QCM : Introdcution et chap 1 — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées par l’autorité publique, comme les lois et les règlements ?

Le droit subjectif
Le droit objectif
La jurisprudence
L’équité judiciaire

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales établies et sanctionnées par l’autorité publique. Le droit subjectif correspond plutôt à une prérogative reconnue à une personne déterminée.

2. Une personne peut-elle exiger l’exécution d’une obligation en invoquant un droit subjectif ?

Oui, car il correspond aux décisions rendues par les tribunaux
Non, car il relève d’une autorité religieuse plutôt que publique
Oui, car il constitue une prérogative individuelle reconnue par le droit
Non, car il désigne une règle générale applicable à toute la société

Oui, car il constitue une prérogative individuelle reconnue par le droit

Explication

Le droit subjectif permet à une personne déterminée d’accomplir un acte, d’user d’une chose ou d’exiger l’exécution d’une obligation. Une règle générale applicable à tous relève du droit objectif.

3. Quel changement institutionnel est associé à l’année 1905 en France ?

La suppression de toute autorité publique en matière juridique
L’unification des règles morales et des règles de droit
La création d’une justice fondée sur les règles religieuses
La séparation de l’Église et de l’État au nom de la laïcité

La séparation de l’Église et de l’État au nom de la laïcité

Explication

Depuis 1905, la laïcité française repose sur la séparation de l’Église et de l’État. Cette séparation ne supprime pas l’autorité publique et ne soumet pas le droit aux règles religieuses.

4. Quelle distinction caractérise le mieux la morale et le droit ?

La morale et le droit proviennent d’une même autorité et reçoivent des sanctions comparables
La morale vient de l’autorité publique, tandis que le droit vient principalement de la conscience individuelle
La morale règle les rapports sociaux, tandis que le droit recherche surtout la perfection personnelle
La morale vient de la conscience individuelle, tandis que le droit vient de l’autorité publique

La morale vient de la conscience individuelle, tandis que le droit vient de l’autorité publique

Explication

La morale vise la perfection de l’individu et provient de sa conscience, alors que le droit organise la société sous l’autorité publique. La culpabilité et le remords caractérisent davantage la sanction morale que la sanction juridique.

5. Quelle forme de justice vise à attribuer à chacun une part égale ?

La justice commutative
La justice distributive
La justice administrative
La justice réparatrice

La justice commutative

Explication

La justice commutative recherche l’égalité des parts entre les personnes. La justice distributive concerne plutôt la répartition des richesses selon une adaptation aux situations.

6. Dans quelle situation y a-t-il abus de droit ?

Lorsqu’un droit est détourné de sa finalité ou utilisé pour nuire
Lorsqu’un juge applique une règle juridique à un litige entre deux personnes
Lorsqu’une personne renonce à exercer un droit reconnu par la loi
Lorsqu’un droit est exercé conformément à sa finalité et dans un intérêt légitime

Lorsqu’un droit est détourné de sa finalité ou utilisé pour nuire

Explication

L’abus de droit apparaît lorsqu’un droit est utilisé contre sa finalité ou dans une intention nuisible. L’exercice normal d’un droit reste protégé et ne constitue pas, en lui-même, un abus.

7. Quelle proposition distingue correctement le droit positif et l’équité ?

Le droit positif repose sur l’intime conviction du juge, tandis que l’équité rassemble les règles applicables à un moment donné
Le droit positif varie selon la mission confiée au juge, tandis que l’équité désigne les lois applicables à toute époque
Le droit positif concerne les règles morales, tandis que l’équité correspond aux sanctions prononcées par l’autorité publique
Le droit positif est applicable à un moment donné, tandis que l’équité peut guider exceptionnellement le juge comme amiable compositeur

Le droit positif est applicable à un moment donné, tandis que l’équité peut guider exceptionnellement le juge comme amiable compositeur

Explication

Le droit positif désigne le droit en vigueur à un instant donné, tandis que l’équité peut exceptionnellement permettre au juge de trancher selon son intime conviction lorsque les parties lui confient cette mission. L’équité ne remplace donc pas la définition du droit applicable.

8. Quelle distinction caractérise les lois impératives et les lois supplétives ?

La loi impérative est temporaire, tandis que la loi supplétive possède une portée constitutionnelle.
La loi impérative s’impose aux parties, tandis que la loi supplétive peut être écartée par convention.
La loi impérative dépend d’un accord, tandis que la loi supplétive s’impose à toutes les parties.
La loi impérative concerne les contrats, tandis que la loi supplétive concerne les sanctions pénales.

La loi impérative s’impose aux parties, tandis que la loi supplétive peut être écartée par convention.

Explication

Une loi impérative relève de l’ordre public et ne peut pas être écartée par un accord, alors qu’une loi supplétive s’applique lorsque les parties n’ont rien prévu de différent. Confondre ces deux catégories revient à attribuer à la loi supplétive le caractère contraignant propre à la loi impérative.

9. Pourquoi la règle de droit est-elle qualifiée de générale et impersonnelle ?

Elle vise un groupe indéterminé ou une catégorie déterminée plutôt qu’une personne particulière.
Elle s’applique à une personne désignée en fonction d’une situation individuelle précise.
Elle concerne un comportement exceptionnel choisi par une autorité pour un destinataire identifié.
Elle repose sur une décision administrative adoptée pour régler un cas concret.

Elle vise un groupe indéterminé ou une catégorie déterminée plutôt qu’une personne particulière.

Explication

La règle de droit s’adresse à un ensemble indéterminé de personnes ou à une catégorie définie, ce qui lui confère son caractère général et impersonnel. Une mesure visant une personne ou une situation particulière correspond au contraire à une mesure individuelle.

10. Quelle conception du droit correspond au droit naturel ?

Des décisions administratives applicables après leur publication par une autorité compétente.
Des principes non écrits, universels et immuables qui s’imposent au-dessus du droit positif.
Des règles valables parce qu’elles ont été adoptées par l’État selon une procédure reconnue.
Des normes établies par les tribunaux en fonction des intérêts économiques dominants.

Des principes non écrits, universels et immuables qui s’imposent au-dessus du droit positif.

Explication

Le droit naturel repose sur des principes supérieurs au droit positif, réputés universels et immuables, comme l’interdiction de tuer. La référence à la procédure étatique décrit plutôt le positivisme juridique.

11. Sur quoi le positivisme juridique fonde-t-il principalement l’autorité du droit ?

Sur la conscience collective et les valeurs morales propres à chaque groupe social.
Sur l’État, les hommes, la procédure d’adoption et la hiérarchie des normes.
Sur des règles non écrites qui demeurent valables indépendamment de toute institution.
Sur des principes universels considérés comme supérieurs aux décisions de l’État.

Sur l’État, les hommes, la procédure d’adoption et la hiérarchie des normes.

Explication

Le positivisme juridique considère que l’autorité du droit positif vient des hommes et de l’État, dans le respect d’une procédure et d’une hiérarchie des normes. L’idée d’un ordre supérieur et indépendant de l’État relève plutôt du droit naturel.

12. Quel domaine relève principalement du droit privé ?

Les règles qui fixent les compétences des pouvoirs publics et leur fonctionnement institutionnel.
Les règles qui organisent les relations entre particuliers et protègent leurs intérêts individuels.
Les règles qui déterminent les relations entre une administration et les citoyens dans l’intérêt général.
Les règles qui structurent les institutions de l’État et orientent l’action administrative.

Les règles qui organisent les relations entre particuliers et protègent leurs intérêts individuels.

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre particuliers et protège les intérêts individuels. L’organisation de l’État et les relations administratives relèvent plutôt du droit public.

13. Pourquoi le droit pénal et le droit du travail sont-ils qualifiés de droits mixtes ?

Ils concernent principalement l’organisation constitutionnelle et administrative de l’État.
Ils réunissent des normes dépourvues de sanction et des usages professionnels facultatifs.
Ils associent des éléments relevant à la fois du droit privé et du droit public.
Ils regroupent des règles exclusivement consacrées aux relations entre particuliers.

Ils associent des éléments relevant à la fois du droit privé et du droit public.

Explication

Le droit pénal et le droit du travail sont dits mixtes parce qu’ils comportent simultanément des aspects de droit privé et de droit public. Ils ne se limitent donc ni aux relations entre particuliers ni à l’organisation administrative de l’État.

14. Quel énoncé décrit correctement la place de la Constitution de la Ve République dans l’ordre juridique français ?

Elle concerne surtout l’administration publique et ne contient pas de garanties relatives aux droits des citoyens.
Elle possède une valeur inférieure aux lois, qui peuvent en modifier librement les principes essentiels.
Elle fixe principalement les règles des relations internationales sans organiser le fonctionnement des institutions nationales.
Elle constitue la source suprême du droit et organise les institutions tout en protégeant les droits des citoyens.

Elle constitue la source suprême du droit et organise les institutions tout en protégeant les droits des citoyens.

Explication

Adoptée en 1958, la Constitution est la norme suprême du droit français et remplit à la fois une fonction institutionnelle et protectrice. L’idée selon laquelle la loi pourrait lui être supérieure inverse la hiérarchie des normes.

15. Dans quelle situation un traité international peut-il avoir une autorité supérieure à la loi en droit français ?

Lorsqu’il a été régulièrement ratifié et publié, sous réserve de réciprocité, sauf pour les traités relatifs aux droits de l’Homme.
Lorsqu’il est approuvé par une juridiction nationale, même si l’autre partie ne l’applique pas.
Lorsqu’il est adopté par une organisation internationale, indépendamment de sa ratification par la France.
Lorsqu’il a été signé par le gouvernement, même sans ratification ni publication au Journal officiel.

Lorsqu’il a été régulièrement ratifié et publié, sous réserve de réciprocité, sauf pour les traités relatifs aux droits de l’Homme.

Explication

L’article 55 exige la ratification et la publication du traité, ainsi que la réciprocité lorsque cette condition s’applique, pour lui reconnaître une autorité supérieure à la loi. Un accord simplement signé ou non publié ne bénéficie pas de cette primauté.

16. Quelle distinction caractérise correctement le droit primaire et le droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire comprend les traités constitutifs, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions de l’Union.
Le droit primaire concerne les politiques nationales, tandis que le droit dérivé fixe les règles générales de l’ordre international.
Le droit primaire est produit par les juridictions européennes, tandis que le droit dérivé provient des traités d’adhésion.
Le droit primaire regroupe les règlements, tandis que le droit dérivé rassemble les constitutions nationales des États membres.

Le droit primaire comprend les traités constitutifs, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions de l’Union.

Explication

Le droit primaire repose notamment sur les traités fondateurs, d’adhésion et de modification des traités originaires. Le droit dérivé correspond aux actes adoptés par les institutions européennes, ce qui le distingue des textes qui fondent l’Union.

17. Comment un règlement européen se distingue-t-il d’une directive européenne ?

Le règlement fixe un objectif général à transposer, tandis que la directive s’applique directement à tous les particuliers.
Le règlement nécessite une loi nationale d’application, tandis que la directive produit immédiatement tous ses effets internes.
Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe un objectif à transposer en droit interne.
Le règlement constitue une recommandation souple, tandis que la directive impose une règle identique sans intervention nationale.

Le règlement est obligatoire et directement applicable, tandis que la directive fixe un objectif à transposer en droit interne.

Explication

Le règlement a une portée générale, est obligatoire et s’applique directement dans les États membres. La directive lie les États quant au résultat à atteindre et nécessite une transposition en droit interne, contrairement à l’affirmation selon laquelle elle s’appliquerait immédiatement.

18. Quel événement et quel domaine de protection correspondent à la Convention européenne des droits de l’Homme ?

Adoptée en 1949, elle organise principalement le fonctionnement économique et institutionnel de l’Union européenne.
Signée en 1950, elle protège notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture et plusieurs libertés fondamentales.
Signée en 1957, elle garantit principalement la libre circulation des marchandises et la politique commerciale commune.
Adoptée en 2000, elle encadre surtout les relations entre les parlements nationaux et les institutions européennes.

Signée en 1950, elle protège notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture et plusieurs libertés fondamentales.

Explication

La Convention européenne des droits de l’Homme a été signée en 1950 et protège des droits civils et politiques, dont le droit à la vie et l’interdiction de la torture. Les règles relatives à l’organisation économique de l’Union relèvent d’un autre ordre juridique.

19. Quelle a été la conclusion de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt Mazurek c. France du 1er février 2000 ?

La limitation des droits de l’enfant adultérin était justifiée par la liberté des États de régler leurs successions.
La réduction de moitié des droits successoraux d’un enfant adultérin en raison de sa naissance était discriminatoire.
La distinction successorale reposait sur le comportement de l’enfant et ne concernait pas sa naissance.
La différence successorale entre enfants nés dans et hors mariage constituait une mesure nécessaire de protection de la famille.

La réduction de moitié des droits successoraux d’un enfant adultérin en raison de sa naissance était discriminatoire.

Explication

Dans l’arrêt Mazurek, la Cour européenne des droits de l’homme a considéré que cette différence de traitement fondée sur la naissance était discriminatoire. La protection de la famille traditionnelle ne suffisait pas à justifier une réduction aussi importante des droits successoraux.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées par l'autorité publique.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

Une prérogative individuelle reconnue et sanctionnée par le droit objectif.

Que désigne la jurisprudence ?

Les solutions données par les juges.

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