QCM : Introduction aux droits de la personne — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément caractérise le mieux un litige en droit privé ?

Un différend tranché par un tiers impartial aboutissant à une décision exécutoire
Une règle qui fixe les droits et obligations des personnes
Une voie de recours qui encadre uniquement l’accès au juge
Un simple désaccord résolu directement entre les parties sans intervention extérieure

Un différend tranché par un tiers impartial aboutissant à une décision exécutoire

Explication

Le litige suppose l’intervention d’un tiers impartial et débouche sur une décision juridictionnelle ou arbitrale assortie d’une force exécutoire. Un simple désaccord sans tiers n’est donc pas encore un litige.

2. Quelle affirmation distingue correctement l’arbitrage de la médiation-conciliation ?

La médiation-conciliation impose en principe une solution contraignante décidée par un tiers
L’arbitrage repose sur une solution élaborée principalement par les parties avec l’aide d’un tiers neutre
L’arbitrage aboutit à une sentence obligatoire rendue par un ou plusieurs arbitres choisis par les parties
La médiation-conciliation remplace toujours la décision d’un juge par une sentence exécutoire

L’arbitrage aboutit à une sentence obligatoire rendue par un ou plusieurs arbitres choisis par les parties

Explication

L’arbitrage est un mode alternatif de règlement fondé sur le choix d’un ou plusieurs arbitres, dont la sentence a force obligatoire. La médiation-conciliation, au contraire, reste en principe non contraignante et vise une solution construite par les parties avec l’aide d’un tiers.

3. Quels critères caractérisent la mort encéphalique permettant de constater la mort juridique ?

Arrêt des fonctions motrices seulement, sans exigence neurologique
Absence totale et permanente de conscience, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée
Arrêt cardiaque isolé, même si la respiration reprend artificiellement
Perte de connaissance temporaire avec réflexes du tronc cérébral conservés

Absence totale et permanente de conscience, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée

Explication

La mort juridique est établie par un constat de mort encéphalique réunissant trois critères cumulatifs : absence totale et permanente de conscience, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée. Un arrêt cardiaque isolé ne suffit pas dans ce régime.

4. Quelle conséquence traduit le mieux la dignité post-mortem ?

Les restes d’une personne décédée, y compris ses cendres, doivent être traités avec respect, dignité et décence
L’atteinte à l’intégrité d’un cadavre n’est jamais pénalement sanctionnée
Le respect dû au corps cesse dès le décès, sauf s’il existe une décision familiale contraire
Les cendres peuvent être utilisées librement pour toute finalité commerciale

Les restes d’une personne décédée, y compris ses cendres, doivent être traités avec respect, dignité et décence

Explication

La dignité post-mortem impose le respect des restes de la personne décédée, y compris les cendres. Cela explique aussi que des usages commerciaux attentatoires à cette dignité puissent être interdits.

5. Quel principe résume le mieux la non-vénalité du corps humain ?

Seuls les organes sont concernés, mais pas les autres éléments du corps
La rémunération est admise si elle compense le temps passé par le donneur
Le donneur peut être payé librement dès lors qu’il signe un consentement
Aucune rémunération ne doit être liée au don, au prélèvement ou à la collecte d’éléments du corps

Aucune rémunération ne doit être liée au don, au prélèvement ou à la collecte d’éléments du corps

Explication

La non-vénalité interdit toute rémunération liée au don, au prélèvement ou à la collecte d’éléments du corps afin d’exclure la logique de profit. En revanche, une indemnisation de frais ou de gêne peut être admise sans devenir une rémunération.

6. Dans le cadre du don d’éléments du corps, quelle affirmation est exacte à propos du consentement ?

Le consentement n’est requis que pour les dons de gamètes
Le consentement donné est irrévocable dès le premier accord
Le donneur peut se rétracter à tout moment sans avoir à justifier sa décision
La rétractation n’est possible qu’avec l’accord du receveur

Le donneur peut se rétracter à tout moment sans avoir à justifier sa décision

Explication

Le consentement doit être libre et éclairé, et le donneur peut se rétracter à tout moment sans justification. Cette faculté de retrait est un élément central du régime juridique du don.

7. Quel critère définit juridiquement le domicile ?

Le lieu choisi pour recevoir son courrier officiel uniquement
Le lieu du principal établissement d’une personne
Le lieu où une personne séjourne habituellement pendant ses vacances
Le lieu de naissance inscrit à l’état civil

Le lieu du principal établissement d’une personne

Explication

Le domicile est le lieu du principal établissement, déterminé par des critères concrets et l’intention de s’y établir. Il se distingue de la résidence, qui renvoie seulement au lieu de séjour habituel.

8. Que peut faire l’officier d’état civil face à un prénom contraire à l’intérêt de l’enfant ?

Transférer immédiatement l’affaire au notaire
Modifier lui-même librement le nom de famille de l’enfant
Refuser le prénom et saisir le procureur, puis éventuellement le juge aux affaires familiales
Imposer automatiquement le prénom choisi par les parents sans contrôle

Refuser le prénom et saisir le procureur, puis éventuellement le juge aux affaires familiales

Explication

Le prénom est en principe librement choisi, mais l’officier d’état civil peut refuser s’il porte atteinte à l’intérêt de l’enfant ou aux droits des tiers et saisir le procureur. Le contrôle peut ensuite remonter jusqu’au juge aux affaires familiales.

9. Quelle affirmation décrit correctement le patrimoine ?

C’est uniquement l’ensemble des biens corporels d’une personne
C’est un simple inventaire de biens sans lien avec les dettes
C’est une universalité de droit comprenant à la fois l’actif et le passif d’une personne
C’est une masse qui n’existe qu’à partir d’un certain montant de biens

C’est une universalité de droit comprenant à la fois l’actif et le passif d’une personne

Explication

Le patrimoine est envisagé comme une universalité de droit où l’actif et le passif forment une masse indissociable. Il existe même sans biens ni dettes, car il est lié à la personnalité juridique.

10. Quel effet traduit le mieux la subrogation réelle ?

Lorsqu’un bien sort du patrimoine, son prix ou son remplaçant entre dans la même enveloppe patrimoniale
Le patrimoine se dissout dès qu’un bien est vendu
Seuls les biens immobiliers peuvent être remplacés juridiquement
La subrogation réelle supprime le passif associé au bien vendu

Lorsqu’un bien sort du patrimoine, son prix ou son remplaçant entre dans la même enveloppe patrimoniale

Explication

La subrogation réelle signifie que le prix ou l’élément de remplacement prend la place du bien sorti du patrimoine. Cela permet de maintenir la cohérence entre l’actif, le passif et la logique patrimoniale.

11. Quel est le caractère juridique qui permet au propriétaire de vendre, donner, louer, transformer ou détruire son bien, sous réserve des limites légales ?

Le fructus
L'usus
L'accession
L'abusus

L'abusus

Explication

L’abusus est la faculté de disposer du bien, ce qui inclut sa vente, sa donation, sa transformation ou sa destruction. L’usus concerne seulement l’usage, et le fructus le droit aux fruits.

12. Quel principe permet d'engager la responsabilité du propriétaire qui cause un trouble dépassant les inconvénients normaux du voisinage, même sans faute prouvée ?

L'universalité de droit
Le droit de gage général
Le trouble anormal de voisinage
La subrogation réelle

Le trouble anormal de voisinage

Explication

Le trouble anormal de voisinage engage la responsabilité de son auteur lorsque le trouble excède les inconvénients ordinaires du voisinage. Depuis la réforme citée, cette responsabilité est de plein droit.

13. Quelle mesure de protection laisse au majeur la capacité d'accomplir seul les actes d'administration tout en l'assistant pour les actes importants ?

La sauvegarde de justice
La curatelle
La tutelle
L'émancipation

La curatelle

Explication

La curatelle est une mesure d’assistance : la personne conserve sa capacité pour les actes courants mais est aidée pour les actes plus graves. La sauvegarde de justice est plus légère, tandis que la tutelle remplace davantage la personne.

14. Comment la loi définit-elle le handicap au sens juridique ?

Une perte de capacité de jouissance de tous les droits
Une maladie nécessitant systématiquement une incapacité civile
Une limitation d'activité ou une restriction de participation dans l'environnement de la personne
Une incapacité totale et permanente d'exercer ses droits

Une limitation d'activité ou une restriction de participation dans l'environnement de la personne

Explication

Le handicap correspond à une limitation d’activité ou à une restriction de participation subie dans l’environnement en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, ou d’un trouble invalidant. Il ne se confond pas avec une incapacité civile totale.

15. Quel fondement permet à une personne d'empêcher ou de faire cesser une atteinte à son intimité personnelle ?

La non-vénalité du corps humain
Le respect de la vie privée
Le droit de gage général
Le droit d'accession

Le respect de la vie privée

Explication

Le respect de la vie privée protège la sphère personnelle et permet au juge d’ordonner la cessation ou la prévention de l’atteinte. Les autres propositions relèvent d’autres domaines du droit.

16. Quelle infraction pénale réprime la diffusion d'images ou d'enregistrements à caractère sexuel sans le consentement de la personne ?

L'abus de droit de propriété
Le trouble anormal de voisinage
Le revenge porn
L'atteinte à l'image en droit civil

Le revenge porn

Explication

Le revenge porn est l’infraction qui sanctionne la diffusion d’images ou d’enregistrements à caractère sexuel sans consentement. L’atteinte à l’image existe aussi en droit civil, mais ce n’est pas ici la qualification pénale visée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Introduction aux droits de la personne.

Litige — définition ?

Différend conduisant à une décision judiciaire ou arbitrale.

Arbitrage — rôle ?

Mode alternatif de résolution avec force obligatoire.

Médiation-conciliation — mode ?

Solution amiable aidée par un tiers, souvent non contraignante.

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