QCM : Fondements du droit public — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal du droit public ?

Régler les échanges commerciaux entre personnes privées
Déterminer les obligations morales applicables aux citoyens
Protéger les biens appartenant exclusivement aux particuliers
Organiser et faire fonctionner les organes suprêmes de l’État

Organiser et faire fonctionner les organes suprêmes de l’État

Explication

Le droit public rassemble les règles qui organisent et font fonctionner les organes suprêmes de l’État. Le droit privé concerne principalement les rapports entre personnes privées, et non l’organisation des institutions étatiques.

2. Quelle caractéristique distingue une règle juridique d’une simple recommandation morale ?

Elle repose sur une conviction personnelle et varie selon chaque individu
Elle est formulée par une autorité religieuse et ne produit aucun effet juridique
Elle dépend d’un accord entre particuliers et ne peut concerner les institutions
Elle est édictée par l’État et assortie d’une sanction en cas de non-respect

Elle est édictée par l’État et assortie d’une sanction en cas de non-respect

Explication

Une règle juridique est édictée par l’État, possède un caractère obligatoire et peut entraîner une sanction si elle n’est pas respectée. Une recommandation morale ne présente pas nécessairement ce lien avec l’autorité étatique et la sanction juridique.

3. Quelle distinction oppose correctement le droit naturel et le droit positif ?

Le droit naturel provient des autorités publiques, tandis que le droit positif repose sur les convictions individuelles
Le droit naturel renvoie à des principes fondateurs, tandis que le droit positif désigne les règles applicables dans un État donné
Le droit naturel organise les juridictions, tandis que le droit positif définit les rapports entre personnes privées
Le droit naturel regroupe les lois en vigueur, tandis que le droit positif exprime des principes moraux ou religieux

Le droit naturel renvoie à des principes fondateurs, tandis que le droit positif désigne les règles applicables dans un État donné

Explication

Le droit naturel désigne des principes moraux ou religieux considérés comme fondant le droit, alors que le droit positif correspond aux règles applicables dans un État et à une période déterminés. La distinction ne repose donc pas sur la séparation entre juridictions et rapports privés.

4. Dans quelle situation le droit public est-il principalement applicable ?

Lorsqu’une personne publique agit ou entretient un rapport avec une personne privée
Lorsqu’une association privée règle ses relations internes avec ses adhérents
Lorsqu’un consommateur négocie les conditions d’un achat avec une entreprise
Lorsqu’un particulier conclut une vente avec un autre particulier

Lorsqu’une personne publique agit ou entretient un rapport avec une personne privée

Explication

Le droit public régit les personnes publiques ainsi que leurs rapports avec les personnes privées. Les trois autres situations décrivent principalement des relations entre personnes privées, qui relèvent du droit privé.

5. Dans quel ordre les principales étapes d’élaboration d’une loi se succèdent-elles ?

Promulgation, initiative, vote, puis publication au Journal officiel
Initiative, vote, promulgation, puis publication au Journal officiel
Publication au Journal officiel, vote, promulgation, puis initiative
Vote, initiative, publication au Journal officiel, puis promulgation

Initiative, vote, promulgation, puis publication au Journal officiel

Explication

L’élaboration de la loi suit l’ordre suivant : initiative, vote, promulgation et publication au Journal officiel. La publication intervient donc après la promulgation et non avant l’adoption du texte.

6. Quelle différence caractérise l’acte administratif unilatéral par rapport au contrat privé ?

L’acte administratif unilatéral s’impose aux administrés, tandis que le contrat privé repose sur l’accord des parties
L’acte administratif unilatéral concerne les particuliers, tandis que le contrat privé organise les services publics
L’acte administratif unilatéral résulte d’une négociation, tandis que le contrat privé est imposé par une autorité publique
L’acte administratif unilatéral exige l’accord préalable des administrés, tandis que le contrat privé vient d’une décision étatique

L’acte administratif unilatéral s’impose aux administrés, tandis que le contrat privé repose sur l’accord des parties

Explication

L’acte administratif unilatéral s’impose aux administrés sans discussion préalable, alors que le contrat privé repose en principe sur la négociation et l’accord des parties. Confondre ces mécanismes revient à attribuer au contrat privé le caractère unilatéral de la décision administrative.

7. Quelle contribution de Rome et d’Athènes à l’apparition du droit public est mise en évidence ?

Elles ont organisé la cité, ses services et son domaine public
Elles ont fondé le droit public sur les relations commerciales entre particuliers
Elles ont remplacé les institutions publiques par des propriétés privées
Elles ont supprimé la distinction entre le domaine public et les biens privés

Elles ont organisé la cité, ses services et son domaine public

Explication

Rome et Athènes ont contribué à l’apparition du droit public en organisant la cité, ses services et son domaine public. Le domaine public relevait de la cité ou de l’État, ce qui le distinguait des biens appartenant aux particuliers.

8. Comment distinguer le démembrement du remembrement d’un État ?

Le démembrement étend le territoire, tandis que le remembrement transfère les biens publics aux particuliers
Le démembrement renforce l’autorité centrale, tandis que le remembrement divise l’État entre plusieurs pouvoirs
Le démembrement crée une constitution, tandis que le remembrement organise les services administratifs
Le démembrement fragmente le territoire, tandis que le remembrement le réunit sous une autorité dominante

Le démembrement fragmente le territoire, tandis que le remembrement le réunit sous une autorité dominante

Explication

Le démembrement correspond à l’éclatement du territoire de l’État, tandis que le remembrement désigne la constitution d’un État dominant un territoire étendu. Les deux notions décrivent donc des évolutions territoriales opposées.

9. Quelles constitutions figurent parmi les premières constitutions modernes ?

La Constitution romaine de 509 et la Constitution française de 1875
La Constitution américaine de 1776 et la Constitution française de 1804
La Constitution américaine de 1787 et la Constitution française de 1791
La Constitution britannique de 1689 et la Constitution française de 1848

La Constitution américaine de 1787 et la Constitution française de 1791

Explication

La Constitution américaine de 1787 et la Constitution française de 1791 figurent parmi les premières constitutions modernes. Les autres couples proposés comportent des dates ou des textes qui ne correspondent pas à cette caractérisation.

10. Quel domaine le droit constitutionnel étudie-t-il principalement ?

Les infractions et les sanctions prévues par le droit pénal
Les relations contractuelles entre personnes privées
Les règles d’organisation et de fonctionnement de l’État
Les modalités concrètes de l’action administrative

Les règles d’organisation et de fonctionnement de l’État

Explication

Le droit constitutionnel porte sur l’organisation et le fonctionnement de l’État, notamment sur les pouvoirs législatif et exécutif. Le droit administratif concerne plutôt l’action administrative, ce qui constitue une distinction importante entre ces deux branches.

11. Quelle autorité peut prendre un décret en France ?

Un maire ou le président d’un conseil départemental
Un préfet ou le directeur d’un établissement public
Le président de la République ou le Premier ministre
Un ministre ou le président d’une juridiction administrative

Le président de la République ou le Premier ministre

Explication

En France, les décrets sont pris par le président de la République ou le Premier ministre. Les autres autorités administratives adoptent des arrêtés dans le cadre de leurs compétences.

12. Dans la hiérarchie des normes, quelle relation exprime correctement le principe de conformité ?

L’acte administratif doit respecter la Constitution et la loi doit respecter un arrêté
La loi doit respecter l’acte administratif et le décret doit respecter la Constitution
La Constitution doit respecter la loi et l’acte administratif doit respecter un décret
La loi doit respecter la Constitution et l’acte administratif doit respecter la loi

La loi doit respecter la Constitution et l’acte administratif doit respecter la loi

Explication

La hiérarchie des normes oblige chaque norme à respecter celles qui lui sont supérieures : la loi se conforme à la Constitution et l’acte administratif à la loi. La Constitution occupe un niveau supérieur à la loi, tandis que l’acte administratif se trouve à un niveau inférieur.

13. Quelle autorité contrôle la conformité des lois à la Constitution ?

Le Parlement réuni en commission
Le juge administratif
Le Conseil constitutionnel
Le tribunal judiciaire

Le Conseil constitutionnel

Explication

Le Conseil constitutionnel vérifie que les lois respectent la Constitution. Le juge administratif intervient quant à lui pour annuler les actes administratifs contraires à la loi.

14. Comment définir le pouvoir politique ?

Le pouvoir familial transmis entre les membres d’une même communauté
Le pouvoir d’influence détenu par un groupe social dans ses relations internes
Le pouvoir de décision exercé au nom du gouvernement par les autorités politiques ou administratives
Le pouvoir économique exercé par les entreprises sur leurs partenaires commerciaux

Le pouvoir de décision exercé au nom du gouvernement par les autorités politiques ou administratives

Explication

Le pouvoir politique est un pouvoir de décision attribué au gouvernement et aux autorités qui exercent une autorité politique ou administrative en son nom. Un rapport de pouvoir limité à un groupe social ne possède pas nécessairement cette dimension gouvernementale.

15. Quel est l’objectif principal de la séparation des pouvoirs ?

Répartir les pouvoirs exécutif et législatif entre plusieurs titulaires
Confier les pouvoirs exécutif et législatif à une autorité unique
Remplacer les institutions politiques par des administrations spécialisées
Subordonner le pouvoir législatif aux décisions des juridictions

Répartir les pouvoirs exécutif et législatif entre plusieurs titulaires

Explication

La séparation des pouvoirs répartit notamment les pouvoirs exécutif et législatif entre plusieurs titulaires. Elle s’oppose donc à leur concentration entre les mains d’un seul individu.

16. Par quels mécanismes le pouvoir est-il progressivement encadré dans les démocraties libérales ?

Par la tradition gouvernementale, le secret administratif et l’autorité militaire
Par la centralisation administrative, la hiérarchie et l’obéissance professionnelle
Par la concentration institutionnelle, la discipline politique et la surveillance sociale
Par le pluralisme, les règles juridiques et les sanctions des juridictions

Par le pluralisme, les règles juridiques et les sanctions des juridictions

Explication

Dans les démocraties libérales, le pouvoir est limité par le pluralisme, les règles de droit et l’intervention des juridictions. La bureaucratie relève d’une autre logique et peut même accroître l’intervention administrative au lieu de réduire le pouvoir.

17. Quelle distinction oppose correctement légalité et légitimité ?

La légalité exprime une adhésion morale, tandis que la légitimité décrit la procédure d’adoption des lois
La légalité repose sur l’acceptation des gouvernés, tandis que la légitimité correspond à la conformité au droit positif
La légalité correspond à la conformité au droit positif, tandis que la légitimité repose sur l’acceptation des gouvernés
La légalité désigne l’efficacité du gouvernement, tandis que la légitimité mesure la durée de son exercice

La légalité correspond à la conformité au droit positif, tandis que la légitimité repose sur l’acceptation des gouvernés

Explication

La légalité désigne la conformité d’une autorité ou d’un acte à un ordre juridique positif, alors que la légitimité renvoie à l’acceptation de l’autorité par les gouvernés. Une autorité peut donc être légalement établie sans être considérée comme légitime.

18. Quelle situation illustre une adhésion passive au pouvoir ?

Prêter serment lors d’une cérémonie officielle
Participer à une élection et payer ses impôts
Manifester publiquement son soutien au gouvernement
Participer à une cérémonie d’investiture nationale

Participer à une élection et payer ses impôts

Explication

L’adhésion passive se manifeste par des comportements civiques ordinaires, comme voter ou payer ses impôts. Les cérémonies et les serments relèvent plutôt d’une adhésion active, car ils expriment symboliquement le soutien au pouvoir.

19. Selon Max Weber, sur quoi repose la légitimité rationnelle ?

Sur l’appartenance familiale à une dynastie
Sur le respect de règles établies
Sur les qualités exceptionnelles d’un dirigeant
Sur l’ancienneté des traditions politiques

Sur le respect de règles établies

Explication

Pour Max Weber, la légitimité rationnelle repose sur le respect de règles établies et impersonnelles. La légitimité traditionnelle dépend de coutumes anciennes, tandis que la légitimité charismatique repose sur les qualités attribuées à un dirigeant.

20. Quelle distinction caractérise l’état de police par rapport à l’État de droit ?

L’état de police protège les libertés, tandis que l’État de droit concentre le pouvoir entre les gouvernants.
L’état de police impose la séparation des pouvoirs, tandis que l’État de droit privilégie l’autorité administrative.
L’état de police autorise l’arbitraire, tandis que l’État de droit soumet tous au droit contrôlé par un juge.
L’état de police repose sur l’élection, tandis que l’État de droit repose sur la contestation sociale.

L’état de police autorise l’arbitraire, tandis que l’État de droit soumet tous au droit contrôlé par un juge.

Explication

L’état de police se caractérise par des règles adoptées arbitrairement, alors que l’État de droit impose des normes aux gouvernants comme aux citoyens sous le contrôle d’un juge. Confondre les deux régimes revient à attribuer à l’état de police les garanties juridiques propres à l’État de droit.

21. Quel mécanisme encadre principalement le pouvoir sur le plan politique dans une démocratie libérale ?

La grève, qui permet aux salariés de contester une décision administrative ou économique.
L’élection, qui permet aux citoyens de choisir leurs représentants et de contrôler leur mandat.
Le jugement, qui permet aux tribunaux d’appliquer les règles aux gouvernants et aux citoyens.
La pétition, qui permet à des individus de signaler une revendication aux autorités publiques.

L’élection, qui permet aux citoyens de choisir leurs représentants et de contrôler leur mandat.

Explication

L’élection constitue le principal mécanisme d’encadrement politique du pouvoir dans une démocratie libérale. Le juge exerce plutôt un encadrement juridique, tandis que la grève et la pétition sont des formes de contestation légale.

22. Quelle condition est indispensable à l’existence d’un État de droit ?

Une autorité politique qui adapte les règles selon les circonstances et les intérêts du gouvernement.
Une administration qui applique les normes aux citoyens tout en conservant une marge d’arbitraire.
Une règle qui s’impose aux citoyens et aux autorités, avec un juge habilité à l’appliquer à tous.
Une assemblée élue qui exerce le pouvoir sans contrôle juridictionnel sur ses décisions.

Une règle qui s’impose aux citoyens et aux autorités, avec un juge habilité à l’appliquer à tous.

Explication

L’État de droit exige que les règles encadrent les citoyens comme les autorités les plus élevées et qu’un juge puisse les faire respecter. Une règle appliquée sans contrôle aux gouvernants laisse subsister l’arbitraire.

23. Quels éléments la démocratie libérale combine-t-elle ?

La souveraineté administrative, l’unité politique, la restriction des libertés et l’autorité du gouvernement.
Le pouvoir du peuple, la protection des libertés, le pluralisme et l’encadrement juridique du pouvoir.
La participation électorale, la centralisation étatique, l’homogénéité sociale et la limitation du pluralisme.
La liberté économique, la désignation héréditaire des dirigeants, le contrôle social et l’autorité judiciaire.

Le pouvoir du peuple, la protection des libertés, le pluralisme et l’encadrement juridique du pouvoir.

Explication

La démocratie libérale associe la participation du peuple à la protection des libertés, au pluralisme et à la limitation juridique du pouvoir. Les autres réponses remplacent certaines de ces composantes par la centralisation, l’hérédité ou la restriction des libertés.

24. Quelle priorité distingue la théorie démocratique de la théorie libérale ?

La théorie démocratique privilégie la liberté individuelle, tandis que la théorie libérale privilégie l’égalité des situations.
La théorie démocratique privilégie l’intervention économique, tandis que la théorie libérale privilégie la souveraineté populaire.
La théorie démocratique privilégie la séparation des pouvoirs, tandis que la théorie libérale privilégie la décision majoritaire.
La théorie démocratique privilégie l’égalité, tandis que la théorie libérale privilégie la liberté et la protection individuelle.

La théorie démocratique privilégie l’égalité, tandis que la théorie libérale privilégie la liberté et la protection individuelle.

Explication

La théorie démocratique accorde une place prioritaire à l’égalité, tandis que la théorie libérale met l’accent sur la liberté et la protection de l’individu contre l’État. La séparation des pouvoirs relève plutôt de la protection libérale, et l’intervention économique ne définit pas cette distinction.

25. À quelle idée Montesquieu associe-t-il la séparation des pouvoirs ?

À la souveraineté populaire par l’expression directe de la volonté de la majorité politique.
À la protection des libertés par la prévention d’une concentration excessive de l’autorité étatique.
À l’extension des droits sociaux par la fourniture de prestations publiques aux citoyens.
À l’intervention de l’État dans l’économie pour corriger les inégalités sociales.

À la protection des libertés par la prévention d’une concentration excessive de l’autorité étatique.

Explication

Montesquieu relie la séparation des pouvoirs à la protection des libertés, car elle limite la concentration de l’autorité étatique. La souveraineté populaire appartient davantage au fondement démocratique, tandis que les deux autres réponses concernent l’action sociale ou économique de l’État.

26. Quelle opposition décrit le mieux les conceptions libérale et démocratique de l’État ?

La conception libérale vise un État centralisé protecteur, tandis que la conception démocratique défend un État limité aux tribunaux.
La conception libérale vise un État modeste régalien, tandis que la conception démocratique accepte un État correcteur.
La conception libérale vise un État social étendu, tandis que la conception démocratique privilégie une autorité économique indépendante.
La conception libérale vise un État correcteur intervenant dans la société, tandis que la conception démocratique défend un État régalien.

La conception libérale vise un État modeste régalien, tandis que la conception démocratique accepte un État correcteur.

Explication

La théorie libérale tend vers un État modeste concentré sur les fonctions régaliennes, alors que la théorie démocratique admet davantage un État correcteur intervenant dans l’économie et la société. Les autres réponses inversent cette opposition ou introduisent des catégories qui ne correspondent pas à la distinction étudiée.

27. Quelle succession correspond aux trois générations de droits et libertés ?

Droits sociaux, libertés individuelles, puis droits militaires et administratifs liés à l’organisation de l’État.
Droits politiques, droits pénaux, puis droits économiques réservés aux acteurs de la recherche scientifique.
Libertés individuelles, droits économiques et sociaux, puis droits liés aux évolutions scientifiques, techniques et environnementales.
Droits environnementaux, libertés économiques, puis droits politiques accordés aux collectivités territoriales.

Libertés individuelles, droits économiques et sociaux, puis droits liés aux évolutions scientifiques, techniques et environnementales.

Explication

Les trois générations correspondent d’abord aux libertés individuelles, puis aux droits économiques et sociaux, et enfin aux droits liés aux évolutions scientifiques, techniques et environnementales. La deuxième génération ne se confond donc pas avec les libertés individuelles, car elle implique notamment une action positive de l’État.

28. Qu’est-ce qu’un droit-créance ?

Un droit économique ou social qui exige une action positive de l’État au bénéfice des individus.
Une liberté individuelle qui protège une personne en demandant à l’État de ne pas intervenir.
Un droit politique qui permet à un citoyen de participer à la désignation des représentants.
Une garantie environnementale qui oblige l’auteur d’un dommage à réparer financièrement ses effets.

Un droit économique ou social qui exige une action positive de l’État au bénéfice des individus.

Explication

Un droit-créance est un droit économique ou social dont la mise en œuvre suppose une intervention de l’État pour fournir une prestation ou une protection. La liberté individuelle repose plutôt sur une abstention de l’État, tandis que la dernière réponse décrit le principe pollueur-payeur.

29. Que reconnaît notamment la Charte de l’environnement de 2004 ?

Le droit de disposer des ressources naturelles et le devoir de laisser les entreprises fixer leurs normes environnementales.
Le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, ainsi que le devoir de contribuer à sa protection.
Le droit de transférer aux collectivités toute responsabilité écologique et le devoir de limiter l’accès à l’information.
Le droit d’obtenir une indemnisation publique pour toute nuisance et le devoir de financer les activités industrielles.

Le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, ainsi que le devoir de contribuer à sa protection.

Explication

La Charte de l’environnement affirme le droit de chacun à un environnement équilibré et respectueux de la santé, tout en reconnaissant un devoir de contribuer à sa protection. Elle ne garantit pas une indemnisation automatique ni un transfert général de responsabilité aux collectivités.

30. Quelle distinction caractérise la souveraineté nationale et la souveraineté populaire ?

La première appartient à une nation abstraite et indivisible, la seconde à l’ensemble des citoyens
La première appartient au Parlement, la seconde aux autorités administratives
La première appartient aux citoyens inscrits, la seconde à une nation conçue comme indivisible
La première repose sur les électeurs locaux, la seconde sur les représentants élus

La première appartient à une nation abstraite et indivisible, la seconde à l’ensemble des citoyens

Explication

La souveraineté nationale est attribuée à une nation abstraite et indivisible, tandis que la souveraineté populaire est directement rattachée à l’ensemble des citoyens. Confondre la nation avec les citoyens reprend précisément l’opposition entre ces deux conceptions.

31. Quelle association entre conception de la souveraineté, type d’électorat et nature du mandat est correcte ?

Souveraineté nationale : électorat-fonction et mandat impératif ; souveraineté populaire : électorat-droit et mandat représentatif
Souveraineté nationale : électorat-fonction et mandat représentatif ; souveraineté populaire : électorat-droit et mandat impératif
Souveraineté nationale : électorat-droit et mandat représentatif ; souveraineté populaire : électorat-fonction et mandat impératif
Souveraineté nationale : électorat-droit et mandat impératif ; souveraineté populaire : électorat-fonction et mandat représentatif

Souveraineté nationale : électorat-fonction et mandat représentatif ; souveraineté populaire : électorat-droit et mandat impératif

Explication

La souveraineté nationale s’articule avec l’électorat-fonction et le mandat représentatif, alors que la souveraineté populaire s’articule avec l’électorat-droit et le mandat impératif. L’électorat-droit n’est donc pas associé au mandat représentatif dans cette distinction.

32. Un élu reçoit des instructions précises de ses électeurs mais refuse de s’y conformer pour décider selon son propre jugement. Quel type de mandat exerce-t-il ?

Un mandat représentatif, car l’élu décide indépendamment de ses électeurs
Un mandat impératif, car les électeurs ont formulé des instructions précises
Un mandat censitaire, car la décision dépend d’une catégorie d’électeurs
Un mandat capacitaire, car l’élu exerce une compétence institutionnelle

Un mandat représentatif, car l’élu décide indépendamment de ses électeurs

Explication

Le mandat représentatif autorise l’élu à décider indépendamment de la volonté de ses électeurs. Le mandat impératif aurait au contraire obligé l’élu à respecter les instructions reçues.

33. Quelle affirmation constitutionnelle est commune aux textes de 1946 et de 1958 concernant la souveraineté ?

Ils attribuent la souveraineté nationale aux seuls citoyens disposant du droit de vote
Ils affirment que la souveraineté populaire appartient directement aux assemblées élues
Ils confient la souveraineté nationale au président élu au suffrage universel
Ils affirment que la souveraineté nationale appartient au peuple français

Ils affirment que la souveraineté nationale appartient au peuple français

Explication

Les constitutions de 1946 et de 1958 affirment que la souveraineté nationale appartient au peuple français. Cette formule ne transfère pas la souveraineté aux assemblées, au président ou à une catégorie limitée d’électeurs.

34. Que signifie le suffrage universel dans une élection ?

Le droit de voter attribué aux seuls représentants des collectivités
Le droit de participer accordé aux personnes ayant une capacité culturelle reconnue
Le droit de participer reconnu aux citoyens remplissant les conditions légales
Le droit de voter réservé aux citoyens acquittant un impôt déterminé

Le droit de participer reconnu aux citoyens remplissant les conditions légales

Explication

Le suffrage universel reconnaît le droit de participer aux élections à l’ensemble des citoyens qui remplissent les conditions légales. Le vote limité par l’impôt ou par une capacité supposée relève de formes de suffrage restreint.

35. Quelle chronologie décrit correctement l’évolution du suffrage en France ?

L’ordonnance d’avril 1944 instaure le suffrage universel masculin, puis la Constitution de 1848 reconnaît le suffrage féminin
La Constitution de 1848 reconnaît le suffrage féminin, puis l’ordonnance d’avril 1944 instaure le suffrage universel masculin
La Constitution de 1848 instaure le suffrage universel masculin, puis l’ordonnance d’avril 1944 reconnaît le suffrage féminin
La Constitution de 1848 instaure le suffrage censitaire, puis l’ordonnance d’avril 1944 reconnaît le suffrage capacitaire

La Constitution de 1848 instaure le suffrage universel masculin, puis l’ordonnance d’avril 1944 reconnaît le suffrage féminin

Explication

La Constitution de 1848 a instauré le suffrage universel masculin en France, tandis que l’ordonnance d’avril 1944 a reconnu le suffrage féminin. Les autres chronologies inversent ces étapes ou leur attribuent une autre forme de suffrage.

36. Quelle différence permet de distinguer le suffrage censitaire du suffrage capacitaire ?

Le suffrage censitaire dépend de l’âge légal, tandis que le suffrage capacitaire dépend du lieu de résidence
Le suffrage censitaire dépend d’une capacité culturelle, tandis que le suffrage capacitaire dépend d’un seuil d’imposition
Le suffrage censitaire dépend d’un seuil d’imposition, tandis que le suffrage capacitaire dépend d’une capacité exigée
Le suffrage censitaire dépend d’un mandat électif, tandis que le suffrage capacitaire dépend d’une fonction publique

Le suffrage censitaire dépend d’un seuil d’imposition, tandis que le suffrage capacitaire dépend d’une capacité exigée

Explication

Le suffrage censitaire réserve le vote aux personnes qui paient un impôt atteignant un certain seuil, alors que le suffrage capacitaire repose sur une capacité supposée, notamment culturelle. Attribuer l’impôt au suffrage capacitaire inverse donc la distinction.

37. Une personne peut-elle déposer sa candidature, puis devoir choisir entre deux mandats incompatibles après son élection ?

Non, il s’agit d’une inéligibilité qui empêche le dépôt de candidature
Oui, il s’agit d’une incompatibilité qui autorise la candidature mais impose un choix
Non, il s’agit d’une incompatibilité qui interdit toute candidature dès le départ
Oui, il s’agit d’une incapacité électorale qui annule automatiquement les deux mandats

Oui, il s’agit d’une incompatibilité qui autorise la candidature mais impose un choix

Explication

L’incompatibilité permet de se présenter, mais impose de choisir entre deux mandats incompatibles après l’élection. L’inéligibilité intervient avant le scrutin en empêchant la personne de se porter candidate.

38. Comment le caractère personnel du vote s’articule-t-il avec le vote par correspondance ou par procuration ?

L’électeur détermine personnellement son choix, même si sa transmission matérielle peut être effectuée par autrui
L’électeur abandonne son choix personnel dès qu’un mandataire intervient dans la procédure
L’électeur délègue son choix à une autre personne, qui décide librement du bulletin transmis
L’électeur doit transmettre lui-même son bulletin, y compris lorsqu’il vote par procuration

L’électeur détermine personnellement son choix, même si sa transmission matérielle peut être effectuée par autrui

Explication

Le vote reste personnel parce que le choix appartient à l’électeur, même si une autre personne ou un mandataire peut en assurer la transmission matérielle. La procuration ne signifie donc pas que le mandataire décide à la place de l’électeur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Fondements du droit public.

Qu'est-ce que le droit public organise et fait fonctionner ?

Les organes suprêmes de l’État.

Qui édicte les règles juridiques ?

L’État.

Quel caractère ont les règles juridiques ?

Un caractère obligatoire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fondements du droit public.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM