QCM : La démission en droit du travail — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle rupture du contrat de travail correspond juridiquement à la démission ?

La rupture d’un contrat à durée indéterminée décidée par l’employeur
La rupture d’un contrat à durée déterminée à l’initiative du salarié
La rupture d’un contrat à durée déterminée décidée par l’employeur
La rupture d’un contrat à durée indéterminée à l’initiative du salarié

La rupture d’un contrat à durée indéterminée à l’initiative du salarié

Explication

La démission désigne la rupture d’un contrat à durée indéterminée décidée par le salarié. Pour un contrat à durée déterminée, le terme juridiquement approprié est celui de rupture unilatérale.

2. Comment qualifie-t-on la rupture décidée unilatéralement par un salarié titulaire d’un contrat à durée déterminée ?

Un licenciement du contrat de travail
Une démission du contrat de travail
Une résiliation conventionnelle du contrat de travail
Une rupture unilatérale du contrat de travail

Une rupture unilatérale du contrat de travail

Explication

Pour un contrat à durée déterminée, la rupture décidée par le salarié est juridiquement qualifiée de rupture unilatérale. Le terme de démission concerne le contrat à durée indéterminée.

3. Quelle caractéristique doit présenter la volonté du salarié pour qu’une démission soit valable ?

Elle doit être écrite, détaillée, acceptée, datée et contresignée.
Elle doit être claire, sérieuse, réfléchie, libre et non équivoque.
Elle doit être spontanée, orale, immédiate, motivée et irrévocable.
Elle doit être ancienne, constante, publique, justifiée et définitive.

Elle doit être claire, sérieuse, réfléchie, libre et non équivoque.

Explication

La validité de la démission repose sur une volonté claire, sérieuse, réfléchie, libre et non équivoque. Une simple expression orale ou une décision immédiate ne suffit donc pas à établir ces exigences.

4. Lorsqu’une démission est invoquée dans un litige, qui doit en apporter la preuve ?

Le juge qui constate la fin du contrat
Le salarié qui affirme avoir démissionné
L’employeur qui conteste la rupture
L’inspection du travail qui examine le dossier

Le salarié qui affirme avoir démissionné

Explication

La démission ne se présume pas et sa preuve incombe au salarié qui l’invoque. L’employeur peut discuter la rupture, mais il n’est pas la personne désignée pour établir l’existence de la démission.

5. Qui doit prendre l’initiative d’une démission valable ?

Le salarié, car l’employeur ne peut pas lui demander de démissionner
Les deux parties, car leur accord valide la rupture
L’employeur, car il dirige la relation de travail
Le juge, car il autorise la cessation du contrat

Le salarié, car l’employeur ne peut pas lui demander de démissionner

Explication

L’initiative de la démission appartient au salarié, et l’employeur ne peut pas lui imposer ou lui demander de démissionner. Confondre cette situation avec le licenciement revient à attribuer à l’employeur une initiative qui caractérise une autre forme de rupture.

6. Quel est l’effet de la rétractation lorsque la démission procède d’une volonté claire, sérieuse et non équivoque ?

Elle transforme automatiquement la démission en licenciement.
Elle est en principe sans effet sur la démission.
Elle suspend la démission jusqu’à l’accord de l’employeur.
Elle oblige l’employeur à reprendre le salarié dans son poste.

Elle est en principe sans effet sur la démission.

Explication

Une démission exprimant une volonté claire, sérieuse et non équivoque rend en principe la rétractation sans effet. La rétractation devient contraignante lorsque la volonté initiale n’était pas libre et réfléchie.

7. Comment l’employeur doit-il traiter une démission valable régulièrement exprimée par le salarié ?

Il doit la soumettre au juge avant toute prise d’effet.
Il doit la convertir en rupture négociée entre les parties.
Il doit l’accepter, car elle s’impose à lui.
Il peut la refuser, car son accord clôt le contrat.

Il doit l’accepter, car elle s’impose à lui.

Explication

Une démission valable s’impose à l’employeur, qui ne peut pas la refuser. Son accord n’est donc pas une condition nécessaire à la prise en compte de cette rupture.

8. Que doit faire l’employeur lorsque la démission ne résulte pas d’une volonté libre et réfléchie ?

Il doit convertir la rupture en fin naturelle du contrat.
Il doit tenir compte de la rétractation du salarié.
Il peut différer la rétractation jusqu’à la fin du préavis.
Il peut maintenir la rupture en invoquant la forme de la démission.

Il doit tenir compte de la rétractation du salarié.

Explication

Lorsque la volonté de démissionner n’était pas libre et réfléchie, la rétractation du salarié s’impose à l’employeur. Maintenir la rupture malgré cette rétractation méconnaîtrait le défaut de consentement valable.

9. Quelle forme la démission peut-elle prendre en l’absence de formalisme légal imposé ?

Elle doit être remise par acte notarié
Elle doit être signée devant deux témoins
Elle doit être enregistrée auprès du conseil de prud’hommes
Elle peut être verbale ou écrite

Elle peut être verbale ou écrite

Explication

La loi n’impose pas de forme particulière pour démissionner, de sorte qu’une déclaration verbale ou écrite peut convenir. L’exigence d’un écrit peut toutefois découler d’une convention collective, et non d’une règle légale générale.

10. Le non-respect d’une formalité prévue par une convention collective suffit-il, à lui seul, à annuler une démission ?

Non, il ne suffit pas à lui seul à remettre la démission en cause
Non, il supprime automatiquement toute obligation de préavis
Oui, il transforme automatiquement la démission en licenciement
Oui, il entraîne automatiquement la nullité de la démission

Non, il ne suffit pas à lui seul à remettre la démission en cause

Explication

La jurisprudence considère que la méconnaissance du formalisme conventionnel ne remet pas, à elle seule, la démission en cause. Elle ne transforme donc pas automatiquement la rupture en licenciement, contrairement à une confusion fréquente.

11. Qui détermine en principe l’existence et la durée du préavis dû par un salarié démissionnaire ?

Le salarié en fonction de la date de son prochain emploi
La loi, la convention, l’accord collectif ou les usages applicables
Le service public de l’emploi selon le métier exercé
L’employeur selon les besoins immédiats de l’entreprise

La loi, la convention, l’accord collectif ou les usages applicables

Explication

L’existence et la durée du préavis résultent de la loi, d’une convention ou d’un accord collectif, ou à défaut des usages locaux ou professionnels. Le salarié ne peut donc pas fixer seul la durée en fonction de sa situation personnelle.

12. Quelle association de durées de préavis correspond aux pratiques courantes selon la catégorie professionnelle ?

Une semaine pour les ouvriers, un mois pour les employés et trois à six mois pour les cadres
Un mois pour les ouvriers, une semaine pour les employés et six mois pour les cadres
Une semaine pour les ouvriers, trois à six mois pour les employés et un mois pour les cadres
Trois à six mois pour les ouvriers, un mois pour les employés et une semaine pour les cadres

Une semaine pour les ouvriers, un mois pour les employés et trois à six mois pour les cadres

Explication

Les durées souvent pratiquées sont d’une semaine pour les ouvriers, d’un mois pour les employés, agents de maîtrise et techniciens, et de trois à six mois pour les ingénieurs et cadres. La confusion la plus courante consiste à inverser la durée courte des ouvriers et celle, plus longue, des cadres.

13. Un salarié couvert par une convention collective qui prévoit une durée de préavis déterminée peut-il choisir unilatéralement une durée plus courte ?

Oui, il peut retenir la durée correspondant à son ancienneté
Non, la durée prévue par la convention collective s’impose à lui
Oui, il peut choisir la durée indiquée dans son contrat suivant ses préférences
Non, car tout salarié démissionnaire est privé de la possibilité de négocier son départ

Non, la durée prévue par la convention collective s’impose à lui

Explication

La durée conventionnelle du préavis s’impose au salarié, comme l’a rappelé la Cour de cassation dans son arrêt du 1er juillet 2008. Il ne peut donc pas la remplacer de sa propre initiative par une durée plus courte fondée sur un autre critère.

14. Quelle conséquence la démission entraîne-t-elle pour l’employeur concernant le licenciement et son indemnité ?

Il n’engage pas la procédure de licenciement et ne verse pas l’indemnité correspondante
Il engage la procédure de licenciement et verse l’indemnité légale correspondante
Il engage la procédure de licenciement sans verser l’indemnité correspondante
Il verse l’indemnité correspondante après avoir constaté la fin du préavis

Il n’engage pas la procédure de licenciement et ne verse pas l’indemnité correspondante

Explication

La démission ne constitue pas un licenciement : l’employeur n’a donc pas à appliquer la procédure de licenciement pour motif personnel ni à payer l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement. Ces obligations concernent la rupture décidée par l’employeur dans le cadre d’un licenciement.

15. Quels documents l’employeur doit-il établir et remettre le jour du départ du salarié démissionnaire ?

La lettre de licenciement et le procès-verbal de l’entretien préalable
Le projet de contrat suivant et l’autorisation administrative de départ
Le certificat médical de reprise et le relevé des congés futurs
Le solde de tout compte et les documents requis de fin de contrat

Le solde de tout compte et les documents requis de fin de contrat

Explication

Au jour du départ, l’employeur doit établir le solde de tout compte et remettre les documents requis de fin de contrat. La procédure d’entretien préalable et la lettre de licenciement ne sont pas nécessaires dans le cadre d’une démission.

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Qu'est-ce que la démission en droit du travail ?

La rupture du contrat de travail à l’initiative d’un salarié en CDI.

Comment appelle-t-on la rupture du contrat pour un salarié en CDD ?

Une rupture unilatérale du contrat de travail.

Peut-on parler de démission pour un salarié en CDD ?

Non, c’est juridiquement incorrect.

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