QCM : Successions, donations et régimes matrimoniaux — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la dévolution successorale ?

La rédaction d’un testament par les membres de la famille
La liquidation des dettes du défunt par l’administration fiscale
Le partage matériel des biens entre les héritiers désignés
Le transfert des biens du défunt aux personnes habilitées à les recueillir

Le transfert des biens du défunt aux personnes habilitées à les recueillir

Explication

La dévolution successorale désigne le transfert du patrimoine du défunt aux personnes juridiquement habilitées à le recueillir. La liquidation des dettes constitue une opération distincte qui peut précéder ou accompagner le règlement de la succession.

2. Quelle distinction oppose la dévolution légale à la dévolution volontaire ?

La première est décidée par un juge, tandis que la seconde est fixée par l’administration fiscale
La première intervient sans testament, tandis que la seconde repose sur un testament dans le respect de la loi
La première repose sur un testament, tandis que la seconde résulte automatiquement du lien de parenté
La première concerne les biens immobiliers, tandis que la seconde concerne les biens mobiliers

La première intervient sans testament, tandis que la seconde repose sur un testament dans le respect de la loi

Explication

La dévolution légale s’applique lorsqu’il n’existe pas de testament, alors que la dévolution volontaire tient compte des volontés testamentaires dans les limites légales. Le lien de parenté relève principalement de la dévolution légale et ne caractérise pas la dévolution volontaire.

3. En l’absence de conjoint successible, quel ordre présente correctement les catégories d’héritiers prévues par l’article 734 du Code civil ?

Descendants ; collatéraux ordinaires ; ascendants privilégiés ; ascendants ordinaires
Descendants ; ascendants et collatéraux privilégiés ; ascendants ordinaires ; collatéraux ordinaires
Collatéraux privilégiés ; descendants ; ascendants ordinaires ; collatéraux ordinaires
Ascendants ordinaires ; descendants ; collatéraux ordinaires ; ascendants privilégiés

Descendants ; ascendants et collatéraux privilégiés ; ascendants ordinaires ; collatéraux ordinaires

Explication

L’article 734 classe les héritiers en quatre ordres successifs : descendants, ascendants et collatéraux privilégiés, ascendants ordinaires, puis collatéraux ordinaires. Les autres propositions modifient cet ordre de priorité légal.

4. Quel est l’effet juridique de l’existence d’un ordre d’héritiers appelé à recueillir la succession ?

Il exclut les ordres suivants de la succession
Il permet aux ordres suivants de choisir leur part successorale
Il oblige les ordres suivants à partager les biens avec lui
Il réserve aux ordres suivants les biens non mentionnés au testament

Il exclut les ordres suivants de la succession

Explication

Chaque ordre d’héritiers exclut les ordres qui le suivent dans le classement légal. Les ordres suivants ne recueillent donc pas la succession lorsque l’ordre prioritaire est représenté.

5. Comment se calcule le degré de parenté entre une personne et le défunt ?

Il correspond à la date d’établissement de leur lien familial
Il correspond au rang de leur catégorie parmi les ordres successoraux
Il correspond au nombre de générations qui les séparent
Il correspond au nombre de biens transmis par le défunt

Il correspond au nombre de générations qui les séparent

Explication

Le degré de parenté se mesure en comptant les générations séparant l’héritier du défunt, chaque génération formant un degré. Le rang dans un ordre successoral relève d’une autre notion, celle de l’ordre d’héritiers.

6. Que peut transmettre librement le défunt au titre de la quotité disponible ?

La totalité de ses biens dès lors qu’un testament a été rédigé
La part successorale attribuée par priorité aux descendants les plus proches
La part de ses biens et droits successoraux qui peut faire l’objet de libéralités
La part de ses biens que les héritiers réservataires doivent nécessairement recevoir

La part de ses biens et droits successoraux qui peut faire l’objet de libéralités

Explication

La quotité disponible est la fraction des biens et droits successoraux que le défunt peut attribuer librement par donation ou testament. La part protégée au profit des héritiers réservataires correspond à la réserve héréditaire.

7. Quelle est la fonction de la réserve héréditaire dans la succession ?

Garantir aux héritiers réservataires une part dont ils ne peuvent être privés
Déterminer l’ordre de priorité entre les différentes catégories d’héritiers
Organiser le calcul des générations séparant chaque héritier du défunt
Permettre au défunt d’attribuer librement une fraction de son patrimoine

Garantir aux héritiers réservataires une part dont ils ne peuvent être privés

Explication

La réserve héréditaire protège une part des biens du défunt au profit des héritiers réservataires, qui ne peuvent en être privés. La liberté d’attribution concerne plutôt la quotité disponible, tandis que les ordres et les degrés organisent la vocation successorale.

8. Quelle est la quotité disponible ordinaire lorsqu’un défunt laisse deux enfants ?

La moitié de l’actif net successoral
Un quart de l’actif net successoral
Un tiers de l’actif net successoral
Les deux tiers de l’actif net successoral

Un tiers de l’actif net successoral

Explication

Avec deux enfants, la quotité disponible ordinaire représente un tiers de l’actif net successoral. La moitié s’applique avec un enfant et le quart avec trois enfants ou davantage.

9. Comment calcule-t-on l’actif net taxable d’une succession lorsque l’actif s’élève à 500 000 € et le passif à 80 000 € ?

On additionne l’actif et le passif, soit 580 000 €
On déduit le passif de l’actif, soit 420 000 €
On retient l’actif brut sans déduire les dettes, soit 500 000 €
On soustrait l’actif du passif, soit 420 000 €

On déduit le passif de l’actif, soit 420 000 €

Explication

L’actif net taxable se calcule en retranchant le passif de l’actif, ce qui donne ici 420 000 €. Retenir 500 000 € reviendrait à utiliser l’actif brut, qui ne tient pas compte des dettes.

10. Quel est l’objectif principal du rapport civil lors du règlement d’une succession ?

Transformer les donations antérieures en legs prélevés sur les biens communs
Faire restituer matériellement chaque bien donné avant de partager la succession
Évaluer les dettes du défunt afin de calculer l’actif net taxable
Réintégrer fictivement les donations pour vérifier la réserve et l’égalité entre héritiers

Réintégrer fictivement les donations pour vérifier la réserve et l’égalité entre héritiers

Explication

Le rapport civil réintègre fictivement la valeur des donations afin de contrôler la réserve et l’égalité entre héritiers. Cette opération ne signifie pas que le donataire doit restituer matériellement le bien reçu.

11. Quels droits le conjoint survivant peut-il choisir en présence d’enfants communs ?

L’usufruit de tous les biens existants ou la pleine propriété du quart des biens
La pleine propriété de la moitié des biens ou l’usufruit de la moitié des biens
L’usufruit du quart des biens ou la pleine propriété des biens propres du défunt
La pleine propriété de tous les biens existants ou l’usufruit du quart des biens

L’usufruit de tous les biens existants ou la pleine propriété du quart des biens

Explication

Le conjoint survivant dispose d’une option entre l’usufruit de la totalité des biens existants et la pleine propriété du quart des biens. La confusion consiste à inverser l’étendue respective de l’usufruit et de la pleine propriété.

12. Comment le partenaire lié au défunt par un Pacs peut-il recevoir des droits dans la succession ?

Il doit être désigné dans un testament, car le Pacs ne le rend pas héritier
Il reçoit automatiquement une part successorale, comme le conjoint survivant marié
Il devient héritier dès la conclusion du Pacs, même sans disposition particulière
Il recueille la succession lorsque le défunt ne laisse aucun descendant, sans testament

Il doit être désigné dans un testament, car le Pacs ne le rend pas héritier

Explication

Le partenaire pacsé n’a pas la qualité d’héritier légal et doit être désigné par testament pour recevoir des droits successoraux. L’assimiler à l’époux survivant conduit à lui attribuer à tort une vocation successorale automatique.

13. Quelle structure patrimoniale caractérise la communauté réduite aux acquêts ?

Un patrimoine commun et deux patrimoines propres, un pour chaque époux
Deux patrimoines entièrement séparés, y compris pour les biens acquis ensemble
Un patrimoine commun limité aux biens reçus par succession pendant le mariage
Un patrimoine unique réunissant les biens présents et futurs des époux

Un patrimoine commun et deux patrimoines propres, un pour chaque époux

Explication

La communauté réduite aux acquêts distingue le patrimoine commun des deux patrimoines propres des époux. La communauté universelle se caractérise au contraire par une mise en commun beaucoup plus étendue des biens.

14. Après la liquidation d’une communauté réduite aux acquêts, quels éléments composent la succession du défunt ?

La moitié de ses biens propres et la totalité des biens communs
Ses biens propres, sans aucune fraction des biens communs
Ses biens propres et la moitié des biens communs
La totalité des biens communs et la moitié des biens propres

Ses biens propres et la moitié des biens communs

Explication

La succession comprend les biens propres du défunt ainsi que la moitié des biens communs après liquidation du régime. L’autre moitié des biens communs revient au conjoint au titre de la communauté, et non de la succession.

15. Dans un régime de séparation de biens, comment sont traités les biens acquis ensemble par les époux ?

Ils appartiennent au patrimoine propre de l’époux qui a payé la plus grande part
Ils sont intégrés dans une masse commune comprenant tous les biens du ménage
Ils sont soumis à l’indivision, tandis que chacun conserve son patrimoine propre
Ils deviennent automatiquement communs et sont partagés par moitié au décès

Ils sont soumis à l’indivision, tandis que chacun conserve son patrimoine propre

Explication

En séparation de biens, chaque époux conserve son patrimoine propre, tandis que les acquisitions communes relèvent de l’indivision. Les biens acquis ensemble ne deviennent donc pas automatiquement des biens communs au sens d’un régime communautaire.

16. Quel choix la donation au dernier vivant peut-elle offrir au conjoint survivant ?

L’usufruit de la totalité des biens successoraux
La pleine propriété de la totalité des biens successoraux
La nue-propriété de la quotité disponible et l’usufruit du reste
Un quart en usufruit et trois quarts en pleine propriété

L’usufruit de la totalité des biens successoraux

Explication

La donation au dernier vivant peut donner au conjoint survivant l’usufruit de la totalité des biens, ou d’autres options prévues par l’acte. Les droits légaux du conjoint sont plus limités et ne correspondent pas nécessairement à cette faculté de choix étendue.

17. Quel est l’effet principal d’une clause de préciput au décès d’un époux ?

Elle attribue au conjoint la totalité des biens communs après règlement des dettes.
Elle permet au conjoint de recevoir certains biens avant le partage et hors succession.
Elle impose que tous les biens soient partagés entre les héritiers selon leurs droits.
Elle transforme les biens personnels du défunt en biens communs entre les époux.

Elle permet au conjoint de recevoir certains biens avant le partage et hors succession.

Explication

La clause de préciput autorise le conjoint survivant à prélever certains biens avant le partage et en dehors de la succession. Elle se distingue donc du partage successoral ordinaire, qui intervient entre les héritiers selon les règles successorales.

18. Quelle définition correspond à la donation au sens de l’article 894 du Code civil ?

Une promesse de transmettre un bien après l’ouverture de la succession
Un transfert gratuit de propriété réalisé du vivant du donateur
Un partage anticipé entre héritiers réalisé sans transfert de propriété
Une transmission gratuite de propriété prenant effet au décès du donateur

Un transfert gratuit de propriété réalisé du vivant du donateur

Explication

La donation est un acte gratuit par lequel le donateur transmet la propriété d’un bien de son vivant au donataire. Une transmission prenant effet au décès relève plutôt du testament ou d’un mécanisme successoral.

19. Quelle condition personnelle doit remplir le donateur pour consentir valablement une donation ?

Être majeur, même si son discernement est altéré au moment de l’acte
Être sain d’esprit et juridiquement capable de disposer de ses biens
Être propriétaire matériel du bien sans autre condition de capacité
Être héritier présomptif du donataire afin de justifier la transmission

Être sain d’esprit et juridiquement capable de disposer de ses biens

Explication

Le donateur doit être sain d’esprit et avoir la capacité juridique de disposer de ses biens ; un mineur émancipé peut également remplir cette condition. La simple possession matérielle d’un bien ne suffit pas à établir la capacité de donner.

20. Quelle formalité s’applique en principe à une donation, avec l’exception prévue pour le don manuel ?

Une remise matérielle suffit dans tous les cas, sans formalité fiscale ultérieure.
Une décision judiciaire est requise, y compris lorsque le bien est remis de la main à la main.
Un écrit privé suffit toujours, tandis que le notaire intervient seulement en cas de litige.
Un acte notarié est requis, tandis qu’un don manuel peut être remis directement puis déclaré.

Un acte notarié est requis, tandis qu’un don manuel peut être remis directement puis déclaré.

Explication

La donation nécessite en principe un acte notarié. Le don manuel peut être remis directement de la main à la main, mais il doit ensuite être déclaré à l’administration fiscale.

21. Quelle distinction caractérise la donation simple par rapport à la donation-partage ?

La donation simple est immédiate et irrévocable, tandis que la donation-partage répartit les biens entre plusieurs héritiers.
La donation simple fixe les valeurs au jour du don, tandis que la donation-partage les réévalue au moment du partage.
La donation simple répartit les biens entre plusieurs héritiers, tandis que la donation-partage reste sans effet immédiat.
La donation simple est révocable par principe, tandis que la donation-partage transmet les biens sans effet juridique.

La donation simple est immédiate et irrévocable, tandis que la donation-partage répartit les biens entre plusieurs héritiers.

Explication

La donation simple produit un transfert immédiat et elle est irrévocable, tandis que la donation-partage organise une répartition entre plusieurs héritiers. La donation-partage fixe en outre la valeur des biens au jour de la donation, ce qui écarte la confusion proposée dans la troisième réponse.

22. Lors du rapport d’une donation simple, quelle valeur est en principe retenue pour le bien donné ?

La valeur fiscale déclarée lors de l’acte notarié
La valeur du bien au jour du décès du donateur
La valeur du bien au jour du partage
La valeur du bien au jour de la remise au donataire

La valeur du bien au jour du partage

Explication

Pour le rapport d’une donation simple, la valeur retenue est en principe celle du bien au jour du partage. Une exception concerne le bien de consommation, pour lequel le montant donné est retenu.

23. Que conserve le donateur lorsqu’il consent une donation avec réserve d’usufruit ?

La propriété entière du bien jusqu’au décès du donataire
L’usage du bien et la perception de ses revenus
La nue-propriété du bien et la faculté de le vendre sans accord
La pleine propriété du bien et le pouvoir d’en disposer librement

L’usage du bien et la perception de ses revenus

Explication

La donation avec réserve d’usufruit transmet la nue-propriété au donataire, tandis que le donateur conserve l’usage du bien et ses revenus. Il ne conserve donc pas la pleine propriété, qui est répartie entre la nue-propriété et l’usufruit.

24. Dans quel ordre général les principales étapes du calcul des droits de donation sont-elles réalisées ?

Évaluer les biens, déduire les abattements, appliquer le barème, soustraire les réductions, puis déterminer le redevable et payer
Déterminer le redevable, soustraire les réductions, évaluer les biens, appliquer le barème, puis déduire les abattements et payer
Déduire les abattements, déterminer le redevable, appliquer le barème, évaluer les biens, puis payer avant de soustraire les réductions
Évaluer les biens, appliquer le barème, déduire les abattements, déterminer le redevable, puis soustraire les réductions et payer

Évaluer les biens, déduire les abattements, appliquer le barème, soustraire les réductions, puis déterminer le redevable et payer

Explication

Le calcul commence par l’estimation des biens et la déduction des abattements, avant l’application du barème et la soustraction des réductions éventuelles. Confondre l’ordre des abattements et des réductions conduit à appliquer une réduction au mauvais moment du calcul.

25. Une donation antérieure consentie au même bénéficiaire il y a dix-huit ans est-elle réintégrée au titre du rappel fiscal ?

Oui, car toute donation antérieure au même bénéficiaire est reprise
Non, sauf si le donataire est devenu majeur depuis cette donation
Non, car elle date de plus de quinze ans
Oui, si la donation antérieure portait sur un bien immobilier

Non, car elle date de plus de quinze ans

Explication

Le rappel fiscal réintègre les donations antérieures faites au même bénéficiaire, mais l’exclusion s’applique lorsque ces donations datent de plus de quinze ans. La nature du bien ou l’âge ultérieur du donataire ne modifie pas ce délai.

26. Quel montant d’abattement en ligne directe un enfant peut-il bénéficier de la part d’un parent, selon la période prévue ?

100 000 € par enfant, renouvelable chaque année civile
100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans
100 000 € pour l’ensemble de la famille tous les quinze ans
31 865 € par parent et par enfant tous les quinze ans

100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans

Explication

L’abattement en ligne directe s’élève à 100 000 € pour chaque couple formé par un parent et un enfant, avec un renouvellement tous les quinze ans. Il ne s’agit donc pas d’une enveloppe globale familiale ni d’un avantage annuel.

27. Dans quelle situation un don familial de sommes d’argent peut-il bénéficier de l’exonération jusqu’à 31 865 € ?

Le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur ou émancipé
Le donateur a moins de 80 ans et le donataire est une personne morale
Le donateur a moins de 70 ans et le donataire est mineur non émancipé
Le donateur a plus de 80 ans et le donataire est majeur ou émancipé

Le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur ou émancipé

Explication

L’exonération jusqu’à 31 865 € suppose que le donateur ait moins de 80 ans et que le donataire soit majeur ou émancipé, dans la limite d’un renouvellement tous les quinze ans. La majorité ou l’émancipation du donataire est donc une condition importante, au même titre que l’âge du donateur.

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Qu'est-ce que la dévolution successorale ?

Le transfert des biens du défunt aux personnes habilitées.

Quelle dévolution s'applique sans testament ?

La dévolution légale.

Quelle dévolution tient compte du testament du défunt ?

La dévolution volontaire.

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