QCM : Introduction aux contrats commerciaux et pratiques associées — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison assure valablement la forme du contrat mentionnée ici ?

La signature de chaque page par les deux parties
L’enregistrement notarié du contrat
Le paraphe de chaque page et la signature à la dernière page
La présence obligatoire des formules « lu et approuvé » et « bon pour accord »

Le paraphe de chaque page et la signature à la dernière page

Explication

Le contrat est indiqué comme valablement formé avec le paraphe des pages et la signature finale. Les formules « lu et approuvé » ou « bon pour accord » ne sont pas exigées selon la jurisprudence citée.

2. Dans quel cas une mention manuscrite est-elle particulièrement exigée pour sécuriser l’engagement ?

Lorsque le contrat comporte une clause de compétence territoriale
Lorsque le contrat porte sur une vente commerciale
Lorsque la personne s’engage comme caution et doit écrire elle-même le texte à remplir
Lorsque le contrat est signé devant témoin

Lorsque la personne s’engage comme caution et doit écrire elle-même le texte à remplir

Explication

Le cours précise que, pour certains engagements de caution, le texte à remplir doit être écrit à la main par la personne qui s’engage. À défaut, le cautionnement peut être annulé.

3. Quel est le régime d’une clause abusive dans le cadre présenté ici ?

Elle ne peut être invoquée que par le professionnel
Elle doit être réécrite par le juge pour rester valable
Elle est réputée non écrite et le reste du contrat subsiste
Elle entraîne automatiquement la nullité totale du contrat

Elle est réputée non écrite et le reste du contrat subsiste

Explication

Une clause abusive est traitée comme si elle n’avait jamais existé, sans faire disparaître le contrat. Le contrat demeure donc valable pour le surplus.

4. Dans quelle situation le juge peut-il intervenir sur le montant prévu par une clause pénale ?

Lorsque la clause vise une indexation sur l’inflation
Lorsque le contrat est un contrat d’adhésion
Lorsque le contrat a été signé sans paraphe
Lorsque la pénalité est trop forte ou trop faible

Lorsque la pénalité est trop forte ou trop faible

Explication

Le régime indiqué permet au juge de modérer ou d’augmenter la pénalité convenue si elle est excessive ou insuffisante. C’est une exception au principe selon lequel le juge ne réécrit pas le contrat.

5. Quelle différence caractérise le plus clairement l’acompte par rapport aux arrhes ?

L’acompte est restitué au double si le vendeur se dédit
L’acompte s’impute sur le prix, tandis que les arrhes organisent un dédit
Les arrhes ne produisent aucun effet en cas d’inexécution
Les arrhes s’imputent automatiquement sur le prix

L’acompte s’impute sur le prix, tandis que les arrhes organisent un dédit

Explication

L’acompte sert de commencement d’exécution et vient en déduction du prix. Les arrhes, au contraire, organisent une possibilité de dédit avec des restitutions variables selon la partie défaillante.

6. Qu’est-ce qui caractérise un contrat d’adhésion ?

Un contrat dont toutes les clauses sont négociées individuellement
Un contrat qui doit être authentique
Des clauses pré-rédigées imposées par une partie à l’autre
Un contrat conclu uniquement entre commerçants

Des clauses pré-rédigées imposées par une partie à l’autre

Explication

Le contrat d’adhésion est défini comme un contrat dans lequel une partie impose ses conditions sans réelle négociation. C’est l’opposé d’un contrat entièrement négocié entre les parties.

7. Quelle indexation est écartée en droit commercial dans le cadre exposé ici ?

L’indexation tenant compte de l’activité du local
L’indexation sur le coût de la vie ou l’inflation
L’indexation sur le chiffre d’affaires
L’indexation fondée sur un indice lié à l’objet du contrat

L’indexation sur le coût de la vie ou l’inflation

Explication

Le cours indique qu’en droit commercial, l’indexation sur le coût de la vie ou l’inflation n’est pas admise. Les indexations liées à l’objet du contrat ou à l’activité restent possibles dans certaines limites.

8. Quelle affirmation décrit le mieux la règle rappelée sur le lien entre propriété et risque ?

Le transfert de propriété exclut toute répartition du risque
Le risque suit toujours automatiquement la propriété
Le risque ne peut jamais être contractuellement réparti
Le risque peut être supporté par une partie différente du propriétaire

Le risque peut être supporté par une partie différente du propriétaire

Explication

Le droit admet une dissociation entre la propriété et la charge du risque, notamment en commerce international. Les Incoterms illustrent précisément cette séparation entre propriété et répartition du risque.

9. Quelle définition correspond à un acte de commerce par nature ?

Un acte qui est commercial en raison de sa nature économique
Un acte qui n’est commercial qu’en présence d’une clientèle
Un acte civil qui devient commercial par le seul fait du contrat
Un acte qui n’est commercial que parce qu’il est notarié

Un acte qui est commercial en raison de sa nature économique

Explication

Un acte de commerce par nature est commercial en raison de son contenu même, indépendamment de la forme ou de la personne qui le réalise. C’est distinct d’un acte commercial par forme ou par accessoire.

10. Dans quel cas une activité peut-elle être qualifiée de commerciale par présomption d’accessoire subjectif ?

Lorsqu’elle est réalisée sans lien avec une activité professionnelle
Lorsqu’elle est accomplie par une personne inscrite au registre du commerce et des sociétés
Lorsqu’elle est conclue par acte authentique
Lorsqu’elle concerne un immeuble

Lorsqu’elle est accomplie par une personne inscrite au registre du commerce et des sociétés

Explication

Le cours retient qu’un acte accompli par une personne inscrite au RCS est présumé commercial au titre de l’accessoire subjectif. La qualité du professionnel joue donc un rôle central.

11. Quelle catégorie permet de qualifier un acte commercial en raison de sa forme ?

La donation entre proches
La vente immobilière
La lettre de change
Le prêt familial

La lettre de change

Explication

Les actes de commerce par forme sont commerciaux parce qu’ils revêtent une forme particulière, comme la lettre de change. Leur commercialité ne dépend pas ici de leur objet.

12. Comment doit-on raisonner pour un acte mixte selon l’approche indiquée ?

En se plaçant du côté du demandeur uniquement
En retenant toujours le droit commercial
En appliquant automatiquement le droit civil
En se plaçant du côté du défendeur

En se plaçant du côté du défendeur

Explication

Le cours précise que, pour l’acte mixte, la compétence et la règle applicable se déterminent du côté du défendeur. L’analyse dépend donc de la qualité civile ou commerciale de celui-ci.

13. Quelle affirmation décrit le mieux le fonds de commerce ?

Un bien meuble incorporel constitué d’une universalité de fait
Un immeuble comprenant les dettes du commerçant
Un simple ensemble de marchandises
Une personne morale propriétaire de la clientèle

Un bien meuble incorporel constitué d’une universalité de fait

Explication

Le fonds de commerce est présenté comme un bien meuble incorporel et une universalité de fait. Il ne s’agit pas d’une personne morale ni d’un immeuble.

14. Quel élément fait normalement partie du fonds de commerce lors de sa composition ?

Les droits d’un associé
La clientèle, élément incorporel central
Le capital social de la société
Les dettes personnelles du commerçant

La clientèle, élément incorporel central

Explication

La clientèle est l’élément incorporel essentiel du fonds de commerce. En revanche, les créances et dettes du commerçant n’en font pas, en principe, partie.

15. Quel lien contractuel suit en principe le fonds lors de sa transmission ?

Les dettes personnelles du vendeur
Les comptes bancaires privés du commerçant
La personnalité morale du cédant
La clause de non-concurrence attachée au fonds

La clause de non-concurrence attachée au fonds

Explication

Le cours indique que la clause de non-concurrence demeure opposable aux acquéreurs successifs du fonds. Elle limite ainsi la liberté du cessionnaire après la transmission.

16. Quel élément est inclus dans le fonds de commerce au moment de la cession ?

Les parts sociales de la société exploitante
Le droit au bail commercial
Les dettes du cédant
La personnalité juridique du commerçant

Le droit au bail commercial

Explication

Le droit au bail commercial fait partie des éléments du fonds de commerce et doit être pris en compte lors de sa cession. Les dettes du commerçant sont au contraire exclues en principe.

17. À partir de quand une demande de révision triennale du loyer est-elle recevable ?

Uniquement à la fin des neuf ans
Dès la première année du bail
Seulement après résiliation du bail
Après trois ans d’entrée en jouissance

Après trois ans d’entrée en jouissance

Explication

La révision triennale suppose que trois années se soient écoulées depuis l’entrée en jouissance. Avant ce délai, la demande n’est pas recevable.

18. Que reçoit en principe le locataire lorsque le bailleur refuse le renouvellement sans motif légitime ?

Une indemnité d’éviction
Une exonération définitive de charges
La propriété du local
Une réduction automatique du loyer

Une indemnité d’éviction

Explication

Le refus de renouvellement ouvre droit à une indemnité d’éviction, correspondant notamment à la valeur du fonds et aux frais liés au déménagement et à la réinstallation. C’est la protection centrale du locataire commerçant.

19. Pourquoi un état des lieux doit-il être établi au début du bail commercial ?

Pour transférer la propriété du local
Pour prévenir les litiges sur les dégradations et réparations
Pour remplacer la signature du bail
Pour fixer automatiquement le montant du loyer

Pour prévenir les litiges sur les dégradations et réparations

Explication

L’état des lieux sert à constater l’état du local à l’entrée afin d’éviter les contestations ultérieures sur les dégradations. Il n’a pas pour fonction de modifier le loyer ni de transférer la propriété.

20. Quelle règle s’applique au congé donné par le locataire commercial ?

Il ne peut être donné qu’après neuf ans sans préavis
Il suppose l’accord préalable du bailleur
Il peut être donné à la fin d’une période triennale avec un préavis d’au moins six mois
Il doit être donné uniquement par acte notarié

Il peut être donné à la fin d’une période triennale avec un préavis d’au moins six mois

Explication

Le cours indique que le locataire peut donner congé à l’issue de la période de neuf ans ou à chaque fin de période triennale, avec un préavis d’au moins six mois. Le congé n’exige pas l’accord du bailleur.

21. Quelle est la qualification juridique du pas de porte dans l’approche rappelée ici ?

Une somme versée à l’entrée dont la qualification peut varier selon les circonstances
Une indemnité d’éviction due au locataire sortant
Un loyer accessoire obligatoirement révisable tous les trois ans
Un dépôt de garantie destiné à couvrir les impayés

Une somme versée à l’entrée dont la qualification peut varier selon les circonstances

Explication

Le pas de porte est présenté comme une somme demandée à l’entrée dans les lieux, distincte du loyer, et sa qualification peut varier. Il peut selon les cas être analysé comme une indemnité ou un supplément de loyer.

22. Dans quel cas le bailleur manque-t-il à son obligation de délivrance ?

Lorsque le locataire demande une révision triennale
Lorsque le local est impropre à l’exploitation en raison de désordres graves
Lorsque le bail comporte un pas de porte
Lorsque le locataire paie son loyer avec retard

Lorsque le local est impropre à l’exploitation en raison de désordres graves

Explication

Si les désordres rendent l’immeuble impropre à l’exploitation, le bailleur ne délivre pas un local conforme à l’usage prévu. Le locataire peut alors cesser de payer dans les conditions évoquées.

23. Quelle pratique consiste à jeter le discrédit sur un concurrent ou ses produits ?

La révision triennale
La clause résolutoire
Le rackjobbing
Le dénigrement

Le dénigrement

Explication

Le dénigrement est défini comme l’action de discréditer un concurrent ou ses produits afin d’influencer la clientèle. C’est une pratique commerciale déloyale distincte du parasitisme ou du rackjobbing.

24. Que vise la pratique de la corbeille ?

Des avantages tarifaires obtenus par une grande enseigne grâce à sa puissance d’achat
Une clause de non-concurrence dans un bail commercial
La fixation d’un prix minimal de revente
L’obligation pour un fournisseur de fournir des personnes liées à la clientèle

Des avantages tarifaires obtenus par une grande enseigne grâce à sa puissance d’achat

Explication

La pratique de la corbeille consiste pour une grande enseigne à réclamer des conditions tarifaires avantageuses en invoquant sa puissance d’achat. Elle se distingue du rackjobbing, qui porte sur des exigences liées à la distribution et à la clientèle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction aux contrats commerciaux et pratiques associées.

Paraphe des pages — définition ?

Mention d’initiales sur chaque page du contrat.

Signature en dernière page — rôle ?

Acte formel attestant l’accord des parties.

Mention manuscrite caution — exigence ?

L’écriture à la main doit être faite par la caution elle-même.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction aux contrats commerciaux et pratiques associées.

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