QCM : Législation et droits de l’enfant — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces activités relève des missions de la puéricultrice diplômée d’État ?

Déléguer la formation des professionnels à une autre spécialité
Assurer la prescription médicale des traitements pédiatriques
Limiter son intervention à la surveillance clinique de l’enfant
Soutenir l’autonomie, la socialisation et l’éveil de l’enfant

Soutenir l’autonomie, la socialisation et l’éveil de l’enfant

Explication

Les missions de la puéricultrice diplômée d’État incluent notamment les soins holistiques, la prévention, le soutien à l’autonomie, à la socialisation et à l’éveil, ainsi que la formation et la recherche. La prescription médicale ne fait pas partie de ces missions générales.

2. Dans quel ensemble de secteurs la puéricultrice diplômée d’État peut-elle exercer ?

À l’hôpital, en extra-hospitalier, en EAJE et en PMI
En laboratoire, en pharmacie, en radiologie et en établissement pénitentiaire
Dans les services adultes, les blocs opératoires et les cabinets dentaires
En extra-hospitalier, mais sans intervention auprès des enfants à domicile

À l’hôpital, en extra-hospitalier, en EAJE et en PMI

Explication

La puéricultrice peut intervenir dans les secteurs hospitaliers et extra-hospitaliers, les EAJE accueillant les enfants de moins de six ans et la PMI. Les soins pédiatriques à domicile relèvent notamment de l’extra-hospitalier, qui ne doit pas être confondu avec l’hospitalier.

3. Quel texte définit le rôle propre de l’infirmier et les règles relatives à ses actes professionnels ?

La réglementation consacrée aux établissements d’accueil du jeune enfant
L’article R.4311-13 du Code de la santé publique
Le décret portant création du diplôme d’État de puéricultrice
Le décret n°2004-802 du 29 juillet 2004

Le décret n°2004-802 du 29 juillet 2004

Explication

Le décret n°2004-802 du 29 juillet 2004 définit le rôle propre de l’infirmier ainsi que les règles relatives à ses actes professionnels. L’article R.4311-13 concerne la priorité accordée aux puéricultrices dans certaines activités pédiatriques.

4. Quelle condition s’applique à un soin qui ne relève pas du rôle propre infirmier ?

Il nécessite une prescription médicale préalable, écrite, datée et signée
Il relève de la décision autonome de l’infirmier selon son expérience
Il peut être réalisé après une consigne orale transmise par un collègue
Il doit être validé par la famille avant toute intervention auprès de l’enfant

Il nécessite une prescription médicale préalable, écrite, datée et signée

Explication

Un soin ne relevant pas du rôle propre infirmier doit être prescrit au préalable par écrit, avec des indications qualitatives et quantitatives, ainsi qu’une date et une signature. Le rôle propre infirmier, à l’inverse, ne nécessite pas de prescription médicale.

5. À quelles conditions un infirmier ou une sage-femme peut-il obtenir le diplôme d’État de puéricultrice ?

Être sage-femme ou infirmier, demander une équivalence et valider une expérience en pédiatrie
Être diplômé, autorisé à exercer en France, réussir le concours, puis valider formation et stages
Être infirmier depuis cinq ans, obtenir l’accord d’un établissement, puis effectuer un stage unique
Être titulaire du baccalauréat, réussir un entretien, puis suivre une formation continue abrégée

Être diplômé, autorisé à exercer en France, réussir le concours, puis valider formation et stages

Explication

Le diplôme est délivré aux infirmiers ou sages-femmes diplômés et autorisés à exercer en France après réussite au concours, suivi de la formation et validation des enseignements et des stages. Une simple expérience professionnelle ou une équivalence ne remplace pas ces étapes.

6. Qu’est-ce qu’un régime de responsabilité professionnelle ?

Le document précisant les compétences attribuées à chaque membre d’une équipe
La sanction appliquée lorsqu’un établissement modifie son organisation interne
La procédure destinée à organiser la formation continue des professionnels de santé
L’ensemble des règles déterminant les conséquences des actes ou abstentions dommageables

L’ensemble des règles déterminant les conséquences des actes ou abstentions dommageables

Explication

Un régime de responsabilité regroupe les règles selon lesquelles une personne physique ou morale répond des conséquences dommageables de ses actes ou de ses abstentions. Il ne se réduit pas à une procédure de formation ni à une sanction disciplinaire.

7. Quelle association entre régime de responsabilité et finalité est exacte ?

La responsabilité réparatrice indemnise un préjudice, tandis que la pénale sanctionne une infraction
La responsabilité réparatrice sanctionne une infraction, tandis que la pénale indemnise un préjudice
La responsabilité disciplinaire indemnise un préjudice, tandis que la réparatrice sanctionne un manquement professionnel
La responsabilité pénale sanctionne un manquement déontologique, tandis que la disciplinaire répare un dommage

La responsabilité réparatrice indemnise un préjudice, tandis que la pénale sanctionne une infraction

Explication

La responsabilité réparatrice a pour objectif l’indemnisation d’un préjudice, alors que la responsabilité pénale vise la sanction d’une infraction. La responsabilité disciplinaire concerne plutôt les manquements aux obligations professionnelles ou déontologiques.

8. Dans un établissement public, qui répond d’une faute de service commise par un agent dans le cadre de ses missions ?

L’agent, en tant qu’auteur matériel
Le médecin responsable de l’unité
L’assureur personnel de l’agent
L’hôpital, en tant qu’établissement public

L’hôpital, en tant qu’établissement public

Explication

La faute de service est rattachée aux missions du service public et engage donc la responsabilité de l’hôpital. La faute personnelle détachable des fonctions relève, quant à elle, de l’agent.

9. Quel élément caractérise une faute personnelle détachable du service ?

Son lien direct avec une mission ordinaire du service
Son accomplissement conformément aux instructions reçues
Son absence de conséquence pour la personne prise en charge
Son caractère intentionnel ou sa particulière gravité

Son caractère intentionnel ou sa particulière gravité

Explication

Une faute personnelle détachable est commise dans le cadre du service, mais elle se distingue des fonctions notamment par son intention ou sa particulière gravité. Une faute rattachée aux missions ordinaires constitue plutôt une faute de service.

10. Laquelle de ces situations peut engager la responsabilité pénale d’un professionnel hospitalier ?

Une erreur de planning sans atteinte à une personne
La mise en danger de la vie d’autrui
Un désaccord professionnel sans conséquence juridique
Une simple désorganisation administrative du service

La mise en danger de la vie d’autrui

Explication

La mise en danger de la vie d’autrui fait partie des infractions susceptibles d’engager la responsabilité pénale. Une difficulté administrative ou un désaccord professionnel ne suffit pas, par lui-même, à caractériser l’une des infractions citées.

11. Dans quelles conditions l’infirmier peut-il collaborer avec un aide-soignant ou un auxiliaire de puériculture ?

Après transfert général de sa propre responsabilité professionnelle
Sous sa responsabilité et dans les limites de la qualification acquise
À condition que le collaborateur décide seul des actes confiés
Sans tenir compte de la formation reçue par le collaborateur

Sous sa responsabilité et dans les limites de la qualification acquise

Explication

La collaboration est possible sous la responsabilité de l’infirmier et dans les limites de la qualification acquise par la formation du collaborateur. Elle ne transfère pas de manière générale la responsabilité de l’infirmier et ne permet pas d’ignorer les compétences requises.

12. Dans quelle situation la responsabilité de l’infirmier et celle du délégataire peuvent-elles être engagées conjointement ?

Lorsque la tâche a été confiée à une personne correctement formée et encadrée
Lorsque le délégataire a respecté les limites de sa qualification
Lorsque la compétence n’a pas été vérifiée ou l’encadrement n’a pas été assuré
Lorsque l’infirmier a contrôlé les compétences avant la collaboration

Lorsque la compétence n’a pas été vérifiée ou l’encadrement n’a pas été assuré

Explication

La responsabilité conjointe peut être engagée si la qualification ou la compétence technique n’a pas été vérifiée, ou si l’encadrement nécessaire n’a pas été assuré. Une collaboration correctement vérifiée et encadrée ne correspond pas à cette situation de manquement.

13. Que doit faire l’infirmier en urgence, en l’absence de médecin, lorsqu’un protocole écrit existe ?

Rédiger un compte rendu général sans le dater ni le signer
Appliquer le protocole sans acte complémentaire ni trace dans le dossier
Improviser une conduite différente puis attendre les instructions du médecin
Appliquer le protocole, réaliser les actes nécessaires et rédiger un compte rendu détaillé

Appliquer le protocole, réaliser les actes nécessaires et rédiger un compte rendu détaillé

Explication

L’infirmier applique le protocole écrit, réalise les actes strictement nécessaires, puis rédige un compte rendu détaillé, motivé, daté et signé versé au dossier. Une décision improvisée hors protocole ou une traçabilité incomplète ne respecte pas cette procédure.

14. Quel ensemble de domaines relève notamment des droits de l’enfant ?

La gestion bancaire, la propriété commerciale et la concurrence
La famille, l’école, la santé, les loisirs et la citoyenneté
La circulation routière, l’urbanisme, l’énergie et la monnaie
La fiscalité, la défense, les marchés publics et la diplomatie

La famille, l’école, la santé, les loisirs et la citoyenneté

Explication

Les droits de l’enfant couvrent notamment la famille, l’école, Internet, la santé, les loisirs, la citoyenneté et la protection des enfants victimes. Les autres ensembles proposés concernent principalement des domaines généraux de l’action publique ou de la vie économique.

15. Lequel de ces droits appartient à chaque enfant ?

Le droit à un nom, à une identité et au meilleur état de santé possible
Le droit de recevoir une éducation réservée à certains groupes sociaux
Le droit de renoncer à toute éducation pour préserver son autonomie
Le droit d’être protégé contre les violences selon les ressources familiales

Le droit à un nom, à une identité et au meilleur état de santé possible

Explication

Chaque enfant a droit à un nom, à une identité, à une protection contre les violences, à une éducation respectant l’égalité des chances et au meilleur état de santé possible. Ces droits ne dépendent ni de l’appartenance sociale ni d’un renoncement à l’éducation.

16. Que signifie le droit de l’enfant d’exprimer son opinion dans toute question le concernant ?

L’enfant doit accepter la décision sans pouvoir communiquer son désaccord
L’enfant décide seul de toute question dès qu’il a exprimé son point de vue
L’enfant peut être informé sans que son opinion soit examinée
Son opinion doit être prise en considération sans lui conférer automatiquement la décision

Son opinion doit être prise en considération sans lui conférer automatiquement la décision

Explication

L’enfant doit être informé, pouvoir exprimer librement son opinion et voir celle-ci prise en considération dans les questions qui le concernent. Cette garantie ne signifie pas qu’il décide seul de toutes les décisions.

17. Selon l’article 372 du Code civil, comment les père et mère exercent-ils en principe l’autorité parentale ?

Le parent désigné par le juge l’exerce, même sans décision particulière.
Ils la délèguent au médecin dès qu’un soin concerne l’enfant.   
Ils l’exercent en commun, sous réserve des exceptions légales ou judiciaires.
Ils l’exercent alternativement selon la résidence habituelle de l’enfant.

Ils l’exercent en commun, sous réserve des exceptions légales ou judiciaires.

Explication

L’article 372 pose le principe d’un exercice commun de l’autorité parentale par les père et mère, avec des exceptions prévues par la loi ou décidées par le juge. La résidence de l’enfant ne suffit pas, à elle seule, à transférer l’autorité parentale à un seul parent.

18. Lorsqu’un mineur est capable d’exprimer sa volonté et de participer à une décision de soins, quelle règle s’applique à son consentement ?

Il reçoit une information identique à celle destinée à un patient majeur.    
Son consentement est systématiquement recherché, avec une information adaptée à son âge et à sa maturité.
Son consentement remplace automatiquement celui des titulaires de l’autorité parentale.
Son avis est recueilli uniquement lorsqu’il a atteint l’âge de seize ans.

Son consentement est systématiquement recherché, avec une information adaptée à son âge et à sa maturité.

Explication

Le mineur doit recevoir une information adaptée à son âge et à sa maturité, et son consentement doit être systématiquement recherché lorsqu’il peut exprimer sa volonté et participer à la décision. Cette règle n’instaure ni seuil d’âge fixe ni remplacement automatique du consentement parental.

19. Que doit faire le médecin si le refus d’un traitement par le titulaire de l’autorité parentale ou le tuteur risque d’entraîner des conséquences graves ?

Demander au mineur de décider seul de la prise en charge.
Reporter les soins jusqu’à l’accord d’un second titulaire.
Délivrer les soins indispensables malgré ce refus.
Respecter le refus et proposer une consultation de suivi.

Délivrer les soins indispensables malgré ce refus.

Explication

Lorsque le refus expose le mineur à des conséquences graves, le médecin délivre les soins indispensables afin de protéger sa santé. Le désaccord du représentant ne conduit donc pas à différer les soins nécessaires ni à transférer automatiquement la décision au mineur.

20. Un mineur souhaite garder le secret sur un traitement nécessaire à sa santé : quelle démarche le médecin doit-il suivre ?

Renoncer au traitement dès que le mineur refuse la consultation de ses parents.
Demander au juge l’autorisation préalable avant toute prise en charge médicale.
Rechercher d’abord son accord pour consulter les titulaires de l’autorité parentale, puis pouvoir agir sans cet accord s’il maintient son opposition.
Informer directement les titulaires de l’autorité parentale, puis recueillir l’avis du mineur après le traitement.

Rechercher d’abord son accord pour consulter les titulaires de l’autorité parentale, puis pouvoir agir sans cet accord s’il maintient son opposition.

Explication

Le médecin recherche d’abord l’accord du mineur pour consulter les titulaires de l’autorité parentale, puis peut agir sans cet accord si le mineur maintient son opposition et si le traitement est nécessaire à sa santé. Le refus de consultation ne fait donc pas disparaître la possibilité de traiter.

21. Lorsqu’un mineur refuse que ses parents soient consultés, quelle condition encadre sa prise en charge et la communication de son dossier ?

Il peut être reçu sans accompagnement, mais son dossier doit être communiqué aux deux parents.
Il doit être accompagné par un parent désigné par le médecin, et son dossier peut être transmis à l’autre parent.
Il doit être accompagné par un majeur choisi par ses parents, qui autorise ensuite l’accès au dossier.
Il doit être accompagné par une personne majeure de son choix, et son dossier ne peut être communiqué à ses parents sans son accord.

Il doit être accompagné par une personne majeure de son choix, et son dossier ne peut être communiqué à ses parents sans son accord.

Explication

Le mineur doit être accompagné par une personne majeure qu’il choisit librement, et son dossier ne peut être communiqué aux titulaires de l’autorité parentale sans son accord. L’accompagnement est donc obligatoire, mais le choix de l’accompagnant appartient au mineur et ne revient pas à ses parents.

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Quelles sont les missions principales de la puéricultrice diplômée d’État ?

Les soins holistiques, prévention, maintien et restauration de la santé, soutien à l’autonomie, socialisation, éveil, gestion, recherche et formation.

Dans quels secteurs la PDE intervient-elle principalement ?

Secteurs hospitaliers, extra-hospitaliers, EAJE pour moins de 6 ans et PMI.

Quelle date correspond au décret définissant le rôle propre de l'infirmier ?

29 juillet 2004

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