QCM : Introduction au droit objectif — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le droit objectif dans une société donnée ?

Les obligations morales inspirées par la conscience individuelle
Les droits évaluables en argent détenus par les particuliers
Les prérogatives individuelles reconnues à chaque personne
L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes

L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes

Explication

Le droit objectif correspond à l’ensemble des règles de conduite qui organisent les rapports entre les personnes. Les prérogatives attribuées à une personne relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Comment définir les droits subjectifs ?

Des règles générales qui organisent la vie collective dans une société
Des sanctions imposées par les autorités publiques en cas d’infraction
Des prérogatives individuelles reconnues à une personne par le droit objectif
Des usages sociaux suivis par les membres d’un même groupe

Des prérogatives individuelles reconnues à une personne par le droit objectif

Explication

Les droits subjectifs sont les prérogatives individuelles qu’une personne peut exercer grâce à leur reconnaissance par le droit objectif. Les règles générales qui encadrent la société appartiennent au droit objectif.

3. Quelle distinction permet de différencier les droits patrimoniaux des droits extrapatrimoniaux ?

Les premiers sont évaluables en argent, tandis que les seconds ne le sont pas
Les premiers sont collectifs, tandis que les seconds appartiennent à une seule personne
Les premiers portent sur une chose, tandis que les seconds visent une personne
Les premiers sont publics, tandis que les seconds relèvent des relations privées

Les premiers sont évaluables en argent, tandis que les seconds ne le sont pas

Explication

Un droit patrimonial possède une valeur pouvant être évaluée en argent, contrairement à un droit extrapatrimonial comme le droit de vote. Le fait de porter sur une chose ou une personne concerne une autre classification juridique.

4. Une personne réclame à un débiteur le paiement d’une somme due : de quel type de droit s’agit-il ?

D’un droit public exercé contre une administration
D’un droit extrapatrimonial dépourvu de valeur économique
D’un droit réel portant directement sur un bien déterminé
D’un droit personnel pouvant être invoqué contre une personne

D’un droit personnel pouvant être invoqué contre une personne

Explication

Le droit de réclamer le paiement d’une dette est un droit personnel, car il s’exerce contre une personne déterminée. Un droit réel porte directement sur une chose, comme le droit de propriété.

5. Que caractérise la gestation pour autrui ?

Une femme élève un enfant conçu par elle pour une autre famille
Des parents adoptent un enfant confié par une institution après sa naissance
Une personne exerce son autorité parentale sur un enfant sans lien de filiation
Une femme porte un enfant pour le compte de parents d’intention qui le reçoivent à la naissance

Une femme porte un enfant pour le compte de parents d’intention qui le reçoivent à la naissance

Explication

La gestation pour autrui implique une mère porteuse qui porte l’enfant pour le compte de parents d’intention auxquels il est remis à la naissance. L’adoption intervient dans un cadre différent, après la naissance et selon une procédure spécifique.

6. Quelle opposition distingue le droit privé du droit public ?

Le droit privé sanctionne les croyances, tandis que le droit public encadre les usages sociaux
Le droit privé concerne l’État, tandis que le droit public organise les relations entre particuliers
Le droit privé régit les personnes privées, tandis que le droit public implique une personne publique
Le droit privé porte sur les biens, tandis que le droit public concerne les relations familiales

Le droit privé régit les personnes privées, tandis que le droit public implique une personne publique

Explication

Le droit privé régit les relations entre personnes privées, physiques ou morales, alors que le droit public concerne les relations impliquant notamment l’État ou l’administration. La distinction ne repose donc pas sur la nature familiale ou patrimoniale de la relation.

7. Pourquoi la gestation pour autrui peut-elle soulever une question de droit public concernant l’enfant ?

Parce que tout contrat entre particuliers devient une relation administrative
Parce que sa nationalité française peut devoir être déterminée
Parce que la filiation relève intégralement des règles fiscales publiques
Parce que le montant de la rémunération de la mère porteuse doit être fixé par l’État

Parce que sa nationalité française peut devoir être déterminée

Explication

La GPA relève principalement du droit privé et du droit civil, mais la nationalité française de l’enfant né dans ce contexte peut soulever une question de droit public. Les aspects contractuels et familiaux ne transforment pas toute la situation en relation administrative.

8. Quelle est la règle applicable en France aux conventions portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui ?

Elles sont nulles en vertu d’une loi datant de 1994
Elles sont valables lorsque la mère porteuse renonce à toute rémunération
Elles sont soumises à une déclaration administrative prévue depuis 2013
Elles sont valables si les parents d’intention obtiennent une autorisation judiciaire

Elles sont nulles en vertu d’une loi datant de 1994

Explication

En France, toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle en vertu d’une loi de 1994. L’absence de rémunération ou l’autorisation d’un juge ne supprime pas cette règle de nullité.

9. Quelle différence distingue principalement les sanctions religieuses des sanctions juridiques ?

Les premières sont prévues par le Code civil, tandis que les secondes reposent sur les traditions religieuses
Les premières concernent les biens, tandis que les secondes portent sur les croyances individuelles
Les premières relèvent notamment du jugement dernier, tandis que les secondes sont imposées par les pouvoirs publics
Les premières sont prononcées par les tribunaux, tandis que les secondes dépendent de la conscience personnelle

Les premières relèvent notamment du jugement dernier, tandis que les secondes sont imposées par les pouvoirs publics

Explication

Les règles religieuses peuvent être associées à une sanction relevant notamment du jugement dernier, tandis que les sanctions juridiques sont imposées par les pouvoirs publics. Les tribunaux et les codes appartiennent au système juridique, non à la sanction religieuse.

10. Quelle évolution l’article 143 du Code civil a-t-il consacrée en 2013 ?

La suppression des conditions légales du mariage civil
L’ouverture du mariage aux couples de même sexe
La reconnaissance générale de la gestation pour autrui
L’interdiction du mariage entre personnes de nationalités différentes

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe

Explication

L’article 143 du Code civil a ouvert le mariage aux couples de même sexe en 2013. Cette disposition concerne le mariage civil et ne constitue pas une légalisation de la gestation pour autrui.

11. Quelle distinction oppose la morale au droit dans le régime de leurs sanctions ?

Le droit dépend principalement de la mauvaise conscience, tandis que la morale est exécutée par les tribunaux
Le droit repose sur les croyances personnelles, tandis que la morale s’applique par une décision publique
Le droit est sanctionné par les pouvoirs publics, tandis que la morale l’est principalement par la mauvaise conscience
Le droit régit la relation avec soi-même, tandis que la morale organise les rapports entre les administrations

Le droit est sanctionné par les pouvoirs publics, tandis que la morale l’est principalement par la mauvaise conscience

Explication

Le droit régit les relations sociales avec une sanction pouvant être imposée par les pouvoirs publics, tandis que la morale concerne les relations avec autrui et avec soi-même et s’accompagne principalement de la mauvaise conscience. Une sanction judiciaire caractérise donc le droit plutôt que la morale.

12. Quelle caractéristique distingue une obligation naturelle d’une obligation juridique ?

Elle impose une prestation prévue par une règle légale assortie d’une sanction
Elle concerne une dette prescrite dont le créancier conserve une action judiciaire
Elle repose sur un devoir de conscience sans pouvoir être directement imposée par le juge
Elle résulte d’un contrat écrit dont l’exécution peut être ordonnée par le juge

Elle repose sur un devoir de conscience sans pouvoir être directement imposée par le juge

Explication

L’obligation naturelle correspond à un devoir de conscience qui n’est pas directement contraignant juridiquement, mais son exécution volontaire peut avoir des effets de droit. La proposition concernant une action judiciaire décrit plutôt une obligation juridique exigible.

13. Selon l’article 1100 du Code civil, que peut produire la promesse d’exécuter volontairement un devoir de conscience envers autrui ?

La transformation du devoir en règle pénale
La naissance d’une obligation juridique
La disparition immédiate de toute dette antérieure
La création automatique d’un contrat synallagmatique

La naissance d’une obligation juridique

Explication

L’article 1100 reconnaît que l’exécution volontaire ou la promesse d’exécution d’un devoir de conscience peut faire naître une obligation juridique. Une telle promesse ne transforme pas automatiquement le devoir en règle pénale ni en contrat synallagmatique.

14. Comment le droit naturel se définit-il par rapport au droit positif ?

Comme un idéal de justice fondé sur la nature humaine ou la religion, qui doit inspirer les règles positives
Comme une technique d’interprétation destinée à résoudre les conflits entre lois écrites
Comme l’ensemble des règles effectivement adoptées par les autorités compétentes d’un État
Comme un système de sanctions organisant les rapports entre les juridictions et les citoyens

Comme un idéal de justice fondé sur la nature humaine ou la religion, qui doit inspirer les règles positives

Explication

Le droit naturel désigne un idéal de justice antérieur au droit positif, fondé sur la nature humaine ou la religion, auquel les règles devraient se conformer. L’ensemble des règles effectivement posées correspond plutôt au droit positif.

15. Quels droits la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qualifie-t-elle notamment de naturels et imprescriptibles ?

La liberté contractuelle et le droit successoral
La liberté et le droit de propriété
Le droit de vote et le droit à la sécurité sociale
Le droit au crédit et le droit au logement

La liberté et le droit de propriété

Explication

La Déclaration proclame notamment la liberté et la propriété comme des droits naturels et imprescriptibles. Les autres ensembles regroupent des droits ou prérogatives qui ne correspondent pas à cette qualification dans l’énoncé étudié.

16. Quel critère le positivisme juridique utilise-t-il principalement pour déterminer la validité d’une règle de droit ?

Son acceptation par la majorité des citoyens dans les pratiques sociales courantes
Sa conformité à un idéal supérieur de justice fondé sur la nature humaine
Son aptitude à produire une décision équitable dans chaque situation individuelle
Son adoption ou sa formulation par les autorités compétentes, indépendamment de sa valeur morale

Son adoption ou sa formulation par les autorités compétentes, indépendamment de sa valeur morale

Explication

Le positivisme juridique rattache la validité au droit adopté ou posé, sans la faire dépendre de la morale ou des normes sociales. La conformité à un idéal supérieur de justice relève plutôt du courant idéaliste.

17. Quelle conception du droit Hans Kelsen défend-il dans Théorie pure du droit ?

Un ensemble de principes moraux permettant de corriger les lois injustes
Un système de normes étudié sans jugement de valeur et imposant certains comportements
Une expression de la volonté politique dépendant des objectifs du gouvernement
Une tradition sociale évoluant selon les habitudes et les croyances collectives

Un système de normes étudié sans jugement de valeur et imposant certains comportements

Explication

Kelsen conçoit le droit comme un système de normes imposant certains comportements et cherche à l’affranchir des jugements de valeur. L’idée d’évaluer ou de corriger les lois selon leur justice morale appartient à une approche différente.

18. Dans quelle situation une norme supplétive s’applique-t-elle ?

Lorsque le juge écarte une disposition parce qu’elle paraît contraire à la morale
Lorsque les parties n’ont pas prévu une règle différente dans leur accord
Lorsque les parties demandent au législateur de modifier leur contrat
Lorsque la règle impose une conduite à laquelle les parties ne peuvent pas déroger

Lorsque les parties n’ont pas prévu une règle différente dans leur accord

Explication

Une norme supplétive intervient en l’absence de choix différent des intéressés et peut donc être écartée par leur volonté. Une règle impérative, au contraire, s’impose aux personnes même lorsqu’elles souhaiteraient prévoir une autre solution.

19. Quelle caractéristique distingue principalement une règle de droit d’une décision juridique ?

La règle de droit dépend d’un jugement particulier, tandis que la décision s’applique à des situations futures.
La règle de droit est concrète et non permanente, tandis que la décision est abstraite et durable.
La règle de droit est individuelle et catégorique, tandis que la décision est générale et hypothétique.
La règle de droit est générale et hypothétique, tandis que la décision est individuelle et catégorique.

La règle de droit est générale et hypothétique, tandis que la décision est individuelle et catégorique.

Explication

Une règle de droit relie de manière générale et hypothétique une situation à un effet juridique. Une décision juridique vise au contraire une situation concrète et une personne déterminée.

20. Dans la formulation si A, alors B\text{si A, alors B} d’une règle de droit, que représente la lettre A ?

La décision individuelle rendue dans une situation concrète
L’effet juridique produit par l’application de la règle
L’hypothèse qui déclenche l’application de la règle
La sanction prononcée par une juridiction compétente

L’hypothèse qui déclenche l’application de la règle

Explication

Dans cette formule, A désigne la situation hypothétique prévue par la règle, tandis que B correspond à l’effet juridique. La décision individuelle n’est pas un élément nécessaire de la structure abstraite de la règle.

21. Quelle différence oppose un principe à une règle de droit ?

Le principe produit une sanction concrète, alors que la règle exprime une idée générale sans conséquence juridique.
Le principe énonce une proposition générale sans hypothèse, alors que la règle relie une hypothèse à un effet juridique.
Le principe est temporaire et conditionnel, alors que la règle reste abstraite sans dépendre d’une situation.
Le principe vise une personne déterminée, alors que la règle concerne une décision rendue par un juge.

Le principe énonce une proposition générale sans hypothèse, alors que la règle relie une hypothèse à un effet juridique.

Explication

Un principe est général, abstrait et permanent, mais il n’est pas construit comme une hypothèse suivie d’un effet. La structure conditionnelle caractérise la règle de droit, et non le principe.

22. Quelle pratique l’article 5 du Code civil interdit-il aux juges ?

Interpréter une règle de droit lorsqu’une situation nouvelle se présente
Écarter une loi contraire à une décision individuelle déjà rendue
Rendre une décision concrète concernant les parties à un litige
Prononcer des arrêts de règlement formulés comme des règles générales

Prononcer des arrêts de règlement formulés comme des règles générales

Explication

L’article 5 interdit aux juges de créer des arrêts de règlement, c’est-à-dire des décisions ayant une portée générale et réglementaire. En revanche, rendre une décision individuelle dans un litige relève de leur fonction juridictionnelle.

23. Quelle affirmation décrit correctement la loi des Douze Tables ?

Elle rassemble des décisions impériales rédigées à Constantinople au début de l’Empire byzantin.
Elle codifie le droit français au début du XIXe siècle sous l’autorité de Napoléon.
Elle est un recueil mésopotamien antérieur aux lois romaines et consacré aux échanges commerciaux.
Elle est le premier recueil écrit de lois romaines et traite notamment de procédure et de famille.

Elle est le premier recueil écrit de lois romaines et traite notamment de procédure et de famille.

Explication

La loi des Douze Tables constitue le premier recueil de lois écrites romaines et comprend notamment des dispositions procédurales et familiales. Le recueil mésopotamien antérieur est le Code d’Hammourabi, qui appartient à une autre civilisation.

24. En quelle année le Code civil français a-t-il été élaboré, et par quels juristes principaux ?

Vers 500, par Justinien, Tribonien, Gaïus et Ulpien
En 1804, par Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet
Dans l’Antiquité, par Hammourabi, ses magistrats et ses scribes
En 1958, par les constituants de la Ve République française

En 1804, par Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet

Explication

Le Code civil français a été élaboré en 1804 par Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet. La date de 1958 renvoie à l’adoption de la Constitution de la Ve République, et non à la rédaction du Code civil.

25. Quels textes sont inclus dans le bloc de constitutionnalité français ?

La Constitution, son préambule, la DDHC, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004
La Constitution seule, à l’exclusion de son préambule et des textes auxquels il renvoie
Les lois ordinaires, les règlements administratifs, les circulaires ministérielles et les décrets
Les traités internationaux, les décisions judiciaires, les usages professionnels et les lois fiscales

La Constitution, son préambule, la DDHC, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend le dispositif de la Constitution et son préambule, lequel renvoie notamment à la DDHC, au Préambule de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004. Il ne se limite donc pas aux articles du texte constitutionnel.

26. Quelle description correspond à la Constitution française de 1958 ?

Adoptée par référendum, elle comprend 20 titres et 120 articles et a été révisée 10 fois depuis 1958.
Adoptée par le Parlement, elle comprend 12 titres et 92 articles et n’a connu aucune révision depuis 1958.
Adoptée par référendum, elle comprend 16 titres et 104 articles et a été révisée 25 fois depuis 1958.
Adoptée par le Conseil constitutionnel, elle comprend 16 titres et 104 articles et date de 1946.

Adoptée par référendum, elle comprend 16 titres et 104 articles et a été révisée 25 fois depuis 1958.

Explication

La Constitution de 1958 a été adoptée par référendum, comporte 16 titres et 104 articles, et a été révisée 25 fois depuis son adoption. La Constitution de 1946 appartient à une période constitutionnelle antérieure.

27. Comment sont composés et renouvelés les membres du Conseil constitutionnel ?

Quinze membres sont nommés par le président de la République et renouvelés par moitié tous les cinq ans.
Neuf membres sont renouvelés par tiers tous les trois ans et désignés par trois autorités institutionnelles.
Neuf membres sont élus pour neuf ans par le Parlement réuni en Congrès et remplacés en une seule fois.
Douze membres sont renouvelés chaque année et désignés par les juridictions suprêmes et le Gouvernement.

Neuf membres sont renouvelés par tiers tous les trois ans et désignés par trois autorités institutionnelles.

Explication

Le Conseil constitutionnel compte neuf membres, renouvelés par tiers tous les trois ans, avec des désignations effectuées par le président de la République, le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale. Son renouvellement n’est donc ni annuel ni effectué en une seule fois.

28. Quel est le mécanisme de la question prioritaire de constitutionnalité ?

Un citoyen saisit le président de la République pour obtenir la modification d’une disposition législative contestée.
Un justiciable conteste une disposition législative pendant un procès, après un filtrage par la Cour de cassation ou le Conseil d’État.
Un juge administratif annule automatiquement une loi dès qu’un justiciable invoque une atteinte à la Constitution.
Un parlementaire demande directement au Conseil constitutionnel d’examiner une loi avant sa promulgation, sans procédure juridictionnelle.

Un justiciable conteste une disposition législative pendant un procès, après un filtrage par la Cour de cassation ou le Conseil d’État.

Explication

La QPC permet à un justiciable de contester la conformité d’une disposition législative à la Constitution au cours d’une procédure, avec un examen préalable par la Cour de cassation ou le Conseil d’État. Le Conseil constitutionnel n’est saisi qu’en cas de transmission de la question.

29. Quelle distinction caractérise la loi au sens formel et le règlement ?

La loi formelle émane du Parlement, tandis que le règlement émane du pouvoir exécutif.
La loi formelle émane du pouvoir exécutif, tandis que le règlement émane du Parlement.
La loi formelle émane des institutions européennes, tandis que le règlement émane des citoyens.
La loi formelle émane des juridictions, tandis que le règlement émane des collectivités territoriales.

La loi formelle émane du Parlement, tandis que le règlement émane du pouvoir exécutif.

Explication

La loi au sens formel est adoptée par le Parlement, alors que le règlement est pris par le pouvoir exécutif. La confusion la plus fréquente consiste à inverser les autorités compétentes pour ces deux actes.

30. En l’absence de disposition contraire, quand une loi entre-t-elle en vigueur après sa publication au Journal officiel ?

Le premier jour du mois suivant sa publication au Journal officiel.
Le lendemain de sa publication au Journal officiel.
Le jour même de sa publication au Journal officiel.
Une semaine après sa publication au Journal officiel.

Le lendemain de sa publication au Journal officiel.

Explication

L’article 1 du Code civil fixe en principe l’entrée en vigueur au lendemain de la publication au Journal officiel. Une disposition particulière peut toutefois prévoir une autre date.

31. Une loi nouvelle déclare explicitement qu’une loi antérieure cesse de produire ses effets : comment qualifier cette abrogation ?

Une abrogation judiciaire, car une juridiction écarte la loi antérieure dans un litige.
Une abrogation implicite, car la loi antérieure devient moins adaptée au contexte social.
Une abrogation expresse, car un texte indique clairement la suppression de la loi antérieure.
Une abrogation tacite, car la loi antérieure cesse de produire ses effets avec le temps.

Une abrogation expresse, car un texte indique clairement la suppression de la loi antérieure.

Explication

L’abrogation expresse résulte d’une disposition qui supprime explicitement la loi antérieure. L’abrogation tacite repose au contraire sur l’incompatibilité entre deux textes, sans déclaration directe de suppression.

32. Comment la loi nouvelle s’applique-t-elle en principe aux contrats conclus avant son entrée en vigueur ?

Les contrats antérieurs restent en principe soumis à la loi ancienne.
Les contrats antérieurs relèvent en principe de la loi nouvelle dès son entrée en vigueur.
Les contrats antérieurs sont en principe régis par la loi choisie par le juge.
Les contrats antérieurs cessent en principe de produire leurs effets à l’entrée en vigueur.

Les contrats antérieurs restent en principe soumis à la loi ancienne.

Explication

La loi nouvelle produit en principe un effet immédiat pour les situations postérieures et leurs effets futurs, mais les contrats antérieurs demeurent généralement soumis à la loi ancienne. Cette règle protège la stabilité des engagements contractuels déjà formés.

33. Quelle différence oppose un traité international au droit dérivé de l’Union européenne ?

Le traité est élaboré par les juridictions nationales, tandis que le droit dérivé provient des parlements nationaux.
Le traité est produit par des particuliers, tandis que le droit dérivé résulte de pratiques diplomatiques.
Le traité est adopté par les institutions de l’Union, tandis que le droit dérivé est conclu entre États.
Le traité est conclu entre États, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions de l’Union.

Le traité est conclu entre États, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions de l’Union.

Explication

Un traité international est un accord conclu entre États, alors que le droit dérivé est produit par les institutions de l’Union européenne. La confusion consiste à attribuer aux institutions européennes la conclusion des traités eux-mêmes.

34. Quelle autorité les traités ratifiés et publiés possèdent-ils, selon l’article 55 de la Constitution, dans l’ordre juridique français ?

Une autorité limitée aux relations entre les États signataires.
Une autorité supérieure à celle des lois.
Une autorité identique à celle des lois ordinaires.
Une autorité inférieure à celle des lois adoptées récemment.

Une autorité supérieure à celle des lois.

Explication

L’article 55 de la Constitution reconnaît aux traités ratifiés et publiés une autorité supérieure à celle des lois. Leur opposabilité suppose toutefois le respect des conditions constitutionnelles mentionnées.

35. Dans quelle situation un particulier peut-il saisir la Cour européenne des droits de l’homme, qui siège à Strasbourg ?

Après avoir épuisé les voies de recours internes disponibles.
Après avoir obtenu l’accord préalable du gouvernement de son État.
Avant toute procédure nationale afin de prévenir une décision injuste.
Dès la première décision administrative défavorable rendue dans son pays.

Après avoir épuisé les voies de recours internes disponibles.

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme siège à Strasbourg et peut être saisie par un particulier après l’épuisement des voies de recours internes. La saisine directe avant l’utilisation des recours nationaux ne respecte donc pas cette condition.

36. Quels éléments permettent de caractériser une coutume juridique ?

La décision ponctuelle d’un juge et son application à un litige particulier.
La rédaction d’une analyse doctrinale et sa reconnaissance par une université.
La publication d’un texte officiel et son adoption par une assemblée parlementaire.
La répétition d’un comportement et la conviction qu’il possède un caractère obligatoire dans un groupe social.

La répétition d’un comportement et la conviction qu’il possède un caractère obligatoire dans un groupe social.

Explication

La coutume se forme par la répétition d’un comportement accompagnée de la conviction de son caractère obligatoire. Une simple habitude sociale dépourvue de cette conviction ne suffit pas à constituer une règle coutumière.

37. Une pratique comble une lacune juridique sans contredire une règle écrite : comment qualifier cette coutume ?

Une coutume praeter legem, car elle intervient dans le silence de la loi.
Une coutume judiciaire, car elle résulte d’une décision rendue par une juridiction.
Une coutume contra legem, car elle écarte une règle écrite existante.
Une coutume secundum legem, car elle précise une disposition déjà prévue par la loi.

Une coutume praeter legem, car elle intervient dans le silence de la loi.

Explication

La coutume praeter legem intervient lorsque la loi est silencieuse et vient ainsi combler une lacune. La coutume contra legem se définit au contraire par son opposition à une règle légale.

38. Quelle définition correspond à la jurisprudence au sens étroit ?

Les règles coutumières dégagées par un groupe social déterminé.
L’ensemble des décisions rendues par toutes les juridictions.
Un ensemble de décisions émanant d’une même juridiction.
Les commentaires rédigés par des juristes sur les décisions judiciaires.

Un ensemble de décisions émanant d’une même juridiction.

Explication

Au sens étroit, la jurisprudence désigne un ensemble de décisions provenant d’une même juridiction. Au sens large, elle englobe l’ensemble des décisions de justice, quelle que soit la juridiction concernée.

39. Un litige oppose une entreprise privée à une commune au sujet de l’exécution d’un contrat administratif. Quel ordre juridictionnel est principalement compétent ?

L’ordre judiciaire, car l’affaire concerne une relation contractuelle
Le Tribunal des conflits, car toute commune relève de deux ordres
La Cour de cassation, car le litige porte sur un contrat
L’ordre administratif, car une personne publique est impliquée

L’ordre administratif, car une personne publique est impliquée

Explication

L’ordre administratif traite principalement les litiges mettant en cause des personnes publiques, comme une commune. L’ordre judiciaire concerne principalement les litiges entre personnes privées, ce qui ne correspond pas à cette situation.

40. Quelle origine explique la séparation entre les ordres judiciaire et administratif en France ?

La Révolution française et l’interdiction faite au juge judiciaire de trancher les litiges administratifs
La réforme de la procédure civile et la spécialisation des tribunaux commerciaux
La création du Conseil constitutionnel et la répartition des compétences législatives
La codification napoléonienne et l’attribution des crimes aux juridictions pénales

La Révolution française et l’interdiction faite au juge judiciaire de trancher les litiges administratifs

Explication

La séparation trouve son origine dans la Révolution française et dans l’interdiction faite aux juges judiciaires de connaître des litiges impliquant l’administration. Le Conseil constitutionnel et la codification napoléonienne ne sont pas à l’origine de cette distinction.

41. Quelle institution règle un conflit de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif ?

Le Conseil d’État
Le Tribunal des conflits
La Cour de cassation
La cour d’appel

Le Tribunal des conflits

Explication

Le Tribunal des conflits règle les conflits de compétence entre les deux ordres juridictionnels. La Cour de cassation et le Conseil d’État sont les juridictions suprêmes de leur ordre, tandis que la cour d’appel appartient à l’ordre judiciaire.

42. Quelle organisation correspond aux trois niveaux de chaque ordre juridictionnel français ?

Instruction, jugement, puis exécution
Police, correctionnel, puis assises
Première instance, appel, puis cassation
Médiation, arbitrage, puis conciliation

Première instance, appel, puis cassation

Explication

Chaque ordre comprend des juridictions de première instance, des juridictions d’appel et une juridiction suprême de cassation. Les autres réponses décrivent des modes de règlement ou des catégories de juridictions pénales, et non les niveaux d’un ordre juridictionnel.

43. Après un jugement contesté, quelle juridiction peut réexaminer les faits et le droit de l’affaire ?

La juridiction suprême administrative
La cour d’appel
La Cour de cassation
Le Tribunal des conflits

La cour d’appel

Explication

La cour d’appel réexamine l’affaire en fait et en droit. La Cour de cassation contrôle la correcte application du droit sans constituer un troisième degré chargé de rejuger les faits.

44. Quel acte juridictionnel rend la cour d’appel lorsqu’elle confirme ou infirme une décision de première instance ?

Un pourvoi en cassation
Une ordonnance de classement
Un jugement
Un arrêt

Un arrêt

Explication

La cour d’appel rend un arrêt lorsqu’elle confirme ou infirme le jugement de première instance. Le jugement est l’acte associé à la première instance, tandis que le pourvoi est une voie de recours.

45. Que peut décider la Cour de cassation lorsqu’elle est saisie d’un pourvoi ?

Remplacer toute décision civile par une sanction pénale
Rejeter le pourvoi ou casser la décision attaquée
Transférer automatiquement l’affaire au Tribunal des conflits
Réexaminer librement les faits et rendre un nouveau jugement

Rejeter le pourvoi ou casser la décision attaquée

Explication

La Cour de cassation peut rejeter le pourvoi ou casser la décision attaquée afin de garantir une application uniforme du droit. Elle ne rejugе pas librement les faits comme une cour d’appel.

46. Quelle distinction oppose correctement les juridictions civiles et les juridictions pénales ?

Les juridictions civiles sanctionnent les infractions, tandis que les juridictions pénales règlent les contrats privés
Les juridictions civiles examinent les appels, tandis que les juridictions pénales contrôlent la constitutionnalité
Les juridictions civiles contrôlent l’administration, tandis que les juridictions pénales jugent les élections
Les juridictions civiles tranchent les litiges privés, tandis que les juridictions pénales répriment les infractions

Les juridictions civiles tranchent les litiges privés, tandis que les juridictions pénales répriment les infractions

Explication

Les juridictions civiles règlent les litiges entre personnes privées, alors que les juridictions pénales répriment les infractions au nom de la société. Les contrats privés relèvent du civil, tandis que la sanction des infractions relève du pénal.

47. Quelle association entre la nature de l’infraction et la juridiction compétente est exacte ?

Contravention : tribunal correctionnel ; délit : cour d’assises ; crime : tribunal de police
Contravention : cour d’assises ; délit : tribunal de police ; crime : tribunal correctionnel
Contravention : tribunal judiciaire ; délit : tribunal de commerce ; crime : conseil de prud’hommes
Contravention : tribunal de police ; délit : tribunal correctionnel ; crime : cour d’assises

Contravention : tribunal de police ; délit : tribunal correctionnel ; crime : cour d’assises

Explication

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d’assises. Les autres associations confondent les juridictions compétentes selon la gravité de l’infraction.

48. Quelle juridiction est compétente pour un litige entre deux commerçants concernant l’activité de leur société ?

Le conseil de prud’hommes
Le tribunal de commerce
La cour d’assises
Le tribunal de police

Le tribunal de commerce

Explication

Le tribunal de commerce juge les litiges entre commerçants ainsi que ceux relatifs aux sociétés commerciales. Le conseil de prud’hommes traite les litiges liés aux contrats de travail, tandis que les deux autres juridictions sont pénales.

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Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Introduction au droit objectif.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de conduite régissant les rapports entre personnes dans une société.

Que sont les droits subjectifs ?

Les prérogatives individuelles reconnues par le droit objectif.

Quelle différence principale distingue les droits patrimoniaux des droits extrapatrimoniaux ?

Les droits patrimoniaux sont évaluables en argent, les extrapatrimoniaux ne le sont pas.

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