QCM : Introduction au droit objectif — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au Droit objectif ?

Une prérogative individuelle qu’une personne peut revendiquer et faire respecter contre les autres
L’ensemble des règles de conduite édictées et socialement sanctionnées qui s’imposent aux membres d’une société
Une décision rendue par une juridiction pour trancher un litige entre deux personnes
Une faculté laissée à chacun de choisir les règles applicables à ses relations privées

L’ensemble des règles de conduite édictées et socialement sanctionnées qui s’imposent aux membres d’une société

Explication

Le Droit objectif désigne l’ensemble des règles générales de conduite imposées aux membres d’une société et assorties d’une sanction sociale. La prérogative individuelle relève, quant à elle, des droits subjectifs.

2. Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une règle abstraite qui s’applique à toutes les personnes relevant de son champ
Une règle générale qui organise les comportements de l’ensemble des membres d’une société
Une sanction prononcée par une autorité publique après la violation d’une obligation juridique
Une prérogative individuelle que son titulaire peut revendiquer et faire respecter contre les autres

Une prérogative individuelle que son titulaire peut revendiquer et faire respecter contre les autres

Explication

Un droit subjectif est une prérogative attachée à une personne, qui peut en demander la reconnaissance ou le respect. Une règle générale appartient au Droit objectif et ne constitue pas, en elle-même, une prérogative individuelle.

3. Quelle relation existe entre le Droit objectif et les droits subjectifs ?

Les droits subjectifs doivent être prévus par le Droit objectif, tandis que le Droit objectif peut exister sans en créer
Les droits subjectifs et le Droit objectif apparaissent ensemble dès qu’une personne invoque une règle juridique
Les droits subjectifs fondent le Droit objectif, qui ne peut exister qu’après leur reconnaissance individuelle
Le Droit objectif protège les droits subjectifs, mais ces derniers peuvent exister sans aucune règle qui les prévoie

Les droits subjectifs doivent être prévus par le Droit objectif, tandis que le Droit objectif peut exister sans en créer

Explication

Les droits subjectifs ne peuvent être revendiqués que s’ils sont prévus par une règle du Droit objectif. En revanche, une règle objective peut exister sans conférer directement une prérogative individuelle.

4. Quelle combinaison décrit correctement les caractères générale, abstraite et impersonnelle d’une règle de droit ?

Elle concerne une personne déterminée, vise un événement précis et s’applique à une situation individuelle
Elle concerne les personnes de son champ, vise des situations types et ne désigne personne en particulier
Elle s’adresse à une autorité publique, règle un litige concret et identifie chaque bénéficiaire
Elle protège un groupe identifié, décrit un fait unique et désigne les personnes auxquelles elle s’applique

Elle concerne les personnes de son champ, vise des situations types et ne désigne personne en particulier

Explication

Une règle est générale par son champ d’application, abstraite parce qu’elle vise des situations types et impersonnelle parce qu’elle ne nomme pas une personne particulière. Une règle visant un individu ou un événement précis ne présente pas ces trois caractères.

5. Comment distinguer une règle prohibitive, une règle impérative et une règle permissive ?

La règle prohibitive autorise un comportement, l’impérative en interdit un et la permissive en impose un
La règle prohibitive interdit un comportement, l’impérative en impose un et la permissive en autorise un
La règle prohibitive impose un comportement, l’impérative en autorise un et la permissive en interdit un
La règle prohibitive concerne les contrats, l’impérative concerne les délits et la permissive concerne les procédures

La règle prohibitive interdit un comportement, l’impérative en impose un et la permissive en autorise un

Explication

La qualification dépend de l’effet de la règle sur le comportement : interdiction pour la règle prohibitive, obligation pour la règle impérative et autorisation pour la règle permissive. Les autres combinaisons inversent ces effets.

6. Une convention prévoit une règle différente de celle énoncée par la loi, alors qu’aucune exception n’est prévue. Quelle qualification correspond à la règle légale écartée par cette convention ?

Une règle supplétive, qui s’applique lorsque les parties n’ont pas choisi une solution différente
Une règle prohibitive, qui sanctionne toute convention conclue entre les parties
Une règle permissive, qui autorise les parties à modifier toute obligation légale
Une règle impérative, qui s’impose aux parties malgré leur volonté contraire

Une règle supplétive, qui s’applique lorsque les parties n’ont pas choisi une solution différente

Explication

Une règle supplétive intervient lorsque les personnes concernées n’ont pas adopté une autre règle par accord. Une règle impérative, au contraire, ne peut pas être écartée par une convention.

7. Qu’est-ce qu’une sanction étatique en matière juridique ?

Une désapprobation sociale exprimée par des particuliers après un comportement contraire à leurs attentes
Une clause contractuelle choisie par les parties pour organiser leurs relations privées
Une recommandation formulée par une autorité publique sans conséquence liée à une violation
Une mesure prise par une autorité publique en réaction à la méconnaissance d’une règle de droit

Une mesure prise par une autorité publique en réaction à la méconnaissance d’une règle de droit

Explication

La sanction étatique est une mesure décidée par une autorité publique pour réagir à la violation d’une règle et en assurer le respect. Une simple désapprobation sociale ne constitue pas, à elle seule, une sanction étatique.

8. Quel ordre de juridiction est compétent, notamment, pour un litige civil entre deux particuliers ?

L’ordre administratif, compétent pour les litiges relevant de l’administration
L’ordre constitutionnel, compétent pour les différends entre personnes privées
L’ordre judiciaire, compétent notamment pour les litiges civils, commerciaux et pénaux
L’ordre disciplinaire, compétent pour les litiges concernant les contrats civils

L’ordre judiciaire, compétent notamment pour les litiges civils, commerciaux et pénaux

Explication

Les litiges civils entre particuliers relèvent notamment de l’ordre judiciaire, qui connaît aussi des affaires commerciales et pénales. L’ordre administratif traite les litiges relevant de l’administration.

9. Quel enchaînement peut suivre un litige dans l’ordre judiciaire lorsque les voies de recours sont ouvertes ?

La Cour de cassation, puis la cour d’appel, puis le tribunal judiciaire
La cour d’appel, puis le tribunal judiciaire, puis le Conseil d’État
Le tribunal judiciaire, puis la cour d’appel, puis la Cour de cassation
Le tribunal administratif, puis la cour administrative d’appel, puis la Cour de cassation

Le tribunal judiciaire, puis la cour d’appel, puis la Cour de cassation

Explication

Dans l’ordre judiciaire, l’affaire peut être examinée d’abord par le tribunal judiciaire, puis par la cour d’appel et enfin par la Cour de cassation selon les recours disponibles. Le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif.

10. Quelle juridiction contrôle l’application du droit sans réexaminer les faits d’une affaire ?

La Cour de cassation, qui contrôle le droit sans rejuger les faits
La juridiction du premier degré, qui examine les faits sans appliquer les règles de droit
Le tribunal administratif, qui réexamine les faits de tous les litiges judiciaires
La cour d’appel, qui réexamine les faits mais ne contrôle pas la qualification juridique

La Cour de cassation, qui contrôle le droit sans rejuger les faits

Explication

La Cour de cassation vérifie la correcte application du droit, sans procéder à un nouvel examen des faits. La juridiction du premier degré et la cour d’appel jugent, elles, les faits et le droit.

11. Quel principe décrit la hiérarchie des normes selon Hans Kelsen ?

Les normes constitutionnelles s’appliquent aux institutions, tandis que les autres normes concernent les particuliers.
Les normes inférieures peuvent écarter les normes supérieures lorsqu’elles sont plus récentes.
Chaque norme doit respecter les normes supérieures et être respectée par les normes inférieures.
Chaque norme juridique possède une autorité identique à celle des autres normes.

Chaque norme doit respecter les normes supérieures et être respectée par les normes inférieures.

Explication

La hiérarchie des normes établit une relation de conformité entre les différents niveaux : une norme inférieure doit respecter une norme supérieure. L’idée d’une autorité identique entre toutes les normes contredit précisément cette organisation hiérarchisée.

12. Quelle distinction oppose les sources incontestées du droit aux sources discutées ?

Les premières s’imposent aux particuliers, tandis que les secondes concernent les institutions publiques.
Les premières sont écrites, tandis que les secondes reposent sur des pratiques professionnelles.
Les premières sont reconnues par tous comme juridiques, tandis que les secondes suscitent des hésitations entre juristes.
Les premières proviennent de l’État, tandis que les secondes proviennent des juridictions internationales.

Les premières sont reconnues par tous comme juridiques, tandis que les secondes suscitent des hésitations entre juristes.

Explication

Les sources incontestées sont admises par tous comme des sources juridiques, alors que la qualification des sources discutées fait débat parmi les juristes. La distinction ne repose donc pas principalement sur l’origine étatique, la forme écrite ou les destinataires de la règle.

13. À quelle date la Constitution de la Ve République a-t-elle été adoptée ?

Le 16 juillet 1971
Le 27 octobre 1946
Le 4 octobre 1958
Le 26 août 1789

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution de la Ve République date du 4 octobre 1958 et organise notamment les pouvoirs du président, du gouvernement et du Parlement. Le 16 juillet 1971 correspond à une décision du Conseil constitutionnel, tandis que les autres dates renvoient à d’autres textes constitutionnels ou historiques.

14. Quel ensemble correspond au bloc de constitutionnalité ?

Le préambule de 1946, les lois ordinaires et les décisions rendues par les juridictions judiciaires.
La Déclaration de 1789, les traités européens et les règlements pris par le gouvernement.
La Constitution de 1958, plusieurs préambules, la Déclaration de 1789, les PFRLR et la Charte de 2004.
La Constitution de 1958 et les lois organiques adoptées par le Parlement depuis cette date.

La Constitution de 1958, plusieurs préambules, la Déclaration de 1789, les PFRLR et la Charte de 2004.

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble la Constitution de 1958 et son préambule, le préambule de 1946, la Déclaration de 1789, les PFRLR et la Charte de l’environnement de 2004. Il ne se limite donc pas à la seule Constitution de 1958 ni à des normes législatives ou réglementaires.

15. Quelles conditions l’article 55 de la Constitution associe-t-il à l’applicabilité d’un traité international en France ?

La signature du traité et son approbation par le Conseil constitutionnel.
La ratification du traité et le respect de la condition de réciprocité.
La négociation du traité et l’accord préalable de toutes les juridictions françaises.
La publication du traité et son adoption par référendum national.

La ratification du traité et le respect de la condition de réciprocité.

Explication

L’article 55 exige que le traité soit ratifié et soumis à la condition de réciprocité pour être applicable en France. La ratification exprime le consentement de la France, tandis que la réciprocité concerne le respect des engagements par les autres États parties.

16. Comment se situe un traité international dans la hiérarchie des normes françaises ?

Il est supérieur à la Constitution et inférieur aux lois.
Il est inférieur aux lois mais supérieur aux règlements administratifs.
Il est supérieur aux lois et inférieur à la Constitution.
Il possède une valeur identique à celle de la Constitution.

Il est supérieur aux lois et inférieur à la Constitution.

Explication

Les traités internationaux occupent un niveau supérieur à celui des lois, mais restent inférieurs à la Constitution. Les placer au-dessus de la Constitution ou au même niveau qu’elle inverse leur position dans la hiérarchie des normes.

17. En quelle année les Communautés européennes ont-elles pris le nom d’Union européenne avec le traité de Maastricht ?

En 2002, avec une application en 2003
En 1986, avec une application en 1987
En 1992, avec une application en 1993
En 1997, avec une application en 1998

En 1992, avec une application en 1993

Explication

Le traité de Maastricht, signé en 1992 et appliqué en 1993, a donné aux Communautés européennes le nom d’Union européenne. L’année 1986 correspond à l’Acte unique européen, qui n’a pas opéré ce changement de dénomination.

18. Quelle distinction oppose correctement le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire est produit par les institutions, tandis que le droit dérivé fonde l’Union
Le droit primaire fonde l’Union, tandis que le droit dérivé est produit par ses institutions
Le droit primaire regroupe les directives, tandis que le droit dérivé regroupe les constitutions nationales
Le droit primaire concerne les États, tandis que le droit dérivé concerne les juridictions nationales

Le droit primaire fonde l’Union, tandis que le droit dérivé est produit par ses institutions

Explication

Le droit primaire comprend notamment les traités et la Charte des droits fondamentaux, qui fondent l’Union, tandis que le droit dérivé est adopté par ses institutions. Les directives ne constituent donc pas le droit primaire, mais relèvent du droit dérivé.

19. Quelle règle distingue une directive européenne d’un règlement européen en France ?

La directive dépend d’une décision judiciaire, tandis que le règlement dépend d’un référendum
La directive s’applique aux institutions, tandis que le règlement concerne les particuliers
La directive doit être transposée, tandis que le règlement est directement applicable
La directive est directement applicable, tandis que le règlement doit être transposé

La directive doit être transposée, tandis que le règlement est directement applicable

Explication

Une directive fixe un objectif qui doit être intégré dans le droit national par une transposition, tandis qu’un règlement s’applique directement en France. La confusion vient de l’idée erronée selon laquelle les deux instruments nécessiteraient une loi nationale de transposition.

20. Quand la Convention européenne des droits de l’homme a-t-elle été adoptée et quand la France l’a-t-elle ratifiée ?

Elle a été adoptée à Rome en 1950 et ratifiée par la France en 1974
Elle a été adoptée à Rome en 1974 et ratifiée par la France en 1992
Elle a été adoptée à Strasbourg en 1950 et ratifiée par la France en 1964
Elle a été adoptée à Genève en 1948 et ratifiée par la France en 1958

Elle a été adoptée à Rome en 1950 et ratifiée par la France en 1974

Explication

La Convention a été adoptée à Rome en 1950, puis ratifiée par la France en 1974. Strasbourg est associée au siège de la Cour européenne des droits de l’homme, mais ce n’est pas le lieu d’adoption indiqué pour la Convention.

21. Quelle condition doit remplir un requérant avant de saisir la Cour européenne des droits de l’homme ?

Il doit saisir simultanément une juridiction européenne et une juridiction nationale
Il doit démontrer que la loi contestée a été adoptée par référendum
Il doit avoir épuisé les voies de recours internes disponibles
Il doit obtenir l’autorisation préalable de son gouvernement national

Il doit avoir épuisé les voies de recours internes disponibles

Explication

La saisine de la Cour européenne des droits de l’homme suppose que le requérant ait d’abord utilisé les voies de recours internes disponibles. L’autorisation du gouvernement national n’est pas une condition générale de recevabilité.

22. Au sens strict, que désigne la loi ?

Toute règle de droit écrite adoptée par une autorité administrative
Une décision rendue par une juridiction dans un litige particulier
L’acte voté par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat
Un texte élaboré par le gouvernement sans intervention parlementaire

L’acte voté par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat

Explication

Au sens strict, la loi est l’acte voté par le Parlement, qui comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. L’expression « loi au sens large » peut désigner toute règle de droit écrite, mais elle ne correspond pas à la définition stricte.

23. Que prévoit l’article 34 de la Constitution concernant le domaine de la loi ?

La loi fixe toutes les règles dans certaines matières et les principes fondamentaux dans d’autres
La loi fixe les principes fondamentaux dans toutes les matières et le règlement détaille chacune d’elles
La loi intervient dans toutes les matières tandis que les traités déterminent les règles nationales
La loi fixe les règles administratives et le Parlement contrôle leur application juridictionnelle

La loi fixe toutes les règles dans certaines matières et les principes fondamentaux dans d’autres

Explication

L’article 34 distingue les matières où la loi fixe l’ensemble des règles de celles où elle ne fixe que les principes fondamentaux. Le pouvoir réglementaire peut intervenir dans cette seconde catégorie, mais la loi conserve le rôle défini par la Constitution.

24. Quel effet produit la publication d’une loi au Journal officiel ?

Elle autorise le gouvernement à modifier le contenu de la loi sans nouvelle procédure
Elle transforme une proposition de loi en règlement adopté par l’administration
Elle informe les individus de son existence et permet à la loi de devenir obligatoire
Elle remplace le vote parlementaire et rend le texte immédiatement applicable avant sa promulgation

Elle informe les individus de son existence et permet à la loi de devenir obligatoire

Explication

La publication au Journal officiel porte la loi à la connaissance des individus et permet son caractère obligatoire. Elle ne remplace pas le vote parlementaire et ne transforme pas la loi en règlement administratif.

25. Que vérifie le contrôle de constitutionnalité d’une loi ?

Sa conformité aux décisions des juridictions judiciaires
Sa conformité à la Constitution et au bloc de constitutionnalité
Sa conformité aux règlements administratifs et aux décrets
Sa conformité aux traités internationaux et au droit européen

Sa conformité à la Constitution et au bloc de constitutionnalité

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie qu’une loi respecte la Constitution et le bloc de constitutionnalité. Le contrôle de conformité aux traités relève du contrôle de conventionnalité, et non du contrôle de constitutionnalité.

26. À quel moment intervient le contrôle a priori d’une loi ?

Avant la promulgation de la loi
Après la publication de la loi
Pendant l’application de la loi par un juge
Après l’entrée en vigueur de la loi

Avant la promulgation de la loi

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant la promulgation de la loi, tandis que le contrôle a posteriori intervient après son entrée en vigueur. La publication et l’application concernent donc des étapes ultérieures.

27. Quelle distinction permet de différencier un projet de loi d’une proposition de loi ?

Le projet vient du président, la proposition vient des juridictions
Le projet vient du Parlement, la proposition vient du gouvernement
Le projet vient des citoyens, la proposition vient des ministres
Le projet vient du gouvernement, la proposition vient du Parlement

Le projet vient du gouvernement, la proposition vient du Parlement

Explication

Un projet de loi est élaboré à l’initiative du gouvernement, alors qu’une proposition de loi émane des députés ou des sénateurs. La distinction repose donc sur l’auteur de l’initiative législative.

28. Quelle succession décrit correctement l’élaboration et la publication d’une loi ?

Promulgation, examen, navette, vote, publication, adoption
Publication, adoption, vote, promulgation, examen, navette
Examen et vote, navette, adoption identique, promulgation, publication
Vote, examen, promulgation, navette, adoption, publication

Examen et vote, navette, adoption identique, promulgation, publication

Explication

La procédure comprend l’examen et le vote par les deux chambres, la navette avec d’éventuels amendements, l’adoption en termes identiques, puis la promulgation et la publication. La promulgation ne précède donc pas l’examen parlementaire.

29. Que signifie la promulgation d’une loi ?

Le Parlement examine les amendements proposés au texte
Le Journal officiel rend la loi accessible et obligatoire
Le président reconnaît officiellement l’existence de la loi adoptée
Les juridictions vérifient la conformité de la loi aux traités

Le président reconnaît officiellement l’existence de la loi adoptée

Explication

La promulgation est l’acte officiel par lequel le président de la République reconnaît formellement l’existence d’une loi adoptée. La publication au Journal officiel rend ensuite la loi accessible et obligatoire.

30. Pourquoi la publication au Journal officiel est-elle nécessaire après la promulgation d’une loi ?

Elle informe les individus et permet à la loi de devenir obligatoire
Elle permet au Conseil constitutionnel de rédiger la loi définitive
Elle remplace le vote des deux chambres lorsque le texte est adopté
Elle permet au président de modifier le contenu de la loi

Elle informe les individus et permet à la loi de devenir obligatoire

Explication

La publication informe les individus de l’existence de la loi et est indispensable pour qu’elle devienne obligatoire. Elle ne modifie pas le texte et ne remplace ni son adoption parlementaire ni le contrôle constitutionnel.

31. Quelle autorité est compétente pour contrôler la conformité d’une loi à la Constitution ?

Le Conseil d’État
La Cour de cassation
Le Journal officiel
Le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel

Explication

Le contrôle constitutionnel relève du Conseil constitutionnel et porte sur le respect de la Constitution et du bloc de constitutionnalité. La Cour de cassation et le Conseil d’État interviennent notamment dans le filtrage des QPC, tandis que le Journal officiel assure la publication.

32. Quelle situation correspond à une question prioritaire de constitutionnalité ?

Une loi publiée est modifiée par le président avant son application
Une loi promulguée et appliquée est contestée pendant un procès
Une loi en préparation est examinée avant son dépôt au Parlement
Une loi adoptée mais non promulguée est contrôlée avant son entrée en vigueur

Une loi promulguée et appliquée est contestée pendant un procès

Explication

La QPC constitue un contrôle a posteriori portant sur une loi déjà promulguée et appliquée, à l’occasion d’un procès. Le contrôle d’une loi adoptée mais non encore promulguée relève du contrôle a priori.

33. Comment une question prioritaire de constitutionnalité peut-elle parvenir au Conseil constitutionnel ?

Le justiciable la soulève au procès, puis une juridiction suprême vérifie sa transmission
Le Journal officiel la transmet automatiquement dès son entrée en vigueur
Le président la transmet directement après la publication de la loi
Le Parlement la transmet avant l’examen de la loi par ses commissions

Le justiciable la soulève au procès, puis une juridiction suprême vérifie sa transmission

Explication

Le justiciable soulève la QPC pendant un procès, puis la Cour de cassation ou le Conseil d’État vérifie les conditions de transmission avant une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel. La transmission n’est donc ni automatique ni décidée directement par le président.

34. Quel effet peut produire une déclaration d’inconstitutionnalité à l’issue d’une QPC ?

La disposition est promulguée de nouveau par le président sans modification
La disposition est automatiquement transformée en traité international
La disposition devient applicable aux seuls procès déjà terminés
La disposition est abrogée, avec un report possible de cette abrogation

La disposition est abrogée, avec un report possible de cette abrogation

Explication

Une déclaration d’inconstitutionnalité entraîne l’abrogation de la disposition, qui ne peut plus être appliquée. Le Conseil constitutionnel peut toutefois reporter cette abrogation afin de laisser au législateur le temps d’adopter une règle conforme.

35. Selon l’article 37 de la Constitution, quel domaine relève en principe du pouvoir réglementaire ?

Les matières définies par les travaux de la doctrine
Les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi
Les matières que la Constitution réserve expressément à la loi
Les matières déjà réglées par une décision juridictionnelle

Les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi

Explication

L’article 37 attribue au pouvoir réglementaire les matières qui n’appartiennent pas au domaine de la loi. Le domaine de la loi est, quant à lui, délimité par la Constitution et ne correspond pas à l’ensemble des matières juridiques.

36. Un décret intervient pour préciser les modalités d’une loi qui fixe les principes fondamentaux d’une matière : de quel type de règlement s’agit-il ?

D’un règlement autonome qui intervient hors du domaine légal
D’un règlement juridictionnel qui interprète la loi
D’un règlement d’application qui complète la loi
D’un règlement constitutionnel qui modifie la loi

D’un règlement d’application qui complète la loi

Explication

Le règlement d’application précise ou complète une loi lorsque celle-ci ne fixe que les principes fondamentaux. Le règlement autonome concerne au contraire une matière qui ne relève pas de la compétence législative.

37. Quel ensemble de caractéristiques définit la coutume comme source du droit ?

Une opinion doctrinale formulée dans une étude juridique spécialisée
Une règle écrite adoptée par le Parlement puis publiée au Journal officiel
Une décision individuelle rendue par un juge dans un litige particulier
Une règle non écrite issue d’une pratique répétée et tenue pour obligatoire

Une règle non écrite issue d’une pratique répétée et tenue pour obligatoire

Explication

La coutume naît d’une pratique répétée à laquelle l’opinion commune reconnaît un caractère obligatoire. Une loi, une décision judiciaire ou une opinion doctrinale relève d’une autre source ou forme d’expression du droit.

38. Dans la formation de la coutume, que désigne l’opinio necessitatis ?

La décision d’un tribunal qui impose une conduite aux parties
La référence à une loi qui autorise expressément une pratique
La répétition matérielle d’un comportement pendant une certaine durée
Le sentiment que la pratique suivie est juridiquement obligatoire

Le sentiment que la pratique suivie est juridiquement obligatoire

Explication

L’opinio necessitatis constitue l’élément psychologique de la coutume : les personnes considèrent la pratique comme obligatoire. La répétition du comportement correspond à l’élément matériel et non à l’élément psychologique.

39. Une pratique contredit une règle légale en vigueur : comment qualifier cette coutume ?

Une coutume secundum legem
Une coutume contra legem
Une coutume interprétative
Une coutume praeter legem

Une coutume contra legem

Explication

La coutume contra legem entre en conflit avec une loi. La coutume secundum legem est reconnue par la loi, tandis que la coutume praeter legem intervient dans une matière dépourvue de loi applicable.

40. Que devient une coutume lorsqu’une interdiction légale expresse intervient dans la même matière ?

Elle conserve sa force si la pratique sociale reste largement suivie
Elle cesse de produire effet en raison de sa subordination à la loi
Elle acquiert une valeur supérieure parce qu’elle est plus ancienne
Elle devient une règle jurisprudentielle par la seule intervention du juge

Elle cesse de produire effet en raison de sa subordination à la loi

Explication

La coutume est subordonnée à la loi et ne peut subsister face à une interdiction légale expresse. Sa durée ou sa popularité ne lui permet pas de prévaloir contre une règle légale contraire.

41. Que peut désigner le terme « jurisprudence » en droit français ?

Les opinions publiées par les universitaires dans leurs travaux juridiques
L’ensemble des règles écrites adoptées par le pouvoir législatif
Les pratiques répétées considérées comme obligatoires par la collectivité
L’ensemble des décisions judiciaires ou la solution habituelle d’une question de droit

L’ensemble des décisions judiciaires ou la solution habituelle d’une question de droit

Explication

La jurisprudence désigne soit toutes les décisions rendues par les juridictions, soit la solution habituellement retenue pour une question juridique. Les règles législatives, les écrits doctrinaux et les pratiques coutumières correspondent à d’autres notions.

42. Quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il au juge ?

Il lui permet d’édicter une règle générale applicable à tous les litiges futurs
Il lui interdit de statuer lorsqu’une loi présente une difficulté d’interprétation
Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les affaires jugées
Il lui impose de suivre toute solution adoptée par une juridiction supérieure

Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires pour les affaires jugées

Explication

L’article 5 prohibe les décisions judiciaires qui prendraient la forme de dispositions générales et réglementaires. Le juge tranche le litige qui lui est soumis sans exercer une fonction générale de réglementation.

43. Quelle obligation l’article 4 du Code civil impose-t-il au juge lorsque la loi est silencieuse ou obscure ?

Prononcer une règle générale ayant force obligatoire pour l’avenir
Refuser l’affaire jusqu’à ce qu’une solution jurisprudentielle existe
Saisir le Parlement afin qu’il adopte une nouvelle disposition
Statuer malgré cette difficulté, sous peine de déni de justice

Statuer malgré cette difficulté, sous peine de déni de justice

Explication

L’article 4 oblige le juge à rendre une décision même en cas de silence, d’obscurité ou d’insuffisance de la loi, faute de quoi il commettrait un déni de justice. Cette obligation de juger ne l’autorise pas à édicter des dispositions générales et réglementaires.

44. Quelle caractéristique correspond à l’autorité de la jurisprudence en France ?

Toute décision impose un précédent obligatoire à toutes les juridictions dans les affaires ultérieures
Une solution de la Cour de cassation ne peut être écartée par les juridictions du fond
Les juridictions doivent conserver leur interprétation tant qu’aucune nouvelle loi n’est adoptée
Une décision lie en principe le litige jugé, et une solution antérieure peut faire l’objet d’un revirement

Une décision lie en principe le litige jugé, et une solution antérieure peut faire l’objet d’un revirement

Explication

En France, l’autorité obligatoire d’une décision est en principe limitée au litige tranché, ce qui permet aux juridictions de s’écarter d’une solution antérieure et de faire évoluer la jurisprudence. Le système français ne repose donc pas sur un précédent obligatoire comparable à celui de la common law.

45. Quelle distinction décrit correctement le droit public et le droit privé ?

Le droit public et le droit privé organisent les mêmes rapports selon une logique principalement horizontale
Le droit public concerne principalement l’État et l’intérêt général, tandis que le droit privé régit les particuliers et leurs intérêts
Le droit public régit les particuliers et leurs intérêts, tandis que le droit privé concerne principalement l’État et l’intérêt général
Le droit public organise les échanges commerciaux, tandis que le droit privé fixe les règles constitutionnelles de l’État

Le droit public concerne principalement l’État et l’intérêt général, tandis que le droit privé régit les particuliers et leurs intérêts

Explication

Le droit public organise l’État et ses rapports avec les particuliers dans une logique principalement verticale orientée vers l’intérêt général, alors que le droit privé régit les rapports entre personnes ou groupements privés. La confusion fréquente consiste à attribuer au droit privé les relations centrées sur l’État et l’intérêt général.

46. Comment appelle-t-on la distinction fondamentale entre le droit public et le droit privé ?

La hiérarchie des normes
La codification générale
La summa divisio
La personnalité juridique

La summa divisio

Explication

La summa divisio désigne la distinction fondamentale entre le droit public et le droit privé. Elle ne correspond pas à une branche particulière du droit, contrairement à ce que pourrait laisser penser une interprétation erronée du terme.

47. Laquelle de ces listes regroupe les principales branches du droit privé ?

Droit pénal, droit commercial, droit du travail et droit civil
Droit constitutionnel, droit administratif, droit civil et droit commercial
Droit international public, droit de l’Union européenne, droit pénal et droit civil
Droit administratif, droit du travail, droit constitutionnel et droit commercial

Droit pénal, droit commercial, droit du travail et droit civil

Explication

Les principales branches du droit privé comprennent le droit pénal, le droit commercial, le droit du travail et le droit civil. Le droit constitutionnel, le droit administratif, le droit international public et le droit de l’Union européenne relèvent, eux, du droit public.

48. Une étude porte sur les règles relatives à la Constitution, à l’administration, aux relations entre États et à l’Union européenne : de quelles branches relève-t-elle ?

Du droit constitutionnel, administratif, international public et de l’Union européenne
Du droit civil, commercial, du travail et pénal
Du droit pénal, administratif, du travail et international privé
Du droit commercial, constitutionnel, civil et de l’Union européenne

Du droit constitutionnel, administratif, international public et de l’Union européenne

Explication

Ces quatre domaines correspondent aux principales branches du droit public : droit constitutionnel, droit administratif, droit international public et droit de l’Union européenne. Les autres regroupements mélangent des branches du droit public avec des branches du droit privé.

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Mémorisez les réponses avec 67 flashcards sur Introduction au droit objectif.

Qu'est-ce que le Droit objectif selon l'Association Henri Capitant ?

L'ensemble des règles de conduite socialement sanctionnées et édictées.

Qu'est-ce qu'un droit subjectif ?

Une prérogative individuelle que son titulaire peut revendiquer et faire respecter.

Quand les droits subjectifs existent-ils ?

Ils existent seulement s'ils sont prévus par le Droit objectif.

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