QCM : Droit administratif et dĂ©centralisation 🐚 — 61 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que dĂ©signe la dĂ©finition fonctionnelle de l’administration ?

L’ensemble des activitĂ©s destinĂ©es Ă  maintenir l’ordre public et satisfaire l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sous le contrĂŽle du gouvernement
L’ensemble des dĂ©cisions individuelles prises par les autoritĂ©s publiques Ă  l’égard des administrĂ©s
L’ensemble des rĂšgles gĂ©nĂ©rales adoptĂ©es par le lĂ©gislateur pour organiser les services publics
L’ensemble des personnes chargĂ©es d’accomplir les missions administratives sous l’autoritĂ© du gouvernement

L’ensemble des activitĂ©s destinĂ©es Ă  maintenir l’ordre public et satisfaire l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sous le contrĂŽle du gouvernement

Explication

La dĂ©finition fonctionnelle porte sur les activitĂ©s administratives visant l’ordre public et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. La dĂ©finition organique, contrairement Ă  cette approche, concerne les personnes qui exercent ces activitĂ©s.

2. Que comprend l’administration organique ?

Les activitĂ©s qui assurent la satisfaction des besoins d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral
Les rĂšgles gĂ©nĂ©rales qui encadrent l’action des autoritĂ©s publiques
Les personnes qui accomplissent la fonction administrative
Les services destinés à fournir des biens à la population

Les personnes qui accomplissent la fonction administrative

Explication

L’administration organique dĂ©signe l’ensemble des personnes qui exercent la fonction administrative. Les activitĂ©s administratives relĂšvent plutĂŽt de la dĂ©finition fonctionnelle.

3. Quelle rùgle encadre l’action des institutions administratives ?

Elles peuvent Ă©carter la loi lorsqu’une mesure paraĂźt nĂ©cessaire Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral
Elles agissent dans le pouvoir exécutif sous la direction du gouvernement et respectent la loi
Elles agissent comme un pouvoir indĂ©pendant en Ă©tablissant elles-mĂȘmes les rĂšgles gĂ©nĂ©rales
Elles relĂšvent du pouvoir lĂ©gislatif lorsqu’elles adoptent des dĂ©cisions applicables aux administrĂ©s

Elles agissent dans le pouvoir exécutif sous la direction du gouvernement et respectent la loi

Explication

Les institutions administratives appartiennent au pouvoir exécutif, sont dirigées par le gouvernement et restent soumises à la loi. La compétence pour poser des rÚgles générales et impersonnelles appartient au législateur.

4. Quelles sont les deux fonctions essentielles de l’État en matiĂšre d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ?

Organiser les élections, puis contrÎler les juridictions chargées de trancher les litiges
Édicter et faire exĂ©cuter des rĂšgles, puis fournir des biens ou des services Ă  la sociĂ©tĂ©
Gérer les entreprises privées, puis fixer les prix applicables aux échanges économiques
Adopter les lois, puis représenter les citoyens dans les relations internationales

Édicter et faire exĂ©cuter des rĂšgles, puis fournir des biens ou des services Ă  la sociĂ©tĂ©

Explication

L’État exerce une fonction normative en Ă©dictant et faisant exĂ©cuter des rĂšgles, ainsi qu’une fonction de prestation en fournissant des biens ou des services. Les autres rĂ©ponses attribuent Ă  l’État des activitĂ©s qui ne correspondent pas Ă  cette distinction.

5. Qu’est-ce qu’une personne morale publique ?

Une structure administrative composĂ©e d’agents publics, sans autonomie juridique propre
Un groupement de personnes et de biens doté de la personnalité juridique, avec des droits et des obligations
Une collectivité de citoyens chargée de conseiller le gouvernement dans ses décisions
Un service spĂ©cialisĂ© de l’État dĂ©pourvu de patrimoine et de capacitĂ© d’action autonome

Un groupement de personnes et de biens doté de la personnalité juridique, avec des droits et des obligations

Explication

Une personne morale publique est un groupement de personnes et de biens qui possĂšde la personnalitĂ© juridique et assume des droits et obligations. Une simple structure administrative sans autonomie juridique ne peut pas ĂȘtre assimilĂ©e Ă  une personne morale.

6. Quelle caractéristique distingue les collectivités territoriales ?

Elles disposent d’un territoire, d’un patrimoine, d’un budget et de compĂ©tences propres avec une autonomie de gestion
Elles regroupent des agents administratifs chargĂ©s d’exĂ©cuter les dĂ©cisions du gouvernement dans plusieurs services
Elles exercent une activitĂ© spĂ©cialisĂ©e dans un domaine comme l’enseignement ou la santĂ© sous la tutelle d’une autre personne publique
Elles constituent des organismes privés financés par des contributions et soumis aux rÚgles commerciales

Elles disposent d’un territoire, d’un patrimoine, d’un budget et de compĂ©tences propres avec une autonomie de gestion

Explication

Les collectivitĂ©s territoriales sont des personnes publiques liĂ©es Ă  un ressort territorial et disposent notamment d’un patrimoine, d’un budget, d’une autonomie de gestion et de compĂ©tences propres. L’activitĂ© spĂ©cialisĂ©e dans l’enseignement ou la santĂ© caractĂ©rise plutĂŽt l’établissement public.

7. Comment définir un établissement public ?

Une collectivitĂ© territoriale disposant d’un territoire, d’un budget et de compĂ©tences gĂ©nĂ©rales
Une personne morale publique spĂ©cialisĂ©e dans une activitĂ© particuliĂšre comme l’enseignement ou la santĂ©
Un groupement privĂ© chargĂ© de gĂ©rer une mission Ă©conomique pour le compte de l’État
Une unitĂ© administrative dĂ©pourvue de personnalitĂ© juridique et de capacitĂ© d’action propre

Une personne morale publique spĂ©cialisĂ©e dans une activitĂ© particuliĂšre comme l’enseignement ou la santĂ©

Explication

L’établissement public est une personne morale publique spĂ©cialisĂ©e dans un domaine dĂ©terminĂ©, notamment l’enseignement ou la santĂ©. Il se distingue d’une collectivitĂ© territoriale, qui repose sur un ressort territorial et possĂšde des compĂ©tences propres plus gĂ©nĂ©rales.

8. Que signifie le principe de lĂ©galitĂ© pour l’administration ?

L’administration peut choisir les rĂšgles applicables lorsqu’elle dispose d’un pouvoir discrĂ©tionnaire
L’administration doit exercer son action dans le respect du droit et de la loi
L’administration doit appliquer les rĂšgles privĂ©es chaque fois qu’elle intervient auprĂšs des particuliers
L’administration peut Ă©carter une rĂšgle lĂ©gale lorsqu’elle poursuit un objectif d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral

L’administration doit exercer son action dans le respect du droit et de la loi

Explication

Le principe de lĂ©galitĂ© soumet l’administration au droit et Ă  la loi. Le pouvoir discrĂ©tionnaire ne l’autorise pas Ă  se soustraire aux exigences lĂ©gales.

9. Comment se compose le rĂ©gime juridique de l’administration ?

Il est constitué de rÚgles de droit privé applicables aux administrations et de rÚgles commerciales propres aux entreprises
Il repose sur des rÚgles de droit public identiques à celles qui régissent les relations entre particuliers
Il comprend des rÚgles administratives adoptées par les services publics sans intervention du législateur
Il comprend des rÚgles de droit privé communes aux particuliers et des rÚgles de droit public dérogatoires au droit commun

Il comprend des rÚgles de droit privé communes aux particuliers et des rÚgles de droit public dérogatoires au droit commun

Explication

Le rĂ©gime juridique de l’administration associe des rĂšgles de droit privĂ© communes aux particuliers et des rĂšgles de droit public exorbitantes du droit commun. Le droit public administratif ne se confond donc pas avec le droit privĂ© applicable aux relations ordinaires.

10. Qu’est-ce que le droit administratif ?

L’ensemble des procĂ©dures utilisĂ©es par les juridictions pour contrĂŽler les actes administratifs
L’ensemble des rùgles juridiques applicables à l’administration
L’ensemble des dĂ©cisions gĂ©nĂ©rales prises par les autoritĂ©s administratives
L’ensemble des rĂšgles privĂ©es rĂ©gissant les rapports entre les particuliers et les services publics

L’ensemble des rùgles juridiques applicables à l’administration

Explication

Le droit administratif regroupe les rĂšgles juridiques qui s’appliquent Ă  l’administration. Il ne dĂ©signe ni les seules dĂ©cisions administratives ni les seules procĂ©dures juridictionnelles de contrĂŽle.

11. Dans quel systĂšme les pouvoirs de dĂ©cision sont-ils attribuĂ©s aux administrations centrales, dont les dĂ©cisions s’appliquent uniformĂ©ment au territoire selon une structure hiĂ©rarchique ?

Dans un systÚme de déconcentration
Dans un systĂšme de centralisation
Dans un systÚme fédéral
Dans un systÚme de décentralisation

Dans un systĂšme de centralisation

Explication

La centralisation concentre les pouvoirs de dĂ©cision au sein des administrations centrales et organise leur application uniforme par une hiĂ©rarchie. La dĂ©concentration rĂ©partit certaines dĂ©cisions sur le territoire tout en maintenant leur rattachement Ă  l’État.

12. Un prĂ©fet prend une dĂ©cision au nom de l’État tout en restant soumis au pouvoir hiĂ©rarchique des autoritĂ©s centrales : de quel mĂ©canisme s’agit-il ?

De la centralisation administrative
De la décentralisation territoriale
Du fédéralisme institutionnel
De la déconcentration administrative

De la déconcentration administrative

Explication

La dĂ©concentration confie des pouvoirs Ă  des autoritĂ©s territoriales de l’État qui agissent en son nom et restent soumises Ă  son pouvoir hiĂ©rarchique. La dĂ©centralisation suppose au contraire une personne publique autonome.

13. Quel effet institutionnel caractérise la décentralisation ?

Elle uniformise les décisions administratives depuis les administrations centrales
Elle crĂ©e des personnes publiques autonomes chargĂ©es d’affaires propres
Elle confie des dĂ©cisions locales Ă  des agents agissant au nom de l’État
Elle rĂ©partit les services de l’État sous une hiĂ©rarchie territoriale

Elle crĂ©e des personnes publiques autonomes chargĂ©es d’affaires propres

Explication

La dĂ©centralisation crĂ©e des personnes publiques autonomes, dotĂ©es d’affaires propres et chargĂ©es de gĂ©rer les intĂ©rĂȘts qui concernent directement leurs administrĂ©s. La rĂ©partition territoriale de pouvoirs exercĂ©s au nom de l’État relĂšve de la dĂ©concentration.

14. Quelle distinction oppose correctement la décentralisation territoriale et la décentralisation technique ?

La premiÚre repose sur un service spécialisé, la seconde sur un territoire
La premiĂšre relĂšve de l’État, la seconde relĂšve d’une collectivitĂ© locale
La premiÚre concerne une hiérarchie, la seconde concerne une administration centrale
La premiÚre repose sur un territoire, la seconde sur un service spécialisé

La premiÚre repose sur un territoire, la seconde sur un service spécialisé

Explication

La dĂ©centralisation territoriale crĂ©e des collectivitĂ©s gĂ©rĂ©es pour les affaires locales d’un territoire, tandis que la dĂ©centralisation technique donne la personnalitĂ© morale Ă  un Ă©tablissement public spĂ©cialisĂ©. La spĂ©cialitĂ© de service caractĂ©rise donc la seconde forme, et non la premiĂšre.

15. Quelle condition appartient nécessairement à la décentralisation ?

Une dĂ©cision locale dĂ©pourvue d’affaires propres et d’organes autonomes
Une compétence administrative exercée par un service central
Une autorité territoriale agissant sous les ordres du gouvernement
Une personnalitĂ© morale accompagnĂ©e d’une autonomie de gestion

Une personnalitĂ© morale accompagnĂ©e d’une autonomie de gestion

Explication

La décentralisation suppose une personnalité morale, des affaires propres, une autonomie de gestion et des organes soumis au contrÎle du pouvoir central. Une autorité qui agit sous les ordres directs du gouvernement correspond plutÎt à la déconcentration.

16. Quelle diffĂ©rence distingue un État fĂ©dĂ©rĂ© d’une collectivitĂ© territoriale ?

L’État fĂ©dĂ©rĂ© possĂšde des compĂ©tences garanties par la Constitution fĂ©dĂ©rale
L’État fĂ©dĂ©rĂ© exerce des compĂ©tences administratives dĂ©finies par une loi ordinaire
L’État fĂ©dĂ©rĂ© gĂšre un service spĂ©cialisĂ© dotĂ© d’une personnalitĂ© morale
L’État fĂ©dĂ©rĂ© dĂ©pend d’un contrĂŽle hiĂ©rarchique exercĂ© par le pouvoir central

L’État fĂ©dĂ©rĂ© possĂšde des compĂ©tences garanties par la Constitution fĂ©dĂ©rale

Explication

Un État fĂ©dĂ©rĂ© dispose de compĂ©tences constituantes, lĂ©gislatives, administratives et juridictionnelles garanties par la Constitution fĂ©dĂ©rale. Une collectivitĂ© territoriale ne bĂ©nĂ©ficie que de compĂ©tences administratives dĂ©terminĂ©es par la loi.

17. Quelle différence caractérise le contrÎle hiérarchique et le contrÎle de tutelle ?

Le premier exige une loi, le second découle automatiquement de la subordination
Le premier dĂ©coule de la subordination, le second exige un texte qui l’autorise
Le premier porte sur les collectivitĂ©s, le second porte sur les services de l’État
Le premier approuve les actes, le second remplace l’autoritĂ© dans ses dĂ©cisions

Le premier dĂ©coule de la subordination, le second exige un texte qui l’autorise

Explication

Le contrĂŽle hiĂ©rarchique existe de plein droit en raison de la relation de subordination, tandis que la tutelle ne peut s’exercer que si un texte la prĂ©voit et dans ses limites. La tutelle ne dĂ©coule donc pas automatiquement d’un lien hiĂ©rarchique.

18. Dans le cadre d’un contrĂŽle de tutelle, quel rĂŽle conserve l’autoritĂ© contrĂŽlĂ©e ?

Elle prend l’initiative de l’acte soumis Ă  approbation ou Ă  empĂȘchement
Elle reçoit l’ordre de rĂ©diger l’acte selon les instructions du contrĂŽleur
Elle abandonne sa compétence dÚs que le contrÎle administratif commence
Elle transmet une dĂ©cision dĂ©jĂ  prise par l’autoritĂ© hiĂ©rarchiquement supĂ©rieure

Elle prend l’initiative de l’acte soumis Ă  approbation ou Ă  empĂȘchement

Explication

Sous tutelle, l’autoritĂ© contrĂŽlĂ©e conserve l’initiative de l’acte, tandis que l’autoritĂ© de contrĂŽle peut l’approuver ou empĂȘcher son adoption. Le contrĂŽleur ne se substitue donc pas Ă  l’autoritĂ© contrĂŽlĂ©e pour prendre lui-mĂȘme l’initiative de l’acte.

19. Quelle distinction décrit correctement les deux organes principaux de toutes les communes ?

Le maire délibÚre, tandis que le conseil municipal exerce la fonction exécutive.
Les adjoints administrent les finances, tandis que le conseil municipal représente la commune en justice.
Le conseil municipal délibÚre, tandis que le maire et ses adjoints exercent la fonction exécutive.
Le conseil municipal contrĂŽle les Ă©lections, tandis que le maire dirige les services de l’État.

Le conseil municipal délibÚre, tandis que le maire et ses adjoints exercent la fonction exécutive.

Explication

Le conseil municipal constitue l’organe dĂ©libĂ©rant, alors que le maire et ses adjoints forment l’organe exĂ©cutif. Confondre ces fonctions revient Ă  attribuer au conseil municipal le pouvoir d’exĂ©cution ou au maire le pouvoir dĂ©libĂ©rant.

20. Quelle rĂšgle s’applique Ă  l’élection des conseillers municipaux ?

Ils sont élus pour quatre ans selon un scrutin majoritaire intégral organisé par circonscription.
Ils sont élus pour six ans au scrutin de liste, sans panachage ni vote préférentiel, selon un systÚme mixte.
Ils sont Ă©lus pour cinq ans au scrutin individuel, avec possibilitĂ© de modifier l’ordre des candidats.
Ils sont élus pour six ans au scrutin de liste, avec panachage libre et vote préférentiel entre les candidats.

Ils sont élus pour six ans au scrutin de liste, sans panachage ni vote préférentiel, selon un systÚme mixte.

Explication

Le mandat municipal dure six ans et l’élection repose sur des listes sans panachage ni vote prĂ©fĂ©rentiel, avec combinaison du scrutin majoritaire et de la reprĂ©sentation proportionnelle. Le scrutin individuel et la modification de l’ordre des candidats ne correspondent pas Ă  cette rĂšgle.

21. Lors du premier tour des Ă©lections municipales, comment sont rĂ©partis les siĂšges lorsqu’une liste obtient la majoritĂ© absolue ?

Elle reçoit un quart des siÚges, puis les autres siÚges sont répartis également entre toutes les listes candidates.
Elle reçoit la moitié des siÚges, puis les siÚges restants sont attribués au scrutin majoritaire entre les deux premiÚres listes.
Elle reçoit tous les siÚges, puis les listes ayant atteint 5 % obtiennent des siÚges supplémentaires à la proportionnelle.
Elle reçoit la moitié des siÚges, puis les siÚges restants sont répartis à la plus forte moyenne entre les listes atteignant 5 %.

Elle reçoit la moitié des siÚges, puis les siÚges restants sont répartis à la plus forte moyenne entre les listes atteignant 5 %.

Explication

La liste arrivĂ©e en tĂȘte avec la majoritĂ© absolue bĂ©nĂ©ficie de la moitiĂ© des siĂšges, tandis que le reste est distribuĂ© Ă  la reprĂ©sentation proportionnelle selon la plus forte moyenne entre les listes ayant obtenu au moins 5 %. Les autres rĂ©ponses modifient soit l’ampleur de la prime, soit le mode de rĂ©partition.

22. Une liste ayant obtenu 8 % des suffrages au premier tour souhaite rejoindre une liste ayant dĂ©passĂ© 10 % au second tour : quelle rĂšgle s’applique ?

Elle peut se maintenir seule au second tour, mais elle ne peut pas fusionner avec une autre liste.
Elle doit se retirer du scrutin, car une fusion exige d’avoir atteint au moins 10 % des suffrages.
Elle peut fusionner avec la liste dépassant 10 %, mais elle ne peut pas se maintenir seule.
Elle peut se maintenir seule et fusionner avec toute liste ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.

Elle peut fusionner avec la liste dépassant 10 %, mais elle ne peut pas se maintenir seule.

Explication

Une liste ayant obtenu au moins 5 % peut fusionner avec une liste dépassant 10 %, mais elle doit atteindre 10 % pour se maintenir seule. Le seuil de fusion et le seuil de maintien répondent donc à deux conditions différentes.

23. À Paris, Lyon et Marseille, quelle diffĂ©rence distingue les deux scrutins organisĂ©s le mĂȘme jour ?

Le scrutin d’arrondissement se dĂ©roule dans la commune entiĂšre, tandis que le scrutin municipal concerne une circonscription infra-communale.
Le premier scrutin élit les conseillers départementaux, tandis que le second élit les conseillers municipaux de la commune.
Le scrutin municipal se dĂ©roule dans la commune, tandis que le scrutin d’arrondissement ou de secteur se dĂ©roule dans une circonscription infra-communale.
Les deux scrutins se dĂ©roulent dans la commune, mais l’un Ă©lit les maires et l’autre Ă©lit les conseillers rĂ©gionaux.

Le scrutin municipal se dĂ©roule dans la commune, tandis que le scrutin d’arrondissement ou de secteur se dĂ©roule dans une circonscription infra-communale.

Explication

Le scrutin municipal concerne l’échelle de la commune, alors que l’autre scrutin concerne un arrondissement ou un secteur, c’est-Ă -dire une circonscription infra-communale. Les deux scrutins ne dĂ©signent ni des conseillers rĂ©gionaux ni des conseillers dĂ©partementaux.

24. Quelle caractéristique doit présenter une liste candidate aux deux scrutins dans les communes concernées ?

Elle doit présenter un candidat individuel par siÚge et déposer sa candidature une seule fois avant le scrutin.
Elle doit ĂȘtre complĂšte, respecter l’alternance entre les femmes et les hommes et ĂȘtre dĂ©posĂ©e Ă  chaque tour.
Elle doit respecter la paritĂ©, mais peut modifier librement l’ordre des candidats entre les deux tours.
Elle peut ĂȘtre incomplĂšte, puis complĂ©ter ses candidats aprĂšs le premier tour sans obligation de paritĂ©.

Elle doit ĂȘtre complĂšte, respecter l’alternance entre les femmes et les hommes et ĂȘtre dĂ©posĂ©e Ă  chaque tour.

Explication

Les listes doivent ĂȘtre complĂštes, paritaires avec alternance des sexes, et dĂ©posĂ©es Ă  chaque tour pour chacun des deux scrutins. Une candidature individuelle ou une liste incomplĂšte ne satisfait pas les exigences prĂ©vues.

25. À Paris, Lyon et Marseille, quel avantage reçoit la liste majoritaire au scrutin municipal ?

Elle reçoit 25 % des suffrages exprimés sous forme de siÚges, puis le reste est attribué selon un scrutin majoritaire à deux tours.
Elle reçoit une prime correspondant à 25 % des siÚges, puis les siÚges restants sont répartis à la plus forte moyenne entre les listes atteignant 5 %.
Elle reçoit la moitié des siÚges, puis les autres siÚges sont répartis proportionnellement entre les listes dépassant 10 %.
Elle reçoit une prime correspondant à 50 % des siÚges, puis les siÚges restants sont répartis entre toutes les listes candidates.

Elle reçoit une prime correspondant à 25 % des siÚges, puis les siÚges restants sont répartis à la plus forte moyenne entre les listes atteignant 5 %.

Explication

Au scrutin municipal de ces communes, la liste majoritaire bĂ©nĂ©ficie d’une prime de 25 % des siĂšges, puis les siĂšges restants sont distribuĂ©s Ă  la plus forte moyenne entre les listes ayant obtenu au moins 5 %. La prime de 50 % concerne le scrutin d’arrondissement ou de secteur, pas le scrutin municipal.

26. Laquelle de ces conditions fait partie des exigences pour ĂȘtre conseiller municipal Ă  Paris, Lyon ou Marseille ?

Être ressortissant d’un État tiers et justifier d’une rĂ©sidence locale depuis cinq ans.
Être inscrit comme Ă©lecteur dans plusieurs circonscriptions afin de reprĂ©senter diffĂ©rents secteurs.
Être candidat dans une seule circonscription et ĂȘtre Ă©lecteur de la commune ou contribuable local.
Être ĂągĂ© d’au moins 21 ans et rĂ©sider dans chacune des circonscriptions concernĂ©es.

Être candidat dans une seule circonscription et ĂȘtre Ă©lecteur de la commune ou contribuable local.

Explication

La candidature doit notamment ĂȘtre prĂ©sentĂ©e dans une seule circonscription, et le candidat doit ĂȘtre Ă©lecteur de la commune ou contribuable local, en plus des autres conditions lĂ©gales. L’ñge minimal est de 18 ans, et une candidature multiple n’est pas admise.

27. Dans quelles conditions le conseil municipal peut-il décider de tenir une séance à huis clos ?

Le huis clos exige l’accord unanime des membres prĂ©sents et ne peut ĂȘtre demandĂ© que par le prĂ©fet.
Le huis clos peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© Ă  la majoritĂ© absolue des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, Ă  la demande de trois membres ou du maire.
Le huis clos est dĂ©cidĂ© par le maire seul lorsqu’une question concerne les finances ou les services municipaux.
Le huis clos s’applique automatiquement dĂšs qu’un membre du conseil municipal le demande pendant une sĂ©ance publique.

Le huis clos peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© Ă  la majoritĂ© absolue des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, Ă  la demande de trois membres ou du maire.

Explication

Les séances sont en principe publiques, mais le conseil peut décider le huis clos à la majorité absolue des membres présents ou représentés, sur demande de trois membres ou du maire. La publicité demeure le principe et le maire ne peut pas imposer seul le huis clos.

28. Quelle rĂšgle combine correctement le quorum et l’adoption des dĂ©libĂ©rations du conseil municipal ?

La moitiĂ© des membres Ă©lus doit ĂȘtre prĂ©sente, puis les dĂ©libĂ©rations sont adoptĂ©es Ă  l’unanimitĂ© des membres prĂ©sents.
La majoritĂ© des membres en exercice doit ĂȘtre prĂ©sente, puis les dĂ©libĂ©rations sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© absolue des suffrages exprimĂ©s.
La majoritĂ© des suffrages exprimĂ©s doit ĂȘtre prĂ©sente, puis les dĂ©libĂ©rations sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© des membres en exercice.
Un tiers des membres en exercice doit ĂȘtre prĂ©sent, puis les dĂ©libĂ©rations sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© relative des votants.

La majoritĂ© des membres en exercice doit ĂȘtre prĂ©sente, puis les dĂ©libĂ©rations sont adoptĂ©es Ă  la majoritĂ© absolue des suffrages exprimĂ©s.

Explication

Le quorum exige la prĂ©sence de la majoritĂ© des membres en exercice, tandis que l’adoption repose sur la majoritĂ© absolue des suffrages exprimĂ©s. Ces deux calculs ne portent donc pas sur le mĂȘme ensemble de personnes ou de votes.

29. Que permet la clause générale de compétence de la commune ?

Elle transfĂšre aux communes les compĂ©tences dĂ©partementales dĂšs qu’une question concerne un service public local.
Elle permet au maire de régler toute affaire nationale sans intervention du conseil municipal ni contrÎle juridique.
Elle permet au conseil municipal de régler par ses délibérations les affaires de la commune sans liste législative exhaustive.
Elle limite le conseil municipal aux compétences expressément énumérées dans chaque texte législatif applicable.

Elle permet au conseil municipal de régler par ses délibérations les affaires de la commune sans liste législative exhaustive.

Explication

La clause gĂ©nĂ©rale de compĂ©tence autorise le conseil municipal Ă  rĂ©gler les affaires de la commune par ses dĂ©libĂ©rations, sans ĂȘtre enfermĂ© dans une Ă©numĂ©ration exhaustive. Elle ne donne pas au maire un pouvoir gĂ©nĂ©ral sur les affaires nationales et n’organise pas automatiquement des transferts de compĂ©tences.

30. Laquelle de ces activités relÚve des compétences communales mentionnées ?

Adopter les lois nationales et contrÎler les juridictions administratives dans tout le département.
Nommer les représentants diplomatiques et conclure les traités internationaux au nom de la France.
Voter le budget communal et délibérer sur les contrats ainsi que sur les actions en justice.
Fixer la politique monĂ©taire et gĂ©rer les Ă©tablissements publics relevant de l’État.

Voter le budget communal et délibérer sur les contrats ainsi que sur les actions en justice.

Explication

La commune vote son budget et dĂ©libĂšre notamment sur les contrats et les actions en justice, parmi d’autres compĂ©tences de gestion locale. L’adoption des lois, la politique monĂ©taire et les relations diplomatiques relĂšvent d’autres niveaux de pouvoir.

31. Pourquoi le maire est-il soumis à un dédoublement fonctionnel ?

Parce qu’il agit comme agent de l’État et comme exĂ©cutif de la commune
Parce qu’il reprĂ©sente la commune et prĂ©side le conseil dĂ©partemental
Parce qu’il exerce simultanĂ©ment un mandat communal et un mandat dĂ©partemental
Parce qu’il dirige les services communaux et les services intercommunaux

Parce qu’il agit comme agent de l’État et comme exĂ©cutif de la commune

Explication

Le dĂ©doublement fonctionnel signifie que le maire exerce deux catĂ©gories de fonctions : celles d’agent de l’État et celles d’exĂ©cutif de la commune dĂ©centralisĂ©e. Le cumul avec un mandat dĂ©partemental ne dĂ©finit pas cette notion.

32. Quelle distinction décrit correctement le rÎle respectif du conseil municipal et du maire ?

Le maire contrÎle les élections et le conseil municipal exerce la police
Le conseil municipal administre les biens et le maire vote le budget
Le conseil municipal adopte les délibérations et le maire les exécute
Le maire adopte les délibérations et le conseil municipal les exécute

Le conseil municipal adopte les délibérations et le maire les exécute

Explication

Le conseil municipal prend les dĂ©libĂ©rations, tandis que le maire est chargĂ© de les prĂ©parer et de les exĂ©cuter. L’adoption des dĂ©libĂ©rations ne relĂšve donc pas du maire.

33. Quel est l’objectif principal de la coopĂ©ration intercommunale ?

Organiser une représentation politique des communes au Parlement
Mutualiser des services publics ou conduire un projet commun entre communes
Transférer aux départements la gestion de tous les services communaux
Remplacer les conseils municipaux par une assemblĂ©e Ă©lue Ă  l’échelle nationale

Mutualiser des services publics ou conduire un projet commun entre communes

Explication

La coopération intercommunale permet à plusieurs communes de mettre en commun la gestion de services publics ou de réaliser un projet commun dans un établissement public de coopération intercommunale. Elle ne supprime pas les conseils municipaux et ne constitue pas une institution parlementaire.

34. Quel seuil dĂ©mographique s’applique en principe aux intercommunalitĂ©s depuis le 1er janvier 2017 ?

Un minimum de 25 000 habitants, avec une dérogation pour les communes littorales
Un minimum de 20 000 habitants, avec des adaptations pour certains territoires peu denses ou montagneux
Un minimum de 10 000 habitants, abaissé à 2 000 habitants dans les zones urbaines
Un minimum uniforme de 5 000 habitants, sans distinction selon les caractéristiques territoriales

Un minimum de 20 000 habitants, avec des adaptations pour certains territoires peu denses ou montagneux

Explication

La loi du 7 aoĂ»t 2015 a fixĂ© en principe un seuil de 20 000 habitants, tout en prĂ©voyant un seuil minimal de 5 000 habitants pour certaines zones peu denses ou de montagne. Le seuil de 5 000 habitants n’est donc pas la rĂšgle gĂ©nĂ©rale.

35. Selon quelles modalités les conseillers départementaux sont-ils élus ?

Au scrutin proportionnel de liste à deux tours, dans une circonscription régionale
Au scrutin majoritaire Ă  deux tours, par binĂŽme paritaire, dans chaque canton
Au scrutin proportionnel, par binÎme paritaire, dans chaque intercommunalité
Au scrutin majoritaire à un tour, par candidat individuel, dans chaque département

Au scrutin majoritaire Ă  deux tours, par binĂŽme paritaire, dans chaque canton

Explication

Les conseillers dĂ©partementaux sont Ă©lus au suffrage universel direct dans le canton, par binĂŽme paritaire, selon un scrutin majoritaire Ă  deux tours. L’élection rĂ©gionale repose, elle, sur des listes, ce qui explique la confusion frĂ©quente.

36. À quelle condition un binĂŽme dĂ©partemental peut-il ĂȘtre Ă©lu dĂšs le premier tour ?

Il doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et représenter au moins 25 % des inscrits
Il doit obtenir la majorité relative et réunir au moins 20 % des inscrits
Il doit obtenir 25 % des suffrages exprimés et dépasser 12,5 % des inscrits
Il doit arriver en tĂȘte avec au moins 12,5 % des Ă©lecteurs inscrits

Il doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et représenter au moins 25 % des inscrits

Explication

La victoire au premier tour exige la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix représentant au moins 25 % des électeurs inscrits. Le seuil de 12,5 % des inscrits concerne le maintien au second tour, non la victoire immédiate.

37. Depuis la loi du 7 août 2015, dans quel cadre le conseil départemental rÚgle-t-il les affaires du département ?

Dans les domaines fixés par le président, sans intervention de la loi
Dans les matiÚres économiques uniquement, en partage avec les communes
Dans toutes les matiĂšres d’intĂ©rĂȘt dĂ©partemental, grĂące Ă  une clause gĂ©nĂ©rale de compĂ©tence
Dans les domaines que la loi lui attribue, sans clause générale de compétence

Dans les domaines que la loi lui attribue, sans clause générale de compétence

Explication

Le conseil dĂ©partemental intervient dans les domaines que la loi lui attribue et ne bĂ©nĂ©ficie plus d’une clause gĂ©nĂ©rale de compĂ©tence. Il ne peut donc pas agir dans toute matiĂšre au seul motif qu’elle prĂ©senterait un intĂ©rĂȘt dĂ©partemental.

38. Dans quel domaine le département est-il chef de file ?

La construction des lycées, leur équipement et leur fonctionnement
L’action sociale, l’autonomie des personnes ĂągĂ©es et la solidaritĂ© des territoires
La définition des orientations nationales en matiÚre de logement
Le dĂ©veloppement Ă©conomique, les aides aux entreprises et l’innovation rĂ©gionale

L’action sociale, l’autonomie des personnes ĂągĂ©es et la solidaritĂ© des territoires

Explication

Le dĂ©partement est chef de file pour l’action sociale, le dĂ©veloppement social, l’autonomie des personnes ĂągĂ©es et la solidaritĂ© des territoires, et il attribue les prestations d’aide sociale. Le dĂ©veloppement Ă©conomique relĂšve du rĂŽle de chef de file de la rĂ©gion.

39. Quel changement institutionnel a concerné les régions en 1982 ?

Elles ont acquis un statut parlementaire aprĂšs avoir Ă©tĂ© des services de l’État
Elles sont devenues des collectivités territoriales aprÚs avoir été des établissements publics
Elles sont devenues des établissements publics aprÚs avoir été des collectivités territoriales
Elles ont été intégrées aux départements aprÚs avoir constitué des communes

Elles sont devenues des collectivités territoriales aprÚs avoir été des établissements publics

Explication

Depuis 1982, les rĂ©gions ont le statut de collectivitĂ©s territoriales, alors qu’elles Ă©taient des Ă©tablissements publics depuis la loi du 9 juillet 1972. Leur Ă©volution ne correspond ni Ă  une intĂ©gration dans les dĂ©partements ni Ă  un statut parlementaire.

40. Comment sont répartis les siÚges lors du scrutin régional ?

La liste gagnante reçoit 25 % des siÚges en prime, puis les siÚges restants sont répartis à la proportionnelle entre les listes atteignant 5 %
La liste gagnante reçoit 50 % des siÚges en prime, puis les siÚges restants sont attribués selon les cantons
La liste gagnante reçoit 5 % des siÚges en prime, puis les siÚges restants sont répartis entre les listes atteignant 25 %
La liste gagnante reçoit 25 % des suffrages en prime, puis toutes les listes obtiennent une répartition proportionnelle

La liste gagnante reçoit 25 % des siÚges en prime, puis les siÚges restants sont répartis à la proportionnelle entre les listes atteignant 5 %

Explication

La liste arrivĂ©e en tĂȘte bĂ©nĂ©ficie d’une prime majoritaire de 25 % des siĂšges, tandis que les siĂšges restants sont rĂ©partis Ă  la proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages. Les pourcentages de la prime et du seuil d’accĂšs correspondent donc Ă  deux mĂ©canismes diffĂ©rents.

41. Quelle responsabilité caractérise le rÎle de chef de file de la région ?

DĂ©finir les politiques nationales d’emploi, de fiscalitĂ© et de solidaritĂ©
Gérer les écoles primaires, les services communaux et la police municipale
Organiser l’action sociale, les prestations d’aide sociale et l’autonomie des personnes ĂągĂ©es
Piloter le développement économique, les aides aux entreprises et le schéma régional associé

Piloter le développement économique, les aides aux entreprises et le schéma régional associé

Explication

La rĂ©gion est chef de file du dĂ©veloppement Ă©conomique, notamment pour les aides aux entreprises et le schĂ©ma rĂ©gional de dĂ©veloppement Ă©conomique, d’innovation et d’internationalisation. L’action sociale et les solidaritĂ©s relĂšvent principalement du dĂ©partement.

42. Quelle est la fonction du conseil économique, social et environnemental régional ?

Adopter les délibérations régionales et exécuter le budget de la région
Répartir les siÚges régionaux aprÚs le dépouillement des élections
Élire le prĂ©sident du conseil rĂ©gional et contrĂŽler les exĂ©cutifs locaux
Donner des avis consultatifs au conseil régional sur les orientations et documents importants

Donner des avis consultatifs au conseil régional sur les orientations et documents importants

Explication

Le conseil Ă©conomique, social et environnemental rĂ©gional est une assemblĂ©e consultative placĂ©e auprĂšs du conseil rĂ©gional ; il rend notamment des avis sur la planification, les contrats de plan et les documents budgĂ©taires. Il ne dĂ©tient donc pas le pouvoir d’adopter les dĂ©libĂ©rations ni d’élire le prĂ©sident.

43. Comment le président du conseil régional est-il désigné ?

Par les conseillers régionaux au scrutin proportionnel à un tour
Par le Gouvernement aprÚs consultation des élus régionaux
Par les électeurs au scrutin de liste à deux tours
Par le conseil régional au scrutin majoritaire à trois tours

Par le conseil régional au scrutin majoritaire à trois tours

Explication

Le président du conseil régional est élu par les conseillers régionaux pour six ans selon un scrutin majoritaire à trois tours, avec majorité absolue puis relative. Les conseillers régionaux, en revanche, sont élus directement par les électeurs sur des listes.

44. Lorsqu’il administre le domaine rĂ©gional, quelle compĂ©tence le prĂ©sident du conseil rĂ©gional ne possĂšde-t-il pas ?

La représentation juridique de la région
Un pouvoir de police sur ce domaine
La prĂ©paration et l’exĂ©cution des dĂ©libĂ©rations
La direction des services de la région

Un pouvoir de police sur ce domaine

Explication

Le prĂ©sident du conseil rĂ©gional administre le domaine rĂ©gional sans disposer d’un pouvoir de police Ă  cette occasion. La direction des services, la reprĂ©sentation de la rĂ©gion et l’exĂ©cution des dĂ©libĂ©rations relĂšvent bien de ses attributions.

45. Quelle situation illustre le mieux la déconcentration administrative ?

Le transfert de compétences à une collectivité autonome
L’implantation de reprĂ©sentants de l’État dans les territoires
L’élection d’assemblĂ©es locales par les citoyens
La crĂ©ation d’un Ă©tablissement public indĂ©pendant de l’État

L’implantation de reprĂ©sentants de l’État dans les territoires

Explication

La dĂ©concentration consiste Ă  implanter territorialement des reprĂ©sentants et des services de l’État tout en maintenant l’autoritĂ© Ă©tatique. Le transfert de compĂ©tences Ă  des collectivitĂ©s autonomes correspond plutĂŽt Ă  la dĂ©centralisation.

46. Quelles circonscriptions territoriales la loi du 6 fĂ©vrier 1992 retient-elle comme cadres de principe des services dĂ©concentrĂ©s de l’État ?

La rĂ©gion, le dĂ©partement et l’arrondissement
Le département, le canton et la métropole
La commune, le canton et la région
L’arrondissement, la commune et le dĂ©partement

La rĂ©gion, le dĂ©partement et l’arrondissement

Explication

La loi du 6 fĂ©vrier 1992 organise les services dĂ©concentrĂ©s dans la rĂ©gion, le dĂ©partement et l’arrondissement. Ces cadres relĂšvent de l’administration de l’État et ne doivent pas ĂȘtre confondus avec les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es.

47. Quel principe d’organisation des services dĂ©concentrĂ©s de l’État la loi du 6 fĂ©vrier 1992 affirme-t-elle ?

Ils sont organisés dans des circonscriptions administratives
Ils sont placés sous la direction exclusive des communes
Ils sont rĂ©partis selon les anciennes divisions de l’Ancien RĂ©gime
Ils sont regroupĂ©s dans des collectivitĂ©s dotĂ©es d’une autonomie politique

Ils sont organisés dans des circonscriptions administratives

Explication

La loi du 6 fĂ©vrier 1992 prĂ©voit l’organisation des services dĂ©concentrĂ©s dans des circonscriptions administratives, notamment la rĂ©gion, le dĂ©partement et l’arrondissement. Cette organisation territoriale maintient le rattachement des services Ă  l’État.

48. À quelles dates le dĂ©partement a-t-il Ă©tĂ© créé afin de rompre avec les cadres administratifs de l’Ancien RĂ©gime ?

Par la loi du 6 février 1992 et le décret du 16 janvier 2015
Par la loi du 16 janvier 2015 et le décret du 6 février 1992
Par la loi du 28 pluviÎse an VIII et un décret de 1804
Par la loi du 22 décembre 1789 et le décret du 8 janvier 1790

Par la loi du 22 décembre 1789 et le décret du 8 janvier 1790

Explication

Le dĂ©partement rĂ©sulte de la loi du 22 dĂ©cembre 1789 et du dĂ©cret du 8 janvier 1790, qui visaient Ă  remplacer les anciens cadres administratifs. La loi du 28 pluviĂŽse an VIII concerne la crĂ©ation de l’arrondissement.

49. Quel rĂŽle caractĂ©rise la rĂ©gion comme circonscription administrative de l’État ?

Elle assure une administration territoriale plus étroite que le département
Elle exerce la police municipale sur l’ensemble des communes rĂ©gionales
Elle remplace les dĂ©partements dans l’organisation des collectivitĂ©s locales
Elle coordonne les services dĂ©concentrĂ©s et pilote les politiques de l’État

Elle coordonne les services dĂ©concentrĂ©s et pilote les politiques de l’État

Explication

La rĂ©gion est le niveau de droit commun pour la mise en Ɠuvre et le pilotage des politiques de l’État, tout en coordonnant ses services dĂ©concentrĂ©s. L’administration territoriale plus Ă©troite relĂšve plutĂŽt de l’échelon dĂ©partemental.

50. Quelle évolution la loi du 16 janvier 2015 a-t-elle introduite concernant les régions métropolitaines ?

Elle a augmenté leur nombre de 13 à 22
Elle a supprimé les régions au profit des départements
Elle a fusionné les régions avec les arrondissements
Elle a réduit leur nombre de 22 à 13

Elle a réduit leur nombre de 22 à 13

Explication

La loi du 16 janvier 2015 a réduit de 22 à 13 le nombre de régions métropolitaines. Cette réforme concerne le découpage régional et ne supprime ni les départements ni les arrondissements.

51. Dans quels domaines trouve-t-on notamment des circonscriptions administratives dérogatoires ?

Les communes, les départements, les régions et les métropoles
L’enseignement, les finances publiques, la dĂ©fense et la justice
La santĂ©, le logement, les transports et l’environnement
La culture, le tourisme, l’agriculture et le commerce

L’enseignement, les finances publiques, la dĂ©fense et la justice

Explication

Les circonscriptions administratives dĂ©rogatoires existent notamment dans l’enseignement, les finances publiques, la dĂ©fense et la justice. Les autres regroupements correspondent Ă  des secteurs ou Ă  des catĂ©gories administratives qui ne dĂ©finissent pas ces circonscriptions.

52. Quelle organisation s’applique Ă  la France mĂ©tropolitaine depuis le 1er janvier 2016 dans le domaine acadĂ©mique ?

Elle est organisée en 18 régions éducatives dirigées par un directeur départemental.
Elle est organisée en 17 régions académiques dirigées par un recteur de région académique.
Elle est organisĂ©e en 22 circonscriptions scolaires dirigĂ©es par un recteur d’acadĂ©mie.
Elle est organisée en 13 académies métropolitaines dirigées par un préfet de région.

Elle est organisée en 17 régions académiques dirigées par un recteur de région académique.

Explication

Depuis le 1er janvier 2016, la France mĂ©tropolitaine compte 17 rĂ©gions acadĂ©miques, chacune dirigĂ©e par un recteur de rĂ©gion acadĂ©mique. Les autres rĂ©ponses confondent le nombre de circonscriptions ou l’autoritĂ© qui les dirige.

53. Quelle caractéristique distingue la commune du canton sur le plan administratif et territorial ?

La commune et le canton sont deux collectivitĂ©s territoriales dotĂ©es d’un conseil Ă©lu.
La commune est une circonscription électorale, tandis que le canton est une collectivité territoriale.
La commune est à la fois une circonscription administrative et une collectivité territoriale.
La commune est une circonscription régionale, tandis que le canton exerce le pouvoir exécutif local.

La commune est à la fois une circonscription administrative et une collectivité territoriale.

Explication

La commune possĂšde une double qualitĂ© : elle constitue une circonscription administrative et une collectivitĂ© territoriale. Le canton peut avoir une fonction administrative et Ă©lectorale, mais il n’est pas une collectivitĂ© territoriale.

54. Quelle réforme statutaire résulte du décret du 6 avril 2022 à partir de 2023 ?

Le corps préfectoral est renforcé et la durée des fonctions préfectorales est fixée à douze ans.
Le corps prĂ©fectoral est remplacĂ© par celui des administrateurs de l’État et la durĂ©e des fonctions prĂ©fectorales est plafonnĂ©e Ă  neuf ans.
Les préfets sont intégrés à la fonction publique territoriale et leur mandat devient renouvelable sans limite.
Les fonctions prĂ©fectorales sont supprimĂ©es au profit d’une direction exercĂ©e par les conseils rĂ©gionaux.

Le corps prĂ©fectoral est remplacĂ© par celui des administrateurs de l’État et la durĂ©e des fonctions prĂ©fectorales est plafonnĂ©e Ă  neuf ans.

Explication

Le dĂ©cret du 6 avril 2022 prĂ©voit, Ă  partir de 2023, la suppression du corps prĂ©fectoral au profit du corps des administrateurs de l’État et limite Ă  neuf ans l’exercice des fonctions prĂ©fectorales. Cette rĂ©forme ne transfĂšre pas les prĂ©fets Ă  la fonction publique territoriale et ne supprime pas leurs fonctions.

55. Quelle contrainte statutaire s’applique aux prĂ©fets en raison de leur fonction de reprĂ©sentation du gouvernement ?

Ils ne disposent ni du droit syndical ni du droit de grĂšve.
Ils ne disposent pas de l’autoritĂ© hiĂ©rarchique sur les services dĂ©concentrĂ©s ni du pouvoir rĂ©glementaire.
Ils ne disposent pas de la possibilitĂ© de reprĂ©senter l’État ni de transmettre des instructions gouvernementales.
Ils ne disposent pas du droit de vote aux élections professionnelles ni du droit de congé.

Ils ne disposent ni du droit syndical ni du droit de grĂšve.

Explication

Les prĂ©fets reprĂ©sentent le gouvernement et sont soumis Ă  des contraintes statutaires, dont l’absence de droit syndical et de droit de grĂšve. Les autres rĂ©ponses attribuent Ă  tort aux prĂ©fets des restrictions qui ne correspondent pas Ă  leur statut ou Ă  leurs missions.

56. Quelle est la mission centrale du préfet en tant que délégué du gouvernement ?

Mettre localement en Ɠuvre la politique centrale et transmettre aux autoritĂ©s centrales les rĂ©actions qu’elle suscite.
Diriger les collectivités territoriales et remplacer leurs assemblées dans les décisions locales.
Élaborer de maniùre autonome la politique nationale et la soumettre ensuite au gouvernement.
Organiser les élections nationales et exercer les fonctions judiciaires dans son département.

Mettre localement en Ɠuvre la politique centrale et transmettre aux autoritĂ©s centrales les rĂ©actions qu’elle suscite.

Explication

Le préfet applique localement les décisions prises au niveau central et fait remonter aux autorités centrales les réactions suscitées par ces décisions. Il ne définit pas seul la politique nationale et ne se substitue pas aux collectivités territoriales.

57. Comment le préfet de département contribue-t-il au maintien de la sécurité et à la protection des populations ?

Il transfĂšre la responsabilitĂ© de l’ordre public aux conseils dĂ©partementaux et supervise leurs dĂ©libĂ©rations.
Il exerce les fonctions judiciaires des tribunaux et dirige les collectivités chargées des secours.
Il confie la sécurité locale aux maires et intervient principalement dans la gestion des services régionaux.
Il coordonne notamment la police nationale et la gendarmerie pour assurer l’ordre public et la sĂ©curitĂ©.

Il coordonne notamment la police nationale et la gendarmerie pour assurer l’ordre public et la sĂ©curitĂ©.

Explication

Le prĂ©fet de dĂ©partement assure l’ordre public, la sĂ©curitĂ© et la protection des populations, notamment en coordonnant la police nationale et la gendarmerie. Les conseils dĂ©partementaux et les tribunaux n’exercent pas, sous cette forme, les missions de coordination prĂ©fectorale dĂ©crites ici.

58. Dans quelle situation un préfet de région administre-t-il simultanément une circonscription départementale et la circonscription régionale ?

Lorsqu’il reçoit une dĂ©lĂ©gation permanente des maires du dĂ©partement et des assemblĂ©es rĂ©gionales.
Lorsqu’il est nommĂ© par le conseil rĂ©gional pour diriger tous les dĂ©partements voisins.
Lorsqu’il exerce une fonction distincte de prĂ©fet dans chaque dĂ©partement de la rĂ©gion.
Lorsque le chef-lieu régional se trouve dans le département dont il est également le préfet.

Lorsque le chef-lieu régional se trouve dans le département dont il est également le préfet.

Explication

Le prĂ©fet de rĂ©gion est aussi le prĂ©fet du dĂ©partement oĂč se situe le chef-lieu rĂ©gional ; il administre donc les deux circonscriptions. Il ne devient pas prĂ©fet des autres dĂ©partements et n’est pas nommĂ© par le conseil rĂ©gional.

59. Dans quels domaines le préfet de région ne dispose-t-il pas de sa supériorité hiérarchique sur les préfets des autres départements ?

L’enseignement scolaire, la formation professionnelle et la gestion des services rĂ©gionaux.
La protection de l’environnement, les transports collectifs et l’action culturelle.
Le droit des étrangers, la police administrative et le contrÎle de légalité des collectivités.
La planification rĂ©gionale, l’amĂ©nagement du territoire et la coordination Ă©conomique.

Le droit des étrangers, la police administrative et le contrÎle de légalité des collectivités.

Explication

La supériorité hiérarchique du préfet de région sur les préfets des autres départements connaßt des exceptions en matiÚre de droit des étrangers, de police administrative et de contrÎle de légalité des collectivités. Les autres domaines relÚvent de compétences régionales possibles, mais ne constituent pas les exceptions indiquées.

60. Quelle distinction décrit correctement les responsabilités respectives du préfet de région et du préfet de département ?

Le préfet de région dirige la police administrative, tandis que le préfet de département contrÎle les politiques régionales.
Le préfet de région coordonne les services régionaux, tandis que le préfet de département exerce la police administrative.
Le prĂ©fet de rĂ©gion maintient l’ordre rĂ©gional, tandis que le prĂ©fet de dĂ©partement coordonne les services dĂ©concentrĂ©s rĂ©gionaux.
Le prĂ©fet de rĂ©gion et le prĂ©fet de dĂ©partement disposent chacun d’une autoritĂ© de police Ă  leur Ă©chelon.

Le préfet de région coordonne les services régionaux, tandis que le préfet de département exerce la police administrative.

Explication

Le prĂ©fet de rĂ©gion dirige et coordonne les services dĂ©concentrĂ©s rĂ©gionaux, mais il n’est pas chargĂ© du maintien de l’ordre public Ă  l’échelon rĂ©gional. La police administrative relĂšve du prĂ©fet de dĂ©partement, et il n’existe pas d’autoritĂ© de police rĂ©gionale.

61. Quelles missions correspondent au rÎle du sous-préfet dans son arrondissement ?

Assister le prĂ©fet, appliquer les directives gouvernementales, administrer l’arrondissement et coordonner les services dĂ©concentrĂ©s.
ContrÎler les juridictions, élaborer les lois, administrer la région et superviser les préfets départementaux.
Organiser les élections nationales, gérer les communes, exercer la justice administrative et commander la gendarmerie.
Représenter une collectivité territoriale, voter son budget, exercer la police municipale et diriger son assemblée.

Assister le prĂ©fet, appliquer les directives gouvernementales, administrer l’arrondissement et coordonner les services dĂ©concentrĂ©s.

Explication

Le sous-prĂ©fet assiste le prĂ©fet, veille Ă  l’application des textes et directives gouvernementales, administre en principe un arrondissement et coordonne les services dĂ©concentrĂ©s de sa circonscription. Les fonctions d’exĂ©cutif d’une collectivitĂ© ou les fonctions juridictionnelles ne relĂšvent pas de son rĂŽle.

Révisez avec les flashcards

MĂ©morisez les rĂ©ponses avec 83 flashcards sur Droit administratif et dĂ©centralisation 🐚.

Que dĂ©signe la dĂ©finition fonctionnelle de l’administration ?

L’ensemble des activitĂ©s sous contrĂŽle gouvernemental pour l’ordre public et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

Qu'est-ce que l’administration organique ?

L’ensemble des personnes accomplissant la fonction administrative.

Sous quelle autorité agissent les institutions administratives ?

Sous la direction du gouvernement au sein du pouvoir exécutif.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de rĂ©vision complĂšte sur Droit administratif et dĂ©centralisation 🐚.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génÚre des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM