QCM : DIP — 60 questions

Questions et réponses du QCM

1. En Master 1 LCC, quelle forme prend traditionnellement l’évaluation du droit international privé ?

Un écrit de trois heures comportant un commentaire d’arrêt
Un cas pratique écrit réalisé en une heure
Un oral de trente minutes portant sur plusieurs notions
Un écrit de deux heures consacré à une dissertation juridique

Un écrit de trois heures comportant un commentaire d’arrêt

Explication

L’évaluation traditionnelle en Master 1 LCC consiste en un écrit de trois heures proposant un commentaire d’arrêt. La dissertation, l’oral et le cas pratique d’une heure correspondent à d’autres modalités d’évaluation.

2. En Master 1 des droits de l’homme, quelle évaluation correspond au choix du droit international privé comme matière de travaux dirigés ?

Un écrit d’une heure avec un commentaire d’arrêt en seconde session
Un écrit d’une heure avec une question de cours en première session
Un oral de trois heures portant sur un cas pratique
Un écrit de trois heures avec un commentaire d’arrêt

Un écrit de trois heures avec un commentaire d’arrêt

Explication

Lorsque le droit international privé est choisi comme matière de travaux dirigés, l’évaluation prend la forme d’un écrit de trois heures avec commentaire d’arrêt. L’écrit d’une heure concerne l’absence de travaux dirigés, avec un petit cas pratique en première session et une question de cours en seconde session.

3. Quel type de relations le droit international privé régit-il ?

Des relations administratives internes entre personnes publiques
Des relations privées entièrement rattachées à un seul pays
Des relations privées comportant un élément d’extranéité
Des relations entre États dépourvues de dimension individuelle

Des relations privées comportant un élément d’extranéité

Explication

Le droit international privé régit les relations entre personnes physiques ou morales lorsqu’elles comportent un élément d’extranéité. Les relations entre États relèvent principalement du droit international public, tandis qu’une relation entièrement interne ne présente pas ce rattachement international.

4. Qu’est-ce qui donne à une relation juridique privée son caractère international ?

L’application préalable d’une loi étrangère au litige
La compétence automatique d’un tribunal situé à l’étranger
La participation obligatoire d’une personne publique au contrat
La présence d’un facteur étranger dans la relation

La présence d’un facteur étranger dans la relation

Explication

L’élément d’extranéité est le facteur étranger qui internationalise une relation privée, par exemple une nationalité, un domicile, un bien, un contrat ou un fait générateur situé à l’étranger. La compétence d’un tribunal ou l’application d’une loi étrangère peut résulter de l’analyse, mais ne constitue pas la définition de ce facteur.

5. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre droit international privé et droit comparé ?

Le droit international privé applique directement le droit étranger, tandis que le droit comparé détermine le tribunal compétent
Le droit international privé étudie les droits étrangers, tandis que le droit comparé désigne la juridiction française compétente
Le droit international privé désigne la juridiction et la loi applicables, tandis que le droit comparé étudie le contenu des droits étrangers
Le droit international privé compare les législations, tandis que le droit comparé choisit la loi applicable au litige

Le droit international privé désigne la juridiction et la loi applicables, tandis que le droit comparé étudie le contenu des droits étrangers

Explication

Le droit international privé détermine la juridiction compétente et la loi applicable, sans étudier au fond le droit étranger désigné. Le droit comparé a pour objet l’étude du contenu des droits d’autres pays, et non la désignation procédurale de la loi ou du tribunal compétent.

6. Que cherche-t-on à déterminer dans un conflit de lois lorsque le juge français est compétent ?

La possibilité de reconnaître une décision rendue par un juge étranger
Le tribunal compétent pour connaître de la relation privée internationale
La loi applicable à la relation privée comportant un élément étranger
La procédure permettant d’exécuter une décision étrangère en France

La loi applicable à la relation privée comportant un élément étranger

Explication

Un conflit de lois consiste à déterminer la loi applicable à une relation privée comportant un élément étranger, après que le juge français s’est déclaré compétent. La désignation du tribunal relève du conflit de juridictions, tandis que la reconnaissance et l’exécution concernent les effets des jugements étrangers.

7. Quel effet produit le conflit entre les lois française et grecque dans le cas d’un mariage célébré en France entre une Française et un Grec sous la seule forme religieuse ?

Les deux lois reconnaissent le mariage, mais lui refusent des effets patrimoniaux complets
La loi française rend le mariage nul, tandis que la loi grecque le reconnaît comme valable
La loi française reconnaît le mariage, tandis que la loi grecque le rend nul pour vice de forme
Les deux lois rendent le mariage nul en raison de sa célébration religieuse

La loi française rend le mariage nul, tandis que la loi grecque le reconnaît comme valable

Explication

Dans cette situation, la loi française considère le mariage religieux seul comme nul, alors que la loi grecque en reconnaît la validité. Cette divergence illustre un conflit de lois, car l’issue juridique varie selon la loi retenue.

8. Quelles sont les deux questions couvertes par les conflits de juridictions ?

La qualification du fait étranger et la comparaison des législations nationales
La nationalité des parties et le contenu matériel de la loi étrangère
La saisine des juridictions françaises et les effets en France des jugements étrangers
La validité du contrat et la responsabilité civile du débiteur

La saisine des juridictions françaises et les effets en France des jugements étrangers

Explication

Les conflits de juridictions portent sur la compétence judiciaire internationale et sur les effets internationaux des jugements. Ils permettent donc de déterminer si les juridictions françaises peuvent être saisies et si une décision étrangère peut être reconnue ou exécutée en France.

9. Que font les juridictions françaises lorsque les juridictions françaises et étrangères se déclarent toutes incompétentes ?

Elles tranchent le différend afin d’éviter un déni de justice
Elles suspendent l’affaire jusqu’à la désignation d’un tribunal étranger
Elles appliquent la loi française sans examiner la compétence judiciaire
Elles transmettent automatiquement le dossier à une juridiction internationale

Elles tranchent le différend afin d’éviter un déni de justice

Explication

Lorsque toutes les juridictions concernées se déclarent incompétentes, les juridictions françaises acceptent de trancher le différend afin d’éviter un déni de justice. Cette règle répond à l’absence de tribunal normalement compétent, sans imposer la transmission automatique de l’affaire à une autre juridiction.

10. Quel aspect relève principalement de la condition des étrangers en France ?

Le lien juridique d’une personne avec l’État français
Les conditions d’entrée, de séjour et d’exercice d’une profession
Les règles d’acquisition de la nationalité française
La détermination des relations diplomatiques entre deux États

Les conditions d’entrée, de séjour et d’exercice d’une profession

Explication

La condition des étrangers encadre la situation juridique des personnes qui ne possèdent pas la nationalité française, notamment leur entrée, leur séjour, leur accès à la propriété et leur activité professionnelle. La nationalité désigne plutôt le lien juridique unissant une personne à un État.

11. Quelle distinction décrit correctement la nationalité et la condition des étrangers ?

La nationalité concerne le lien avec l’État, tandis que la condition des étrangers concerne les droits des non-nationaux en France
La nationalité concerne le séjour en France, tandis que la condition des étrangers détermine le lien avec l’État français
La nationalité concerne les relations entre États, tandis que la condition des étrangers régit les conflits de lois
La nationalité règle l’accès à une profession, tandis que la condition des étrangers organise les élections nationales

La nationalité concerne le lien avec l’État, tandis que la condition des étrangers concerne les droits des non-nationaux en France

Explication

La nationalité établit un lien juridique entre une personne et l’État français, alors que la condition des étrangers détermine la situation des personnes étrangères présentes en France. Confondre ces notions revient à attribuer au séjour et aux droits des non-nationaux une fonction propre à la nationalité.

12. Quelles sont les deux grandes catégories de sources du droit international privé ?

Les sources administratives et les sources exclusivement coutumières
Les sources de l’ordre juridique interne et les sources internationales
Les sources judiciaires et les sources dépourvues de toute portée normative
Les sources pénales et les sources relatives aux collectivités territoriales

Les sources de l’ordre juridique interne et les sources internationales

Explication

Le droit international privé provient à la fois de l’ordre juridique interne et de sources internationales, parmi lesquelles figurent les règlements de l’Union européenne. Les autres réponses réduisent à tort cette matière à des catégories qui ne correspondent pas à sa structuration générale.

13. Pourquoi le droit international privé français est-il principalement qualifié de droit jurisprudentiel ?

Parce que les lois nationales déterminent directement la plupart des litiges internationaux
Parce que les textes sont limités et que les juges ont souvent forgé les solutions manquantes
Parce que les règlements européens écartent toute intervention des juridictions françaises
Parce que la doctrine possède un pouvoir général de création des règles applicables

Parce que les textes sont limités et que les juges ont souvent forgé les solutions manquantes

Explication

La loi occupe une place limitée en droit international privé français, ce qui a conduit la jurisprudence à élaborer de nombreuses solutions en l’absence de texte. La doctrine peut influencer le juge, mais elle ne dispose pas elle-même d’un pouvoir général de création du droit positif.

14. Quels articles du Code civil constituent les deux textes fondamentaux relatifs aux conflits de juridiction ?

Les articles 14 et 15
Les articles 1240 et 1241
Les articles 17 et 18
Les articles 110 et 111

Les articles 14 et 15

Explication

Les articles 14 et 15 du Code civil constituent les deux textes fondamentaux concernant les conflits de juridiction. Les articles 17 et suivants portent principalement sur la nationalité, tandis que les autres références concernent d’autres matières du droit civil.

15. Comment une solution doctrinale peut-elle être intégrée au droit positif en droit international privé ?

La doctrine impose directement sa solution aux parties avant l’ouverture du procès
Une juridiction internationale transforme chaque analyse doctrinale en règlement européen
Le législateur adopte automatiquement toute proposition doctrinale dès sa publication
Le juge choisit une proposition pertinente lorsqu’un litige lui est soumis et l’intègre à sa décision

Le juge choisit une proposition pertinente lorsqu’un litige lui est soumis et l’intègre à sa décision

Explication

La doctrine peut proposer plusieurs solutions à une difficulté rare, puis le juge sélectionne généralement celle qu’il estime la plus pertinente lorsqu’un litige se présente. Une proposition doctrinale n’acquiert donc pas automatiquement force obligatoire par sa seule publication.

16. Quelle évolution caractérise le rapport entre les sources internationales et les sources internes en droit international privé ?

Les sources internes ont progressivement absorbé les conventions internationales relatives aux conflits de lois
Les sources internationales ont progressivement pris une place prépondérante, notamment avec les règlements européens
Les sources internationales sont restées marginales malgré l’augmentation des règlements de l’Union européenne
Les sources européennes ont supprimé toute fonction des juridictions nationales en matière internationale

Les sources internationales ont progressivement pris une place prépondérante, notamment avec les règlements européens

Explication

Les sources internationales ont progressivement dépassé les sources internes, notamment en raison de la multiplication des règlements de l’Union européenne. Cette évolution n’a toutefois pas supprimé le rôle des juridictions nationales dans l’application et l’interprétation du droit.

17. Quelle différence distingue un traité bilatéral d’un traité multilatéral ?

Un traité bilatéral concerne les personnes privées, tandis qu’un traité multilatéral concerne les autorités publiques
Un traité bilatéral lie deux États, tandis qu’un traité multilatéral réunit un grand nombre d’États
Un traité bilatéral produit ses effets dans plusieurs régions, tandis qu’un traité multilatéral reste limité à deux États
Un traité bilatéral harmonise les règles de fond, tandis qu’un traité multilatéral règle les conflits de juridiction

Un traité bilatéral lie deux États, tandis qu’un traité multilatéral réunit un grand nombre d’États

Explication

Un traité bilatéral organise les relations entre deux États, alors qu’un traité multilatéral associe un nombre important d’États. La distinction repose donc sur le nombre de parties au traité, et non sur la matière juridique traitée.

18. Quel est le rôle d’une règle de conflit dans un litige international ?

Désigner le tribunal compétent sans examiner la loi applicable au litige
Apporter directement une solution matérielle sans choisir entre plusieurs lois nationales
Établir la nationalité des parties afin d’écarter les droits étrangers
Déterminer, après qualification, quelle loi parmi celles en concours est applicable

Déterminer, après qualification, quelle loi parmi celles en concours est applicable

Explication

La règle de conflit permet de sélectionner la loi applicable parmi plusieurs lois susceptibles de régir le litige, après la qualification de la situation juridique. Elle ne fournit pas directement le contenu de la solution et ne se confond pas avec une règle de compétence juridictionnelle.

19. Que réalise un traité qui tend à l’unification des règles de conflit ?

Il organise la reconnaissance des nationalités acquises par les parties au contrat
Il harmonise la méthode de désignation de la loi applicable au litige
Il harmonise directement le contenu de la solution juridique applicable au fond
Il établit les conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans chaque État

Il harmonise la méthode de désignation de la loi applicable au litige

Explication

L’unification des règles de conflit harmonise la méthode permettant de désigner la loi applicable parmi plusieurs lois possibles. À l’inverse, l’unification des règles de fond harmonise directement le contenu de la solution juridique.

20. Quelle distinction oppose la méthode conflictualiste à la méthode dérogatoire en droit international privé ?

La première écarte toute loi nationale, tandis que la seconde renvoie systématiquement au droit du for
La première désigne la loi applicable par une règle de conflit, tandis que la seconde applique directement une loi substantielle
La première tranche le litige au fond, tandis que la seconde détermine la compétence internationale du juge
La première applique une loi substantielle, tandis que la seconde désigne la loi applicable par une règle de conflit

La première désigne la loi applicable par une règle de conflit, tandis que la seconde applique directement une loi substantielle

Explication

La méthode conflictualiste utilise une règle de conflit pour désigner la loi applicable, alors que la méthode dérogatoire applique directement une règle substantielle. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux mécanismes.

21. Lorsqu’il est saisi d’un conflit de lois, dans quel ordre le juge doit-il normalement raisonner ?

Il recherche d’abord une loi substantielle directement applicable, puis utilise une règle de conflit à défaut
Il écarte d’abord les lois nationales, puis choisit la loi présentant le lien le plus étroit
Il applique d’abord une règle de conflit, puis recherche une loi substantielle si aucune solution n’est désignée
Il vérifie d’abord la compétence du juge étranger, puis applique la loi du tribunal saisi

Il recherche d’abord une loi substantielle directement applicable, puis utilise une règle de conflit à défaut

Explication

Le juge commence par rechercher une loi substantielle qui s’imposerait directement à la situation. En l’absence d’une telle loi, il recourt à la méthode conflictualiste et à sa règle de conflit.

22. Quelle caractéristique définit une loi d’application immédiate ?

C’est une loi du for qui s’impose directement à une situation internationale en raison de nécessités impérieuses
C’est une norme contractuelle choisie par les parties pour écarter les dispositions du droit du for
C’est une règle procédurale qui organise la compétence des tribunaux dans les litiges internationaux
C’est une règle étrangère désignée par la règle de conflit en raison de son lien avec la situation

C’est une loi du for qui s’impose directement à une situation internationale en raison de nécessités impérieuses

Explication

La loi d’application immédiate appartient au droit du for et s’applique directement lorsque des nécessités impérieuses le justifient. Elle ne doit pas être confondue avec une loi étrangère désignée par une règle de conflit.

23. Que doit vérifier le juge avant de mettre en œuvre une règle de conflit ?

Il doit vérifier qu’aucune règle substantielle du for ne peut recevoir une interprétation conforme au contrat
Il doit vérifier que les parties ont choisi une loi étrangère pour régir leur relation
Il doit vérifier qu’aucune loi d’application immédiate ne s’impose dans la matière concernée
Il doit vérifier que le litige relève d’une juridiction étrangère avant d’examiner le droit applicable

Il doit vérifier qu’aucune loi d’application immédiate ne s’impose dans la matière concernée

Explication

La recherche d’une loi d’application immédiate précède la mise en œuvre de la règle de conflit. La règle de conflit intervient lorsque le juge ne trouve pas de loi immédiate s’imposant à la situation.

24. Quelle différence fonctionnelle distingue une loi d’application immédiate d’une règle de conflit ?

La loi d’application immédiate tranche directement le litige, tandis que la règle de conflit désigne la loi compétente
La loi d’application immédiate dépend d’un choix des parties, tandis que la règle de conflit découle d’un accord contractuel
La loi d’application immédiate désigne la loi compétente, tandis que la règle de conflit tranche directement le litige
La loi d’application immédiate règle la compétence judiciaire, tandis que la règle de conflit organise la preuve

La loi d’application immédiate tranche directement le litige, tandis que la règle de conflit désigne la loi compétente

Explication

La loi d’application immédiate est une règle de fond qui peut résoudre directement le litige. La règle de conflit joue un rôle d’intermédiaire : elle désigne la loi compétente sans régler elle-même le fond.

25. Un juge identifie une loi d’application immédiate applicable au litige. Quelle démarche doit-il suivre ?

Il suspend l’examen du fond jusqu’à ce qu’une juridiction étrangère désigne la loi applicable
Il écarte cette loi et applique celle qui présente le lien le plus étroit avec la relation internationale
Il applique d’abord la règle de conflit afin de confirmer que cette loi prévaut sur les droits étrangers
Il applique cette loi sans mettre en œuvre la méthode conflictualiste ni rechercher une autre loi compétente

Il applique cette loi sans mettre en œuvre la méthode conflictualiste ni rechercher une autre loi compétente

Explication

La présence d’une loi d’application immédiate conduit le juge à l’appliquer directement, sans passer par la règle de conflit. La méthode conflictualiste n’intervient qu’en l’absence d’une telle loi.

26. Comment la loi française relative aux mesures d’assistance éducative s’applique-t-elle à un mineur étranger en danger présent en France ?

Elle s’applique en raison de la présence du mineur en France, sans recherche préalable de la loi normalement compétente
Elle s’applique lorsque les représentants légaux choisissent le droit français dans un accord particulier
Elle s’applique selon la nationalité du mineur, après désignation de la loi compétente par une règle de conflit
Elle s’applique après vérification que la résidence habituelle du mineur se situe sur le territoire français

Elle s’applique en raison de la présence du mineur en France, sans recherche préalable de la loi normalement compétente

Explication

Cette loi française vise tout mineur en danger présent sur le territoire français, quelle que soit sa nationalité. Elle constitue donc une application directe, sans recherche préalable de la loi normalement compétente.

27. Quelle relation existe entre les lois de police et les lois d’application immédiate ?

Les deux catégories se confondent, car toute application directe suppose nécessairement une considération de politique publique
Toute loi d’application immédiate est une loi de police, mais certaines lois de police ne s’appliquent pas directement au litige
Les deux catégories sont étrangères l’une à l’autre, car une loi de police passe par une règle de conflit
Toute loi de police est une loi d’application immédiate, mais certaines lois d’application immédiate ne reposent pas sur une politique publique

Toute loi de police est une loi d’application immédiate, mais certaines lois d’application immédiate ne reposent pas sur une politique publique

Explication

Une loi de police appartient à la catégorie des lois d’application immédiate, mais la réciproque n’est pas vraie. La loi de police se caractérise en plus par des considérations de politique publique.

28. Selon Franck Escaquisse, quelle caractéristique définit les lois d’application immédiate ?

Elles protègent les individus contre toute atteinte à leurs droits privés
Elles déterminent la compétence judiciaire en matière internationale
Elles règlent les contrats selon la nationalité des parties
Elles protègent l’organisation politique, sociale ou économique du pays

Elles protègent l’organisation politique, sociale ou économique du pays

Explication

Franck Escaquisse rattache les lois d’application immédiate à la sauvegarde de l’organisation politique, sociale ou économique du pays. La protection directe des individus constitue une limite de cette définition, jugée trop étroite sur ce point.

29. Comment le juge doit-il rechercher le caractère immédiatement applicable d’une législation interne silencieuse sur son champ international ?

Il écarte la loi interne au profit de la règle de conflit
Il applique la loi du for dès qu’un élément étranger apparaît
Il vérifie si la loi revendique une application nécessaire au litige
Il présume que la loi étrangère régit toute situation internationale

Il vérifie si la loi revendique une application nécessaire au litige

Explication

Le juge doit examiner si la législation revendique une application nécessaire au litige, en particulier lorsqu’elle ne précise pas son champ international. La présence d’un élément étranger ne suffit donc pas, à elle seule, à imposer automatiquement la loi du for.

30. Quelle interprétation la Cour de justice de l’Union européenne a-t-elle retenue le 31 janvier 2019 pour la notion de loi de police ?

Une interprétation territoriale et souple pour les lois nationales
Une interprétation autonome et extensive pour les contrats internationaux
Une interprétation uniforme et stricte pour les règlements européens
Une interprétation divergente et pragmatique selon chaque État membre

Une interprétation uniforme et stricte pour les règlements européens

Explication

Le 31 janvier 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a retenu une interprétation uniforme et stricte de la notion de loi de police. Cette approche vise à préserver une application cohérente des règlements européens de droit international privé.

31. Selon l’article 9, paragraphe 1, du règlement Rome I, qu’est-ce qu’une loi de police ?

Une norme procédurale désignant le tribunal compétent dans chaque affaire
Une disposition étrangère applicable lorsque les parties n’ont rien prévu
Une règle supplétive choisie par les parties au contrat international
Une disposition impérative protégeant des intérêts publics jugés cruciaux

Une disposition impérative protégeant des intérêts publics jugés cruciaux

Explication

L’article 9, paragraphe 1, définit la loi de police comme une disposition impérative dont le respect est crucial pour les intérêts publics d’un pays. La règle peut ainsi s’appliquer malgré la loi normalement désignée pour le contrat.

32. Que doit faire un juge français lorsqu’il identifie une loi française d’application immédiate dans un litige comportant un élément d’extranéité ?

Il doit appliquer la règle de conflit avant d’examiner la loi française
Il doit rechercher une convention internationale avant toute application nationale
Il doit l’appliquer et s’abstenir de recourir à la méthode conflictualiste
Il doit laisser les parties choisir entre la loi française et la loi étrangère

Il doit l’appliquer et s’abstenir de recourir à la méthode conflictualiste

Explication

L’identification d’une loi française d’application immédiate impose au juge de l’appliquer directement. Le recours à la méthode conflictualiste reste possible en l’absence d’une telle loi, mais il est écarté lorsqu’elle est présente.

33. Quelle décision le Conseil d’État a-t-il rendue le 29 juin 1973 concernant une entreprise étrangère employant plus de 50 salariés en France ?

Elle était dispensée des obligations françaises en raison de sa nationalité
Elle pouvait appliquer la législation sociale de son siège étranger
Elle devait soumettre ses salariés français au droit national de l’employeur
Elle devait respecter la législation française sur les comités d’entreprise

Elle devait respecter la législation française sur les comités d’entreprise

Explication

Le Conseil d’État a jugé que l’entreprise devait respecter la législation française sur les comités d’entreprise malgré son siège à l’étranger. Le critère déterminant était notamment l’emploi en France de plus de 50 salariés.

34. Dans quelle situation la loi française de 1987 garantissant la liberté d’organiser ses funérailles s’applique-t-elle comme loi de police ?

Lorsqu’une personne décède sur le territoire français, quelle que soit sa nationalité
Lorsqu’un contrat funéraire est conclu en France par une personne étrangère
Lorsqu’un défunt possède la nationalité française, quel que soit le lieu du décès
Lorsqu’une famille réside en France au moment du décès survenu à l’étranger

Lorsqu’une personne décède sur le territoire français, quelle que soit sa nationalité

Explication

Cette loi française s’applique à toute personne décédée sur le territoire français, indépendamment de sa nationalité. Une règle de conflit aurait pu désigner la loi nationale du défunt, mais la loi de police française écarte ce raisonnement.

35. Pourquoi la loi française de 1987 sur la liberté d’organiser ses funérailles est-elle applicable à un défunt étranger mort en France ?

Parce qu’elle dépend du lieu de conclusion du contrat funéraire
Parce qu’elle s’applique selon la nationalité de la famille du défunt
Parce qu’elle relève du statut personnel de toute personne décédée
Parce qu’elle constitue une loi de police à portée territoriale

Parce qu’elle constitue une loi de police à portée territoriale

Explication

La Cour de cassation qualifie cette loi de loi de police applicable à toute personne décédée en France. Le rattachement territorial au lieu du décès l’emporte sur la règle de conflit qui aurait pu désigner la loi nationale du défunt.

36. Comment la Cour de cassation qualifie-t-elle le régime primaire impératif du mariage en droit international privé ?

Comme une loi étrangère, sauf désignation expresse par le juge
Comme une règle de compétence, sauf résidence étrangère des époux
Comme une règle supplétive, sauf choix contraire des époux
Comme une loi de police, sauf convention internationale contraire

Comme une loi de police, sauf convention internationale contraire

Explication

La Cour de cassation qualifie le régime primaire impératif du mariage de loi de police, sous réserve d’une convention internationale contraire. Cette qualification permet de lui donner une application prioritaire dans les situations concernées.

37. Dans quel cas l’article 220 du Code civil peut-il imposer la solidarité des dettes ménagères à deux époux syriens ?

Pour un emprunt commercial conclu en Syrie au nom du ménage
Pour un loyer impayé d’un bail conclu en France, lorsque les deux époux y résidaient
Pour toute dette personnelle contractée à l’étranger par un seul époux
Pour une dette locative étrangère lorsque les époux possèdent des biens en France

Pour un loyer impayé d’un bail conclu en France, lorsque les deux époux y résidaient

Explication

L’article 220 s’applique au loyer impayé d’un bail souscrit en France par un seul époux lorsque les deux époux résidaient en France, même s’ils sont syriens. La nationalité étrangère ne fait donc pas obstacle à l’application de cette règle dans cette situation.

38. Dans l’espace juridique européen, à quelle condition une loi de police du for peut-elle écarter la règle de conflit d’un règlement européen ?

Lorsque le règlement européen autorise expressément cette dérogation
Lorsque la loi du for présente un lien économique avec le litige
Lorsque le juge estime que la loi nationale protège mieux les parties faibles
Lorsque les parties ont choisi la loi du for dans leur contrat

Lorsque le règlement européen autorise expressément cette dérogation

Explication

Une loi de police du for ne peut écarter la règle de conflit d’un règlement européen que si ce règlement prévoit expressément cette possibilité. La préférence du juge pour la loi nationale ou l’existence d’un lien économique ne suffisent pas.

39. Que se passe-t-il lorsqu’une loi de police étrangère appartient à l’État dont la loi a été désignée par la règle de conflit du for ?

Son application découle de la désignation de l’ensemble du système juridique étranger
Son application est écartée au profit des règles matérielles du for
Son application exige une nouvelle règle de conflit spécialement adoptée par le juge
Son application dépend d’une autorisation préalable de l’État tiers concerné

Son application découle de la désignation de l’ensemble du système juridique étranger

Explication

La désignation de la loi étrangère par la règle de conflit englobe son système juridique, y compris ses lois de police. La difficulté particulière concerne plutôt la loi de police d’un État tiers, qui n’a pas été désigné par cette règle.

40. Pourquoi l’application d’une loi de police d’un État tiers peut-elle entrer en concurrence avec la loi désignée par le for ?

Parce que la loi désignée perd sa compétence dès qu’un contrat produit des effets étrangers
Parce que la loi de police étrangère doit être appliquée dès qu’elle est plus récente
Parce que l’État tiers devient automatiquement le pays dont la loi régit le contrat
Parce que l’État tiers revendique une application autonome de sa loi sans avoir été désigné

Parce que l’État tiers revendique une application autonome de sa loi sans avoir été désigné

Explication

La difficulté vient du fait que la loi de police de l’État tiers prétend s’appliquer directement malgré l’absence de désignation par la règle de conflit. La loi désignée, elle, bénéficie précisément de cette règle de conflit.

41. Selon l’article 7 de la Convention de Rome de 1980, dans quelle situation le juge peut-il donner effet à une loi de police étrangère ?

Lorsqu’un lien étroit existe avec le contrat, apprécié selon la nature, l’objet et les conséquences de son application
Lorsqu’elle a été invoquée par une partie avant toute discussion sur la loi applicable
Lorsqu’elle appartient à l’État dont la nationalité est détenue par l’une des parties au contrat
Lorsqu’elle protège un intérêt économique jugé supérieur à celui de la loi désignée

Lorsqu’un lien étroit existe avec le contrat, apprécié selon la nature, l’objet et les conséquences de son application

Explication

L’article 7 laisse au juge une faculté d’application lorsque la loi de police présente un lien étroit avec le contrat. Cette appréciation tient notamment à la nature du contrat, à son objet et aux conséquences de l’application ou de la non-application de la loi.

42. Dans quel cas le règlement Rome I permet-il de donner effet à une loi de police étrangère ?

Lorsqu’elle appartient au pays de conclusion du contrat et complète la loi désignée
Lorsqu’elle appartient au pays d’exécution des obligations et rend l’exécution du contrat illégale
Lorsqu’elle est invoquée par l’État tiers et paraît plus favorable à l’une des parties
Lorsqu’elle appartient au pays du siège du tribunal et protège une partie réputée faible

Lorsqu’elle appartient au pays d’exécution des obligations et rend l’exécution du contrat illégale

Explication

L’article 9, paragraphe 3, de Rome I vise les lois de police du pays où les obligations contractuelles doivent être exécutées, à condition que ces lois rendent l’exécution illégale. Le règlement ne retient donc pas comme critère général la nationalité des parties ou le lieu de conclusion du contrat.

43. Quelle caractéristique distingue une règle matérielle d’une loi interne ordinaire ?

Elle est destinée à régir les situations internes présentant un enjeu économique particulier
Elle désigne la loi applicable sans régler directement la relation juridique concernée
Elle est conçue pour résoudre une situation comportant un élément d’extranéité
Elle s’applique à toute situation dès lors qu’un tribunal national est saisi

Elle est conçue pour résoudre une situation comportant un élément d’extranéité

Explication

La règle matérielle est spécialement élaborée pour régler directement une relation internationale comportant un élément d’extranéité. Une loi interne ordinaire peut, selon son contenu, régir des situations purement internes ou internationales.

44. Quelle méthode le juge suit-il lorsqu’il examine successivement les lois de police, les règles matérielles et la règle de conflit ?

Il saisit d’abord une juridiction étrangère, puis applique une règle matérielle si cette juridiction décline sa compétence
Il applique d’abord la règle de conflit, puis vérifie si une règle matérielle pourrait modifier son résultat
Il recherche d’abord une loi de police ou une règle matérielle, puis applique la règle de conflit en leur absence
Il choisit d’abord la loi du for, puis recherche une loi de police étrangère compatible avec cette solution

Il recherche d’abord une loi de police ou une règle matérielle, puis applique la règle de conflit en leur absence

Explication

Les lois de police et les règles matérielles permettent une résolution directe de la situation internationale et sont recherchées avant la méthode conflictualiste. La règle de conflit intervient lorsque ces deux catégories de règles ne fournissent pas de solution directe.

45. Quelles peuvent être les sources des règles matérielles nationales ?

La législation et la jurisprudence
Les règlements administratifs et les pratiques diplomatiques
Les usages professionnels et les traités internationaux
La doctrine universitaire et les décisions arbitrales étrangères

La législation et la jurisprudence

Explication

Les règles matérielles nationales peuvent être créées par le législateur ou dégagées par les juridictions. Les autres catégories citées peuvent influencer le droit, mais elles ne constituent pas les deux sources nationales identifiées ici.

46. Quelle clause contractuelle engage les parties à recourir à l’arbitrage pour les litiges susceptibles de naître du contrat ?

La clause de réserve de propriété
La clause attributive de juridiction
La clause compromissoire
La clause d’indexation monétaire

La clause compromissoire

Explication

La clause compromissoire prévoit par avance le recours à l’arbitrage pour les litiges futurs liés au contrat. La clause attributive de juridiction concerne, quant à elle, la désignation d’une juridiction étatique.

47. Quelle solution l’arrêt Galakis du 2 mai 1966 a-t-il retenue concernant la clause compromissoire conclue par l’État français ?

L’interdiction faite à l’État français vaut pour les contrats internes, mais les contrats internationaux y échappent
L’interdiction faite à l’État français vaut pour les contrats internationaux, mais les contrats internes y échappent
L’État français ne peut insérer une clause compromissoire qu’avec l’accord d’une juridiction étrangère
L’État français peut insérer une clause compromissoire dans tout contrat dès lors que les parties y consentent

L’interdiction faite à l’État français vaut pour les contrats internes, mais les contrats internationaux y échappent

Explication

Dans Galakis, la Cour de cassation a distingué les contrats internes des contrats internationaux et a écarté la prohibition pour ces derniers. Le caractère international du contrat justifie ainsi une solution différente de celle applicable dans l’ordre interne.

48. Pourquoi l’arrêt Galakis est-il qualifié de règle matérielle jurisprudentielle ?

Il crée pour les contrats internationaux de l’État français une solution spécifique favorisant le commerce extérieur
Il renvoie les contrats internationaux de l’État français à la loi étrangère choisie par les parties
Il impose aux juridictions françaises de reconnaître toute clause compromissoire prévue par un contrat commercial
Il applique à tout contrat conclu par l’État français la règle interne relative à l’interdiction de l’arbitrage

Il crée pour les contrats internationaux de l’État français une solution spécifique favorisant le commerce extérieur

Explication

Galakis établit directement une solution adaptée aux contrats internationaux conclus par l’État français, sans passer par une règle de conflit. Cette solution particulière, favorable au commerce extérieur, caractérise une règle matérielle jurisprudentielle.

49. Quelle faculté l’arrêt Messagerie maritime du 21 juin 1950 a-t-il reconnue aux parties à un contrat international ?

Choisir une juridiction étatique étrangère malgré une clause attributive déjà conclue
Stipuler une clause d’indexation sur l’or malgré son incompatibilité avec la loi interne applicable
Substituer une règle de conflit internationale à la loi française applicable au contrat
Écarter toute clause compromissoire lorsque le contrat est soumis à une loi étrangère

Stipuler une clause d’indexation sur l’or malgré son incompatibilité avec la loi interne applicable

Explication

La Cour de cassation a admis qu’un contrat international puisse contenir une clause d’indexation sur l’or, même contraire à la loi interne applicable ou à la loi française. Cette solution reconnaît une liberté particulière liée au caractère international de la relation.

50. Dans un contrat international, quelle règle permet à l’État français d’insérer une clause compromissoire malgré l’interdiction applicable à ses contrats internes ?

Une règle étrangère imposée par la convention des parties
Une règle jurisprudentielle matérielle adaptée à l’extranéité
Une loi d’application immédiate ignorant l’élément international
Une règle de conflit désignant la loi française applicable

Une règle jurisprudentielle matérielle adaptée à l’extranéité

Explication

La jurisprudence admet une règle matérielle tenant compte de l’élément international pour permettre cette clause à l’État français. Une loi d’application immédiate, elle, traite la situation comme si elle était interne et ne fonde pas cette solution spécifique.

51. Quelle conséquence l’arrêt Dalico, rendu par la Cour de cassation le 20 décembre 1993, attache-t-il à l’autonomie de la clause compromissoire ?

La clause compromissoire disparaît lorsque le contrat principal est annulé
La validité de la clause dépend de la loi applicable au contrat principal
La nullité du contrat principal n’entraîne pas celle de la clause compromissoire
La nullité de la clause compromissoire entraîne celle du contrat principal

La nullité du contrat principal n’entraîne pas celle de la clause compromissoire

Explication

L’arrêt Dalico consacre l’autonomie de la clause compromissoire dans les contrats internationaux, de sorte qu’elle peut subsister malgré la nullité du contrat. La clause n’est donc pas traitée comme une stipulation dépendante de la validité du contrat principal.

52. Quelle distinction caractérise les règles matérielles par rapport aux lois d’application immédiate dans une situation internationale ?

Les règles matérielles intègrent l’extranéité, tandis que les lois d’application immédiate la négligent
Les règles matérielles désignent une loi étrangère, tandis que les lois d’application immédiate désignent la loi française
Les règles matérielles négligent l’extranéité, tandis que les lois d’application immédiate l’intègrent
Les règles matérielles examinent le contenu étranger, tandis que les lois d’application immédiate appliquent une convention internationale

Les règles matérielles intègrent l’extranéité, tandis que les lois d’application immédiate la négligent

Explication

Les règles matérielles sont conçues pour régler directement des situations comportant un élément d’extranéité. Les lois d’application immédiate ne prennent pas cet élément en considération et appréhendent la situation comme interne.

53. Comment une convention internationale peut-elle organiser ses règles matérielles selon le champ des situations concernées ?

Elle peut viser les situations internationales ou uniformiser les rapports internes et internationaux
Elle peut désigner une loi nationale ou renvoyer chaque litige à une règle de conflit
Elle peut réglementer les contrats publics ou réserver ses règles aux juridictions arbitrales
Elle peut viser les rapports internes ou exclure toute situation comportant un élément étranger

Elle peut viser les situations internationales ou uniformiser les rapports internes et internationaux

Explication

Une convention peut prévoir des règles destinées aux seules situations internationales ou des règles uniformes applicables aussi aux rapports internes. Ces deux catégories se distinguent par l’étendue de leur champ d’application.

54. Quel rapprochement entre les conventions de Vienne et d’Ottawa est exact ?

Vienne concerne le crédit-bail international, tandis qu’Ottawa concerne les ventes et les transports internationaux
Vienne concerne l’affacturage international, tandis qu’Ottawa concerne les paiements par lettre de change
Vienne concerne les contrats internes de vente, tandis qu’Ottawa concerne les garanties bancaires internationales
Vienne concerne les ventes internationales, tandis qu’Ottawa concerne le crédit-bail et l’affacturage internationaux

Vienne concerne les ventes internationales, tandis qu’Ottawa concerne le crédit-bail et l’affacturage internationaux

Explication

La Convention de Vienne du 11 avril 1980 porte sur les ventes internationales de marchandises. Les conventions d’Ottawa du 23 juillet 1988 portent sur le crédit-bail international et l’affacturage international.

55. Quel domaine relève notamment des règles matérielles du droit de l’Union européenne ?

La réglementation uniforme de toutes les procédures pénales nationales
La fixation des règles successorales applicables à chaque famille européenne
La libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux
La détermination de la nationalité de chaque ressortissant d’un État membre

La libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux

Explication

Le droit de l’Union européenne contient notamment des règles matérielles relatives aux quatre libertés de circulation entre États membres. Les autres propositions attribuent à l’Union une harmonisation générale qui ne correspond pas à cette caractéristique.

56. Comment définir la Lex mercatoria dans les relations commerciales internationales ?

Un ensemble de règles de conflit élaborées par les juridictions commerciales
Un droit spontané formé par les usages des opérateurs du commerce international
Un droit étatique composé de lois nationales rendues uniformes par traité
Un droit arbitral constitué par les décisions rendues dans chaque litige

Un droit spontané formé par les usages des opérateurs du commerce international

Explication

La Lex mercatoria est un droit spontané issu des usages créés par les opérateurs du commerce international en dehors de toute législation étatique. Elle ne se réduit donc ni à un traité ni à un ensemble de règles de conflit.

57. Que fait le juge lorsque la méthode conflictualiste ne permet pas de désigner une loi applicable ?

Il écarte la demande parce que l’absence de loi désignée interdit toute décision
Il suspend nécessairement le litige jusqu’à ce qu’une convention internationale intervienne
Il applique subsidiairement la loi française du for afin d’éviter un déni de justice
Il applique immédiatement une loi étrangère choisie selon la nationalité des parties

Il applique subsidiairement la loi française du for afin d’éviter un déni de justice

Explication

La loi française du for intervient subsidiairement lorsque la méthode conflictualiste échoue, afin que le juge puisse statuer et éviter un déni de justice. Cette solution ne consiste pas à appliquer directement une loi étrangère non désignée.

58. Quelle différence oppose la subsidiarité de la loi du for à l’ordre public international ?

La subsidiarité protège les valeurs françaises, tandis que l’ordre public intervient lorsque toute loi est introuvable
La subsidiarité répond à une défaillance de désignation, tandis que l’ordre public réagit au contenu de la loi étrangère
La subsidiarité écarte une loi étrangère désignée, tandis que l’ordre public choisit la loi française par défaut
La subsidiarité réagit au contenu étranger, tandis que l’ordre public remédie à l’absence de règle de conflit

La subsidiarité répond à une défaillance de désignation, tandis que l’ordre public réagit au contenu de la loi étrangère

Explication

La subsidiarité de la loi du for remédie à l’impossibilité de déterminer ou d’appliquer la loi compétente. L’ordre public international intervient au contraire lorsqu’une loi étrangère déjà désignée produirait un résultat incompatible avec les valeurs françaises.

59. Quel rattachement subsidiaire s’applique au statut personnel d’un apatride lorsque son domicile n’est pas connu ?

La loi du lieu de naissance
La loi du domicile présumé de sa famille
La loi française du for
La loi de sa dernière nationalité connue

La loi française du for

Explication

Pour un apatride, le domicile constitue le rattachement subsidiaire en matière de statut personnel. Si aucun domicile n’est connu, la loi française du for prend le relais.

60. En cas d’urgence, que peut faire le juge lorsque la loi étrangère compétente est temporairement inapplicable ?

Prendre des mesures provisoires selon la loi française du for
Refuser toute mesure jusqu’à la réception du contenu de la loi étrangère
Appliquer la loi du lieu où la demande urgente a été déposée
Remplacer définitivement la loi étrangère par la loi française

Prendre des mesures provisoires selon la loi française du for

Explication

Lorsque la recherche du contenu de la loi étrangère ou la consultation d’une autorité étrangère retarde temporairement son application, le juge peut prendre des mesures provisoires selon la loi française. Cette intervention est destinée à répondre à l’urgence et ne remplace pas définitivement la loi étrangère compétente.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur DIP.

Quelle est la modalité d'évaluation en Master 1 LCC ?

Un écrit de trois heures avec un commentaire d'arrêt.

Quelle évaluation correspond au choix du droit international privé en Master 1 droits de l'homme ?

Un écrit de trois heures avec commentaire d'arrêt.

Quelle évaluation a lieu si le droit international privé n'est pas choisi en Master 1 droits de l'homme ?

Un écrit d'une heure avec un petit cas pratique en première session et une question de cours en seconde session.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur DIP.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM