QCM : Introduction générale au droit — 41 questions
Questions et réponses du QCM
1. Que désigne le droit objectif ?
Une demande d’indemnisation exercée par une victime contre un responsable
Une faculté personnelle de conclure un contrat selon ses intérêts
Une prérogative individuelle permettant d’exiger une prestation
L’ensemble des règles juridiques générales et impersonnelles qui organisent la société
L’ensemble des règles juridiques générales et impersonnelles qui organisent la société
Explication
Le droit objectif correspond aux règles générales et impersonnelles qui organisent la vie sociale et s’imposent aux membres de la société. Une prérogative ou une demande individuelle relève plutôt du droit subjectif.
2. Comment les articles 34 et 37 de la Constitution répartissent-ils les compétences entre la loi et le règlement ?
L’article 34 concerne les principes généraux du droit, tandis que l’article 37 règle le contrôle de constitutionnalité
L’article 34 organise les règlements d’exécution, tandis que l’article 37 encadre les règlements européens
L’article 34 définit le domaine de la loi, tandis que l’article 37 réserve un caractère réglementaire aux autres matières
L’article 34 définit le domaine du règlement, tandis que l’article 37 énumère les matières réservées à la loi
L’article 34 définit le domaine de la loi, tandis que l’article 37 réserve un caractère réglementaire aux autres matières
Explication
L’article 34 définit les matières relevant du domaine de la loi, tandis que l’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui n’en relèvent pas. Les règlements d’exécution et les principes généraux du droit correspondent à d’autres notions juridiques.
3. Selon quelle conception une règle de droit est-elle véritablement justifiée lorsqu'elle est conforme à un idéal supérieur de justice fondé sur des principes universels et immuables ?
La conception de la hiérarchie des normes
La conception du positivisme sociologique
La conception du positivisme juridique
La conception du droit naturel
La conception du droit naturel
Explication
Le droit naturel fonde la validité véritable d’une règle sur sa conformité à une justice supérieure et universelle. Le positivisme juridique s’intéresse plutôt aux règles effectivement établies, même lorsqu’elles peuvent être jugées injustes.
4. Quel domaine relève de l’organisation de la vie sociale par le droit ?
La transmission des croyances personnelles au sein de chaque famille
La gestion des relations familiales, des contrats et des comportements interdits
La sélection des préférences culturelles reconnues par les citoyens
La détermination des goûts artistiques considérés comme les plus légitimes
La gestion des relations familiales, des contrats et des comportements interdits
Explication
Le droit encadre notamment la famille, les contrats et les comportements interdits ainsi que leurs sanctions. Les goûts artistiques et les croyances personnelles ne constituent pas, en eux-mêmes, les domaines principaux visés ici.
5. Quelle affirmation distingue correctement le droit et la morale ?
Ils confèrent à toute exigence morale une force juridique dès qu’elle est largement admise
Ils peuvent partager des règles, mais la violation d’une règle morale n’entraîne pas nécessairement une sanction juridique
Ils reposent sur des règles entièrement différentes, de sorte qu’aucune obligation ne leur est commune
Ils imposent des sanctions de même nature dès qu’une règle morale ou juridique est méconnue
Ils peuvent partager des règles, mais la violation d’une règle morale n’entraîne pas nécessairement une sanction juridique
Explication
Le droit et la morale peuvent avoir des règles communes, mais leurs mécanismes de sanction ne se confondent pas. Le non-respect d’une exigence morale ne déclenche donc pas nécessairement une sanction juridique.
6. Laquelle des propositions décrit correctement les quatre fonctions de la règle de droit ?
Régler les procès, sanctionner les contrats, gérer les élections et protéger les frontières
Garantir les libertés économiques, supprimer les conflits, établir les budgets et nommer les juges
Définir les personnes, classer les biens, calculer les impôts et rédiger les actes
Organiser la société, imposer des comportements, encadrer les choix et exprimer des valeurs sociales
Organiser la société, imposer des comportements, encadrer les choix et exprimer des valeurs sociales
Explication
La règle de droit organise la vie sociale, impose certains comportements, encadre les choix possibles et traduit les valeurs de la société. Les autres propositions énumèrent des activités juridiques ou administratives qui ne correspondent pas à ces quatre fonctions.
7. Quel élément caractérise une règle de droit par rapport à une règle de courtoisie ?
Elle concerne exclusivement les relations familiales
Elle repose principalement sur une réprobation sociale
Elle peut être sanctionnée par l’autorité publique
Elle dépend de l’accord préalable des personnes concernées
Elle peut être sanctionnée par l’autorité publique
Explication
La règle de droit est obligatoire et peut être sanctionnée par l’autorité publique. Une règle de courtoisie entraîne généralement une réprobation sociale, sans relever du même pouvoir public de sanction.
8. Une règle qui protège les intérêts essentiels de la société et de l’État relève de quelle notion ?
La responsabilité civile
Le droit des biens
L’ordre public
La liberté contractuelle
L’ordre public
Explication
L’ordre public rassemble les règles et principes fondamentaux destinés à protéger les intérêts essentiels de la société et de l’État. La liberté contractuelle concerne la possibilité de convenir de certaines règles, tandis que les deux autres notions appartiennent à des domaines particuliers du droit privé.
9. Quel code napoléonien a été adopté en 1810 ?
Le Code d’instruction criminelle
Le Code pénal
Le Code de commerce
Le Code civil
Le Code pénal
Explication
Le Code pénal fait partie des principaux codes napoléoniens adoptés en 1810. Le Code civil date de 1804, le Code de commerce de 1807 et le Code d’instruction criminelle de 1812.
10. Comment le positivisme juridique examine-t-il une règle qui est effectivement établie mais considérée comme injuste ?
Il la considère dépourvue de caractère juridique en raison de son injustice
Il la soumet à un idéal universel avant de lui attribuer une validité
Il la reconnaît comme juridique en raison de son établissement effectif
Il la rattache aux réalités sociales avant d’évaluer sa force juridique
Il la reconnaît comme juridique en raison de son établissement effectif
Explication
Le positivisme juridique reconnaît comme juridique une règle effectivement posée et applicable, indépendamment de son appréciation morale. Le droit naturel, à l’inverse, confronte la règle à un idéal supérieur de justice.
11. Une personne conteste une décision prise par une administration : quel domaine juridique est principalement concerné ?
Le droit public, car il régit notamment les relations avec l’administration
Le droit privé, car toute contestation oppose nécessairement deux personnes
Le droit pénal, car toute décision administrative constitue une infraction potentielle
Le droit civil, car toute décision administrative crée une obligation contractuelle
Le droit public, car il régit notamment les relations avec l’administration
Explication
Le droit public régit notamment les rapports entre les particuliers et l’État ou l’administration, dans une logique d’intérêt général. Une contestation administrative n’est pas, par sa seule existence, un litige privé, civil ou pénal.
12. Une personne victime d’un dommage demande une indemnisation sur le fondement des règles de responsabilité : que représente cette demande ?
Une sanction pénale automatiquement prononcée par l’autorité publique
Une prérogative individuelle protégée par le droit objectif
Une coutume sociale dépourvue de protection juridique
Une règle générale du droit objectif qui s’impose à toute la société
Une prérogative individuelle protégée par le droit objectif
Explication
La victime exerce un droit subjectif, c’est-à-dire une prérogative individuelle lui permettant de demander une indemnisation, reconnue et protégée par le droit objectif. Les règles générales de responsabilité constituent, elles, une composante du droit objectif.
13. Dans un État de droit, quelle affirmation décrit correctement le pouvoir de sanction et de contrainte ?
Il est exercé par les associations privées selon leurs propres procédures
Il appartient à l’État, tandis que les particuliers ne peuvent normalement pas se faire justice eux-mêmes
Il appartient à chaque particulier qui estime avoir subi un préjudice
Il revient aux parties qui peuvent imposer directement leur sanction
Il appartient à l’État, tandis que les particuliers ne peuvent normalement pas se faire justice eux-mêmes
Explication
Dans un État de droit, l’État détient le pouvoir de sanction et de contrainte, et les particuliers ne peuvent normalement pas se faire justice eux-mêmes. Les autres réponses confondent l’exercice légal de la justice avec une réaction privée.
14. Quelle distinction caractérise une directive et un règlement de l’Union européenne ?
La directive concerne les juridictions nationales, tandis que le règlement s’adresse exclusivement aux institutions européennes
La directive est directement applicable dans tous ses éléments, tandis que le règlement laisse chaque État choisir ses moyens
La directive possède une valeur constitutionnelle, tandis que le règlement a une valeur comparable à celle d’une loi nationale
La directive fixe un objectif à atteindre, tandis que le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable
La directive fixe un objectif à atteindre, tandis que le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable
Explication
Une directive fixe un objectif que chaque État atteint en choisissant les moyens appropriés, tandis qu’un règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable. La confusion principale consiste à attribuer à la directive l’applicabilité directe caractéristique du règlement.
15. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?
Les lois ordinaires, les décrets et les arrêtés ministériels
Les décisions judiciaires, les usages et les contrats administratifs
La Constitution de 1958, la DDHC et la Charte de l’environnement
Les traités internationaux, les directives et les règlements européens
La Constitution de 1958, la DDHC et la Charte de l’environnement
Explication
Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la DDHC de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004, ainsi que d’autres textes et principes constitutionnels. Les traités et le droit de l’Union relèvent principalement du bloc de conventionnalité.
16. Que permet à une personne la question prioritaire de constitutionnalité au cours d’un procès ?
Demander l’annulation d’un règlement européen contraire à une directive
Faire vérifier la régularité d’un acte administratif au regard d’une loi
Contrôler la conformité d’un traité avant sa ratification par le Parlement
Contester une disposition législative qui porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
Contester une disposition législative qui porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
Explication
La QPC permet, au cours d’un procès, de contester une disposition législative qui porterait atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Elle porte sur la constitutionnalité d’une loi déjà entrée en vigueur, et non sur le contrôle ordinaire d’un acte administratif.
17. Quel type de rapports relève principalement du droit privé ?
Les rapports entre l’administration et les administrés visant l’intérêt général
Les relations entre un État et une organisation internationale publique
L’organisation des pouvoirs publics et la répartition de leurs compétences
Les rapports entre personnes privées visant principalement des intérêts individuels
Les rapports entre personnes privées visant principalement des intérêts individuels
Explication
Le droit privé régit les rapports entre personnes privées et vise principalement la satisfaction des intérêts individuels. Les autres situations relèvent plutôt du droit public, car elles mettent en jeu l’administration, les pouvoirs publics ou des acteurs publics.
18. Quel principe caractérise le droit français depuis la loi du 9 décembre 1905 ?
L’interdiction de toute manifestation religieuse dans l’espace public
La reconnaissance d’une religion officielle par les services publics
La laïcité et la neutralité de l’État à l’égard des religions
La soumission des usagers à une neutralité religieuse générale
La laïcité et la neutralité de l’État à l’égard des religions
Explication
Depuis la loi du 9 décembre 1905, le droit français repose sur la laïcité et la neutralité de l’État à l’égard des religions. Cette neutralité de l’État ne signifie pas que toute manifestation religieuse des particuliers est interdite.
19. Dans un système préventif, comment l’État intervient-il face aux comportements ?
Il laisse les comportements libres avant de fixer une réparation éventuelle
Il intervient après une violation pour rétablir la liberté de la personne
Il intervient avant le comportement pour contrôler ou empêcher ce qui n’est pas autorisé
Il intervient après le comportement pour sanctionner ce qui a causé un dommage
Il intervient avant le comportement pour contrôler ou empêcher ce qui n’est pas autorisé
Explication
Le système préventif repose sur l’idée que ce qui n’est pas autorisé est interdit et permet une intervention de l’État avant le comportement. L’intervention après une violation correspond plutôt à la logique répressive.
20. Pourquoi le droit civil est-il présenté comme le tronc commun du droit privé ?
Parce qu’il fixe les infractions et les peines applicables au nom de l’État
Parce qu’il couvre notamment les personnes, la famille, les biens, les contrats et la responsabilité civile
Parce qu’il organise principalement les pouvoirs publics et les relations avec l’administration
Parce qu’il règle principalement les échanges commerciaux entre professionnels
Parce qu’il couvre notamment les personnes, la famille, les biens, les contrats et la responsabilité civile
Explication
Le droit civil constitue le droit commun du droit privé et comprend notamment le droit des personnes, de la famille, des biens, des contrats et de la responsabilité civile. L’organisation des pouvoirs publics relève du droit constitutionnel, les infractions du droit pénal et les échanges professionnels peuvent relever du droit commercial.
21. Quelle décision a contribué à reconnaître une véritable valeur constitutionnelle au Préambule de la Constitution et aux textes auxquels il renvoie ?
La décision du 23 juillet 2008 sur la réforme constitutionnelle
La décision Blanco du Tribunal des conflits de 1873
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971
La décision Nicolo du Conseil d’État de 1989
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971
Explication
La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a contribué à donner une véritable valeur constitutionnelle au Préambule et aux textes auxquels il renvoie. La décision Nicolo concerne principalement le contrôle de conventionnalité des lois par le juge administratif.
22. Quelle description correspond à une codification à droit constant ?
Modifier chaque règle afin de réformer l’ensemble du droit
Remplacer les règles existantes par des principes entièrement nouveaux
Supprimer les règles anciennes devenues difficiles à interpréter
Rassembler les règles existantes sans modifier substantiellement leur contenu
Rassembler les règles existantes sans modifier substantiellement leur contenu
Explication
La codification à droit constant organise et rassemble les règles existantes sans en modifier substantiellement le contenu. Une codification réformatrice transforme au contraire les règles afin de faire évoluer le droit.
23. Quelle définition décrit le mieux le droit dans une société ?
Un ensemble de conseils moraux destinés à orienter les comportements individuels
Un ensemble de décisions politiques prises par les représentants de l’État
Un ensemble de règles destinées à organiser la vie sociale et pouvant être imposées par l’autorité publique
Un ensemble de règles sociales dont l’application dépend des habitudes collectives
Un ensemble de règles destinées à organiser la vie sociale et pouvant être imposées par l’autorité publique
Explication
Le droit regroupe des règles qui organisent la vie en société et dont le respect peut être imposé par l’autorité publique. Les habitudes sociales ou les conseils moraux ne disposent pas nécessairement de cette force d’imposition publique.
24. À quelles dates la QPC a-t-elle été créée puis rendue applicable ?
Créée le 1er mars 2010, elle est entrée en vigueur le 23 juillet 2008
Créée le 23 juillet 2008, elle est entrée en vigueur le 1er mars 2010
Créée le 16 juillet 1971, elle est entrée en vigueur le 4 octobre 1958
Créée le 4 octobre 1958, elle est entrée en vigueur le 16 juillet 1971
Créée le 23 juillet 2008, elle est entrée en vigueur le 1er mars 2010
Explication
La QPC a été créée par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et est entrée en vigueur le 1er mars 2010. La date de 1971 renvoie à la décision Liberté d’association, qui concerne la valeur constitutionnelle du Préambule.
25. Quelle situation illustre la différence entre une règle générale et une règle abstraite ?
La première concerne un cas individuel, tandis que la seconde désigne une personne déterminée
La première dépend d’un accord privé, tandis que la seconde impose une sanction publique
La première décrit une situation générale, tandis que la seconde vise une catégorie de personnes
La première vise une catégorie de personnes, tandis que la seconde décrit une situation générale
La première vise une catégorie de personnes, tandis que la seconde décrit une situation générale
Explication
Une règle générale s’adresse à une catégorie indéterminée de personnes, alors qu’une règle abstraite décrit une situation de manière générale. Ces deux caractères ne désignent donc ni un cas individuel ni l’origine de la sanction.
26. Dans un système répressif, que se passe-t-il lorsqu’un comportement n’est pas interdit ?
Il est considéré comme fautif dès qu’il n’a pas été expressément validé
Il est suspendu jusqu’à l’obtention d’une autorisation administrative
Il doit être approuvé par l’État avant d’être réalisé
Il est libre, une interdiction et une sanction pouvant intervenir en cas de violation
Il est libre, une interdiction et une sanction pouvant intervenir en cas de violation
Explication
Dans un système répressif, la liberté constitue la norme et la sanction intervient lorsqu’une interdiction est violée. L’exigence d’une autorisation préalable caractérise plutôt le système préventif.
27. Quelle contribution du droit romain explique principalement son influence sur le droit civil contemporain ?
La suppression des sanctions applicables aux obligations civiles
Le développement de concepts, de raisonnements et de mécanismes contractuels
La création des institutions parlementaires et du suffrage universel
L’unification des règles européennes relatives au commerce numérique
Le développement de concepts, de raisonnements et de mécanismes contractuels
Explication
Le droit romain a marqué le droit civil contemporain par ses concepts juridiques, ses raisonnements et ses mécanismes contractuels. Les autres réponses lui attribuent des transformations politiques ou technologiques étrangères à cette influence.
28. Dans la représentation classique de Kelsen, quel ordre présente correctement la descente de la hiérarchie des normes ?
Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, bloc de légalité, principes généraux du droit, règlements et décrets, actes administratifs
Principes généraux du droit, bloc de légalité, bloc de constitutionnalité, règlements et décrets, bloc de conventionnalité, actes administratifs
Bloc de légalité, bloc de constitutionnalité, principes généraux du droit, bloc de conventionnalité, actes administratifs, règlements et décrets
Bloc de conventionnalité, bloc de constitutionnalité, bloc de légalité, actes administratifs, règlements et décrets, principes généraux du droit
Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, bloc de légalité, principes généraux du droit, règlements et décrets, actes administratifs
Explication
La représentation classique descend du bloc de constitutionnalité au bloc de conventionnalité, puis au bloc de légalité, aux principes généraux du droit, aux règlements et décrets, et enfin aux actes administratifs. Les autres ordres inversent ou déplacent plusieurs niveaux de cette structure.
29. Quelle norme constitue le sommet de l’ordre juridique interne de la Ve République ?
Les lois organiques adoptées par le Parlement
Le droit de l’Union européenne applicable en France
Les conventions internationales régulièrement ratifiées
La Constitution du 4 octobre 1958
La Constitution du 4 octobre 1958
Explication
La Constitution du 4 octobre 1958 est la norme fondamentale de la Ve République et la norme suprême de l’ordre juridique interne. Les conventions internationales et le droit de l’Union européenne peuvent primer sur les lois, mais ils ne remplacent pas la Constitution au sommet de l’ordre interne.
30. Quel domaine ne figure pas parmi ceux que le Code d’Hammourabi rassemble notamment au XVIIIe siècle avant J.-C. ?
La propriété
La famille
La procédure administrative moderne
Les contrats
La procédure administrative moderne
Explication
Le Code d’Hammourabi traite notamment de la famille, des contrats et de la propriété, ainsi que des échanges et des sanctions. La procédure administrative moderne appartient à une construction juridique beaucoup plus récente.
31. À qui la loi du 15 mars 2004 interdit-elle le port ostensible de signes ou tenues manifestant une appartenance religieuse dans les établissements publics concernés ?
Aux usagers majeurs de tous les bâtiments administratifs
Aux agents de tous les services publics dans leurs fonctions
Aux enseignants des établissements privés sous contrat
Aux élèves des écoles, collèges et lycées publics
Aux élèves des écoles, collèges et lycées publics
Explication
La loi du 15 mars 2004 vise les élèves des écoles, collèges et lycées publics. L’obligation de neutralité religieuse des agents publics relève d’un régime distinct et ne constitue pas le champ personnel de cette loi.
32. Pourquoi le droit pénal est-il qualifié de branche mixte du droit ?
Parce que l’État exerce le pouvoir de punir et que l’infraction peut causer un dommage à une personne
Parce qu’il protège les biens publics tout en fixant les règles de fonctionnement administratif
Parce qu’il organise les institutions publiques tout en réglementant les contrats entre particuliers
Parce qu’il encadre les relations familiales tout en déterminant les conditions de succession
Parce que l’État exerce le pouvoir de punir et que l’infraction peut causer un dommage à une personne
Explication
Le droit pénal est mixte puisque la puissance publique exerce le pouvoir de punir, alors que l’infraction peut également léser une personne particulière. Les autres propositions associent des domaines qui ne caractérisent pas la dualité propre au droit pénal.
33. Deux parties souhaitent écarter par contrat une règle destinée à protéger les intérêts essentiels de la société : quelle solution est conforme à l’article 6 du Code civil ?
La convention s’applique dès lors que les deux parties l’ont signée librement
La convention s’applique si elle prévoit une indemnité suffisamment élevée
La convention est valable lorsque le juge estime le désaccord peu important
La convention est écartée si elle déroge à l’ordre public ou aux bonnes mœurs
La convention est écartée si elle déroge à l’ordre public ou aux bonnes mœurs
Explication
L’article 6 du Code civil interdit de déroger par convention aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs. Le consentement des parties ne suffit donc pas à rendre valable une clause contraire à ces exigences.
34. Deux parties souhaitent écarter une disposition légale en prévoyant une règle différente dans leur contrat ; de quel type de loi cette possibilité relève-t-elle ?
D’une règle abstraite
D’une loi impérative
D’une loi supplétive
D’une règle de courtoisie
D’une loi supplétive
Explication
Une loi supplétive s’applique lorsque les parties n’ont pas prévu de disposition différente, ce qui leur permet d’y déroger par contrat. Une loi impérative ne peut pas être écartée par leur volonté.
35. À quel auteur associe-t-on à la fois le positivisme juridique et la représentation pyramidale de la hiérarchie des normes ?
Montesquieu
Hans Kelsen
Jean-Jacques Rousseau
Émile Durkheim
Hans Kelsen
Explication
Hans Kelsen est associé au positivisme juridique ainsi qu’à la théorie de la hiérarchie des normes, souvent représentée sous forme de pyramide. Les autres auteurs proposés ne correspondent pas à cette attribution doctrinale.
36. Dans l’ordre judiciaire, quelle juridiction est le juge du droit ?
La Cour de cassation
Le tribunal administratif
La cour d’appel
Le tribunal judiciaire
La Cour de cassation
Explication
Dans l’ordre judiciaire, la Cour de cassation est le juge du droit, tandis que le tribunal judiciaire et la cour d’appel appartiennent aussi à cet ordre mais n’exercent pas cette fonction au même niveau. Le tribunal administratif relève de l’ordre administratif.
37. Quelle distinction décrit correctement le régime religieux de l’agent du service public et celui de l’usager ?
L’agent respecte la neutralité dans ses fonctions, tandis que l’usager conserve sa liberté religieuse sous conditions légales
L’agent exprime librement ses convictions, tandis que l’usager ne peut manifester aucune croyance
L’agent bénéficie d’une liberté religieuse sans restriction, tandis que l’usager doit respecter la neutralité du service
L’agent et l’usager sont soumis à la même neutralité religieuse pendant toute leur présence dans le service
L’agent respecte la neutralité dans ses fonctions, tandis que l’usager conserve sa liberté religieuse sous conditions légales
Explication
L’agent public doit respecter une obligation de neutralité religieuse dans l’exercice de ses fonctions, tandis que l’usager bénéficie en principe de la liberté religieuse. Cette liberté peut toutefois être limitée par la loi ou les nécessités du service.
38. Quelle succession chronologique associe correctement les événements liés à la Révolution française et au Code civil ?
Code civil en 1789, puis Assemblée nationale en 1804
Code civil en 1806, puis Assemblée nationale en 1810
Assemblée nationale en 1804, puis Code civil en 1806
Assemblée nationale en 1789, puis Code civil en 1804
Assemblée nationale en 1789, puis Code civil en 1804
Explication
Les représentants du tiers état se proclament Assemblée nationale le 17 juin 1789, tandis que le Code civil est adopté le 21 mars 1804. Les autres successions inversent les dates ou les associent à des événements différents.
39. Quel système juridique caractérise principalement le fonctionnement de la France ?
Un système principalement répressif fondé sur la liberté comme norme
Un système principalement coutumier fondé sur les traditions locales
Un système principalement préventif fondé sur l’autorisation préalable
Un système principalement arbitral fondé sur les décisions privées
Un système principalement répressif fondé sur la liberté comme norme
Explication
La France fonctionne principalement selon un système répressif, dans lequel la liberté est la norme et la sanction suit la violation d’une interdiction. Le système préventif repose au contraire sur un contrôle exercé avant le comportement.
40. Quelle affirmation décrit correctement le bloc de conventionnalité ?
Il regroupe principalement les traités, conventions internationales et normes de l’Union applicables en France
Il réunit les dispositions constitutionnelles et les textes auxquels le Préambule renvoie
Il comprend les principes jurisprudentiels placés entre la loi et les actes réglementaires
Il rassemble principalement les lois qui organisent les rapports entre les pouvoirs publics
Il regroupe principalement les traités, conventions internationales et normes de l’Union applicables en France
Explication
Le bloc de conventionnalité comprend principalement les traités, les conventions internationales et le droit de l’Union européenne applicables en France, certaines de ces normes pouvant être supérieures aux lois. Le regroupement des lois correspond plutôt au bloc de légalité, tandis que les dispositions constitutionnelles relèvent du bloc de constitutionnalité.
41. Que signifie la hiérarchie des normes dans l’ordre juridique ?
Une norme supérieure peut être écartée par un acte administratif plus récent
Les normes sont classées selon leur ancienneté plutôt que selon leur valeur juridique
Une norme inférieure doit respecter la norme supérieure qui possède une valeur plus élevée
Toutes les normes ont une force identique dès lors qu’elles sont régulièrement adoptées
Une norme inférieure doit respecter la norme supérieure qui possède une valeur plus élevée
Explication
La hiérarchie des normes classe les règles selon leur valeur et leur force, ce qui impose aux normes inférieures de respecter les normes supérieures. Elle ne repose donc ni sur l’égalité des normes ni sur leur seule ancienneté.
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Qu'est-ce que le droit organise dans la société ?
Le droit organise la vie en société par des règles.
Selon Rousseau, pourquoi les individus acceptent-ils le contrat social ?
Pour vivre ensemble sous des règles communes.
Quelle mission principale a l'État selon Jean-Jacques Rousseau ?
Protéger les citoyens et organiser la vie collective.