QCM : Les sociétés romaines : origines et règles — 8 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le contrat de société à Rome ?

Un contrat religieux destiné à organiser les cultes familiaux
Une union politique entre citoyens pour exercer ensemble le pouvoir
Une construction juridique de nature purement civile fondée sur un accord entre plusieurs personnes pour mettre en commun des biens, une activité, ou les deux
Une convention commerciale réservée à l’échange de marchandises

Une construction juridique de nature purement civile fondée sur un accord entre plusieurs personnes pour mettre en commun des biens, une activité, ou les deux

Explication

Le contrat de société à Rome est défini comme une construction juridique de nature purement civile, fondée sur un accord entre plusieurs personnes pour mettre en commun des biens, une activité, ou les deux. À revoir : Origines et nature civile du contrat de société à Rome. Appui du cours : « Contrat de société : Construction juridique de nature purement civile selon la terminologie contemporaine, fondée à Rome sur un accord entre plusieurs personnes pour mettre en commun des biens, une activité, ou les deux. »

2. Que désigne le terme « publicains » ?

Les associations d’individus réunies pour exercer une activité économique commune
Les citoyens romains qui financent directement les travaux publics
Les individus qui passent contrat avec l’État pour gérer à sa place des intérêts publics
Les magistrats chargés de décider des impôts à Rome

Les individus qui passent contrat avec l’État pour gérer à sa place des intérêts publics

Explication

Les publicains sont définis comme des individus qui contractent avec l’État pour gérer à sa place des intérêts publics, notamment des impôts ou des travaux publics. À revoir : Sociétés d’entrepreneurs et rôle des publicains au IIe siècle av. J.-C.. Appui du cours : « Les publicains désignent d’une manière générale les individus qui passent contrat avec l’Etat, pour gérer à sa place des intérêts publics. »

3. Que signifie l’expression « intuitu personae » dans le contrat de société ?

Que le contrat ne peut être conclu qu’entre commerçants
Que le contrat est valable seulement s’il est écrit
Que le contrat repose sur l’importance des liens personnels entre associés
Que le contrat impose une répartition égale des bénéfices

Que le contrat repose sur l’importance des liens personnels entre associés

Explication

L’expression « intuitu personae » renvoie ici au fait que le contrat de société est conclu en considération des personnes, donc de l’importance des liens personnels entre associés. À revoir : Conditions de formation du contrat de société et affectio societatis. Appui du cours : « Le contrat est conclu intuitu personae, ce qui explique l’importance des liens personnels entre associés. »

4. Quelle est la caractéristique de la société en commandite ?

Un associé apporte des capitaux tandis qu’un autre apporte son activité ou ses connaissances techniques
Elle vise une opération précise comme l’exploitation d’un commerce
Elle réunit uniquement des associés qui apportent tous des capitaux
Elle se définit par la réalisation de plusieurs affaires distinctes

Un associé apporte des capitaux tandis qu’un autre apporte son activité ou ses connaissances techniques

Explication

La société en commandite est définie ici par la combinaison d’un apport de capitaux et d’un apport d’activité ou de connaissances techniques. Les autres propositions reprennent soit l’autre type de société, soit des éléments non mentionnés. À revoir : Types de sociétés en droit romain : société d’affaire et société en commandite. Appui du cours : « La société en “commandite” : Forme de société dans laquelle l’un des associés apporte des capitaux tandis qu’un autre apporte son activité ou ses connaissances techniques. »

5. Quel critère distingue fondamentalement la société de l’association ?

Le but lucratif
L’intérêt patrimonial
Le respect des bonnes mœurs
La formation libre

Le but lucratif

Explication

Le passage indique explicitement que le but lucratif est le critère qui distingue la société de l’association. Les autres propositions sont bien mentionnées, mais elles ne constituent pas ce critère de distinction. À revoir : But lucratif et distinction entre société et association. Appui du cours : « Le but lucratif distingue la société de l’association, cette dernière n’ayant pas pour objectif de réaliser un profit. »

6. Quelle conséquence subit le défendeur lorsqu’il perd le procès dans cette action en justice entre associés ?

Il obtient la réparation intégrale de son préjudice.
Il est automatiquement exclu de la société.
Il est frappé d’infamie.
Il doit renoncer à toute part des profits.

Il est frappé d’infamie.

Explication

Le texte précise que cette action est infamante et que, si le défendeur perd son procès, il est frappé d’infamie. C’est donc la conséquence juridique attendue. À revoir : Répartition des profits et pertes et action en justice entre associés. Appui du cours : « si le défendeur perd son procès, il est frappé d’infamie. »

7. Quelle différence le texte établit-il entre le contrat de société et la situation des tiers ?

Il crée une personnalité morale opposable à tous les tiers dès sa conclusion.
Il n’a d’effet juridique qu’entre ceux qui l’ont conclu, et non vis-à-vis des tiers.
Il produit surtout des effets en droit romain, mais pas entre les associés.
Il n’a d’effet qu’à l’égard des tiers, et pas entre les associés.

Il n’a d’effet juridique qu’entre ceux qui l’ont conclu, et non vis-à-vis des tiers.

Explication

Le passage dit clairement que le contrat de société n’a d’effet juridique qu’à l’égard de ceux qui l’ont conclu. Il ne produit donc pas d’effet vis-à-vis des tiers. À revoir : Absence de personnalité morale et effets du contrat de société vis-à-vis des tiers. Appui du cours : « Le contrat de société n’a d’effet juridique qu’à l’égard de ceux qui l’ont conclu. »

8. Un créancier veut faire exécuter une dette dans le cadre de la phase postérieure de la procédure romaine contre le débiteur insolvable. Que doit-il viser en priorité ?

La vente immédiate du débiteur comme esclave
Les biens du débiteur insolvable
La personne du débiteur insolvable
Les seuls débiteurs commerçants

Les biens du débiteur insolvable

Explication

Dans la phase postérieure, l’exécution ne porte plus sur la personne du débiteur mais sur ses biens. La vente comme esclave est une possibilité évoquée, mais ce n’est pas la règle de ciblage de cette phase. À revoir : Évolution de la procédure contre le débiteur insolvable et venditio bonorum. Appui du cours : « À partir de la fin du IIe siècle avant notre ère, la procédure vise désormais les biens du débiteur insolvable et non plus sa personne. »

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Contrat de société — définition ?

Accord entre plusieurs pour mettre en commun biens ou activités.

Sociétés d’entrepreneurs — rôle ?

Gérer des intérêts publics pour l’État, comme impôts ou travaux publics.

Affectio societatis — signification ?

Volonté d’être associé basée sur la confiance ou amitié.

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