QCM : TD n°2 : Opérations sur le capital — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces situations constitue une finalité possible d’une opération sur le capital d’une société ?

Remplacer les contrats conclus avec les clients
Financer la société au moyen de nouveaux apports
Déterminer les règles de tenue des assemblées
Fixer le montant annuel des dividendes versés

Financer la société au moyen de nouveaux apports

Explication

Une opération sur le capital peut notamment servir à financer la société grâce à des apports ou à organiser l’entrée et la sortie d’associés. La fixation des dividendes relève d’une autre décision, tandis que les deux autres propositions ne décrivent pas une finalité d’une opération sur capital.

2. Quand une opération sur capital combine un apport en nature et un apport en numéraire, comment peut-elle être qualifiée ?

D’opération réservée
D’opération compensatoire
D’opération libératoire
D’opération mixte

D’opération mixte

Explication

Une opération sur capital est mixte lorsqu’elle associe plusieurs modalités d’apport, notamment un apport en nature et un apport en numéraire. Une opération réservée renvoie plutôt à ses bénéficiaires, et les deux autres termes ne correspondent pas à cette combinaison.

3. Lorsqu’une société reçoit de nouveaux apports en numéraire, quelle opération réalise-t-elle habituellement pour augmenter son capital ?

Elle augmente automatiquement la valeur nominale des titres existants
Elle réduit le nombre de titres détenus par les associés
Elle transforme les apports en dettes envers les associés
Elle émet de nouveaux titres au profit des apporteurs

Elle émet de nouveaux titres au profit des apporteurs

Explication

De nouveaux apports donnent lieu à l’émission de titres au profit des apporteurs, ce qui permet d’augmenter le capital. L’augmentation de la valeur nominale des titres existants constitue une modalité distincte, tandis que les deux autres propositions ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

4. Quelle différence caractérise l’émission de nouveaux titres par rapport à l’augmentation de la valeur nominale des titres existants ?

La première réduit le capital social, tandis que la seconde crée des titres nouveaux
La première concerne les apports en nature, tandis que la seconde concerne les apports en numéraire
La première peut diluer les associés, tandis que la seconde ne les dilue pas
La première ne modifie pas la répartition, tandis que la seconde accueille des tiers

La première peut diluer les associés, tandis que la seconde ne les dilue pas

Explication

L’émission de nouveaux titres peut réduire la proportion détenue par les associés lorsque des tiers souscrivent, ce qui crée une dilution. Une hausse de la valeur nominale des titres existants n’ajoute pas de titres nouveaux et n’entraîne donc pas cette dilution.

5. Quelle condition doit être remplie avant une nouvelle augmentation du capital par apport en numéraire ?

Le capital existant doit avoir été préalablement libéré
Les associés doivent avoir renoncé à leurs droits préférentiels
La valeur vénale des titres doit être égale à leur valeur nominale
Les titres nouveaux doivent avoir été intégralement revendus

Le capital existant doit avoir été préalablement libéré

Explication

Une nouvelle augmentation par apport en numéraire suppose que le capital existant ait été préalablement libéré. La revente des titres, la renonciation aux droits préférentiels et l’égalité entre valeur vénale et valeur nominale ne constituent pas la condition énoncée.

6. Qui décide en principe une augmentation de capital, sous réserve d’une éventuelle délégation légale ?

La collectivité des associés statuant en décision extraordinaire
Le commissaire aux comptes statuant dans son rapport annuel
Le dirigeant agissant dans tous les cas sans autorisation
Les apporteurs réunis après la réalisation de l’opération

La collectivité des associés statuant en décision extraordinaire

Explication

La décision appartient en principe à la collectivité des associés réunie selon les règles des décisions extraordinaires. Une délégation légale peut toutefois permettre au dirigeant de décider l’augmentation, ce qui ne rend pas son intervention automatique dans tous les cas.

7. Que permet le droit préférentiel de souscription lors d’une augmentation de capital ?

Empêcher toute personne extérieure de participer à l’augmentation
Fixer librement la valeur nominale des titres nouvellement émis
Souscrire prioritairement en proportion des titres déjà détenus
Obtenir automatiquement le remboursement des titres déjà détenus

Souscrire prioritairement en proportion des titres déjà détenus

Explication

Le droit préférentiel permet à l’associé de souscrire en priorité à l’augmentation, selon la proportion de titres qu’il détient déjà. Il ne garantit ni un remboursement ni la fixation de la valeur nominale, et il ne signifie pas que toute souscription extérieure est empêchée.

8. Quelle affirmation distingue correctement la souscription à titre irréductible de la souscription à titre réductible ?

La souscription irréductible est prioritaire, tandis que la souscription réductible concerne les titres restants
La souscription irréductible supprime les droits, tandis que la souscription réductible les vend
La souscription irréductible porte sur les apports en nature, tandis que la souscription réductible porte sur les apports en numéraire
La souscription irréductible concerne les titres restants, tandis que la souscription réductible est prioritaire

La souscription irréductible est prioritaire, tandis que la souscription réductible concerne les titres restants

Explication

La souscription irréductible permet d’exercer prioritairement le droit préférentiel, alors que la souscription réductible intervient sur les titres qui restent après cet exercice. Les autres propositions inversent cette distinction ou confondent les modalités de souscription avec la nature des apports.

9. Quelles formalités accompagnent la suppression du droit préférentiel de souscription pour réserver une augmentation à une personne déterminée ?

Une décision à majorité qualifiée et un rapport du commissaire aux comptes
Une renonciation individuelle et une déclaration du souscripteur
Une décision ordinaire du dirigeant et une validation des apporteurs
Une décision unanime des salariés et un rapport du commissaire aux apports

Une décision à majorité qualifiée et un rapport du commissaire aux comptes

Explication

La suppression du droit préférentiel exige une décision prise à la majorité qualifiée et l’établissement d’un rapport par le commissaire aux comptes. Elle ne se confond pas avec une renonciation individuelle, qui constitue une démarche distincte d’un associé.

10. Que peut faire un associé de son droit préférentiel de souscription ?

Le supprimer par une décision personnelle ou le transformer en apport en nature
Le conserver sans possibilité de cession ou l’échanger contre des dividendes
Y renoncer individuellement ou le vendre comme une créance incorporelle
Le convertir automatiquement en titre nouveau ou le transmettre au dirigeant

Y renoncer individuellement ou le vendre comme une créance incorporelle

Explication

Le droit préférentiel peut faire l’objet d’une renonciation individuelle et peut également être vendu comme une créance incorporelle. Les autres propositions lui attribuent des effets qui ne sont pas prévus, comme une conversion automatique en titres ou en dividendes.

11. Quel est l’objectif principal d’une réduction du capital motivée par des pertes ?

Apurer les pertes en diminuant la valeur nominale des titres ou en les annulant
Rembourser les créanciers après une opposition organisée par la société
Distribuer aux associés une valeur équivalente à leurs apports antérieurs
Préparer une réaugmentation du capital après sa réduction totale

Apurer les pertes en diminuant la valeur nominale des titres ou en les annulant

Explication

Cette réduction sert à apurer les pertes, notamment par une diminution de la valeur nominale des titres ou par leur annulation. La protection spécifique des créanciers et le délai d’opposition concernent la réduction non motivée par des pertes.

12. Quelle formalité caractérise une réduction du capital non motivée par des pertes ?

Annuler les titres sans informer les créanciers de la société concernée
Réduire totalement le capital sous condition d’une augmentation ultérieure
Distribuer le bénéfice de l’exercice aux associés sous forme de remboursement
Publier le projet et attendre le délai d’opposition des créanciers sociaux

Publier le projet et attendre le délai d’opposition des créanciers sociaux

Explication

La société doit publier son intention de réduire le capital et respecter un délai permettant aux créanciers sociaux de s’opposer. La réduction motivée par des pertes répond à une logique d’apurement et n’ouvre pas ce même délai d’opposition.

13. Comment définir le coup d’accordéon en droit des sociétés ?

Une réduction totale du capital soumise à la réaugmentation du capital
Une réduction partielle du capital destinée à rembourser les créanciers sociaux
Une diminution de la valeur nominale des titres provoquée par des bénéfices
Un remboursement des apports réalisé sans changement du montant du capital

Une réduction totale du capital soumise à la réaugmentation du capital

Explication

Le coup d’accordéon associe une réduction totale du capital à la condition suspensive d’une réaugmentation. Il ne correspond donc ni à un simple remboursement des apports ni à une réduction partielle liée aux bénéfices.

14. Dans quelle situation l’amortissement du capital permet-il aux associés de reprendre une valeur équivalente à leurs apports ?

Lorsque le capital est réduit totalement avant une réaugmentation conditionnelle
Lorsque les créanciers ont exercé leur droit d’opposition après publication
Lorsque les pertes imposent l’annulation ou la réduction nominale des titres
Lorsque le bénéfice distribuable de l’exercice le permet, sans modifier le capital

Lorsque le bénéfice distribuable de l’exercice le permet, sans modifier le capital

Explication

L’amortissement permet une reprise de valeur équivalente aux apports lorsque le bénéfice distribuable est suffisant, tout en maintenant le montant du capital. L’annulation des titres et le coup d’accordéon relèvent de mécanismes distincts de réduction du capital.

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Quelles opérations peuvent comprendre les opérations sur le capital ?

Des apports en nature ou en numéraire, augmentation ou réduction, entrée ou sortie d'associés, financement, ou appui de dettes.

Comment une société augmente-t-elle son capital avec de nouveaux apports ?

En émettant des titres au profit des apporteurs.

Quelle conséquence entraîne l'augmentation du capital par émission de nouveaux titres ?

Elle peut entraîner une dilution lorsque des tiers souscrivent.

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