QCM : Justice civile et pénale — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure caractérise la Grande Ordonnance édictée par Louis IX en 1254 ?

Elle instaure la séparation constitutionnelle des pouvoirs et crée une juridiction administrative
Elle consacre la justice déléguée et transforme le Tribunal de cassation en Cour de cassation
Elle moralise l’administration et renforce la justice royale par des garanties procédurales
Elle remplace les parlements par des cours d’appel et supprime la justice seigneuriale

Elle moralise l’administration et renforce la justice royale par des garanties procédurales

Explication

La Grande Ordonnance de 1254 vise à moraliser l’administration et prévoit notamment la présomption d’innocence, la fin des duels judiciaires et le recours à des juristes. La séparation des pouvoirs et les institutions citées dans les autres réponses appartiennent à des périodes ultérieures.

2. Que proclame l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

Une société sans juge administratif ni cour d’appel ne peut garantir les libertés publiques
Une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution
Une société sans égalité économique ni propriété collective ne peut être organisée juridiquement
Une société sans parlement héréditaire ni justice royale ne possède pas d’ordre constitutionnel

Une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution

Explication

L’article 16 lie l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. Les autres réponses ajoutent des conditions qui ne correspondent pas à cette formulation constitutionnelle.

3. Quelle évolution institutionnelle distingue le Tribunal de cassation de la Cour de cassation ?

Le Tribunal de cassation est créé en 1790, puis la Cour de cassation lui succède en 1804
Le Tribunal de cassation est créé en 1799, puis la Cour de cassation lui succède en 1815
Le Tribunal de cassation est créé en 1804, puis la Cour de cassation lui succède en 1872
Le Tribunal de cassation est créé en 1789, puis la Cour de cassation lui succède en 1790

Le Tribunal de cassation est créé en 1790, puis la Cour de cassation lui succède en 1804

Explication

Le Tribunal de cassation appartient à la période révolutionnaire, puisqu’il est créé en 1790, tandis que l’appellation Cour de cassation désigne l’institution depuis 1804. La cour d’appel est également créée en 1804, mais elle ne constitue pas la transformation du Tribunal de cassation.

4. Quelle transformation s’est produite entre la justice administrative de 1790 et celle issue de la loi du 24 mai 1872 ?

La justice administrative a été confiée aux parlements avant d’être remise à l’État
La justice administrative a été fusionnée avec la justice judiciaire puis rétablie
La justice administrative est passée de la justice retenue à la justice déléguée
La justice administrative est passée de la justice déléguée à la justice retenue

La justice administrative est passée de la justice retenue à la justice déléguée

Explication

La séparation du judiciaire et de l’administratif intervient en 1790, puis la loi du 24 mai 1872 fait passer la justice administrative de la justice retenue à la justice déléguée. Les autres réponses inversent cette évolution ou décrivent des transformations non établies.

5. Que signifie le principe d’unicité de la Justice ?

Les juridictions judiciaires et administratives rendent toutes leurs décisions au nom des particuliers
L’État détient le monopole de la justice et les décisions sont rendues en son nom
Les parties confient leur litige à un arbitre privé qui rend une décision en leur nom
Les magistrats disposent d’un pouvoir personnel de juger indépendant de toute autorité publique

L’État détient le monopole de la justice et les décisions sont rendues en son nom

Explication

L’unicité de la Justice signifie que l’État conserve le monopole de la justice et que les décisions sont rendues en son nom. L’arbitrage constitue au contraire une forme de justice privée, même si sa décision peut produire des effets juridiques.

6. Quelle affirmation décrit correctement la gratuité de l’accès à la justice consacrée par la loi du 30 décembre 1977 ?

Elle facilite l’accès au juge tout en laissant subsister certains frais de procédure
Elle supprime les dépens, les frais irrépétibles et les droits fixes liés aux procédures
Elle impose aux parties de régler directement la rémunération de chaque magistrat saisi
Elle réserve la gratuité aux affaires pénales et exclut les litiges entre personnes privées

Elle facilite l’accès au juge tout en laissant subsister certains frais de procédure

Explication

La loi de 1977 consacre la gratuité de l’accès à la justice, mais certains dépens, frais irrépétibles et droits fixes de procédure peuvent subsister. Cette gratuité ne signifie donc pas une absence totale de coûts judiciaires.

7. Dans quelle situation la collégialité se distingue-t-elle du juge unique ?

Un arbitre privé tranche un litige, tandis qu’un tribunal public applique la loi
Une juridiction réexamine un jugement, tandis qu’une autre rend la première décision
Plusieurs magistrats confrontent leurs avis, tandis qu’un juge unique statue seul
Un magistrat protège son indépendance, tandis qu’un autre vérifie l’impartialité de la décision

Plusieurs magistrats confrontent leurs avis, tandis qu’un juge unique statue seul

Explication

La collégialité repose sur la délibération de plusieurs magistrats, alors que le juge unique statue seul. Une affaire complexe peut toutefois être confiée à une formation collégiale, ce qui ne change pas la distinction de principe.

8. Quel mécanisme met en œuvre le double degré de juridiction ?

Faire examiner une décision par les mêmes magistrats après une nouvelle délibération
Demander à une autre juridiction le réexamen d’une décision, notamment par l’appel
Confier le litige à un arbitre privé afin d’éviter l’intervention d’une juridiction publique
Demander au magistrat de modifier son jugement sans saisir une juridiction différente

Demander à une autre juridiction le réexamen d’une décision, notamment par l’appel

Explication

Le double degré de juridiction permet de faire réexaminer une décision par une autre juridiction, notamment au moyen de l’appel. Une nouvelle délibération par les mêmes magistrats ne correspond pas à un second degré de juridiction.

9. Quel a été l’un des effets quantitatifs de la réforme judiciaire mise en œuvre jusqu’en 2011 ?

Le nombre d’implantations judiciaires est passé de 819 à 1 206, avec 24 cours d’appel créées
Le nombre d’implantations judiciaires est passé de 1 206 à 819, avec 36 cours d’appel maintenues
Le nombre d’implantations judiciaires est passé de 819 à 1 206, avec 36 cours d’appel supprimées
Le nombre d’implantations judiciaires est passé de 1 206 à 819, avec 24 cours d’appel maintenues

Le nombre d’implantations judiciaires est passé de 1 206 à 819, avec 36 cours d’appel maintenues

Explication

La réforme réduit le nombre d’implantations judiciaires de 1 206 à 819 et laisse 36 cours d’appel sur le territoire. Les autres réponses inversent les chiffres ou modifient le nombre de cours d’appel concernées.

10. Comment le Code de l’organisation judiciaire distingue-t-il ses deux parties principales ?

Les articles en L concernent les juridictions administratives, tandis que les articles en R concernent les juridictions arbitrales
Les articles en L appartiennent à la partie législative, tandis que les articles en R appartiennent à la partie réglementaire
Les articles en L exposent la jurisprudence, tandis que les articles en R regroupent les conventions internationales
Les articles en L appartiennent à la partie réglementaire, tandis que les articles en R appartiennent à la partie législative

Les articles en L appartiennent à la partie législative, tandis que les articles en R appartiennent à la partie réglementaire

Explication

Le Code de l’organisation judiciaire regroupe les règles de l’ordre judiciaire et distingue une partie législative en articles L d’une partie réglementaire en articles R. Les lettres ne renvoient donc ni à la jurisprudence ni à une séparation entre juridictions.

11. Quel est le rôle du Conseil supérieur de la magistrature ?

Il organise les juridictions administratives et nomme leurs membres selon une formation unique
Il contrôle la constitutionnalité des lois et remplace les cours d’appel dans les litiges complexes
Il dirige les juridictions judiciaires et répartit les affaires entre les magistrats du siège et du parquet
Il assiste le chef de l’État dans la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire et comprend deux formations

Il assiste le chef de l’État dans la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire et comprend deux formations

Explication

Le Conseil supérieur de la magistrature assiste le chef de l’État dans la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire et comprend une formation pour le siège ainsi qu’une autre pour le parquet. Il ne dirige pas l’ensemble des juridictions et ne contrôle pas la constitutionnalité des lois.

12. Quelle juridiction est née le 1er janvier 2020 de la fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance ?

La cour d’appel
Le tribunal de commerce
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal judiciaire

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire résulte de la fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance au 1er janvier 2020. Le tribunal de commerce n’a pas été intégré à cette fusion et demeure une juridiction autonome.

13. Quel acteur dirige les services de greffe et les autres personnels du tribunal ?

Le directeur de greffe
Le premier président de la cour d’appel
Le président du tribunal
Le procureur de la République

Le directeur de greffe

Explication

Le directeur de greffe dirige les services de greffe ainsi que les autres personnels du tribunal. Le président dirige les juges, tandis que le procureur dirige les procureurs et les substituts.

14. Quelle distinction caractérise les magistrats du siège et les magistrats du parquet ?

Les magistrats du siège exercent l’action publique, tandis que ceux du parquet rendent les décisions en toute indépendance
Les magistrats du siège dirigent le greffe, tandis que ceux du parquet assurent la défense des justiciables
Les magistrats du siège sont hiérarchisés, tandis que ceux du parquet bénéficient de l’inamovibilité
Les magistrats du siège rendent les décisions et sont indépendants, tandis que ceux du parquet exercent l’action publique dans une hiérarchie

Les magistrats du siège rendent les décisions et sont indépendants, tandis que ceux du parquet exercent l’action publique dans une hiérarchie

Explication

Les magistrats du siège jugent de manière indépendante et sont inamovibles, alors que les magistrats du parquet exercent l’action publique dans une organisation hiérarchisée. La direction du greffe et la défense des justiciables relèvent d’autres fonctions.

15. Quelle fonction définit principalement un officier public ?

Représenter les justiciables devant les juridictions civiles et pénales
Conférer au nom de l’État l’authenticité aux actes relevant de sa compétence
Rechercher bénévolement un accord entre des parties en conflit
Diriger les services administratifs d’un tribunal judiciaire

Conférer au nom de l’État l’authenticité aux actes relevant de sa compétence

Explication

L’officier public est délégataire de la puissance publique et authentifie certains actes au nom de l’État. La représentation en justice appartient notamment à l’avocat, tandis que la conciliation et la direction administrative correspondent à d’autres fonctions.

16. Dans une procédure, quelle différence oppose l’assistance à la représentation par l’avocat ?

L’assistance concerne la rédaction des actes, tandis que la représentation consiste à rechercher un accord amiable
L’assistance relève du parquet, tandis que la représentation appartient aux magistrats du siège
L’assistance permet à l’avocat d’agir à la place du justiciable, tandis que la représentation consiste à le conseiller
L’assistance aide le justiciable sans le remplacer, tandis que la représentation permet à l’avocat d’agir à sa place

L’assistance aide le justiciable sans le remplacer, tandis que la représentation permet à l’avocat d’agir à sa place

Explication

L’assistance consiste à accompagner et conseiller le justiciable sans le remplacer, tandis que la représentation autorise l’avocat à le remplacer dans la procédure. Les autres propositions confondent ces rôles avec ceux du parquet, des magistrats ou du règlement amiable.

17. Quelle différence distingue le conciliateur de justice du médiateur de justice ?

Le conciliateur exerce une fonction juridictionnelle, tandis que le médiateur dirige une procédure pénale
Le conciliateur est rémunéré par les parties, tandis que le médiateur intervient bénévolement dans le litige
Le conciliateur représente une partie, tandis que le médiateur rend une décision obligatoire pour les parties
Le conciliateur intervient bénévolement, tandis que le médiateur est rémunéré et agit comme intermédiaire impartial

Le conciliateur intervient bénévolement, tandis que le médiateur est rémunéré et agit comme intermédiaire impartial

Explication

Le conciliateur de justice intervient bénévolement pour rechercher un accord amiable, tandis que le médiateur est rémunéré et joue un rôle d’intermédiaire impartial, neutre et objectif. Ni l’un ni l’autre ne tranche le litige comme un juge ni ne représente une partie.

18. Quelle différence de statut et d’implantation distingue principalement la gendarmerie nationale de la police nationale ?

La gendarmerie exerce principalement dans les tribunaux, tandis que la police intervient dans les établissements pénitentiaires
La gendarmerie dépend des collectivités territoriales, tandis que la police relève des juridictions judiciaires
La gendarmerie est composée de fonctionnaires civils en ville, tandis que la police possède un statut militaire en zone rurale
La gendarmerie a un statut militaire et intervient surtout en zones rurales, tandis que la police est civile et surtout urbaine

La gendarmerie a un statut militaire et intervient surtout en zones rurales, tandis que la police est civile et surtout urbaine

Explication

La gendarmerie nationale est un corps militaire principalement présent dans les zones rurales, alors que la police nationale regroupe des fonctionnaires civils intervenant surtout dans les zones urbaines. Les deux autres propositions attribuent à ces forces des missions ou des rattachements institutionnels inexacts.

19. Quelles personnes sont principalement accueillies dans une maison d’arrêt ?

Les personnes acquittées qui attendent leur réintégration dans la vie professionnelle
Les condamnés à de longues peines nécessitant un régime de sécurité particulièrement renforcé
Les condamnés bénéficiant d’un aménagement de peine exécuté dans un établissement ouvert
Les personnes en attente de jugement ou d’appel et celles condamnées à une peine inférieure ou égale à 2 ans

Les personnes en attente de jugement ou d’appel et celles condamnées à une peine inférieure ou égale à 2 ans

Explication

La maison d’arrêt accueille les personnes prévenues, en attente de jugement ou d’appel, ainsi que les personnes condamnées à une peine inférieure ou égale à deux ans. Les condamnés à de longues peines relèvent plutôt des centres de détention ou des maisons centrales selon le niveau de sécurité requis.

20. Que permet au juge civil le principe dispositif prévu par les articles 4 et 5 du Code de procédure civile ?

Modifier les demandes pour résoudre le litige
Statuer sur les prétentions présentées par les parties
Ajouter d’office des prétentions absentes du débat
Écarter les demandes lorsque le procès devient complexe

Statuer sur les prétentions présentées par les parties

Explication

Le principe dispositif oblige le juge civil à statuer dans les limites des prétentions soumises par les parties. Il ne peut pas étendre de sa propre initiative l’objet du litige en ajoutant des demandes nouvelles.

21. Une demande civile portant sur une somme de 4 800 euros est jugée par le tribunal judiciaire : selon quelle règle le jugement est-il rendu ?

En premier ressort, avec un appel ouvert aux parties
En dernier ressort, avec un pourvoi en cassation possible
Par une formation spécialisée, sans recours ultérieur
En dernier ressort, sans possibilité de recours juridictionnel

En dernier ressort, avec un pourvoi en cassation possible

Explication

Lorsque la demande est inférieure ou égale à 5 000 euros, le tribunal judiciaire statue en dernier ressort. Cette règle n’empêche pas l’exercice éventuel d’un pourvoi en cassation.

22. Quelle situation justifie principalement le recours à une procédure de référé ?

Faire constater l’accord conclu entre les parties au procès
Obtenir rapidement une mesure provisoire face à un trouble illicite
Organiser la mise en état avant une audience de plaidoirie
Faire trancher définitivement toutes les prétentions du litige

Obtenir rapidement une mesure provisoire face à un trouble illicite

Explication

Le référé est adapté à l’urgence, notamment pour prévenir un dommage ou faire cesser un trouble illicite au moyen d’une mesure provisoire. Il ne tranche pas définitivement le litige comme un jugement rendu au fond.

23. Quelle évolution concerne l’instruction des affaires civiles depuis le décret du 18 juillet 2025 ?

La plaidoirie devient le principe et l’instruction préparatoire l’exception
L’instruction judiciaire devient le principe et l’instruction conventionnelle l’exception
La médiation devient le principe et le jugement judiciaire l’exception
L’instruction conventionnelle devient le principe et l’instruction judiciaire l’exception

L’instruction conventionnelle devient le principe et l’instruction judiciaire l’exception

Explication

Depuis ce décret, les parties sont en principe appelées à organiser conventionnellement l’instruction de l’affaire. L’intervention du juge dans cette instruction devient l’exception.

24. Quel type de litiges relève principalement de la compétence du tribunal judiciaire ?

Les contestations administratives opposant un particulier à l’État
Les litiges entre personnes privées, notamment en matière de loyers et de successions
Les différends commerciaux réservés aux juridictions consulaires
Les infractions pénales commises par des personnes physiques ou morales

Les litiges entre personnes privées, notamment en matière de loyers et de successions

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun et connaît notamment des litiges privés relatifs aux loyers, à la consommation, aux assurances ou aux successions. Les infractions pénales et les litiges administratifs relèvent d’autres ordres de juridiction.

25. Quelle différence caractérise la procédure écrite ordinaire par rapport au référé ?

Elle exclut les échanges écrits avant l’audience de plaidoirie
Elle comprend une mise en état et repose sur les conclusions écrites des avocats
Elle permet une décision immédiate fondée sur des mesures provisoires
Elle impose au juge de statuer sans examiner les prétentions des parties

Elle comprend une mise en état et repose sur les conclusions écrites des avocats

Explication

La procédure écrite ordinaire prépare le dossier au moyen de la mise en état, puis le juge statue à partir des conclusions écrites. Le référé répond plutôt à l’urgence par des mesures provisoires rendues rapidement.

26. Dans quelles conditions le juge des référés peut-il ordonner rapidement une mesure ?

Après avoir écarté les observations de la partie contre laquelle la mesure est demandée
Après avoir obtenu l’accord préalable du juge chargé de la mise en état
Après avoir respecté le débat contradictoire pour prévenir un dommage ou cesser un trouble
Après avoir tranché définitivement le fond de toutes les demandes du procès

Après avoir respecté le débat contradictoire pour prévenir un dommage ou cesser un trouble

Explication

Le juge des référés peut agir rapidement tout en respectant le débat contradictoire, afin de prévenir un dommage ou de faire cesser un trouble illicite. La mesure demeure provisoire et peut être complétée par des mesures conservatoires.

27. Quelle mission appartient au juge de l’exécution ?

Préparer les affaires civiles avant la plaidoirie des avocats
Statuer sur les infractions commises pendant une mesure d’exécution
Juger les divorces au sein d’une formation collégiale familiale
Régler les difficultés liées à l’exécution des décisions de justice à juge unique

Régler les difficultés liées à l’exécution des décisions de justice à juge unique

Explication

Le juge de l’exécution connaît des difficultés relatives à l’exécution des décisions de justice et statue à juge unique. Il s’agit d’une fonction exercée par le président du tribunal judiciaire ou par un juge délégué.

28. Comment distinguer le juge aux affaires familiales de la chambre de la famille ?

Le JAF est une formation de trois juges, tandis que la chambre réunit un juge délégué
Le JAF appartient à une juridiction spécialisée, tandis que la chambre relève de l’ordre pénal
Le JAF traite les successions, tandis que la chambre juge les litiges de sécurité sociale
Le JAF est un juge délégué, tandis que la chambre de la famille réunit trois juges

Le JAF est un juge délégué, tandis que la chambre de la famille réunit trois juges

Explication

Le juge aux affaires familiales est un magistrat du tribunal judiciaire auquel certains contentieux familiaux sont délégués. La chambre de la famille est une formation collégiale composée de trois juges, destinée aux dossiers familiaux les plus complexes.

29. Quelle juridiction est compétente pour la tutelle des mineurs ?

Le juge des contentieux de la protection
Le juge de l’exécution
Le juge aux affaires familiales
Le pôle social du tribunal judiciaire

Le juge aux affaires familiales

Explication

La tutelle des mineurs est une mesure de protection relevant du juge aux affaires familiales. La protection des majeurs relève, quant à elle, du juge des contentieux de la protection.

30. Quelle distinction décrit correctement la curatelle et la tutelle ?

La curatelle représente le majeur, tandis que la tutelle lui laisse accomplir seul les actes
La curatelle protège le mineur, tandis que la tutelle concerne les litiges de sécurité sociale
La curatelle assiste le majeur, tandis que la tutelle permet au tuteur de le représenter
La curatelle est décidée par trois juges, tandis que la tutelle relève du pôle social

La curatelle assiste le majeur, tandis que la tutelle permet au tuteur de le représenter

Explication

En curatelle, le majeur protégé accomplit les actes avec l’assistance du curateur. En tutelle, le tuteur agit à sa place dans le cadre d’une mesure de représentation.

31. Quelle composition correspond au pôle social du tribunal judiciaire ?

Un magistrat professionnel et deux assesseurs représentant salariés et employeurs ou indépendants
Un magistrat professionnel et deux assesseurs représentant les mineurs et leurs tuteurs
Un juge aux affaires familiales et deux conciliateurs issus des professions juridiques
Trois magistrats professionnels spécialisés dans les litiges de sécurité sociale

Un magistrat professionnel et deux assesseurs représentant salariés et employeurs ou indépendants

Explication

Le pôle social comprend un magistrat professionnel et deux assesseurs non professionnels. Ces assesseurs représentent respectivement les salariés et les employeurs ou travailleurs indépendants.

32. Quel enchaînement décrit correctement les niveaux d’intervention dans la protection de l’enfance ?

Les parents interviennent d’abord, puis le conseil départemental et enfin le juge des enfants si nécessaire
Le juge des enfants intervient d’abord, puis les parents et enfin le conseil départemental
Les parents et le juge des enfants interviennent ensemble avant toute action administrative
Le conseil départemental intervient d’abord, puis le juge des enfants avant les parents

Les parents interviennent d’abord, puis le conseil départemental et enfin le juge des enfants si nécessaire

Explication

La protection de l’enfance progresse de l’intervention parentale à l’intervention administrative, puis judiciaire lorsque l’administration ne suffit pas. Le juge des enfants n’intervient donc pas immédiatement avant les autres acteurs.

33. Quelle conséquence la loi du 5 mars 2007 a-t-elle attribuée au président du conseil départemental ?

Il est devenu le directeur des enquêtes conduites par la police judiciaire
Il est devenu le juge compétent pour décider des placements
Il est devenu le chef de file de la protection de l’enfance
Il est devenu l’autorité chargée de prononcer les sanctions pénales

Il est devenu le chef de file de la protection de l’enfance

Explication

La loi du 5 mars 2007 désigne le président du conseil départemental comme chef de file de la protection de l’enfance. L’intervention judiciaire demeure réservée aux situations où l’action administrative est insuffisante.

34. Quelle exigence s’applique à une décision d’assistance éducative ?

Elle doit rechercher la rapidité de la procédure sans entendre l’enfant concerné
Elle doit dépendre de l’accord du mineur et écarter l’évaluation de son intérêt
Elle doit respecter l’intérêt supérieur de l’enfant et prévoir son audition
Elle doit privilégier la sanction des parents et exclure l’audition du mineur

Elle doit respecter l’intérêt supérieur de l’enfant et prévoir son audition

Explication

L’assistance éducative doit être décidée en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant, et l’audition du mineur est obligatoire. L’absence d’audition ne constitue donc pas une règle de la procédure.

35. Que caractérise l’assistance éducative en milieu ouvert ?

Des éducateurs accompagnent la famille au domicile tandis que l’enfant y demeure
Un juge impose une peine au mineur tout en maintenant sa scolarité habituelle
Des éducateurs accueillent l’enfant en établissement pendant que les parents restent éloignés
Un service administratif remplace les parents dans toutes les décisions quotidiennes

Des éducateurs accompagnent la famille au domicile tandis que l’enfant y demeure

Explication

L’assistance éducative en milieu ouvert consiste à faire intervenir des éducateurs au domicile pour soutenir et conseiller les parents, sans retirer le mineur de sa famille. Elle se distingue donc d’un placement en établissement.

36. Quelle orientation générale l’ordonnance de 1945 a-t-elle donnée à la justice pénale des mineurs ?

Elle confie les affaires de mineurs aux juridictions civiles sans procédure spécialisée
Elle applique aux mineurs les mêmes juridictions et les mêmes peines qu’aux majeurs
Elle privilégie une justice spécialisée et éducative, avec une responsabilité adaptée à l’âge
Elle remplace les mesures éducatives par une répression pénale fondée sur la gravité

Elle privilégie une justice spécialisée et éducative, avec une responsabilité adaptée à l’âge

Explication

L’ordonnance de 1945 affirme la spécialisation des juridictions et des procédures, l’atténuation de la responsabilité selon l’âge et la primauté de l’éducatif. Elle ne fonde donc pas la justice des mineurs sur une répression identique à celle des majeurs.

37. À quel âge le discernement du mineur ne peut-il pas être présumé en vertu de l’article L. 11-1 du Code de la justice pénale des mineurs ?

Avant dix ans
Avant dix-huit ans
Avant treize ans
Avant seize ans

Avant treize ans

Explication

L’article L. 11-1 fixe à treize ans le seuil en dessous duquel le discernement ne peut pas être présumé. Le seuil de dix ans concerne quant à lui les mesures de retenue, et non la présomption de discernement.

38. Quelle mesure peut s’appliquer à un mineur âgé de 10 à 13 ans ?

Une garde à vue ordinaire, tandis que la retenue concerne les mineurs plus âgés
Une détention provisoire automatique, car le discernement est présumé dans cette tranche d’âge
Aucune mesure de contrainte, car toute intervention pénale commence à 16 ans
Une retenue encadrée, tandis que la garde à vue devient possible à partir de 13 ans

Une retenue encadrée, tandis que la garde à vue devient possible à partir de 13 ans

Explication

Entre 10 et 13 ans, une retenue encadrée est possible, alors que la garde à vue devient possible à partir de 13 ans. Ces deux mesures ne doivent donc pas être confondues.

39. Quel effet produit en principe l’excuse de minorité sur la peine encourue par un mineur ?

Elle supprime toute peine d’emprisonnement, quelle que soit la gravité des faits commis
Elle augmente la peine de moitié lorsque le mineur a atteint l’âge de 16 ans
Elle transforme automatiquement toute peine pénale en mesure d’assistance éducative
Elle réduit de moitié la peine, avec une possibilité d’écartement prévue pour certains mineurs d’au moins 16 ans

Elle réduit de moitié la peine, avec une possibilité d’écartement prévue pour certains mineurs d’au moins 16 ans

Explication

L’excuse de minorité réduit en principe de moitié la peine d’emprisonnement ou d’amende encourue, sauf écartement spécialement prévu pour certains mineurs d’au moins 16 ans. Elle ne supprime donc pas toutes les peines et ne les convertit pas automatiquement en mesures éducatives.

40. Quelle distinction oppose correctement le procureur de la République et le juge d’instruction ?

Le procureur prononce les peines, tandis que le juge d’instruction choisit les poursuites à la place du parquet
Le procureur dirige la police judiciaire et oriente les poursuites, tandis que le juge d’instruction mène l’information à charge et à décharge
Le procureur mène l’information judiciaire à charge et à décharge, tandis que le juge d’instruction dirige la police judiciaire
Le procureur contrôle les décisions civiles, tandis que le juge d’instruction représente la victime devant le tribunal

Le procureur dirige la police judiciaire et oriente les poursuites, tandis que le juge d’instruction mène l’information à charge et à décharge

Explication

Le procureur dirige la police judiciaire et décide de l’orientation des poursuites, alors que le juge d’instruction conduit l’information judiciaire à charge et à décharge. Leurs fonctions ne se confondent donc pas dans la direction de l’enquête et de l’instruction.

41. Que permet au procureur le principe de l’opportunité des poursuites ?

Confier au juge d’instruction le choix définitif de la sanction pénale
Poursuivre toute infraction caractérisée en vertu d’une obligation générale
Écarter une infraction uniquement lorsque son auteur est déjà condamné
Classer une affaire sans poursuivre malgré l’existence d’une infraction caractérisée

Classer une affaire sans poursuivre malgré l’existence d’une infraction caractérisée

Explication

L’opportunité des poursuites permet au procureur de ne pas engager de poursuites malgré une infraction caractérisée. Le principe de légalité conduirait au contraire à imposer la poursuite.

42. Quelle règle s’applique à l’instruction des affaires criminelles ?

L’information judiciaire reste facultative et ne peut être ouverte qu’après une condamnation pénale
Le juge des libertés conduit l’information et interdit au juge d’instruction toute délégation d’actes
L’ouverture d’une information judiciaire est obligatoire et le juge peut déléguer des actes par commission rogatoire
Le procureur doit classer l’affaire avant toute information et ne peut déléguer aucun acte d’enquête

L’ouverture d’une information judiciaire est obligatoire et le juge peut déléguer des actes par commission rogatoire

Explication

En matière criminelle, l’ouverture d’une information judiciaire est obligatoire, et le juge d’instruction peut confier certains actes d’enquête par commission rogatoire. L’information n’est donc pas une simple faculté dans ce domaine.

43. Depuis la loi du 15 juin 2000, quelle autorité décide de la détention provisoire ?

Le juge des libertés et de la détention
Le président du conseil départemental saisi par la police judiciaire
Le juge d’instruction statuant seul après son enquête
Le procureur de la République agissant sans contrôle judiciaire

Le juge des libertés et de la détention

Explication

Depuis la loi du 15 juin 2000, le juge d’instruction ne peut plus décider seul une détention provisoire, laquelle relève du juge des libertés et de la détention. Le juge d’instruction conserve toutefois ses fonctions d’information judiciaire.

44. Quelle distinction décrit correctement la saisine in rem et la saisine in personam ?

La première porte sur les faits poursuivis, la seconde sur la personne poursuivie
La première concerne la juridiction saisie, la seconde concerne les voies de recours
La première concerne les preuves produites, la seconde concerne les faits reconnus
La première porte sur la personne poursuivie, la seconde sur la peine encourue

La première porte sur les faits poursuivis, la seconde sur la personne poursuivie

Explication

La saisine in rem limite le jugement aux faits poursuivis, tandis que la saisine in personam le limite à la personne à laquelle ces faits sont reprochés. La confusion consiste à inverser l’objet de ces deux limites.

45. Quel délai minimal doit en principe séparer la convocation de la personne poursuivie et l’audience pénale afin qu’elle prépare sa défense ?

Quinze jours
Dix jours
Cinq jours
Un mois

Dix jours

Explication

La personne poursuivie doit être convoquée au moins dix jours à l’avance pour préparer sa défense, et les preuves doivent pouvoir être discutées par toutes les parties. Ce délai ne permet donc pas un jugement immédiat sans préparation.

46. Quel tribunal juge un délit puni d’une peine maximale de dix ans d’emprisonnement lorsque la personne n’est pas en récidive ?

La cour criminelle départementale
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
Le tribunal de police

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel connaît des délits dont la peine maximale atteint dix ans d’emprisonnement hors récidive. La cour d’assises et la cour criminelle départementale jugent des crimes, tandis que le tribunal de police juge les contraventions.

47. Quelle composition correspond à la cour criminelle départementale ?

Un président et neuf jurés populaires
Deux magistrats du tribunal judiciaire et cinq jurés populaires
Un conseiller de cour d’appel et quatre magistrats du tribunal judiciaire
Trois magistrats professionnels et six jurés populaires

Un conseiller de cour d’appel et quatre magistrats du tribunal judiciaire

Explication

La cour criminelle départementale comprend un conseiller de cour d’appel et quatre magistrats du tribunal judiciaire. Elle siège sans jurés populaires, contrairement à la cour d’assises.

48. Quelle mission relève du juge de l’application des peines ?

Organiser la composition de la cour d’assises
Déterminer la culpabilité et prononcer la peine initiale
Juger les délits punis d’une peine maximale de dix ans
Gérer l’exécution d’une peine ferme et contrôler ses aménagements

Gérer l’exécution d’une peine ferme et contrôler ses aménagements

Explication

Le juge de l’application des peines intervient dans l’exécution des peines d’emprisonnement ferme et peut décider ou contrôler leurs aménagements, que la personne soit incarcérée ou libre. La juridiction de jugement, et non le JAP, détermine la culpabilité et prononce la peine.

49. Dans quelles conditions l’article 721 du Code de procédure pénale permet-il une réduction de peine pouvant atteindre six mois par année de détention ?

Lorsque la personne refuse tout accompagnement de réinsertion
Après une révocation totale du sursis probatoire
En cas de bonne conduite et d’efforts sérieux de réinsertion
Après toute condamnation, sans condition liée au comportement

En cas de bonne conduite et d’efforts sérieux de réinsertion

Explication

L’article 721 permet jusqu’à six mois de réduction par année de détention lorsque le condamné a une bonne conduite et fait des efforts sérieux de réinsertion. La réduction n’est donc pas automatique pour toute personne condamnée.

50. Quel est l’effet d’une révocation partielle de six mois d’un sursis probatoire portant sur une peine de douze mois ?

La peine est annulée après le délai de probation
Les douze mois deviennent de l’emprisonnement ferme
Six mois deviennent de l’emprisonnement ferme
La peine est convertie en jours-amende

Six mois deviennent de l’emprisonnement ferme

Explication

Une révocation partielle transforme en emprisonnement ferme la seule durée révoquée : six mois dans cette situation. Une révocation totale aurait rendu les douze mois fermes.

51. En quoi consiste une peine de jours-amende ?

Effectuer une détention fractionnée selon les revenus
Accomplir bénévolement un travail pendant une durée déterminée
Verser une somme quotidienne pendant un nombre de jours fixé
Payer une somme globale à la fin de la période probatoire

Verser une somme quotidienne pendant un nombre de jours fixé

Explication

Les jours-amende consistent à verser une amende quotidienne pendant un nombre de jours déterminé. Cette sanction se distingue du travail d’intérêt général, qui est réalisé bénévolement.

52. Quel rôle le procureur joue-t-il dans l’application des peines ?

Il saisit le JAP, participe aux débats et contribue à la commission compétente
Il prononce la culpabilité et fixe seul la durée de l’emprisonnement
Il compose la cour d’assises avec les jurés populaires
Il assure la direction administrative de chaque établissement pénitentiaire

Il saisit le JAP, participe aux débats et contribue à la commission compétente

Explication

Le procureur participe à l’application des peines en saisissant le juge de l’application des peines, en prenant part aux débats contradictoires et en contribuant à la commission de l’application des peines. Il ne remplace pas la juridiction de jugement pour prononcer la culpabilité ou la peine.

53. Quelle répartition des personnes détenues correspond aux catégories d’établissements pénitentiaires ?

Les maisons d’arrêt accueillent notamment la détention provisoire et les peines jusqu’à deux ans, tandis que les établissements pour peines accueillent les peines supérieures à deux ans
Les centres de détention accueillent la détention provisoire, tandis que les centres pénitentiaires regroupent une seule catégorie
Les maisons d’arrêt accueillent les peines supérieures à deux ans, tandis que les maisons centrales accueillent la détention provisoire
Les maisons centrales accueillent les peines jusqu’à deux ans, tandis que les maisons d’arrêt regroupent plusieurs catégories

Les maisons d’arrêt accueillent notamment la détention provisoire et les peines jusqu’à deux ans, tandis que les établissements pour peines accueillent les peines supérieures à deux ans

Explication

Les maisons d’arrêt accueillent les personnes en détention provisoire ou condamnées à une peine n’excédant pas deux ans, alors que les centres de détention et maisons centrales accueillent les peines supérieures à deux ans. Les centres pénitentiaires regroupent au moins deux catégories d’établissements.

54. Quel effet de l’appel détermine l’étendue du réexamen de l’affaire par la cour d’appel ?

L’effet obligatoire, qui impose une nouvelle décision au premier juge
L’effet suspensif, qui reporte l’exécution de la décision attaquée
L’effet interruptif, qui met fin aux délais de recours engagés
L’effet dévolutif, qui permet de réexaminer les faits et le droit

L’effet dévolutif, qui permet de réexaminer les faits et le droit

Explication

L’effet dévolutif détermine la matière soumise à la cour d’appel, qui réexamine l’affaire en fait et en droit. L’effet suspensif concerne l’exécution de la décision et non l’étendue du réexamen.

55. Quelle décision la cour d’appel peut-elle rendre à l’égard d’un jugement de première instance ?

Elle peut contrôler la conformité de la loi aux traités sans modifier le jugement
Elle peut écarter toute nouvelle appréciation des faits déjà examinés en première instance
Elle peut casser la décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction
Elle peut le confirmer ou l’infirmer totalement ou partiellement, avec une peine adaptée

Elle peut le confirmer ou l’infirmer totalement ou partiellement, avec une peine adaptée

Explication

La cour d’appel réexamine l’affaire et peut confirmer ou modifier totalement ou partiellement la décision, avec une peine identique, plus sévère ou plus clémente. Le contrôle principal de la règle de droit relève de la Cour de cassation.

56. Quelle composition correspond à celle de la Cour de cassation ?

Trois chambres civiles, une chambre administrative, une commerciale et une pénale
Deux chambres civiles, deux chambres sociales, une commerciale et une criminelle
Quatre chambres civiles, une chambre sociale et une chambre criminelle
Trois chambres civiles, une chambre sociale, une commerciale et une criminelle

Trois chambres civiles, une chambre sociale, une commerciale et une criminelle

Explication

La Cour de cassation compte six chambres réparties entre trois chambres civiles, une chambre sociale, une chambre commerciale et une chambre criminelle. Les autres répartitions modifient le nombre ou la nature des chambres prévues.

57. Quel arrêt a reconnu à la Cour de cassation la compétence pour contrôler la conformité d’une loi aux traités internationaux ?

L’arrêt Blanco du Tribunal des conflits du 8 février 1873
L’arrêt Société des cafés Jacques Vabre du 24 mai 1975
L’arrêt Koné du Conseil d’État du 3 juillet 1996
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État du 20 octobre 1989

L’arrêt Société des cafés Jacques Vabre du 24 mai 1975

Explication

Dans l’arrêt Société des cafés Jacques Vabre du 24 mai 1975, la Cour de cassation s’est reconnue compétente pour exercer le contrôle de conventionnalité. Les autres décisions citées relèvent d’autres juridictions ou d’autres questions juridiques.

58. Quelle règle caractérise la composition et le renouvellement du Conseil constitutionnel ?

Neuf membres sont nommés pour trois ans, avec un renouvellement intégral à chaque échéance
Six membres sont nommés pour six ans, avec un renouvellement par tiers tous les deux ans
Douze membres sont nommés pour neuf ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans
Neuf membres sont nommés pour neuf ans, sans renouvellement individuel, avec un renouvellement par tiers tous les trois ans

Neuf membres sont nommés pour neuf ans, sans renouvellement individuel, avec un renouvellement par tiers tous les trois ans

Explication

Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres nommés pour neuf ans et non renouvelables, tandis que le renouvellement de l’institution s’effectue par tiers tous les trois ans. La confusion vient du fait que la durée du mandat et le rythme de renouvellement sont différents.

59. Laquelle de ces conditions doit être remplie pour qu’une question prioritaire de constitutionnalité soit examinée ?

La disposition doit concerner un traité international et ne pas avoir été appliquée au litige
La loi contestée doit avoir été promulguée avant que le Conseil constitutionnel puisse être saisi
La question doit être soulevée avant la promulgation de la loi et viser une norme réglementaire
La disposition contestée doit être applicable au litige et la question doit présenter un caractère sérieux

La disposition contestée doit être applicable au litige et la question doit présenter un caractère sérieux

Explication

Une QPC suppose notamment que la disposition soit applicable au litige, qu’elle n’ait pas déjà été déclarée conforme et que la question soit sérieuse. Le contrôle a priori, exercé avant la promulgation, se distingue de la QPC qui intervient après l’entrée en vigueur de la loi.

60. Quelle est la composition ordinaire du Tribunal des conflits ?

Six conseillers d’État et deux magistrats de la Cour de cassation
Quatre conseillers d’État et quatre magistrats de la Cour de cassation
Huit conseillers d’État auxquels s’ajoutent deux magistrats judiciaires
Quatre magistrats judiciaires et quatre magistrats administratifs

Quatre conseillers d’État et quatre magistrats de la Cour de cassation

Explication

Le Tribunal des conflits comprend huit membres, répartis entre quatre conseillers d’État et quatre magistrats de la Cour de cassation. En cas de partage, des membres supplémentaires peuvent être ajoutés, mais cette règle ne modifie pas sa composition ordinaire.

61. Quelle structure décrit correctement la Cour de justice de l’Union européenne ?

Elle comprend le Conseil européen et la Cour de justice, avec un juge nommé par chaque institution européenne
Elle comprend la Cour de justice et le Tribunal de l’Union européenne, avec un juge par État membre
Elle comprend une Cour pénale et une Cour civile, avec un juge désigné par chaque juridiction nationale
Elle comprend la Cour européenne des droits de l’homme et le Tribunal de l’Union européenne, avec deux juges par État membre

Elle comprend la Cour de justice et le Tribunal de l’Union européenne, avec un juge par État membre

Explication

La CJUE regroupe la Cour de justice et le Tribunal de l’Union européenne, avec un juge par État membre. La CEDH appartient à un autre système juridique, celui de la Convention européenne des droits de l’homme.

62. Quel est l’objet d’un recours en manquement devant le système juridictionnel de l’Union européenne ?

Obtenir d’une juridiction nationale l’interprétation d’un texte européen applicable à un litige
Sanctionner la violation, par un État membre, d’une obligation contraignante préexistante du droit de l’Union
Contester devant la CEDH une atteinte individuelle aux droits protégés par la Convention
Faire annuler une décision nationale en raison d’une erreur dans l’établissement des faits

Sanctionner la violation, par un État membre, d’une obligation contraignante préexistante du droit de l’Union

Explication

Le recours en manquement vise la violation, par action ou omission, d’une obligation préexistante et contraignante du droit de l’Union par un État membre. La demande d’interprétation d’un texte européen relève du renvoi préjudiciel.

63. Que fait une juridiction nationale lorsqu’elle adresse un renvoi préjudiciel à la CJUE ?

Elle sanctionne directement un État membre et clôt la procédure nationale engagée
Elle saisit la CEDH après avoir épuisé les recours internes contre une décision nationale
Elle demande l’annulation d’une loi nationale sans interrompre l’examen du litige
Elle demande l’interprétation d’un texte européen et sursoit à statuer dans l’attente de la réponse

Elle demande l’interprétation d’un texte européen et sursoit à statuer dans l’attente de la réponse

Explication

Le renvoi préjudiciel permet à une juridiction nationale de demander à la CJUE l’interprétation d’un texte européen, puis de surseoir à statuer jusqu’à la réponse. Il ne constitue pas un recours destiné à sanctionner directement un État membre.

64. Quelle condition un particulier doit-il respecter avant de saisir la Cour européenne des droits de l’homme ?

Il doit avoir épuisé les voies de recours nationales utiles, efficaces et adéquates
Il doit obtenir l’autorisation préalable de la Cour de justice de l’Union européenne
Il doit démontrer qu’un État membre a manqué à une obligation du droit de l’Union
Il doit saisir simultanément une juridiction nationale et la Cour européenne des droits de l’homme

Il doit avoir épuisé les voies de recours nationales utiles, efficaces et adéquates

Explication

La CEDH applique le principe de subsidiarité : un particulier doit d’abord épuiser les voies de recours nationales utiles, efficaces et adéquates. La saisine de la CJUE et le recours en manquement concernent d’autres mécanismes juridictionnels.

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