QCM : Introduction au procès civil — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale du Nouveau Code de procédure civile dans le procès civil ?

Fixer exclusivement les sanctions disciplinaires des avocats
Régir seulement l’exécution forcée des décisions étrangères
Définir uniquement les règles de la preuve en matière pénale
Organiser l’introduction du procès et son déroulement jusqu’au jugement

Organiser l’introduction du procès et son déroulement jusqu’au jugement

Explication

Le Nouveau Code de procédure civile regroupe les règles nationales qui organisent l’introduction du procès et son déroulement jusqu’au jugement. Les autres propositions décrivent d’autres domaines qui ne correspondent pas à sa fonction.

2. Dans quelles conditions la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne s’applique-t-elle au litige ?

Dès qu’une partie invoque un texte européen, même sans lien matériel
Lorsque le droit de l’Union doit être appliqué au fond du litige
Seulement lorsque le litige concerne un contrat d’assurance
Uniquement si le tribunal saisi est un tribunal d’arrondissement

Lorsque le droit de l’Union doit être appliqué au fond du litige

Explication

La Charte UE ne s’applique que lorsque, au fond du litige, le droit de l’Union doit être appliqué dans l’affaire. Le simple fait d’évoquer un texte européen ne suffit pas.

3. Quel trait distingue la médiation de la conciliation judiciaire ?

Elle est toujours imposée par le juge sans accord des parties
Elle ne peut intervenir qu’après le prononcé du jugement
Elle repose sur un processus structuré mené avec un médiateur indépendant et impartial
Elle conduit nécessairement à une sentence exécutoire

Elle repose sur un processus structuré mené avec un médiateur indépendant et impartial

Explication

La médiation est un processus structuré dans lequel les parties tentent volontairement de parvenir à un accord avec l’aide d’un médiateur indépendant et impartial. La conciliation judiciaire, elle, repose sur les bons offices du juge.

4. Quel effet produit en principe une convention d’arbitrage lorsqu’un litige relevant de cette convention est porté devant un juge étatique ?

Elle oblige toujours le juge à statuer malgré la clause
Elle entraîne l’incompétence du juge, sauf nullité ou inapplicabilité manifestes
Elle rend automatiquement la demande irrecevable sans examen
Elle transforme le litige en matière de justice de paix

Elle entraîne l’incompétence du juge, sauf nullité ou inapplicabilité manifestes

Explication

Lorsqu’une convention d’arbitrage couvre le litige, le juge étatique doit en principe se déclarer incompétent, sauf si la convention est manifestement nulle ou inapplicable. C’est le principe de l’effet négatif de l’arbitrage.

5. Quel mécanisme finance les honoraires d’avocat par une prise en charge publique sous conditions de ressources ?

L’assistance judiciaire
Le sponsor de procès
La protection juridique
La provision sur dépens

L’assistance judiciaire

Explication

L’assistance judiciaire est le mécanisme public qui prend en charge, sous conditions, tout ou partie des honoraires d’avocat. La protection juridique relève, elle, d’un contrat d’assurance.

6. Quel est le principe du financement par sponsor de procès ?

Le juge avance directement les frais de procédure
Un tiers finance le litige en échange d’une part de la condamnation obtenue
L’assureur rembourse les frais selon les conditions du contrat
L’État paie les frais selon plusieurs seuils de revenus

Un tiers finance le litige en échange d’une part de la condamnation obtenue

Explication

Le sponsor de procès est un financement privé du litige par un tiers qui récupère une partie de la condamnation obtenue en contrepartie. Ce n’est ni une aide publique ni une assurance.

7. Quel critère sert principalement à déterminer la compétence matérielle d’une juridiction ?

La nationalité des parties
Le domicile du demandeur
L’objet et la nature juridique du litige
Le montant des dépens déjà exposés

L’objet et la nature juridique du litige

Explication

La compétence matérielle dépend de l’objet et de la nature juridique du litige. La localisation des parties relève plutôt de la compétence territoriale.

8. Quel est le caractère de la justice de paix en matière de répartition des affaires ?

La juridiction de droit commun pour toutes les affaires civiles
Une juridiction spécialisée uniquement dans les divorces
Une juridiction d’exception compétente pour les matières attribuées par le NCPC ou des lois spéciales
Une juridiction compétente uniquement au-delà de 15 000 euros

Une juridiction d’exception compétente pour les matières attribuées par le NCPC ou des lois spéciales

Explication

La justice de paix est une juridiction d’exception, compétente seulement pour les matières que lui attribuent le NCPC ou des lois spéciales. Le tribunal d’arrondissement, lui, est la juridiction de droit commun.

9. Qu’exige l’intérêt pour agir afin qu’une action soit recevable ?

Qu’il soit personnel, direct et actuel au jour de l’acte introductif d’instance
Qu’il soit seulement moral et futur
Qu’il appartienne exclusivement au défendeur
Qu’il soit démontré après le jugement au fond

Qu’il soit personnel, direct et actuel au jour de l’acte introductif d’instance

Explication

L’intérêt pour agir doit être personnel, direct et actuel, et il s’apprécie au jour de l’acte introductif d’instance. S’il fait défaut, la demande peut être déclarée irrecevable.

10. Que signifie l’autorité de la chose jugée ?

Qu’un litige peut être rejugé si les parties changent de domicile
Qu’un juge peut revenir librement sur toute décision antérieure
Qu’une décision de première instance est automatiquement exécutoire
Qu’une affaire définitivement jugée ne peut pas être remise en question lorsqu’il existe triple identité

Qu’une affaire définitivement jugée ne peut pas être remise en question lorsqu’il existe triple identité

Explication

L’autorité de la chose jugée interdit de remettre en cause ce qui a été définitivement jugé lorsqu’il y a triple identité de parties, d’objet et de cause. Elle protège la stabilité des décisions de justice.

11. Quel est le critère principal qui permet d’établir l’intérêt pour agir ?

La nationalité du demandeur dans le litige
L’utilité ou l’avantage que l’action peut procurer au demandeur
L’obligation d’obtenir d’abord une décision au fond
La seule existence d’un dommage moral allégué

L’utilité ou l’avantage que l’action peut procurer au demandeur

Explication

L’intérêt pour agir correspond à l’utilité personnelle, directe et actuelle que l’action peut apporter au demandeur. Il ne se confond pas avec le succès de la demande au fond.

12. Quels éléments doivent être réunis pour que l’autorité de la chose jugée fasse obstacle à une nouvelle action ?

Les mêmes parties, le même objet et la même cause
Une simple similitude des faits invoqués
Le même avocat pour les deux parties
Une décision rendue par un tribunal supérieur

Les mêmes parties, le même objet et la même cause

Explication

L’autorité de la chose jugée suppose la triple identité : mêmes parties, même objet et même cause. Sans cette triple identité, une nouvelle action n’est pas automatiquement irrecevable.

13. Dans quelles situations la loi peut-elle imposer une qualité pour agir distincte du simple intérêt ?

Uniquement lorsque le litige est inférieur à 15 000 euros
Seulement si le défendeur le demande
Dans les actions attitrées, où la loi exige une situation juridique particulière
Dans toutes les actions, sans exception

Dans les actions attitrées, où la loi exige une situation juridique particulière

Explication

Dans les actions attitrées, la loi exige une qualité spécifique pour agir, parfois même dans l’intérêt d’autrui ou d’un intérêt collectif. Le simple intérêt ne suffit alors pas toujours.

14. Quelle est la sanction procédurale visée par une fin de non-recevoir ?

Accorder une réparation provisoire au demandeur
Transformer la demande en appel
Faire déclarer la demande irrecevable sans examen du fond
Suspendre automatiquement l’instance pendant six mois

Faire déclarer la demande irrecevable sans examen du fond

Explication

La fin de non-recevoir permet de rejeter la demande comme irrecevable sans examiner le fond du litige. Elle vise donc le droit d’agir lui-même.

15. Quelle mention doit obligatoirement figurer dans l’assignation civile à peine de nullité ?

La constitution de l’avocat à la Cour du demandeur
L’avis personnel du demandeur sur le litige
La liste complète des témoins
Le montant exact des dépens futurs

La constitution de l’avocat à la Cour du demandeur

Explication

En matière civile, l’assignation doit indiquer la constitution de l’avocat à la Cour du demandeur, la représentation y étant obligatoire. Cette exigence est assortie d’un délai pour que le défendeur constitue aussi avocat.

16. Quel effet juridique produit en principe la date de l’assignation ?

Elle interrompt la prescription et fixe le délai de comparution
Elle dispense de toute signification
Elle vaut automatiquement jugement contradictoire
Elle met fin immédiatement au litige

Elle interrompt la prescription et fixe le délai de comparution

Explication

La date de l’assignation interrompt la prescription et fixe le délai de comparution du défendeur. Elle peut aussi faire courir les intérêts de retard en l’absence de mise en demeure préalable.

17. Que doit faire l’huissier lorsqu’il ne peut pas remettre l’acte à personne ?

Attendre l’accord verbal du défendeur
Remettre l’acte sans indication supplémentaire
Mentionner dans l’acte les raisons de l’impossibilité et ses diligences
S’abstenir de toute précision pour préserver la procédure

Mentionner dans l’acte les raisons de l’impossibilité et ses diligences

Explication

Si la remise à personne est impossible, l’huissier doit détailler dans l’acte les raisons de l’échec et les démarches effectuées. La preuve de ses diligences doit ressortir de l’acte lui-même.

18. Quel délai minimal doit, en principe, séparer la signification de l’acte introductif et l’audience en procédure orale ?

Trois jours
Un mois
Huit jours
Quinze jours

Quinze jours

Explication

En procédure orale, l’acte introductif doit laisser au moins quinze jours entre la signification et l’audience. Ce délai permet au défendeur d’organiser sa défense.

19. Devant quel magistrat les moyens de nullité doivent-ils être tranchés après sa désignation ?

Le juge de paix
Le président de la cour d’appel
Le juge de la mise en état
Le greffier en chef

Le juge de la mise en état

Explication

Une fois saisi, le juge de la mise en état est seul compétent pour statuer sur les moyens de nullité jusqu’à son dessaisissement. Les nullités doivent y être soulevées dès les premières conclusions.

20. À quel moment la clôture des débats intervient-elle ?

Uniquement après un pourvoi
Dès le dépôt de la première conclusion
Après la signification de l’assignation
Lorsque le président estime la juridiction suffisamment informée et met l’affaire en délibéré

Lorsque le président estime la juridiction suffisamment informée et met l’affaire en délibéré

Explication

La clôture des débats intervient lorsque le président considère que le dossier est suffisamment instruit ; l’affaire est alors prise en délibéré. À partir de ce moment, les échanges ordinaires cessent.

21. Quelle est la voie de recours ouverte contre un jugement rendu par défaut afin qu’il soit rejugé ?

L’opposition
L’appel
Le pourvoi en cassation
La tierce opposition

L’opposition

Explication

L’opposition est précisément le recours ouvert au défaillant contre un jugement par défaut pour obtenir un nouveau jugement. L’appel et la cassation poursuivent d’autres finalités et ne sont pas limités à cette situation.

22. Dans quel délai l’opposition doit-elle être formée à partir de la signification du jugement par défaut ?

Un mois et quinze jours
8 jours
15 jours
30 jours

15 jours

Explication

Le délai indiqué pour l’opposition est de 15 jours à compter de la signification. Ce délai est propre à cette voie de recours et ne se confond pas avec les autres délais de procédure.

23. Quel acte doit précéder toute saisie-exécution pour être régulièrement pratiquée ?

Une ordonnance préalable du juge de paix
Une mise en demeure par lettre recommandée deux semaines avant la saisie
Une convocation du débiteur à une audience de conciliation
Un commandement au domicile ou à la personne du débiteur, au moins un jour avant la saisie

Un commandement au domicile ou à la personne du débiteur, au moins un jour avant la saisie

Explication

La saisie-exécution doit être précédée d’un commandement signifié au domicile ou à la personne du débiteur, au moins un jour avant la saisie. Les autres formalités proposées ne correspondent pas à cette condition spécifique.

24. Quel est l’objet du recours collectif envisagé par le projet de loi n°7650 ?

L’introduction d’un recours collectif en droit de la consommation
La création d’une procédure d’arbitrage obligatoire
L’extension de la saisie-arrêt aux litiges familiaux
La réforme du financement de l’aide judiciaire

L’introduction d’un recours collectif en droit de la consommation

Explication

Le projet de loi n°7650 vise l’introduction d’un recours collectif en droit de la consommation. Il ne concerne ni l’arbitrage, ni l’aide judiciaire, ni le régime des saisies.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction au procès civil.

Sources du procès civil — principales ?

Conventions, lois, jurisprudence, déontologie.

Convention EDH — rôle ?

Garantir un procès équitable.

Charte UE — rôle ?

Garantir recours effectif et indépendance.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au procès civil.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM