QCM : Introduction générale au droit (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose le droit objectif au droit subjectif ?

Le droit objectif exprime un idéal de justice, tandis que le droit subjectif décrit les conduites observées dans la société.
Le droit objectif désigne une prérogative individuelle, tandis que le droit subjectif regroupe les règles qui organisent la société.
Le droit objectif regroupe les règles qui organisent la société, tandis que le droit subjectif désigne une prérogative individuelle issue de ces règles.
Le droit objectif fixe les sanctions publiques, tandis que le droit subjectif rassemble les règles constitutionnelles.

Le droit objectif regroupe les règles qui organisent la société, tandis que le droit subjectif désigne une prérogative individuelle issue de ces règles.

Explication

Le droit objectif correspond à l’ensemble des règles d’organisation sociale, alors que le droit subjectif est une prérogative individuelle fondée sur ces règles. La réponse qui inverse les deux notions confond les règles générales avec les droits qu’elles confèrent à une personne.

2. Une société adopte des règles afin d’encadrer les relations entre ses membres et de favoriser une vie collective plus équilibrée. Quel rôle du droit cette situation illustre-t-elle ?

Le droit traduit des choix politiques par des règles constitutionnelles sans poursuivre d’objectif de justice.
Le droit organise les rapports sociaux et vise un idéal de justice ainsi qu’un meilleur équilibre collectif.
Le droit confère des prérogatives individuelles sans organiser les relations entre les membres de la société.
Le droit décrit les comportements sociaux existants sans chercher à influer sur la vie collective.

Le droit organise les rapports sociaux et vise un idéal de justice ainsi qu’un meilleur équilibre collectif.

Explication

Le droit organise les rapports sociaux et tend vers la justice ainsi qu’un meilleur équilibre de la vie collective. Le fait de simplement décrire les comportements observés ne correspond pas à cette fonction organisatrice et orientée vers un idéal.

3. Une règle prescrit la même conduite générale à tous et une autorité publique peut contraindre les personnes à la respecter. Quels caractères présente-t-elle ?

Elle est coercitive parce qu’elle prescrit une conduite générale et normative parce qu’une autorité publique peut intervenir.
Elle est descriptive parce qu’elle s’adresse à tous et constitutionnelle parce qu’une contrainte publique peut être appliquée.
Elle est normative par sa prescription générale et impersonnelle, et coercitive par la possibilité d’une contrainte publique.
Elle est impérative parce qu’elle vise tous les individus et supplétive parce qu’une autorité publique peut intervenir.

Elle est normative par sa prescription générale et impersonnelle, et coercitive par la possibilité d’une contrainte publique.

Explication

Le caractère normatif tient à la prescription d’une conduite générale et impersonnelle, tandis que le caractère coercitif renvoie à la possibilité d’une contrainte publique. La réponse qui attribue la prescription à la coercition et la contrainte à la normativité inverse ces deux notions.

4. Dans un contrat, une règle s’applique si les parties n’ont pas exprimé de volonté différente. De quel type de règle s’agit-il ?

D’une règle supplétive, qui intervient en l’absence d’une volonté exprimée autrement.
D’une règle normative, qui prescrit une conduite générale et impersonnelle.
D’une règle impérative, qui écarte toute volonté individuelle contraire.
D’une règle coercitive, dont le respect peut être assuré par une contrainte publique.

D’une règle supplétive, qui intervient en l’absence d’une volonté exprimée autrement.

Explication

Une règle supplétive complète la volonté des parties lorsqu’elles n’ont pas prévu une solution différente. Une règle impérative, à l’inverse, ne peut pas être écartée par leur volonté.

5. Qu’est-ce qui caractérise une règle religieuse par rapport à une règle juridique ?

Elle règle les rapports matériels et relève d’une décision judiciaire.
Elle poursuit une finalité spirituelle et relève d’une sanction interne.
Elle encadre les comportements sociaux et relève d’une sanction étatique.
Elle organise la vie collective et relève d’une contrainte publique.

Elle poursuit une finalité spirituelle et relève d’une sanction interne.

Explication

La règle religieuse vise une finalité spirituelle et sa sanction est interne à la religion. La contrainte publique caractérise plutôt la règle juridique, qui poursuit une finalité temporelle et matérielle.

6. À quelle conception du droit Grotius rattache-t-il le droit, en s’appuyant sur la nature humaine et la liberté ?

À une conception du droit naturel, qui fonde aussi la légitimité du pouvoir et le respect des traités.
À une conception sociologique, qui déduit le droit des pratiques répétées dans la société.
À une conception positiviste, qui fait dépendre le droit des normes instituées par l’État.
À une conception normativiste, qui étudie les normes en les séparant de toute idéologie politique.

À une conception du droit naturel, qui fonde aussi la légitimité du pouvoir et le respect des traités.

Explication

Grotius rattache le droit à la nature humaine et à la liberté, éléments qui relèvent des doctrines du droit naturel. Le positivisme, contrairement à cette approche, met l’accent sur les normes instituées par une autorité légitime.

7. Quelle fonction la dignité humaine remplit-elle dans la protection des personnes ?

Elle garantit que des situations équivalentes sont traitées selon des procédures identiques.
Elle impose le respect de chacun et protège l’être humain contre l’asservissement ou la dégradation.
Elle répartit les ressources collectives en fonction des besoins et des contributions de chacun.
Elle permet à l’État de limiter les libertés individuelles au nom de l’intérêt général.

Elle impose le respect de chacun et protège l’être humain contre l’asservissement ou la dégradation.

Explication

La dignité humaine exige un respect dû à toute personne et vise à la protéger contre l’asservissement et la dégradation. La répartition des ressources relève plutôt de la justice distributive, et non de la fonction propre de la dignité.

8. Dans quel ordre les principales divisions du droit distinguent-elles les relations publiques et privées, puis les ordres juridiques national et international ?

Le droit public concerne les relations impliquant une personne publique, le droit privé celles entre personnes privées ; le droit interne relève de l’ordre français, le droit international public des relations entre États et organisations internationales.
Le droit public concerne les relations entre personnes privées, le droit privé celles impliquant une personne publique ; le droit interne relève des relations entre États, le droit international public de l’ordre français.
Le droit public régit les relations entre États et organisations internationales, le droit privé celles entre personnes privées ; le droit interne concerne les personnes publiques, le droit international public l’ordre français.
Le droit public concerne les relations impliquant une personne publique, le droit privé celles entre personnes privées ; le droit interne régit les relations entre États, le droit international public l’ordre français.

Le droit public concerne les relations impliquant une personne publique, le droit privé celles entre personnes privées ; le droit interne relève de l’ordre français, le droit international public des relations entre États et organisations internationales.

Explication

La distinction public/privé dépend de la présence d’une personne publique, tandis que la distinction interne/international public oppose l’ordre juridique français aux relations entre États et organisations internationales. La dernière réponse conserve la première distinction, mais inverse les deux catégories relatives à l’ordre juridique.

9. En quoi la méthode d’exégèse diffère-t-elle de la libre recherche scientifique dans l’interprétation du droit ?

L’exégèse privilégie le sens littéral et l’intention législative, tandis que la libre recherche tient compte du but de la règle et des faits nouveaux.
L’exégèse expose les faits du litige, tandis que la libre recherche énonce la règle de droit applicable à ces faits.
L’exégèse adapte la règle aux faits nouveaux, tandis que la libre recherche s’en tient au sens littéral du texte législatif.
L’exégèse s’appuie sur l’analogie entre situations, tandis que la libre recherche déduit une solution de la formulation négative d’une règle.

L’exégèse privilégie le sens littéral et l’intention législative, tandis que la libre recherche tient compte du but de la règle et des faits nouveaux.

Explication

L’exégèse recherche l’intention du législateur en privilégiant l’interprétation littérale, alors que la libre recherche adapte l’interprétation au but de la règle et aux faits nouveaux. L’idée que la libre recherche s’en tient au sens littéral inverse les deux méthodes.

10. Quel contrôle permet à un juge, lors d’un litige, de vérifier qu’un texte réglementaire respecte les textes législatifs qui lui sont supérieurs ?

Le contrôle a priori de constitutionnalité de la loi
Le contrôle de conformité du traité international
Le contrôle a posteriori de constitutionnalité par QPC
Le contrôle de légalité du texte réglementaire

Le contrôle de légalité du texte réglementaire

Explication

Le contrôle de légalité permet au juge de vérifier, à l’occasion d’un litige, qu’un règlement respecte les normes législatives supérieures. Le contrôle a priori de constitutionnalité porte sur une loi avant son application, et non sur la conformité d’un règlement aux lois.

11. Quelle conséquence peut entraîner l’inflation législative liée à la complexification de la société ?

Une réduction du domaine de la loi au profit des décisions judiciaires
Une application uniforme des règlements européens dans les États membres
Un transfert du pouvoir de promulgation vers les autorités administratives
Une baisse de la qualité des textes et une fragilisation de la stabilité juridique

Une baisse de la qualité des textes et une fragilisation de la stabilité juridique

Explication

La multiplication des textes peut produire des règles mal rédigées ou obscures et nuire à la stabilité juridique. La réduction du domaine de la loi n’est pas présentée comme une conséquence de l’inflation législative.

Révisez avec les flashcards

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Que désigne le droit objectif ?

L’ensemble des règles qui organisent la vie en société.

Quel rôle le droit joue-t-il dans les rapports sociaux ?

Il tend vers un idéal de justice et un meilleur équilibre de la vie collective.

Qu’est-ce qui rend une règle de droit normative ?

Elle prescrit une conduite générale et impersonnelle.

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