. À quelle date la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a-t-elle été adoptée ?

Le 10 décembre 1948
Le 17 septembre 1787
Le 26 août 1789
Le 3 septembre 1791

Le 26 août 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a été adoptée le 26 août 1789. Le 3 septembre 1791 correspond à l’adoption de la première Constitution écrite française, et non à celle de la Déclaration.

17. Quel élément caractérise principalement une Constitution écrite ?

Elle se compose de conventions informelles appliquées par les institutions publiques.
Elle repose sur des pratiques répétées reconnues comme obligatoires par les acteurs.
Elle prend la forme d’un document structuré en préambule et en articles.
Elle rassemble des décisions judiciaires organisées selon les usages politiques.

Elle prend la forme d’un document structuré en préambule et en articles.

Explication

Une Constitution écrite est généralement organisée dans un document comprenant un préambule et des articles répartis en chapitres ou sections. La référence aux pratiques répétées et obligatoires décrit plutôt le fondement d’une Constitution coutumière.

18. Quelles sont les dates d’adoption de la première Constitution écrite des États-Unis et de la première Constitution écrite française ?

Le 26 août 1789 et le 10 décembre 1948
Le 17 septembre 1787 et le 3 septembre 1791
Le 3 septembre 1791 et le 17 septembre 1787
Le 10 décembre 1948 et le 4 octobre 1958

Le 17 septembre 1787 et le 3 septembre 1791

Explication

La première Constitution écrite des États-Unis a été adoptée le 17 septembre 1787, puis la première Constitution écrite française le 3 septembre 1791. L’ordre inversé des mêmes dates attribue incorrectement chaque date au mauvais pays.

19. Quelle condition transforme une pratique répétée en coutume constitutionnelle ?

Les citoyens la discutent régulièrement dans les débats politiques.
Les tribunaux l’appliquent après une décision rendue en assemblée.
Les personnes concernées la considèrent comme obligatoire.
Les institutions la mentionnent dans un préambule constitutionnel.

Les personnes concernées la considèrent comme obligatoire.

Explication

Une coutume constitutionnelle suppose une pratique répétée de manière ininterrompue et tenue pour obligatoire par les personnes concernées. La répétition ou la discussion d’une pratique ne suffit donc pas, en l’absence de cette conviction de son caractère obligatoire.

20. Dans quelles situations une Constitution peut-elle apparaître ?

Lors de la naissance d’un nouvel État ou de la création d’un nouveau régime dans un État existant.
Après une élection nationale ou à la suite d’une décision rendue par une cour constitutionnelle.
Quand une assemblée adopte un budget ou quand un gouvernement change de majorité parlementaire.
Lorsqu’un État modifie son territoire ou remplace une administration par une juridiction nouvelle.

Lors de la naissance d’un nouvel État ou de la création d’un nouveau régime dans un État existant.

Explication

Une Constitution peut naître avec un nouvel État ou accompagner l’instauration d’un régime politique nouveau dans un État déjà existant. Un changement administratif, budgétaire ou électoral ne constitue pas en lui-même l’une de ces deux situations.

21. Quelle différence oppose l’écriture d’une Constitution à son adoption ?

L’écriture consiste à la rédiger, tandis que l’adoption lui confère une valeur juridique.
L’écriture consiste à la promulguer, tandis que l’adoption rassemble les propositions des experts.
L’écriture consiste à la voter, tandis que l’adoption organise les articles en chapitres.
L’écriture consiste à l’approuver par référendum, tandis que l’adoption établit son préambule.

L’écriture consiste à la rédiger, tandis que l’adoption lui confère une valeur juridique.

Explication

L’écriture désigne la rédaction du texte constitutionnel, tandis que l’adoption correspond au moment où il est voté ou approuvé et acquiert une valeur juridique. Assimiler l’écriture au vote confond donc la préparation du texte avec sa validation.

22. Laquelle de ces possibilités correspond à une forme d’adoption d’une Constitution ?

Une commission administrative préparant un projet institutionnel.
Une consultation d’experts chargée de rédiger les articles.
Un référendum populaire approuvant le texte constitutionnel.
Une réunion parlementaire destinée à examiner les amendements.

Un référendum populaire approuvant le texte constitutionnel.

Explication

Le référendum populaire fait partie des formes possibles d’adoption d’une Constitution, avec l’octroi, le contrat monarchique et l’adoption par une assemblée constituante. La consultation d’experts concerne plutôt la rédaction du texte que son adoption juridique.

23. Parmi les situations suivantes, laquelle peut expliquer la disparition d’une Constitution ?

La publication d’une décision judiciaire interprétant une disposition
L’adoption d’une nouvelle Constitution dans la continuité de l’ancienne
La modification d’un règlement administratif par le gouvernement
La réélection d’une assemblée selon les règles constitutionnelles

L’adoption d’une nouvelle Constitution dans la continuité de l’ancienne

Explication

Une Constitution peut disparaître par abrogation, révolution, coup d’État ou adoption d’un nouveau texte constitutionnel dans la continuité de l’ancien. La modification d’un règlement administratif ne remet pas en cause l’existence de la Constitution.

24. Quelle situation correspond à une disparition de la Constitution par rupture politique ?

Un coup d’État qui renverse l’ordre constitutionnel établi
Une alternance électorale réalisée dans le cadre constitutionnel
Une révision adoptée selon la procédure prévue par le texte
Une interprétation judiciaire qui précise le sens d’un article

Un coup d’État qui renverse l’ordre constitutionnel établi

Explication

Un coup d’État peut entraîner la disparition de la Constitution en rompant l’ordre juridique établi. Une interprétation judiciaire, une révision régulière ou une alternance électorale s’inscrivent dans le fonctionnement de cet ordre.

25. Que signifie interpréter une disposition constitutionnelle ?

En remplacer le texte par une règle législative
En déterminer le sens juridique dans son contexte
En contrôler la conformité aux décisions administratives
En supprimer automatiquement le contenu normatif

En déterminer le sens juridique dans son contexte

Explication

L’interprétation constitutionnelle consiste à rechercher le sens d’une disposition ou d’un ensemble de dispositions constitutionnelles. Elle ne se confond pas avec la suppression du texte ni avec son remplacement par une loi.

26. Quelle distinction permet d’opposer la pratique constitutionnelle à la jurisprudence constitutionnelle ?

La première est législative et la seconde relève de l’administration
La première émane d’un organe politique et la seconde d’une juridiction
La première résulte d’un traité et la seconde d’une coutume internationale
La première vient d’un électeur et la seconde d’un parti politique

La première émane d’un organe politique et la seconde d’une juridiction

Explication

Une interprétation produite par un organe politique constitue une pratique constitutionnelle, tandis qu’une interprétation rendue par une cour de justice constitue une jurisprudence constitutionnelle. Les autres distinctions ne reposent pas sur l’organe qui interprète la Constitution.

27. Qu’est-ce que la jurisprudence constitutionnelle ?

L’ensemble des décisions d’une juridiction qui interprètent la Constitution
Les travaux préparatoires rédigés avant l’adoption d’une Constitution
L’ensemble des usages politiques qui orientent le fonctionnement des institutions
Les lois ordinaires qui précisent l’organisation des pouvoirs publics

L’ensemble des décisions d’une juridiction qui interprètent la Constitution

Explication

La jurisprudence constitutionnelle regroupe les décisions d’une juridiction constitutionnelle qui interprètent la Constitution et peuvent en faire évoluer le sens. Les usages politiques relèvent plutôt de la pratique constitutionnelle.

28. Quelle affirmation distingue correctement le constituant originaire du constituant dérivé ?

Le constituant originaire interprète les lois, tandis que le constituant dérivé contrôle les élections nationales
Le constituant originaire crée une Constitution, tandis que le constituant dérivé en révise une existante
Le constituant originaire applique la Constitution, tandis que le constituant dérivé tranche les litiges judiciaires
Le constituant originaire révise une Constitution, tandis que le constituant dérivé crée un ordre constitutionnel nouveau

Le constituant originaire crée une Constitution, tandis que le constituant dérivé en révise une existante

Explication

Le constituant originaire établit une nouvelle Constitution, alors que le constituant dérivé intervient pour réviser une Constitution déjà en vigueur. Les autres propositions confondent la fonction constituante avec des fonctions juridictionnelles ou administratives.

29. À quelles contraintes le constituant dérivé peut-il être soumis lors d’une révision constitutionnelle ?

À des contraintes de fond et de forme encadrant le contenu et la procédure
À des contraintes électorales et budgétaires concernant les politiques publiques
À des contraintes judiciaires et administratives portant sur chaque décision publique
À des contraintes diplomatiques et militaires liées aux relations extérieures

À des contraintes de fond et de forme encadrant le contenu et la procédure

Explication

Le constituant dérivé peut se voir interdire la modification de certaines dispositions et devoir suivre une procédure déterminée. Ces contraintes correspondent respectivement aux limites de fond et aux limites de forme.

30. Quelle différence caractérise une Constitution rigide par rapport à une Constitution souple ?

La Constitution rigide organise un régime présidentiel, tandis que la Constitution souple établit un régime parlementaire
La Constitution rigide est interprétée par les juges, tandis que la Constitution souple est interprétée par les électeurs
La Constitution rigide est difficile à réviser, tandis que la Constitution souple se modifie plus facilement
La Constitution rigide est dépourvue de règles écrites, tandis que la Constitution souple repose sur un texte détaillé

La Constitution rigide est difficile à réviser, tandis que la Constitution souple se modifie plus facilement

Explication

Une Constitution rigide exige une révision difficile ou une procédure renforcée, alors qu’une Constitution souple peut être modifiée selon une procédure plus aisée. La rigidité ne dépend ni de la forme écrite ni du type de régime politique.

31. Quelle distinction caractérise la protection politique et la protection juridictionnelle de la Constitution ?

Les deux formes relèvent d’un organe politique placé sous l’autorité du gouvernement
La première relève d’une juridiction indépendante, tandis que la seconde relève d’un organe politique
Les deux formes relèvent d’une juridiction indépendante du pouvoir politique
La première relève d’un organe politique, tandis que la seconde relève d’une juridiction indépendante

La première relève d’un organe politique, tandis que la seconde relève d’une juridiction indépendante

Explication

La protection politique est exercée par un organe politique, alors que la protection juridictionnelle dépend d’une juridiction indépendante du pouvoir politique. Confondre ces deux protections revient à attribuer à la protection politique l’indépendance propre au juge constitutionnel.

32. Que vérifie le contrôle de constitutionnalité d’une règle juridique ?

Son efficacité administrative dans l’application quotidienne
Sa popularité auprès des citoyens et des parlementaires
Son opportunité au regard des priorités du gouvernement
Sa conformité aux dispositions de la Constitution

Sa conformité aux dispositions de la Constitution

Explication

Le contrôle de constitutionnalité consiste à vérifier qu’une règle juridique respecte la Constitution. Il ne se limite pas à apprécier l’opportunité politique ou l’efficacité pratique de cette règle.

33. Dans quelle affaire la Cour suprême des États-Unis a-t-elle consacré l’invention du contrôle de constitutionnalité en 1803 ?

Roe v. Wade
Marbury v. Madison
Brown v. Board of Education
McCulloch v. Maryland

Marbury v. Madison

Explication

L’affaire Marbury v. Madison, rendue en 1803, est présentée comme l’acte fondateur du contrôle de constitutionnalité aux États-Unis. Les autres affaires proposées sont importantes dans l’histoire constitutionnelle américaine, mais elles ne correspondent pas à cette origine.

34. Quel enchaînement décrit correctement la diffusion historique de la justice constitutionnelle ?

Naissance dans les anciens États soviétiques, diffusion en Europe du Sud, renforcement américain, puis apparition du modèle européen
Naissance après 1945, diffusion aux États-Unis dans les années 1970, renforcement européen, puis adoption par les États soviétiques
Naissance aux États-Unis, diffusion européenne après 1918, renforcement après 1945, extension dans l’Europe du Sud, puis adoption par les anciens États soviétiques
Naissance en Europe, diffusion américaine après 1918, affaiblissement après 1945, extension en Europe du Nord, puis adoption en Asie

Naissance aux États-Unis, diffusion européenne après 1918, renforcement après 1945, extension dans l’Europe du Sud, puis adoption par les anciens États soviétiques

Explication

La justice constitutionnelle s’est diffusée selon une séquence allant de sa naissance américaine à son adoption progressive en Europe et dans les anciens États du bloc soviétique. Les autres séquences inversent l’ordre historique ou déplacent certaines étapes dans des régions non indiquées.

35. Une loi déjà adoptée est contestée devant un tribunal au cours d’un litige, et plusieurs tribunaux peuvent examiner sa constitutionnalité : de quel modèle s’agit-il ?

Du modèle américain, diffus, concret et a posteriori
Du modèle européen, concentré, abstrait et a priori
Du modèle américain, concentré, abstrait et a priori
Du modèle européen, diffus, concret et a posteriori

Du modèle américain, diffus, concret et a posteriori

Explication

Le modèle américain permet à tous les tribunaux de contrôler une loi à l’occasion d’un litige après son adoption, ce qui le rend diffus, concret et a posteriori. Le modèle européen repose au contraire sur une juridiction spécialisée et un contrôle généralement détaché d’un litige concret avant la promulgation.

36. Quelle situation correspond au modèle européen de justice constitutionnelle ?

Le Parlement contrôle lui-même la conformité de ses lois avant leur publication officielle
Une juridiction spécialisée intervient après la promulgation dans le cadre d’un procès individuel
Une juridiction spécialisée examine une loi avant sa promulgation, indépendamment d’un litige concret
Chaque tribunal écarte une loi déjà adoptée lorsqu’un litige particulier l’exige

Une juridiction spécialisée examine une loi avant sa promulgation, indépendamment d’un litige concret

Explication

Le modèle européen est concentré auprès d’une juridiction spécialisée et prévoit un contrôle abstrait, souvent a priori, avant la promulgation de la loi. L’intervention de chaque tribunal dans un litige après l’adoption correspond plutôt au modèle américain.

37. Quelle institution la Constitution du 4 octobre 1958 a-t-elle créée, et quelle était sa mission initiale ?

Le Sénat conservateur, chargé de contrôler les actes réglementaires du gouvernement
Le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler le respect du domaine de compétence du Parlement
Le Conseil d’État, chargé de protéger les droits fondamentaux contre les lois
La Cour de cassation, chargée de contrôler les décisions des juridictions administratives

Le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler le respect du domaine de compétence du Parlement

Explication

La Constitution de 1958 a créé le Conseil constitutionnel, dont la mission initiale consistait à contrôler le respect du domaine de compétence du Parlement. Les autres institutions ne correspondent ni à cette création ni à cette fonction initiale.

38. Quelle succession retrace l’extension progressive de la justice constitutionnelle française ?

Saisine parlementaire en 1958, droits fondamentaux en 1971, puis saisine citoyenne en 1974
Droits fondamentaux en 1971, saisine parlementaire en 1974, puis saisine citoyenne en 2008
Saisine citoyenne en 1971, droits fondamentaux en 1974, puis saisine parlementaire en 2008
Droits fondamentaux en 1958, saisine citoyenne en 1974, puis saisine parlementaire en 2008

Droits fondamentaux en 1971, saisine parlementaire en 1974, puis saisine citoyenne en 2008

Explication

L’extension s’est opérée par étapes : le contrôle des droits fondamentaux en 1971, la saisine par les parlementaires de l’opposition en 1974, puis la saisine par les citoyens après la révision de 2008. La saisine citoyenne n’a donc pas été instaurée dès 1971 ni en 1974.

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Qu'est-ce que le droit désigne ?

Un ensemble de règles juridiques et la science qui les étudie.

Qu'est-ce qu'une règle juridique ?

Une règle reconnue et sanctionnée par l’État.

Qu'étudie le droit privé ?

Les règles juridiques entre les personnes privées, physiques ou morales.

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