QCM : Introduction au droit français (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des prérogatives individuelles reconnues aux personnes dans leurs relations privées
L’ensemble des règles de conduite sociale élaborées par l’État et sanctionnées par l’autorité publique
L’ensemble des décisions rendues par les tribunaux pour résoudre des litiges particuliers
L’ensemble des principes moraux qui guident les individus sans intervention de l’autorité publique

L’ensemble des règles de conduite sociale élaborées par l’État et sanctionnées par l’autorité publique

Explication

Le droit objectif regroupe les règles élaborées par l’État pour organiser la vie en société, dont le non-respect peut être sanctionné par l’autorité publique. Les prérogatives individuelles relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Une personne invoque son droit au respect de la vie privée : de quelle notion juridique s’agit-il ?

D’une coutume, fondée sur un usage ancien considéré comme obligatoire par un groupe
D’une règle morale, dont la sanction relève principalement de la conscience personnelle
D’un droit subjectif, c’est-à-dire une prérogative reconnue à une personne par le droit objectif
Du droit objectif, c’est-à-dire l’ensemble des règles qui organisent la vie en société

D’un droit subjectif, c’est-à-dire une prérogative reconnue à une personne par le droit objectif

Explication

Le droit au respect de la vie privée est une prérogative individuelle reconnue aux personnes par le droit objectif : il s’agit donc d’un droit subjectif. Le droit objectif désigne les règles qui fondent ces prérogatives, et non la prérogative elle-même.

3. Quelle distinction caractérise la règle juridique par rapport à la règle morale ?

La règle juridique vise le perfectionnement intérieur et entraîne une sanction personnelle, tandis que la règle morale organise l’ordre social sous le contrôle public
La règle juridique concerne les prérogatives individuelles, tandis que la règle morale rassemble les règles qui les reconnaissent
La règle juridique vise l’ordre social et peut être sanctionnée par l’autorité publique, tandis que la règle morale vise le perfectionnement intérieur et entraîne une sanction personnelle
La règle juridique repose sur un usage ancien et une conviction collective, tandis que la règle morale est élaborée par l’État pour organiser la société

La règle juridique vise l’ordre social et peut être sanctionnée par l’autorité publique, tandis que la règle morale vise le perfectionnement intérieur et entraîne une sanction personnelle

Explication

La règle juridique a pour fonction de contribuer à l’ordre social et son manquement peut entraîner une sanction publique, tandis que la règle morale vise le perfectionnement intérieur et entraîne une sanction personnelle. La sanction personnelle est donc associée à la règle morale, et non à la règle juridique.

4. Quelle combinaison décrit les cinq caractères de la règle de droit ?

Générale dans l’espace, permanente dans le temps, impersonnelle, issue de la volonté de l’État et contraignante
Impersonnelle, temporaire, issue de la volonté des citoyens, facultative et applicable à un territoire défini
Générale dans l’espace, permanente dans le temps, personnelle, issue des usages et dépourvue de sanction
Générale dans le temps, permanente dans l’espace, individualisée, issue des usages et contraignante

Générale dans l’espace, permanente dans le temps, impersonnelle, issue de la volonté de l’État et contraignante

Explication

La règle de droit est générale dans l’espace, permanente dans le temps, impersonnelle, issue de la volonté de l’État et contraignante. La confondre avec une règle issue des usages méconnaît notamment son caractère étatique.

5. Une règle s’applique à toute personne appartenant à une catégorie définie de la même manière ; quel caractère illustre-t-elle ?

Son caractère contraignant, qui concerne les sanctions attachées à sa violation
Son caractère permanent, qui concerne la durée d’application de la règle
Son caractère général, qui concerne l’espace où la règle s’applique
Son caractère impersonnel, qui concerne les personnes visées par la règle

Son caractère impersonnel, qui concerne les personnes visées par la règle

Explication

L’impersonnalité concerne les personnes visées : la règle s’applique à tous les citoyens ou à une catégorie définie de la même manière. La généralité renvoie plutôt à l’espace d’application de la règle.

6. Quel effet peut découler de la force contraignante d’une règle de droit ?

La reconnaissance d’une prérogative individuelle sans possibilité de sanction en cas de violation
La disparition spontanée d’un usage ancien qui n’est plus suivi par les membres d’un groupe
Une désapprobation intérieure ou un sentiment de culpabilité, sans intervention d’une autorité publique
Une sanction pénale, administrative ou civile, telle qu’une peine, une nullité ou des dommages et intérêts

Une sanction pénale, administrative ou civile, telle qu’une peine, une nullité ou des dommages et intérêts

Explication

La force contraignante permet d’imposer le respect de la règle au moyen de sanctions pénales, administratives ou civiles, notamment une peine, une nullité ou des dommages et intérêts. La désapprobation intérieure correspond plutôt à une sanction personnelle de nature morale.

7. Si un règlement contredit une norme supérieure dans la hiérarchie des normes, quel principe s’applique ?

Le règlement prévaut dès lors qu’il précise les modalités d’application de la norme supérieure
La norme supérieure doit être écartée lorsque le règlement est plus récent
Le règlement, en tant que norme inférieure, doit être conforme à la norme supérieure
Les deux normes ont la même valeur et peuvent s’appliquer selon le choix du juge

Le règlement, en tant que norme inférieure, doit être conforme à la norme supérieure

Explication

Dans la hiérarchie des normes, toute norme inférieure doit être conforme aux normes supérieures. Le fait qu’un règlement soit plus récent ne le rend pas supérieur à la norme à laquelle il doit se conformer.

8. Quelle fonction la Constitution du 4 octobre 1958 remplit-elle pour la Ve République ?

Elle organise la Ve République en répartissant les pouvoirs entre l’État et les Églises
Elle fonde la Ve République et confie l’exercice de tous les pouvoirs au Parlement
Elle fonde la Ve République et remplace les lois par des décisions du Conseil constitutionnel
Elle fonde la Ve République et répartit les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire

Elle fonde la Ve République et répartit les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire

Explication

La Constitution du 4 octobre 1958 fonde la Ve République et répartit les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle ne confie donc pas l’ensemble des pouvoirs au Parlement.

9. Quel ensemble comprend notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004 ?

Le bloc de constitutionnalité, qui comprend aussi le Préambule de 1946 et certains principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
La jurisprudence constitutionnelle, qui comprend les décisions rendues à propos des lois électorales
Le droit supranational, qui rassemble les engagements internationaux conclus par la France
Le domaine réglementaire, qui comprend les normes prises par le gouvernement pour appliquer les lois

Le bloc de constitutionnalité, qui comprend aussi le Préambule de 1946 et certains principes fondamentaux reconnus par les lois de la République

Explication

La Déclaration de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004 font notamment partie du bloc de constitutionnalité, avec le Préambule de 1946 et certains principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Le domaine réglementaire désigne les normes prises par les autorités réglementaires, et non cet ensemble de textes et principes constitutionnels.

10. Dans quelle situation un justiciable peut-il soulever une question prioritaire de constitutionnalité ?

Après la fin d’un procès, pour contester une loi qui a déjà été déclarée conforme à la Constitution
Lors d’un procès, pour contester une disposition réglementaire applicable au litige, même si la question n’est ni nouvelle ni sérieuse
Lors d’un procès, pour contester une disposition législative applicable à son litige, si elle n’a pas déjà été déclarée conforme et si la question est nouvelle ou sérieuse
Avant tout procès, pour demander un avis général sur une loi, dès lors que cette loi touche les intérêts du justiciable

Lors d’un procès, pour contester une disposition législative applicable à son litige, si elle n’a pas déjà été déclarée conforme et si la question est nouvelle ou sérieuse

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet à un justiciable engagé dans un procès de contester une disposition législative applicable à son litige, sous les conditions indiquées. Elle ne sert pas à contester une disposition réglementaire, contrairement à ce que propose un distracteur.

11. Quelle distinction caractérise les règlements et les directives de l’Union européenne ?

Les règlements nécessitent une ratification nationale, tandis que les directives sont adoptées par le Conseil de l’Europe.
Les règlements s’appliquent après une loi nationale, tandis que les directives entrent en vigueur après leur signature.
Les règlements sont directement applicables, tandis que les directives fixent des objectifs à mettre en œuvre par les États.
Les règlements fixent des objectifs à transposer, tandis que les directives sont directement applicables dans les États.

Les règlements sont directement applicables, tandis que les directives fixent des objectifs à mettre en œuvre par les États.

Explication

Le règlement européen est directement applicable, alors que la directive impose aux États un résultat à mettre en œuvre. La confusion consiste à inverser ces deux caractéristiques.

12. Quel organisme contrôle le respect de la Convention européenne des droits de l’homme ?

La Cour de justice de l’Union européenne, qui relève du Conseil de l’Europe et siège à Strasbourg.
La Cour internationale de justice, qui relève des Nations unies et siège à Strasbourg.
La Cour européenne des droits de l’homme, qui relève du Conseil de l’Europe et siège à Strasbourg.
La Cour européenne des droits de l’homme, qui relève de l’Union européenne et siège à Bruxelles.

La Cour européenne des droits de l’homme, qui relève du Conseil de l’Europe et siège à Strasbourg.

Explication

Le respect de la Convention est contrôlé par la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, dans le cadre du Conseil de l’Europe. La Cour de justice de l’Union européenne appartient à une organisation distincte et n’est pas l’organisme indiqué.

13. Quelle affirmation distingue correctement les lois constitutionnelles, organiques et ordinaires ?

Les lois constitutionnelles modifient la Constitution, les lois organiques précisent l’organisation des pouvoirs publics et les lois ordinaires sont votées par le Parlement.
Les lois constitutionnelles sont votées par le Parlement, les lois organiques modifient la Constitution et les lois ordinaires organisent les pouvoirs publics.
Les lois constitutionnelles modifient la Constitution, les lois organiques sont votées par le Parlement et les lois ordinaires précisent le fonctionnement des pouvoirs publics.
Les lois constitutionnelles précisent l’organisation des pouvoirs publics, les lois organiques modifient la Constitution et les lois ordinaires sont votées par le Parlement.

Les lois constitutionnelles modifient la Constitution, les lois organiques précisent l’organisation des pouvoirs publics et les lois ordinaires sont votées par le Parlement.

Explication

La loi constitutionnelle modifie la Constitution, tandis que la loi organique précise l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics; les lois ordinaires sont votées par le Parlement. La confusion porte notamment sur les rôles respectifs des lois constitutionnelles et organiques.

14. Quelle composition correspond au Parlement français et à la durée des mandats de ses membres ?

L’Assemblée nationale compte 348 députés élus au suffrage indirect pour six ans; le Sénat compte 577 sénateurs élus au suffrage direct pour cinq ans, renouvelés par moitié tous les trois ans.
L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au suffrage indirect pour cinq ans; le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage direct pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans.
L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au suffrage direct pour six ans; le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage indirect pour cinq ans, renouvelés par moitié tous les trois ans.
L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au suffrage direct pour cinq ans; le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage indirect pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans.

L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au suffrage direct pour cinq ans; le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage indirect pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans.

Explication

Les députés sont élus directement pour cinq ans, tandis que les sénateurs sont élus indirectement pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. L’option qui inverse les modes de scrutin attribue à chaque assemblée le mode de l’autre.

15. Quel enchaînement décrit le parcours habituel d’un projet ou d’une proposition de loi au Parlement ?

Examen en commission, navette entre les assemblées, puis discussion et votes en séance; le gouvernement tranche ensuite tout désaccord.
Examen en commission, discussion et votes en séance, puis promulgation; une commission mixte paritaire remplace la navette entre les assemblées.
Discussion et votes en séance, promulgation, puis examen en commission; une commission mixte paritaire intervient avant la navette.
Examen en commission, discussion et votes en séance, puis navette entre les assemblées; une commission mixte paritaire peut rechercher un compromis en cas de désaccord.

Examen en commission, discussion et votes en séance, puis navette entre les assemblées; une commission mixte paritaire peut rechercher un compromis en cas de désaccord.

Explication

Le texte est examiné en commission, discuté et voté en séance, puis circule entre les assemblées lors de la navette; une commission mixte paritaire peut tenter de régler un désaccord. La promulgation intervient après l’adoption et ne remplace pas cette succession d’étapes.

16. Après l’adoption d’une loi, quand est-elle promulguée et quand entre-t-elle en vigueur en principe ?

Le gouvernement la promulgue dans les quinze jours suivant sa publication; elle entre en vigueur au jour de sa promulgation, sauf disposition contraire.
Le président de la République la promulgue dans les quinze jours suivant son adoption; elle entre en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel, sauf disposition contraire.
Le président de la République la promulgue dans le mois suivant son adoption; elle entre en vigueur le jour de son vote définitif par le Parlement.
Le président de l’Assemblée nationale la promulgue dans les quinze jours suivant son adoption; elle entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel.

Le président de la République la promulgue dans les quinze jours suivant son adoption; elle entre en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel, sauf disposition contraire.

Explication

La promulgation relève du président de la République et intervient dans les quinze jours suivant l’adoption; l’entrée en vigueur a lieu à la publication au Journal officiel, sauf règle différente. Le vote définitif par le Parlement ne constitue pas à lui seul le point de départ général de l’entrée en vigueur.

17. Dans quelles conditions une ordonnance acquiert-elle valeur législative ?

Le gouvernement la prend sur habilitation du Parlement, dans un domaine et un délai déterminés, puis elle acquiert valeur législative si le Parlement la ratifie.
Le gouvernement la prend sur habilitation du Parlement, dans un domaine et un délai déterminés, puis elle acquiert valeur législative dès sa signature.
Le gouvernement la prend sans habilitation parlementaire, dans un domaine et un délai déterminés, puis elle acquiert valeur législative après son adoption en commission.
Le Parlement la prend sur habilitation du gouvernement, dans un domaine et un délai déterminés, puis elle acquiert valeur législative dès sa publication.

Le gouvernement la prend sur habilitation du Parlement, dans un domaine et un délai déterminés, puis elle acquiert valeur législative si le Parlement la ratifie.

Explication

Une ordonnance est prise par le gouvernement après habilitation parlementaire, dans un domaine et un délai définis; sa ratification par le Parlement lui confère valeur législative. Sa signature ou sa publication ne remplace pas cette ratification.

18. Que désigne la jurisprudence ?

L’ensemble des commentaires doctrinaux publiés par les juristes.
L’ensemble des lois adoptées par le Parlement.
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions.
L’ensemble des actes réglementaires pris par le gouvernement.

L’ensemble des décisions rendues par les juridictions.

Explication

La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions rendues par les juridictions. Les lois et les actes réglementaires sont des normes, tandis que les commentaires doctrinaux sont des analyses, et non des décisions judiciaires.

19. Dans un litige, quelle portée peut avoir une décision judiciaire et l’interprétation qu’elle contient ?

La décision lie en principe les parties au litige, tandis que son interprétation ne peut influencer que les parties concernées.
La décision lie en principe toutes les juridictions, tandis que l’interprétation ne peut contribuer à créer des règles que si la loi est complète.
La décision lie en principe les parties au litige, tandis que l’interprétation peut contribuer à créer des règles lorsque la loi est silencieuse ou doit être précisée.
La décision lie en principe les autres justiciables, tandis que l’interprétation s’applique uniquement lorsque la loi est silencieuse.

La décision lie en principe les parties au litige, tandis que l’interprétation peut contribuer à créer des règles lorsque la loi est silencieuse ou doit être précisée.

Explication

En principe, une décision judiciaire s’impose aux parties du litige, mais l’interprétation du juge peut influencer la création de règles lorsque la loi est silencieuse ou doit être précisée. Cette influence ne signifie pas que la décision lie les autres juges ou tous les justiciables.

20. Quel droit le principe du contradictoire garantit-il à chaque plaideur ?

La possibilité d’obtenir le remboursement des frais engagés dans le procès
La possibilité de porter directement toute affaire devant la juridiction d’appel
La possibilité de discuter les prétentions, les arguments et les pièces de son adversaire
La possibilité de choisir les juges chargés d’examiner son affaire

La possibilité de discuter les prétentions, les arguments et les pièces de son adversaire

Explication

Ce principe permet à chaque plaideur de discuter les prétentions, les arguments et les pièces présentés par l’adversaire. Il ne confère pas le droit de choisir les juges, qui est une question distincte.

21. Une entreprise conteste une décision prise par une administration publique : quel ordre est notamment compétent pour examiner ce litige ?

L’ordre administratif, compétent pour les litiges entre personnes privées
L’ordre judiciaire, compétent pour les litiges mettant en jeu une règle de droit public
L’ordre administratif, compétent notamment pour les litiges impliquant l’administration
L’ordre judiciaire, compétent notamment pour les litiges impliquant une personne publique

L’ordre administratif, compétent notamment pour les litiges impliquant l’administration

Explication

Les litiges impliquant l’administration relèvent notamment de l’ordre administratif, tandis que l’ordre judiciaire traite les litiges concernant les personnes privées. La nature publique d’une administration ne conduit donc pas à saisir l’ordre judiciaire.

22. Comment faut-il comprendre la gratuité de la justice pour une personne qui engage un procès ?

Elle paie les frais de procès uniquement si elle saisit une juridiction d’appel
Elle ne rémunère pas les juges, mais peut payer des auxiliaires de justice et des frais de procès
Elle rémunère directement les juges, mais n’a pas à payer les auxiliaires de justice
Elle ne supporte aucun coût lié au procès, car tous les intervenants sont pris en charge par l’État

Elle ne rémunère pas les juges, mais peut payer des auxiliaires de justice et des frais de procès

Explication

La gratuité signifie que les justiciables ne rémunèrent pas les juges, sans exclure les honoraires d’auxiliaires de justice ni les frais du procès. La confusion consiste à interpréter cette gratuité comme l’absence de tout coût pour les parties.

23. Quel rôle le Conseil d’État exerce-t-il principalement dans l’organisation des juridictions administratives ?

Un rôle de troisième degré de juridiction, après les cours administratives d’appel
Un rôle de juge d’appel des décisions rendues par les tribunaux administratifs
Un rôle de juridiction de droit commun du premier degré de l’ordre administratif
Un rôle de juge de cassation, après les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel

Un rôle de juge de cassation, après les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel

Explication

Le Conseil d’État exerce principalement un rôle de juge de cassation, tandis que les tribunaux administratifs jugent en premier ressort et les cours administratives d’appel les appels. Le considérer comme un troisième degré de juridiction constitue une confusion sur sa fonction principale.

24. Une commune conteste l’application d’une règle de droit public dans un litige qui l’oppose à une entreprise : de quel type de contentieux s’agit-il ?

D’un contentieux judiciaire, puisque le litige porte sur une règle appliquée à une entreprise
D’un contentieux administratif, seulement si les deux parties sont des personnes publiques
D’un contentieux judiciaire, puisque l’une des parties est une entreprise privée
D’un contentieux administratif, puisqu’une règle de droit public est en jeu

D’un contentieux administratif, puisqu’une règle de droit public est en jeu

Explication

Le contentieux administratif comprend les litiges mettant en jeu une règle de droit public, même lorsqu’une partie est une entreprise privée. La présence d’une personne privée ne suffit donc pas à faire relever le litige du contentieux judiciaire.

25. Sur quels critères les infractions pénales sont-elles classées en contraventions, délits et crimes ?

Selon le lieu de commission et le statut de la personne poursuivie
Selon le nombre de personnes impliquées et la nature des preuves
Selon leur gravité et les peines encourues
Selon la juridiction qui a rendu la première décision et la durée du procès

Selon leur gravité et les peines encourues

Explication

La classification distingue contraventions, délits et crimes en fonction de la gravité des infractions et des peines encourues. Le nombre de personnes impliquées ne constitue pas le critère de cette classification.

26. Quelle juridiction juge au premier degré une personne poursuivie pour un délit ?

La cour criminelle départementale
Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises

Le tribunal correctionnel

Explication

Au premier degré, les délits relèvent du tribunal correctionnel, alors que le tribunal de police juge les contraventions. Confondre ces deux juridictions revient à confondre les catégories d’infractions qu’elles examinent.

27. Un crime est puni de dix-huit ans de réclusion : quelle juridiction le juge et quelle est sa composition ?

La cour d’assises, composée de cinq magistrats professionnels
La cour criminelle départementale, composée de trois magistrats professionnels et de six jurés
La cour criminelle départementale, composée de cinq magistrats professionnels
La cour d’assises, composée de trois magistrats professionnels et de six jurés

La cour criminelle départementale, composée de cinq magistrats professionnels

Explication

La cour criminelle départementale juge les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion et comprend cinq magistrats professionnels. La composition avec trois magistrats et six jurés correspond à la cour d’assises en première instance.

28. Un crime est puni de vingt-deux ans de réclusion et est jugé en première instance : quelle juridiction et quelle composition correspondent à cette affaire ?

La cour d’assises, avec cinq magistrats professionnels et trois jurés
La cour criminelle départementale, avec trois magistrats professionnels et six jurés
La cour d’assises, avec trois magistrats professionnels et six jurés
La cour criminelle départementale, avec cinq magistrats professionnels

La cour d’assises, avec trois magistrats professionnels et six jurés

Explication

La cour d’assises juge les crimes punis de plus de vingt ans de réclusion et comprend, en première instance, trois magistrats professionnels et six jurés. La cour criminelle départementale est compétente pour les crimes punis de quinze à vingt ans.

29. Quelle juridiction civile constitue le droit commun, par opposition aux juridictions spécialisées que sont le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes ?

Le tribunal de commerce
Le tribunal judiciaire
La cour d’appel
Le conseil de prud’hommes

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun, tandis que le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes sont spécialisés. La cour d’appel intervient comme juridiction de degré supérieur, et non comme juridiction civile de droit commun.

30. Saisie d’un pourvoi en matière civile ou pénale, quel rôle la Cour de cassation exerce-t-elle à l’égard de la décision contestée ?

Elle vérifie sa conformité au droit sans rejuger les faits ni se substituer à la juridiction du fond
Elle tranche à nouveau le litige en remplaçant la décision de la juridiction du fond
Elle contrôle uniquement la régularité matérielle des actes de procédure
Elle réexamine les faits et rend une nouvelle décision sur le fond du litige

Elle vérifie sa conformité au droit sans rejuger les faits ni se substituer à la juridiction du fond

Explication

La Cour de cassation contrôle si les juridictions du fond ont appliqué le droit correctement, sans rejuger les faits ni substituer sa décision à la leur. Un nouvel examen des faits correspond à l’idée d’un recours portant sur le fond, et non au contrôle de cassation.

31. Quelle distinction décrit correctement les fonctions et garanties des magistrats du siège et du parquet ?

Le siège juge avec des garanties d’indépendance, tandis que le parquet représente l’intérêt de la société et ne participe pas au délibéré
Le siège et le parquet jugent ensemble, mais seul le parquet bénéficie de garanties d’indépendance
Le siège assure le secrétariat de la juridiction, tandis que le parquet authentifie ses actes
Le siège représente l’intérêt de la société, tandis que le parquet juge avec une garantie d’inamovibilité

Le siège juge avec des garanties d’indépendance, tandis que le parquet représente l’intérêt de la société et ne participe pas au délibéré

Explication

Les magistrats du siège jugent et bénéficient notamment de l’inamovibilité, tandis que ceux du parquet représentent l’intérêt de la société et ne prennent pas part au délibéré. Le rôle de secrétariat et d’authentification évoqué dans un distracteur relève des greffiers.

32. Dans une juridiction, quel rôle est notamment confié aux greffiers ?

Assurer le secrétariat de la juridiction et authentifier ses actes en qualité de fonctionnaires
Contrôler la conformité au droit des décisions rendues par les juridictions du fond
Conduire la procédure au nom d’une partie et lui fournir des conseils juridiques
Représenter l’intérêt de la société et prendre part au délibéré des juges

Assurer le secrétariat de la juridiction et authentifier ses actes en qualité de fonctionnaires

Explication

Les greffiers sont des fonctionnaires qui assurent notamment le secrétariat de la juridiction et authentifient ses actes. La conduite d’une procédure au nom d’une partie et le conseil juridique relèvent des missions des avocats.

33. Une personne souhaite être représentée dans une procédure, être défendue à l’audience et recevoir des conseils juridiques : quel auxiliaire de justice peut exercer ces missions ?

Un magistrat du parquet
Un commissaire de justice
Un greffier
Un avocat

Un avocat

Explication

Les avocats peuvent conduire la procédure au nom d’une partie, plaider et fournir des conseils juridiques. Le commissaire de justice intervient notamment pour signifier des actes et exécuter des décisions, plutôt que pour assurer ces missions de défense et de conseil.

34. Pour faire exécuter une décision de justice, signifier un acte ou établir un constat d’état des lieux, quel professionnel faut-il solliciter ?

Un magistrat du siège
Un avocat aux conseils
Un commissaire de justice
Un greffier

Un commissaire de justice

Explication

Les commissaires de justice exécutent les décisions de justice et les titres exécutoires, signifient des actes et peuvent établir des constats d’état des lieux. Les avocats aux conseils ont pour rôle distinct de représenter les parties devant la Cour de cassation et le Conseil d’État.

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Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite sociale élaborées par l’État pour organiser la vie en société.

Quelle autorité sanctionne le manquement au droit objectif ?

L’autorité publique.

Que sont les droits subjectifs ?

Des prérogatives reconnues aux personnes par le droit objectif.

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