QCM : Les Délais de Prescription en Droit du Travail — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le délai pour contester la rupture dans un licenciement pour motif personnel ?

Deux ans à compter de la date de l’entretien préalable
Un an à compter de la notification de la rupture
Six mois à compter de l’envoi de la lettre de licenciement
Trois ans à compter du dernier jour travaillé

Un an à compter de la notification de la rupture

Explication

Pour un licenciement pour motif personnel, l’action portant sur la rupture se prescrit par un an, avec un point de départ fixé à la notification de la rupture. Le délai de deux ans concerne l’exécution du contrat, pas la rupture.

2. À quelle date commence en principe à courir le délai de contestation d’un licenciement économique ?

À la signature du contrat de travail
À la fin de la période d’essai
À la date de la convocation à l’entretien préalable
À la notification de la rupture du contrat

À la notification de la rupture du contrat

Explication

Le licenciement économique suit la même logique de départ : le délai court à partir de la notification de la rupture. La convocation à l’entretien préalable n’est pas le point de départ retenu ici.

3. Quel est le délai pour contester une rupture conventionnelle homologuée ?

Deux ans à compter de la signature de la convention
Trois ans à compter du dernier versement du salaire
Quinze jours à compter de la notification de l’accord
Un an à compter de l’homologation par la DREETS

Un an à compter de l’homologation par la DREETS

Explication

La contestation d’une rupture conventionnelle homologuée se prescrit par un an à partir du jour de son homologation par la DREETS. Le simple accord signé ne suffit pas à faire courir ce délai.

4. Quel délai s’applique à une action en paiement d’un salaire non versé ou d’une prime impayée ?

Six mois à partir de la signature du reçu de solde de tout compte
Deux mois à partir de la découverte du manquement
Trois ans à partir de la connaissance des faits
Un an à partir de l’homologation de la rupture

Trois ans à partir de la connaissance des faits

Explication

Les actions relatives au salaire, aux heures supplémentaires ou à une prime non versée se prescrivent par trois ans à compter de la connaissance des faits. Le délai d’un an vise la contestation de la rupture conventionnelle, pas les impayés.

5. Quel délai permet de contester le montant mentionné dans un reçu de solde de tout compte signé par le salarié ?

Dix ans
Un an
Trois ans
Deux mois

Trois ans

Explication

Lorsque le reçu du solde de tout compte est signé par le salarié, la contestation de son montant se fait dans un délai de trois ans. Ce n’est pas le délai court applicable à d’autres litiges comme la sanction disciplinaire.

6. À quel point de départ se rattache le délai pour agir en cas d’heures supplémentaires non payées ?

Au jour de la rupture du contrat
Au jour de l’embauche
Au jour où le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance des faits
Au jour de la signature du solde de tout compte

Au jour où le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance des faits

Explication

Les heures supplémentaires non payées relèvent des créances salariales et le délai court à partir de la connaissance des faits. La rupture du contrat n’est pas le point de départ général indiqué pour cette action.

7. Quel est le délai pour agir en cas de harcèlement ou de discrimination lorsque le reçu du solde de tout compte a été signé ?

Six mois
Quinze jours
Cinq ans
Trois ans

Six mois

Explication

Le cours prévoit un régime spécial de six mois si le reçu du solde de tout compte a été signé par le salarié. En dehors de cette hypothèse, le délai ordinaire est de cinq ans à compter de la connaissance des faits.

8. Quel délai s’applique aux actions en dommages corporels ?

Deux ans à compter de la rupture du contrat
Six mois à compter de la signature du reçu
Dix ans à compter de la consolidation
Cinq ans à compter de la connaissance des faits

Dix ans à compter de la consolidation

Explication

Les dommages corporels se prescrivent par dix ans à compter de la consolidation. Ce délai se distingue des délais plus courts prévus pour le harcèlement, la discrimination ou l’inaptitude.

9. Quel est le délai pour contester l’avis d’inaptitude émis par le médecin du travail ?

Deux mois à compter de la connaissance des faits
Un an à compter de la rupture du contrat
Trois ans à compter de la consolidation
Quinze jours à compter de la notification de l’avis

Quinze jours à compter de la notification de l’avis

Explication

La contestation de l’avis d’inaptitude se prescrit par quinze jours à partir de la notification de l’avis. C’est un délai très court, distinct de celui des sanctions disciplinaires.

10. Quel est le délai de prescription des poursuites disciplinaires engagées par l’employeur ?

Cinq ans à compter des faits
Quinze jours à compter de la notification de l’avis médical
Deux mois à compter du jour où l’employeur en a eu connaissance
Un an à compter de la rupture du contrat

Deux mois à compter du jour où l’employeur en a eu connaissance

Explication

Les poursuites disciplinaires se prescrivent par deux mois à partir du jour où l’employeur a eu connaissance des faits. Le délai de quinze jours concerne uniquement la contestation de l’avis d’inaptitude.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Les Délais de Prescription en Droit du Travail.

Licenciement personnel — définition ?

Licenciement basé sur un motif lié au salarié.

Licenciement économique — définition ?

Licenciement basé sur un motif non inhérent au salarié.

Rupture conventionnelle homologuée — rôle ?

Rupture du contrat validée par l’autorité administrative.

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