QCM : Les pouvoirs présidentiels en période de cohabitation — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment appliquer la proposition du comité Balladur concernant les rôles respectifs du président et du Premier ministre ?

Confier au président et au Premier ministre la responsabilité conjointe de définir et conduire la politique nationale
Donner au Premier ministre la définition de la politique nationale et au président la conduite de cette politique
Attribuer au président la définition de la politique de la nation et au Premier ministre la conduite de cette politique
Laisser au président seul la définition et la conduite de la politique nationale sans rôle distinct pour le Premier ministre

Attribuer au président la définition de la politique de la nation et au Premier ministre la conduite de cette politique

Explication

La proposition du comité Balladur consiste à reconnaître au président la responsabilité de définir la politique de la nation et au Premier ministre celle de la conduire, ce qui est explicitement indiqué dans le passage cité. À revoir : Propositions de réforme constitutionnelle sur les rôles respectifs du président et du Premier ministre. Appui du cours : « Le comité Balladur a proposé de clarifier la responsabilité du président pour définir la politique de la nation et du Premier ministre pour la conduire. »

2. En quoi le rôle du président de la République sous la Ve République diffère-t-il de son rôle antérieur ?

Il n'a plus la capacité d'intervenir en cas de blocage institutionnel
Il est passé d'un rôle symbolique à un rôle central avec pouvoirs propres et recours en cas de blocage
Il est resté un simple représentant symbolique sans pouvoir exécutif
Il a perdu ses pouvoirs propres au profit du Parlement

Il est passé d'un rôle symbolique à un rôle central avec pouvoirs propres et recours en cas de blocage

Explication

Le texte précise que le président a évolué d'un rôle symbolique à un rôle central avec des pouvoirs propres renforcés et qu'il peut intervenir en cas de blocage institutionnel, ce qui correspond à la première option. À revoir : Évolution du rôle politique et institutionnel du président de la République sous la Ve République. Appui du cours : « Le président de la République a évolué d'un rôle symbolique à un rôle central avec des pouvoirs propres renforcés, étant la clé de voûte des institutions sous la Ve République. Il détient le pouvoir initial dans l'exécutif, soutenant les autres organes… »

3. Combien de dissolutions de l'Assemblée nationale sous la Ve République ont eu lieu depuis 1958, et quelles années principales sont mentionnées ?

Cinq dissolutions en 1968, 1981, 1988, 1997 et 2002
Sept dissolutions en 1962, 1968, 1981, 1988, 1993, 1997 et 2024
Quatre dissolutions en 1962, 1974, 1981 et 1997
Six dissolutions en 1962, 1968, 1981, 1988, 1997 et 2024

Six dissolutions en 1962, 1968, 1981, 1988, 1997 et 2024

Explication

Le texte précise qu'il y a eu six dissolutions depuis 1958, précisément en 1962, 1968, 1981, 1988, 1997 et 2024. Les autres options comportent des années non mentionnées ou un nombre incorrect. À revoir : Usage et effets du droit de dissolution de l'Assemblée nationale sous la Ve République. Appui du cours : « Six dissolutions ont eu lieu depuis 1958, notamment en 1962, 1968, 1981, 1988, 1997, et 2024, souvent pour renforcer la majorité présidentielle ou en réponse à des crises politiques. »

4. Combien de voix sont nécessaires pour qu'une motion de censure soit adoptée à l'Assemblée nationale ?

Au moins 289 voix, soit la majorité absolue des membres
Au moins 250 voix, soit un quart des membres
Au moins 300 voix, soit les deux tiers des membres
Au moins 150 voix, soit la moitié des membres

Au moins 289 voix, soit la majorité absolue des membres

Explication

La motion de censure doit recueillir au moins 289 voix, ce qui correspond à la majorité absolue des membres de l'Assemblée nationale, comme indiqué dans le passage exact du texte. À revoir : Définition, procédure et effets de la motion de censure à l'Assemblée nationale. Appui du cours : « Pour être adoptée, elle doit recueillir au moins 289 voix, soit la majorité absolue des membres de l'Assemblée nationale. »

5. Dans quelle situation doit-on réunir le Parlement français en Congrès ?

Pour autoriser l'adhésion à l'Union européenne
Pour discuter du budget annuel de l'État
Pour nommer le Premier ministre
Pour voter une loi ordinaire

Pour autoriser l'adhésion à l'Union européenne

Explication

Le Parlement français se réunit en Congrès uniquement dans trois cas précis, dont l'autorisation de l'adhésion à l'Union européenne. Les autres options ne sont pas des cas de réunion en Congrès selon le texte. À revoir : Composition, fonctionnement et pouvoirs du Parlement français bicaméral. Appui du cours : « Le Parlement français est composé de deux chambres : l'Assemblée nationale (577 députés) et le Sénat (348 sénateurs). Le Parlement peut se réunir en Congrès dans trois cas : pour une révision constitutionnelle, pour autoriser l'adhésion à l'Union européenne,… »

6. Comment le gouvernement peut-il utiliser la procédure législative pour limiter la modification d'un texte lors du vote par article ?

En imposant un vote unanime des députés pour chaque amendement
En recourant au vote bloqué prévu par l'article 44 alinéa 3 de la Constitution pour limiter les amendements
En demandant à la commission mixte paritaire de supprimer les amendements
En engageant la responsabilité du gouvernement selon l'article 49 alinéa 3 pour interdire les amendements

En recourant au vote bloqué prévu par l'article 44 alinéa 3 de la Constitution pour limiter les amendements

Explication

Le gouvernement peut recourir au vote bloqué prévu par l'article 44 alinéa 3 de la Constitution pour limiter les amendements lors du vote par article, ce qui lui permet de contrôler les modifications apportées au texte. À revoir : Procédure législative française : étapes, navette parlementaire et rôle du gouvernement. Appui du cours : « Le gouvernement peut recourir au vote bloqué prévu par l'article 44 alinéa 3 de la Constitution pour limiter les amendements lors du vote par article, et engager la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale selon l'article 49 alinéa 3 pour… »

7. Quelle différence majeure caractérise la répartition des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre en période de cohabitation par rapport à une période de concordance ?

En concordance, le président perd son pouvoir de nomination des ministres, contrairement à la cohabitation où il le conserve.
En concordance, le Premier ministre exerce pleinement ses pouvoirs sans subordination, alors qu'en cohabitation, il est subordonné au président.
En cohabitation, le président peut dissoudre l'Assemblée nationale à tout moment, contrairement à la concordance où il ne le peut pas.
En cohabitation, le Premier ministre exerce pleinement ses pouvoirs et le président ne peut plus le révoquer, alors qu'en concordance, le président peut demander la démission du Premier ministre à tout moment.

En cohabitation, le Premier ministre exerce pleinement ses pouvoirs et le président ne peut plus le révoquer, alors qu'en concordance, le président peut demander la démission du Premier ministre à tout moment.

Explication

Le texte précise qu'en cohabitation, le président perd son pouvoir de révocation et le Premier ministre exerce pleinement ses prérogatives, tandis qu'en concordance, le président peut demander la démission du Premier ministre, ce qui le rend subordonné. À revoir : Répartition des pouvoirs entre président de la République et Premier ministre en période de cohabitation. Appui du cours : « - En période de cohabitation, le président perd son pouvoir de révocation du Premier ministre, qui exerce pleinement ses prérogatives gouvernementales. - En période de concordance, le président peut demander la démission du Premier ministre à tout moment,… »

8. Comment la réforme du quinquennat présidentiel vise-t-elle à réduire les risques de cohabitation en pratique ?

En alignant la durée du mandat présidentiel sur celle de l'Assemblée nationale et en programmant les élections législatives peu après la présidentielle
En supprimant les élections législatives pour concentrer le pouvoir sur le président
En allongeant la durée du mandat présidentiel pour dépasser celle de l'Assemblée nationale
En fixant des mandats présidentiels et législatifs de durées différentes pour équilibrer les pouvoirs

En alignant la durée du mandat présidentiel sur celle de l'Assemblée nationale et en programmant les élections législatives peu après la présidentielle

Explication

La réforme du quinquennat vise à réduire la cohabitation en alignant la durée du mandat présidentiel sur celle de l'Assemblée nationale et en programmant les élections législatives peu après la présidentielle, renforçant ainsi la cohérence politique entre les deux institutions. À revoir : Passage du septennat au quinquennat présidentiel et ses justifications. Appui du cours : « Le quinquennat présidentiel a été adopté par référendum en 2000, remplaçant le septennat historique. La loi de 2001 a fixé les élections législatives peu après l'élection présidentielle pour renforcer la cohérence politique. Pour plus de sureté estimant que… »

9. En quelle année la loi constitutionnelle permettant la saisine a posteriori du Conseil constitutionnel a-t-elle été adoptée ?

2010
1997
2008
1958

2008

Explication

La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit dans la Constitution l'article 61-1 qui permet la saisine a posteriori du Conseil constitutionnel, comme indiqué dans l'extrait. À revoir : Contrôle de constitutionnalité des lois en France : modalités, acteurs et rôle du Conseil constitutionnel. Appui du cours : « **Conseil constitutionnel** : Également être saisi a posteriori, en application de l'article 61-1 introduit dans la Constitution par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est… »

10. Quelle conséquence politique majeure a résulté de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 par le président Chirac ?

La convocation d'un référendum constitutionnel
La suppression de la cohabitation
Une défaite électorale suivie d'une cohabitation
Le renforcement immédiat de sa majorité

Une défaite électorale suivie d'une cohabitation

Explication

Le texte précise que la dissolution menée par Chirac en 1997, malgré sa majorité, a abouti à une défaite et à une cohabitation, ce qui est la conséquence politique majeure mentionnée. À revoir : Conséquences politiques et constitutionnelles de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997. Appui du cours : « La dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 par le président Chirac, alors qu'il disposait d'une majorité, visait à renforcer sa majorité mais a conduit à une défaite et une cohabitation. »

11. Comment appliquer la notion d'organisation bicéphale du pouvoir exécutif sous la Ve République dans l'exercice du pouvoir ?

En concentrant tout le pouvoir exécutif uniquement entre les mains du président de la République
En reconnaissant que le pouvoir exécutif est partagé entre le président de la République et le gouvernement dirigé par le Premier ministre
En attribuant exclusivement le pouvoir exécutif au Premier ministre sans rôle pour le président
En divisant le pouvoir exécutif entre le Parlement et le gouvernement sans rôle présidentiel

En reconnaissant que le pouvoir exécutif est partagé entre le président de la République et le gouvernement dirigé par le Premier ministre

Explication

L'organisation bicéphale signifie que le pouvoir exécutif est partagé entre deux têtes : le président de la République et le gouvernement dirigé par le Premier ministre, comme indiqué dans le texte. À revoir : Organisation bicéphale du pouvoir exécutif sous la Ve République. Appui du cours : « Le pouvoir exécutif sous la Ve République est bicéphale, composé du président de la République et du gouvernement dirigé par le Premier ministre. »

12. Comment un président de la Ve République peut-il provoquer une cohabitation surprise ?

En nommant un Premier ministre issu de sa propre majorité parlementaire
En dissolvant l'Assemblée nationale de manière anticipée malgré une majorité présidentielle
En organisant des élections présidentielles anticipées
En changeant la Constitution pour limiter les pouvoirs du Premier ministre

En dissolvant l'Assemblée nationale de manière anticipée malgré une majorité présidentielle

Explication

La cohabitation surprise résulte d'une décision présidentielle inattendue, comme la dissolution anticipée de l'Assemblée nationale en 1997 par Chirac, qui avait pourtant une majorité. Cette décision a mené à une majorité parlementaire opposée et donc à une cohabitation. À revoir : Les cohabitations politiques sous la Ve République et leurs caractéristiques. Appui du cours : « **Cohabitation surprise** : Une cohabitation résultant d'une décision présidentielle inattendue, telle que la dissolution anticipée de l'Assemblée nationale en 1997 par Chirac, qui a conduit à une majorité parlementaire opposée et à une cohabitation marquée… »

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Organisation bicéphale — définition ?

Président et gouvernement, deux têtes de l'exécutif.

Cohabitation conflictuelle — exemple ?

1986-1988, Mitterrand et Chirac.

Dissolution 1997 — conséquence ?

Défaite de la majorité présidentielle, cohabitation.

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