QCM : Introduction au droit public — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction centrale du droit constitutionnel dans l’organisation de l’État ?

Décrire les comportements électoraux et les rapports de force
Administrer les services publics sans encadrer les gouvernants
Régir principalement les contrats entre personnes privées
Organiser le pouvoir politique et limiter son exercice

Organiser le pouvoir politique et limiter son exercice

Explication

Le droit constitutionnel organise le pouvoir politique, répartit les compétences des gouvernants et contribue à protéger les libertés fondamentales. L’analyse des comportements et des rapports de force relève plutôt de la science politique.

2. Dans quelle situation le droit public est-il principalement applicable ?

Lorsqu’un juge évalue la popularité d’un gouvernement
Lorsqu’un politiste analyse une stratégie électorale
Lorsqu’une institution publique agit en vue de l’intérêt général
Lorsqu’un particulier conclut un contrat avec un autre particulier

Lorsqu’une institution publique agit en vue de l’intérêt général

Explication

Le droit public s’applique aux institutions publiques lorsqu’elles agissent dans l’intérêt général. Les relations entre personnes privées relèvent principalement du droit privé.

3. Quelle distinction décrit correctement le travail du juriste et celui du politiste ?

Le juriste étudie les règles et les compétences, tandis que le politiste analyse les rapports de force
Le juriste observe les comportements, tandis que le politiste détermine les limites institutionnelles
Le juriste évalue le meilleur gouvernement, tandis que le politiste interprète les textes juridiques
Le juriste analyse les stratégies, tandis que le politiste vérifie la conformité des règles

Le juriste étudie les règles et les compétences, tandis que le politiste analyse les rapports de force

Explication

Le juriste examine les règles juridiques, les compétences institutionnelles et leurs limites, alors que le politiste étudie les comportements, les rapports de force et les stratégies. Ces deux approches portent donc sur des objets distincts.

4. Quels éléments la Constitution établit-elle principalement ?

Les stratégies électorales et les rapports de force entre partis
Les droits fondamentaux et les règles de fonctionnement de l’État
Les contrats privés et les obligations entre particuliers
Les décisions administratives prises par chaque collectivité

Les droits fondamentaux et les règles de fonctionnement de l’État

Explication

La Constitution contient les droits fondamentaux des citoyens, les caractéristiques essentielles de l’État et les règles qui encadrent son fonctionnement. Les stratégies politiques peuvent influencer l’interprétation du cadre constitutionnel sans en constituer le contenu principal.

5. Quelle est la mission du Conseil constitutionnel à l’égard des lois ?

Contrôler leur conformité à la Constitution et en interpréter la portée
Les adopter après débat et vote dans les assemblées parlementaires
Les promulguer au nom de l’État après leur examen juridique
Les appliquer aux relations privées entre les citoyens et les entreprises

Contrôler leur conformité à la Constitution et en interpréter la portée

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois à la Constitution, les interprète et contribue au respect de leur valeur constitutionnelle. L’adoption des lois appartient au Parlement, ce qui distingue les deux fonctions.

6. De quelles composantes le droit constitutionnel se forme-t-il ?

Des décisions parlementaires, des contrats privés et des usages commerciaux
De la Constitution, de la pratique politique et de l’interprétation constitutionnelle
Des analyses électorales, des sondages et des stratégies gouvernementales
Des traités internationaux, des règlements administratifs et des jugements civils

De la Constitution, de la pratique politique et de l’interprétation constitutionnelle

Explication

Le droit constitutionnel se construit à partir du texte constitutionnel, de la pratique politique et de l’interprétation donnée par le Conseil constitutionnel. La pratique politique peut donc participer à son évolution sans remplacer le cadre juridique.

7. Quelle caractéristique définit la première période de l’évolution du droit constitutionnel ?

Les acteurs internationaux déplacent le cadre constitutionnel au-delà de l’État
Les juristes étudient les règles existantes sans apprécier leur justice ou leur injustice
Les juges sanctionnent les violations constitutionnelles au moyen d’un contrôle juridictionnel
Les philosophes recherchent le meilleur gouvernement sans séparer clairement droit et philosophie politique

Les philosophes recherchent le meilleur gouvernement sans séparer clairement droit et philosophie politique

Explication

La première période correspond à la philosophie politique, qui cherche le meilleur mode de gouvernement sans distinguer nettement l’étude du droit constitutionnel et celle de la philosophie politique. Le contrôle par un juge appartient à la juridictionnalisation, une étape ultérieure.

8. Que change l’autonomisation du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ?

Elle confie aux juges le pouvoir de sanctionner les violations de la Constitution
Elle sépare l’étude des règles juridiques de la philosophie politique et de la science politique
Elle étend les exigences constitutionnelles à toutes les branches du droit
Elle fait intervenir des acteurs européens et internationaux dans le cadre constitutionnel

Elle sépare l’étude des règles juridiques de la philosophie politique et de la science politique

Explication

L’autonomisation distingue l’étude des règles juridiques de la réflexion sur le gouvernement souhaitable et de l’analyse politique. La sanction juridictionnelle des violations relève plutôt de la juridictionnalisation.

9. Quel mécanisme caractérise la juridictionnalisation du droit constitutionnel à partir des années 1970 ?

Les philosophes comparent les formes de gouvernement selon leur valeur idéale
Les institutions européennes remplacent progressivement l’État comme cadre juridique
Un juge contrôle la constitutionnalité et peut sanctionner les violations de la Constitution
Les juristes décrivent les règles sans examiner leur conformité à la Constitution

Un juge contrôle la constitutionnalité et peut sanctionner les violations de la Constitution

Explication

La juridictionnalisation confie le contrôle de constitutionnalité à un juge capable de sanctionner les atteintes à la Constitution. L’intervention d’acteurs européens et internationaux correspond plutôt à la globalisation du droit constitutionnel.

10. Quelle conséquence la globalisation du droit constitutionnel entraîne-t-elle pour son cadre d’analyse ?

Les philosophes cessent d’étudier les formes souhaitables de gouvernement
L’État n’est plus le seul cadre, car des acteurs européens et internationaux interviennent
L’État devient le seul cadre pertinent pour interpréter les règles constitutionnelles
Les juges abandonnent le contrôle des lois au profit des assemblées parlementaires

L’État n’est plus le seul cadre, car des acteurs européens et internationaux interviennent

Explication

La globalisation signifie que le droit constitutionnel ne se limite plus au cadre étatique, puisque des acteurs européens et internationaux interviennent également. Elle ne supprime pas le rôle de l’État ni celui des juridictions constitutionnelles.

11. Quelle institution détient le pouvoir politique et agit au nom de l’intérêt général ?

L’État, institution durable investie du pouvoir politique
La nation, communauté culturelle fondée sur une histoire commune
La société civile, réseau d’organisations indépendantes du pouvoir
Le gouvernement, ensemble temporaire des gouvernants en fonction

L’État, institution durable investie du pouvoir politique

Explication

L’État est l’institution durable qui détient le pouvoir politique et agit au nom de l’intérêt général. Les gouvernants n’en sont que les représentants temporaires, et non l’institution elle-même.

12. Comment les théories du contrat social expliquent-elles la formation de l’État ?

Par la concentration administrative de pouvoirs auparavant exercés par des collectivités locales
Par la transmission héréditaire d’une autorité fondée sur des traditions religieuses anciennes
Par un pacte où des individus quittent l’état de nature et confient le pouvoir à une entité commune
Par la domination progressive d’un groupe puissant sur des populations dépourvues d’organisation politique

Par un pacte où des individus quittent l’état de nature et confient le pouvoir à une entité commune

Explication

Les théories contractualistes présentent l’État comme le résultat d’un pacte et d’un consentement entre individus sortant de l’état de nature. L’explication par la domination sociale correspond plutôt à la thèse sociologique de Duguit.

13. Quelle conception de l’État Hobbes défend-il dans Le Léviathan, publié en 1651 ?

Une puissance absolue nécessaire pour garantir la sécurité face à la lutte pour la survie
Un pouvoir limité chargé de protéger les droits naturels et soumis à la séparation des pouvoirs
Une institution représentative destinée à préserver la liberté politique par le droit de résistance
Une autorité arbitrale fondée sur la coopération spontanée entre groupes sociaux concurrents

Une puissance absolue nécessaire pour garantir la sécurité face à la lutte pour la survie

Explication

Pour Hobbes, l’état de nature est marqué par la lutte pour la survie, ce qui rend nécessaire un État doté d’une puissance absolue pour assurer la sécurité. La limitation du pouvoir et le droit de résistance renvoient à Locke.

14. Quelle organisation politique Locke associe-t-il à la protection des droits naturels dans le Traité du gouvernement civil, publié en 1690 ?

Une autorité traditionnelle transmise selon des coutumes et des règles héritées
Un État limité par la séparation des pouvoirs, l’indépendance des juges et le droit de résistance
Un pouvoir politique fondé sur la domination des plus forts sur les groupes les plus faibles
Un État absolu concentrant les pouvoirs afin d’imposer la sécurité aux individus menacés

Un État limité par la séparation des pouvoirs, l’indépendance des juges et le droit de résistance

Explication

Locke veut limiter l’État pour protéger les droits naturels, notamment la propriété, grâce à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance des juges et au droit de résistance. La puissance absolue caractérise plutôt la solution défendue par Hobbes.

15. Que signifie l’idée de légitimité d’un pouvoir politique ?

La capacité matérielle d’un pouvoir à imposer ses décisions par la force
La conformité d’une décision publique aux préférences personnelles des gouvernants
La transmission d’une fonction politique selon une règle familiale ou coutumière
La croyance dans le bien-fondé du pouvoir qui rend l’obéissance acceptable

La croyance dans le bien-fondé du pouvoir qui rend l’obéissance acceptable

Explication

La légitimité repose sur la croyance que le pouvoir est fondé et justifié, ce qui favorise l’obéissance. Elle se distingue de la contrainte, qui repose principalement sur l’usage de la force.

16. Quels sont les trois types de légitimité distingués par Max Weber ?

La légitimité religieuse, la légitimité militaire et la légitimité économique
La légitimité coutumière, la légitimité territoriale et la légitimité administrative
La légitimité charismatique, la légitimité traditionnelle et la légitimité légal-rationnelle
La légitimité populaire, la légitimité parlementaire et la légitimité juridictionnelle

La légitimité charismatique, la légitimité traditionnelle et la légitimité légal-rationnelle

Explication

Max Weber distingue les légitimités charismatique, traditionnelle et légal-rationnelle. Les autres regroupements mélangent des institutions, des secteurs d’activité ou des formes de pouvoir qui ne constituent pas sa typologie.

17. Quels changements expliquent principalement la formation de l’État moderne entre les XIIIe et XVIIIe siècles ?

La dispersion du pouvoir, son rattachement religieux et son incarnation dynastique
La concentration du pouvoir, sa sécularisation et sa dépersonnalisation
La fusion des fonctions politiques, militaires et judiciaires dans une personne souveraine
La suppression des administrations, l’affaiblissement juridique et la privatisation de l’autorité

La concentration du pouvoir, sa sécularisation et sa dépersonnalisation

Explication

L’État moderne se forme par la concentration du pouvoir, sa sécularisation et sa dépersonnalisation sur cette longue période. L’incarnation personnelle du pouvoir correspond à une logique antérieure à la dépersonnalisation institutionnelle.

18. Pourquoi l’État peut-il continuer d’exister malgré le remplacement de ses gouvernants ?

Parce qu’il est une personne morale abstraite distincte de ceux qui le représentent
Parce qu’il repose sur une autorité personnelle transmise entre responsables successifs
Parce qu’il dépend juridiquement de la présence continue du dirigeant qui l’incarne
Parce qu’il se confond avec la majorité politique élue pour la durée d’un mandat

Parce qu’il est une personne morale abstraite distincte de ceux qui le représentent

Explication

L’État est une personne morale abstraite, distincte de ses représentants, et les décisions des gouvernants lui sont imputées. Le changement des dirigeants ne fait donc pas disparaître l’institution étatique.

19. Quels sont les trois éléments constitutifs de l’État ?

Une population, un territoire et un pouvoir politique juridiquement organisé
Un gouvernement, une religion officielle et une administration centralisée
Une nation, une langue commune et une organisation économique autonome
Une armée, des frontières reconnues et une population exclusivement nationale

Une population, un territoire et un pouvoir politique juridiquement organisé

Explication

L’État réunit une population, un territoire et un pouvoir politique juridiquement organisé disposant de moyens de commandement et de contrainte. Une langue commune ou une religion officielle ne constitue pas une condition générale de son existence.

20. Qui appartient à la population d’un État au sens juridique ?

Les personnes partageant l’histoire, la culture et la langue majoritaires du pays
Les seuls résidents permanents enregistrés auprès de l’administration nationale
Les seuls citoyens possédant la nationalité et participant aux élections
Toutes les personnes vivant sur son territoire, nationales comme étrangères

Toutes les personnes vivant sur son territoire, nationales comme étrangères

Explication

La population comprend toutes les personnes vivant sur le territoire de l’État, qu’elles soient nationales ou étrangères. Elle est donc plus large que le peuple, qui désigne les citoyens.

21. Que désigne le territoire d’un État ?

Le réseau administratif chargé d’appliquer les décisions des gouvernants
La zone économique contrôlée par les entreprises établies dans le pays
L’espace géographique sur lequel l’autorité de l’État s’exerce
L’ensemble des citoyens participant à la formation de la volonté politique

L’espace géographique sur lequel l’autorité de l’État s’exerce

Explication

Le territoire est l’espace géographique soumis à l’autorité de l’État. Il ne désigne ni la population citoyenne ni l’appareil administratif qui met en œuvre le pouvoir.

22. Quelle fonction caractérise la puissance publique ?

Représenter culturellement la population sans édicter de normes obligatoires
Organiser les échanges économiques grâce aux décisions prises par les acteurs privés
Commander par un pouvoir institutionnalisé et normatif pouvant recourir à la force publique
Exprimer les préférences collectives par des pratiques sociales dépourvues de contrainte

Commander par un pouvoir institutionnalisé et normatif pouvant recourir à la force publique

Explication

La puissance publique est un pouvoir institutionnalisé, normatif et impératif qui permet à l’État de commander et de recourir à la force publique. Les activités sociales, économiques ou culturelles ne disposent pas par elles-mêmes de cette capacité étatique de contrainte.

23. Quelle distinction décrit correctement la population, le peuple et la nation ?

La population regroupe les citoyens, le peuple les habitants et la nation une organisation administrative
La population désigne les électeurs, le peuple une communauté culturelle et la nation les habitants
La population regroupe les habitants, le peuple les citoyens et la nation une communauté d’identité collective
La population forme une communauté identitaire, le peuple regroupe les habitants et la nation les électeurs

La population regroupe les habitants, le peuple les citoyens et la nation une communauté d’identité collective

Explication

La population est une notion démographique, le peuple une notion civique et la nation une notion identitaire. Confondre la population avec les citoyens inverse la distinction entre résidence et appartenance civique.

24. Quel lien la nationalité établit-elle entre un individu et un État ?

Un lien d’appartenance juridique
Un lien d’identification culturelle
Un lien de participation électorale
Un lien de résidence territoriale

Un lien d’appartenance juridique

Explication

La nationalité constitue le lien juridique d’appartenance d’une personne à un État. La participation aux droits civiques et politiques relève de la citoyenneté, qui ne se réduit pas à la nationalité.

25. Que reconnaît la citoyenneté à une personne ?

Une protection consulaire dans chaque État
Des droits civiques et politiques
Une résidence permanente sur le territoire
Une appartenance culturelle à la nation

Des droits civiques et politiques

Explication

La citoyenneté correspond à la reconnaissance de droits civiques et politiques. Une résidence ou une identité culturelle peut exister sans produire cette reconnaissance juridique.

26. Quelle condition permet à une personne de bénéficier de la citoyenneté de l’Union européenne ?

Résider dans un État européen pendant une durée déterminée
Posséder la nationalité d’un État membre
Détenir une nationalité européenne distincte de la nationalité nationale
Participer aux élections municipales de son lieu de résidence

Posséder la nationalité d’un État membre

Explication

La citoyenneté européenne s’ajoute à la citoyenneté nationale et suppose la nationalité d’un État membre. Elle ne constitue donc pas une nationalité séparée qui remplacerait la nationalité nationale.

27. Quels espaces relèvent du territoire d’un État ?

Les eaux intérieures, les populations, les frontières administratives et les espaces internationaux
Les terres, les eaux internationales, les ambassades étrangères et les populations résidentes
Les terres, les citoyens, les ressources naturelles et les organisations politiques nationales
Les terres, les eaux intérieures, la mer territoriale et l’espace atmosphérique situé au-dessus

Les terres, les eaux intérieures, la mer territoriale et l’espace atmosphérique situé au-dessus

Explication

Le territoire comprend les espaces terrestres et maritimes de l’État ainsi que la couche atmosphérique correspondante. Les personnes qui vivent sur cet espace appartiennent à la population, mais ne constituent pas une composante spatiale du territoire.

28. Quelle condition l’article 53 de la Constitution française impose-t-il pour modifier le territoire national par cession, échange ou adjonction ?

Le consentement des populations intéressées
La décision conjointe des pouvoirs législatif et judiciaire
La consultation de l’ensemble des citoyens européens
L’autorisation préalable des organisations internationales

Le consentement des populations intéressées

Explication

L’article 53 exige le consentement des populations intéressées pour qu’une cession, un échange ou une adjonction de territoire soit valable. Une autorisation internationale ne remplace pas cette exigence constitutionnelle française.

29. Quelle définition correspond à la souveraineté de l’État chez Jean Bodin ?

La capacité administrative d’exercer des compétences dans les limites fixées par une autorité supérieure
Le pouvoir diplomatique de participer aux organisations internationales et de conclure des traités
Le caractère suprême d’un pouvoir capable de commander et de contraindre sans subir un pouvoir supérieur
La faculté constitutionnelle de répartir les fonctions entre les organes législatif, exécutif et judiciaire

Le caractère suprême d’un pouvoir capable de commander et de contraindre sans subir un pouvoir supérieur

Explication

Pour Bodin, la souveraineté est le pouvoir suprême de l’État, qui commande et contraint sans être lui-même commandé ou contraint. La simple administration de compétences dans les limites d’une autorité supérieure ne caractérise donc pas la souveraineté.

30. Quelle prérogative relève de la souveraineté interne d’un État ?

Participer aux relations diplomatiques et défendre ses frontières auprès des autres États
Conclure des traités et être représenté dans les organisations internationales
Déterminer son organisation politique et exercer les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire
Bénéficier de l’égalité souveraine et s’opposer à l’ingérence extérieure

Déterminer son organisation politique et exercer les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire

Explication

La souveraineté interne permet à l’État d’organiser ses institutions, de fixer ses compétences et d’exercer ses pouvoirs publics. Les traités et la représentation internationale relèvent de la souveraineté sur le plan international.

31. Quelle manifestation appartient à la souveraineté d’un État sur le plan international ?

Déterminer la répartition des pouvoirs entre les institutions nationales
Fixer les compétences des juridictions et organiser les administrations
Conclure des traités et s’opposer à l’ingérence extérieure
Définir les règles de fonctionnement des services publics internes

Conclure des traités et s’opposer à l’ingérence extérieure

Explication

Sur le plan international, l’État peut conclure des traités, être représenté dans les organisations internationales et s’opposer à l’ingérence. L’organisation des juridictions et des administrations appartient à l’exercice interne de la souveraineté.

32. Par quels éléments la souveraineté de l’État est-elle limitée ?

Par les frontières, les ressources économiques, la démographie et les traditions politiques
Par les gouvernements étrangers, les médias, les partis politiques et les électeurs nationaux
Par les citoyens, les collectivités territoriales, les administrations et les juridictions nationales
Par les autres États, les organisations internationales, les acteurs privés et les différents ordres juridiques

Par les autres États, les organisations internationales, les acteurs privés et les différents ordres juridiques

Explication

La souveraineté est limitée par des acteurs étatiques et non étatiques ainsi que par le droit constitutionnel, international et naturel. Les facteurs démographiques ou économiques peuvent influencer l’État, mais ils ne constituent pas la liste juridique énoncée ici.

33. Quelle caractéristique définit un État unitaire ?

Il partage les compétences politiques entre un niveau fédéral et régional
Il organise deux ordres juridiques répartis par la Constitution
Il confie la souveraineté interne à plusieurs États fédérés
Il repose sur un seul centre d’impulsion politique et un législateur national

Il repose sur un seul centre d’impulsion politique et un législateur national

Explication

L’État unitaire se caractérise par l’existence d’un centre souverain et d’un législateur national uniques. La présence de deux ordres juridiques et de deux niveaux institutionnels relève plutôt de l’État fédéral.

34. Comment les institutions et les ordres juridiques sont-ils organisés dans un État fédéral ?

Ils sont répartis entre un niveau fédéral et des niveaux fédérés selon la Constitution
Ils sont confiés à des représentants administratifs placés sous l’autorité de l’État
Ils sont concentrés auprès d’un parlement national exerçant une compétence générale
Ils sont distribués entre des collectivités locales sans ordre juridique propre

Ils sont répartis entre un niveau fédéral et des niveaux fédérés selon la Constitution

Explication

Dans un État fédéral, la Constitution répartit les institutions et les ordres juridiques entre le niveau fédéral et les entités fédérées. Une concentration des compétences auprès d’un centre national correspond davantage à l’État unitaire.

35. Quelle distinction permet de différencier la déconcentration de la décentralisation ?

La déconcentration s’appuie sur des représentants de l’État, tandis que la décentralisation confie des compétences à des collectivités autonomes
La déconcentration répartit la souveraineté entre plusieurs États, tandis que la décentralisation organise un ordre juridique fédéral
La déconcentration accorde une autonomie politique aux collectivités, tandis que la décentralisation renforce les services de l’État
La déconcentration transfère des compétences constitutionnelles, tandis que la décentralisation maintient l’action auprès des préfets

La déconcentration s’appuie sur des représentants de l’État, tandis que la décentralisation confie des compétences à des collectivités autonomes

Explication

La déconcentration répartit l’action administrative à l’intérieur de l’appareil étatique, alors que la décentralisation transfère des compétences à des collectivités territoriales autonomes. L’autonomie des collectivités ne décrit donc pas la déconcentration.

36. Quel changement les lois de 1982 ont-elles apporté aux collectivités territoriales ?

Elles ont supprimé les collectivités territoriales et renforcé la direction administrative nationale
Elles ont transféré des compétences de l’État et reconnu leur autonomie dans le cadre de la loi
Elles ont créé deux ordres juridiques distincts et organisé la souveraineté des régions
Elles ont attribué aux collectivités une souveraineté internationale comparable à celle d’un État

Elles ont transféré des compétences de l’État et reconnu leur autonomie dans le cadre de la loi

Explication

Les lois de 1982 ont marqué un transfert de compétences vers les collectivités territoriales et reconnu leur autonomie juridique dans le cadre fixé par la loi. Elles n’ont pas créé un système fédéral ni accordé une souveraineté internationale aux collectivités.

37. Quelle limite distingue les États fédérés d’un État souverain sur le plan international ?

Ils exercent la souveraineté internationale, mais ne disposent pas d’institutions politiques propres
Ils disposent d’institutions et de compétences propres, mais ne détiennent pas la souveraineté internationale
Ils appliquent le droit fédéral, mais administrent les relations extérieures au nom de la fédération
Ils possèdent des compétences administratives, mais ne peuvent adopter aucune règle dans leur domaine

Ils disposent d’institutions et de compétences propres, mais ne détiennent pas la souveraineté internationale

Explication

Les États fédérés bénéficient d’une autonomie institutionnelle et de compétences propres, tandis que la souveraineté internationale appartient à l’État fédéral. Leur participation à la fédération ne leur confère donc pas le statut international d’un État souverain.

38. Lequel des ensembles suivants présente les quatre principes du fédéralisme ?

Centralisation administrative, souveraineté des collectivités, égalité des territoires et contrôle parlementaire des régions
Autonomie des États fédérés, primauté du droit fédéral, participation au pouvoir fédéral et répartition constitutionnelle des compétences
Indépendance diplomatique des régions, hiérarchie administrative, compétence législative nationale et contrôle préfectoral
Déconcentration des services, autonomie internationale, unité juridique et désignation fédérale des gouvernements locaux

Autonomie des États fédérés, primauté du droit fédéral, participation au pouvoir fédéral et répartition constitutionnelle des compétences

Explication

Le fédéralisme associe l’autonomie des États fédérés, la primauté du droit fédéral, leur participation aux institutions fédérales et une répartition constitutionnelle des compétences. La souveraineté internationale des entités fédérées et la centralisation administrative ne font pas partie de ces principes.

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Qu'est-ce que le droit public ?

Le droit qui s’applique aux institutions publiques pour l’intérêt général.

Que régit le droit constitutionnel ?

Les règles organisant le pouvoir politique et limitant le pouvoir des gouvernants.

Quelle fonction protège le droit constitutionnel ?

Il protège les libertés fondamentales.

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