QCM : Introduction générale au droit (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie l’adage « il n’y a pas de société sans droit » ?

La vie en société exige une autorité religieuse commune.
La vie en société dépend d’accords ponctuels entre chaque personne.
La vie en société repose sur des choix individuels sans cadre commun.
La vie en société nécessite des règles communes.

La vie en société nécessite des règles communes.

Explication

L’adage souligne que les règles communes rendent possible l’organisation de la vie collective. Il ne signifie pas que la société doive partager une même religion.

2. Que désigne le droit objectif ?

Les prérogatives particulières dont chaque personne peut se prévaloir dans une situation donnée.
Les valeurs de conduite qu’une personne adopte pour distinguer le bien du mal.
L’ensemble des règles qui gouvernent les rapports sociaux et peuvent être imposées par contrainte.
Les décisions par lesquelles un juge règle un litige entre des personnes.

L’ensemble des règles qui gouvernent les rapports sociaux et peuvent être imposées par contrainte.

Explication

Le droit objectif rassemble les règles encadrant les rapports humains en société et susceptibles d’être imposées par la contrainte. Les prérogatives détenues par une personne relèvent des droits subjectifs.

3. Une personne peut exiger le respect d’un avantage que la loi lui reconnaît : de quelle notion s’agit-il ?

D’un droit subjectif, c’est-à-dire une prérogative reconnue à son titulaire.
D’une règle juridique, c’est-à-dire une norme générale encadrant les rapports sociaux.
Du droit objectif, c’est-à-dire l’ensemble des règles générales applicables en société.
D’une règle morale, c’est-à-dire une valeur guidant la conduite individuelle.

D’un droit subjectif, c’est-à-dire une prérogative reconnue à son titulaire.

Explication

Un droit subjectif est une prérogative dont une personne peut se prévaloir pour faire ou exiger quelque chose. Le droit objectif correspond plutôt aux règles générales qui encadrent ces prérogatives.

4. Comment les droits subjectifs se rattachent-ils au droit objectif ?

Les droits subjectifs établissent les règles générales auxquelles le droit objectif doit se conformer.
Le droit objectif recense les choix personnels que les individus décident de faire valoir.
Les droits subjectifs apparaissent indépendamment des règles encadrant les rapports sociaux.
Le droit objectif établit des règles générales qui peuvent reconnaître des prérogatives concrètes aux personnes.

Le droit objectif établit des règles générales qui peuvent reconnaître des prérogatives concrètes aux personnes.

Explication

Les droits subjectifs découlent du droit objectif, qui peut attribuer des avantages concrets aux personnes par des règles générales. Inverser ce rapport revient à attribuer aux prérogatives individuelles la fonction d’établir les règles communes.

5. Une étudiante cherche les règles juridiques actuellement en vigueur dans son pays. Quel ensemble doit-elle examiner ?

Le droit positif, constitué des règles en vigueur dans une société à un moment donné.
Le droit objectif, constitué des prérogatives individuelles reconnues aux personnes.
La morale sociale, constituée des valeurs qui distinguent le bien du mal.
La justice distributive, qui répartit avantages et charges selon certains critères.

Le droit positif, constitué des règles en vigueur dans une société à un moment donné.

Explication

Le droit positif désigne les règles juridiques en vigueur dans une société donnée à un moment donné. Les prérogatives reconnues aux personnes sont des droits subjectifs, et non la définition du droit positif.

6. Quelle distinction caractérise le droit et la religion dans leur objet ?

Le droit et la religion prescrivent des croyances, mais seul le droit organise les rapports sociaux.
Le droit organise principalement les rapports sociaux, tandis que la religion traite aussi des croyances et du spirituel.
Le droit et la religion organisent les rapports sociaux, mais seul le droit propose des valeurs morales.
Le droit règle les croyances spirituelles, tandis que la religion organise principalement les rapports sociaux.

Le droit organise principalement les rapports sociaux, tandis que la religion traite aussi des croyances et du spirituel.

Explication

Le droit a principalement pour objet l’organisation des rapports sociaux, alors que la religion porte aussi sur les croyances et les questions spirituelles. Attribuer au droit la réglementation des croyances confond les deux domaines.

7. Qu’est-ce que la morale ?

Un ensemble de prérogatives reconnues aux personnes pour défendre leurs intérêts.
Un ensemble de normes juridiques en vigueur dans une société à un moment donné.
Un ensemble de sanctions publiques applicables aux comportements interdits.
Un ensemble de valeurs et de règles de conduite servant à distinguer le bien du mal.

Un ensemble de valeurs et de règles de conduite servant à distinguer le bien du mal.

Explication

La morale regroupe des valeurs et des règles de conduite qui permettent de distinguer le bien du mal. Les normes juridiques en vigueur relèvent du droit positif.

8. Une personne compare l’origine d’une règle morale et celle d’une règle de droit : quelle distinction est juste ?

La règle morale peut venir de la conscience et du groupe social, tandis que la règle de droit relève de sources juridiques comme la loi.
La règle morale et la règle de droit viennent de la conscience individuelle, mais leurs sanctions diffèrent.
La règle morale vient des sources juridiques comme la loi, tandis que la règle de droit relève de la conscience individuelle.
La règle morale vient des décisions des tribunaux, tandis que la règle de droit relève des valeurs du groupe social.

La règle morale peut venir de la conscience et du groupe social, tandis que la règle de droit relève de sources juridiques comme la loi.

Explication

Les règles morales puisent notamment dans la conscience individuelle et le groupe social, alors que les règles de droit proviennent de sources juridiques telles que la loi. Inverser ces sources confond la règle juridique avec les normes de conduite morale.

9. Une victime obtient réparation afin de rétablir l’équilibre rompu par le préjudice subi. Quel type de justice cette démarche illustre-t-elle ?

L’équité judiciaire, qui adapte la solution aux circonstances d’un litige.
La règle supplétive, qui complète la volonté exprimée par les parties.
La justice commutative, qui tend à rétablir l’équilibre entre des personnes.
La justice distributive, qui répartit les avantages selon les besoins ou le mérite.

La justice commutative, qui tend à rétablir l’équilibre entre des personnes.

Explication

La justice commutative cherche à rétablir l’équilibre rompu entre des personnes. La justice distributive porte plutôt sur la répartition de biens, d’avantages ou de charges selon certains critères.

10. Dans un litige, le juge tient compte des circonstances particulières pour rechercher une solution juste et atténuer la rigidité d’une règle : quelle notion décrit cette démarche ?

La règle abstraite, qui s’applique aux personnes placées dans une situation prévue.
L’équité judiciaire, qui recherche une solution juste en fonction des circonstances.
La justice distributive, qui répartit les biens et les charges selon des critères déterminés.
La règle impérative, qui ne peut être écartée par la volonté des parties.

L’équité judiciaire, qui recherche une solution juste en fonction des circonstances.

Explication

L’équité judiciaire consiste à rechercher la solution la plus juste au regard des circonstances et peut tempérer la rigidité du droit. La justice distributive concerne la répartition des biens et des charges, non l’adaptation judiciaire d’une solution à un litige.

11. Lorsqu’il tranche un litige, quelle obligation le juge tient-il de l’article 12, alinéa 1, du Code de procédure civile ?

Il tranche conformément aux règles de droit applicables au litige.
Il répartit les avantages entre les parties selon leurs besoins respectifs.
Il écarte les règles applicables dès qu’une solution lui paraît plus équitable.
Il choisit la solution que les parties auraient préférée si elles s’étaient accordées.

Il tranche conformément aux règles de droit applicables au litige.

Explication

L’article 12, alinéa 1, impose au juge de trancher le litige conformément aux règles de droit applicables. Le pouvoir de rechercher une solution équitable ne l’autorise pas à écarter ces règles du seul fait qu’une autre solution lui paraît préférable.

12. Deux parties souhaitent appliquer une solution différente de celle prévue par une règle juridique : quelle affirmation distingue correctement les règles impératives et supplétives ?

Aucune des deux règles ne peut être écartée par les parties lorsqu’un litige survient.
La règle impérative ne peut être écartée par les parties, tandis que la règle supplétive vaut en l’absence d’un accord différent.
La règle supplétive ne peut être écartée par les parties, tandis que la règle impérative vaut en l’absence d’un accord différent.
Les deux règles peuvent être écartées par les parties si leur accord exprime une volonté commune.

La règle impérative ne peut être écartée par les parties, tandis que la règle supplétive vaut en l’absence d’un accord différent.

Explication

Une règle impérative s’impose aux parties, alors qu’une règle supplétive s’applique si elles n’ont pas choisi une autre solution. Confondre ces règles revient à attribuer à la règle supplétive le caractère obligatoire propre à la règle impérative.

13. Quelle distinction oppose le droit naturel au positivisme juridique lorsqu’une loi paraît injuste ?

Le droit naturel s’attache à son application judiciaire, tandis que le positivisme détermine les droits des victimes.
Le droit naturel mesure son efficacité sociale, tandis que le positivisme la juge selon une morale universelle.
Le droit naturel l’évalue selon un ordre supérieur, tandis que le positivisme examine sa validité juridique.
Le droit naturel vérifie son adoption par l’État, tandis que le positivisme la compare aux usages sociaux.

Le droit naturel l’évalue selon un ordre supérieur, tandis que le positivisme examine sa validité juridique.

Explication

Le droit naturel permet de juger une loi à l’aune d’un ordre supérieur, alors que le positivisme s’intéresse au droit tel qu’il existe et à sa validité. L’examen des usages sociaux renvoie plutôt au positivisme sociologique qu’au positivisme juridique.

14. Quelle association présente correctement les fondements des trois conceptions du droit naturel ?

Aristote l’ancre dans la raison humaine, saint Thomas d’Aquin dans la nature et Grotius dans la loi divine.
Aristote l’ancre dans les institutions, saint Thomas d’Aquin dans la loi divine et Grotius dans les usages sociaux.
Aristote l’ancre dans la loi divine, saint Thomas d’Aquin dans la raison humaine et Grotius dans la nature.
Aristote l’ancre dans la nature, saint Thomas d’Aquin dans la loi divine et Grotius dans la raison humaine.

Aristote l’ancre dans la nature, saint Thomas d’Aquin dans la loi divine et Grotius dans la raison humaine.

Explication

Les trois fondements présentés sont la nature chez Aristote, la loi divine chez saint Thomas d’Aquin et la raison humaine chez les tenants laïques, dont Grotius. L’association de la raison humaine à saint Thomas d’Aquin et de la nature à Grotius inverse ces repères.

15. Une théorie rattache le droit aux institutions et à l’État, tandis qu’une autre l’explique par l’évolution de la société. Comment les distinguer ?

La première relève du droit naturel laïque et la seconde du positivisme sociologique.
La première relève du positivisme juridique et la seconde du positivisme sociologique.
La première relève du positivisme sociologique et la seconde du positivisme juridique.
La première relève du droit naturel classique et la seconde du positivisme juridique.

La première relève du positivisme juridique et la seconde du positivisme sociologique.

Explication

Le positivisme juridique met l’accent sur les institutions, notamment l’État, tandis que le positivisme sociologique recherche l’origine du droit dans la réalité et l’évolution sociales. Inverser ces deux approches attribuerait à chacune le domaine de l’autre.

16. Dans une hiérarchie des normes, pourquoi une norme juridique est-elle considérée comme valide ?

Parce qu’elle reflète les pratiques sociales les plus répandues au moment de son adoption.
Parce qu’elle exprime un ordre moral supérieur reconnu par l’ensemble des citoyens.
Parce qu’elle a été créée conformément à une norme supérieure qui fixe ses conditions d’adoption.
Parce qu’elle est appliquée par les tribunaux après avoir été approuvée par les personnes concernées.

Parce qu’elle a été créée conformément à une norme supérieure qui fixe ses conditions d’adoption.

Explication

La validité d’une norme dépend de sa création conformément à une norme supérieure qui encadre son adoption. Le fait qu’une règle soit répandue dans la société ne constitue pas, à lui seul, le critère de validité hiérarchique.

17. Une association conteste une décision prise par une autorité dans l’exercice de ses missions de puissance publique. Quelle distinction générale aide à situer ce rapport ?

Le droit public concerne notamment les personnes publiques et leurs missions, tandis que le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées.
Le droit privé organise principalement les institutions publiques, tandis que le droit public protège les intérêts particuliers des personnes privées.
Le droit public organise uniquement les relations entre États, tandis que le droit privé règle les rapports entre personnes publiques.
Le droit privé concerne notamment les missions de puissance publique, tandis que le droit public régit principalement les rapports entre personnes privées.

Le droit public concerne notamment les personnes publiques et leurs missions, tandis que le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées.

Explication

Le droit public organise les personnes publiques, leurs activités et certaines relations liées à leurs missions de puissance publique, tandis que le droit privé porte principalement sur les rapports entre personnes privées. Les relations entre États relèvent principalement du droit international public, et non de l’ensemble du droit public.

18. Quel rôle le droit civil joue-t-il au sein du droit privé ?

Il organise principalement les relations entre personnes publiques et les missions de puissance publique.
Il en constitue le droit commun et comprend notamment les règles relatives aux personnes, aux biens et aux obligations.
Il fixe principalement les règles de compétence et de loi applicable aux relations privées internationales.
Il en constitue une branche spécialisée consacrée principalement aux infractions et à la réparation des victimes.

Il en constitue le droit commun et comprend notamment les règles relatives aux personnes, aux biens et aux obligations.

Explication

Le droit civil est le droit commun du droit privé et couvre notamment les personnes, la famille, les biens, les obligations et les successions. La détermination de la juridiction compétente et de la loi applicable en présence d’un élément d’extranéité relève plutôt du droit international privé.

19. Pourquoi le droit pénal est-il qualifié de droit mixte ?

Il protège l’ordre social par la poursuite étatique des infractions et permet aux victimes de demander réparation comme parties civiles.
Il protège les victimes par la poursuite des infractions et confie à l’État la réparation des dommages civils.
Il fixe les obligations des personnes privées et détermine la loi applicable aux litiges comportant un élément étranger.
Il répartit les litiges entre les ordres judiciaire et administratif et permet aux personnes publiques de réclamer réparation.

Il protège l’ordre social par la poursuite étatique des infractions et permet aux victimes de demander réparation comme parties civiles.

Explication

Le droit pénal protège l’ordre social par la poursuite des infractions par l’État et prend aussi en compte les intérêts des victimes, qui peuvent demander réparation en se constituant partie civile. La poursuite pénale ne confie pas à l’État la réparation civile due à la victime.

20. Un litige oppose une personne privée à une autorité au sujet d’une mission de service public, et les deux ordres juridictionnels revendiquent leur compétence. Quel mécanisme permet de trancher ce conflit ?

Le Conseil constitutionnel tranche le conflit en contrôlant la conformité des lois à la Constitution.
Le tribunal judiciaire tranche le conflit en appliquant les règles propres au droit privé.
La juridiction administrative tranche le conflit en appliquant les règles propres au droit public.
Le Tribunal des conflits tranche le conflit de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Le Tribunal des conflits tranche le conflit de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Explication

Le Tribunal des conflits résout les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif. La répartition habituelle entre litiges privés et publics n’attribue pas à l’un de ces deux ordres le pouvoir de régler leur conflit de compétence.

21. Que désigne une source formelle du droit ?

Une décision juridictionnelle qui répartit un litige entre deux ordres de tribunaux.
Une forme ou une procédure par laquelle une règle juridique est officiellement produite.
Une pratique sociale qui révèle les comportements habituels d’un groupe donné.
Un principe moral qui permet d’évaluer le caractère juste d’une règle.

Une forme ou une procédure par laquelle une règle juridique est officiellement produite.

Explication

Une source formelle correspond à une forme ou à un procédé de production officielle des règles juridiques. Une pratique sociale peut éclairer la réalité sociale, mais elle ne définit pas à elle seule une source formelle.

22. À quelle date la Constitution française qui fonde la Ve République a-t-elle été adoptée ?

Le 26 août 1789.
Le 27 octobre 1946.
Le 1er mars 2005.
Le 4 octobre 1958.

Le 4 octobre 1958.

Explication

La Constitution qui fonde la Ve République date du 4 octobre 1958. Le 27 octobre 1946 correspond à la Constitution de la IVe République, tandis que 1789 et 2005 renvoient à des textes associés au bloc constitutionnel.

23. Une règle constitutionnelle ne peut être modifiée qu’au moyen d’une procédure plus difficile que celle d’une loi ordinaire. Comment qualifie-t-on cette constitution ?

Une constitution provisoire.
Une constitution rigide.
Une constitution coutumière.
Une constitution souple.

Une constitution rigide.

Explication

Une constitution est dite rigide lorsque sa modification suit une procédure plus exigeante que celle applicable aux lois ordinaires. Une constitution souple se caractérise au contraire par une procédure de révision comparable à la procédure législative ordinaire.

24. À quoi sert principalement le bloc de constitutionnalité dans le contrôle des lois ?

Il rassemble les normes de valeur constitutionnelle auxquelles le Conseil constitutionnel compare les lois.
Il rassemble les traités et les usages sociaux qui remplacent la Constitution lors du contrôle des lois.
Il regroupe les textes législatifs ordinaires que le Parlement utilise pour contrôler les règlements.
Il réunit les décisions administratives qui déterminent la compétence des juridictions publiques.

Il rassemble les normes de valeur constitutionnelle auxquelles le Conseil constitutionnel compare les lois.

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe les normes auxquelles le Conseil constitutionnel reconnaît une valeur constitutionnelle et qui servent notamment de référence pour contrôler les lois. Les textes législatifs ordinaires ne constituent pas, en tant que tels, ce référentiel constitutionnel.

25. Selon l’article 55 de la Constitution, quelle autorité les traités régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés peuvent-ils avoir par rapport aux lois ?

Une autorité inférieure aux lois, sauf décision contraire du Parlement
Une autorité identique à celle des lois, dès leur signature par les parties
Une autorité supérieure aux lois, sous réserve de leur application par l’autre partie
Une autorité supérieure à la Constitution, dès leur publication en France

Une autorité supérieure aux lois, sous réserve de leur application par l’autre partie

Explication

L’article 55 place les traités remplissant ses conditions au-dessus des lois, sous réserve de leur application par l’autre partie. Cette supériorité ne les place pas au-dessus de la Constitution.

26. Quelles conditions un traité doit-il remplir, en principe, pour produire ses effets en France ?

Être régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie
Être signé par le Gouvernement, approuvé par le Parlement et publié au Journal officiel
Être approuvé par le Conseil constitutionnel, publié et transposé par une loi
Être ratifié par référendum, contrôlé par le juge et appliqué par les juridictions françaises

Être régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie

Explication

Pour produire ses effets en France, le traité doit être régulièrement ratifié ou approuvé et publié, et l’autre partie doit en principe l’appliquer. La transposition par une loi concerne en principe les directives européennes, et non les traités en général.

27. Lorsqu’un juge constate qu’une loi française est incompatible avec un traité applicable, que peut-il faire dans le litige dont il est saisi ?

Suspendre le traité jusqu’à ce que le Parlement modifie la loi
Renvoyer automatiquement le litige au Conseil constitutionnel
Abroger la loi pour l’ensemble des situations auxquelles elle s’applique
Écarter l’application de la loi dans ce litige sans la supprimer

Écarter l’application de la loi dans ce litige sans la supprimer

Explication

Le juge peut écarter la loi incompatible pour trancher le litige, mais il ne la supprime pas de l’ordre juridique. L’abrogation générale relève d’un autre mécanisme que l’écartement effectué par le juge dans une affaire.

28. Quelle distinction décrit correctement le règlement et la directive de l’Union européenne ?

Le règlement doit être approuvé par chaque Parlement national, tandis que la directive s’applique dès sa publication
Le règlement fixe un résultat à atteindre et doit en principe être transposé, tandis que la directive est directement applicable dans tous ses éléments
Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, tandis que la directive fixe un résultat à atteindre et doit en principe être transposée
Le règlement et la directive sont tous deux directement applicables, mais seul le règlement fixe un résultat à atteindre

Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, tandis que la directive fixe un résultat à atteindre et doit en principe être transposée

Explication

Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, alors que la directive fixe un résultat à atteindre et doit en principe être transposée en droit interne. La transposition est donc associée à la directive, et non au règlement.

29. Quelle différence distingue la loi au sens large de la loi au sens strict ?

La loi au sens large regroupe les règles constitutionnelles, tandis que la loi au sens strict désigne les décisions des juridictions
La loi au sens large désigne les textes votés par le Parlement, tandis que la loi au sens strict inclut toutes les règles réglementaires
La loi au sens large désigne toute règle de droit, tandis que la loi au sens strict est adoptée par le Parlement selon la procédure constitutionnelle
La loi au sens large désigne les règles locales, tandis que la loi au sens strict comprend les traités internationaux

La loi au sens large désigne toute règle de droit, tandis que la loi au sens strict est adoptée par le Parlement selon la procédure constitutionnelle

Explication

Au sens large, la loi désigne toute règle de droit ; au sens strict, elle correspond à un texte adopté par le Parlement selon la procédure législative constitutionnelle. La distinction ne repose donc pas sur une opposition entre règles nationales et internationales.

30. Comment les articles 34 et 37 de la Constitution répartissent-ils les domaines législatif et réglementaire ?

L’article 34 détermine les matières relevant de la loi, et l’article 37 attribue un caractère réglementaire aux autres matières
L’article 34 détermine les matières réglementaires, et l’article 37 fixe celles qui relèvent de la loi
L’article 34 distingue les lois organiques, et l’article 37 définit les conditions de révision constitutionnelle
L’article 34 organise le contrôle des lois, et l’article 37 fixe la procédure de promulgation

L’article 34 détermine les matières relevant de la loi, et l’article 37 attribue un caractère réglementaire aux autres matières

Explication

L’article 34 énumère les matières relevant du domaine de la loi, tandis que l’article 37 donne un caractère réglementaire aux matières qui n’en relèvent pas. L’article 37 ne définit pas la procédure de révision de la Constitution.

31. Quelle distinction oppose les lois organiques aux lois constitutionnelles ?

Les lois organiques précisent la Constitution dans les domaines prévus et sont contrôlées avant promulgation, tandis que les lois constitutionnelles la modifient selon l’article 89
Les lois organiques sont adoptées par référendum, tandis que les lois constitutionnelles sont contrôlées avant promulgation
Les lois organiques relèvent du domaine réglementaire, tandis que les lois constitutionnelles sont votées selon la procédure législative ordinaire
Les lois organiques modifient la Constitution selon l’article 89, tandis que les lois constitutionnelles précisent ses domaines d’application

Les lois organiques précisent la Constitution dans les domaines prévus et sont contrôlées avant promulgation, tandis que les lois constitutionnelles la modifient selon l’article 89

Explication

Les lois organiques complètent ou précisent la Constitution dans les domaines qu’elle prévoit et font l’objet d’un contrôle constitutionnel obligatoire avant promulgation. Les lois constitutionnelles, elles, modifient la Constitution selon la procédure de l’article 89.

32. En l’absence de date d’entrée en vigueur précisée par la loi, quand entre-t-elle en vigueur après sa publication ?

Le lendemain de sa publication, sauf si des mesures d’application sont nécessaires
Un mois après sa publication, même si des mesures d’application sont nécessaires
Le jour de sa promulgation, quelle que soit la date de publication
Le jour de son adoption définitive, même si elle n’est pas encore publiée

Le lendemain de sa publication, sauf si des mesures d’application sont nécessaires

Explication

Après son adoption définitive, la loi est promulguée puis publiée ; si elle ne fixe pas de date, elle entre en vigueur le lendemain de sa publication, sauf nécessité de mesures d’application. L’adoption définitive ne suffit donc pas, à elle seule, à la faire entrer en vigueur.

33. Dans un syllogisme juridique, quel enchaînement permet d’aboutir à la conclusion ?

Énoncer la règle en majeure, appliquer une règle comparable en mineure, puis écarter les faits
Formuler la conclusion en majeure, énoncer la règle en mineure, puis constater les faits
Constater les faits en majeure, formuler la conclusion en mineure, puis énoncer la règle
Énoncer la règle en majeure, constater les faits en mineure, puis appliquer la règle aux faits

Énoncer la règle en majeure, constater les faits en mineure, puis appliquer la règle aux faits

Explication

Le syllogisme juridique présente d’abord la règle de droit en majeure, puis les faits en mineure, avant d’appliquer la règle aux faits dans la conclusion. La conclusion n’est donc pas formulée avant l’examen des faits et de la règle.

34. Que doit faire le juge lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante, et quelle limite l’article 5 lui impose-t-il ?

Il doit transmettre le litige au Parlement, sans examiner les faits de l’affaire
Il peut refuser de trancher, mais peut édicter une règle générale pour combler le silence
Il doit appliquer une règle réglementaire générale, même si elle contredit la loi
Il doit trancher le litige, sans édicter une décision générale et réglementaire

Il doit trancher le litige, sans édicter une décision générale et réglementaire

Explication

L’article 4 du Code civil oblige le juge à statuer malgré le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi, tandis que l’article 5 interdit les décisions générales et réglementaires. L’interdiction posée par l’article 5 ne l’autorise donc pas à refuser de juger.

35. Comment la méthode de François Gény se distingue-t-elle de l’école de l’exégèse lorsque le texte ne fournit pas de solution adaptée ?

L’exégèse et Gény donnent la même priorité au texte, mais divergent sur la nécessité de promulguer la solution
L’exégèse autorise une recherche autonome, tandis que Gény privilégie la volonté du législateur exprimée dans le texte
L’exégèse privilégie le texte et la volonté du législateur, tandis que Gény admet une recherche adaptée lorsque le texte est silencieux ou inadapté
L’exégèse s’appuie sur le contexte social, tandis que Gény écarte la recherche d’une solution lorsque le texte est obscur

L’exégèse privilégie le texte et la volonté du législateur, tandis que Gény admet une recherche adaptée lorsque le texte est silencieux ou inadapté

Explication

L’école de l’exégèse met l’accent sur le texte et la volonté du législateur, tandis que la méthode de Gény autorise une recherche de solution lorsque le texte est silencieux ou inadapté. La recherche autonome dans cette situation caractérise donc l’approche de Gény, et non l’exégèse.

36. Un texte règle le cas d’une situation A, mais pas celui d’une situation B comparable ; quel raisonnement consiste à appliquer à B la règle prévue pour A ?

Le raisonnement a pari
Le raisonnement syllogistique
Le raisonnement a contrario
Le raisonnement a fortiori

Le raisonnement a pari

Explication

Le raisonnement a pari applique à une situation non prévue la règle prévue pour une situation comparable. Le raisonnement a contrario vise plutôt à déduire parfois la solution inverse pour une situation opposée à celle expressément réglée.

37. Quelle distinction permet de caractériser les deux aspects de la crise de la loi ?

L’aspect quantitatif concerne la hiérarchie des normes, tandis que l’aspect qualitatif concerne leur application par les juridictions.
L’aspect quantitatif concerne l’augmentation du nombre de normes, tandis que l’aspect qualitatif concerne leur complexité ou leur manque de clarté.
L’aspect quantitatif concerne la difficulté à comprendre les règles, tandis que l’aspect qualitatif concerne le nombre de normes adoptées.
L’aspect quantitatif concerne l’instabilité des règles, tandis que l’aspect qualitatif concerne leur multiplication dans différents codes.

L’aspect quantitatif concerne l’augmentation du nombre de normes, tandis que l’aspect qualitatif concerne leur complexité ou leur manque de clarté.

Explication

L’augmentation du nombre de normes relève de l’inflation quantitative, alors que la complexité, l’instabilité et le manque de clarté relèvent de la qualité juridique. Confondre la difficulté de compréhension avec l’aspect quantitatif inverse ces deux dimensions.

38. Une personne peut identifier les règles qui lui sont applicables, les comprendre et anticiper leurs effets : quelle exigence est ainsi satisfaite ?

La sécurité juridique, qui repose sur la connaissance, la compréhension et la prévisibilité des règles applicables.
La codification réformatrice, qui modernise et remplace les règles applicables à une matière.
La hiérarchie normative, qui détermine la place de chaque règle parmi les normes juridiques.
La stabilité législative, qui garantit que les règles restent inchangées pendant toute leur application.

La sécurité juridique, qui repose sur la connaissance, la compréhension et la prévisibilité des règles applicables.

Explication

La sécurité juridique correspond à la possibilité de connaître, comprendre et prévoir les règles applicables. La stabilité contribue à cette sécurité, mais ne résume pas à elle seule cette exigence.

39. Un législateur rassemble des règles existantes et les modernise en modifiant leur contenu : de quel type de codification s’agit-il ?

D’une codification réformatrice, qui regroupe les règles et en modernise le fond.
D’une codification réglementaire, qui transforme les lois en actes administratifs d’application.
D’une codification à droit constant, qui organise principalement les règles sans en modifier le fond.
D’une codification jurisprudentielle, qui remplace les textes par des décisions judiciaires.

D’une codification réformatrice, qui regroupe les règles et en modernise le fond.

Explication

La codification réformatrice regroupe et modernise les règles, ce qui peut impliquer une modification de leur fond. La codification à droit constant vise principalement à organiser les règles existantes sans cette réforme substantielle.

40. Quelle séquence décrit correctement l’adoption d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article 38 ?

Une loi d’habilitation fixe l’objet et la durée, puis l’ordonnance est adoptée par le Parlement après avis du Conseil constitutionnel et ratifiée par décret.
Une loi d’habilitation fixe l’objet et la durée, puis l’ordonnance est adoptée en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État et un projet de ratification est déposé dans le délai prévu.
Le Gouvernement adopte l’ordonnance après avis du Parlement, puis le Conseil des ministres détermine son objet et sa durée lors du dépôt de ratification.
Le Conseil d’État fixe l’objet et la durée, puis le Gouvernement adopte l’ordonnance sans avis préalable et demande une ratification avant son dépôt.

Une loi d’habilitation fixe l’objet et la durée, puis l’ordonnance est adoptée en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État et un projet de ratification est déposé dans le délai prévu.

Explication

L’habilitation législative délimite l’objet et la durée, et l’ordonnance est adoptée en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État avant le dépôt d’un projet de ratification dans le délai fixé. L’avis requis est celui du Conseil d’État, et non celui du Conseil constitutionnel.

41. Une mesure réglementaire précise les modalités concrètes d’exécution d’une loi : comment la qualifier ?

De règlement d’application, subordonné à la loi qu’il met en œuvre.
De règlement juridictionnel, qui écarte une loi contraire à une norme supérieure.
De règlement autonome, pris dans le domaine réglementaire sans loi préalable nécessaire.
De règlement de ratification, qui confère à une ordonnance une valeur législative.

De règlement d’application, subordonné à la loi qu’il met en œuvre.

Explication

Le règlement d’application précise les modalités d’une loi et lui est subordonné. Le règlement autonome relève du domaine réglementaire de l’article 37 et ne suppose pas nécessairement une loi préalable.

42. Quelle différence distingue le contrôle de constitutionnalité a priori de la QPC ?

Le contrôle a priori vise une loi déjà en vigueur, tandis que la QPC intervient avant sa promulgation.
Le contrôle a priori vérifie la conformité aux traités, tandis que la QPC vérifie la conformité aux règlements.
Le contrôle a priori est exercé après une décision de justice, tandis que la QPC est engagée avant l’adoption de la loi.
Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que la QPC vise une disposition législative déjà en vigueur.

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que la QPC vise une disposition législative déjà en vigueur.

Explication

Le contrôle a priori se déroule avant la promulgation, tandis qu’une QPC porte sur une disposition législative déjà en vigueur. La possibilité de saisir le Conseil constitutionnel par soixante députés ou soixante sénateurs concerne le contrôle a priori, et non la QPC.

43. Un juge constate qu’un règlement illégal nuit à une partie dans un litige, mais ne prononce pas son annulation générale : quel mécanisme peut-il utiliser ?

Le contrôle a priori, qui suspend le règlement avant sa promulgation à la demande d’une partie.
La QPC, qui permet de faire écarter un règlement administratif au motif qu’il est contraire à la Constitution.
Le recours pour excès de pouvoir, qui permet d’écarter le règlement dans le litige sans prononcer son annulation.
L’exception d’illégalité, qui permet d’écarter le règlement pour le litige sans nécessairement l’annuler.

L’exception d’illégalité, qui permet d’écarter le règlement pour le litige sans nécessairement l’annuler.

Explication

L’exception d’illégalité permet au juge d’écarter le règlement pour trancher le litige sans nécessairement l’annuler. Le recours pour excès de pouvoir vise au contraire l’annulation générale d’un acte administratif illégal.

44. Dans les conditions prévues par l’article 55 de la Constitution, quelle autorité un traité régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie possède-t-il par rapport à une loi ?

Une autorité supérieure à celle de la Constitution, dès lors que l’autre partie applique le traité.
Une autorité supérieure à celle de la loi, tandis que la Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre juridique français.
Une autorité égale à celle de la loi, avec une priorité déterminée par la date d’adoption de chaque texte.
Une autorité inférieure à celle de la loi, mais supérieure à celle des règlements administratifs.

Une autorité supérieure à celle de la loi, tandis que la Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre juridique français.

Explication

L’article 55 confère aux traités répondant aux conditions prévues une autorité supérieure aux lois, alors que la Constitution demeure supérieure aux traités. La supériorité du traité sur la loi ne signifie donc pas qu’il l’emporte sur la Constitution.

45. Quel contrôle vérifie qu’une loi est conforme aux engagements internationaux de la France ?

Le contrôle de constitutionnalité, qui confronte la loi aux traités internationaux.
Le contrôle de légalité, qui confronte la loi aux règlements administratifs.
Le contrôle de conformité réglementaire, qui confronte la loi aux décisions de justice.
Le contrôle de conventionnalité, qui confronte la loi aux traités internationaux.

Le contrôle de conventionnalité, qui confronte la loi aux traités internationaux.

Explication

Le contrôle de conventionnalité vérifie la conformité d’une loi aux traités internationaux. Le contrôle de constitutionnalité porte, lui, sur la conformité de la loi à la Constitution.

46. Quel apport est associé à l’arrêt Société des cafés Jacques VABRE rendu par la Cour de cassation en 1975 ?

Il admet que le juge judiciaire puisse écarter une loi contraire à un traité, même si cette loi est postérieure au traité.
Il affirme que le Conseil constitutionnel peut annuler une loi contraire à un traité après sa promulgation.
Il admet que le juge administratif puisse écarter une loi contraire à un traité, même si cette loi est postérieure au traité.
Il affirme qu’une loi postérieure l’emporte sur un traité antérieur dans le règlement d’un litige.

Il admet que le juge judiciaire puisse écarter une loi contraire à un traité, même si cette loi est postérieure au traité.

Explication

Dans cet arrêt, la Cour de cassation admet que le juge judiciaire écarte une loi contraire à un traité, y compris lorsque la loi est postérieure. L’acceptation de ce contrôle par le Conseil d’État est associée à l’arrêt Nicolo, et non à cet arrêt de la Cour de cassation.

47. Quelle position le Conseil d’État dans l’arrêt Sarran et Levacher et la Cour de cassation dans l’arrêt Fraisse ont-ils affirmée ?

Les traités demeurent supérieurs à la Constitution dès lors qu’ils sont régulièrement ratifiés.
Les lois postérieures aux traités l’emportent sur la Constitution dans le règlement d’un litige.
Les règlements administratifs priment sur les traités lorsqu’ils sont pris pour appliquer une loi.
La Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre juridique français.

La Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre juridique français.

Explication

Les arrêts Sarran et Levacher et Fraisse affirment la supériorité de la Constitution sur les traités dans l’ordre juridique français. La supériorité des traités sur les lois ne permet donc pas de conclure que les traités l’emportent sur la Constitution.

48. Quelle distinction caractérise les sens large et étroit de la jurisprudence ?

Au sens large, elle regroupe les décisions des juridictions ; au sens étroit, elle désigne une solution habituellement retenue sur une question de droit.
Au sens large, elle rassemble les opinions des auteurs ; au sens étroit, elle désigne les décisions d’une juridiction supérieure.
Au sens large, elle regroupe les lois applicables ; au sens étroit, elle désigne une décision isolée rendue dans un litige.
Au sens large, elle désigne une solution répétée ; au sens étroit, elle regroupe toutes les décisions rendues par les juridictions.

Au sens large, elle regroupe les décisions des juridictions ; au sens étroit, elle désigne une solution habituellement retenue sur une question de droit.

Explication

Au sens large, la jurisprudence comprend l’ensemble des décisions judiciaires, tandis que son sens étroit vise une solution habituellement retenue. Une décision isolée peut relever du sens large, mais elle ne constitue généralement pas, à elle seule, une jurisprudence au sens étroit.

49. Un juge souhaite édicter une règle générale applicable à tous les litiges futurs d’un même type ; quelle limite s’y oppose ?

L’autorité relative de la chose jugée, qui interdit au juge d’examiner les faits du litige dont il est saisi.
Le contrôle de la Cour de cassation, qui empêche les juridictions de fond de rendre une décision particulière.
L’obligation de suivre la doctrine, qui réserve aux auteurs la formulation des règles générales de droit.
L’interdiction des arrêts de règlement, qui empêche le juge de poser une règle générale au-delà du litige tranché.

L’interdiction des arrêts de règlement, qui empêche le juge de poser une règle générale au-delà du litige tranché.

Explication

L’article 5 du Code civil interdit au juge de rendre un arrêt de règlement établissant une règle générale et abstraite au-delà du litige. Cette interdiction ne l’empêche pas de trancher le cas particulier dont il est saisi.

50. La loi applicable à un litige est obscure et insuffisante : quelle obligation s’impose au juge ?

Il peut refuser de statuer, à condition que l’obscurité de la loi empêche de déterminer les faits du litige.
Il peut renvoyer les parties à la doctrine, dont l’interprétation s’impose au juge en l’absence de règle claire.
Il doit suspendre le litige jusqu’à ce que le législateur précise la règle applicable à la situation.
Il doit statuer malgré ces difficultés, car le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi ne justifient pas un refus de juger.

Il doit statuer malgré ces difficultés, car le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi ne justifient pas un refus de juger.

Explication

L’article 4 du Code civil impose au juge de juger même lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante. Attendre une intervention législative reviendrait à refuser de statuer pour l’un de ces motifs.

51. Une juridiction inférieure examine une question déjà tranchée par une juridiction supérieure : quelle affirmation décrit correctement sa situation ?

Elle doit reproduire la solution antérieure lorsque les faits se ressemblent, car le juge français applique un précédent obligatoire.
Elle n’est pas juridiquement tenue de reproduire la solution antérieure, même si celle de la juridiction supérieure exerce une influence.
Elle est juridiquement tenue de reproduire la solution antérieure dès lors que la juridiction supérieure s’est prononcée sur le droit.
Elle peut écarter la solution antérieure sans influence particulière, car les décisions supérieures ne guident pas les juridictions inférieures.

Elle n’est pas juridiquement tenue de reproduire la solution antérieure, même si celle de la juridiction supérieure exerce une influence.

Explication

En France, une décision antérieure ne lie pas juridiquement le juge comme un précédent obligatoire, mais les décisions des juridictions supérieures influencent les juridictions inférieures. L’influence d’une décision supérieure ne signifie donc pas que sa solution doive être reproduite.

52. Qu’est-ce qui distingue une coutume d’une simple habitude sociale ?

La coutume résulte d’une décision judiciaire qui transforme une habitude sociale en règle générale écrite.
La coutume exige une pratique uniforme dans tout le pays, tandis qu’une habitude peut varier selon les groupes.
La coutume associe une pratique répondant à des conditions matérielles à la conviction qu’elle est juridiquement obligatoire.
La coutume repose sur une pratique fréquente, même si les personnes concernées ne la considèrent pas comme obligatoire.

La coutume associe une pratique répondant à des conditions matérielles à la conviction qu’elle est juridiquement obligatoire.

Explication

La coutume suppose à la fois une pratique conforme aux conditions matérielles et la conviction de son caractère juridiquement obligatoire. Une pratique fréquente dépourvue de cette conviction ne suffit donc pas à établir une coutume.

53. Un usage ancien est suivi de façon constante et connue dans une profession, mais pas dans le reste du pays : peut-il satisfaire l’élément matériel de la coutume ?

Oui, car la généralité de la pratique peut être limitée à une profession ou à un autre groupe déterminé.
Non, car une pratique professionnelle ne peut satisfaire l’élément matériel d’une coutume.
Oui, dès lors qu’il est ancien et connu, même si la pratique n’est ni constante ni suffisamment générale.
Non, car la pratique doit être connue et suivie de manière générale sur l’ensemble du territoire national.

Oui, car la généralité de la pratique peut être limitée à une profession ou à un autre groupe déterminé.

Explication

L’élément matériel suppose une pratique ancienne, constante, suffisamment générale et connue, mais sa généralité peut être limitée à une profession ou à un groupe déterminé. Une pratique limitée à un groupe ne doit donc pas nécessairement être suivie dans tout le pays.

54. Une pratique complète le droit parce qu’aucune règle législative précise ne régit la question : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume contra legem, qui contredit une règle législative applicable à la question.
D’une coutume contra legem, qui comble une lacune sans s’opposer à une règle législative.
D’une coutume praeter legem, qui complète le droit en l’absence de règle législative précise.
D’une coutume secundum legem, qui intervient lorsque la loi renvoie expressément à un usage.

D’une coutume praeter legem, qui complète le droit en l’absence de règle législative précise.

Explication

La coutume praeter legem complète le droit lorsqu’il n’existe pas de règle législative précise. La coutume contra legem, contrairement à cette situation, est contraire à une loi.

55. Un juge est convaincu par l’analyse d’un auteur, mais une partie soutient qu’il est obligé de la suivre : quelle affirmation est juste ?

L’opinion doctrinale s’impose au juge en l’absence de jurisprudence, mais perd son autorité lorsqu’une décision existe.
L’opinion doctrinale peut influencer le juge, mais elle ne constitue pas une source formelle qui l’oblige juridiquement.
L’opinion doctrinale peut influencer le législateur, mais elle ne peut pas exercer d’influence sur les juges.
L’opinion doctrinale oblige le juge lorsqu’elle est majoritaire parmi les auteurs qui étudient la question.

L’opinion doctrinale peut influencer le juge, mais elle ne constitue pas une source formelle qui l’oblige juridiquement.

Explication

La doctrine peut influencer les juges et le législateur sans constituer une source formelle obligatoire du droit. Même une opinion largement partagée par les auteurs ne contraint donc pas juridiquement le juge.

56. Une loi nouvelle entre en vigueur aujourd’hui : quelle combinaison décrit les principes fondés sur l’article 2 du Code civil ?

Elle régit les faits passés et s’applique aux situations futures après une décision judiciaire définitive.
Elle ne régit pas le passé et ne s’applique aux situations futures qu’avec l’accord des parties concernées.
Elle peut régir le passé si elle est nouvelle et s’applique aux situations futures à compter de sa promulgation.
Elle ne régit pas le passé et s’applique immédiatement selon les règles qui gouvernent les situations à venir.

Elle ne régit pas le passé et s’applique immédiatement selon les règles qui gouvernent les situations à venir.

Explication

L’article 2 pose la non-rétroactivité de la loi et fonde aussi l’application immédiate de la loi nouvelle. La non-rétroactivité concerne le passé, tandis que l’application immédiate organise l’effet de la loi nouvelle pour l’avenir.

57. Après une infraction commise avant l’entrée en vigueur d’une loi pénale plus douce, aucune condamnation définitive n’a été prononcée : quelle loi s’applique ?

La loi plus douce s’applique à l’infraction antérieure tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
La loi plus douce s’applique à l’infraction antérieure même si une condamnation définitive a déjà été prononcée.
La loi en vigueur au jour de l’infraction s’applique, même si une loi ultérieure est plus favorable à la personne poursuivie.
La loi plus sévère s’applique à l’infraction antérieure dès lors que la procédure pénale est encore en cours.

La loi plus douce s’applique à l’infraction antérieure tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.

Explication

Une loi pénale plus douce bénéficie aux infractions antérieures qui n’ont pas donné lieu à une condamnation définitive. Une loi plus sévère, à l’inverse, ne s’applique pas aux faits commis avant son entrée en vigueur.

58. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’un contrat est en cours et qu’une situation non contractuelle produit encore des effets : quelle règle s’applique en principe ?

Le contrat et la situation non contractuelle restent soumis à la loi en vigueur à leur commencement jusqu’à leur réalisation complète.
Le contrat reste soumis à la loi en vigueur lors de sa conclusion, tandis que la loi nouvelle régit les effets futurs non réalisés de la situation non contractuelle.
Le contrat reste soumis à la loi de sa conclusion, tandis que la situation non contractuelle relève de la loi nouvelle pour ses effets déjà réalisés.
Le contrat passe sous la loi nouvelle, tandis que la situation non contractuelle reste soumise à la loi en vigueur à son commencement.

Le contrat reste soumis à la loi en vigueur lors de sa conclusion, tandis que la loi nouvelle régit les effets futurs non réalisés de la situation non contractuelle.

Explication

En principe, les contrats en cours demeurent régis par la loi en vigueur au moment de leur conclusion, alors que la loi nouvelle s’applique aux effets futurs non définitivement réalisés des situations non contractuelles. Le changement de loi ne soumet donc pas automatiquement le contrat en cours à la loi nouvelle.

59. Quelle caractéristique distingue les droits patrimoniaux des droits extrapatrimoniaux ?

Ils confèrent un pouvoir direct sur une chose déterminée.
Ils permettent à un créancier d’exiger une prestation d’un débiteur.
Ils ont une valeur économique et peuvent être transmis ou saisis.
Ils sont attachés à la personne et dépourvus de valeur pécuniaire.

Ils ont une valeur économique et peuvent être transmis ou saisis.

Explication

Les droits patrimoniaux ont une valeur économique et appartiennent au patrimoine de leur titulaire, ce qui les rend cessibles, transmissibles et saisissables. Les droits attachés à la personne et dépourvus de valeur pécuniaire sont extrapatrimoniaux.

60. Quel droit est attaché à la personne et se situe en dehors de la vente ?

Un droit patrimonial, qui peut être cédé et transmis.
Un droit réel, qui confère un pouvoir sur une chose.
Un droit extrapatrimonial, sans valeur pécuniaire.
Un droit de créance, qui porte sur une obligation.

Un droit extrapatrimonial, sans valeur pécuniaire.

Explication

Un droit extrapatrimonial est attaché à la personne, n’a pas de valeur pécuniaire et ne peut pas faire l’objet d’une vente. Le droit patrimonial, à l’inverse, possède une valeur économique et peut être cédé.

61. Quel pouvoir caractérise un droit réel ?

Exiger d’un débiteur qu’il exécute une obligation.
Transmettre une obligation à une autre personne.
Obtenir la reconnaissance d’un fait par un adversaire.
Disposer d’un pouvoir direct sur une chose.

Disposer d’un pouvoir direct sur une chose.

Explication

Le droit réel confère à son titulaire un pouvoir direct sur une chose, comme le droit de propriété. Le pouvoir d’exiger l’exécution d’une obligation relève plutôt du droit personnel.

62. Une créancière demande à son débiteur de réaliser une prestation prévue entre eux. Quel droit lui permet de l’exiger ?

Un droit réel, qui lui donne un pouvoir direct sur une chose.
Un droit patrimonial, qui lui donne la propriété d’un bien.
Un droit extrapatrimonial, attaché à sa personne.
Un droit de créance, qui porte sur l’exécution d’une obligation.

Un droit de créance, qui porte sur l’exécution d’une obligation.

Explication

Le droit personnel, aussi appelé droit de créance, permet au créancier d’exiger du débiteur l’exécution d’une obligation, notamment une prestation. Un droit réel porte plutôt sur un pouvoir direct exercé sur une chose.

63. Sur quoi porte la preuve dans un procès civil ?

Sur l’interprétation de la loi, même lorsque les faits sont établis.
Sur la règle de droit applicable, et non sur les faits invoqués.
Sur les faits nécessaires au succès de la demande, et non sur la règle de droit.
Sur les faits et les règles de droit dans des proportions identiques.

Sur les faits nécessaires au succès de la demande, et non sur la règle de droit.

Explication

La preuve porte sur les faits nécessaires au succès de la demande en justice, car le juge est réputé connaître la règle de droit. La partie n’a donc pas à prouver cette règle comme elle prouve les faits.

64. Une personne signe un contrat afin de créer une obligation, tandis qu’un dommage survient sans que son auteur ait voulu produire cet effet juridique. Comment qualifier ces événements ?

Le contrat est un acte juridique et le dommage un fait juridique.
Le contrat et le dommage sont deux faits juridiques.
Le contrat est un fait juridique et le dommage un acte juridique.
Le contrat et le dommage sont deux actes juridiques.

Le contrat est un acte juridique et le dommage un fait juridique.

Explication

Le contrat est un acte juridique puisque ses effets de droit sont recherchés par une manifestation de volonté. Le dommage est un fait juridique lorsque le droit lui attache des effets indépendamment de la volonté de les produire.

65. Un débiteur affirme qu’une obligation dont le créancier demande l’exécution a déjà été payée. Qui doit prouver quoi ?

Le créancier prouve l’obligation réclamée et le débiteur prouve son extinction.
Le créancier prouve l’obligation et son extinction, tandis que le débiteur n’apporte rien.
Le créancier prouve le paiement et le débiteur prouve l’existence de l’obligation.
Le débiteur prouve l’obligation réclamée et le créancier prouve le paiement.

Le créancier prouve l’obligation réclamée et le débiteur prouve son extinction.

Explication

Le créancier qui réclame l’exécution doit prouver l’obligation, tandis que le débiteur qui se prétend libéré doit établir son paiement ou un autre fait extinctif. Le paiement n’incombe donc pas au créancier qui réclame l’exécution.

66. Quelle distinction caractérise l’acte authentique par rapport à l’acte sous signature privée ?

L’acte authentique est établi par les parties et signé sans officier public.
L’acte authentique est reçu par un officier public compétent et fait foi jusqu’à inscription de faux.
L’acte authentique est rédigé par le juge et fait foi jusqu’à preuve contraire.
L’acte authentique est signé devant deux témoins et peut être contesté par tout moyen.

L’acte authentique est reçu par un officier public compétent et fait foi jusqu’à inscription de faux.

Explication

L’acte authentique est reçu par un officier public compétent et fait foi jusqu’à inscription de faux. Un acte sous signature privée est, au contraire, établi et signé par les parties sans intervention d’un officier public.

67. Comment un juge établit-il une présomption judiciaire ?

Il déduit un fait non directement prouvé d’un ou plusieurs faits établis.
Il demande à une partie de confirmer un fait par un serment.
Il tient pour établi un fait reconnu par une partie contre elle-même.
Il applique une règle légale qui dispense une partie de prouver le fait.

Il déduit un fait non directement prouvé d’un ou plusieurs faits établis.

Explication

La présomption judiciaire consiste pour le juge à déduire un fait qui n’est pas directement prouvé à partir d’un ou plusieurs faits établis. Une présomption légale est, elle, prévue par la loi et dispense son bénéficiaire de prouver directement le fait.

68. Pendant une instance, une partie reconnaît devant le juge un fait qui lui est défavorable. Quelle conséquence caractérise cet aveu judiciaire ?

Il s’impose au juge et ne peut être révoqué que pour erreur de fait.
Il constitue une présomption légale que l’adversaire peut toujours renverser.
Sa valeur probante dépend de l’appréciation du juge et il peut être révoqué librement.
Il complète les preuves insuffisantes à l’initiative du juge.

Il s’impose au juge et ne peut être révoqué que pour erreur de fait.

Explication

L’aveu judiciaire, fait en justice dans une procédure en cours, s’impose au juge et est irrévocable sauf erreur de fait. La valeur probante laissée à l’appréciation du juge caractérise plutôt l’aveu extrajudiciaire.

69. Une partie demande à son adversaire de prêter serment sur un fait litigieux, tandis que le juge propose un serment pour compléter des preuves insuffisantes. Comment distinguer ces deux serments ?

Le premier est décisoire et le second est déféré d’office.
Le premier est déféré d’office et le second est décisoire.
Les deux sont déférés d’office, car ils interviennent dans un procès.
Les deux sont décisoires, car ils concernent un fait litigieux.

Le premier est décisoire et le second est déféré d’office.

Explication

Le serment demandé par une partie à son adversaire est le serment décisoire, tandis que celui proposé par le juge pour compléter des preuves insuffisantes est déféré d’office. Le serment proposé par le juge n’est donc pas le serment décisoire.

70. Une partie produit une preuve obtenue par ruse. Quelle démarche le juge peut-il adopter au regard de l’exigence de loyauté ?

Il peut l’utiliser si l’adversaire n’a pas prêté serment sur le fait.
Il peut l’écarter parce qu’elle a été obtenue de manière déloyale.
Il doit l’accepter dès lors qu’elle établit un fait pertinent.
Il doit la transformer en présomption judiciaire avant de l’examiner.

Il peut l’écarter parce qu’elle a été obtenue de manière déloyale.

Explication

La preuve doit en principe être obtenue et produite loyalement, sans fraude, ruse ni stratagème, et le juge peut écarter une preuve déloyale. La seule pertinence du fait ne rend donc pas automatiquement admissible une preuve obtenue par ruse.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Introduction générale au droit.

Que signifie l’adage « il n’y a pas de société sans droit » ?

La vie en société nécessite des règles communes.

Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles régissant les rapports humains en société et pouvant s’imposer par la contrainte.

Que sont les droits subjectifs ?

Des pouvoirs reconnus aux personnes pour faire ou exiger quelque chose.

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