Fiche de révision : Introduction au droit de la famille et filiation

Plan du Cours

  1. Évolution juridique et pluralisme des formes familiales en droit français
  2. Définition et principes d’établissement de la filiation selon le Code civil
  3. Notions et critères de la possession d’état en filiation
  4. Établissement judiciaire de la filiation et ses conditions
  5. Effets juridiques et interdictions matrimoniales liées à l’adoption
  6. Règles relatives au nom de famille et à l’autorité parentale en adoption
  7. Droits successoraux de l’enfant adopté dans les familles biologique et adoptive
  8. Variations de l’autorité parentale selon le type d’adoption
  9. Effets de l’autorité parentale sur la personne et la protection de l’enfant
  10. Caractéristiques et fonctionnement des régimes matrimoniaux et pacsimoniaux
  11. Rôle et compétences du notaire dans l’établissement de la filiation et les régimes matrimoniaux
  12. Conséquences patrimoniales de la filiation et des dissolutions d’unions

1. Évolution juridique et pluralisme des formes familiales en droit français

Notions clés & Définitions

  • À noter : Expression utilisée pour attirer l'attention sur une information importante ou une précision dans le texte.
  • Famille : Cellule de base d’une société composée classiquement de membres liés par le sang ou l’alliance, qui ne possède pas de personnalité juridique propre mais impose des obligations juridiques.
  • Autorité parentale : Un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité

Points essentiels

  • La famille, sans personnalité juridique, possède et impose des obligations juridiques, et a connu une refonte depuis les années 70, notamment par le droit interne et la Convention européenne des droits.
  • Le pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat entre deux personnes majeures, de même sexe ou de sexe différent, pour organiser leur vie commune.
  • L’union libre ou concubinage désigne une vie commune sans mariage ni PACS.

À retenir

Le droit français a évolué pour reconnaître et encadrer diverses formes familiales, telles que le PACS, l’union libre, et différentes formes d’adoption, tout en maintenant des principes fondamentaux comme la filiation et l’autorité parentale.

2. Définition et principes d’établissement de la filiation selon le Code civil

Notions clés & Définitions

  • Filiation : Du cadre judiciaire.

Points essentiels

  • La filiation est le lien juridique qui relie un individu à ses parents, reconnu par le Code civil.
  • La filiation peut s’établir par différents modes reconnus par la loi, reflétant l’évolution sociale et juridique.
  • CHAPITRE 2 ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION PAR L’ADOPTION DÉFINITION

L’adoption consiste à créer par jugement un lien de filiation entre 2 personnes qui n’ont strictement aucun lien de sang en commun. L’adoption résulte d’abord de l’acte de volonté, et non d’une vérité biologique. Il y a la base de sa création un consentement celui des adoptants, et celui de l’adopté s’il a plus de 13 ans, ou celui du représentant légal, des parents ou du conseil de famille. Le consentement doit être éclairé et l’adoptant ne peut pas être atteint d’une altération de ses facultés mentales. L’adoption est également un acte judiciaire, car au-delà du consentement il y a un jugement prononcé par le tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accordé lorsque l’adoption est conforme à l’intérêt de l’enfant article 353 du Code civil. L’adoption est également un acte judiciaire, car au-delà du consentement il y a un jugement prononcé par le tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accordé lorsque l’adoption est conforme à l’intérêt de l’enfant article 353 du Code civil. La législation sur l’adoption a surtout été marquée par la loi du 4 juillet 2005 qui a réformé l’adoption et a modernisé l’organisation institutionnelle et administrative relative à l’adoption des enfants étrangers et des enfants français. Les familles candidates à l’adoption doivent suivre un parcours particulier avec des

  • TOME 1 sa minorité s’il est représenté par sa mère ou son représentant légal ou judiciaire, soit 10 ans après sa majorité, une pension désignée sous le terme de subsides. Le défendeur c’est-à-dire la personne prétendument responsable, peut se défendre par tous moyens et demander une expertise biologique. Peu importe s’il n’y a pas eu de vie commune, de concubinage avec la mère. Le tout est d’établir la relation qui a donné naissance à l’enfant et d’engager la responsabilité paternelle. Cette action est constitutive d’état et non déclarative, donc elle n’aura pas d’effet rétroactif. Deux cas : • Si l’action n’aboutit pas parce que l’expertise a conclu qu’il n’était pas le père, l’enfant n’obtient strictement rien. • Si l’action aboutit c’est-à-dire, si le défendeur reconnaît qu’il a eu des relations sexuelles avec la mère, dans ce cas il versera à l’enfant des subsides, en fonction de ses ressources et des besoins de l’enfant. Strictement aucune filiation ne sera établie entre l’enfant et le prétendu le père. Cependant la loi a considéré nécessaire d’imposer ici les empêchements à mariage (inceste absolu), articles 161 à 164 du Code civil. Le législateur de 2005 a hésité à conserver cette action afin de subsides. Aujourd’hui elle est maintenue pour deux cas : • L’enfant est issu d’un viol collectif dont les auteurs refusent de se soumettre à une expertise sanguine. • L’enfant est issu d’une relation incestueuse. 26 1 • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS -

À retenir

La filiation est un lien juridique fondamental reconnu par le Code civil, reposant sur le principe d’égalité entre tous les enfants, et peut être établie par plusieurs modes légaux qui ont évolué pour refléter les changements sociaux.

3. Notions et critères de la possession d’état en filiation

Notions clés & Définitions

  • Le nom : On touche ici à l’identité, qui autrefois était un élément majeur de la possession, mais qui est beaucoup moins déterminant depuis la possibilité de choix des noms en 2002.
  • Fama : La fama correspond à la réputation sociale et familiale, c’est-à-dire la croyance et le regard social selon lesquels l’enfant appartient à la famille ou à la personne qui l’élève, pouvant provenir de la famille, de l’entourage ou de l’administration, et attestant de la reconnaissance sociale du lien de filiation.
  • Possession d’état : Une notion fondamentale dans le droit contemporain de

Points essentiels

  • La fama correspond à la réputation sociale et familiale, attestant que l’enfant est reconnu comme issu de ces parents par la société, pouvant provenir de la famille ou de l’administration.
  • La fama correspond à la réputation sociale et familiale reconnaissant l’enfant comme issu de ces parents.

À retenir

La fama correspond à la réputation sociale et familiale, attestant que l’enfant est reconnu comme issu de ces parents par la société, pouvant provenir de la famille ou de l’administration.

4. Établissement judiciaire de la filiation et ses conditions

Notions clés & Définitions

  • Article 317 du Code civil : L’article 317 du Code civil encadre la procédure d’établissement judiciaire de la filiation, notamment en précisant les modalités de délivrance de l’acte de notoriété qui constate la possession d’état.
  • ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION : L’établissement judiciaire de la filiation intervient par une action en justice lorsque la reconnaissance volontaire ou la possession d’état ne suffisent pas, nécessitant la production de preuves et le respect des conditions légales pour établir le lien de filiation.
  • FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS : Les savoirs associés à la filiation comprennent la connaissance des mécanismes légaux d’établissement, notamment la reconnaissance, la possession d’état, l’action judiciaire, ainsi que les possibilités de contestation ou de remise en cause de la filiation.

Points essentiels

  • La filiation peut être établie par voie judiciaire en cas d’absence de reconnaissance ou de contestation, sous réserve de preuves et de conditions légales.
  • La procédure nécessite la production de preuves telles que l’acte de notoriété, la possession d’état ou un jugement, et doit respecter les conditions légales pour établir le lien de filiation.
  • L’article 317 du code civil déclare que chacun des parents ou l’enfant peut demander à un notaire que lui soit délivré un acte de notoriété qui fera foi de possession d’état jusqu’à preuve contraire. L’acte est établi en présence de 3 témoins au vu de tout document justifiant la réunion des éléments réclamés (Tractatus, Fama, nomen). Un délai de 5 ans est ouvert pour demander l’acte de notoriété à compter de la cessation de la possession d’état alléguée, ou à compter du décès du parent prétendu. Ce délai de 5 ans est imposé pour éviter des filiations tardivement établies et viennent mettre en cause des opérations de partage. L’acte de notoriété est inscrit en marge de l’acte de naissance. Cet acte permet d’établir la filiation hors du cadre judiciaire. ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION PAR ACTION JUDICIAIRE
  • TOME 1 sa minorité s’il est représenté par sa mère ou son représentant légal ou judiciaire, soit 10 ans après sa majorité, une pension désignée sous le terme de subsides. Le défendeur c’est-à-dire la personne prétendument responsable, peut se défendre par tous moyens et demander une expertise biologique. Peu importe s’il n’y a pas eu de vie commune, de concubinage avec la mère. Le tout est d’établir la relation qui a donné naissance à l’enfant et d’engager la responsabilité paternelle. Cette action est constitutive d’état et non déclarative, donc elle n’aura pas d’effet rétroactif. Deux cas : • Si l’action n’aboutit pas parce que l’expertise a conclu qu’il n’était pas le père, l’enfant n’obtient strictement rien. • Si l’action aboutit c’est-à-dire, si le défendeur reconnaît qu’il a eu des relations sexuelles avec la mère, dans ce cas il versera à l’enfant des subsides, en fonction de ses ressources et des besoins de l’enfant. Strictement aucune filiation ne sera établie entre l’enfant et le prétendu le père. Cependant la loi a considéré nécessaire d’imposer ici les empêchements à mariage (inceste absolu), articles 161 à 164 du Code civil. Le législateur de 2005 a hésité à conserver cette action afin de subsides. Aujourd’hui elle est maintenue pour deux cas : • L’enfant est issu d’un viol collectif dont les auteurs refusent de se soumettre à une expertise sanguine. • L’enfant est issu d’une relation incestueuse. 26 1 • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS -

À retenir

Le mécanisme judiciaire d’établissement de la filiation repose sur la production de preuves légales et le respect des conditions pour que le juge puisse établir le lien de filiation en cas de litige.

5. Effets juridiques et interdictions matrimoniales liées à l’adoption

Notions clés & Définitions

  • ADOPTION PLÉNIÈRE L’adoption : Parfois définie comme étant une filiation de substitution car elle permet une parfaite intégration de l’adopté dans la famille de l’adoptant et une totale suppression des liens de celui-ci avec sa famille d’origine.
  • On distingue : La famille nucléaire Famille nucléaire ou « conjugale ».

Points essentiels

  • L’adoption crée des alliances juridiques qui entraînent des prohibitions au mariage entre adoptés, adoptants et leurs conjoints ou enfants.
  • Les prohibitions au mariage entre adoptés et enfants de l’adoptant peuvent être levées par dispense du Président de la République en cas de causes graves.
  • La prohibition au mariage entre adopté et conjoint de l’adoptant peut être levée si la personne ayant créé l’alliance est décédée.
  • Le Code civil prévoit exceptionnellement, devant certains manquements des parents, que l’adoption simple remplace l’adoption plénière article 360 al.2 « S’il est justifié de motifs graves, l’adoption simple d’un enfant ayant fait l’objet d’une adoption plénière est permise » De même l’article 346 al 2 du même code déclare « Toutefois, une nouvelle adoption peut être prononcée soit après décès de l’adoptant, ou des deux adoptants, soit encore après décès de l’un des deux adoptants, si la demande est présentée par le nouveau conjoint du survivant d’entre eux.
  • La prohibition au mariage portée au 2° ci-dessus peut être levée dans les mêmes conditions lorsque la personne qui a créé l’alliance est décédée.

À retenir

L'adoption plénière entraîne des conséquences matrimoniales spécifiques, notamment des prohibitions au mariage entre adoptés, adoptants et leurs proches, avec des exceptions possibles par dispense ou en cas de décès de la personne ayant créé l’alliance.

6. Règles relatives au nom de famille et à l’autorité parentale en adoption

Notions clés & Définitions

  • Concernant le nom : Du moment où l’adopté entre dans la famille de l’adoptant, il prend le nom de l’adoptant, et il abandonne celui donné à l’origine.
  • Autorité parentale : L’adoptant en conservera seul exercice sauf en faire une

Points essentiels

  • En adoption, le nom de l'adopté est celui de l'adoptant, abandonnant le nom d'origine, sauf si l'adoption est conjointe où le nom choisi dépend de la décision des adoptants.
  • Le prénom peut être modifié par décision du tribunal à la demande des parents.

À retenir

En adoption, le nom de l'adopté est celui de l'adoptant, abandonnant le nom d'origine, sauf si l'adoption est conjointe où le nom choisi dépend de la décision des adoptants.

7. Droits successoraux de l’enfant adopté dans les familles biologique et adoptive

Notions clés & Définitions

  • Adoption plénière : Type d'adoption qui crée une filiation de substitution, intégrant totalement l'enfant dans la famille adoptive et supprimant les liens juridiques avec la famille d'origine, avec un effet constitutif irrévocable.
  • Adoption simple : Type d'adoption additive qui laisse coexister les liens juridiques avec la famille d'origine et ceux avec la famille adoptive, et qui peut être révoquée sous certaines conditions.
  • Enfant adopté : Vocation successorale comme n’importe quelle autre
  • Enfant du conjoint : Adopté, la filiation d’origine subsiste à l’égard de ce

Points essentiels

  • En adoption plénière, l'enfant adopté acquiert les mêmes droits successoraux que les enfants biologiques dans la famille adoptive.
  • En adoption simple, l'enfant conserve ses droits successoraux dans la famille biologique tout en acquérant des droits dans la famille adoptive.
  • Les droits successoraux de l'enfant varient selon le type d'adoption et les liens juridiques établis avec les familles biologique et adoptive.
  • À l’égard de la famille d’origine, contrairement à l’enfant adopté de façon plénière, l’enfant en adoption simple demeure dans sa famille d’origine et concerne tous ses droits notamment les droits héréditaires.
  • L’intérêt de l’adopté L’adoption ne se fait que si elle est conforme à l’intérêt de l’enfant.

À retenir

En adoption plénière, l'enfant adopté acquiert les mêmes droits successoraux que les enfants biologiques dans la famille adoptive.

8. Variations de l’autorité parentale selon le type d’adoption

Notions clés & Définitions

  • Autorité parentale : Ensemble de droits et devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant, comprenant la protection patrimoniale et extra patrimoniale, exercés par les parents ou autres titulaires selon la situation.

Points essentiels

  • En adoption plénière d’un enfant autre que celui du conjoint, les parents adoptifs deviennent titulaires exclusifs de l’autorité parentale.
  • En adoption plénière de l’enfant du conjoint, la filiation d’origine subsiste et l’autorité parentale est partagée entre parents biologiques et adoptants.

À retenir

Le type d’adoption influence la répartition de l’autorité parentale, qui peut être exclusive ou partagée selon la situation.

9. Effets de l’autorité parentale sur la personne et la protection de l’enfant

Notions clés & Définitions

  • Autorité parentale : Un ensemble de droits et de devoirs attribués aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant, visant à protéger sa sécurité, sa santé, sa moralité, assurer son éducation et permettre son développement dans le respect de sa personne.
  • Protection de l’enfant : L'ensemble des mesures et obligations destinées à garantir la sécurité, la santé, la moralité, l'éducation, ainsi que l'entretien matériel, psychologique et moral de l'enfant.
  • Enfant autre que l’enfant : Les jugements établissant ou contestant un lien de filiation ont un effet déclaratif, constatant une situation existante avec rétroactivité à la naissance, sans créer une nouvelle situation, ce qui peut affecter des domaines tels que les successions ou les pensions alimentaires.

Points essentiels

  • L’autorité parentale confère aux titulaires des droits et devoirs sur la personne de l’enfant, notamment sa protection.
  • L’exercice de l’autorité parentale vise à garantir l’intérêt supérieur de l’enfant.
  • TOME 1 jouissance comme tout usufruitier les parents peuvent renoncer à leur droit de gestion de biens dans leur globalité ou de façon partielle. Il faudra alors que cette volonté soit clairement énoncée. La protection du mineur Certaines situations exigent que l’enfant soit protégé. On parle alors de mesures de contrôle ou bien de mesures de sanction. La mesure de contrôle Dans le cadre de difficultés lorsque l’intérêt de l’enfant l’exige, le juge peut priver le parent de l’exercice de l’autorité parentale et désigner un tiers à sa place. En principe celui-ci sera choisi dans le cadre familial. Cette démarche résultera soit d’une carence constatée par le juge saisi par un de ses parents, ou par le ministère public. La décision sera toujours accompagnée des modalités d’exercice de l’autorité parentale et de la contribution du parent à l’éducation l’entretien de l’enfant. La décision s’appuie généralement sur des expertises. Une assistance éducative peut être également mise en place, si la santé, la moralité la sécurité de l’enfant est en danger ainsi que les conditions de son éducation et de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises (article 375 du Code civil). En principe la durée de la mesure ne peut pas excéder deux ans sauf exception motivés. Les mesures de sanction • La délégation de l’autorité parentale
  • La décision peut être
  • TOME 1 modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale. En cas de désaccord entre les parents, le juge de la famille est saisi et statue sur en fonction de l’intérêt de l’enfant. Les parents sont investis d’une surveillance de l’enfant reconnu par l’article 1438 alinéa quatre du Code civil qui implique la responsabilité de plein droit en cas de dommages causés aux tiers par leurs enfants. Cette responsabilité est attribuée généralement à celui sur lequel l’enfant à son lieu de résidence habituelle en cas de séparation même si les deux parents sont titulaires de l’autorité parentale. À noter : le parent qui ne conserve pas l’exercice de l’autorité parentale ne peut pas pour autant se voir refuser l’exercice d’un droit de visite et d’hébergement sauf pour motif grave visé dans une décision judiciaire. Les effets sur les biens du mineur Jusqu’à sa majorité ou son émancipation le mineur est frappé d’une incapacité d’exercice sur les biens. Ceux-ci seront gérés et administrés par les parents détenteurs de l’autorité parentale en leur qualité de représentants légaux. Lorsque les parents sont absents, déchus ou décédés, une procédure de tutelle sera être mise en place avec la désignation d’un tuteur chargé de la gestion des biens de l’enfant. (Cf : cours sur les éléments fondamentaux du droit). Quelle que soit la situation, parents ou tuteurs exerceront l’administration des

À retenir

L’autorité parentale joue un rôle fondamental dans la protection juridique de l’enfant en conférant aux parents des droits et devoirs essentiels pour assurer sa sécurité, sa santé, son éducation et son développement dans le respect de sa personne.

10. Caractéristiques et fonctionnement des régimes matrimoniaux et pacsimoniaux

Notions clés & Définitions

  • Continue : Une qualité du nom de famille qui se transmet de manière ininterrompue selon des règles de filiation, assurant une identité stable tout au long de la vie.
  • Paisible : Cette notion implique que la possession d’état ne résulte pas de la force, de
  • Régimes matrimoniaux : Des ensembles de règles juridiques qui déterminent la gestion, la répartition des biens entre époux pendant le mariage, ainsi que les modalités de leur dissolution.
  • Publique : Elle est reconnue par la société l’entourage et les tiers.

Points essentiels

  • Les régimes pacsimoniaux régissent les relations patrimoniales entre partenaires liés par un PACS.
  • Le contrat de mariage et la convention de PACS sont des actes notariés qui organisent ces régimes.
  • Le choix du régime matrimonial ou pacsimonial a des conséquences patrimoniales importantes.
  • RÔLE DU NOTAIRE Identification du cadre juridique approprié d’union Détermination des conséquences patrimoniales de l’union Réalisation des actes notariés spécifiques notamment contrat de PACS et de mariage

À retenir

Comprendre les spécificités et implications patrimoniales des différents régimes d’union permet d’organiser efficacement la gestion des biens et de prévoir leur dissolution.

11. Rôle et compétences du notaire dans l’établissement de la filiation et les régimes matrimoniaux

Notions clés & Définitions

  • Objectifs : Mise en oeuvre des régimes juridiques spécifiques à chaque forme d’union.
  • Service public. fr : Mission confiée par l’État exercée par le notaire en tant qu’officier ministériel, destinée à garantir la sécurité juridique des actes relatifs à la filiation et aux régimes matrimoniaux dans le cadre d’une activité libérale réglementée.
  • Rôle du notaire : Responsabilité de rédiger des projets d’actes notariés spécifiques en matière de filiation, d’établir la liste des pièces nécessaires, de déterminer la procédure pour les obtenir, et de recueillir les consentements liés à l’adoption ou à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur, afin d’assurer la sécurité juridique de ces démarches.
  • Établissement de la filiation : POSSESSION D’ÉTAT À NOTER w Depuis la loi du 23 mars 2019, l’article 317 du Code civil relatif à l’établissement de la filiation par la possession d’état confie au Notaire la délivrance des actes de notoriété qui feront foi de la possession d’état jusqu’à preu
  • Savoir : Le contenu de la reconnaissance comporte les énonciations prévues à l’article 60 du Code Civil, à savoir : - Les prénoms, nom, date de naissance ou à défaut, âge, lieu de naissance, domicile de l’auteur de la reconnaissance - Les dates et lieu de naissance, sexe et prénom de l’enfant ou à défaut tous les enseignements utiles sur la naissance sous réserve des dispositions de l’article 326 du Code civil relatif à l’accouchement sous secret.

Points essentiels

  • Le notaire rédige des actes notariés spécifiques pour établir la filiation et les régimes matrimoniaux, en établissant la liste des pièces nécessaires et en déterminant la procédure pour les obtenir.
  • Il conseille sur le choix du régime matrimonial ou pacsimonial, vérifie les conditions de formation du contrat ou de la convention, et assure la sécurité juridique des actes.
  • Modes d’établissement de la filiation
  • Justification du choix pertinent du régime. Vérification des conditions de formation

À retenir

Le notaire rédige des actes notariés spécifiques pour établir la filiation et les régimes matrimoniaux, en établissant la liste des pièces nécessaires et en déterminant la procédure pour les obtenir.

12. Conséquences patrimoniales de la filiation et des dissolutions d’unions

Notions clés & Définitions

  • Effets patrimoniaux de la dissolution : La dissolution d’union, qu’il s’agisse d’un mariage ou d’un PACS, entraîne des effets patrimoniaux spécifiques, notamment la liquidation des régimes matrimoniaux ou la rupture du pacte, sous la supervision du notaire.
  • Conséquences patrimoniales : Détermination des conséquences patrimoniales de l’union

Points essentiels

  • La filiation entraîne des droits patrimoniaux, notamment en matière successorale et d’obligations alimentaires, qui doivent être pris en compte lors de la reconnaissance ou de la contestation du lien.
  • La dissolution d’union (mariage ou PACS) entraîne des effets patrimoniaux spécifiques, tels que la liquidation des régimes matrimoniaux ou la rupture du pacte, que le notaire organise pour assurer leur conformité légale.
  • Le notaire intervient pour organiser les conséquences patrimoniales liées à la dissolution d’union et à l’établissement de la filiation, en vérifiant notamment la conformité des régimes et en procédant aux formalités nécessaires.
  • 23 1
  • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS - TOME 1 Le notaire informe les parties sur les conséquences familiales, patronymiques, juridiques, patrimoniales et fiscales de l’adoption.
  • 37 1
  • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS - obligatoire :
  • Si un tiers donneur intervient, le consentement également des deux est nécessaire, consentement consigné devant un juge ou un notaire qui les informe des conséquences regardaient la filiation.

À retenir

La filiation entraîne des droits patrimoniaux, notamment en matière successorale et d’obligations alimentaires, qui doivent être pris en compte lors de la reconnaissance ou de la contestation du lien.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2005Réforme du droit familial
2002Reconnaissance du PACS
1438Code civil initial
2019Réformes récentes du droit de la filiation

Tableaux de Synthèse

Comparaison des types d'adoption

Type d'adoptionEffet sur la filiationConséquences patrimonialesRévocabilité
PlénièreFiliation de substitution, irrévocableIntégration totale, droits successoraux identiques aux biologiquesNon réversible
SimpleFiliation additive, coexistence avec famille d'origineConserve droits dans famille biologique, droits dans famille adoptiveRévocable sous conditions

Procédures d'établissement de la filiation

ProcédurePreuves requisesConditions légalesDélai de contestation
Reconnaissance volontaireActe de notoriétéConsentement éclairé, capacité mentale5 ans
Adoption judiciaireJugement, consentement, possession d’étatRespect des conditions légalesVariable selon procédure

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre filiation légitime et naturelle
  2. Erreur dans la distinction entre adoption plénière et simple
  3. Mésentente sur la portée de l’autorité parentale
  4. Confusion entre effets patrimoniaux du mariage et du PACS
  5. Erreur dans la compréhension des conditions de contestation de filiation
  6. Confusion entre adoption conjointe et adoption simple
  7. Mésentente sur la révocabilité de l’adoption simple

Checklist Examen

  1. Vérifier la différence entre filiation légitime et naturelle
  2. Comprendre les effets de l’adoption plénière
  3. Maîtriser la procédure d’établissement judiciaire de la filiation
  4. Connaître les règles sur le nom en adoption
  5. Savoir les droits successoraux en adoption
  6. Identifier les effets de l’autorité parentale
  7. Différencier PACS et mariage en termes d’effets patrimoniaux
  8. Connaître le rôle du notaire dans la filiation et les régimes matrimoniaux
  9. Comprendre les conséquences patrimoniales des dissolutions d’union

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction au droit de la famille et filiation avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction principale du PACS en droit français ?

2. Quel est le rôle principal de la filiation selon le Code civil ?

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Mémorisez les concepts clés de Introduction au droit de la famille et filiation avec 24 flashcards interactives.

Famille — définition ?

Un groupe sans personnalité juridique propre, lié par obligations juridiques.

PACS — rôle ?

Organise la vie commune entre deux majeurs, avec effets patrimoniaux.

Filiation — principe ?

Lien juridique entre un individu et ses parents.

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